Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



Le forum appartient à sa fondatrice Alaska. Le forum est optimisé pour Chrome. Toute copie partielle ou complète est interdite.
LE FORUM EST FERME POUR LE MOMENT. MERCI D'AVOIR ÉTÉ LA.


 And one more time with feeling (pv)
Répondre au sujetPoster un nouveau sujet

Invité
Invité


MessageSujet: And one more time with feeling (pv)   Dim 9 Oct - 22:39

“it’s hard to hate someone once you understand them.”

― Lucy Christopher,  Stolen: A Letter to My Captor


"J'ai un message pour Isaÿr." Le ton est sec, tranchant comme du papier. Le regard électrique planté dans deux yeux alertes. La petite assemblée se fend d'un murmure, qui se propage avec la rapidité de ces idées, de ces théories d'où naissent les interrogations. Le visage trempé, Apollo fait face sans sourciller, le fusil en bandoulière, tête tournée vers le sol. La pluie s'était mise à tomber à grosses gouttes quelques heures après son départ du campement, tâchant l'encre du bandeau sur le manteau noir couvert de poussière : l'insigne ATOM bien en place, visible, sur le bandeau blanc. Celui de ces Hermès annonciateurs, messagers pacifistes courant la map avec la rapidité de leur exemple mythologique. Il s'ébrouerait presque les ailes s'il en avait. Mâchoire serré, il les observe se concerter silencieusement, faciès coulés dans l'argile d'une glaise qui lui est inconnue, recouvert de cette terre boueuse qui habite leur contrée en temps d'averses. Gaia. Les armes pendent solidement à leurs ceintures, couteaux et machettes, et sans doute pourrait-il aisément lui trancher la jugulaire s'ils en avaient l'occasion, ou l'envie, ou les deux. A ces possibilités, Apollo avait longuement pensé. Parfois le risque en valait juste la chandelle.

A quelques kilomètres du camp, il avait élevé un feu une heure auparavant. Pas assez large pour embraser une forêt mais assez pour laisser s'échapper une épaisse fumée noire. Pas assez près pour inquiéter la team mais assez pour angoisser quelques soldats traumatisés par le souvenir des flammes dansantes sur les corps carbonisés de leurs compagnons d'armes. Pourtant le regard d'Apollo s'agite d'un visage à l'autre. Il a peur que ça ne prenne pas. Il a peur que ça foire. Il a peur que toute cette pluie finisse par ruiner ses plans, cette tentative, idiote, insensée, qu'il regrettera sans doute. Le reste, il ne sait pas. Ce n'est pas que la suite ne l'intéresse pas, mais c'est qu'il ne l'a pas envisagé. Il n'a pas pensé à ce qu'il fera, ni à ce qu'il dira ; à comment sortir d'ici s'il décide de tout laisser tomber. Il n'en est plus à ce stade là dans sa vie. Finalement ce qu'il attendait arriva : "Incendie !" Le mot fait rapidement le tour du petit groupe qui l'entoure, les regards suspicieux se changent en peur. Bientôt, il n'est plus la menace n°1. On s'affaire et on se parle, on s'arme et une grosse équipe est dépêchée sur les lieux. Quelques éclaireurs partent en tête. Apollo tape sur l'épaule d'une jeune femme aux cheveux rouges. "...Et sinon, pour mon message... ?" Elle le jauge rapidement et l'envoie bouler d'un doigt pressant vers l'ouverture de la cabane. Avec son plus beau sourire, il s'éloigne sans demander son reste.

Il grimpe un à un les marches dans le silence le plus total. L'odeur du bois lui monte à la gorge. Le rez-de-chaussée est encore silencieux, c'est le plein après-midi, beaucoup de joueurs sont dehors, vaguant à leurs occupations. Apollo lève la tête vers les escaliers qui s'étalent devant lui. Coup d'oeil à gauche, à droite. Il n'a pas envie de croiser Izta, mais il se doute qu'il ne risque pas de la trouver par ici. Fusil sur l'épaule, il sifflote en avançant parmi les couloirs. La prospérité relative des Gaia s'imposent alors qu'il sent une goutte de sueur dévaler sa joue. L'endroit est bien chauffé, presque douillet. Rien à voir avec l'air humide du chantier naval où l'on se battait pour la moindre chaleur. En chemin, à sa grande surprise, il ne croise personne. Puis finalement, au détour d'un couloir, une pièce attire son attention. Il pousse la grosse porte déjà entrouverte et, enfin, elle est face à lui.

Le visage le hante. Plus que tout ce qu'il n'a jamais haït, tout ce qui l'avait terrassé. Il voit cette femme et il voit ses rêves, brisés de milles éclats à ses pieds tremblants. Pourtant ce n'est qu'une enfant, Kobe le sait. Apollo a choisi de l'ignorer. "C'est donc ça, la Reine des Abeilles." Il ne la jauge même pas. Son regard erre sur les boiseries, les étagères, la large fenêtre où la pluie frappe à grosses gouttes sur le carreau. Son manteau dégouline sur le parterre de bois. "J'ai pas envie de t'entendre, alors te donne pas la peine de parler." Enchaine t-il, assez vite, d'une voix chargée de haine plus que d'arrogance. Une voix qui était déjà passé à l'étape supérieure. Il lève son fusil. Plus rien à perdre.


