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 All of my memories keep you near (Lucilla)
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MessageSujet: All of my memories keep you near (Lucilla)   Mer 28 Sep - 0:07

Adossé contre la porte du salon de tatouage, une cigarette se consumant lentement entre mes doigts, j'observais la rue déserte d'un air absent, mes pensées ne se tournant pas, pour une fois, vers l'inquiétante désertion du monde réel au profit du monde virtuel, mais vers d'autres préoccupations, bien plus égoïstes celles-là. Je me demandais encore secrètement si j'avais fait le bon choix en appelant Lucilla, si ma décision était vraiment réfléchie, car rien jusque là, pas même les nuits passées sans sommeil à revivre le passé, pas plus que les arguments de ma femme n'avaient réussis à me convaincre complètement.
Bien sûr je savais, qu'en théorie chacun mérite une seconde chance, la rédemption, le droit de recommencer, d'être pardonné, je savais, qu'elle regrettait, comprenais pour l'avoir lu dans ses yeux les raisons qui l'avaient poussées à m'abandonner, mais en pratique, au fond de moi, la voix de l'enfant que j'avais été ne cessait de répéter sempiternellement, infatigablement que les gens ne changent pas vraiment, ils font juste semblant. Si elle était partie une fois, alors elle fuirait encore, sa nature était celle d'une lâche tout comme la mienne était celle d'un menteur, qui malgré ses sourires, son apparente vie bien rangée, sa femme, son enfant, était lui aussi resté le même, un pauvre gosse effrayé, on ne peut pas aller contre ce qu'on est.
Tant de messages contraires, d'émotions inverses qui m'avaient donné l'impression de devenir fou, de ne plus savoir qui être, quoi dire, avec une seule question en tête, que faire ?

La réponse s'était imposée, aussi simple, que brutale, aussi soudaine, qu'inattendue ; Je ne pouvais pas savoir, je devais juste choisir, sans connaître les conséquences, invraisemblable, irréalisable pour moi, et pourtant, ce matin là, épuisé par une énième nuit de cauchemars, ébranlé par une énième nuit enfermé dans le passé, condamné à voir le visage de mon père, j'avais déposé les armes, cessé de lutter et fait un choix, attrapant mon téléphone d''une main hésitante.
Longtemps j'avais regardé l'écran, longtemps je m'étais perdue dans la contemplation de ce petit objet et maladroitement j'avais composé le numéro de ma sœur, parce que j'avais compris, je me doutais, que les fantômes du passé ne me quitteraient que quand j'en aurais fini avec le fantôme du présent.

J'avais laissé passer quelques sonneries, le cœur battant, mes lèvres articulant une prière muette, la suppliant de décrocher parce que je n'aurais jamais le courage de rappeler, et soudain ce fut sa voix au bout du fil, mon incapacité à parler durant de longues secondes, ne plus savoir quoi faire, partir, rester, abandonner, se battre ? Tout en moi, toutes les émotions qui se succédaient n'étaient jamais qu'un gigantesque paradoxe, une guerre intérieure dont j'étais le champ de bataille et à laquelle je ne pouvais qu'assister, témoin muet, jusqu'à ce qu'enfin je reprenne mes esprits alors que Lucilla de son côté, s'impatientait.
Mécaniquement, tel un robot, je lui avais annoncé que je voulais la revoir, lui donnant rendez-vous dans l'après-midi au salon de tatouage, ces mots que j'avais appris par cœur, que j'avais répété encore et encore mentalement et qui sortaient de ma bouche comme on réciterait une leçon apprise par cœur, sans la moindre émotion, déshumanisé.
Je restais ainsi, dans cet état de détachement total, alors que je me préparais, alors que je conduisais, alors que je travaillais et  même encore alors que je l'attendais, les yeux perdus vers l'horizon, la cigarette mourant lentement sans que je ne la porte à mes lèvres, présent physiquement mais loin mentalement, du moins, jusqu'à ce que j'entende des bruits de pas briser le silence sinistre de cette rue morne et que je lève les yeux pour croiser les siens alors qu'elle se dirigeait vers moi.
Alors, les émotions revinrent, comme si je me reconnectais avec le monde en voyant son visage, une vague de bonheur faisant naître un sourire sur mes lèvres, qui me fit comprendre que non, peu importe le prix à payer, peu importe la douleur qui pourrait en résulter, je n'avais pas fait d'erreur en l'appelant, j'avais beau la détester un peu, au fond de moi, notre lien était toujours là, loin d'avoir été affaibli par les années, comme une drogue dans laquelle je ne pouvais m'empêcher de replonger. Délicatement, alors qu'elle s'approchait de moi, je posai ma main sur son poignet et l'attirai dans mes bras, maladroitement d'abord, dans un geste que je n'avais plus fait depuis ce qui me semblait une éternité et avec plus d'assurance ensuite alors que je la serrais contre moi.
Dans ma bouche, un seul mot, son prénom « Lucilla », rien d'autre, pas  de « tu m'as manqué », pas de « je veux que tu reviennes », c'était un de ces instants où les mots sont vides de sens, où rien ne peut mieux les exprimer que la force d'une étreinte, le pardon d'un frère.


