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 La petite mort ft Bloom
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MessageSujet: La petite mort ft Bloom   Ven 23 Sep - 13:08
La petite mort
Bloom & Bryan



Vous vous demandez sûrement pourquoi je suis en train de courir comme un débile après cette femme. Regardez ce qu’elle tient dans sa main. Oui, cette grognasse a pris ma machette, je dois avouer qu’elle a fait ça plutôt bien, je vous refais la scène.

J’étais en train de marcher, peinard, je ne demandais rien à personne, tranquille en forêt. Machette dans le dos, glock sans balle mais glock quand même dans le ceinturon. Jusque là, tout va bien, rien d’anormal. Chose anormale cependant, je me fais propulser dans les airs par quelque chose qui me tirait le pied. Et j’étais là, pendouillant comme une pinata, tandis qu’une jeune rousse, qui devait être pas trop plus vieille qu’une lycéenne sort de je ne sais où, ramasse ma machette qui était tombée au sol et se barre avec un sourire, comme si c’était normal.

Dans les films, on verra l’homme crier « rends moi ça, libère moi » ou je ne sais quel autre absurdité, comme si, soudainement, elle allait se dire « oh oui ce n’est pas très gentil, libérons le et rendons lui son arme. Vous voulez un café et des petits gâteaux aussi ? » Soyons sérieux, si je voulais la machette je devais me libérer de cette merde sans nom. Je ne sais pas si c’est elle qui l’a installée ou si c’est chez nous qu’il y’a eu des rotations sans nous tenir au courant, mais ça fait grave chier. C’était plus la chaussure que mon pied qui était coincé à bien regarder, dans ce genre de situation, vous enlevez les lacets de la dite chaussure, vous verrez, tout devient très simple juste après. Une fois au sol, et les lacets fait à l’arrache, je m’élance dans la direction qu’avait pris la gamine.

Et elle était là, sans soucis, à marcher ma machette à la main. Jusqu’à quel point tu vas me manquer de respect ? Je vais te l’apprendre moi le respect. Je continue ma course folle, et avec ma discrétion, ma grâce, ma finesse, légendaire, elle me remarque bien avant que j’arrive à portée de main, de frappe, ou de quoi que ce soit, et se met elle aussi à courir, à fuir plus précisément, car elle allait passer un sale quart d’heure si j’arrivais à l’attraper.

Et nous voilà maintenant, à suivre ce petit cul qui fuyait d’un grand taré qui respirait comme un bœuf, grattant centimètres par centimètres, se rapprochant de plus en plus. Elle devait m’entendre respirer, la course n’allait pas tarder à s’arrêter, elle avait peur, je le pouvais le sentir, ou était-ce de l’exultation ? A chaque fois que mes mains étaient à quelques centimètres de son épaule afin de la déséquilibrer, une poussée d’adrénaline, je ne sais quoi, venait augmenter la distance entre elle et moi, comme si on jouait au chat et à la souris, mais je n’aime pas ce jeu à la con. En amour comme à la guerre, c’est bien plus simple et agréable d’être poursuivi que de poursuivre, et ça commençait à clairement me gonfler. Le problème, c’est que mon glock était déchargé donc aucune raison de m’arrêter en mode « JE VAIS TIRER » elle va juste se mettre à l’abri derrière un arbre et j’aurais l’air encore plus con qu’au départ. Surtout qu’avec mon souffle actuel, mes chances de rater étaient énormes.

Ce n’est pas moi qui l’ai stoppée, mais une racine, ou une pierre, un truc dans lequel son pied a buté qui l’a fait tomber, roulant au sol, la machette tombant de nouveau à terre, je me penchais, hors d’haleine pour la ramasser. On avait l’air de deux guignols, l’une au sol, en train de récupérer son souffle, l’autre debout, les mains sur les hanches à regarder le ciel, tentant d’avaler le maximum d’air possible.

« Donnez moi votre carnet Mademoiselle, le vol est interdit à l’intérieur de l’établissement. »


J’étais claqué après la course poursuite, si on se battait maintenant, on allait encore augmenter le ridicule, je devais gagner assez de temps pour oxygéner mon corps, afin de ne commettre aucune erreur mortel. Même si sa corpulence n’avait rien d’incroyable, une erreur, une lame qui traine, et c’est la jugulaire tranché, le cour planté… Oh non je ne devais pas la sous-estimé.

Elle était très jolie, c’était limite séduisant de la voir tout en sueur allongée sur le sol. Si elle n’avait pas dérobé ma machette je lui aurais limite payé un coup.
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MessageSujet: Re: La petite mort ft Bloom   Sam 29 Oct - 5:39
La petite mort
Bryan & Bloom
120 BPM ▬ LINO + theme song

