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 Painkiller | ISAÏAH
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MessageSujet: Painkiller | ISAÏAH   Mar 27 Sep - 5:24
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Nouvelle déconnexion. Il a trouvé le moyen de se faire buter au détour d'un carrefour alors qu'il faisait sa fête à une pétasse qui lui a tiré dessus à l'arbalète. Il n'a pas cherché midi à quatorze heures quand il l'a égorgée mais ensuite, il s'est attraper par un joueur qu'il n'a pas eu le temps de voir mais qui l'a étranglé avec une chaîne. La fraîcheur de la chaîne lui mordait encore la peau et sa sensation oppressant sur sa glotte jusqu'à ce qu'il ne puisse plus respirer. Il était encore dans un de ses états seconds étranges depuis que... le jeu s'était foutu de sa gueule. Alors il ne se souvenait pas de grand chose. Il toussait juste comme un vieux cancéreux sur le départ, la main sur le cou et s'en remettant doucement, ce fut une autre image qui assaillit son esprit. Une image insupportable qu'il ne parvenait pas à oublier. Une image qui l'avait si souvent fait descendre à l'étage en dessous, ces derniers jours. L'image de la mort d'Isaïah... Plus particulièrement la première que sa propre douleur fait ressortir. La façon dont ce foutu ATOM lui a ôté la vie... Il n'a pas pu quitter l'écran des yeux. Il n'a pas pu perdre l'espoir qu'il s'en sortir jusqu'à ce que ses vertèbres se brisent.

Il se remit à trembler comme si souvent lorsqu'il quittait le jeu. Il glissait lentement vers une folie qui le consumait de l'intérieur et le réduisait à néant. Le souvenir d'Isaïah alimentait ce feu bien plus que le jeu lui-même, sans parler de la disparition de...

Il secoua brutalement la tête. Et la douleur passée il se mit nerveusement à remettre son matériel vidéo en place et ainsi pouvoir tourner sa vidéo mais comme d'habitude, il se retrouva à tourner en rond dans son appartement cherchant ceci ou cela, des choses dont il n'avait clairement pas besoin. Lorsqu'il se retrouva avec un magazine porno gay en main, il se demanda d'où il le sortait. Il ne se souvenait même pas avoir feuilleté un truc pareil depuis des années. Bordel. Ses mains continuait de trembler et il était carrément en sueur. Sans parler de sa respiration qui s'heurtait difficilement à ses lèvres comme si elles la bloquaient. C'est mécaniquement qu'il se rendit dans sa salle de bain pour prendre sa douche et ce n'est que lorsque coula sur son corps endolori qu'il revint réellement à lui et sortit en trombe de la douche pour s'habiller et sortir de son appart sans même fermer la porte à clé. Il descendit les marches et ce n'est qu'une fois devant la porte d'Isaïah qu'il n'arriva pas à frapper. Bloqué par sa phobie de l'abandon, par sa peur de l'engagement qui en découlait... Ce n'est que les mots d'Isaïah qui résonnaient dans sa tête qui le décida à frapper de façon un peu brusque et précipité, passant sa main dans ses cheveux qui dégoulinaient sur son t-shirt déjà bien humide.

Il devait savoir. Il voulait savoir si Isaïah allait bien. Il savait que non... Mais il devait être là. C'était plus fort que toutes ses phobies et toutes ces peurs. Alors dès que son beau voisin ouvrit la porte, il attrapa son poignet pour l'attirer à lui, rapidement et sans prologue. Enfouissant une main dans ses cheveux, il murmura, tout bas :


« Ça va ? »

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MessageSujet: Re: Painkiller | ISAÏAH   Mer 28 Sep - 23:41
Painkiller
Micah & Isaïah

Roulé en boule dans le canapé, serrant dans mes bras le petit chiot que je venais d'adopter, j'avais les yeux rivés vers l'écran de la télé qui crachotait une énième émission abrutissante dont je me fichais, lorsque soudain je sursautais en entendant des coups précipités frappés à ma porte, comme si j'émergeais brutalement, prenant conscience de la réalité, du monde qui m'entourait.
Je ne saurais dire depuis combien de temps ça durait, combien de temps s'était écoulé depuis le jour de l'unité, des jours ? Des semaines  ?  Peut être plus, peut être moins, tout se confondait dans mon esprit dérangé, et, chaque nuit, perturbée par d'interminables cauchemars où je revivais l'enfer, entendant le sinistre craquement de mes os, ressentant toute l'horreur de la suffocation, chaque jours passé à lutter pour essayer de ne pas sombrer sans y arriver pour autant, ne cessaient d'aggraver cette confusion, cette solitude dans laquelle je m'enfonçais.

Péniblement, je me relevais, signalant à la personne qui patientait de l'autre côté de la porte que j'arrivais, attrapant les premiers vêtements qui traînaient sur le sol avant de les enfiler rapidement et de jeter un rapide coup d’œil en direction du miroir, soupirant de désespoir devant les cernes qui se dessinaient sous mes yeux, cet air de créature tout droit sortie d'un film de zombie qui me donnait envie de me gifler Combien de temps encore est-ce que ça durerait comme ça ? Combien de nuits sans sommeil, de journées à ne rien faire ? Je voulais que tout redevienne comme avant, je voulais récupérer la vie qui avait été la mienne, je voulais retrouver mon sourire, mon sommeil, mon insouciance, je voulais pouvoir sortir sans sursauter dés qu'on me frôlait, je voulais pouvoir travailler à nouveau, je voulais pouvoir me regarder en face sans me donner envie de me frapper, je voulais recommencer à voir le jeu comme un divertissement, comme un amusement, je voulais de nouveau être libre, cesser d'être mon propre prisonnier...
De rage je lançais le premier objet qui me passait sous la main contre le miroir, me retournant sans même savoir s'il s'était brisé sous le choc ou non, au point où j'en étais, sept ans de malheur ou pas je n'étais plus à ça près, je haïssais cet objet pour refléter tout ce que j'étais et que je ne voulais plus être, paumé, malheureux, désespéré, faible et lâche. En un mot, misérable.

