Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



Le forum appartient à sa fondatrice Alaska. Le forum est optimisé pour Chrome. Toute copie partielle ou complète est interdite.
LE FORUM EST FERME POUR LE MOMENT. MERCI D'AVOIR ÉTÉ LA.


 Pushing Daisies || Reinar
Répondre au sujetPoster un nouveau sujet

Invité
Invité


MessageSujet: Pushing Daisies || Reinar   Mer 12 Oct - 20:39

pushing daisies
purplehaze & atomicbomb

Un murmure au milieu du souffle de vie, l’écho d’un cœur battant au rythme des milliers de vie fourmillant dans la forêt. S’y engouffrer, s’y perdre jusqu’à s’en étouffer, perdre la tête dans l’antre d’une immensité verdoyantes. Les doigts effleurant chaque tronc, les herbes hautes qui se glissent contre les paumes ouvertes de l’éclaireuse. L’échappatoire qu’elle attendait, ancrée dans ses pensées au fil des heures lentes jalonnant sa pauvre journée. La petite blonde avide qui s’est jetée sur son ordinateur dès qu’elle eut passé la porte de son petit studio. Clapotis du clavier, la lèvre que l’on mordille jusqu’à la bousiller tant l’impatience se faire affolante dans son petit corps. Abandonner Luna dans un coin, se glisser dans la peau de la Gaia. Se faire bouffer par son autre réalité, l’amertume du monde déprimant délaissée de l’autre côté de l’écran. Son pauvre plaisir de la journée, le réconfort dans du virtuel pour avoir l’impression d’exister. D’être importante, vibrer enfin devant quelque chose qui en vaut la peine.

Aussi discrète qu’une ombre, elle se glisse entre les arbres, effleure du bout des doigts la végétation luxuriante caressant ses jambes. Ca la rassure, l’apaise, presque au point d’en oublier les menaces qui peuvent peser autour d’elle. Elle oublie qu’elle est dans un jeu, la mort qui peut la guetter dans chaque recoin de cette forêt. Les créatures qui y règnent, et les autres joueurs qui peuvent eux aussi s’y perdre. Elle s’éloigne du QG, déambule à bonne distance du sentier vulgairement tracé au milieu de la mousse, le clapotis calme des rives non loin de sa position résonnant dans ses oreilles. La petite blonde qui explore un monde qu’elle commence déjà à connaître comme sa poche. La zone vue et revue, ce n’est pas dans l’espoir de trouver de nouveaux horizons qu’elle se perd dans le dédale vert. Les pupilles vacillant d’un bosquet à l’autre, la botaniste amateur espère trouver des plantes utiles et bénéfiques pour son équipe. Elle a la liste dans sa tête, les végétaux communs et ceux qui se font plus rares, ce qu’ils peuvent apporter si on sait comment les utiliser. Des noms affreusement bizarres pour ceux qui n’y connaissent rien, une jolie symphonie pour elle. De nouveaux bébés à cajoler, à rajouter à tous ceux qu’elle possède déjà.

Les pieds effleurant la terre humide, la blonde s’agenouille au pied d’un arbre dont les racines s’enfoncent dans les profondeurs du sol détrempé, bras tendus vers la surface miroitante du point d’eau. Pas grand-chose de bien exceptionnel, juste quelques fleurs écarlates de Tulipa que la Gaia cueille avec douceur pour les disposer à l’abri dans sa sacoche. Dans un souffle, elle se fige, écoute le silence trouble de la forêt, certaine d’avoir perçu au milieu du vide l’illusion de pas froissant le sol. La petite éclaireuse relève la tête, scrute le néant et se relève, leste, pour se couler derrière protection d’un arbre imposant. Du bout des doigts, elle cherche dans son sac, s’accroche au contact de sa petite dague émoussée. Le regard accroché sur son environnement, à l’affût, elle croit distinguer une silhouette qui s’avance dans sa direction. Au rythme des pas, le cœur s’affole, fracasse les côtes et fait monter la chaleur de l’adrénaline.

darwinsgame.com (c) 2015


Dernière édition par Luna Winlowe le Ven 11 Nov - 20:39, édité 1 fois

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Ven 14 Oct - 17:16

pushing daisies



Une symphonie de hurlements macabres brisent le silence et l'harmonie qui règnent habituellement en maître dans la forêt, envahie d'une légion de bestioles répugnantes depuis plusieurs jours. D'un coup sec, la lame aiguisée tenue fermement dans sa main achève de trancher sèchement la gorge décharnée et branlante de la créature zombiesque, avant de laisser son corps flétri s'écrouler sur le sol et s'émietter dans la verdure. Une fois de plus, il a manqué de peu de se faire mordre par un de ces monstres tout droit venus des enfers. Des griffures déchirent le cuir de sa combinaison le long de ses bras et de ses jambes, comme preuve de la lutte acharnée qu'il a dû mener pour survivre aux saloperies avides de cerveau humain qui rôdent partout dans Darwin Harbor et rendent la vie dure à tous les aventuriers qui s'éloignent un peu trop de leur quartier général. Essoufflé par le combat, il pose ses deux mains sur ses genoux et s'appuie dessus le temps de reprendre ses forces, ses traits teintés d'effroi dissimulés derrière le masque à gaz qui le protège de l'odeur pestilentielle du monstre en décomposition gisant devant lui. Soudain pris d'une envie irrépressible de hurler à s'en péter les cordes vocales pour libérer toute la rage et tout le dégoût que ces horreurs lui inspirent. Il se contente de donner de violents coups de pied dans la carcasse fétide pour éparpiller ses restes sur le sol. Il ramasse seulement la tête tranchée en guise de trophée, tirant sur une poignée de cheveux isolés de son crâne pourri. La chasse est ouverte, puisqu'il semblerait qu'il ne puisse plus s'affairer à ramasser les ingrédients dont il a besoin pour ses potions, sans être emmerdé par des goules sorties de nulle part.