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MessageSujet: Re: All of my memories keep you near (Lucilla)   Lun 10 Oct - 15:44

Aaron & lucilla
All of my memories keep you near
Les jours passent, et plus le temps s’écoule plus la brune se sent mal. Elle arrive pas à se dire qu’il a peut être simplement besoin de temps, qu’elle ne pouvait guère exiger de lui qu’il prenne une décision dans l’immédiat comme s’il devait choisir un menu au restaurant. C’était normal, qu’il réfléchisse, qu’il hésite. Ce serait également normal qu’il la renvoie d’où elle venait, lui dise de ne plus jamais venir ici, de ne plus jamais chercher à se faire une place dans sa vie. Il pourrait lui cracher à la gueule qu’elle ne lui en voudrait pas le moins du monde, mais indéniablement elle aurait aimé être fixée. Elle observe l’appartement qu’elle louait depuis des mois désormais, de base dans l’optique de repartir un jour comme elle savait si bien le faire, et en observant le peu d’affaires qu’elle pouvait posséder, elle se demande si elle aura à les remballer ou à les laisser ici, définitivement. Si ce taudis, qu’elle occupait simplement sans se soucier de l’état déplorable des lieux, deviendrait plus permanent, comme cela ne lui était jamais arrivé jusqu’alors. Allait-elle véritablement vivre ici ? Pour de bon ? Délaisser sa vie de nomade pour s’installer définitivement, pour le simple mais néanmoins essentiel plaisir de côtoyer sa chair et son sang ? Elle ne sait pas. Cela ne dépendait pas d’elle et le simple fait de ne pas être maîtresse de son destin était suffisant pour la rendre mal à l’aise. Elle tourne en rond, véritable fauve en cage, incapable de se décider quant à ce qu’elle devait faire dans cette ville ou non. Il aura finalement du attendre plusieurs jours, semaines même, avant qu’Aaron ne daigne la rappeler. Lucilla ne comptait plus le nombre de fois où elle avait sursauté en entendant son téléphone sonner, captant un numéro inconnu et son cœur se compressant dans sa poitrine, dans l’espoir qu’il s’agisse enfin de lui. Lorsque ce fut enfin le cas, la voix grave de son frère résonnant à l’autre bout du combiné, elle dû à grand peine retenir un soupir satisfait, tant le simple fait de l’entendre lui faisait un bien fou. Ça la rassurait aussi, son cerveau lui soufflant instinctivement qu’il appelait pour lui annoncer une bonne nouvelle, alors même que cela aurait pu être tout le contraire. Mais finalement il lui donne rendez-vous, signalant qu’il était prêt à la revoir et lorsqu’elle approuva tout ce qu’il pouvait lui dire, prête à décaler tous ses rendez-vous juste pour le retrouver, la brune finit par raccrocher. Un large sourire aux lèvres, malgré l’angoisse et la nervosité qui la saisissaient désormais.

