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 Toc, toc. || Fredian
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MessageSujet: Toc, toc. || Fredian   Ven 30 Sep - 23:22

“Seul l'amour peut garder quelqu'un vivant..”
Felicity enfonça la clé dans la serrure, fit deux tours sur la droite avant de soupirer longuement. Voilà. C’était finit. Elle avait fini son histoire dans cet appartement qui ne lui apportait plus rien. Remplis de fantômes, de moments de bonheur partagés avec Kobe ou bien avec ses nièces : il était temps qu’elle passe à autre chose. Comme lui avait dit Mera : elle devait arrêter de vivre dans le passé pour embrasser le présent. Ida avait accepté de l’héberger, elle avait donc pris le nécessaire dans une grosse valise et un sac à dos pour rejoindre la demeure de la famille Rotschild. Elle connaissait l’adresse, la bâtisse et sa meilleure amie lui avait dit que sa chambre était toujours vacante. Elle allait reprendre le cours de son ancienne vie… Avant Kobe et avant le décès d’Alice. Par chance, ses entailles à la jambe étaient maintenant soignées et refermées. Si elles étaient encore sensibles : elle ne gênait plus l’Historienne qui put fièrement porter sa valise dehors malgré sa force de mouche. Le conducteur du taxi prit la relève, laissant le loisir à la demoiselle de monter dans la voiture non sans relever la tête pour regarder et laisser s’échapper un long soupire tout en regardant la fenêtre de son appartement. Une risette apparut sur le visage de Felicity : elle était heureuse pour la première fois depuis des jours. Elle allait tourner la page.
Le conducteur déchargea sa valise et reparti : laissant l'Historienne seule devant la porte. Felicity regarda la maison et un sourire encore plus franc et heureux s’étira lorsqu’elle reconnut le perron. Elle attrapa sa valise, son sac et s'avança. Ida lui avait donné une clé, ainsi, elle put rentrer : « Hey… Il y a quelqu’un ? » Elle ne savait pas si Fredian ou Helena étaient là. Par courtoisie, elle préférait s’annoncer. En n’ayant aucune réponse, elle conclut que les Rotschild n’étaient pas chez eux. Elle prit une longue inspiration et rentra avant de refermer soigneusement la porte. Une joie incommensurable s’empara de ses entrailles alors qu’elle tentait de chercher des changements dans la décoration. Force était de constater que très peu de choses avaient bougé. Felicity remarqua que certaines peintures avaient été décrochées pour laisser place à de nouveaux chefs d'oeuvres. Elle admira le coup de pinceau de Fredian. Il était tellement doué… Elle monta ses affaires dans la chambre et en ouvrant la porte ne pût s’empêcher de rire comme une idiote. Elle se sentait… Chez elle tout simplement. Elle s’approcha vivement des fenêtres pour ouvrir les volets et les fenêtres. Attrapant son portable, elle envoya un rapide message à sa meilleure amie pour lui dire qu’elle était bien arrivée, mais surtout pour la remercier encore de lui donner comme lieu de retraite un endroit qui comptait pour elle. Felicity redescendit par la suite pour ranger les courses qu’elle avait faites. Hors de questions qu’elle ne participe pas aux frais. Elle regarda l’heure et décida de faire à manger pour la famille quand ils rentreraient tous. Un moyen comme un autre de les remercier de l’accueillir.

(…)

Les lasagnes étaient dans le four, la table était mise, la salade et la vinaigrette dans le frigo attendaient d’être servies tandis que le vin respirait pour être parfait lorsqu’il serait temps de manger. Satisfaite, elle alla s’asseoir dans un fauteuil du salon avec Sun Tzu et son fameux livre sur L’Art de la Guerre. Pourtant, elle n’arrivait pas à lire l’ouvrage. Ses pensées étaient tournées vers autre chose, ou plutôt quelqu’un d’autre. Fredian. Elle ne l’avait pas revu depuis l’incidence avec les CAHO et étrangement : elle se sentait toute chose à l’idée de le revoir ici. Dans le monde réel, sans blessure mortelle. Son visage ne gardait que quelques cicatrices du passage à tabac et son jeans cachaient les plaies faites par le joueur en colère en l’honneur de ses amis tombés durant le Funeste Festin. Quand Felicity entendit les coups de clés dans la serrure, elle sauta presque sur ses deux jambes et le cœur tambourinant dans sa poitrine s’avança pour passer la tête hors du salon et tomber nez à nez avec Fredian :

