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 wild things (oz)
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MessageSujet: wild things (oz)   Mer 12 Oct - 0:09
find me where the wild things are
billie pratt & oz whitehill

Le ventre qui se noue, les tripes qui se retournent un peu, soubresaut malheureux, la vision qui se brouille et le cœur qui bat au bord des lèvres, de ces sensations qu’elle a apprises à reconnaître, à accepter puis à chérir. L’adrénaline, son corps sans dessus-dessous, l’adrénaline qui s’infiltre et l’agrippe. « Tu vas où, maman ? » Et elle a bien essayé de le convaincre de l’appeler par son prénom, les premières années, mais il est têtu, presqu’autant qu’elle, ça n’a pas fonctionné. Toujours un temps de réaction, il s’adresse bien à elle, c’est bien sa manche qu’il tire et c’est bien elle qu’il regarde d'un air boudeur. Pas assez présente, Billie, plus assez en tout cas. Elle disparaît, même quand elle est là, la tête ailleurs parfois le corps tout entier, il se sent abandonné et il n’aime pas ça. « Voir des amis, Nash. Je te l’ai déjà dit. » Un peu d’agacement, dans la voix mélodieuse, dans le sourire qu’elle plaque sur son visage. Elle voudrait déjà être sortie mais la baby-sitter est en retard, comme souvent, gamine à peine plus jeune qu’elle quand elle a accouché et un instinct maternel qu’elle-même n’a jamais pu égaler. Le gosse ne l’aime pas vraiment, dit qu’il n’en a plus besoin (sept ans, et il compte sur ses doigts, grand comme ça) mais il est hors de question qu’elle le laisse seul, « tu es négligente Billie » elle entend déjà l’aboiement strident de la mère supérieure, hors de question, hors de question. « Mais– » Les doigts qui s’accrochaient désespérément à sa veste relâchent l’emprise culpabilisatrice, vaincus par la sonnette qui retentit, las de cette chorégraphie dont il connait à présent tous les pas. Un, et elle se précipite pour ouvrir la porte, deux, elle lance quelques recommandations auxquelles elle ne réfléchit pas, que l’adolescente n’écoute pas non plus, trois, demain on regardera Megara. Elle promet, les yeux pétillants, passe la main dans ses boucles et le chatouille jusqu’à ce qu’il arrête de râler et rie aux éclats. Il essaie bien de faire la tête encore un peu, Nash, mais il s’accroche à son cou et plaque ses lèvres collantes des bonbons qu’elle l’a laissé avaler quelques minutes plus tôt à sa joue, lui demande de lui raconter en rentrant. Elle promet, encore une fois, ne le fera sans doute pas, incapable de tenir plus d’une promesse à la fois et puis, elle ne sait même pas si elle rentrera. Elle ne sait jamais, se laisse porter par la vie et oublie ses responsabilités, compte sur Ginny et son air anxieux pour s’occuper du gosse le temps qu’il faudra. Ne part jamais très longtemps, quoiqu’il en soit, les yeux bleus qui lui manquent et le rituel du petit déjeuner avachis dans le canapé, Miel Pops et musiques débiles pour entamer la journée. Dans les escaliers, elle presse le pas comme si elle avait le feu aux trousses et c’est peut-être le cas, la rancune tenace et les vengeances terriblement imaginatives, du haut de ses sept ans et de son sourire diabolique.
