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 YOU MUST NOT FEAR / CAIN
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MessageSujet: YOU MUST NOT FEAR / CAIN    Dim 18 Sep - 17:48
you must not fear
 « Où est Flare ?! » rugit Isaÿr en déboulant dans les escaliers qui menaient de son bureau aux étages inférieurs de la Cabane d'Hener. Cela faisait une heure peut-être qu'elle avait envoyé ses soldats le chercher, mais ils n'étaient toujours pas de retour. Pourtant, elle savait parfaitement qu'il était connecté, pour l'avoir aperçu un peu plus tôt, furtif comme une ombre. Si c'était un comportement tout ce qu'il y avait de plus GAIA, sur l'instant cela l'énerva au plus haut point. Isaÿr n'était pas fondamentalement en colère contre lui – bien qu'elle n'apprécie guère qu'on ne lui obéisse pas – mais plutôt inquiète de savoir ce qu'il pouvait bien lui arriver lui qui d'ordinaire ne rechignait pas à venir la voir. Tout le monde se figea à son approche ; la Chef ne sortait que très rarement de ses gonds. Généralement, c'était mauvais signe.  « Il nous a échappé Isaÿr, on a essayé de l'attraper mais ... » La brune leva la main pour lui faire signe de se taire, et prit le chemin de la sortie à son tour de la façon la plus théâtrale qui soit. Amen. […] La jeune femme releva sa capuche sur sa tête pour cacher sa cascade de cheveux trop facilement reconnaissable dedans. La forêt était sereine et silencieuse, mais Mera la cotoyait suffisament pour savoir qu'un danger n'était jamais loin. Elle regorgeait d'ennemis apparemment invisibles prêts à se jeter à votre gorge pour vous ôter la vie. Malgré tout, il faisait meilleur vivre ici plutôt qu'en ville, et chaque jour passé dans cette forêt irréaliste rappelait à quel point Mera rêvait d'aller vivre dans un village au bord d'un lac, entourée par la forêt et quelques centaines d'habitants tout au plus. Dans le Vermont, peut-être. Oui, une fois que tout cela serait bel et bien fini, la jeune femme disparaîtrait de Chicago pour vivre là-bas. C'était dans un environnement comme celui-ci qu'elle voulait élever Lucy. Un endroit où elle se sentirait en sécurité, en osmose avec ces coins de la planète oubliés au détriment de grandes métropoles internationales polluées et hyperactives. Perdue dans ses pensées, Isaÿr perdit conscience de la réalité et oublia qu'elle devait rester sur ses gardes. Elle avança à l'aveuglette parmi les arbres en jouant avec le pommeau de sa dague accrochée à sa ceinture, sans faire attention à ce qui l'entourait. Ce fut à ce moment-là que choisit l'ennemi pour se jeter sur elle. La demoiselle poussa un cri de surprise et de colère en sentant la masse la percuteur de plein fouet et l'envoyer valdinguer dans la terre boueuse et les feuilles mortes. Il fallut quelques secondes à Mera pour recouvrir ses esprits et se rendre compte que son corps tout entier était entravé par le poids de celui de la silhouette qui avait pris la liberté de s'asseoir à califourchon (très important, tmtc) sur elle.  « Caïn ... » gémit-elle en essayant de se dégager, encore sous le choc de la collision et de la chute qui n'avait pas épargnée sa tête. Une sensation de chaleur derrière sa tête la poussa à se demander si elle saignait, ou si le coup en était responsable.  « S'il te plaît, c'est moi, Mera … » murmura-t-elle encore en plongeant son regard dans le sien, fatiguée de se tortillée. Il avait l'air ailleurs, perdu, en plein désarroi. Qu'avait-il bien pu lui arriver ? Elle fronça les sourcils, la respiration saccadée et mal à l'aise par la situation. Elle ne voulait pas l'effrayer davantage, pas le brusquer, mais cette sensation d'impuissance la terrifiait au plus haut point.


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MessageSujet: Re: YOU MUST NOT FEAR / CAIN    Jeu 29 Sep - 1:44
YOU MUST NOT FEAR
Mera & Caïn
Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you standing on your own. It's so quite here and I feel so cold, this house no longer feels like home.

Courir, fuir loin de la folie, loin du déni. Etincelle aux yeux ambré qui vivait dans le mépris, ne comprends pas tu ton hérésie? Tu te perds, tu t’éviscères petite misère. Jusqu’à la lutte carnassière, jusqu’à la conclusion ouvrière, où tu vas te détruire petit martyr. Explosé sous les échos des regrets, implosé sous les sacrifices engendrés. Tu vas te révéler atrocité de cette nature de monstruosité. Tes cauchemars ne sont pas hagards, tes rêves ne sont pas du au fruit du hasard. Car tu deviens taré, un fou à lié qui se laisse peu à peu précipiter dans les méandres de son irrationalité.