« Hey… » Souffle-t-elle avant de se racler la gorge. Elle coinça son doigt dans le livre pour marquer la page : « Je… Ida m’a dit que je pouvais revenir vivre avec vous… Quelque temps... » Est-ce qu’il savait pour son agression ? Sa sœur avait-elle cafté ? Felicty sourit timidement : « J’ai.. J’ai fait des lasagnes et mit la table… » Se justifie-t-elle, gênée à l’idée d’être un poids pour ses hôtes. Elle baissa la tête pour regarder la pointe de ses chaussures. Ils étaient en meilleur état que lors de leur dernière rencontre : « J’espère que cela ne te dérange pas… ? » Demande-t-elle finalement à demi-mot tandis que son cœur bat à tout rompt dans sa poitrine.
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MessageSujet: Re: Toc, toc. || Fredian   Mer 12 Oct - 22:47
TOC, TOC
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Cela fait des années qu'il s'est habitué à son fauteuil roulant, des années qu'il pratique les glissades contrôles, les manœuvres risquées et les dérapages insolites. Mais face à la hauteur du trottoir, Fredian a un doute. Saleté de camion. La route n'est pas assez large, il faut aussi que ces véhicules de malheur envahissent l'espace piétonnier. Fredian rouspète dans sa barbe alors qu'il essaye de jauger la hauteur. Il n'a pas peur, peut-être un peu, il craint de tomber en avant si il ne descend pas assez rapidement la marche, au contraire, si il prend trop de temps, il risque d'avoir trop d'élan et de se retrouver au milieu de la route. Dilemme, dans les cas, il finirait sur le sol. Soit nez contre le sol, honteux. Soit fauché par une voiture. Quitte à choisir, il préfère encore être fauché par une voiture. M'ouais. Doucement, il se penche en avant, légèrement pas trop et fait glisser la roue, la descente est rapide, trop rapide, il n'a pas le temps de réaliser, ses mains serrent les roues pour se stopper. La bonne nouvelle, c'est qu'il est sur le roue. La mauvaise, c'est qu'une fois dépassé le camion, il n'a plus aucun moyen de remonter. Rageant. Fredian ne voit pas d'autre choix que de poursuivre son court voyage sur le bord de la route. Il se sent pitoyable, il peste mentalement.

Il peste toujours lorsqu'il enfonce ses clefs dans la serrure, s'y reprenant à deux fois pour parvenir à ouvrir la porte. Et c'est là qu'il la voit. Felicity. Sa bouche s'arque d'un o significatif, il reste bouche bée avant de se rappeler des propos de sa sœur. Comment-a-t-il pu oublier ? Comment a-t-il pu l'oublier ?! « Oui, bien sûr, il n'y a pas de problème, cette maison te sera ouverte. », se contente-t-il de répondre encore interdit avant de lui sourire, sincèrement ravi de la revoir. Il remarque les restes des contusions sur son visage, symbole de leur dernière rencontre, douloureuse tout autant que radieuse. Il n'avait même pas pu lui dire au revoir lorsque ses coéquipiers l'ont ramené à son camp, le laissant seul dans la forêt, un merci murmuré, un dernier regard avant qu'ils disparaissent, l'emmenant loin de lui. « Oh fallait pas. C'est gentil, je suis sûr que ce sera délicieux, ça sent bon en tout cas. ». Et c'est vraiment le cas, une délicieuse odeur embaume la pièce, il respire d'aise en fermant les yeux avant de les ouvrir à nouveau et de les porter sur elle. « Au contraire, Felicity, ça me fait plaisir de te voir dans cette maison. Ça me rappelle de bons souvenirs Que lis-tu ? », demande-t-il en essayant de déchiffrer le livre qu'elle tient dans sa main. Sun Tzu, l'Art de la guerre. Il soupire. Lire le mot guerre le renvoie à des scènes qu'il préfère oublier. Partisan de la paix, il regrette qu'elle ne soit pas mobiliser plus souvent. Il fait rouler son fauteuil, s'avançant vers elle pour se rendre dans le salon au ils seront plus à l'aise. Felicity peut ainsi s'asseoir, lui, c'est déjà fait. Il rit à cette idée sans toutefois la formuler à haute voix au risque de la choquer. C'est le genre de propos qu'Ida n'aime pas entendre. « Je suis heureux de te revoir en meilleur forme... »
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MessageSujet: Re: Toc, toc. || Fredian   Mar 18 Oct - 0:24