Le jour venu, Lucilla passa un temps fou devant le miroir, s’observant nerveusement comme si elle se préparait pour le rencard de sa vie, voir même son mariage. Elle sait pas quoi mettre, craint plus que tout au monde le regard que pourrait poser sur elle Aaron. C’est con, elle le sait, si elle-même se moque bien de son apparence à lui, elle ne doutait pas du fait que l’inverse était tout aussi vrai. Pourtant elle voulait faire bonne impression, comme si une apparence un peu soignée suffirait à faire oublier près de vingt ans d’absence. Une part d’elle-même, plus effrayée que les autres, cherche également à montrer au brun qu’elle était une adulte épanouie. Lui avait une compagne, sa future femme, mais elle, elle n’avait rien. Rien ni personne, et elle cherchait à savoir qui, du mascara ou du rouge à lèvres, saurait passer sous silence les échecs de sa vie pour feindre une réussite quelconque. Et quitte à parler de réussite, la motarde prendre la décision d’emmener avec elle son chien, sa plus grande fierté, afin de dévoiler à son frère ce qu’elle faisait de sa vie. Ce qu’elle aimait faire de sa vie, à vrai dire. Son chien, c’était sa seule putain de certitude, le seul être vivant qui ne la laisserait pas tomber et qu’elle n’avait jamais laissé tomber jusqu’alors. En tous les cas, la brune finit par soupirer de lassitude, optant pour une tenue qui lui était habituelle, gardant sa crinière détachée, et abandonnant finalement toute idée de se maquiller car l’évidence venait de s’imposer à elle : il y avait 70% de chance qu’elle finisse par chialer d’ici la fin de leur entrevue et elle doutait de la capacité de ses produits à encaisser un tel flot de larmes. Finissant par siffler avec tendresse l’animal qui jappait dans l’appartement, comprenant ce qui pouvait se passer, avant de quitter les lieux non sans appréhension. Plus elle avance, plus les mètres la séparent de son foyer du moment, plus l’angoisse la saisit. Elle rêve de faire demi-tour, d’annuler, incapable de faire face à ses erreurs, d’affronter les démons auxquels la renvoie son frère. Ce sera finalement en s’insultant que la brune trouvera la force de continuer sa route, arrivant finalement sur le lieu du rendez-vous.