Dernière édition par Kobe Morrigan le Lun 10 Oct - 15:39, édité 2 fois
avatar
<b>bavardages</b> 6627 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : heda debnam-carey.
CREDITS : @praimfaya (av), stilinski d'amour (gif isayr), astra (signature).
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : anti-dg, passive.


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Dim 9 Oct - 23:48
Isaÿr leva les yeux vers le nouveau venu qui n'avait pas pris la peine de faire annoncer sa présence ni même de frapper pour entrer. Ce qu'elle remarqua en premier fut la voix dure et froide de l'homme qui avait un jour été son oncle, puis le fusil pointé dans sa direction. Son cœur fit un bond dans sa poitrine et la peur l'envahit d'un coup. Pourtant, elle ne cilla même pas. Une pensée vaqua jusqu'au tatouage gravé derrière son oreille représentant un maigre « 4 ». Bientôt, un triste 3 viendrait le remplacer. Sûrement devrait-elle faire ses adieux à sa fille plus vite que prévu. La brune contourna son bureau pour se rapprocher de Kobe en silence, sans le quitter des yeux. La qualité qu'on pouvait lui reconnaître était de cacher à la perfection sa terreur, sa colère mais aussi sa tristesse. Sa course vers la mort était trop bien engagée pour qu'elle puisse espérer survivre, cette fois.  « Je suis désolée, mais je ne peux pas me taire alors que tu es en train de salir mon tapis. » Elle baissa ses prunelles émeraudes vers ses bottes boueuses et dégueulasses qui avaient laissé des traces partout, avant de les plonger dans à nouveau dans les siens sans une once d'anxiété. La Chef n'arrêta d'avancer que lorsque son cœur toucha le canon du fusil qu'il pointait sur elle. De toute façon, elle n'avait que peu de chances de survivre, alors être ici ou à l'autre bout du bureau …  « J'espère que tu as bien conscience de ce que tu es en train de faire. » D'un geste de la main, Isaÿr désigna le bureau autour d'elle, et par extension le territoire GAIA.  « Tu aurais pu choisir n'importe quel endroit pour me menacer, et me tuer sans doute. Mais c'est dans mon bureau que tu décides de m'attaquer, avec l'insigne des messagers accrochée à ta veste. Bravo, quel courage. » Mera avait parfaitement conscience qu'elle ne faisait que l'énerver davantage, mais elle n'était pas prête de laisser passer ça. C'était la plus grande provocation qu'on puisse lui faire, et ça frôlait carrément – pour ne pas dire complètement – l'incident diplomatique.  « Hé bien vas-y, tire, puisque tu es venu pour ça. Ca fera sûrement de toi un homme meilleur. Tu te sentiras mieux dans ta peau et tu dormiras mieux la nuit, je t'assure, quand t'auras buté une fille de vingt ans à bout portant comme l'homme bien que tu te targues d'être quand je passe pour la sale petite morveuse de service. Tire Kobe. Tu en rêves depuis si longtemps. » souffla-t-elle sans jamais hausser le ton, ni changer d'attitude. La froideur dont Isaÿr pouvait faire preuve était désarmante, compte tenu de la colère qui la rongeait. Aux yeux de son ex-oncle, elle avait toujours été responsable de tout. Pour Felicity aussi, sans doute. Mais il y avait un moment où il fallait cesser de diaboliser une gamine de vingt ans paumée et sans repères qui avait perdu consécutivement sa mère et son père et cherchait juste sa place dans le monde. Elle n'était pas responsable de la mort de leur enfant, pas plus qu'elle n'avait provoqué sciemment leur séparation. Puisqu'il fallait un responsable aux yeux de Kobe, elle allait jouer le jeu. Mais ensuite, elle lui ferait largement comprendre qu'il avait fait l'erreur de sa vie. La brune arracha de leur fourreau ses poignards qu'elle fit tourner dans chacune de ses mains en haussant les sourcils en guise de défi. Elle n'attaquerait pas la première, lui laissant encore l'occasion de baisser la crosse du fusil qui faisait pression contre sa poitrine et de faire demi-tour. Mais s'il essayait de la tuer, alors elle ne se laisserait pas faire aussi aisément. Si son doigt bougeait ne serait-ce que d'un millimètre sur la détente, Isaÿr aurait déjà bougé avant. La rapidité GAIA était légendaire, et la Chef GAIA n'avait plus rien à prouver quand il s'agissait d’œuvrer vite et bien.


trust no kings, kings put girls in towers. trust your wings. for girls with wings will soar passed kings as they watch up from towers. (—— atticus)


Invité
Invité


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Lun 7 Nov - 0:29
Il se sentait incroyablement calme, pour quelqu'un prêt à commettre l'irréparable.