Alors qu'il continue sa route dans la forêt, le revolver ancré dans une main, la tête du monstre empoignée dans l'autre, il s'arrête brusquement lorsque sa tranquillité est à nouveau perturbée par des bruits de pas qu'il distingue à proximité, mettant ses sens en alerte, sa méfiance décuplée depuis le début de cette invasion. Pourtant, en balayant du regard le paysage qui l'entoure, il aperçoit une silhouette familière qui s'éclipse rapidement de son champ de vision pour se cacher derrière un arbre. Piétinant sans vergogne un foisonnement de fleurs couleur carmin, il s'approche tranquillement de la petite blonde planquée sagement derrière son tronc d'arbre, d'une démarche qui se veut menaçante. À travers le masque à gaz effrayant qu'il porte, ses prunelles noisette parviennent à distinguer et reconnaître les traits de Luna, qu'il a déjà eu l'occasion de rencontrer dans le coin, et dans des circonstances tout aussi macabres. Pourtant, ce n'est pas elle qui l'effraie. Il esquisse un sourire imperceptible et l'observe longuement, une fois qu'il se trouve suffisamment proche d'elle.

« Comme c'est touchant de te voir gambader joyeusement dans la forêt pour cueillir des jolies fleu-fleurs. » De la moquerie pleinement assumée imprègne ses paroles, connaissant le tempérament de Luna et son amour pour les plantes et la nature, il devine aisément quelles doivent être ses principales occupations et quel genre de contribution elle peut apporter à sa team. Gaia, sans la moindre hésitation. Même pas besoin de lui demander, il en a la preuve irréfutable désormais. « Ça doit bien convenir à ton côté hippie. » ajoute-t-il d'un ton narquois. Il penche légèrement la tête sur le côté, attendri par ce mignon petit chaperon rouge égaré dans la forêt pendant que le grand méchant loup rôde. Un peu rassuré de voir qu'elle ne s'est pas encore fait dévorer par un quelconque revenant affamé. « Ne t'aventure pas trop loin, tu risques de te faire bouffer par un vilain zombie, chérie. » Avec désinvolture, il balance négligemment la tête du zombie qu'il tient dans sa main et la laisse rouler jusqu'aux pieds de sa jolie blonde. Un air de défi dans sa voix, le sourire caché derrière son masque recouvert de griffures et de traces de mâchoires inhumaines.



Invité
Invité


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Mar 18 Oct - 20:15

pushing daisies
purplehaze & atomicbomb

Parce que ça la dépasse, et que ça n’a rien à faire dans son univers, la petite blonde fait de son mieux pour ignorer les menaces venues d’outre-tombe. Ces bestioles dégoûtantes qui polluent sa forêt et le calme qui est censé y régner. Ce n’est qu’un morceau de tranquillité qu’elle vient de récolter en se traînant jusqu’ici, l’éclaireur qui sait se faire discrète, éviter au mieux le sillage de l’ennemi. Elle n’a fait que les apercevoir, ces formes décharnées aux allures de bestioles tout droit sorties d’un de ces films d’horreur qu’elle regardait avec ses frères. Les yeux grands ouverts à s’en péter les paupières et les coussins du canapé fermement empoignés contre sa poitrine, le visage à moitié enfoui dedans. Partagée entre la crise de frayeur et le besoin malsain de savoir si la bimbo de service allait ou non se faire dévorer la cervelle par un mort-vivant fraîchement sorti de sa tombe. Alors quand elle se fige contre l’écorce de l’arbre, Luna se retrouve dans cette étrange configuration, tiraillée entre la peur et le besoin pressant de savoir si elle va se faire bouffer ou non. Si ce qu’elle a cru deviner plus loin est un truc pas clair ou quelque chose de plus humain. Ses petits doigts s’agrippent contre sa lame de fortune, piteuse défense, nécessaire dans un univers comme celui du Darwin’s Game, dérisoire face à la plupart des moyens de réplique des autres participants. Elle aurait pu parier sur la lenteur des créatures traîneuses de pattes et sortir son boomerang, exploser les crânes à distance et sautiller d’allégresse en assistant au spectacle. La gamine devant son stand de tir à la fête foraine, le gros ours en peluche en moins. Des neurones pourris en contraste sur la mousse d’un vert délicat, le putride embaumant les arômes enivrants de la forêt en remplacement.