Echappatoire dérisoire, prison noire, le taulard se faisait crevard dans cette utopie du désespoir. Fuyant, errant loin de l’effervescence incandescente. Il accourait loin des visages familiers, il se cachait loin de cette team attribuée. La culpabilité toujours aux aguets, le palpitant toujours éreinté par les battements incessants. Coupable. Détestable. Le héros ne semblait plus qu’écho sous ses propres démons. Qu’une futilité appartenant au passé troublé. Dégénéré sous les souvenirs, sous les sourires de ses propres délires. L’étincelle elle ne brillait plus, elle ne s’illuminait plus. Elle s’essoufflait sous l’obscurité, elle s’éteignait sous la brise de ses propres regrets. Abîme qui s’enfonçait petit à petit dans le néant, abandonnant la cohérence pour se faire violence. Il n’y avait plus de dépendance, plus d’errance, simplement de la souffrance. Plaies dans son crâne bouillonnant, dans sa cage thoracique béante. Il perdait son identité Flare. Il perdait qui il était, ce qu’il était. A cause de ce jeu, de ces enjeux. De cet affront pour une simple rébellion. Gamin au bout de son chemin. Enfant qui s’enfermait dans ce refrain convalescent. Il n’y avait plus rien. Plus rien à quoi s’attacher, pourquoi lutter? Pourquoi s’acharner? Il vivait dans une peur agonisante l’enfoiré. Terreur de devoir, terreur de décevoir. Celle qui vivait dans les hautes lumières, poupée élevée dans cette utopie. Il ne s’agissait plus qu’une histoire de temps avant qu’elle apprenne les tourments du béant. Qu’elle comprenne pourquoi le tremblant se faisait si absent. Mera le cherchait, et il fuyait. Car il ne pouvait plus justifier ses plaies, plus affronter cette vérité. Que la folie peu à peu s’imprégnait dans ses veines creusées. Il était condamné et il s’échappait de sa perpétuité.

La fuite comme seul choix, l’égaré se faisait effroi. Surveillé et observé, il se sentait bête de foire dans cet univers noir. Qu’une expérience à regarder, qu’un cas à étudier. Pathologie insolente, défaillante. Et il s’était échappé se doutant de l’origine de ces yeux étrangers. On tentait de l’attraper. La méfiance comme simple raison à sa déviance. Ses pas s’étaient intensifiés, sa carcasse se soulevant en hauteur pour se cacher. Il disparaissait de ce décor de pixels édulcorés. Il se faisait invisible pour les perfides. Tentant de se raisonner encore, de ne pas craquer sous les remords. Car Flare il n’était pas blanc ni noir, il était un mélange de teintes grisâtres. Frêles couleurs de ce désastre. Il avait tenté de tuer l’un des siens, de massacrer un pauvre serein sous la terreur cruelle, sous le cauchemar virtuel. De cette phobie livide. Cette peur factice qui le rongeait bien au delà de la réalité. Celle d’avoir tuer sa petite princesse désabusée. Lula. Petit éclat au milieu de ses dégâts. Il l’avait vu sa poupée, il avait vu sa carcasse rongée par la saleté, par des brûlures délabrées. Et il l’avait vu elle. Fauve que son coeur ne pouvait oublier. Fauve qui avait explosé sous une nuée de pixels. Elles étaient mortes et c’était sa faute. Distinction altérée, le gamin se croyait vraiment meurtrier.