Entre ses doigts, le fusil est stable ; la poigne ferme oppose la résistance de celui qui s'est décidé depuis longtemps déjà. Il la fixe, curieux. Il se demande ce qu'elle en pense, de lui, de ça, de cette arme pointée, menaçante, vers son visage encore enfantin. Si c'est la détresse, sinueuse, qui règne sur son cœur. Derrière l'apparente tranquillité dont son regard gratifiait la fillette, il trouva un certain plaisir à cette pensée et un maigre sourire étira ses lèvres sèches.

Il ne l'avait jamais haït, jamais autant qu'il l'avait voulu. Pourtant les raisons n'avaient pas manqué. Au jeu du chat de la souris, Mera avait remporté toutes les médailles et ramener toutes les coupes ; et sur l'échelle de l'arrogance et de l'insubordination, elle avait apposé un certain savoir-faire. Mais comme pour tous les esprits abruptes et grinçant, le délit avait débuté avec un drame. Un malheur, vraiment. Un cataclysme qu'il comprenait, pour l'avoir vécu à peu près au même âge, lorsque des affres d'un bateau détruit par les vagues on avait remonté le corps sans vie d'un père qu'il n'avait jamais eu de cesse de vénérer et vénérer encore. Car ses questionnements avaient été un jour les siens, il lui avait trouvé des excuses. De l'incompréhension de voir partir le familier, ce qu'on pensait indestructible et acquis, immuable, naissait trop souvent le dénis d'une impuissance ravageuse. Et comment s'opposer au vide, comment gérer le silence, et l'absence, sinon par les cris, sinon par la colère, fulminante.

Seulement, la souffrance avait ses limites. Kobe aussi. Les siennes avaient été dépassé le jour où l'inconsidération d'une enfant avait failli à l'amour de sa famille. Le jour où Felicity en avait eu trop, et son corps en avait eu trop, et leur enfant en avait eu trop. Le jour où le visage du médecin avait pâlit, là, sous ses yeux impuissants, et qu'il y avait eu un nouveau deuil à rajouter à l'ancien. Car il l'avait regardé la détruire. Depuis le début, il l'avait regardé frapper, toujours plus fort, sur ce petit bout de femme qui avait accepté d'en prendre assez, non, de tout prendre, la colère, et l'incompréhension, et la tristesse ; mais il devait bien exister, quelque part, une morale qui stipulait que la souffrance n'était pas une excuse à la cruauté. Il devait exister, quelque part, un dieu qui ne croyait pas assez dans la douleur pour en faire une justification. Et à son tour, elle avait détruit son familier, son indestructible, son acquis. Son immuable.

Elle s'est approchée et le canon du fusil heurta son poitrail. Kobe ne bougea pas, l'arme bien en joue, le doigt sur la gâchette. Seul le murmure s'échappe de ses lèvres. "Oh, le courage n'a pas grand-chose à voir dans cette histoire." Qu'elle ose lui parler de courage. Qu'elle ose invoquer sa position, quelle position d'ailleurs, celle de Reine des ignorantes parmi sa tribu de pantins désillusionnés ? Ce n'était qu'un jeu. Tout ça, un jeu, avec des conséquences, certes, mais un jeu, avec ses titres, ses fonctions, ses hiérarchies qui ne signifiaient rien. Du vent. Du vent comme ce pouvoir qu'elle semblait être si certaine de posséder. On le tuerait sans doute pour ça. Oui. Il le comprenait bien maintenant, l'insigne, la cabane, l'alliance. Il pensa à Drathir, qui lui mettrait sans doute le couteau au milieu des deux yeux si elle le voyait ainsi, décidée, l'arme encore levée vers le torse de la fille. A Felicity, qui hurlerait plus fort que jamais. "T'as tout détruit." Articule délicatement Kobe. "C'est tout ce que tu sais faire. Détruire." C'était dur, et c'était cruel, c'était sans doute une erreur mais elle l'avait fait sentir si petit, si impuissant. C'est la seule justification qu'elle méritait.

Il va pour appuyer sur la gâchette mais quelque chose vacille. La proximité sans doute. Il peut l'entendre respirer, et Kobe fronce les sourcils. Ça ne va pas. Non. "Recule, s'il te plait." Dit-il doucement. Il veut prendre le temps. Il veut se comprendre, comprendre sa décision, et qu'elle comprenne, elle aussi. Il veut qu'ils comprennent tous. Ce n'est pas l'acte d'un dégénéré. Ce n'était pas l'arrogance, pas la satisfaction, pas la vengeance. Ce n'était qu'un appel à l'aide. Un acte d'amour.




50 places vie 20/20
Relique du survivant : bloque 1 de dégât (niveau inférieur).