Le souffle figé dans sa poitrine, la petite blonde crève d’envie de se fondre avec le décor, de voir sa tenue sombre disparaître dans les nuances de l’écorce. La démarche ne ressemble pas à celle d’une des créatures, ce qui la rassure légèrement. Trop assurée et menaçante pour être un allié, elle appose sur le simple fracas des semelles une identité temporaire. Les phalanges crispées contre le bois de l’arbre se détendent, le souffle s’extirpe de ses poumons dans une lourde expiration. L’entrée en scène de son crétin, et de ce masque à gaz qu’elle crève d’envie de lui faire bouffer. L’éléphant dans son monde de porcelaine, celui qui écrase sans sourciller la nature à ses pieds. Ca l’agace et ça peut se lire sur son visage. Le silence et l’absence de mouvement de la part de son rouquin tiraille les nerfs de la blonde, Luna qui se redresse légèrement. Les paroles ne lui arrachent pas l’ombre d’un sourire, seulement un haussement de sourcils méprisant et du dédain sur sa frimousse. La Gaia sursaute lorsque la tête roule à ses pieds, invité surprise qu’elle n’avait même pas remarqué. Les yeux rivés sur la vision d’horreur, écarquillés dans l’examen douteux de la face bouffé par la pourriture. « - Ce ne sera pas pire que de te faire la conversation. » Lâche-t-elle finalement, jouant du bout de sa semelle contre la trogne, jusqu’à carrément balancer un coup de pied dedans. L’éloigner le plus loin possible d’elle, ce machin qui roule dans l’herbe pour finalement s’embourber dans la boue. « - Mon côté hippie t’emmerde. La ville ne te suffit plus pour jouer au boucher ? » La blonde souffle son exaspération dans ses paroles, se détache de son appui et recule d’un pas pour finalement se décider à poser ses yeux sur le nouvel arrivant. Rassurée malgré elle de voir qu’il est encore debout, suffisamment en forme pour la pourrir de son cynisme de gamin en pleine crise de nerfs.

« - Ca ne t’empêchera pas de respirer ta connerie ton truc, tu devrais le virer avant de perdre une vie en t’asphyxiant. » Elle lui offre son plus beau sourire, agite les doigts devant le nez du rouquin en désignant son masque. Ca l’énerve de ne pas le voir, de ne faire qu’imaginer les grimaces qui peuvent venir agiter sa belle gueule d’abrutit.

darwinsgame.com (c) 2015

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Jeu 20 Oct - 7:39

pushing daisies


De ses prunelles curieuses, il suit du regard la trajectoire semée d'embûches de la tête de zombie qui roule dans la boue, renvoyée par le coup de pied dédaigneux de la petite blonde. Il abandonne son trophée, l'oublie au bout de quelques secondes seulement, il sait d'avance qu'il saura se débrouiller pour en arracher beaucoup d'autres tant qu'ils n'auront pas trouvé le moyen de mettre un terme à cette invasion. Pourtant fier de son butin malgré le mépris apparent de Luna, il s'appuie doucement contre le tronc d'arbre, croise les bras tout en se figeant dans une posture qui retranscrit son désintérêt devant la contre-attaque. Il se mord la lèvre, réprime un sursaut d'hilarité, les rides d'amusement que lui arrachent les paroles de cette effrontée cachées derrière ce masque inexpressif et glacial qui lui colle à la figure en permanence. Son agressivité ne l'atteint même plus, pourtant nourrie de toujours plus d'infamies à mesure que les jours passent. Luna la bombe à retardement qu'il a lui-même amorcée, il l'observe longuement avec cet attendrissement du créateur qui admire son œuvre. La bombe prête à exploser et tout détruire dans son souffle dévastateur, au moindre faux pas de sa part. Ce n'est pas la plus réussie, ni la plus destructrice que son esprit tordu ait imaginé, mais il ne peut s'empêcher de ressentir de la fierté. Admirer son propre talent, se réjouir de la dimension diablement géniale de sa folie furieuse et sans limite.

Devant le sourire radieux de la petite blonde, il se redresse légèrement et suit du regard ses gestes des doigts, comprend rapidement qu'elle est gênée par la présence de son masque. Certainement pour une raison bien obscure qu'il ne peut ni deviner ni comprendre, incapable de se projeter dans l'esprit biscornu de cette fille. La gamine qui se rebelle face à ses provocations, pendant qu'il guette le moment où elle perdra sa patience illusoire pour se laisser aller à quelques coups bien placés, comme la dernière fois. Avant ce jour, il n'aurait jamais cru qu'une petite rose fragile comme elle puisse se montrer en réalité aussi violente et indélicate qu'un catcheur américain. Qu'elle puisse le massacrer comme elle l'avait fait sans la moindre hésitation, sans une once de remords malgré la menace qui pèsent sur eux lorsqu'ils se rapprochent dangereusement de leur ultime vie. Malgré la désillusion et la surprise, il ne s'en lasse pas, de sa jolie petite blonde déchaînée. Alors il profite éhontément de sa passivité pour l'attaquer à sa manière, comme un Eshu digne de ce nom. « Désolé, je ne l'enlèverai pas, les relents de zombie me donnent la nausée. À moins que cette odeur pestilentielle vienne de toi, ça ne m'étonnerait pas non plus. » répond-il avec arrogance, tout en faisant tourner son revolver autour de son doigt d'un geste désinvolte. En quelques pas à peine, il s'approche et se plante juste devant elle, la toise de ses yeux moqueurs qu'elle ne peut pas voir. « T'as un souci avec mon masque ? Je croyais que tu n'aimais pas voir ma sale tronche, faudrait savoir ce que tu veux. » À ces mots, il lève son revolver, pointe un bref instant le canon vers Luna d'un air menaçant, mais se contente d'utiliser son arme pour écarter une mèche blonde qui traverse son visage de poupée, d'un geste vif. Aussi jolie dans le jeu que dans la réalité. C'est terrible, ce charme qu'elle a, il sait que ça l'empêchera encore et encore de riposter lorsqu'elle l'attaquera de nouveau, et ça l'agace profondément cette influence qu'elle a sur lui et contre laquelle il ne parvient pas à lutter.