Puis soudainement ce bruit qui l’éveillait. Encore sans doute ce danger qui guettait. Ces hommes qui le poursuivaient. Il redescendait le gamin de ses pensées ensanglantées, il revenait au sol pour guetter, pour achever cette nature qui le menaçait. Et tandis que la silhouette se découpait, il se jetait sur elle sans même songer. La faisant tomber sous un impact virulent, il s’asseyait sur elle sans se calmer. Cette haine et cette colère le dévorant, le torpillant. L’humain s’éteignait, la bête se réveillait. Il levait la main sans même reconnaitre son adversaire, son poing bien en l’air.  « Caïn ... » Et cette voix vermeille, ce tremblement dans cette mélodie si familière. La gamin il se bloquait, il se paralysait mais il refusait de bouger. Croyant encore à une illusion dans sa condamnation. Sa proie se tortillant sous son poids, se fracassant pour fuir loin de l’effroi. « S'il te plaît, c'est moi, Mera … » Les mots s’enchainaient, les regards se confrontaient. L’ambre se mélangeant entre les tourments. L’insolent se faisant frustrant. Et pourtant. Ce « Je… » Ce simple écho en confusion face à ses maux. Puis la réalité, la vérité qui étincelait. Il n’hallucinait pas Caïn, il ne rêvait pas. Elle était bien la. Elle était bien la entre ses phalanges lasses.  « Je… » Il se répétait, il se méprenait. Elle fixait et il se décomposait. La culpabilité revenant le frappait de plein fouet, il se reculait à une vitesse déraisonnée, trébuchant sur le sol boueux. « Je suis désolé. » Il se trainait loin d’elle, il s’écartait n’arrivant plus à respirer. Son palpitant subissant les accoups de son hérésie. Tremblements irréguliers. Sa carcasse irradiait de tout ce tourment permanent. Ses paumes comme seul refuge, il les glissait sur ses tempes , se cachant, se maudissant, suppliant. Pour un instant, pour une pause. Pour un répit de plus avant son ultime sursis.  
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MessageSujet: Re: YOU MUST NOT FEAR / CAIN    Ven 7 Oct - 10:58
you must not fear
Mera avait parfaitement conscience que de tous les GAIA, Caïn était de loin l’un des plus sanguinaires et dangereux. Il avait ça en lui, dans son regard, dans sa nature profonde. Elle le connaissait depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’il n’était pas celui à qui il fallait se frotter – elle-même n'aurait pas cherché à le provoquer plus que de nécessaire. Il l’avait largement prouvé lors du dernier combat dans l’arène, par ailleurs. Pourtant, elle savait aussi qu’il ne la tuerait pas, à cet instant précis. Du moins voulait-elle y croire de tout son coeur. Parce qu’ils partageaient un lien réel et fort, et que Mera comptait dessus pour rappeler à Caïn qu’il ne devait pas faire l’erreur d’aller trop loin. C’est en se perdant dans son regard d’émeraude qu’il réalisa ce qu'il était en train de faire ; recula, pour se recroquevillé comme un demeuré un peu plus loin. Le voir ainsi brisa le coeur de la jeune femme et qui se redressa et tenta de recouvrer sa respiration. Son coeur battait à une allure dingue, ses joues avaient tourné à l’écarlate et il en avait fallu de peu pour que la peur ne l’envahisse complètement. Mais par dessus tout, ce fut à son ami qu’elle pensa en se rapprochant de lui avec lenteur, à genoux. Devant un être brisé elle devait rester humble, ne pas rappeler sa hiérarchie, ne pas prendre le dessus. Avec lui, en cet instant, elle était un être humain face à un être humain, et plus rien ne les séparait.

Sa main se posa sur sa joue, obligeant Caïn à lui faire face.  « Caïn, regarde-moi. » Elle se pencha vers lui pour déposer ses lèvres sur son autre joue. Puis son front. Et encore. Son autre joue, non loin des doigts qu’elle y avait posés, répétant ainsi son geste comme une mère avec un enfant perdu et déboussolé. Usant sur lui non pas du pouvoir d’Isaÿr mais du pouvoir maternel qu’elle était en train de développer avec plus de violence encore qu'elle n'exprimait le rôle de Chef qui était sien. Ses bras glissèrent derrière son dos et son cou pour l'enlacer tendrement, serrant contre elle un homme terrifié, l'enveloppant de son étreinte protectrice comme pour le préserver des derniers maux du monde.  « Je suis là. Tout ira bien, je te le promets. Ca va aller. » répéta Mera pour s'en convaincre elle-même. Plus rien n'allait en réalité, mais ce n'était ni le moment, ni le lieu pour perdre espoir.  « On va faire un jeu, d'accord ? » Un sourire un peu bancal naquit sur ses lèvres. Elle ne desserra pas son étreinte une seule seconde, pas plus que le ton de sa voix ne monta. Tout était teinté d'une infinie douceur.  « Ferme les yeux. Ne pense à rien. Et écoute. Sens. Ressens ce qui t'entoure. » Un rayon de soleil tardif caressa leurs carcasses fatiguées, effleura leur peau gelée. Un doux frisson parcourut son échine et un sentiment de bien être l'envahit. Tout était paisible. Au dessus de leur tête, un oiseau chantait une sérénade à sa bien-aimée, pas plus réelle qu'il ne l'était. Le bruissement des feuilles rythmait leurs ébats. L'odeur des fleurs, de l'herbe, de la terre, de l'écorce rendait le tableau parfait. C'était peut-etre faux, mais c'était d'un calme iddylique.  « Tu n'es pas en danger. Surtout pas avec moi. Je ne permettrai jamais qu'on te fasse du mal. » murmura-t-elle pour ne pas troubler celui qu'elle essayait de détendre pour pouvoir communiquer. Les bras d'Isaÿr se défirent de Flare avec une lenteur exagérée, pour qu'il ne remarque même pas qu'elle était en train de le laisser. Elle resta appuyée contre le tronc à ses côtés, ses genoux touchant les siens, et regarda le paysage magnifique autour d'eux. Si la forêt pouvait se montrer aussi impitoyable que la ville, elle avait la chance d'être agréable, à la différence de ces immenses buildings en ruine dont écopaient les autres teams.