Je traversais rapidement la pièce et ouvris la porte avec plus de brutalité que je ne l'aurais voulu, surtout en réalisant que loin d'être un intrus que j'aurais pu envoyer promener sans la moindre politesse, c'était Micah qui se tenait face à moi, toujours aussi beau, captivant, fascinant...Et, alors que je me demandais s'il s'agissait d'une illusion, d'un autre tour tordu de mon esprit pour m'achever, ses mains douces attrapèrent mes poignets. Je ne pus m'empêcher de sourire malgré moi, il était là, il était venu, je me laissais attirer dans ses bras sans résister. Si j'avais pour habitude de me débattre dés qu'on essayait de me toucher, les choses étaient toujours aussi spéciales avec lui, différentes, glissant ma tête contre son cou alors que sa main s'égarait dans mes cheveux, je sentis une vague de chaleur, de bien-être m'envahir, retrouver Micah, c'était comme rentrer à la maison, voir enfin la terre après une longue traversée, la lumière au bout du tunnel, sa simple présence m'apaisait bien plus que tout les médicaments que je pouvais m'enfiler en essayant de faire taire une douleur qui n'existait que dans mon esprit, il était tout simplement mon essentiel, l'autre partie de moi.

A voix basse il finit par me demander comment j'allais, j'hésitais longuement à répondre, mais ne trouvais rien à dire, rien qu'il ne sache pas déjà, rien qu'il n'avait pas deviné juste en me regardant ou en regardant mon appartement. Devant lui je ne cachais rien, ni ma peur, ni ma fatigue, ni cette douleur qui ne me quittait pas, alors je haussais simplement les épaules sans un mot de plus, glissant à mon tour mes doigts fins dans ses cheveux, souriant à nouveau contre son cou, amusé.

« T'es mouillé. Qu'est-ce que t'as foutu ?»

Habile stratégie pour ne pas parler de moi, pour ne pas parler des sujets qui dérangent, parler de lui.
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MessageSujet: Re: Painkiller | ISAÏAH   Dim 2 Oct - 9:48
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Bordel, c'était flippant et perturbant mais ça faisait un bien fou de le sentir là, tout contre lui. Tout prenait enfin un sens et contrairement au reste de son existence qui commençait sérieusement à partir en couille, la seule présence d'Isaïah lui faisait reprendre ses esprits. Paradoxalement, son bel ami d'enfance était parvenu à lui faire perdre la tête mieux que personne. Il l'avait rendu dingue l'espace d'une nuit mais à présent, il se refusait de penser à ce qui s'était passé avant qu'il comprenne que c'était lui, avant qu'il ne se rende compte qu'il était important et qu'il le sera toujours quoiqu'il arrive. Penser à ce qui avait pu se produire avant détruirait ses résolutions parce qu'il flipperait à coup. Il ne pouvait pas assumer une telle chose tout en ressentant le besoin pressant de l'aider, d'être avec lui dans ces moments difficile. C'était soit amis, soit amant. Ils ne pourraient pas être les deux parce que les deux réunis, ça portait un tout autre nom qui était inconnu au brun. Lui avait fait son choix en le voyant de ce putain d'écran. Jamais il ne l'abandonnerait. Jamais il ne laisserait quiconque le toucher. Il le vengera. Il ira arracher ses vies qui lui ont été arrachées aussi cruellement. Il ferait tout pour lui, y compris s'ignorer lui-même. Ignorer ses palpitations, ignorer son sang qui chauffe à son contact, ignorer sa beauté, ignorer comme il pouvait le ravager à l'intérieur pour mieux le captiver. Il n'aurait jamais imaginé que ce petit garçon si précieux à ses yeux pourrait le renverser de cette manière. Pourtant c'était bien réel, il le sentait au plus profond de son être.