Alors qu'il s'apprête à ouvrir la bouche à nouveau pour renchérir, des bruits à proximité viennent perturber sa concentration, ses sens se mettent en alerte à l'idée qu'il puisse y avoir des monstres qui rôdent. Être obligé de les massacrer avec Luna dans ses basques, qui serait bien du genre à en profiter pour le poignarder dans le dos, il en a la certitude absolue. « Derrière toi, Luna. » À peine a-t-il levé le nez qu'il aperçoit la face décomposée d'un zombie juste sous ses yeux, par-dessus l'épaule de la petite blonde. Par instinct de protection, il empoigne le bras de Luna et la tire fermement vers lui pour l'éloigner de cette saloperie, avant de tirer dans l'espoir que la détonation fasse reculer la bête. Un seul pauvre zombie égaré, visiblement décidé à les bouffer tous les deux.




zombie :

50 places VIE 10/10


Spoiler:
 


Dernière édition par Reinar Schrodinger le Jeu 20 Oct - 7:50, édité 2 fois
http://www.darwinsgame.net/profile?mode=editprofile
avatar
DEVELOPERS
<b>bavardages</b> 6594 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : DARWIN'S GAME.
CREDITS : GeniusPanda.
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Jeu 20 Oct - 7:39
Le membre 'Reinar Schrodinger' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'PNJ : MOBS' : 1

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Ven 21 Oct - 20:30

pushing daisies
purplehaze & atomicbomb

Le refus d’obtempérer l’agace, et la contrariété vient se poser sur sa frimousse. Comme un bonbon trop acide dont on ne parvient pas à se débarrasser et dont l’acidité corrosive finit par exploser sur la langue. Il parasite son petit monde, à se tenir là, piétiner ces pauvres plantes qui n’ont rien demandé à personne. Cette nonchalance irritante qui lui donne envie de lui en coller une. Et s’abimer la main contre ce foutu masque qu’elle crève d’envie de lui arracher. Tirer sur les sangles pour l’obliger à courber l’échine et qu’il se noie dans la boue à la manière de son trophée ridicule. Chasseur amateur qui la dégoûte, triture ses envies de cogner à un point qui l’impressionne à chaque fois. Dépassée par ses propres désirs, la petite blonde ne comprend pas ce qui peut la pousser à tant vouloir le détruire. Ici comme dans leur autre monde, elle s’accroche à ce malsain détestable qu’il injecte dans ses veines. Alors elle se convint de rester silencieuse, ne pas répliquer à ses attaques sera sa meilleure défense. Pour éviter de déraper de nouveau et de frapper jusqu’à le voir se changer en une bouillie de pixel. Se dire qu’elle vient encore de lui voler une vie, et se morfondre comme une idiote une fois rejetée du jeu, à redouter de ne plus le voir débarquer sous son balcon. D’avoir enterré son pauvre crétin pour de bon. Elle en frissonne, tressaille à cette idée et sent la chair de poule lui courir contre les bras à la vue du revolver qu’il pointe sans gêne dans sa direction. Le temps d’une brève inspiration, elle y croit, s’attend à ce qu’il presse la détente pour la démolir en bonne et due forme. Elle se sent bête à papillonner des cils devant un masque inexpressif, à se perdre dans la contemplation de ce truc affreusement moche jusqu’à oublier ce qu’elle fait là.

Un hoquet lui échappe stupidement lorsqu’il la tire vers, la ramenant au passage dans l’instant présent avec une brusquerie qui lui fait plisser le nez. Elle jure, l’insulte avant de comprendre ce qui se passe véritablement lorsque la détonation lui crève les tympans. Luna souffle, soupire sans délicatesse, expulse les débris de colère qui sont en train de gratter sous sa peau. Le profond dégoût que la vision de la créature lui insuffle, elle qui avait réussi à passer entre les mailles de la blague du moment, discrète petite blonde qui va se retrouver contrainte de jouer le rôle de la greluche de service d’un mauvais film d’horreur à cause d’un rouquin stupide et trop téméraire. « - Tu fais chier Reinar, t’avais besoin de les rameuter ici. » Ce n’est pas une question mais un reproche amère, qui écrase l’incriminé avant qu’elle ne le repousse de toutes ses forces, ses petits doigts agrippant sa lame. Elle se baisse, ramasse la première pierre à portée de main, prête à venir fracasser la trogne décomposée de la bestiole. S’acharner dessus en prétendant que c’est ce foutu masque. Pris d’un de ces élans de folie assassine, la petite blonde se jette sur la bestiole. L’agilité d’un koala en furie sortit de sa sieste trop brutalement, et la pierre qu’elle envoie se fracasser contre la mâchoire du macchabée. Les chicots pourris volent sous la force du coup, barbouillant la main et la frimousse de Luna d’un sang crade. Elle frappe une seconde fois, entend bien démolir le crâne de sa proie, un sourire sadique sur les lèvres. Happée dans son besoin pressant de fracasser quelque chose, elle oublie que le machin sur lequel elle s’énerve est encore capable de répliquer. Une main décharnée s’agrippe alors à son bras, surprise l’éclaireuse laisse s’échapper un léger couinement, lâche sa pierre et se démène avec la frénésie d’une ampoule prête à griller pour retrouver sa liberté. Le souffle court, de la colère dans les pupilles, sa soudaine liberté la fait reculer d’un pas hésitant qui manque de la faire s’étaler par terre.