 « Parle-moi. Dis-moi ce qu'il y a. » souffla-t-elle finalement. Brusquer Caïn en lui demandant pourquoi il n'était pas venu lorsqu'elle l'avait fait demander ne mènerait à rien. Isaÿr avait besoin de résultats, qu'il explique ce qu'il s'était passé là-bas, la raison de sa folie apparente. Non seulement parce qu'il irait mieux ensuite, et parce que Mera ne pouvait pas fermer les yeux sur les incidents qui se produisaient au sein de sa team sans réagir. C'était mener les GAIA à l'auto-destruction que de ne jamais les punir pour leurs fautes. Sauf que voilà, il y avait des manières de le faire, et ce n'était pas en attisant sa colère et sa peur que qui que ce soit parviendrait à tirer quelque chose de Flare en cet instant. Il n'était pas mauvais, simplement blessé au plus profond du cœur, triste, terrifié. Comme tout le monde. Et Mera le rassurerait autant qu'il le faudrait, comme elle le ferait avec chacun de ses frères et sœurs d'armes.


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MessageSujet: Re: YOU MUST NOT FEAR / CAIN    Sam 15 Oct - 3:01
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Peur grandissante, terreur véhémente. La tourmente devenait plus oppressante et constante.  Car l’étincelle vivait dans une réalité faussée, perdu entre des repères bafoués, des constantes détraquées. Il revivait ce même cauchemar inlassablement, précipitamment, à chaque instant. Se réveillant sous l’obscurité pour s’immoler sous la noire vérité. Que des teintes grisâtres reflétant ce frêle désastre. Existence loin des astres, ils n’étaient que des étoiles prêtes à s’éteindre sous le manque de clarté de ces soirées diurnes. A chaque journée, il perdait de leurs couleurs, de leurs rigueurs ces pauvres prêcheurs. Sous la méfiance, sous leur déviance, sous leur défaillance. Car ils n’étaient que des courbes, que des lignes longilignes qu’on maniait avec perfidie pour étioler toute vie. Pantins désabusés, expériences qui avaient mal tournées, il servait de divertissements à ces aliénés. Maitres de la haute société, créateur de cette utopie d’atrocité. Ils devaient se régaler de l’enfer qu’ils offraient à leurs jouets, ils devaient se répandre de leurs vulnérabilités, simplement jubiler sur la fragilité de la nature humaine. Quel pied de se régaler du malheur d’autrui, quelle excitation bandante de mater des pauvres gens emplis de mépris. Des égarés, des suicidaires, des kamikazes, des meurtriers, des innocents piégés. Les étiquettes étaient nombreuses et diversifiées. Mais chacun se la trimballait sans se douter qu’elle collait leur peau veloutée. Et Caïn elle était gravée sur son front, ancrée dans ses larmes, forgée dans son âme. Tous ces qualificatifs, tous ces diminutifs pour justifier sa nature de paumé, de taré, d’impulsif désespéré. Il comprenait maintenant le système de cette prison dorée, maintenant que tous ses espoirs s’enterraient en même temps que sa rationalité. Tandis que de son équilibre futile, il chutait dans une abime de regrets. Qu’il comprenait enfin les enjeux de ce jeu qui le rendait furieux. La folie rongeant sa liberté, il était un homme condamné. Par sa rage, par son naufrage. Instable et bancale, il se laissait absorber par les terreurs abyssales. Et son contrôle se faisait absent alors qu’il se jetait sans précédents sur cette silhouette exposée. Sans penser, sans songer, il enlevait les masques un à un pour prouver qui il était. Mais seulement il se reculait sous la familiarité de sa victime, sous les traits de cette poupée infime. La culpabilité rongeant les restes de son palpitant glacé, il se retirait, rampant, blêmissant, agonisant. Loin de cette utopie, loin de son hérésie. Pauvre parano qui se laissait bouffer par les échos de ses maux. Il était accroc à cette adrénaline, il était un escroc sur toute la ligne.