Ça ne devait pas l'être. Bordel de queue, ça ne devait pas l'être ! Pourtant, il était là à envoyer chier cette putain peur. A l'envoyer se faire enculer à sec dans un gangbang de prisonniers frustrés parce qu'elle ne méritait que ça pour oser lui faire envisager l'idée de partir quand tout ce qui compte pour lui se trouve entre ses bras. Cette pute n'avait pas le droit de l'ouvrir quand il s'est senti tellement seul ces dernières années, sans lui et sans... Elle n'avait pas le droit d'ouvrir sa grande gueule. Isaïah restera un pan important de son existence, quoiqu'il arrive. Il ne peut pas lutter contre et il ne veut pas. La seule chose qu'il pouvait réprimer était les souvenirs un peu trop... sensuel d'eux deux.
Glissant ses bras autour de la tailler d'Isaïah, il le serra contre lui dans une étreinte emplie de sentiments indicibles. Les mots n'avaient pas besoin d'être dits. Isaïah savait mieux que personne que si la vie ne les avait pas séparés, il serait resté à ses côtés comme une moule collé à son rocher. Quand ils étaient gosses, c'était difficile pour lui de se séparer du mignon petit garçon polonais qui semblait aussi effrayé que lui. Il avait besoin et envie de le protéger comme il n'a jamais pu le faire avec personne. Aujourd'hui, il suscitait les mêmes envies, les mêmes intentions. Et c'était encore plus prenant, maintenant qu'il avait été témoin d'un spectacle qu'il n'aurait pas aimé voir dans ses pires cauchemars.
Il sourit tendrement quand il sentit Isaïah se glisser dans son cou sans trop hésiter. Bordel, ouais, il voulait juste être là pour lui et peu importe le reste. Peu importe le jeu et toutes ces merdes ! Il voulait être ce dont il avait besoin. Il le lui avait demandé et il le fera peu importe ce que ça lui coûtera. Il fit voyager ses doigts jusqu'à la nuque d'Isaïah pour la caresser avec la plus grande délicatesse, reniant les souvenirs de cette fameuse nuit peut-être la plus chaude de sa vie. La dernière fois qu'il avait caressé cette nuque, ce n'était certainement pas dans des intentions aussi... tendres. Il voulait l'électriser et bordel pourquoi il n'arrivait pas à oublier ça dans la situation actuelle ? Franchement, il était con ou il ne pensait réellement qu'avec ses couilles comme nombre de ses plans cul ont pu le lui dire. Sûrement ont-ils raison... Et son cœur qui ne calmait toujours pas et qui crut intelligent de s'affoler encore davantage en sentant Isaïah sourire, dans son cou alors que le bout de ses doigts entraient en contact avec ses cheveux trempés. Sa voix incroyablement grave et agréable n'était pas non plus là pour calmer ses palpitations mais il préférait l'ignorer et se dire qu'Isaïah n'allait pas le remarqué alors que c'était impossible. C'est d'un ton étrangement gêné qu'il ne revêtait quasiment jamais qu'il murmura :

« J'sais pas trop... J'ai dû me doucher et je sais pas. »

Qu'est-ce que c'est que cette voix ?! se demanda-t-il. Bon sang, c'était vraiment étrange ces temps-ci. Entre ses espèces d'absences dans le jeu et son comportement de plus en plus anormal, il commençait à se dire qu'il perdait la boule. Tant que c'était pour une bonne raison, il n'avait rien contre. D'ailleurs, sans lâcher Isaïah, l'une de ces bonnes raisons, justement, le corps de Micah se mit automatiquement en marche pour palier à l'embarras qu'il venait de s'occasionner. Il poussa Isaïah à reculer pour entrer dans son appartement et fermer la porte avec le pied. Ses yeux passèrent sur l'appartement d'Isa qui semblait avoir connu des heures encore plus sombres que les siennes et son estomac se contracta sous l'inquiétude. Il vit même un miroir brisé dans l'entrée. Isaïah n'allait clairement pas bien et son air éreinté parlait pour lui, sans parler de son environnement. Il avait besoin de soutien. Peut-être de penser à autre chose pour éviter de faire face à sa peur qui prenait le dessus. Il le revit en larmes dans son esprit et se décida à réagir.

« J'avais besoin de toi pour me distraire. J'arrive même pas à faire une vidéo correcte, c'est pathétique... »

Il se triturait les méninges pour savoir quelle serait la meilleure réaction à adopter pour soutenir Isaïah mais il n'était vraiment pas doué pour ce genre de chose. Il avait beau tenir à l'idée de l'aider, il était une bille dans tout ce qui était relations humaines alors autant dire que ses idées étaient plus que fumeuses. En tout cas, il n'était pas assez stupide pour le pousser à sortir. Ça, c'était une idée complètement idiote à rayer de la liste. Les autres n'étaient pas bien meilleur alors il commença à faire étape par étape. Il demanda à Isaïah où était sa pelle et sa balayette pour ramasser les morceaux de verres sur lesquels il pourrait aisément se blesser. Il se soucia très peu des protestations d'Isaïah et s'activer pour ôter tout morceau de verre du sol.  


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MessageSujet: Re: Painkiller | ISAÏAH   Dim 9 Oct - 19:32
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Ainsi, les doigts enroulés dans les cheveux de Micah, ma tête glissée contre son cou, mon corps serré contre le sien, je me sentais enfin mieux.
Après des jours, des semaines peut être, à souffrir en silence, j'avais  l'impression que la douleur acceptait de s'apaiser, c'était à la fois un soulagement, tout comme c'était effrayant. Effrayant de dépendre autant de quelqu'un, de dépendre autant de la présence d'une seule personne pour se sentir exister à nouveau, pour enfin voir le bout du tunnel. Intérieurement je savais déjà ce qu'il se passait, je savais que cet étrange bien être, cette addiction, ce besoin de l'autre, de son corps, de la chaleur de ses bras, portait un nom très spécifique, mais  je me refusais à le prononcer,  je me refusais même à le reconnaître pour le moment, j'avais peur de ces sensations et pourtant, j'en avais un besoin désespéré.
Souriant contre son cou, inspirant la délicate odeur de son parfum, je lui demandais ce qu'il avait bien pu faire pour se retrouver avec les cheveux mouillés à ce point, et ce fut d'un ton étrangement gêné qu'il me répondit, me forçant à me mordre les lèvres pour ne pas éclater de rire, alors que mon sourire s'accentuait malgré moi, ça ne lui ressemblait tellement pas, ce ton, cette gêne, ce n'était certainement pas mon Micah.