zombie :

50 places VIE 05/10


darwinsgame.com (c) 2015


Dernière édition par Luna Winlowe le Ven 21 Oct - 20:41, édité 1 fois
http://www.darwinsgame.net/profile?mode=editprofile
avatar
DEVELOPERS
<b>bavardages</b> 6594 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : DARWIN'S GAME.
CREDITS : GeniusPanda.
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Ven 21 Oct - 20:30
Le membre 'Luna Winlowe' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'PVE : DM' :

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Mar 25 Oct - 12:58

pushing daisies


Tu fais chier Reinar, qu'elle lui crache en même temps qu'elle le repousse violemment, rejette sa protection avec le dédain habituel. Les accusations fusent, comme à chaque fois que la moindre occasion de l'accabler de reproches se présente. Les mots venimeux ne l'atteignent pas et restent en suspend dans son esprit, pendant qu'il réprime difficilement un rire nerveux, prêt à dégainer les armes pour régler son compte au monstre sorti de nulle part. Ses nerfs d'autant plus mis à l'épreuve lorsqu'il doit chasser le zombie avec la précieuse Luna à proximité, la fleur sauvage et imprévisible qu'il ne saurait contrôler dans un milieu aussi hostile. L'air renfrogné, il s'agace tout de même des remarques acerbes de la blonde feignant l'ignorance de la mort certaine qu'elle vient de frôler et que Reinar lui a évité de justesse. « Je n'ai rien rameuté du tout. Il y en a partout, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué. » lâche-t-il d'un ton tranchant, pour se débarrasser des reproches qui pèsent sur sa conscience, quand bien même il n'aurait éprouvé aucun regret à rameuter une légion de zombies en territoire Gaia. Faire le ménage du côté de la Pieuvre Mélomane et se délester de tout le sale boulot en le laissant aux teams ennemies, plus facile, plus efficace. Mais il continue pourtant de penser que l'on est jamais mieux servi que par soi-même.

Le revolver vidé de sa dernière balle, il en empoigne quelques unes en fouillant dans sa petite sacoche, les glisse rapidement une à une dans le barillet, avant de faire tourner vivement ce dernier. Le temps d'effectuer sa manœuvre, Luna a déjà pris les devants et le pousse alors à abaisser son arme. Pour Reinar qui ne manie pas à la perfection les armes à feu, le risque de toucher Luna dans sa tentative de tir est bien trop élevé, alors il se ravise malgré lui. Les pupilles agrippées aux gestes agressifs qu'elle exécute impitoyablement, la violence non contenue lorsque la pierre fracasse la mâchoire du monstre en décomposition. Le sourire vicieux sur ses lèvres et les éclats de sang sur le visage de la blonde, un spectacle tout à fait inhabituel devant lequel Reinar reste interdit, immobile pendant de longues secondes. Pourtant, il reprend rapidement ses esprits lorsque la bête s'accroche à Luna, il se fait soudain très réactif et abat un violent coup de crosse de revolver dans la mâchoire déjà amochée pour l'aider à se libérer de son emprise. « C'est comme ça qu'on vous apprend à vous battre chez les petits lutins de la forêt ? Avec des cailloux ? » Il laisse échapper un sursaut d'hilarité, les lèvres étirées par un sourire narquois. Le zombie ne se fait alors pas prier pour se jeter brusquement sur le rouquin dans un élan de folie meurtrière, le fait reculer de quelques pas, sort les crocs pour le mordre voracement. Avec les réflexes acquis par l'expérience, il parvient à caler son flingue dans la gueule de la bête, et tire sans une once d'hésitation. La balle se loge quelque part au fond de sa gorge, ramollit la carcasse qui perd son équilibre et s'écroule près des jambes du rouquin déstabilisé. Il reprend contenance, et se retourne pour reporter toute son attention sur la petite blonde, il renchérit, les pupilles moqueuses. « T'es tellement maigrichonne que même lui ne veut pas de toi, ma pauvre Luna. » laisse-t-il échapper avec amusement, sans réaliser que la carcasse du zombie parvient à puiser dans ses dernières ressources pour se relever derrière lui, la gangrène impérissable prête à passer de nouveau à l'attaque.



50 places VIE 40/40
relique du survivant maître (bloque 6 et renvoie +4)

zombie :

50 places VIE 1/10



Dernière édition par Reinar Schrodinger le Mar 25 Oct - 14:50, édité 1 fois
http://www.darwinsgame.net/profile?mode=editprofile
avatar
DEVELOPERS
<b>bavardages</b> 6594 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : DARWIN'S GAME.
CREDITS : GeniusPanda.
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Mar 25 Oct - 12:58
Le membre 'Reinar Schrodinger' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'PVE : DM' :