“Seul l'amour peut garder quelqu'un vivant..”
Felicity regarda Fredian doucement. Trop peut-être. Ce n’était certainement pas par pitié. Faire une telle chose serait inacceptable. Injuste. Indigne d'elle. Elle  n'avait jamais vu son handicap comme une faiblesse. Au contraire, . C’était une force à ses yeux. Il était en vie. Il avait survécu. Et c’était le plus important. Il fait partie de ces personnes qui donnent un sens au monde. Même si ce dernier est à feu et à sang. Fredian rendait les choses plus supportables. Elle s'en était rendu compte à l'instant où il est entré dans sa vie. Et aujourd’hui qu'elle avait une seconde chance : elle ne comptait pas la gâcher. Cela était hors de question.

« Merci. »

Dit-elle doucement. Elle voulait que tous les habitants de cette maison soient d’accord avec cela. La dernière chose qu'elle souhaitait, c’était de semer la zizanie dans une famille n’était réellement pas son but. Elle cherchait juste un abri pour pouvoir lécher ses blessures. Elle n'avait jamais été douée avec les liens familiaux. Alors, elle avait beaucoup à apprendre. Chez les Rothschild, elle pourrait trouver la paix. Elle en était certaine. Même si tout autour d'elle s’effondrait. Plus rien n’était beau dans ce monde. La preuve se trouvait dans leurs retrouvailles. Ils s’étaient revus dans le sang. Dans la douleur. Dans des larmes de joie, des larmes de souffrance. Elle avait guéri de ces blessures. Seules quelques cicatrices étaient visibles. Seuls témoins de l'attaque CAHO. Les stigmates qu'elle portait étaient plus récentes. Est-ce qu'Ida avait parlé ? Fredian était-il au courant ? Elle n'allait pas en parler. Elle voulait mettre cela derrière elle. Il était évident qu’elle ferait tout pour ne pas aborder le sujet.

« Ne fais pas de plans sur la comète, si cela se trouve ce n'est pas bon. » Elle se rassoit. Elle croise gracieusement ses jambes et son livre sur ses genoux. « Cela me rappelle de bons souvenirs aussi. Je crois que l'on en a tous les deux besoins. »

Elle caresse du regard le lettrage du livre. L'art de la Guerre. Comme si tuer était un art.

« Je suis curieuse par rapport à Sun Tzu. Il était Général, certes. Son travail, c’était  guerre. Mais ... de là à dire que c’est un art ? Il y a une marge non ? Je veux dire : ce que tu fais, c'est de l'art. C'est ... Beau. Tout simplement beau. Il n'y a rien de beau dans la guerre. Rien. Cela n'apporte que des cauchemars. »

Felicity sourit, elle baisse son regard.

« Vrai que l'on est bien mieux ici ... Au chaud. À couvert, sans le danger à nos miches mêmes si ... Même s'il est à notre porte. »

Elle serre les dents. Ce pessimisme ne lui ressemblait pas. Elle avait toujours été d'une nature joviale. Elle avait toujours vu la coupe à moitié pleine. Maintenant ? Ce n’était plus une chose aisée ou bien qu'elle avait envie de faire. Felicity perdait ses forces même si. Itzapapalotl tenait la barre. Le bateau coulait déjà. Felicity se leva et alla servir deux verres de vin avant de revenir. Elle en tendit un à Fredian avant de s'asseoir au sol. Elle posa sa tête contre son genou.

« C'est inapproprié, tu crois, de dire que ... que je me sens chez moi ici ? » Felicity prend quelques gorgées de son verre. « T'avoir retrouvé, c’est une des meilleures choses qui me soient arrivé depuis longtemps ... Très longtemps. C'est ... Agréable d’avoir un peu de bonheur, profiter des choses simples. »

Elle ferme les yeux tout en soupirant longuement. Maintenant, quand elle rentrerait, elle ne serait plus seule… Et cela avait quelque chose de terriblement réconfortant et agréable.