Je cherchais un commentaire moqueur à faire, mais il ne m'en laissa pas le temps, me forçant à reculer dans l'appartement alors qu'il fermait la porte derrière lui. Doucement je quittais ses bras, posant simplement une main sur la sienne alors que je me glissais à ses côtés, découvrant en même temps que lui, pour la première fois, le chaos qu'était devenu mon appartement, ce qu'en avait fait des semaines de solitude.
Je voyais nettement maintenant, les paquets de gâteaux, seule nourriture que j'acceptais, étalés sur le sol, au milieu des bouteilles d'alcool, paquets de cigarette et boîtes de médicaments vides, tout ce que j'utilisais pour oublier, pour gagner quelques heures de sommeil sans rêve, et dans l'entrée, le miroir que je venais de briser, j'en avais le souffle coupé, alors que ma main s'était resserrée machinalement sur celle de Micah. Bordel de merde mais qu'est-ce que j'avais fait ? Qu'est-ce que je devenais ?
J'étais paralysé, horrifié par ce que je découvrais, inquiet aussi, de ce que mon voisin devait penser de moi, lorsque sa voix me tira de mes pensées, me confiant la raison de sa venue avant de me demander où étaient ma pelle et ma balayette, je clignais des yeux à plusieurs reprises, tentant de me remettre du choc, de la baffe que je venais de me recevoir en pleine figure.

«Je... Micah, t'es pas obligé de... »

Mais un regard dans sa direction suffit à me convaincre qu'il n'en aurait absolument rien à faire de mes protestations, que si je ne lui donnais pas moi-même l'emplacement des objets demandés, il fouillerait pour les trouver.

« Dans le placard à ta gauche »

Je soupirai en levant les yeux au ciel, avant de me diriger vers la fenêtre pour l'ouvrir, laissant le vent caresser mon visage et mon regard se perdre sur les toits de Chicago, sur la ville qui s'activait là en bas, le monde qui continuait de tourner, sans moi..Je me mordis les lèvres, ravalant les larmes qui menaçaient une nouvelle fois de s'échapper, avant de me tourner vers Micah, de repenser à ce qu'il m'avait dit plus tôt, lui non plus n'allait pas bien, pour lui aussi c'était dur de travailler, de vivre comme avant...

«  Je pourrais peut être t'aider ? Je peux plus travailler donc j'ai du temps »

J'avais bien essayé d'y retourner, mais chaque fois que j'entrais sur le ring, je me retrouvais à nouveau dans l'arène, chaque fois que je relevais les yeux vers mon adversaire, je revoyais Faust ou Lilith et chaque fois j'abandonnais alors que je revivais mon traumatisme, mon cerveau n'arrivait plus à faire la différence entre ce qui était réel et ce qui était virtuel, il s'était passé quelque chose en moi à ce moment là, quelque chose qui avait tout changé et que je n'arrivais pas à combattre, pas seul.

« Tu sais..Je sais pas ce qu'il s'est passé dans ma tête quand j'étais là bas, mais j'ai l'impression que j'ai tout perdu »

Tout, sauf toi.
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MessageSujet: Re: Painkiller | ISAÏAH   Mer 12 Oct - 8:36
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Micah se concentrait sur ce qu'il faisait et uniquement sur ce qu'il faisait. C'était un besoin malade, une échappatoire possible à tout ce qu'Isaïah pouvait générer en lui. Il n'avait plus l'habitude d'être avec quelqu'un qui compte. Il n'avait plus l'habitude de cette nudité. Ou plutôt cette impression qu'il était totalement mis à nu sous le regard bleuté d'Isaïah. C'était quelque chose de singulier, et pourtant d'omniprésent. Il la sentait s'étaler en lui, assaillant ses membres pour le laisser dans une position incertaine. Avec lui, il n'agissait pas comme avec les autres mecs qui ont pu traverser sa vie. C'était tellement différent et c'était exactement ce qui le faisait se sentir nu. Son attitude, ses gestes et ses intentions étaient sincères, au point que c'en était instinctif. Et il n'arrivait même pas à le considérer comme le petit garçon perdu qu'il était autrefois étant donné leur aventure torride qu'il devait à tout pris oublier pour pouvoir assurer avec lui. Aujourd'hui, Isaïah était un homme. Perdu et touché par ses mésaventures dans un jeu beaucoup trop réaliste, certes mais un homme. Un bel homme. Là était tout le sujet d'une immense torture.

Alors oui, il s'attelait à ramasser ces bouts de verre comme si sa vie en dépendait mais après tout, c'était un peu le cas. S'il n'avait pas l'impression de virer totalement dingue dans le jeu, il sait parfaitement qu'il aurait l'impression de devenir complètement chèvre quand il est avec son ami d'enfance. C'était à s'en arracher les cheveux et il ne préférait même pas y penser. Il préférait rester à demi-conscient de sa réalité qui n'avait à présent plus rien de normal. Et dans cet état, il ne pouvait pas savoir s'il était le fantôme de lui-même ou si au contraire, il venait de renouer avec l'ancien Micah loin du Don Juan sarcastique et détaché qu'il est depuis plusieurs années. Isaïah était un pan important de sa vie et tout ce qu'il voulait  savoir c'est s'il allait bien ou non et ce qu'il pouvait faire pour y remédier.