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Sam 29 Oct - 13:04

pushing daisies
purplehaze & atomicbomb

La répugnance lui glisse sur les doigts, étalée sur sa peau dans le gluau d’un sang décrépi. L’irritation dans les veines, la petite blonde souffle et râle, nerveuse. Le secours de Reinar lui offre la possibilité de battre en retraite, fige ses pieds dans le sol détrempé et la laisse spectatrice d’un spectacle qu’elle aurait préféré ne pas voir. La bestiole qui grogne face à son crétin et ses jolies fleurs qui se font lamentablement piétiné. Ca se bouscule dans sa tête et les remarques acerbes l’obligent à serrer les dents. Luna dont la bouille donne l’impression qu’elle est en train de mâchouiller un citron à l’acidité hors norme. L’éclat de rire lui bousille les nerfs, elle triture ses doigts, fronce les sourcils et se raccroche à la petite lame fatiguée qu’elle avait rangé à la hâte dans la poche de son pantalon. Le tir la fait sursauter, la ramène dans l’instant dans un battement de cils, son regard qui revient se poser sur le rouquin sans visage. « - Mes cailloux sont au moins plus efficace que tes foutues balles. Plus silencieux aussi, si d’autres rappliquent pas avec tout ton bazar, c’est qu’ils ont de la sacrée crasse dans les oreilles. » Lâche-t-elle dans un soupire nerveux, l’aiguë colérique dans sa voix. Elle ouvre la bouche et la referme aussitôt, hoquète lorsque la silhouette décrépie de la créature vacille derrière Reinar. Elle admire la ténacité du machin, la bestiole à moitié crevée qui refuse d’y passer tant qu’elle n’aura pas au moins eu la chance de manger un morceau d’humain bien vivant. Dans un sursaut frénétique, la petite blonde s’agrippe au bras du rouquin, poussée en avant par la peur qui lui broie le ventre face à la menace, elle se fracasse le corps contre celui de l’ennemi et envoie son poing se briser contre le restant de mâchoire de la bestiole. Enfonce sa pauvre petite lame dans l’amas de chair sanguinolent jusqu’au trognon. Ca grouille contre ses doigts le contact répugnant qui lui colle la nausée, à mesure que la lame vrille dans les chairs. Un profond dégoût sur la frimousse, l’éclaireuse lâche prise dans une saccade, libère la bestiole qui s’effondre dans une pluie de pixels gris.

Le souffle court, coincé dans sa poitrine, ses doigts s’agrippent avec hargne contre le bras du rouquin. Son appui précaire pour se reprendre et mieux s’en éloigner. Elle le repousse, plus doucement qu’elle le voudrait et titube stupidement de quelques pas en arrière, se barbouille la figure de crasse de zombie en remettant de l’ordre dans sa tignasse. « - Je fais pas le poids contre toi, tu fais une prise de choix pour ces machins. La connerie ça cale bien tu sais. Paraît que les roux ont meilleur goût aussi. » L’insolence dans le sourire qu’elle lui balance alors qu’elle s’échine à nettoyer sa lame contre sa jambe pour mieux la fourrer dans sa sacoche. Les doigts qui tremblent d’une frustration latente, cet agacement qui revient se fracasser contre son petit cerveau. Dans les réflexions, ce masque qu’elle déteste presque autant que celui qui le porte. C’est s’engager sur une route dangereuse elle le sait, mais elle s’en fout. Le temps de reprendre son souffle et de calmer le bordel dans sa poitrine, et le lutin reviendra à la charge. Ils le savent tous les deux.


zombie :

50 places VIE 00/10  


darwinsgame.com (c) 2015


Dernière édition par Luna Winlowe le Sam 29 Oct - 13:22, édité 1 fois
http://www.darwinsgame.net/profile?mode=editprofile
avatar
DEVELOPERS
<b>bavardages</b> 6594 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : DARWIN'S GAME.
CREDITS : GeniusPanda.
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Sam 29 Oct - 13:04
Le membre 'Luna Winlowe' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'PVE : DM' :

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Lun 7 Nov - 22:21

pushing daisies


Sans qu'il ne s'en aperçoive, la carcasse puante s'est déjà relevée, ne se fait pas prier pour se vautrer avidement sur sa proie, à nouveau. Le souffle infect de la bête lui glace le sang, anime en lui les affres de la mort imminente. Ses doigts décharnés s'accrochent nerveusement à la crosse de son arme à feu, tous les muscles de son corps se contractent, ses sens décuplés, mis en alerte par la menace croissante. Secoué par les gestes brusques de Luna, il se fige comme une statue de pierre durant de longues secondes et reste prostré devant le coup fatal de la petite blonde qui achève définitivement la créature d'un seul coup de lame dans la caboche. Il n'a pas le temps de faire quoi que ce soit, si ce n'est un volte-face rapide pour admirer l'étendue des dégâts, toujours avec le petit koala blond perché à son bras. Bras qu'il agite doucement pour qu'elle le lâche. Elle le repousse, s'éloigne, pendant que Reinar, perturbé, continue d'observer curieusement les restes de la charogne explosée sur le sol fleuri. Trop confiant, il avait baissé sa garde pendant quelques brèves secondes qui auraient pu lui être fatales. Une connerie qui aurait pu être mille fois évitée si cette fille n'était pas là pour le déconcentrer, lui qui est pourtant toujours très vif et attentif au moindre bruit, au moindre geste. Il s'en veut cruellement d'avoir été si négligent.