Dernière édition par Kobe Morrigan le Lun 7 Nov - 0:56, édité 2 fois
http://www.darwinsgame.net/profile?mode=editprofile
avatar
DEVELOPERS
<b>bavardages</b> 6594 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : DARWIN'S GAME.
CREDITS : GeniusPanda.
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Lun 7 Nov - 0:29
Le membre 'Kobe Morrigan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'DEATH MATCH ' :
avatar
<b>bavardages</b> 6627 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : heda debnam-carey.
CREDITS : @praimfaya (av), stilinski d'amour (gif isayr), astra (signature).
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : anti-dg, passive.


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Dim 27 Nov - 18:48
and one more time with feeling
kobe & mera

Isaÿr s’exécuta sans broncher quand Kobe lui demanda de s’écarter. Il avait au moins la décence de ne pas lui tirer une balle dans la poitrine de sang-froid, à bout portant. Et elle lui en fut sincèrement reconnaissante, une trouille terrible grandissant dans son coeur. C’était signe qu’elle pouvait encore le faire flancher. Parce qu’il n’était pas un monstre, elle le savait, quand bien même il avait l’air plus fou que saint d’esprit en cet instant. Mera recula d’un pas, puis d’un autre, mais ne s’écarta pas davantage. Elle voulait pouvoir le regarder dans les yeux, être attentive à ses gestes, ses réactions, et garder une certaine proximité dans la situation actuelle – pour ne pas dire intimité.  « Non Kobe, je n’ai rien détruit. » souffla-t-elle en secouant la tête de gauche à droite lentement. Mera était fatiguée d’être accusée de tous les maux de la Terre à tout bout de champ. Une fille de dix-neuf, à l’époque, n’avait aucun impact sur le monde. Felicity et lui avaient détruit leur couple et leur existence tout seuls, elle n’avait été que l’un des moteurs de leurs incessantes disputes.  « J’ai été la base de certaines disputes, c’est indéniable. Mais ce n’est pas moi qui ai décidé que vous vous déchiriez, pas moi qui ai tué le bébé dans le ventre de Felicity, ni ne vous ai faits rompre. C’est la nature qui a voulu que vous perdiez l’enfant, et vous qui avez été incapables de vous comprendre au point de vous séparer. Tu ne peux pas m’accuser de ça, Kobe. » Il n’y avait aucune animosité dans sa voix, seulement un calme mesuré qu’elle peinait à garder tant la situation était dérangeante mais nécessaire. Elle garda les mains posées sur les pommeaux de ses poignards sans bouger. Quoi qu’il advienne, elle ne laisserait pas le messager ATOM s’en tirer si facilement. Il brisait la confiance fragile instaurée entre les GAIA et les ATOM depuis le festin. Même les messagers ESHU et CAHO ne la mettaient pas en danger en venant ici, pour la simple et bonne raison que leur rang de messager exigeaient d’eux diplomatie et respect. Elle était prête à pardonner cette intrusion, mais ce ne serait pas le cas de tous les GAIA – certains plus impulsifs qu’elle – qui n’hésiteraient pas à le faire payer chèrement au ATOM.  « Crois-le ou non, mais je suis sincèrement désolée de ce qui est arrivé. Je comprends que tu souffres et que tu aies besoin d’un coupable, c’est plus facile à supporter. J’aimerais porter ce poids sur mes épaules si ça pouvait soulager ta peine, mais ça ne te guérira pas. Et parmi toutes les horreurs du monde, je refuse qu’on m’associe au meurtre d’un bébé et à la fin d’un amour. Je suis responsable de bien des tares, mais pas celles-là. » Parce que moi aussi je suis une mère. Mera se garda bien de préciser le fond de sa pensée. Kobe n’avait pas à savoir qu’elle avait un enfant, surtout dans un moment comme celui-là. Il était bien la dernière personne à laquelle elle oserait l’avouer. La brune tira légèrement son poignard droite de sa ceinture pour en maintenir le manche fermement dans sa main. La tension était palpable. Étouffante. La suite ne dépendait que de lui, et lui seul.  « Pense à ce que tu es en train de faire et aux conséquences de tes actes. » Kobe était sur le territoire GAIA, cerné par les GAIA. Le moindre faux pas, et l’un comme l’autre étaient fichus. Non seulement ils pouvaient y laisser tous les deux la vie, mais en plus les GAIA ne le laisseraient pas partir comme ça. Au nom de leurs teams alliées, il fallait qu’il réalise qu’une telle chose ne pouvait pas arriver.  « Tu ne m’as jamais aimée et je le conçois. D’ailleurs, je ne t’aime pas non plus, pour être honnête. Je t’ai détesté dès la première fois que je t’ai vu. Mais est-ce que ça vaut la peine d’en arriver là ? Ce n’est pas moi, ton véritable ennemi. » Le danger était partout. Dehors. Chez les CAHO, et surtout chez les ESHU dont les ATOM se rapprochaient dangereusement. Eux étaient le véritable danger. Quel dommage de devoir en arriver à s’entretuer pour une chose pour laquelle ils ne pouvaient plus rien.