« Comment c’est passé ta journée ? »
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MessageSujet: Re: Toc, toc. || Fredian   Mer 2 Nov - 19:00
TOC, TOC
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Ne pas se faire de plans sur la comètes, il a toujours adoré cette expression. Elle a le don de le faire voyager, comme si il s'envolait vers les astres puissants, comme si il pouvait retrouver une force qu'il n'a plus depuis longtemps. Qu'il retrouve néanmoins sur le jeu pour mieux perdre à chaque déconnexion. Et puis, la réalité refait surface. La guerre. L'art de la guerre. Il soupire, ricane presque tristement alors que ses yeux s'attardent sur les lettrines avant de se poser sur Felicity qui s'explique. Oh, il ne cherchait pas à l'offenser, il se rend compte que son attitude peut porter à confusion, mais fidèle à ce qu'elle est, la jeune femme ne lui en tient pas rigueur, le complimente même sur ses œuvres. Il est touché par ses paroles, se risque même à lui sourire attendri. Ce qu'il aimerait la consoler, chasser ses cauchemars, peupler ses rêves de belles images. Mais il y a ce jeu, qui, même si il lui apporte le bonheur de se retrouver sur ses deux jambes, il pousse Felicity à se renfermer sur elle-même. Et cela l'attriste profondément. Il ne l'a jamais connu aussi... pessimiste. Felicity est un vrai soleil, elle enchante le monde par son sourire, et là, il a comme cette désagréable sensation que la fleur se fane. Il ne peut le tolérer. Mais il ne sait pas comment déjouer cette infortune.

Il saisit le verre de vin qu'elle lui tend, savoure l'arôme qui se glisse jusqu'à son nez, avant de s'attarder sur la jeune femme qui pose sa tête contre son genou. Il ne sait comment l'expliquer mais il y a quelque chose de réconfortant dans ce geste tendre, comme si il avait l'impression que plus rien ne pouvait lui arriver, que plus rien ne pouvait leur arriver. « Tu es chez toi, ici. », répond-il du tac au tac, le plus sérieusement du monde, avant de boire quelques gorgées du vin, appréciant le goût du vin, avant de poser son verre sur un meuble à proximité pour mieux apprécier les mots de Felicity. Il ose caresser doucement le haut de son crâne, enlevant les mèches brunes qui cachent son joli visage. « Je suis heureux d'être tombé sur toi ce jour-là, malgré les circonstances, parce que tu es là désormais. C'est un mal pour un bien comme on dit. ». Il récupère son verre pour boire une nouvelle gorgée, un sourire se dessine finement sur ses lèvres. Le vin est bon, le dîner le sera aussi il n'en doute pas, mais c'est surtout la présence de Felicity qui rend les choses plus agréables. « Oh, comme d'habitude, j'ai fini une nouveau tableau, je te le montrerai si tu veux. Et toi ? », demande-t-il avec intérêt, pensant soudainement à son emménagement dans la demeure familiale. « Tu as ramené toutes tes affaires ? Ou il faut t'aider à aller chercher ce qu'il te reste ? ». Le fait d'être en fauteuil roulant ne l'empêche pas de pouvoir se rendre utile, ou de le vouloir du moins parce qu'il ne peut nier le fait qu'il est beaucoup moins fort ni aussi indispensable qu'un homme valide. Malheureusement.
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MessageSujet: Re: Toc, toc. || Fredian   Dim 6 Nov - 13:28

