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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 the human race is becoming a disgrace ► Jules
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MessageSujet: the human race is becoming a disgrace ► Jules   Mar 18 Oct - 19:06
Whisky puant la charogne de ces enfants morts parce qu'ils ne croyaient en rien, ou  celle des cadavres de pères, de mères, de frères et de sœurs, d'enfants. Brûme morose couvrant ceux qui ne veulent plus voir cette aube se lever sur de nouveaux cadavres. Qu'ils comprennent, qu'ils daignent réfléchir, ils ne sont ni les ennemis ni les victimes, ils ne sont que des ombres au tableau. Dommages collatéraux et alliés inattendus, non-concernés par cette nouvelle conformité. Quand il les voit agir dans la rue, mains agrippées à leurs panneaux absurdes, avec leurs mines graves qui veulent  dénoncer leur vice, il a envie de pleurer Oz. Ils ne comprennent pas que leurs enfants, leurs amis, qu'importe, trouvent là-bas leurs refuges, leurs putains de sens à la vie qu'ils rabâchent d'années en années, « sois heureux », incantation vaine qu’ils s’acharnent à dicter, mais non mon gars, ne sois pas heureux là-bas. Cancer X, nouvelle génération, non ma bonne dame il n'y a  pas de remède à celui-là, c'est dans la tête que tout ça se passe, cancer qui frappe la système économique, ils chialent dans les chaumières ces riches qui ne savent plus qui exploiter, ma bonne dame vous voyez, la génération Z fout le monde en l'air, c'est de leur faute tout ça, c'est toujours la faute  des jeunes, jamais celles des vieux qui ont rendu le monde comme ça. Ma bonne dame, faut interdire ce jeu, j'vous jure, vous verrez qu'à la télévision ils le disent, et ça discute dans le voisinage, il les entend tous les jours ces stupides commères, on dirait des pies, des vautours qui survolent la moindre merde pour en parler et qui le regardent du coin de l'œil quand il se balade le tatouage à l'air, dieu que c'est obscène. Le vengeur s’en amuse, sort torse-nu dans les couloirs, devant chez eux, prônant l’absurde face à tant de stupidité, tenez, regardez mon tatouage, il me reste cinq vies, vous m’verrez bientôt mourir.

Relent de fatigue et de nausée. Dehors les anti-DG, et à l’intérieur ces miliciens qui s’acharnent à vouloir changer le jeu. Là où il ne faut pas, ils grignotent du territoire, espérant se transformer en supernova pour tout exploser. Une nouvelle information il y a quelques temps ; fusillade. Le monde devient fou, eux avec. Peut-être qu’il en chialerait s’il n’avait pas peur que tout s’effondre. Un appel qui confirme les rumeurs qu’il n’a pas encore vu putain, je viens de sortir du jeu, les connards de miliciens bloquent la place !. On est le 18, aller, on va boire à la santé de tous ces morts et parler des choses à faire, des gens à récupérer, à aider. Quand d’autres distribuent des tracts et hurlent dans la rue, ils se retrouvent pour ne pas crever d’inquiétude. Il est assit au creux de son fauteuil de cuir, encore en avance, commandant un second verre, le premier est parti si vite. La porte s’ouvre et il relève des yeux un peu vitreux, fatigués, tristes, un peu paumés dans le néant et le sourire ne les atteint pas vraiment. « Jules ! ça l’amuse toujours que les deux personnes dirigeant sa vie soit des femmes plus fortes que lui, plus intelligentes aussi. Lui tout seul n’aurait jamais pu organiser ce groupe, il aurait foncé tête baissée dans le tas. S’ils sont une famille, c’est grâce à elle. C’est peut-être parce elles accaparent sa dose de respect qu’il joue au con avec ses sœurs ou des inconnus. Oz pousse un verre plein vers le fauteuil libre, J’ai déjà commencé sans toi. il ne boit qu’en société, le problème étant qu’il est systématiquement en société. Si bien qu’il résiste trop à son goût, comment peut-on éponger les morts si on continue d’y penser ? Comment ça va ? » Mal, sûrement. Question idiote, qui va encore bien dans cet univers qui tourne à l’envers ? Des meurtres à tous les coins de rues, fusillades, manifestations. Il aimerait lutter contre tout ça, prendre les armes en direction des criminels et de ceux qui veulent supprimer leurs libertés. Tout renverser.
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MessageSujet: Re: the human race is becoming a disgrace ► Jules   Jeu 17 Nov - 11:51