Il récolta tous les morceaux de verres avec une minutie qu'il s'obligeait à avoir pour Isaïah mais qui ne se serait sans aucun doute pas manifesté à son propre appartement. Il était en train de placer le tout dans un sac en plastique trouvé par terre quand la douce voix grave d'Isaïah lui parvint. Il releva les yeux vers lui pour l'observer, surpris par ses propos. Il lui proposait de l'aide dans son travail et stupidement, il songea au bordel que c'était chez lui. Pas moins apocalyptique qu'ici sauf que son appartement à lui était toujours comme ça. Bon c'est certain que ça ne va pas en s'arrangeant depuis qu'il joue au Darwin's Game mais il a toujours été quelqu'un de bordélique. Et c'est dans son bordel qui s'y retrouve. Les environnement impeccable, ça lui foutait les jetons. Il avait cette impression de vide à chaque fois qu'il rangeait un peu trop. Pas sûr qu'Isaïah partage son adoration du bordel, cela étant. Autant, ce serait n'importe qui d'autre, il en aurait proprement rien à secouer de ce qu'il penserait, autant avec Isaïah, il s'en souciait. Bizarrement. Pourtant, c'était bel et bien la pensée qui lui traversait l'esprit, presque au même moment que la peur qui piqua son estomac rien qu'à imaginer ce que ça signifierait de le laisser entrer et évoluer dans un espace aussi personnel.


« Tu veux m'aider ? »


Cette idée le faisait sourire et il ignorait complètement pourquoi. C'était en total contradiction avec sa peur malade et ses angoisses en façade. Pour sûr, c'était loin d'être une idée désagréable. Elle était plutôt attrayante. Scellant son sac pour le mettre à côté de la porte, il revint vers le beau jeune qu'était devenu le polonais. Il se planta juste en face de lui pour plonger son regard dans le sien. Oui, cette proposition était vraiment une bonne idée. S'il pouvait avoir une raison, un motif pour garder un oeil sur lui, ce serait parfait. Surtout avec les derniers événements de Chicago. Il voudrait être capable de le protéger comme avant et même s'il en était sans doute incapable, il voulait essayer. Il voulait être là, comme avant.


« Pourquoi pas... Je pourrais difficilement rêver meilleur assistant. Mais je me rends compte que je sais même pas dans quoi tu travaillais. »


Il s'apprêtait à ajouter que ça lui ferait sans doute bizarre de payer son ami d'enfance mais le regard d'Isaïah changea, ce qui l'interpella dans la seconde. Était-ce ses propos qui le plongeaient dans des pensées visiblement loin de sa proposition alléchante. Et lorsqu'Isaïah reprit la parole ce fut pour lui confier son ressenti quand à ce qui s'est passé dans le jeu et rien qu'à son évocation, il brûlait d'une rage incandescente. Il voulait la tête de ces deux fils de putes sur une pique. Jamais il ne voulait revoir un spectacle pareil. D'ailleurs, il n'a pas pu regarder jusqu'au bout lors du troisième jour. C'était insupportable pour lui.

Instinctivement, il tendit une main vers celle d'Isaïah, tentant bien que mal de refouler cette colère qui l'emplissait. Sa main finit par s'enrouler autour de son poignet, caressant doucement sa peau de son pouce.


« Je sais, Isa. Mais je te jure, tu n'as pas tout perdu. Laisse-moi te montrer... »


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MessageSujet: Re: Painkiller | ISAÏAH   Mer 19 Oct - 0:04
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Je n'avais pas la moindre idée d'où avait pu me venir cette idée un peu étrange de proposer mon aide à Micah alors même que j'étais incapable de m'occuper de moi-même, que j'étais en train de sombrer complètement, passant mes journées dans un état de semi-conscience permanent, constamment perdu entre rêves et cauchemars, incapable de dissocier le réel du virtuel, ce qu'il s'était vraiment passé de ce qui n'était pas arrivé, perdu à la dérive sur un océan d'horreurs sans noms, poursuivi par des ombres sans visage..Peut être, qu'inconsciemment j'avais vu là une chance de me raccrocher à la réalité, peut être que j'avais reconnu en Micah la seule personne capable de me ramener avant que je ne finisse par me perdre, par me détruire, par me foutre en l'air dans ma folie, peut-être était-ce là un geste instinctif de survie, comme le corps se débattant pour respirer lorsque l'on se noie, l'esprit se débattant pour se libérer lorsque l'on se meurt.
Toujours était-il que le brun avait l'air aussi surpris que moi, me regardant comme si c'était la première fois qu'il me voyait, semblant profondément plongé dans ses pensées avant de me demander de me répéter.
Stupidement, automatiquement, je me sentis gêné, comme un gamin pris en faute, qui aurait fait une bêtise sans oser l'avouer, et, comme un gosse, peut-être même avec exactement les mêmes gestes que l'enfant que j'avais jadis été, je baissai la tête, laissant retomber quelques boucles rebelles dans mes yeux, portant l'ongle de mon pouce à ma bouche d'un air à la fois distrait et anxieux avant de marmonner vaguement quelque chose qui pourrait s'apparenter à un « Hmmm c'est ce que j'ai dit ».

Heureusement la réponse de Micah me rassura rapidement et l'ombre d'un sourire vint même illuminer mon visage lorsque le brun accepta l'offre, je ne saurais dire pourquoi mais ça me rendait vraiment heureux, de savoir que je pourrais enfin faire quelque chose de mes journées, à moins que ce ne soit de pouvoir passer plus de temps en sa compagnie...Je savais que c'était mal de penser ce genre de choses, je savais que l'attachement était un interdit, qu'aimer même de la plus innocente des manières faisait souffrir, que j'avais pour principe de ne dépendre de personne et de ne laisser personne dépendre de moi, et pourtant, je ne pouvais pas empêcher ce sourire de rester plaqué sur mes lèvres, je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir presque bien, presque heureux l'espace de quelques secondes...Trop courtes secondes. Mon sourire s'évanouit immédiatement lorsqu'il me demanda ce que je faisais avant, ce qu'était mon métier avant que toute ma vie ne soit plus qu'un champ de ruines, avant que le jeu ait détruit tout ce que j'avais construit. Je me mordis les lèvres, cherchant en moi le courage de parler, d'affronter, la force de ne pas craquer.