“Seul l'amour peut garder quelqu'un vivant..”
Certains de ses collègues avaient toujours remis en question son goût pour les œuvres littéraires du passé. Felicity ne s’était jamais laissé influencer par ces scientifiques snobinards qui ne se basaient que sur les écrits populaires. L’Historienne était tellement curieuse qu’elle avait toujours pris un plaisir certain à lire des œuvres moins connues. Ce sont les petites histoires qui font la grande Histoire, avec le H majuscule si significatif. Lire l’Art de la Guerre par Sun Tzu ne lui serait jamais venu à l’esprit si elle n’avait pas pris un goût certain pour les combats à mort de DARWIN’S GAME, même si elle ne pouvait pas dire qu’elle était la meilleure dans ce domaine. Probablement parce qu’elle n’avait jamais fait de la guerre, de la violence son cheval de bataille. Elle était du genre pacifique. Lever la voix n’était pas dans ses habitudes, faire les gros yeux non plus. Elle avait rapidement compris que le pire pour quelqu’un d’énerver était l’indifférence de son vis-à-vis. Et puis, pour dire la vérité, elle avait autre chose à faire de son énergie que d’avoir une crise de nerfs. Felicity préférait largement s’émerveiller devant les œuvres de son ami. Après sa famille, elle était probablement son fan numéro 1.
Malgré tout, même les œuvres de Fredian ne pourraient pas chasser ses cauchemars. Ses démons. Arrêter le changement qui s’opère en elle. À commencer par son pessimiste et ses idées de plus en plus noires. De ces envies qui ne lui ressemblent pas. Elle dépérissait. L’Historienne n’arrivait plus à respirer dans cette prison de noirceur. Elle étouffait sans trouver de bouffer d’air pur en se plongeant dans la lecture ou dans ses écrits. Elle suffoquait et espérait de tout son cœur qu’être en présence des Rotschild changerait quelque chose. Arrêterait le processus de destruction. Elle se lève pour se changer l’esprit, servant deux verres de vin pour faire passer le goût amer de la dépression qui s’était installée dans son organisme comme une araignée faisant gentiment sa toile. En revenant auprès de l’artiste, elle se permet de s’asseoir à ses pieds, de poser sa tête contre son genou avant d’avouer qu’ici, elle se sentait chez elle. Quand Fredian confirme sa pensée, un immense sourire s’étire sur son visage. Elle ferme les yeux en sentant ses doigts glisser dans ses cheveux. Elle soupire de bonheur. Elle se détendait petit à petit, laissant derrière elle ces pensées morbides pour se concentrer sur l’instant présent. Ils n’avaient plus que ça. A défaut d’avoir un futur brillant de bonnes choses. Il était tellement incertain que Felicity savourait encore plus les moments de paix et dans leurs cas de tendresse. Elle avait passé tellement de temps loin du peintre…

« Tu vois toujours la coupe à moitié pleine hein ? »


Dit doucement Felicity avant de se redresser pour prendre une gorgée d’alcool. Elle ne mit pas de temps à reposer sa tête contre la jambe de Fredian. Elle hoche positivement sa tête quand il propose de voir la nouvelle peinture :

« Je serais honorée de la voir ! »


Elle était sincère, l’Historienne aimait l’art et l’histoire. Deux passions. Une pour laquelle elle excellait ; l’autre pour laquelle Fredian était maître. Son ami s’empresse de demander si elle est bien installée, s’il peut aider en quoique ce soit. Cela la fait doucement sourire :

« Non, merci c’est adorable, mais j’ai déjà tout installé. Je n’ai pris que le strict nécessaire. Tu sais bien que je n’ai pas beaucoup d’affaires déjà à la base. Alors je ne vais pas vous envahir avec mes livres. Du moment que j’ai ma machine à écrire. » Elle s’assit en tailleur pour pourvoir le regarder : « Je me remets doucement… Hier je suis allée à l’hôpital pour enlever les fils sur ma cuisse. J’ai commencé un second livre, mais j’ai du mal à me concentrer pour écrire alors je n’avance pas autant que j’aimerais. » Elle souffle longuement : « J’ai toutes mes recherches pourtant : je dois juste donner mon jugement. Mais… Quand tu lis le début et où j’en suis maintenant : j’ai au moins changé deux fois d’opinions. » Cela la désespérait un peu plus.
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MessageSujet: Re: Toc, toc. || Fredian   Lun 14 Nov - 17:35
TOC, TOC
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Il fut un temps où elle aurait vu elle-aussi la coupe à moitié pleine à défaut de la voir à moitié-vide désormais. Si elle n'est plus apte à garder de l'optimiste, Fredian en aura assez pour eux deux. C'est ce qu'il s'obstine à penser. Il a assez d'optimiste pour tous ses proches, il croit encore que le jeu est là pour les aider, pas pour les abattre. Même si il peut lui arriver d'en douter. Le sourire de Felicity est sans doute l'une des plus jolies choses qu'il ait pu voir au cours de sa vie. Le sien et celui d'Ida se concurrencent sans qu'il n'ait à faire de choix et sans qu'il n'ait besoin d'en faire, en vérité. « Il y a beaucoup d'espaces dans cette maison, tu sais. Dix ou vingt livres en plus ne se verraient même pas. », fait-il en haussant les épaules, s'autorisant un petit rire alors que Felicity relève la tête pour le regarder. Tant qu'elle a sa machine à écrire, après tout. Il s'étonne encore qu'elle persiste à l'utiliser alors qu'ils ont aujourd'hui accès à des machines beaucoup plus fonctionnels, tels que les ordinateurs. C'est sans doute la nostalgie de l'ancien, Fredian ne peut guère juger, écoutant avec attention les mots qu'elle prononce, les soucis qu'elle expose.