Le monde fourmille à ses pieds. Poupée qui règne sur l'éclat rebelle, poupée souveraine de la révolution, l'étincelle furtive qui crépite à la pulpe de ses doigts. Ses utopies sont la fumée crasseuse de sa clope, ses illusions sont bercées d'alcool. Elle se repaît déjà de ce rendez vous mensuel, ce rendez vous aux échos mortels. Elle trace inconsciemment le nombre dix-huit, du bout de l'index, invisible sur sa cuisse. Elle le retrace à la manière d'arabesques, les yeux dans le vague, perdus sur les visages hagard de cette rame de métro qui gravite lentement dans les boyaux de Chicago. Les portes ricochent entre elles à chaque station, laissant la synthétique voix se charger d'informer les passagers de l'exact lieu où ils se trouvent. Elle frictionnent les billets verts dans sa poche, s'autorisant un maigre sourire. Ces billets là sont pour ce vert auréolé d'or, pour cet alcool fort dans lequel se perdent ses rires et ses pleurs, ses illusions et sa détermination. Ces billets là ne sont pas pour les mondanités qu'elle peut s'offrir, qu'elle s'est offertes dans le courant de ses vingts ans. Môme apeurée, le compteur tourne et lentement vient te faire jouir d'une nouvelle dizaine que tu ne veux pas atteindre.

C'est peut-être pour ça qu'elle s'octroie ce droit funeste, celui de boire à la mémoire des mangeurs de pissenlits. Celui de s'inviter dans cette bouffée de chaleur, à la faveur de leurs idées raccommodées. Elle est Oz. Oz son associé, Oz son acolyte, ce gosse à la bouche béante ouverte sur l'avenir, celui là prête à la suivre sur un volcan en éruption. Il est là d'ailleurs, déjà, comète éteinte, attendant le signal du départ. Il est recroquevillé dans ce fauteuil vintage, un verre accroché à ses doigts, un verre dont il ne se sépare pas. Elle l'observe à travers la vitrine de l'échoppe, se demandant ce qu'elle fait là encore une fois, à priver un gosse de sa jeunesse folle. Se demandant si la faucheuse n'a finalement pas des fourches blondes coupées au carré, des yeux luisant d'hystérie et une foule de vivants déjà presque morts collés à ses basques. Muse mortifère Jules, elle secoue la tête en signe de négation et pénètre dans le bar à moitié vide. Il n'a rien à faire ailleurs, c'est avec moi qu'il est le mieux. Dehors il aurait déjà crevé sous les balles d'une fusillade de campus. C'est beau de se rassurer.

Il la hèle, l'appelle, douce amie nimbée des fièvres alcoolisées. « Jules ! J’ai déjà commencé sans toi. Comment ça va ? » Pas d'embrassade pour ces joyeux lurons, on se sourit de travers, on grimace parce que l'humeur n'est pas là, mais on se retrouve, et on boit. Le verre est déjà prêt pour la princesse diabolisée. « On n'te change pas mon p'tit. » Un éclat de malice transperce le regard de la grande môme alors que ses phalanges se referment autour du liquide ambré. Le whisky du mois d'octobre. Puis y'aura celui de novembre. Et celui des autres années, parce que le combat n'est pas prêt de s'arrêter. D'un haussement d'épaule, elle répond évasivement, un embryon de sourire malicieux germant à la commissure de ses lèvres. Elle ne peut pas s'en empêcher, pas quand l'humeur est si moribonde, mais que dans son esprit pétillent les accents de fin du monde. « J'vais bien. Aussi étonnant qu'ça puisse paraître. » Elle fredonne un air des Misérables, une pauvre chansonnette qui scintille à son esprit. Elle boit longuement, le sourire perdu dans l'alcool vieux, ses yeux brisant l'espace entre eux, rivés sur le petit brun. « Tu veux savoir ? » ricane la faucheuse inspirée.