L’ombre est insouciante. Inconsciente. Peut-être même aimante. Une folie inhumaine, une utopie crânienne. La déraison se pousse à te transpercer le crâne. Tu marches silencieuse comme un spectre marchand de sable. Les mollets à sang à force de marche effrénée ; les membres à feu au péril d’une proie fort estimée. Tu ne lâches plus ces douces prunelles céruléennes du fauve vandale qui s’évade sous les traces noircies de tes cernes. Le corps est là. Il est douloureux. Il est de pierre. Le cœur est amer. Il bat, douteux. Il bluffe comme à ses airs. Il te rappelle que l’existence n’est pas fondée que d’un simple jeu pixelisé ; que là sous les entrailles une révolution se prépare apeurée. Effrayée la gamine de dix-huit piges sur la sellette. Un rejeton à la crinière d’étincelles qui se questionne encore. Encore. Encore. Et pourquoi ? Pourquoi toi, la salope des beaux quartiers ; toujours prête à foutre la merde dans les bas-fonds d’une vendue indignité ? Tu te remémores ces gosses gâchés par la pourriture nauséabondes à en gerber de ces rues sales et naufragées. Tu repenses à eux ; ces enfants de la rue qui n’ont rien mais qui ont tant connu. Tu te souviens d’eux si méconnus ; ces gangs de la nuit brouillard ; défigurés par l’impact d’une balle qui s’échoue dans le gravier criard. Une vision cernée d’horreur comme le noir de fatigue cerne tes deux yeux soumis. Un jardin de rêves de fillette attardée détruit ; détruit ouais par d’autres qui n’en ont jamais eu sinon que de mépris.
Putain Bloomie.
La mort n’est qu’une étape à franchir. Surtout ici dans cette arène à haïr. Dans cette vie où rien n’est plus comme avant. Sans leucémie sans fatigue ; que le diable et son lot de mauvais arrangements. Ici, le terrain de jeu géant. Fait de simple rouille et de sang. Et puis le gars ralentit. S’arrache au sol, furie. Une machette dégringole ; l’homme tiré à l’arbre s’affole. L’adrénaline chancelle dans tes veines sans oxygène, trop sèches. Assoiffées d’une détresse carnassière. Cent-vingt battements par minutes ; la dose d’hémoglobines diminue. Le jeu ne t’a rien appris ; sinon crever en lâche entre quatre murs. Tu te souviens cette flèche qui t’a d'un rouge sang bousillée les entrailles. Ivan Horak l’enfoiré qui fouaille. T’en as gardé la marque là, juste sous la poitrine ; où ton cœur bat bat bat s’enracine. T’oublies même les murs de pierre qui ont empalé toute votre chair abusée à Ripley et toi. T’oublies tout et tu vies ; tu vies l'instant pour une meilleure vie ; pour la mort de toi.
Les pas se meuvent avec force et te rappellent que dans la vraie vie tu peux à peine enchaîner un pas sans t’ébouler. La machette entre les doigts efflanqués. Et puis tu fuis. Tu fuis jusqu’à t’abandonner. Toi ta chair ton sang tes tripes tes jambes. Plus rien à perdre sinon une carte émiettée au fond de la poche à moitié remplie de souvenirs abrasifs, un esprit trop en colère, sinon un maudit cancer qui rampe. Et puis tout derrière l’horizon se déchire ; s’efface ; une terre brûlée inaccessible ; une crevasse. Il revient à l’assaut ; à sa mine il aurait parié sur ta gueule pour te faire taire à jamais, il aurait parié une sacrée paire de liasse. Alors tu cours , tu cries ; tu ries. Tu oublies encore un peu plus que ça ce n’est pas toi l’enfant chétive qui n’erre nul part d’autre que dans son lit. Il ne te rattrapera jamais.
Mais la douleur est acide.
La nature est tacite.
La fièvre est taquine.
Et les pas cessent d’exister pour l’éternel ; le cœur suffoquant comme à l’agonie rompt sa violence de l’effort fraternel. Et les bras se brisent contre un sol trop patriarche. La mâchoire à peine déglinguée s’abat face contre une terre ; dans cet abîme de poussières que tu tâches. Les muscles se courbent sans sensualité. Les gravitations les palpitations sont malmenées. Le souffle ne tient plus qu’à une larme qui s’écoule sur la joue d’un monstre qui a trop joué aux cons.

– Donnez moi votre carnet Mademoiselle, le vol est interdit à l’intérieur de l’établissement. le gars se tient là, à quelques pas. Plutôt séduisant ; plutôt souriant ; embué suintant alléchant. Mais il est l’ennemi. Le véritable ennemi. L’insoumis. L’invaincu. Le corrompu. Et dans votre coquet monde miroitant d’illusions et d’embûches il n’y a de place que pour un. Un seul ; une seule aux mèches ardentes fantassins. La mort est parmi vous. L’acmé est pour vous. Alors le manteau s’écoule et tu geignes au sol trop abrupt. Là s’achèvera ta lutte. T’as encore assez de force pour te relever mais tu dois mieux te soumettre pour attaquer.

– J’me sens trop seule. J’ai peur, je suis pas armée. Les yeux de biche oublient la machette que tu serres entre tes cartilages assassins et virevoltent ; ils jouent leurs ballets de charme. Ils attendent. Ils attendent. Ils attendent, deux chasseurs noués de mutisme ; il attendent en traque. Mais ils s’abrasent vite. Trop vite. Presque comme un bûcher sanguinaire. Sa mort Bloomie, sa mort est salutaire. Parce que la Bloom que tu refermes n’est rien d’autre qu’une créature sur la sellette évadée du nirvana. Sacrifiée par le trépas. Même l’acmé ne veut plus de toi. Môme répugnante, répugnée. Insolente tu fais voler tes mèches de braise infatuées. J’suis juste une fille pas sage… et tu t’étends un peu plus jouant la carte du dédain. Crevant ta dernière chance dans ce dédale.


©️ Gasmask


HRP:
 


Frat girls still tryna get even. Haters mad for whatever reason. Smoke in the air, binge drinkin'. They lose it when the DJ drops the needle.
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