« C'est sûr que ce n'est pas ton cerveau de blonde qui va les rassasier. » répond-il machinalement, les pupilles braquées vers le lutin à la crinière blonde, un sujet de moquerie qui revient souvent lors de leurs échanges belliqueux. Quelques pas suffisent à le ramener près d'elle, et son poing fermé tapote doucement le haut du crâne de l'effrontée, toc toc, un nouveau geste insolent accompagné de tout le dédain qui s'impose. « Ça sonne un peu creux là-dedans pas vrai ? » ajoute-t-il, le sourire narquois, une flamme vive qui fulmine au fond de ses pupilles invisibles à travers son masque effrayant. Alors qu'il parvient à retrouver son calme, éloigner l'angoisse relative à son compteur de vie déjà bien trop bas, il coince son revolver dans sa ceinture d'un geste nerveux, balaye les environs du regard avec méfiance, pour s'assurer qu'il n'y a pas d'autres monstres qui rôdent. Guidé par cet instinct protecteur inexplicable, ce besoin irrépressible de la maintenir constamment à l'écart de toute menace. Il ne veut pas voir disparaître ce petit bout de femme, aussi conne puisse-t-elle être. Conserver intacte la potiche décorative, malgré ses petites imperfections incorrigibles. Lorsqu'il reporte son attention sur elle, sa main gantée d'un cuir noir agrippe le menton de la petite blonde, la force à lever les yeux vers lui, à le regarder malgré le masque hideux qui lui voile le visage.

« Je vais te raccompagner à ton QG. Tu n'es pas en sécurité ici, tu ne tiendras pas longtemps contre toutes ces saloperies avec ta dague minable et tes petits cailloux. » lâche-t-il, acerbe, incapable de reconnaître ses qualités de combattante. Elle n'est qu'une greluche sans défense aux yeux moqueurs du rouquin, qui s'était pourtant laissé surprendre la première fois, et y avait laissé des plumes. C'est qu'elle peut être une vraie furie quand elle s'y met. Mais c'était arrivé une fois, il n'y en aura pas de deuxième, pense-t-il avec conviction. Avec lassitude, il lâche le menton de la blonde, pour abattre sa poigne ferme sur son bras et la tirer vers lui, l'entraîner dans son élan. « Et je te serai reconnaissant de me suivre sans faire d'histoire. » Il espère, malgré tout ce qu'il sait d'elle et de son caractère imprévisible, qu'elle sera raisonnable pour une fois. Qu'elle soit un peu réaliste, prenne conscience que ces zombies affamés finiront par avoir sa peau si elle continue de se promener innocemment dans la forêt comme l'inconsciente qu'elle est. Quand bien même elle mériterait de se prendre un digne retour de flammes, à trop se croire invincible.



Invité
Invité


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Ven 11 Nov - 20:38

pushing daisies
purplehaze & atomicbomb

Monsieur cliché et répliques ratées. Plus il l’ouvre, plus il l’agace, et son affreux masque à gaz ne suffit pour édulcorer le flot de méchanceté qu’il débite. Elle soupire, la petite blonde, agite les doigts comme pour les délester d’une couche de saleté invisible. Pour le toiser du mieux qu’elle peut lorsqu’il vient se permettre de lui frapper le crâne comme on frapperait le cul d’une bouteille pour mieux la vider. Elle n’a pas besoin de le voir pour deviner son foutu sourire sur sa tronche, la moquerie facile qui illumine sa jolie gueule et font germer des envies de meurtre dans le petit cœur de la Gaia. Elle se mord la lèvre pour garder le silence, s’apprête à faire volte-face pour se remettre en route et le planter là, comme le parfait benêt qu’il est. Le rappel à l’ordre lui arrache un claquement de quenottes, la résistance qui crispe les muscles de sa nuque pour ne pas céder à l’envie du rouquin. Capitulation bancale, Luna obligée de regarder dans des yeux vides, contempler son reflet et pester intérieurement de l’avoir sauvé des griffes du machin à moitié crevé. Jalouse qu’une invention bancale vole une vie à son crétin chéri à sa place. « - J’ai pas besoin d’escorte, pour qui tu me prends ? Je m’en sortais très bien avant que tu ne débarques. » Elle le crache sans retenue, le fusille de ses jolis yeux en se demandant s’il verra vraiment. La prendre pour une pauvre cloche, celle qu’il agite entre ses doigts pour l’entendre tinter et finalement la reposer sur son étagère en se disant que c’est là sa meilleure place. Emancipée depuis l’enfance, la petite blonde ne supporte pas qu’une paire de noisettes s’octroie le droit de lui dicter sa conduite. Encore moins de la ramener à la maison sans qu’elle ne puisse s’y opposer. La main qui se referme contre son bras et qui l’entraîne dans son sillage la fait râler. Elle fulmine à l’intérieur, s’agrippe de tous ses ongles dans le cuir avec la ferme intention d’atteindre la peau tâchée de rousseur pour la faire saigner. Racler la chair pour mieux se défaire de l’emprise.

« - Lâche-moi, Crétin Masqué. Je t’ai rien demandé, va voir ailleurs si une autre greluche a besoin d’être secourue, c’est pas mon cas. » Elle le crache et traîne des talons dans la terre, bousille ses pompes et l’herbe au passage, sacrilège dans son petit cœur. « - En fait, tu compenses quelque chose à te la jouer mâle viril et pseudo chevalier servant. C’est quoi, un manque de confiance en toi ? Un souci là en bas ? » Le genou se balance dans un pas trébuchant pour venir buter contre le fessier du rouquin, à défaut de pouvoir heurter l’avant, elle se contente de ce qui lui fait face. « - Si seulement une de ces saloperies pouvait débarquer de nouveau et te bouffer le peu de cerveau qui est en train de surchauffer là en-dessous. Je suis sûre que tu vois rien avec ton truc en plus. » Elle renifle et le cuir maltraité crisse sous ses doigts. Dernière attaque avant de renoncer. Luna abandonne sa lutte, se laisse traîner sur quelques pas supplémentaires avant de tenter une nouvelle fois de défaire la poigne de l’autrichien. Exercice malheureux se soldant par une infime victoire, la blonde glissant étrangement sa main dans la sienne, la peau enlaçant le cuir le temps d’un moment d’égarement où elle se tait enfin tout en restant derrière l’irritant imbécile. A la manière d’une gamine qui boude, la petite blonde se tait parce qu’elle ne sait plus vraiment quoi dire. Affolée entre l’envie de lui casser la gueule, lui faire bouffer les jolies fleurs qui frôlent leurs pieds, ou rester là, se laisser guider sans broncher et essayer le temps d’une marche retour, de se rapprocher de quelque chose de plus normal.