Je suis tombée par terre, c'est la faute à Voltaire…
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MessageSujet: Re: the human race is becoming a disgrace ► Jules   Mer 4 Jan - 23:56
Pendant quelques secondes, alors que ses lèvres s'imprègnent de whisky - étonnant que les bars soient encore ouverts alors que le monde agonise, toujours debout pour faire flamber les prix- il se demande s'il a mangé ce matin avant de partir. Ces derniers jours il l'oublie souvent, Faye le rappelle à l'ordre quand elle l'a sous les yeux, mais c'est de plus en plus rare, l'addiction vole ses heures. Ce matin, il les a vu dans le miroir ses côtes, avec ces blessures mal construites, ils ne savent pas se servir d'un couteau ces idiots. Elles doivent paniquer, ses sœurs. Ou alors elles s’en fichent, ne s’en aperçoivent pas, tous les joueurs maigrissent par manque de goût, manque de force, fatigue accumulée. Pour un régime express, prenez Darwin’s Game ! Voilà, l’alcool fait effet, il se fait rire tout seul et efface ses inquiétudes de ses pensées. Il cuisinera ce soir, en promettant de ne pas les empoisonner. Puis il repose les iris sur son amie, son sourire est contagieux. « Dis-moi tout ! » Ils se connaissent maintenant, ils n’ont plus besoin de mâcher leurs mots. En cas de problèmes, ils peuvent se parler, en cas d’horreur, ils peuvent compter les uns sur les autres. Une famille tangible, une famille qui vacille comme la flamme d’une bougie. Ils courent à leur perte, mais n'est-ce pas le cas pour tout ceux qui ont lancé une seule fois ce maudit jeu ? Leurs corps sont destinés à pourrir dans ces fosses puantes, autant que leurs idées ne se fanent pas dans le chaos. Comme des noyés qui essayent de grappiller quelques bouffées d'air avant de lutter encore, toujours. Les verres de whisky et les rires coincés dans leurs caves sont leur oxygène. Les fuites devant les voitures de flics sont leur adrénaline. Pour certains d'entre eux, le jeu n'est qu'un repos appréciable : l'enfer ils le vivent ici, dans Chicago, tous les jours, et leurs vies ne sont pas ternies par le jeu, elles. Darwin's Game, leur team, leurs compagnons, c'est ça qui leur donne une raison de survivre, de continuer. Pourquoi ne veulent-ils pas comprendre ? Ses pensées se répètent, un disque qui tourne en rond et qui ne veut pas se casser.

Le verre est déjà fini, Oz interpelle gentiment le serveur pour en reprendre d'eux avant de secouer la main, voyons un peu de sérieux dans ce monde de fous !  « Apportez nous la bouteille, plutôt. » Ses dernières économies foutent le camp avec ces conneries de verres et d'armes. Mais la fin du monde est proche, que vaudra l'argent d'ici quelques semaines, quelques mois ? Il n'est plus qu'une question d'heures avant que l'économie ne s'effondre, alors à quoi bon enfermer les quelques billets qu'il possède sur un compte bancaire ? La bouteille est posée, et il hésite à pousser sa chance pour demander s’il a le droit de fumer ici. Les bars sont si vides qu’ils ne diraient sans doute pas non, mais les habitudes sont tenaces. Il se ressert, jette un coup d’œil rapide sur son téléphone : pas de catastrophes. « T’es au courant pour Northdell ? Maintenant, on a plus le droit d’y foutre les pieds sous peine de se faire flinguer par la milice. » C’est ce qui se raconte. Des bruits courraient, mais pas assez, gangrène mortelle qui s’est infiltrée au sein du jeu depuis le début. Maintenant ils possèdent un lieu, aussi protégé que n’importe quel QG, maintenant ils peuvent imposer leurs lois qui ne semblent pas mauvaises. Moins de morts ? Il est partant, Oz. Mais pas comme ça. Un rictus. « Des putains de traîtres au sein des teams. C’est pas mal ça. » Et eux sont les adolescents d’hier qui veulent lutter contre tout l’univers. Les pires ennemis des traîtres, parce qu’ils ne s’arrêteront jamais.

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