Le crevard se faisait batard. Baissant les armes, lâchant les larmes. Il sombrait le pauvre enfoiré, dans cette descente délabrée. Sous les sentiments convalescents, sour l’érosion de ses songes béants. Il se faisait absent, s’ouvrant tout en se renfermant. Dans cette crise de sanglots étouffés, dans cette tristesse. Il lâchait les vapes de toute sa détresse.  Ne regardant plus son amie, fuyant son déni. Ripley. Puis Mera. Il répétait le schéma à chaque fois. Blesser puis se briser… Il ne pouvait pas même assumer ses faits cet inconscient, cet ignorant. Pourtant la poupée elle se rapprochait, sa carcasse se déplaçant à ses côtés avec une délicatesse infinie. Elle tentait de noyer le mépris la jolie. Avec sa patience, avec sa compassion, avec son affection. Puis ce contact doucereux sur sa joue entachée d’humidité, cet élan de tendresse à peine maquillé. Mera elle se faisait acidulée sous la déchéance du taré. Elle l’obligeait à affronter la vérité. A regarder ses responsabilités en lui faisant face. Mais il était lache, il était tache. Et son coeur n’était qu’une crasse. « Caïn, regarde-moi. »  Puis la belle se faisait dentelle. Témoignant de tout ce lien incohérent. Cette relation béante et sans violence, cette cohésion totale. Chef ou simple citoyenne. Le statut n’avait aucun intérêt dans cette échange entrelacé. Car le respect était toujours aussi important, la crainte toujours aussi présente. Sa bouche se déposait sur sa joue doucement, puis remonter lentement vers son front pour redescendre sur son autre pommette. Et le manège se répétait avec une tendresse de lenteur, avec un délice de saveurs. Douceur pour masquer la terreur. Puis ces bras las qui venaient se déposer autour de lui, cette étreinte apaisante et délirante. Isaÿr n’avait plus cette autorité, simplement cette simplicité. Cette authenticité qui avait sans doute été l’origine de leur amitié. Puis ces mots éclosaient dans le silence pesant. « Je suis là. Tout ira bien, je te le promets. Ca va aller. »  Promesse mensongère, lueur d’espoir carnassière mais faussée. Car plus rien n’allait, tout tournait de travers, et ils se retrouvaient à l’envers dans ce calvaire de pixels. « On va faire un jeu, d'accord ? »  Caïn il l’écoutait, il attendait ne remarquant pas le sourire de la poupée.  « Ferme les yeux. Ne pense à rien. Et écoute. Sens. Ressens ce qui t'entoure. »  Et il s’agrégeait à ses paroles, il closait ses paupières et il écoutait les bruits de cet univers de mystère. Une chaleur agréable teintant sur sa peau, réchauffant la violence de ses maux, puis cet écho. Ce simple chant d’un oiseau. Douce mélodie bien trop réelle, et pourtant si artificielle. Il se détendait le gamin apeuré sous le requiem, il relâchait ses muscles sous le rythme superficiel. Trouvant dans cette utopie une triste symphonie. Un calme d’éphèmerité. « Tu n'es pas en danger. Surtout pas avec moi. Je ne permettrai jamais qu'on te fasse du mal. »  Et encore cette douceur. Ce réconfort sans l’ombre d’un remord. Un mensonge qui enterrait ses songes embrouillés. Une facilité de croire en ces dires. Son corps était toujours surmonté de tremblements et pourtant peu à peu il s’immobilisait tandis que Mera s’échappait de ses bras pour le confronter à la vérité. Et elle se reposait à proximité, ses genoux se liant aux siens.

« Parle-moi. Dis-moi ce qu'il y a. »  Et la conclusion de tout ce réconfort. Une putain de dose de remords. Flare il ne la regardait toujours pas, le regard dans le vide, livide. Que dire? Que faire? A part avouer ses travers. Mais il ne savait pas ce qu’il avait fait l’enfoiré, il ne savait pas ce que la bête au fond de lui avait effectué. Il se rappelait des effluves métalliques sur ses phalanges glacées, les sanglots dans sa gorge serrée. Puis cette impression de perte, de manque, de déni, de colère, de tristesse. Tornade d’émotions. Et cette réponse. « Je crois que je l’ai tué. »  De qui parlait-il? Ripley? Blown ? C’était confus, c’était tordu… C’était distordu. « Je crois que j’ai tué l’un des nôtres. »  Et cette conclusion entre l’ébullition et la fusion. Il ne savait plus vraiment. Mais il savait à présent. Les conséquences de son acte. Les répercussions de son manque de tact. Il allait payer. Il allait devoir se racheter une innocence immaculée.  
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MessageSujet: Re: YOU MUST NOT FEAR / CAIN    Dim 6 Nov - 0:25
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caïn & mera

La douleur de Caïn était tangible. Mera avait la sensation de voir s’ériger entre lui et elle un mur qu’elle pourrait toucher en tendant la main ; c’était tellement triste de le voir si perdu et troublé qu’elle aurait versé une larme si elle n’avait pas été là pour lui donner du courage. Il ne pouvait pas rester seul dans sa misère : c’était moins pénible à deux. Alors la jeune femme tendit sa main vers lui et franchit la barrière que son ami était en train de construire entre lui et le reste du monde pour glisser ses doigts dans ses cheveux bruns. Caïn reconnaissait son erreur, c’était déjà un excellent début. Ça pardonnait en partie son acte. En partie seulement.  « On fait tous des erreurs quand on a peur. » Isaÿr avait eu un rapport plus ou moins détaillé de la mission et savait plus ou moins ce qu’il s’était passé. Imaginer la femme et la fillette morte traînée derrière elle suffisait à donner à Mera des cauchemars. Imaginer Roy dans la même situation, leur bébé pendant sans vie au bout de son bras l’aurait achevée. Elle n’aurait pas seulement tué son partenaire de mission, elle se serait sûrement ouvert les veines ensuite. Personne en ce monde n’aurait du être témoin d’une telle vision cauchemardesque, elle ne le souhaiterait pas même à ses pires ennemis.  « Oui tu l’as tué, Caïn. Tu as tué Blown. Est-ce que la situation explique ton geste ? Oui. Est-ce que ça le pardonne ? En partie, seulement. » Elle ne cessa pas ses caresses, pas plus qu’elle ne changea de ton.  « On aurait tous fait la même chose à ta place. J’aurais tué n’importe qui si jamais vu l’homme que j’aime et notre enfant ainsi. Parce que c’était une personne que tu aimais, n’est-ce pas ? » C’était forcément le cas. Il n’aurait pas réagi ainsi pour une femme et un enfant inconnus.  « Sauf qu’on ne peut pas commencer à se tuer les uns les autres parce qu’on a peur. Blown a fait ce qu’il avait à faire, il voulait vous protéger tous les deux. » Elle ne voulait en aucun cas rejeter la faute sur qui que ce soit, ni prendre le parti de l’un des deux. Ce n’était pas très objectif, certes, parce qu’elle aimait profondément Caïn – mais il était plus en faute que Blown, c’était certain. Même s’il n’était pas dans son état normal.