« Je suis...j'étais boxeur, professionnel»

Suis ? Étais ? Je ne savais plus vraiment si ça appartenait au présent ou déjà complètement au passé, dans les faits j'étais simplement en arrêt jusqu'à nouvel ordre mais est-ce qu'un jour je trouverai vraiment la force de remettre les pieds dans un ring, de me confronter de nouveau à des adversaires sans être assailli par les souvenirs de l'arène ? J'avais du mal à l'envisager, à imaginer qu'un jour le traumatisme disparaîtrait et en même temps, j'avais tellement sacrifié pour en arriver là que je n'arrivais pas à renoncer, à laisser aller.
J'avais dû me dresser contre mes parents adoptifs, l'avenir qu'ils avaient voulu m'imposer, j'avais dû prendre le risque de tout plaquer, tout abandonner, dû me débrouiller pour payer mes cours de ma poche, vivre dans des lieux peu glorieux, accepter des boulots tout aussi peu reluisants et certainement pas légaux durant quelques années, tout ça pour réaliser ce rêve un peu fou qui m'habitait, parce que je croyais en moi, parce que je savais qui j'étais, où je voulais aller...
Il dirait quoi aujourd'hui cet Isaïah là ? S'il voyait qu'un simple jeu avait suffit à bousiller sa vie, piétiner ses rêves et détruire tout ce qu'il avait obtenu dans les larmes et dans le sang...Il aurait tellement honte, serait tellement en colère, c'était lui que je voyais parfois dans le miroir face à moi, me hurlant de faire quelque chose, de ne plus être cet être faible, cet être perdu à l'esprit malade...

Sans savoir pourquoi, les mots s'échappèrent de ma bouche, sans mon consentement et je me confiais à Micah, lui disant que je ne comprenais pas ce qu'il s'était passé, comment j'avais fait pour basculer ce soir là, lui racontant à quel point j'étais dévasté, tiraillé, à quel point je n'arrivais plus à faire face, mettant des mots sur ce qu'il avait probablement déjà deviné.
Et doucement, il me prit la main, son pouce me la caressant délicatement alors que mes yeux se baissaient sur ce spectacle, nos mains jointes, ce geste si doux, qui me rassurait plus que n'importe quelle drogue ou que n'importe quel alcool que je pouvais avaler.
Je n'avais plus envie de lutter contre ça, contre cette dépendance là, le besoin de l'autre, j'avais juste envie de me réfugier dans ses bras et de ne plus jamais en bouger, de lui dire que je le laisserai me montrer n'importe quoi, que je le suivrai au bout du monde même, pour qu'il me réapprenne à vivre, qu'il me redonne l'envie de me battre, qu'il chasse celle de mourir. Mais je ne le dirais pas, pas comme ça du moins, parce que le connaissais, parce que je n'avais pas envie de l'effrayer, pas envie qu'il s'enfuit comme je l'avais fait, alors je préférais simplement remonter les yeux vers les siens, m'attardant un peu trop longtemps sur ses lèvres que j'avais tant aimé embrassé, les caressant du regard, articulant juste quelques mots, une émotion non dissimulée dans la voix.

« Merci...de pas me laisser »


Parce que tu es tout ce qu'il me reste, tout ce que j'ai, tout ce qui me retient encore un peu dans ce monde
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MessageSujet: Re: Painkiller | ISAÏAH   Mer 26 Oct - 6:37
I can be your painkiller

you know you need a fix when you fall down. let me be the one to numb you out, let me be the one to hold you

Isaïah avait eu ce geste incroyablement craquant comme s'il avait eu honte quand il avait répété ses dires, quelque peu interloqué par sa demande. C'est vrai, Micah faisait parti de ses gens misanthropes, totalement désillusionné par la nature humaine. Il n'avait pas l'habitude qu'on lui offre de l'aide et pour ainsi dire, il ne se laissait pas approcher aussi facilement quand il arrivait qu'on lui en propose. Il n'était pas comme ça. Lui, il se rebiffait, il était même mauvais et volontairement méchant. Il blessait pour éloigner parce que ça valait mieux pour tout le monde. C'était une véritable réaction épidermique quand quelqu'un essayait de l'approcher de trop près en dissimulant ses véritables attentions. Il n'aimait pas beaucoup les gens et rares étaient ceux qu'il tolérait auprès de lui. Ces règles évoluaient un peu côté DG mais ici, c'était plus que jamais réel. Toutefois, Isaïah ne sera jamais qu'Isaïah et il s'avère qu'il est l'une des seules personnes sur cette Terre à avoir ce pouvoir de tout changer, lui compris. Et surtout, celui de le faire complètement craquer. Il était faible face à lui, et il ne pouvait que le constater quand, lorsqu'il baissa la tête dans un geste qui lui paraissait si familier, il le voyait encore, gamin, honteux d'avoir peur d'un orphelinat tout ce qu'il y a de plus creepy. Il ne put que se retrouver projeté dans le passé qui repassait devant ses yeux comme un vieux film, parallèle à la réalité. Il en eut un pincement au coeur. Isaïah était sans doute le petit garçon le plus mignon qu'il avait vu, autrefois. C'était tellement instinctif de vouloir le protéger. Encore aujourd'hui, il avait cet instinct, ce besoin même. Son marmonnement, cette simple geste de porter son pouce à ses lèvres... Que pouvait-il faire devant ça ? Il devrait partir en courant en voyant qu'un si simple geste lui faisait remonter le temps et lui donnait d'étranges envies mais c'était bien des envies contraires qui clouait ses pieds au sol. Il ne bougerait pas. Jamais il ne pourrait. Ce sourire qui embellissait ce visage fatigué, pourtant magnifique, le lui faisait miroiter, comme une certitude peinte sur les murs de son cerveau.