50 points de vie VIE 50/50
Reliques : relique du combattant légendaire (dégâts x5)



trust no kings, kings put girls in towers. trust your wings. for girls with wings will soar passed kings as they watch up from towers. (—— atticus)



Dernière édition par Mera Birdwhistle le Dim 27 Nov - 19:24, édité 1 fois
http://www.darwinsgame.net/profile?mode=editprofile
avatar
DEVELOPERS
<b>bavardages</b> 6594 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : DARWIN'S GAME.
CREDITS : GeniusPanda.
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Dim 27 Nov - 18:48
Le membre 'Mera Birdwhistle' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'DEATH MATCH ' :

Invité
Invité


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Dim 4 Déc - 17:55
Là, caché parmi les viscères, il y avait un monstre. Caché, accroupit. Dissimulé aux yeux de tous, surtout à ceux de son hôte. Il n'avait pas de forme distincte, juste une série de dents qu'il s'amusait parfois à refermer sur les nerfs de son hébergeur, dans des claquements tels des soubresauts, pour effrayer sa victime. Clac clac clac clac clac. Kobe a un sursaut nerveux. Entre ses mains, l'arme tremble soudainement, puis il se replace, plus stable que jamais, face à l'enfant aux grands yeux de biche. Il écoute son plaidoyer de bien mauvaise grâce en laissant le monstre grignoter sa part dans son coin. "Qu'est ce que t'en sais ?" Lance t-il brutalement. "T'es qu'une gamine. Qu'une gamine depuis que t'as choisi d'être un gâchis." Le geste brusque frappe presque le fusil contre le front de la gosse. "Elle était tellement fière de toi, tu sais. Elle vous aimait comme ses propres filles, toi, ta sœur. Et ta mère, ta mère... ça lui a retourné le cœur, vraiment. Je ne l'avais jamais vu aussi triste." Félicity et ses larmes à remplir tous les Océans de la Planète. Il l'avait longtemps tenu dans ses bras, serré, parlé ; rien. On ne peut rien faire contre la souffrance. "Mais toi. Toi t'as pas arrêté. Elle avait déjà la tête sous l'eau et tu appuyais plus fort que tout le monde." Parce que oui, ils avaient tous appuyé un jour. Elle, Aria en partant avec sa sœur, Rohan et sa froideur, Kobe et son égoïsme. Mais d'entre tous, elle avait été la déception. Elle, Mera Birdwhistle, cette fille dont on clamait haut et fort l'intelligence et sans doute pour de justes raisons. Elle n'avait pas eu celle de comprendre vers quoi elle menait sa tante. Car il faut un coupable et Kobe ne veut pas se dévouer.

Elle lui demande de penser aux conséquences de ses actes, mais il peine à se comprendre dans le jeu. A sentir l'insigne des messagers sur son manteau, et la brulure du tatouage des ATOM sur son corps. Tout ça ce n'est que du vent. Il a encore des priorités pour sa vie sereine de Chicago, pour cet homme timide, renfermé, fuyard qu'il était réellement. Mais il ne néglige pas à cet instant la possibilité qu'il a de laisser s'échapper un peu de cette fureur, un peu de cette haine, néfaste, qui lui dévore les tripes à l'image de ce monstre, enfouit, appuyant sur ses nerfs. Car il ne cherche pas à la tuer. Pas définitivement en tout cas. A quoi bon. Quelqu'un d'autre s'en chargera pour lui, il en est à peu près sûr. Un joueur avec moins de regret, plus de talent, moins de colère aussi... Quelqu'un pour qui tout ça, ça n'importe pas. Un véritable ennemi sans doute, celui qu'elle évoque à cet instant même. Pendant que Mera parle, Kobe cogite. Arrivé au bout de sa pensée, le coup finit par partir. Il a visé le bras, l'heurte de plein fouet. Le montre dans le fond de son bide gargouille de satisfaction. "Oui." Dit-il en rechargeant son fusil. "Oui, ça vaut la peine d'en arriver là."





50 places vie 20/20
Relique du survivant : bloque 1 de dégât (niveau inférieur).




Dernière édition par Kobe Morrigan le Dim 4 Déc - 18:11, édité 1 fois
http://www.darwinsgame.net/profile?mode=editprofile
avatar
DEVELOPERS
<b>bavardages</b> 6594 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : DARWIN'S GAME.
CREDITS : GeniusPanda.
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Dim 4 Déc - 17:55
Le membre 'Kobe Morrigan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'DEATH MATCH ' :
avatar
<b>bavardages</b> 6627 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : heda debnam-carey.
CREDITS : @praimfaya (av), stilinski d'amour (gif isayr), astra (signature).
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : anti-dg, passive.