Isaÿr retira doucement ses doigts des cheveux du garçon pour entourer ses genoux relevés contre sa poitrine de ses bras.  « Ne nous repousse pas, Caïn. On a besoin de toi. Moi j’ai besoin de toi. Je ne veux pas te perdre toi aussi. » Mera marqua un temps d’arrêt.  « Il faut que tu te relèves et reviennes. » souffla-t-elle d’un air désespéré. Elle était fatiguée de perdre tous ceux qu’elle aimait. Ils mourraient les uns après les autres ; d’antan il ne restait qu’Aria, son père, sa tante, Roy, Erin et Cain. Le reste du monde ne comptait pas autant ou avait déjà disparu. Si eux aussi mourraient, elle mourrait avec eux. Ils étaient tout ce qui la rattachait à la réalité, en bien ou mal. Tout ce qui lui rappelait la vie d’avant, ou lui permettait encore de ressentir des choses agréables – pour ne citer que Roy parmi eux. Et puis les GAIA lui apporteraient du réconfort de manière générale. Les voir travailler, observer leurs airs soucieux, les écouter rire, les voir s’amuser à s’entraîner et devenir d’excellents guerriers, les voir gagner l’Arène ou perdre dignement, et rapporter de la viande, et boire du vin ensemble, trinquer à la vie et à la mort, s’endormir ensemble ou se réveiller par surprise, s’offrir des merveilles dérobées à d’autres teams, tout ça rendait son quotidien beaucoup plus supportable. Il émanait quelque chose de profondément beau dans le fait de faire partie intégrante d’une équipe et d’avoir sa place quelque part en ce monde. Un endroit qu’on pouvait appeler « maison », quel qu’il soit.  « Tu veux bien qu’on rentre à la Cabane ? » demanda-t-elle d’une voix fluette, en espérant que Caïn accepte de la suivre. Elle tendit à nouveau sa main vers lui pour qu’il la prenne.

hj:
 


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MessageSujet: Re: YOU MUST NOT FEAR / CAIN    Sam 12 Nov - 5:49
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Mera & Caïn
Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you standing on your own. It's so quite here and I feel so cold, this house no longer feels like home.