Et puis enfin, les bruits le cœur qui se relâche, c’est la ville qui l’assaille. Elle n’a jamais aimé la campagne, le calme plat et les horizons dénués de vie, Billie. Megara non plus, ne s’aventure jamais hors du béton rassurant, persuadée de se perdre dans les forêts à perdre de vue. Ou d’être attaquée par les Gaia. Ou par une bestiole mutante et assoiffée de sang. Elle frissonne sous la brise fraiche, serre son bombers contre elle, rentre la tête dans les épaules, un peu, réflexe stupide pour ne pas être reconnue. Elle a du mal, souvent, à distinguer les deux mondes, la paranoïa qui court sur sa peau laiteuse et l’absence de l’arme qui devient difficile à supporter, certains jours. C’est un de ces jours-là, alors qu’elle rejoint le south side, et encore une fois le ventre se noue, les tripes se retournent un peu, la vision se brouille et le cœur bat tout contre ses lèvres. Elle les mord, pour les faire cesser, un peu irritée par la nervosité qu’elle n’arrive pas à contrôler. Peut-être qu’elle y va pour rien, petite voix dans sa tête, peut-être qu’il n’y a rien. Avance à l’aveugle, Billie, poussée par la révolte qui se débat toujours un peu à l’intérieur, se prendra probablement un mur. Si c’est un piège, elle ne le saura que sur place, trop tard pour reculer, peut-être à temps pour feindre l’ignorance et le rendez-vous manqué. Elle aurait dû rester chez elle, ce soir. Mais les murmures, mais les rumeurs, de celles qu’elle colporte elle-même, mais l’espoir, mais l’envie d’intégrer quelque chose de plus grand qu’elle, mais l’angoisse qui galvanise sans paralyser, mais sa putain de liberté. Alors elle s’engouffre à l’intérieur du Lee’s, les genoux qui tremblent légèrement, courageuse mais pas téméraire, lâche en quête d’aventures, paire fragile, équilibre incertain.
Quelques silhouettes sur la piste de danse, l’une ou l’autre accoudée au bar, un groupe d’amis installés un peu à gauche, rien qui crie pour la révolution c’est par ici et elle se retrouve conne, sûrement un peu en avance, ça doit être ça mais en même temps comment saura-t-elle qu’ils sont là ? C’est la première fois, loin des manifestations où l’objectif était clair, elle s’est rêvée héroïne révélant à ce monde dépassé un tout nouveau flambant neuf, se retrouve gamine déplacée et sans doute ridicule. Les prunelles grises fouillent, décortiquent, trouvent. Pas ce qu'ils cherchaient, trouvent quand même, l'ombre familière. Son visage qu'elle devine plus qu'elle aperçoit, les souvenirs pas loin de là, et elle se faufile, le pas convaincu pour être convaincant, pas certaine que ça marche si bien que ça. « Oz Whitehill. » À sa hauteur, elle souffle, ses lèvres étirées en un sourire qui, pour une fois, atteint ses yeux, et elle se fait cérémonieuse un peu moqueuse, parce que c'est drôle qu'il soit là, lui, alors que c'est les traits du môme qu'elle superpose, mécaniquement, sans réfléchir, parce qu'elle n'arrive pas à rester sérieuse, dans ces cas-là, et puis, surtout, parce qu'elle est terriblement mal à l'aise et s'en veut déjà.
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Dernière édition par Billie Pratt le Mer 12 Oct - 20:44, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: wild things (oz)   Mer 12 Oct - 19:58

wild things
Billie & Oz


C’était une journée inhabituelle, pour autant que quelque chose était commun depuis l’arrivée du jeu. Les rumeurs couraient dans le jeu et dans les quartiers plus reculés de la ville, tags épanchés sur les murs et murmures au creux de l’oreille ; la révolution arrive. Les premiers mots n’étaient pas les leurs, des paumés ou d’autres groupes sûrement, mais la décision fut simple : on s’y rend, on récupère des gens. Comme des enfants, ils ont encouragé les demi-mots et les doubles sens, les lieux de rendez-vous balancés dans l’air en espérant qu’une personne concerné les retienne. Connexions dispersées, éparpillées, il a prit le temps de préparer la soirée, de choisir avec soin ceux qui viendront aussi. Ceux qui ne savent rien, qui ne parlent que d’autre chose, même sous l’emprise de l’alcool, il ne se leurre pas Oz, il sait que la plupart ne viendront que pour ça, pour se croire décadent et puissant dans un monde qui coure à son explosion. Mots cruels qu’il ne pense plus vraiment, il ne sait pas s’ils servent à quelque chose, à quelqu’un, peut-être qu’ils ne sont que des enfants perdus se raccrochant à une drogue en pixel. Au fond il le sait, c’est la fatigue causée par ces satanés zombies, par ces morts successives qui parle et qui lui cause des valises bleutées sous les yeux. Pour ne pas hurler sur Tania, il préfère dormir à la planque depuis plusieurs nuits, sur un canapé défoncé, à côté de ceux encore plus paumés. Jules ou n’importe qui pourrait l’héberger, mais non, il est plus fort que ça, alors il se colle un sourire avenant sur les lèvres quand il referme la porte à clé, puis quand il se dirige vers le club. Encore le grand jour, ces satanées soirées décalées à l’après-midi ne lui plaisent pas, quand donc comprendront-ils que ce couvre-feu est inutile ? Le couteau qu’il sent au fond de sa poche le rassure, l’estafilade qu’il porte sur sa joue depuis une altercation trop violente suffit à éloigner ceux en recherche d’adrénaline.  