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Lun 5 Déc - 13:40
and one more time with feeling
kobe & mera

Le coup de feu partit avant que Mera n'ait le temps de rétorquer quoi que ce soit, ou même de bouger. La balle se logea dans son bras et elle poussa un rugissement de colère et de douleur en lâchant le couteau qu'elle tenait dans sa main. Le bruit venait sûrement d'alerter toute la Cabane et les alentours, et elle ne donnait pas cher de la peau de Kobe. L'utilisation des armes étant interdite à l'intérieur de la Cabane d'Hener, ça ne passerait pas inaperçu. La jeune femme serra les dents pour ne pas flancher, la douleur lancinante lui donnant plus envie d'arracher son bras pour ne plus souffrir que de se battre. Mais Isaÿr ne se laisserait pas tuer. Pas ici, pas sur son territoire. L'arrogance était une mauvaise chose, à l'image du sourire froid qui se dessina sur ses lèvres.  « C'est après tout ce temps que tu te rends compte que tu me détestes ? Après quoi, quatre ans ? Tu aurais pu essayer de me tuer bien plus tôt. Alors pourquoi maintenant, précisément ? » Mais l'heure n'était plus à la discussion, malheureusement. Mera lui avait laissé assez d'occasions de revenir en arrière. Elle lui en laisserait une dernière, sa dernière chance. La chef se jeta sur lui avec la rapidité, l'élégance et la fureur typique des GAIA et abattit le pommeau du poignard qu'elle tenait dans sa main valide sur la tête de Kobe, juste à côté de sa tempe. Assez brutalement pour le sonner, pas assez pour le tuer. Dans l'impulsion provoquée par Mera, leurs corps heurtèrent la lourde porte de bois derrière lui et le crâne de Kobe la frappa avec plus de violence qu'elle ne l'aurait voulu. Son bras la brûla davantage ; un gémissement de douleur s'échappa de ses lèvres tandis qu'elle se baissait pour attraper l'homme, au sol, par le col de son vêtement.  « Arrête Kobe. S'il te plaît. Ne m'oblige pas à te faire plus de mal. Tu souffres assez comme ça, je n'ai aucune envie d'en rajouter. Ne me fais pas assez pour plus monstrueuse que je ne le suis déjà à tes yeux. » Elle le relâcha et s'écarta de lui, lèvres pincées, en détournant son attention de lui pour se concentrer sur son bras blessé. L'étoffe de son vêtement avait tourné à l'écarlate, et le sang perlait le long de son bras, jusqu'au bout de ses bras, pour s'écraser à grosses gouttes sur le sol. Sur son tapis ! Quel gâchis. Jamais de sa vie Mera n'avait eu de si beau tapis, et il fallait que Kobe vienne le détruire. Elle rajouterait ça sur sa liste de « toutes-les-raisons-de-détester-Kobe-Morrigan ».  « C'est vrai, j'ai fait des erreurs. Je n'en n'ai fait qu'à ma tête et j'ai fait souffrir des gens auxquels je tenais, et qui tenaient à moi. Je n'ai pris en compte que mes propres sentiments, parce que j'étais une foutue adolescente dont la mère venait de mourir, abandonnée par son père, ayant mal tourné parce que je n'avais plus de repères ni de forme d'autorité !, elle reprit son souffle quelques secondes, le coeur comprimé dans une poitrine qui ne la fournissait plus suffisamment en oxygène. Puis elle enchaîna : Mais t'étais où toi quand Felicity essayait de me contenir, hein ? T'étais où quand il fallait aller me chercher en garde-à-vue au milieu de la nuit ? T'étais là pour me dire que je faisais n'importe quoi, que ce n'était pas ça la vie, et que je faisais souffrir ma tante et me montrer le bon chemin à suivre ? T'étais là pour la soutenir dans son choix de nous élever, dans ton rôle d'oncle ? Tu l'as laissée tomber, au même titre que moi. T'es resté là comme un spectateur observant la déchéance de sa femme et de son monde. » La brune avait de sérieux problèmes avec les membres de sa famille, ces derniers temps. Elle en regrettait même l'époque où il n'y avait qu'Aria et elle face au reste du monde. Quand elles n'avaient personne à prendre en compte à part leur sœur. C'était plus facile qu'affronter les sentiments violents de leurs proches qui avaient vécu différemment les événements du passé. Une larme coula sur sa joue, qu'elle essuya rapidement du revers de sa main valide.  « Si Felicity m'a pardonnée, tu peux essayer d'accepter aussi. Pas d'oublier, ni de pardonner, juste d'accepter. Me détester ne ramènera pas ton bébé, ni ne te rendra ce que tu as perdu avec Felicity, et tu n'arrêteras jamais de souffrir. Lâche prise. » souffla-t-elle en plongeant son regard émeraude dans le sien. Dans le cas contraire, si Kobe décidait d'attaquer encore, elle serait obligée de le tuer. C'était un miracle (pour lui) que personne n'ait encore débouler, mais ça n'allait pas tarder. Mieux valait qu'il prenne une décision rapide et intelligente – parce qu'intelligent, il l'était.