Agonie sucrée, respiration saccadée… Il ne restait plus que des cendres de l’étincelle, une poussière infime qui se dissipait sous l’air frais. Sous les frais de sa culpabilité, sous l’essence de sa déchéance. Qu’as tu fait? Qui as tu tué? Même refrain malsain, même mélodie pour la même folie. Un requiem de torts et de remords. Puis ce corps las, qui se traine là encore une fois. Il n’a plus rien de vivant Caïn, il erre sous la misère de sa vie précaire. Il a le rêve dans le coeur et le cauchemar dans les veines. Sa tête quant à elle est rempli de flammes aiguisées, d’un brasier jamais vraiment satisfait. Néant béant. Firmament de tourments. Tout ne devient plus qu’un hiver de calvaire. La froideur de sa chair, le palpitant gelé et consumé. Tout ne semble plus vraiment vrai. Qu’une répétition d’une illusion. Oh instabilité qu’est ce que tu aimes te rassasier de cette brebis égarée? Rongeant le peu d’humanité pour loger dans la nature humaine la pire gangrène.  Il est malade Flare, malade de faire autant de mal. Juste paumé et recroquevillé dans des banalités bancales. Mais Isaÿr elle ne savait pas, elle ne comprenait pourquoi tant d’effroi. Non elle ne savait pas que sa fille lui avait été enlevé dans la réalité, emprisonnée dans les bras d’un taré. Non elle ne savait pas que Ripley lui avait caché la disparition de sa gamine, juste pour l’évincer de sa vie. Elle ne sait pas pourquoi il est au plus bas. Elle croit connaitre son calvaire et pourtant l’enfer continue de lui infliger toutes ses galères. Puis le jeu. Ce jeu cruel et démentiel. C’était une malédiction et non pas une bénédiction. Juste une déchéance au milieu de leur condamnation. Cette famille n’était que de pixels, ces teams qu’un alibi pour leur folie. Car ils étaient fous à lier de s’être jetés dans ce merdier. La perte comme simple défaite. Tout ce qui les entouraient, finissaient par disparaitre, par crever. C’était une ritournelle macabre et infâme. Où ils n’étaient plus que spectateurs de leur terreur. Pionniers de leur propre monstruosité. Et pourtant ils devaient lutter, continuer de se battre malgré toutes ces images ensanglantées. Mera elle s’infligeait l’espoir, pour éviter les pensées noires. Elle s’acharnait à essayer de le déterrer de ce propre trou qu’il avait creusé. Car elle ne pouvait avouer cette vérité, elle voulait l’évincer mais tôt ou tard, elle allait tomber. Plus bas que terre. En enfer. Lorsqu’elle se rendrait compte que ce jeu n’est que corruption et que la société se fait dévotion pour cette tentation. Mais à l’instant, elle le rattrapait au travers de ces mots réconfortants, apaisants, cherchant à relever le gagnant qui se sentait pourtant si perdant. Ces doigts glacés se glissant dans les mèches printanières, elle le réveillait de cette torpeur avec horreur. « On fait tous des erreurs quand on a peur. » Oh c’était une excuse bien facile. « Oui tu l’as tué, Caïn. Tu as tué Blown. Est-ce que la situation explique ton geste ? Oui. Est-ce que ça le pardonne ? En partie, seulement. » Et la réalité, la culpabilité, plus forte que jamais. Et soudainement les souvenirs qui se précipitaient, qui s’agitaient dans son crâne. Le verre qui arrachait la chair. Ses phalanges couvertes du sang de son coéquipier. Son coeur entier entre sa paume agitée. Il avait les yeux humides Caïn, complètement livide. « On aurait tous fait la même chose à ta place. J’aurais tué n’importe qui si jamais vu l’homme que j’aime et notre enfant ainsi. Parce que c’était une personne que tu aimais, n’est-ce pas ? » Et son ambre qui osait affronter celle de Mera. Il acquiesçait sans parler, sa gorge bien trop serrée pour lâcher le moindre son. Car cette personne était bien plus importante que lui même. Seul repère de son passé. Seul amour dans son palpitant agité. « Sauf qu’on ne peut pas commencer à se tuer les uns les autres parce qu’on a peur. Blown a fait ce qu’il avait à faire, il voulait vous protéger tous les deux. » Oh la culpabilité revenait le ronger. Plus profond, plus avidemment. Mais que pouvait-il dire? Que pouvait-il faire? Les faits étaient vrais. Il l’avait tué à cause d’illusions. Sa folie égrainant toute sa vulnérabilité, il avait craqué. Et voir Blown écrasé le crâne de sa fille déjà morte avait achevé le peu de sa rationalité.

Et peu à peu, Mera se reculait, laissant la proximité se faire lointaine.  « Ne nous repousse pas, Caïn. On a besoin de toi. Moi j’ai besoin de toi. Je ne veux pas te perdre toi aussi. » La brune elle se faisait sincère pour éviter d’éviscérer les restes de son ami. Car malgré leur manque de contact, leur lien restait intact. Ils avaient toujours été là pour l’autre. Dans le pire comme dans le meilleur. N’éprouvant jamais le besoin de dire ce qui les tracassait pour se rapprocher. « Il faut que tu te relèves et reviennes. » Et il sentait ce qu’elle ressentait, sous les pauses de ces paroles, sous la tristesse de son ton. Car elle avait subi dernièrement déjà trop de retranchements. Elle, qui souvent tenter de rester forte, alors qu’elle n’était plus qu’éclats, un dégât avec un visage las. Mera elle n’était qu’apparence, elle ne voulait ni la pitié ni la compassion. Elle voulait simplement faire bien les choses, arriver à s’en sortir sans amoindrir. Et ça c’était l’une de ces plus belles qualités et l’un de ces pires défaut. Mais il était exactement comme elle et qui était-il pour juger ? «  Tu veux bien qu’on rentre à la Cabane ? » Flare la fixait, elle et sa main. Et il doutait. Il était apeuré de revoir ces regards emplis d’intérêts. Car il était une curiosité, une étrangeté que tout le monde scrutait sans même se douter de quoi il était fait. Certains le trouvaient trop impulsif, d’autre corrosif. Il était une énigme difficile à comprendre. Et pourtant… Il attrapait sa paume doucereusement, se relevant lentement. Ses tremblements toujours véhément. L’ambre à terre. Il lâchait quelques mots pour ne pas rester muet. « On peut éviter de se mêler à tous les Gaias? » Il avait un peu honte, il avait peur des regards des autres. Oh triste manque de confiance en soi. Il cherchait une solution pour s’évader de cette situation sans solution. Mais le choix ne lui appartenait plus. « Je veux pas les affronter de suite. » Et cette honte, cette supplication infime. Il essayait de se protéger mais tôt ou tard il se retrouvait sur l’échafaud fixant tous ses bourreaux.
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Spoiler:
 



Body Electric
Well now that you've got your gun, it's much harder now the police have come and I'll shoot him if it's what you ask but if you just take off your mask you'd find out, everything's gone wrong.
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MessageSujet: Re: YOU MUST NOT FEAR / CAIN    Dim 27 Nov - 15:44
you must not fear
caïn & mera