Club, musique, multitude de verres posés sur la table. On dirait un groupe de lycéens ou d’universitaires trop populaires, le genre qui dominaient les nuits de Chicago il y a encore quelques mois. La musique l’emporte, yeux clos pour quelques secondes, que les autres s’époumonent s’ils le désirent, il (s’)abandonne pour un temps. Ces idiots venus pour voir, pour savoir, pour se piquer à des délires cosmiques et des idéaux qui ne sont pas les leurs. Ces foutus menteurs qui ne feront rien de plus que se connecter en rentrant chez eux pour faire passer le murmure eh, j’suis allé à une rencontre pro-game, pour se faire valoir comme importants. Ils ne sont pas importants, lui non plus. Puis son nom, et il rouvre les yeux, les porte sur la source sonore. Pupilles dilatées par la surprise, par la fumée ambiante, par l’univers, il l’observe quand un murmure fracasse ses lèvres sans permission « …Bambi ? » La jolie Billie, celle qui s’est enfuie. Avec un ventre trop grand pour elle, une vie en plus de la sienne, un être indélébile en guise de signature, et lui n’a eu que du vide et du silence. Il aurait voulu fracasser des murs pour la trouver, mais il ne l’a pas fait ; chacun sa liberté. Le gamin se redresse dans son fauteuil de cuir, repose le verre sur la table. Hésitation. Il n’entend plus les autres, que des bruits étouffés, qu’ils s’étranglent dans leurs slogans stupides. « Qu’est-ce que tu fous ici ? » Pas de bonjour, de je suis heureux de te revoir , non ce serait du vent, il n’est pas heureux, il ne veut pas la voir au milieu des violences et des risques, et il n’arrive pas à imaginer que ce n’est qu’un hasard sa présence. Un geste vers un ami trop ivre pour se concentrer et celui-ci se lève, laissant un siège près du sien qu’il indique de la main. « Installe-toi ? Tu veux boire quelque chose ? » les montagnes russes déraillent dans son crâne, Oz n’est pas très sûr de lui, de quoi faire, c’est long sept ans, on se dit quoi après ça ? C’est long sept ans quand celle qui se barre est enceinte, c’est long d’y croire, d’espérer puis d’abandonner. Et il n’ose pas aborder ce truc là, terrain glissant, trop dangereux, il préfère aller au diable.  « T’es pas ici par hasard, hein ? T’es là pour ces crétins qui parlent de révolution ? »  Oz, c’est pas la révolution qu’il veut. C’est ragnarök, tabula rasa, comme si rien n’avait existé, détruire ces putains de constructions aux bases branlantes pour tout rebâtir. C’est l’apocalypse, la fureur des dieux, ces rêves sans sens où tout va mieux. Repliant ses jambes en tailleur, il toise celle qui est devenue une jeune femme, plus une adolescente à la famille stupide. Verre de nouveau dans les mains, il descend une gorgée, puis une seconde, une troisième pour faire passer le silence parce qu’il est de nouveau un gamin qui ne sait pas quoi dire, c’est son passé, leur passé, qui le frappe en pleine gueule. Juste un murmure qu’il  en peut renfermer « Ça fait longtemps. »

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MessageSujet: Re: wild things (oz)   Mer 19 Oct - 16:48