50 points de vie VIE 45/50
Reliques : relique du combattant légendaire (dégâts x5)
dégâts du tour : 10 pts de vie (2x5).



trust no kings, kings put girls in towers. trust your wings. for girls with wings will soar passed kings as they watch up from towers. (—— atticus)



Dernière édition par Mera Birdwhistle le Lun 5 Déc - 14:32, édité 2 fois
http://www.darwinsgame.net/profile?mode=editprofile
avatar
DEVELOPERS
<b>bavardages</b> 6594 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : DARWIN'S GAME.
CREDITS : GeniusPanda.
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Lun 5 Déc - 13:40
Le membre 'Mera Birdwhistle' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'DEATH MATCH ' :

Invité
Invité


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Mar 3 Jan - 23:36
Elle hurle. Il n’entend qu’un sifflement aigue dans le fin fond de son tympan. Le bruit du fusil lui a vrillé l’oreille et Apollo plisse les yeux en espérant mieux entendre. Le barouf devrait attirer la cavalerie rapidement, il en a bien conscience. Ils devront faire vite. Finir le boulot, passer à autre chose. Vite.
Quatre ans de souffrance et il est arrivé au bout.
On disait pourtant qu’il était si gentil, avec sa gueule blonde et son accent encore bien présent, ce déhanchement de syllabe à rappeler les slaves, ou les polonais. C’est que sa mère avait gardé dans la voix une forte présence Hollandaise, et qu’il l’avait imité depuis la naissance comme le bon singe qu’il avait jamais été. Pas en dehors des limites. Toujours avec le sourire. Kobe Morrigan, cet homme bon sous tout rapport, qui pointait aujourd’hui désespérément son fusil au nez d’une enfant en espérant que ça change quelque chose à la culpabilité qui lui rongeait l’âme depuis si longtemps. Un pathétique spectacle. « C’est le jeu. » Lança t-il d’un ton froid, pour toute réponse à sa question. Ce que Kobe n’oserait jamais faire, ne pourrait jamais faire ; Apollo se le permettait. Là où l’un angoissait à l’idée d’une mort brutale, non-méritée, définitive ; l’autre se foutait bien des règles quitte à afficher un six sanguinolent sur sa peau blanche. « Ce n’est qu’une vie, sur les dix chances qui t’ont été accordé. Tu me la lègueras bien, non ? » Et ce fut sans doute la provocation, l’arrogance de trop ; elle se jeta brutalement sur lui, dans une impulsion farouche qui le surprit. Dans la chute, il lâcha son fusil. Son crâne vint heurter la porte en bois avec plus de brutalité qu’elle n’avait eu l’air de vouloir y mettre.

Tout était noir. Blanc. Noir à nouveau. Le monde tanguait et Apollo se redressait tant bien que mal, une main sur la poignée, l’autre contre son crâne. Un pas, il trébucha à nouveau, ventre à terre et un long gémissement plaintif s’échappa de ses lèvres. Elle l’attrapa par le col pour le relâcher aussitôt. Il tâtonnait lentement autour de lui, à la recherche de l’arme, d’une porte de sortie, alors que sa gorge continuait à jeter d’horribles grognements : « Tais-toi. » Il porta sa main à sa tempe : ses doigts laissèrent perler le sang sur le sol. Elle avait dû lui ouvrir l’arcade avec le pommeau du poignard. « L’autorité ? » Kobe ricana en essuyant le long de sa joue l’hémoglobine qui avait déjà coulé sur son visage. « Mais Mera l’autorité tu chiais déjà dessus, parents ou pas parents. » Et c’est probablement ce qu’il n’avait jamais préféré chez elle : cette impression de toute-puissance. Ce talent naturel qu’elle avait, en passant une porte, en croisant un regard, d’éternelle appartenance. Rien ne se mettait en travers de Mera Birdwhistle. Il l’entend sans vraiment l’écouter, pourtant les mots continuent de percer ce qui lui restait de carapace et Kobe peut entendre son souffle s’accélérer alors qu’il se relève finalement, le visage en sang. « Moi j’suis pas ton père. » Il tousse, la porte dans le dos. Derrière lui, il entend qu’on monte les escaliers en trombe. Ils n’ont plus beaucoup de temps. « Et j’ai jamais été ton oncle. Je suis rien pour toi, et t’es rien pour moi. T’es pas ma famille. » Il le saurait. Il le sentirait, en la voyant, ce qu’il pouvait ressentir en voyant ses sœurs, sa mère. Mais rien. Rien qu’un profond dégoût. « Je ne te déteste pas, Mera. » Il reprit son souffle. Il allait mourir ici. Une fois de plus dans ce jeu. Pour quelqu’un qui n’en valait pas la peine. Kobe ferma les yeux en appuyant sa manche contre sa tempe. Il pouvait voir le visage de Felicity lui sourire. Un sanglot monté de nulle part lui éclata dans la gorge. « Mais c’était notre fils, notre bonheur. Et je peux pas être celui qui a tout gâché. » Et dans un élan de désespoir, il lança le premier objet qui croisa le chemin de sa main, avec le peu de force qu’il lui restait.


50 places vie 11/20
Relique du survivant : bloque 1 de dégât (niveau inférieur).