Inquiète à l’idée d’être en retard, elle résiste péniblement à la tentation de saisir son téléphone afin de vérifier l’heure, se contentant d’inspirer profondément mais discrètement lorsque la silhouette de son frère se dessine progressivement devant elle. Une fois postée devant lui, Lucilla hésite. Elle a soudainement trop de choses à dire et ignore par où commencer, les excuses se mélangeant aux larmes dans son esprit, trop de questions à poser, trop de réponses à offrir, et toujours son incapacité à savoir ce qu’il pouvait attendre d’elle. Elle n’aura finalement pas à le deviner car, sans qu’elle ne s’y attende, les doigts de l’homme se referment avec délicatesse autour de son poignet. Le contact la brûle, à moins qu’il ne l’électrifie, ou qu’il s’agisse d’un toucher glacial qui la fige sur place. En tous les cas elle a l’impression de mourir, de bonheur et de chagrin à la fois alors que son visage finit enfoui contre le torse de son interlocuteur. Elle hoquète, de surprise et d’émotion, alors que les bras du brun l’étreignent férocement mais tendrement contre lui, comme pour s’assurer qu’elle n’aurait plus jamais à partir, à fuir. Et elle aurait été capable de tuer pour vivre cet instant une éternité durant, elle aurait été prête à tout pour le satisfaire, pour ne plus jamais avoir à le quitter et faire de ces bras son nouveau refuge. Passé la surprise, ce fut instinctivement que Lucilla referma ses bras autour du cou de son frère, fermant les yeux alors qu’elle maintenait son visage contre son torse, tremblante au possible. Sa meilleure idée, aujourd’hui, aura indéniablement été de ne pas se maquiller, car déjà les larmes coulaient, les sanglots lui échappaient, témoignant de sa honte et de ses regrets. Les doigts s’agrippent au vêtement qu’ils trouvent sous eux, se crispant avec férocité alors que son prénom échappe de la bouche d’Aaron, accentuant ses sanglots. « Je suis tellement désolée Aaron, tellement désolée. Suffoque-t-elle contre ses vêtements, péniblement. Elle n’arrive pas à savoir si elle est triste ou heureuse, sûrement les deux et elle reprend très vite, de cette voix continuellement tremblante. Tu m’as manqué. Si seulement tu savais à quel point. Soupire-t-elle contre lui. Lucilla ignore alors combien de temps elle passera ainsi contre lui, refusant de se déloger de cette étreinte rendue maladroite par le manque d’habitude mais néanmoins sincère. Elle finira toutefois par se reculer, à peine, suffisamment pour lever les yeux vers lui et glisser ses mains le long de ses joues comme pour mieux le voir. T’as tellement grandi… J’arrive pas à m’y faire. » Plaisante-t-elle dans un léger rire, nerveux mais heureux en un sens.

L’observant sans un mot de plus, ce fut finalement Assan qui finit par aboyer à côté d’eux pour attirer l’attention, mettant ainsi un terme à cet échange. Sursautant, se souvenant brutalement du lieu où elle se trouvait et en quelles circonstances, elle coula un regard en direction de son animal et, se reculant à peine de son frère, finit par exhiber le chien d’un simple signe de la main, dans un sourire. « Assan, Aaron. Aaron, Assan. C’est mon chien. Je… Je suis éducatrice canine. J’ai pas de formation officiellement mais je me suis documentée, suffisamment pour être douée et… Et voilà. Quelque peu gênée d’évoquer ainsi sa vie, qu’elle trouvait somme toute banale si ce n’est triste à mourir dans certains cas, la brune glisse ses mains dans les poches arrières de son jean en laissant son chien renifler avec précaution les vêtements de cet inconnu. Laissant un bref silence planer, la motarde finit par relever les yeux en direction de son frère et, dans un léger sourire, conclut à son attention : Merci. De m’avoir rappelée. » Merci de ne pas m’avoir abandonnée comme j’ai pu le faire avec toi, merci de me laisser une seconde chance, merci de m’aimer, d’une façon que je ne mérite pourtant pas. Merci d’exister, merci d’être meilleur que moi, plus fort que moi. Merci d’être heureux, épanoui, gentil. Merci, de ne pas être comme lui.

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MessageSujet: Re: All of my memories keep you near (Lucilla)   Sam 12 Nov - 0:38


En la voyant se diriger vers moi, je compris immédiatement que j'avais fait le bon choix, que j'avais bien fait d'ignorer mes émotions négatives, la rancœur que je nourrissais toujours un peu à son égard, pour me concentrer sur autre chose, sur le manque, l'amour, l'envie de reconstruire notre lien, notre relation, et ce fut dans un geste qui me parut étrange et pourtant très naturel qu'une fois devant elle, je saisis son poignet pour l'attirer dans mes bras.
Cette étreinte signifiait tout ce que je ne savais pas dire, cette étreinte c'était mon pardon, ma manière de lui faire comprendre qu'elle était la bienvenue dans ma vie, et aussi ma manière de la supplier de rester, de ne plus jamais me laisser. J'avais  toujours été comme ça, chaque fois que je ne savais plus trouver les mots, j'utilisais les gestes, je les avais toujours trouvé bien plus significatifs, bien moins artificiels.