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Bambi et soudain elle a de nouveau seize ans, le sourire qui lui mange le visage et l’amusement qui crépite au fond de la prunelle. Elle a envie de rire et de fuir, un peu, courir vers la suite, de ces courses effrénées auxquelles elle est habituée. Auxquelles elle l’avait probablement habitué, lui aussi, la main qu’elle saisissait en gloussant trop bruyamment, le talon qui claque contre le bitume et l’ivresse de la liberté, la vraie, la première fois qu’elle y goûtait, à ses côtés. Si loin, à présent, sa vie en sépia, et elle se rembrunit légèrement quand il lui demande ce qu’elle fout là, soulignant les années qui ont passé et sa présence déplacée. Elle ne devrait pas être là, c’est ce qu’il insinue ou en tant cas ce qu’elle reçoit en pleine gueule. Un haussement d’épaule, c’est tout ce qu’elle lui offre, faussement désinvolte, faussement banal. Comme si c’était normal qu’il la trouve là, aujourd’hui, alors que le monde crève un peu partout et que leur progéniture croupit chez elle en attendant. Elle est là parce qu’elle l’a décidé, et personne ne peut jamais se mettre en travers de sa route quand elle s’accroche désespérément à une idée. Elle s’apprête à faire un pas en arrière, se mêler aux autres, aux visages inconnus et plein de promesses, plutôt qu’à ce regard qui semble trop lourd et l’étouffe par l’éclat de ses prunelles. Oz fait néanmoins déguerpir l’homme assis en face de lui, et désigne la place à présent vacante, lui proposant quelque chose à boire. Trop tard pour s’enfuir. « Non, pas pour le moment. » Une hésitation, ça lui brûle les lèvres, presque. « Merci. » Pas sûre de vouloir s’attarder, finalement, installée dans le fauteuil un peu trop grand, elle se sent démunie, minuscule et terriblement mal à l’aise. Commander quelque chose, attendre qu’on lui apporte, prendre le temps de le boire, payer, trop de minutes durant lesquelles elle serait obligée de rester là, en face d’un fantôme, deux fantômes, trois fantômes, ce qu’il a été, ce qu’elle a été et surtout ce qu'ils ont été, trop foutrement compliqué. Elle préfère avoir l’issue de secours facile, Billie, pouvoir se lever quand elle le voudra et tourner les talons sans demander son reste. Un verre, c’est déjà s’engager. « Pour quoi d’autre ? » Pointe de froideur dans la voix qui claque, piquée à vif, la gamine susceptible. Elle redresse un peu le menton, de cette attitude bravache qui ne l’a jamais quittée, le défi qui pointe dans la tête redressée, prête à mordre ou à piquer. L’autre change de position, se noie un peu dans sa boisson : elle se radoucit automatiquement, les paupières papillonnent et son sourire revient, éclatant. Elle ne se balade jamais longtemps sans. « Tu me connais » plus vraiment sur le bout de la langue « j’ai jamais été très futée. Tu me parles d’insurrection et de monde nouveau, je fais mon sac en deux secondes. » Billie, tellement empressée, Billie qui gâche ses capacités, Billie qui se lance à corps perdu dans toutes les causes qui lui permettent de se sentir exister. Il devrait savoir. Il sait sûrement, et il n’approuve pas. Elle déduit, de sa question déplacée à l’insulte subtilement glissée, mais elle ne comprend pas pourquoi. Le silence s’étire, quelques secondes à peine, assez pour qu’elle regrette de ne pas avoir commandé à boire, elle aussi. Un verre dans lequel disparaître, ce ne serait pas de refus.