Il aimerait tellement l'aider, mais il ne sait pas comment. Il a l'impression d'être complètement inutile, tant physiquement que mentalement. Il n'a jamais été vraiment doué à l'école, il n'a jamais vraiment suivi l'histoire, même si il imagine qu'avoir une prof comme elle l'aurait peut-être un peu plus motivé, il n'est pas doué pour les discours, tout ce qu'il sait faire, c'est peindre. Et cela lui suffisait avant. Maintenant, dans ce nouveau monde, cette terreur, Fredian se sent futile, superflu. « Peut-être que tu te poses trop de questions. ». Il hésite un instant, cherchant ses mots alors même qu'il s'agit d'un sujet dont il n'est guère un expert. « Tu sais bien que je ne m'y connais pas vraiment, mais peut-être que tu devrais écrire avec ton cœur, enfin... peut-être qu'il n'y a pas de jugement exact mais une diversité de possibilités. Comme une palette de couleurs. ». Fredian se tait. Il sait pertinemment que ses propos ne tiennent pas la route et qu'il ne l'aide en rien. Il s'empare alors de son verre pour noyer son hésitation dans l'alcool, avant que son portable ne résonne soudainement. « C'est Ida. Elle est coincée au boulot, elle nous dit de commencer à manger sans elle. Elle ne sait pas combien de temps cela va lui prendre encore. », explique-t-il à la jolie brune en lisant le sms avant de tapoter rapidement sa réponse. D'un côté, cela l'enchante de rester seule en compagnie de Felicity, de l'autre, il aurait aimé que sa sœur soit là. À défaut d'avoir les autres personnes de sa fratrie en cavale dans la ville, il ne sait où. « Du coup, si ça te dit, ça me dirait bien de goûter ton plat ! J'ai une faim de loup. ». Il rigole, fait rouler son fauteuil dans l'intention de se rendre dans la cuisine pour aider la parfaite petite ménagère d'un soir à apporter leur dîner.
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MessageSujet: Re: Toc, toc. || Fredian   Dim 20 Nov - 23:53

“Seul l'amour peut garder quelqu'un vivant..”
Positiver, garder un sourire sur la façade usée de son visage. Que la vie devenait de plus en plus difficile. Ce n’était pas seulement le poids de la solitude, mais c’est celui du changement. Felicity avait peur de ce qu’elle devenait, de l’influence que pouvait avoir Itzapapalotl dans sa vie. Parfois, elle se rendait compte qu’elle n’avait pas son mot à dire sur son comportement ou bien sur les mots qui sortent de sa bouche. La joueuse devenait à son tour victime de son personnage qui prenait possession d’elle. Parfaite marionnette, elle abdiquait à chaque fois au profit de la guerrière qui sommeillait en elle. Jamais elle n’avait réalisé cette force qui était terrée en elle : précieusement conserver en son sein pour sortir au moment propice. Pourtant, en cet instant : tout près de Fredian ; elle n’avait rien de la féroce GAIA. Elle était juste… Elle. Un rat de bibliothèque qui préfère la compagnie des livres à la populace de Chicago. Quand on voit ce que les hommes font de leurs créations : ce n’était pas si étonnant que cela de vouloir se tenir, éloigner d’eux.
Relevant son visage pour offrir un sourire sincère à Fredian, elle se permet de perdre ses iris dans ceux de son ami. Il lui avait manqué… Tellement. Il avait fallu que Felicity se tienne loin de lui pour qu’elle réalise l’importance des Rotschild dans sa vie. Pour enfin comprendre qu’ils peuvent l’aider, qu’Ida et Fredian lui permettront de traverser ces moments difficiles. Grâce à eux, elle ne mettrait pas fin à ses jours.