Quand subitement, son doux sourire s'éteint aussi soudainement qu'un écran lors d'une coupure d'électricité, il ne put qu'en être davantage certain. Il fit un pas vers lui, machinal, évident. Il aurait aimé retirer sa question si elle était capable d'engendrer de telles réactions, il préférait s'en débarrasser pour la balancer dans un cryptage incompréhensible. Paradoxalement, il voulait savoir ce qu'il faisait dans la vie pour ne pas être capable d'y remettre les pieds et proposer ainsi de l'aider. Néanmoins, toute la curiosité du monde ne valait certainement d'effacer un sourire qui paraissait tellement rare sur ce minois qu'il a vu s'éteindre. Il se sentit obligé de murmurer :


« Isa, t'es pas obligé d... »


Il lui annonça de but en blanc qu'il était boxeur. Était ou est encore, Isaïah semblait perdu et lui fut inquiet, dès lors qu'il lui parla de son travail. Oh, il était persuadé qu'Isaïah se débrouillait très bien et que s'il exerçait un tel métier, c'est qu'il en avait la force. Cette force, il l'a toujours vu en lui. Malgré le fait qu'il ait été témoin de ses faiblesses, il savait Isaïah capable de se relever quand peu le ferait. Mais quoiqu'il puisse voir en lui, l'idée de le voir en sang rien que dans sa tête, ça lui retournait l'estomac. Après l'avoir vu deux fois mourir sous ses yeux, il haïssait ce genre d'idée. Il ne savait pas du tout ce qu'ils seraient devenus tous les deux si du haut de leur trois pommes et demi, ils avaient pu décider de continuer leur chemin ensemble mais Micah était toujours le même. Il ne pourrait pas regarder sagement quelqu'un qui toucherait à Isaïah. Il deviendrait fou, que ce soit dans un contexte aussi stupide que celui d'un jeu ou dans celui un peu plus formel qu'un combat professionnel. C'était simplement ainsi. Il ne pourrait définitivement pas lutter.

Après sa confession sur le métier qu'il exerçait, Isaïah se mit à lui raconter qu'il ne savait pas ce qui lui était arrivé, qu'il était complètement perdu, ravagé à l'intérieur. Depuis ces fameux affrontements dans l'arène, il n'était plus le même et ça se ressentait dans son quotidien, dans sa vraie vie, dans son être entier. Et chacun de ses mots s'imprimaient en lettres rouges sur l'âme du brun. Ils la creusaient pour s'y insérer à vie et le laissé marqué à tout jamais. Leur histoire remontait à si longtemps. Le lien qui les unissait ne pouvait qu'être d'une étonnante profondeur en dépit du fait qu'il ne se connaissait plus. Ils furent des enfants abandonnés, molestés par la vie dont le seul point d'ancrage était l'autre. C'était avant qu'il rencontre Eden et il était alors bercé par une peur indélébile. Une peur qui courrait dans ses veines et qu'il n'a pu partagé avec lui. Isaïah restera toujours ce petit garçon ; le premier à l'avoir écouter malgré ses grosses lacunes en anglais à l'époque. C'était également le seul à qui il a pu parler sans mettre de mots sur ses propos. C'était le premier qu'il avait voulu protéger, le tout premier pour qui il aurait tout fait, au point qu'on a du les arracher l'un à l'autre pour qu'Isaïah puisse lui être enlevé. Ils n'étaient que des mômes à l'époque ; aujourd'hui, ils sont peut-être des hommes mais c'était comme si ce lien que deux enfants partageaient renaissait de ses cendres. Micah ne pouvait qu'être touché par les propos de son protéger. Bien sûr, il n'était pas surpris. Il l'avait vu craquer, il l'avait senti relâcher toutes ses émotions. Il avait bien compris ce qu'il endurait mais mettre des mots sur cette réalité ne la rendait que plus palpable, que plus malade.

Il serra davantage son poignet avant de laisser sa main glisser jusqu'à la sienne pour caresser lentement sa peau, voulant faire preuve de toute la délicatesse dont il était capable pour le réconforter et lui montrer qu'il était là, juste là. Instinctivement, il se rapprocha de lui lorsque son regard remonta vers son visage. Micah perçut les yeux bleus d'Isaïah dévier et il pensait savoir où exactement mais il préféra l'ignorer. Il préféra se contenter d'agir comme son instinct le lui dictait. Tout près de lui, son torse effleurant le sien, captant la chaleur qu'il dégageait avec une douceur singulière, il se pencha pour déposer lentement ses lèvres sur sa tempe, murmurant suavement contre elle :


« Je te le jure, je ne t'abandonnerai jamais. Le monde peut aller se faire foutre... maintenant, c'est toi et moi. »


Il voulait qu'il compte sur lui, comme autrefois. Que chaque fois qu'il doutait, qu'il se sentait mal, chaque fois qu'il était au bord du précipice, ce soit lui qu'il vienne voir. Parce que dans ce monde pourris le nombre de personne sur qui on peut compter se compte sur les doigts d'une main. C'est dur de se fier à qui que ce soit, mais lui jamais il ne fléchira. Il s'en faisait la promesse. Jamais il ne l'abandonnera.