Elle ne l’entend presque pas, quand il reprend la parole. Aurait voulu ne pas l’entendre du tout, les non-dits qui l’étreignent et elle fixe un instant la table, hésitante. « Ouais, ça fait une éternité. Sept longues éternités, pour être précise. » La dernière fois qu’elle l’a vu, il lui parlait d’appartement et de travail. Elle avait ri, attendrie par la naïveté et le sens des responsabilités, l’avait embrassé, sans doute. Ne s’en rappelle pas vraiment. Plus tard, on en parlera plus tard, promesse faite du bout des lèvres, ses bagages et bye bye. Elle n’a jamais pris la peine de se retourner, jamais pris la peine de réellement y penser. C’était fait, c’était comme ça et le môme brayait déjà dans ses bras quand elle s’est rendue compte que c’était trop tard. Pour retourner en arrière, pour regretter, pour ne pas le garder, pour accepter l’appartement la vie de couple et les désagréments. « T’as pas changé, je t’ai repéré de loin. » Ses yeux s’attardent, décortiquent, cherchent les détails et elle se demande si c’est bien Nash qu’elle voit dans sa manière de se tenir ou si elle fantasme. Elle n’a jamais voulu savoir, toutes ces années, mais maintenant il est là et c’est tout une autre histoire, le môme est partout et nulle part à la fois, entre eux comme un énorme poids. Tiens, Nash, j’ai vu papa, sa bouche frémit, elle a envie de rire pour compenser la gêne grandissante, se mord les lèvres pour s’en empêcher. Ses pupilles accrochent finalement un détail qu’elle n’avait pas remarqué dans la pénombre du bar, qui la fait tiquer. « Ça, c’est nouveau par contre. Tu fais donc partie des crétins qui parlent de révolution, toi aussi ? » D’un doigt, elle pointe la balafre qui lui barre la joue, un sourcil haussé, la moue provocante et l’air triomphant, un peu. Dans d’autres circonstances, devant quelqu’un d’autre, elle aurait été concernée, peut-être même inquiète. Ici, pourtant, au moment crucial, elle n’arrive qu’à être stupidement légère, taquine, ne sachant tellement pas comment se comporter qu’elle s’enchaîne elle-même dans le rôle qu’elle a joué pour lui pendant plus d’un an. Gamine aux rêves un peu trop grands, à la langue acérée et aux joies d’enfant. Qu’est-elle supposée faire d’autre, de toute façon, hein ? Qu’est-ce qu’on fait dans ces cas-là ? Elle tire son sac à dos noir sur ses jambes pour faire quelque chose de ses mains et en sort son paquet de clopes. « Je fume pas à la maison. J’en profite. » Elle se justifie sans réfléchir, pourquoi tu fais ça ? Le gosse qu’elle avait repoussé retombe violemment au milieu de ses pensées et elle grimace, secoue la tête, éloigne le problème. « T’en veux une ? »
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MessageSujet: Re: wild things (oz)   Ven 4 Nov - 14:07

wild things
Billie & Oz


Sa vie est rythmée par les ressentiments qu’il éprouve. Depuis un an, il en veut cruellement à une femme l’ayant oublié au profit d’un nom, d’un poste, pour sauver leur team, depuis sept ans, il en veut à Billie pour s’être enfuie sans le prévenir, pour l’avoir laissé étouffer sa rage dans les soirées et les boissons, dans les conneries jusqu’à finir dans ce foutu jeu pour se donner un sens. C’est toujours la faute des autres, jamais la sienne, pourtant il sait que quelque part il cumule les échecs. Peut-être aurait-il du les poursuivre, insister, rattacher sa liberté à leurs pieds, comme un boulet, les empêcher de s’envoler trop loin. Quand il voit Bambi, ça lui revient en pleine face, la colère et l’envie de hurler. Mais il n’hurle qu’en bonne compagnie, avec une bouteille à moitié vide dans la main. Mais elle s’évanouit aussitôt cette colère, il l’invite à s’assoir et la discrétion n’existe plus lorsqu’il la dévore des yeux pour rechercher les différences avec ce visage tant connu il y a quelques années, et il ne peut empêcher un sourire fugace de lui arracher les lèvres lorsqu’elle l’envoie bouler. Souvenirs qui ronronnent en sa présence, il s’apaise, elle n’est pas un danger ni pour lui, ni pour le groupe, elle n’est là que grâce aux mots qui ont tourné dans tout Chicago. Comme tous, et tous repartiront sans rejoindre la cour. Et puis elle a de nouveau ce sourire qu’il a connu, ce joli sourire qui prenait dans la place lorsqu’il se rappelait d’elle, ça et l’annonce de la grossesse, un sourire et un bébé érigés en palais de mémoire. Un geste au serveur, deux verres s’il te plait, il oublie qu’elle a dit non, au pire il videra les deux.  « C’est pas une révolution qu’ils veulent. Ils s’amusent. Prépare pas des bagages pour des gars comme ça. » Il pourrait rajouter qu’il sait qu’elle a tendance à foncer comme ça, en un seul coup, et sans prévenir. Ce serait déplacé, non ?