« Tu sais aussi bien que moi que j’ai plus de livres que cela… »


Dit-elle en rigolant sincèrement. De bon cœur. Elle retrouvait un peu de couleurs. La seule de ses possessions qui n’avait pas d’égale était sa machine à écrire. Elle était ce genre de personnes qui préférait les choses anciennes plutôt que la modernité. Ironique quand on sait qu’elle joue à DG. L’ordinateur ne pouvait cependant pas valoir l’odeur de l’encre ou bien les bruits ainsi que le cling distinctif quand on allait à la ligne. Oui. Felicity aimait ces sons. Cela la détendait, elle avait l’impression d’être plus efficace en un sens. L’Historienne garde son sourire qui s’agrandit un peu pus en l’entendant affirmer qu’elle se posait trop de questions :

« Oh oui ! Tu as probablement raison. Trop de questions, tuent les questions hein ? » Elle souffle longuement et perds l’éclat de son sourire : « Oui, tu as raison. C’est la différence dans les opinions qui font avancer l’Histoire et qui permettent de découvrir de nouvelles choses... Mais encore faut-il que je sois en mesure de les faire évoluer ensemble. Sans qu’elles se contredisent au point où mon manuscrit ne veut plus rien dire… » Elle passe sa main dans ses cheveux : « Je pourrais te donner ce que j’ai écrit déjà si tu veux, si tu n’es pas trop ennuyé par la lecture. »

Felicity se rendait compte qu’elle était repartie dans ses discours d’historiens : barbant et terriblement longs. Elle se laissait de plus en plus allés à ses divagations, à voix haute naturellement histoire de rendre le tout encore plus embarrassant. Sa langue avait tendance à se délier de toute façon quand Fredian était là. Il avait cette emprise sur elle.
Son portable sonne, la faisant revenir à la réalité. Elle attrape son verre et se lève avant de le porter à ses lèvres. Elle ne cherche pas à savoir qui est la personne derrière ce message. Cela ne la regardait pas. Felicity avait la « chance » de ne pas être curieuse sur ce genre de choses. Même si son cœur se serrait un petit peu à l’idée qu’une autre pouvait profiter de la présence, de l’attention du peintre. Une chose bien stupide. Elle avait abandonné Fredian et par ce geste toutes chances de pouvoir être plus que la meilleure amie de sa sœur. Au fond… Peut-être que cela était pour le mieux. Elle continue de boire, perdant son regard dans les couvertures des livres de la bibliothèque. Le silence s’installe, rapidement brisée par la voix de son ami qui finit par dévoiler l’identité de l’émetteur. Elle sourit en coin :

« Dis-lui que le repas est prêt et souhaite lui bon courage. »


Felicity n’avait jamais eu le problème de tenir au courant ses proches de savoir quand elle rentrait… Ces derniers temps tout du moins. Elle hoche la tête et regarde doucement Fredian alors qu’il demande s’ils peuvent commencer à manger.

« Bien sûr ! » Elle se dirige vers la cuisine, pose son verre sur la table en passant avant d’enfiler les gants de cuisine pour ouvrir le four. Une fois l’excès de fumée sortie, elle attrapa le plat pour le sortir. Respirant doucement l’odeur : elle arbore un sourire satisfait. « C’est prêt ! » Elle s’empresse d’aller chercher deux assiettes et sert les lasagnes. « Tu veux de la salade avec ? » Felicity demande tout en sortant le saladier pour se servir en attendant la réponse de son ami. « Va t’installer, j’apporte tout ça. Laisse-moi prendre soin de toi… » Dit-elle d’une voix tendre. Oui. Elle avait envie de veiller sur Fredian, sur Ida : sur ces deux êtres qui la retenaient à la vie.
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