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MessageSujet: Re: Painkiller | ISAÏAH   Sam 12 Nov - 0:20
Painkiller
Micah & Isaïah


En voyant mon sourire s'effacer à l'évocation de mon métier, Micah s'était immédiatement rattrapé, corrigé, me disant que je n’étais pas obligé de répondre mais c'était déjà trop tard  et de toute façon j'en avais assez, de fuir les discussions sérieuses, de répondre évasivement à chaque question qu'on me posait, j'avais envie pour une fois de dire les choses telles qu'elles étaient, d'affronter la réalité, parce que je n'avais aucune raison d'en avoir honte, pas plus que d'en rougir.
Les mots sortaient brutalement peut-être, sans le moindre ménagement, je suis, ou étais, boxeur professionnel, c'était ainsi, le rêve de toute une vie, et malgré mon hésitation, malgré même la lueur inquiète que j'avais entraperçue dans les yeux du brun, je savais qu'un jour, dans une semaine ou dans dix ans j'allais succomber à nouveau et remonter sur le ring. C’était une passion plus forte que tout, plus que le jeu même, plus que mes traumatismes, que mes peurs, c'était un besoin vital, je ne saurais pas vivre sans éternellement.
Mais rapidement, cette petite étincelle d'espoir, cette petite voix qui me chuchotait que le temps ferait son œuvre et que tout s'arrangerait se tue, et ce fut à nouveau le silence, et les angoisses qui se rappelèrent à moi.
J'étais las de tout ça, chaque fois que j'arrivais à sortir la tête de l'eau, à voir le bout du tunnel quelques secondes, c'était comme si je m'enfonçais encore plus profondément dans les ténèbres ensuite, et la seule chose que je trouvais à faire cette fois pour contrer ça, le mal être qui revenait  insidieusement et qui s'installait, ce fut de parler à Micah, de lui dire à quel point je souffrais, à quel point j'étais perdu, à quel point je ne comprenais pas...Après tout, ce n'était pas mes premières morts, j'étais consentant, je connaissais les risques, alors pourquoi une réaction aussi violente ?
Je n'aurais  probablement jamais la réponse, et j'étais fatigué, physiquement, psychologiquement de ressasser, je  préférais finalement me concentrer sur la main du beau brun contre mon poignet, la douce caresse de ses doigts sur ma peau, et la chaleur de son corps si proche du mien alors que mes yeux s'attardaient un instant de trop sur ses lèvres, mouvement accidentel, petit geste incontrôlé qui ne lui échappa probablement pas et qui me fit rougir très légèrement, baissant les yeux rapidement, honteux de mes propres envies que je n'arrivais pas à ignorer.

J'aurais vraiment aimé réussir à croire que nous étions simples amis, simplement proches, ex sex friend, coup d'un soir sans aucune suite comme tout les autres mais c'était plus fort que moi, Micah avait quelque chose en plus, qui me faisait terriblement craquer, je n'osais toujours pas mettre les mots dessus, mais je me doutais que le lien que nous avions partagé étant enfant n'était  pas étranger à tout ça.
Micah c'était mon repère, le seul à qui je parlais à l'orphelinat, le seul qui faisait l'effort d'essayer de me comprendre alors que je ne maîtrisais pas encore anglais, juste quelques mots péniblement articulés, la plupart du temps je préférais le silence, les gestes ou les regards. Micah c'était celui qui ne jugeait pas, qui respectait ça, qui avait compris mes peurs aussi et qui m'avait protégé de tout, du noir, des monstres, des cris, tout ce qui m'effrayait du haut de mes 8 ans.
Ce qui me touchait encore plus c'était de voir que ce lien était toujours aussi présent, que même les années passées à des kilomètres l'un de l'autre, sans nouvelles, n'avaient rien fragilisé, Micah était toujours là, Micah voulait toujours me protéger, notre promesse était encore vivante, c'était toujours nous deux, et alors  le reste du monde pouvait bien cesser d'exister.

Au contact de ses lèvres contre ma tempe, je me sentis à la fois complètement apaisé, comme si je pouvais m'endormir en paix là maintenant dans ses bras, comme si je flottais dans un nuage de coton, et en même temps étrangement électrisé, un mélange de sensation diamétralement opposées que je n'avais jamais connu dans ma vie. J'étais surpris mais c'était pourtant loin d'être désagréable.
Lentement j’écartai nos deux visages et  laissai mes doigts se promener contre la joue de Micah, encore une fois une voix dans ma tête me rappela que deux amis n'étaient pas censés se toucher de cette manière mais je la fis taire, la forçant au silence alors que je plantai mes yeux dans ceux de mon voisin, lui adressant un regard mi-suppliant, mi-enfantin.

« Tu restes avec moi ce soir ? »

Je ne savais  pas si c'était si innocent que ça comme demande, comme invitation, à l'image de mes sensations, mon esprit était lui aussi divisé en deux, une partie avait juste envie de ne pas être seul, plus jamais, de rester accroché au beau brun et de dormir en paix, et l'autre m'envoyait par flash successifs les souvenirs de notre nuit, me rappelant les formes de son corps et le plaisir que j'avais ressenti, c'était à en devenir dingue, et c’était peut être ce que j'étais, dingue mais au moins pendant ce temps la douleur s'était évaporée et j'avais l'impression de revivre, c'était probablement ça qui comptait.
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