Je sentis mon cœur se serrer quand ma sœur commença à pleurer, à s'excuser encore et toujours, ce fut peut être à cet instant précis que je réussis enfin à comprendre que la souffrance n'était pas à sens unique, que je lui avais manqué aussi, qu'elle avait aussi eu ce même vide en elle durant des années, alors je finis par vraiment lâcher prise, et tenter de la consoler du mieux que je le pouvais, lui caressant doucement le dos en lui assurant tour à tour que « C'est pas grave » et que « Tu m'as manqué aussi ». Grave ça l'avait peut-être été mais ça n'importait plus, nous étions ensemble à présent, c'était tout ce qui comptait. L'étreinte dura encore un moment, de longues minutes où nous nous redécouvrions, commencions déjà à nous réapprendre, jusqu'à ce qu'elle s'écarte un peu de moi et glisse ses mains le long de mes joues comme pour mieux me voir constatant encore une fois à quel point j'avais grandi depuis la dernière fois, ce qui me fit rire malgré moi.  La dernière fois j'avais 11 ans, encore heureux que j'avais fini par grandir et devenir un homme, contrairement à la majorité des gens, j'aurais détesté rester un enfant pour toujours et Peter Pan m'effrayait

« T'es différente aussi... mais c'est toujours toi »

Et c'était bien ce qui comptait le plus au fond, peu importait les traces des années, nos apparences bien différentes, je la reconnaissais dans son sourire et dans ses yeux, Lucilla était ma sœur, la même personne qui m'avait tant aimé, consolé, qui m'avait protégé durant des années, et ça me suffisait.

Ce fut finalement un aboiement non loin de nous qui nous ramena à la réalité, et Lucilla s'empressa de me présenter son chien, Assan. Je souris, si elle avait pourtant l'air gênée, pour ma part j'étais ravi d'en savoir un peu plus sur sa vie, j'étais curieux même, mourant d'envie de savoir ce qu'elle avait fait durant toutes ces années, tout ce qui pourrait nous aider à rattraper le temps perdu.

Un bref silence plana entre nous, durant lequel seul l'animal continuait ses activités, reniflant avec application mes vêtements et ce  fut une nouvelle fois Lucilla qui brisa le brisa, me remerciant, d'avoir enfin rappelé.
Par réflexe, parce que c'était toujours ce que je faisais dans ces cas là, je repoussais d'un geste de la main ses remerciements, à mon sens elle ne devrait même pas me remercier, je devrais plutôt même m'excuser d'avoir été si long à réfléchir, à réagir.

« Me remercie pas, je me suis dit qu'aucun de nous deux ne peut changer le passé, mais qu'on peut au moins agir sur le futur alors... »

Alors j'avais décidé de lui redonner sa place dans ma vie et dans celle de ma famille, j'avais cédé à la tentation, décidé qu'après tout nous méritions tout les deux d'être heureux.
Je souris,glissant machinalement une main dans mes cheveux alors que la pluie commença à tomber doucement, me rappelant brutalement que nous étions au milieu d'une rue déserte, comme si le monde avait eu la délicatesse de cesser de tourner, la pluie d'attendre, juste pour nous, juste le temps de nos retrouvailles.

« Tu viens à l'intérieur ? Je pense qu'on a plein de choses à se dire »

J'avais en tout cas quelque chose à lui dire, que je n'avais pas osé annoncer la dernière fois, voyant à quel point elle avait déjà été déstabilisée d'apprendre mes fiançailles et ne voulant pas en rajouter, mais qui maintenant ne pouvait pourtant plus être caché.

Alors que j'ouvrais la porte pour la laisser passer, j'étais déjà loin dans mes pensées, en train de me poser des milliers de questions, de chercher la meilleure manière façon d'annoncer « Lucilla, j'ai un enfant ».


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