Le serveur est rapide et Oz le remercie d’un sourire. Habitué habituel, il n’a pas besoin de plus, il les tutoie et passe la majeure partie de ses soirées avec ceux-là. t’as pas changé, bon sang, elle a pas vraiment tort. Toujours un gamin en proie à l’agitation et à la recherche d’un monde parfait, comme avant, comme toujours. Les souvenirs reviennent, ce dernier jour où il disait qu’il trouverait un taf, un appartement. Il avait déposé des tonnes de CV, et pour peu il aurait appelé ses sœurs et ses parents pour demander un peu d’aide, le temps de se foutre sur les rails. Prêt à remettre en cause son rejet de l’héritage familiale pour ça, pour un bambin et une fille dont il était dingue, qu’importe si c’était le sien ou pas, il était prêt à s’enchainer à eux sans réfléchir. Bambi avait décidé à sa place, et il a fermé sa gueule. Tania et Faye n’ont jamais été au courant, encore moins les parents.  Elle le sort de ses pensées, indique sa balafre et un léger rire le secoue. « On peut voir ça comme ça. Je suis sûrement plus idiot qu’eux. »

Elle sort des clopes, offre. La question lui brûle les lèvres avec l’envie brutale de l’attaquer par des mots qu’elle ne pourra pas contourner, lui demander si elle ne fume pas à cause d’un ou d’une môme, ce genre de chose, mais il ferme sa gueule et hoche la tête à sa proposition, tend les doigts pour en capturer une qu’il coince entre ses lèvres défoncées. Les planètes se sont alignées dans l’idée lumineuse de vouloir lui later la tronche ces derniers jours, non ? Il allume le cylindre toxique, aspire et rétorque enfin « Tes rideaux et ton chat doivent valoir chers si tu ne veux pas les enfumer. » Mais, qu’est-ce que tu racontes Oz ? Il n’a visiblement pas mieux que cette phrase idiote et daigne lui adresser un sourire d’excuse – un petit, faut pas déconner, on dirait même pas qu’il s’excuse, plutôt que ses lèvres ont bugué d’une façon un peu étrange, façon de dire que c’est pas à ça qu’il pensait mais qu’il n’ose pas demander si à la place d’un chat, ce serait pas plutôt un gosse. C’est bien trop à faire passer dans un seul pincement de lèvres, il demande un tour de magie à ce niveau-là. Il ramène un cendrier entre eux et s’installe plus confortablement, tel un prince dans son univers. Les règles se sont assouplies à présent, les gérants ne hurlent plus au scandale si les clients daignent fumer à l’intérieur, surtout ceux comme le groupe qui passent des heures trop longues à marquer leurs empreintes sur le cuir défoncé. Une taffe, une gorgée de whisky à l’effet invisible. « T’es revenue depuis quand ? » Les questions s’enchainent dans ses pensées et s’accumulent au creux de sa gorge, elles vont l’étouffer si elles continuent d’affluer de la sorte. Depuis quand est-elle là, est-il papa, pourquoi joue-t-elle au jeu, comment va l’enfant, pourquoi est-elle partie, ça tourne en boucle et ça lui fiche la nausée qu’il fait disparaitre d’une nouvelle gorgée, la moitié du verre. « Tu joues depuis quand ? Pourquoi tu veux faire partie de ces idiots ? » Des idiots comme lui, qui n’ont plus grand-chose à perdre. Bambi, elle ne devrait pas en faire partie, elle ne devrait pas avoir une vaine sans rien à perdre.


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