Mera réfléchit à toute allure à ce qu’elle était censée faire maintenant. Est-ce que Caïn méritait vraiment qu’elle lui évite la honte d’être vu de tous ? Cette honte, il la traînerait toujours derrière lui. A chaque regard lancé par les GAIA, il saurait que les autres penseraient à ce qu’il avait fait. Et puis viendrait le jour où ils oublieraient. La réponse était oui, Mera voulait bien lui épargner ça pour l’instant.  « J’espère que tu sais grimper. » souffla-t-elle avec un sourire complice. Tous deux prirent le chemin de la Cabane, passèrent devant les gardes qui n’accordèrent qu’un regard curieux à Flare. Mais au lieu de se diriger vers l’entrée de la Cabane, la brune dévia vers l’arrière en évitant soigneusement le camp d’entraînement où se trouvaient la plupart des GAIA présents à la Cabane à cette heure-ci. Escalader la façade arrière était plus compliqué que prévu. Mera dut s’y reprendre à deux fois pour ne pas tomber et emporter Caïn dans sa chute. Les mains bourrées d’échardes, elle parvint pourtant à hisser son corps léger mais musclé jusqu’à la chambre de sa fenêtre heureusement ouverte. Les bras endoloris, le dos en mille morceaux mais largement amusée par cette ascension courageusement entreprise, elle se pencha pour aider Caïn à pénétrer la chambre à son tour. Elle se laissa tomber sur les fesses pour respirer en ricanant, le souffle court et les joues rendues écarlates par l’effort physique. Incapable de s’en remettre, elle s’aida de la commode pour se redresser et servit deux verres de vin bien mérités. Elle en tendit un à Caïn, porta ses lèvres à l’autre en se laissant tomber sur son matelas confortable avec l’envie de s’y plonger pour dormir pour l’éternité.  « Tu peux rester ici un moment. Mais tu ne pourras pas échapper indéfiniment au regard des autres. Et puis, je devrai te donner une sanction, pour l’exemple. Si les GAIA commencent à s’entretuer, on ne s’en sortira jamais. Je vais en parler avec Archimède. J’espère que tu comprends. » souffla-t-elle sans animosité en tapotant le lit à côté d’elle pour que Cain s’y assoie. Elle le laissa boire tranquillement, se mordilla la lèvre et se redressa pour retourner chercher le pichet. Discrètement, Mera s’empara du flacon de somnifère posé à côté dont elle se servait lorsqu’elle n’arrivait vraiment plus à dormir et en versa quelques gouttes dedans. Juste assez pour endormir Caïn de longues heures, le temps qu’il récupère physiquement et mentalement, et surtout de trouver les mesures à adopter avec Archimède sans que Flare ne s’enfuie en sens inverse par la fenêtre. Elle revint vers lui et remplit à nouveau son verre, avant de porter le sien à ses lèvres sans boire une goutte pour que ça ne paraisse pas suspect.

L’effet fut presque immédiat. Mera retint le verre avant que Flare ne le renverse sur ses draps, posa tout au sol et entreprit de lui enlever ses chaussures boueuses. Elle le déplaça sur le lit, le recouvrit de sa couette chaude et ajusta l’oreiller sous sa tête. Elle s’assit à côté de lui en glissant ses doigts dans ses cheveux d’un air affectueux. Même s’il ne pouvait pas vraiment l’entendre, la jeune femme se sentit obligée de murmurer :  « Je suis désolée Caïn, vraiment. Tu as besoin de repos pour affronter correctement la suite, le somnifère ne te fera aucun mal. Et puis, je suis sûre que tu n’as jamais dormi dans un aussi bon lit, ici. C'est quand même mieux que la prison, non ? Evite de baver sur mon oreiller par contre. » Elle se pencha pour déposer ses lèvres sur son front avec tendresse, avant de se relever. Mera fourra le flacon de somnifère dans sa poche avant de quitter la chambre gardée par un soldat visiblement mort d’ennui.  « Isaÿr ? Comment, quand ... » s’étrangla-t-il, surpris de ne pas l’avoir vu rentrer.  « Je suis entrée avec Flare par la fenêtre. Il dort, assure-toi que personne ne rentre ici n’y qu’il en sorte. Ah et, entre de temps en temps pour être sûr qu’il n’est pas ressorti par la fenêtre. » A cette idée, un sourire amusé se dessina sur ses lèvres. La culpabilité l’envahit un instant, mais Mera devait être intransigeante avec les règles établies. On ne tuait pas ses coéquipiers. Si elle commençait à faire du favoritisme, elle se laisserait dépasser par les GAIA et son statut de Chef n’aurait plus aucune légitimité. La brune partit donc à la recherche de son bras-droit – si tenté qu’il soit connecté – pour parler de la situation.

hj:
 


trust no kings, kings put girls in towers. trust your wings. for girls with wings will soar passed kings as they watch up from towers. (—— atticus)


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