Spoiler:
 


Dernière édition par Kobe Morrigan le Mar 3 Jan - 23:43, édité 1 fois
http://www.darwinsgame.net/profile?mode=editprofile
avatar
DEVELOPERS
<b>bavardages</b> 6594 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : DARWIN'S GAME.
CREDITS : GeniusPanda.
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Mar 3 Jan - 23:36
Le membre 'Kobe Morrigan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'DEATH MATCH ' :
avatar
<b>bavardages</b> 6627 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : heda debnam-carey.
CREDITS : @praimfaya (av), stilinski d'amour (gif isayr), astra (signature).
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : anti-dg, passive.


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   Dim 15 Jan - 15:07
and one more time with feeling
kobe & mera

Mera grogna quand le projectile l’atteignit, avant même qu’elle réalise qu’il fallait qu’elle se décale pour l’éviter. Le spectacle de Kobe à terre face à elle ainsi que son désespoir justifié ne lui procurèrent aucun plaisir, à tel point qu’elle se sentit obligée de s’asseoir à son tour pour ne pas le surplomber de son mètre soixante-dix et donner une impression de pouvoir qu’elle n’avait plus en cet instant. Son bras la lançait atrocement, elle saignait un peu trop, sa tête tournait et ce tourbillon d’émotions acheva de la clouer sur place. La porte de son bureau s’ouvrit à la volée, laissant apparaître deux gardes armés jusqu’aux dents. « Emmenez-le en cellule. » ordonna-t-elle d’une voix monotone et lasse, tandis qu’ils s’exécutaient à le faire débarrasser le plancher. Perséphone, le médecin, s’approcha pour l’aider à se relever et l’accompagner à l’infirmerie, et Isaÿr n’y opposa aucune résistance, complètement déboussolée.

« Tu es sûre Isaÿr ? Je … » « Bien sûr que je suis sûre. » trancha-t-elle. Le garde parut contrarié mais consentit à ouvrir la porte de la cellule dans laquelle se trouvait Kobe. Mera s’y engouffra et s’approcha de lui dans l’obscurité, couverture sur un bras et assiette de viande et de légumes dans l’autre, ainsi qu’un pichet d’eau qu’elle déposa sur le sol devant l’homme. « J’ai fait appeler les ATOM, ils se mettront en route aux premières lueurs de l’aube pour venir te chercher. » Elle se tourna un instant pour s’assurer que le garde leur avait laissé un peu d’intimité et s’accroupit devant lui. « Je m’assurerai également à ce que tu ne reviennes plus jamais ici. » Autant le prévenir tout de suite du sort qu’elle espérait lui réserver ; elle se trouvait bien gentille de ne pas demander à ce qu’on l’exécute, comme elle avait tué ses traitres pour maintenir une paix précaire. Pourtant, là aussi il s’agissait de trahison contre une équipe alliée. « Ça vaut ce que ça vaut, mais je suis vraiment désolée pour votre enfant. Jamais je n’ai voulu qu’il meure. C’était mon cousin. J’aurais adoré lui donner le biberon, jouer avec, lui apprendre des gros mots et le couvrir de cadeaux. Et il aurait eu de très bons parents. » Tout ça, elle l’avait désormais avec sa propre fille. Elle se demanda si elle devait le mentionner ou non. Peut-être aurait-elle pu proposer à Kobe de venir la voir, de profiter de la tendresse qu’offrait le nourrisson quelques instants ; mais puisqu’il avait essayé de la tuer, elle n’avait pas assez confiance pour lui confier son enfant. Serait-il capable de faire du mal à Lucy, pour se venger ? Pas sûr, mais inutile de courir des risques inutiles. Mera se redressa doucement en frottant son bras qui la grattait, alors que la blessure cicatrisait déjà. Kobe ne l’avait pas ratée, son bras la dérangeant un peu trop pour qu’elle oublie qu’il lui avait tiré dessus. Mais bientôt, tout cela ne serait qu’un mauvais souvenir. « Couvre-toi, il fait froid la nuit ici. Et la nourriture est absolument délicieuse, Dax est un vrai chef cuisinier. Demain, tu rentreras chez toi. » souffla-t-elle en retournant vers l’entrée de la cellule pour retourner en haut, là où un repas chaud l’attendait aussi. Le plus grand réconfort de ses joues et de ses nuits : les repas préparés par Dax. « Il n’est pas trop tard pour arranger les choses. » conclue Mera en laissant le garde fermer la porte à clé, et en laissant planer le doute sur ce qu’elle voulait vraiment dire par là, bien que ça inclue forcément Felicity, et elle, et l’ensemble de leur famille qui avait explosé depuis bien trop longtemps.




trust no kings, kings put girls in towers. trust your wings. for girls with wings will soar passed kings as they watch up from towers. (—— atticus)


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: And one more time with feeling (pv)   
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Page 1 sur 1


Répondre au sujetPoster un nouveau sujet   Sauter vers:  





liens utiles
AU RP ET AU FORUM