darwinsgame.com (c) 2015

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   Dim 20 Nov - 14:31

pushing daisies


Derrière lui, la blonde n'a de cesse de gesticuler pour tenter de se défaire de son emprise, rechigne à l'idée de le suivre et lui oppose une résistance farouche, certainement pour le simple plaisir de ne jamais aller dans le même sens que lui. Contrarier sa volonté, faire tout le contraire de ce qu'il attend d'elle. C'est ce qu'elle est, cette pimbêche à la chevelure dorée, une enfant capricieuse et mal éduquée qui l'agresse d'un coup de genoux, en plus de remettre en question sa virilité sans la moindre subtilité. Il manque de peu de trébucher, bascule vers l'avant mais parvient à retrouver son équilibre avec l'agilité acquise au fil des expériences. Ses traits crispés contiennent difficilement son agacement, il reste figé quelques secondes avant de reprendre sa marche assurée dans la direction prévue. « Effectivement, j'essaye de compenser ton manque cruel de jugeote, et ce n'est pas une mince affaire. » lâche-t-il, sarcastique, toute son attention concentrée sur le paysage qui l'entoure pour retrouver un chemin qu'il a trop peu emprunté pour le connaître parfaitement. Il lui est déjà arrivé de s'aventurer trop loin en territoire Gaia, souvent pour y trouver des ingrédients très rares dont il a besoin pour certaines de ses décoctions démoniaques. Trop imprudent, trop provocateur, il en a déjà subi les conséquences à plusieurs reprises. Lui aussi a toujours eu une part d'inconscience, une négligence évidente qu'il est incapable de reconnaître, un goût prononcé pour les jeux dangereux. Et un refus catégorique de voir Luna s'immiscer à son tour dans cet univers de folie.

L'acharnement persiste, et son cerveau n'enregistre même plus les assauts indélicats de la blonde farouche, les mots se dissolvent dans ses tympans avant même de parvenir à l'atteindre. Le seul détail qui le frappe est la répugnance récurrente qu'elle témoigne à l'égard de son précieux masque à gaz, l'indéfectible allié qui avait déjà sauvé sa vie et son anonymat à de nombreuses reprises. Il laisse échapper un éclat de rire en guise de réponse, réprime difficilement le sursaut d'hilarité qui fait tressaillir ses épaules. Les lèvres étirées par un sourire narquois dont lui seul a le secret, il ralentit le rythme de ses pas, épargne momentanément le lit de fleurs qui recouvre le sol pendant qu'il commence à tirer sur la sangle de son masque. « Tu l'aimes mon masque hein ? » questionne-t-il tout en braquant son regard réprobateur sur le visage de l'impudente, la moquerie à peine voilée. Contre toute attente, c'est la main de la petite blonde qui vient se glisser dans la sienne, au moment où il s'attend à ce qu'elle tente à nouveau de l'attaquer. Il reste sans voix, sa main inerte se fige à ce contact inattendu. Il stoppe sa marche brusquement, se tourne vers Luna nonchalamment, en même temps qu'il termine de défaire les attaches de son masque pour le retirer et dévoiler son visage piqué de tâches de rousseur, sa tignasse de feu en désordre. « Je te l'offre, s'il n'y a que ça pour te faire plaisir. » Ses doigts glissent lentement entre ceux de Luna, son regard tendre se perd dans l'émeraude de ses yeux quelques secondes, avant de mettre brusquement fin à cet échange passionné en plaquant sans délicatesse le masque contre le visage de la blonde. À la hâte, il referme les attaches du masque, qu'elle aura certainement du mal à retirer toute seule, et admire le résultat avec une satisfaction sadique. Pour accompagner son geste, dans un élan de fausse tendresse, il amène la main de la belle blonde jusqu'à ses lèvres pour y déposer un doux baiser.

« Tu veux savoir ce que je pense ? Je devrais te rôtir et leur servir ta carcasse brûlée sur un plateau d'argent, c'est certainement la solution qui conviendrait au plus grand nombre. » dit-il d'un ton mielleux, le sourire maintenant bien visible plaqué sur ses lèvres frôlant les phalanges de la petite main de sa blonde. La conviction dans le regard, il attend de la voir se démener pour retirer ce masque qu'elle déteste tant, et referme sa poigne sur la main qu'il tient afin de s'assurer qu'elle continuera de le suivre pendant qu'il reprend sa marche.

Sans se soucier des plantes massacrées sous ses semelles, ses pas continuent leur progression vers le QG des Gaia qui ne devrait plus être très loin, avec la pauvre Luna à sa suite. Jusqu'à arriver à la limite à ne pas franchir et l'abandonner là sans lui adresser un mot de plus, puis rebrousser chemin.



Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Pushing Daisies || Reinar   
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Page 1 sur 1


Sauter vers:  





liens utiles
AU RP ET AU FORUM