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 Vena amoris. || Asaël
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MessageSujet: Vena amoris. || Asaël   Mar 18 Oct - 23:32

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Bonnie.
Aujourd'hui ce surnom n'avait plus réellement de sens. Son Clyde était partie. Il l'avait abandonné. Avec une brioche dans le four qui gonflait à vu d'œil : la terrifiant un peu plus. Qu'elle mouche l'avait piqué de le garder... Combien de fois, combien de temps avait-elle passé devant l'hôpital ? Combien de formulaires elle avait remplis pour se débarrasser du parasite qui grandissait dans son ventre ? Elle croyait en la parité entre les hommes et les femmes; cependant l'idée de devoir élever cet enfant par elle-même lui donnait envie de revoir ce jugement pourtant si cher à son cœur. Aussi difficile que cela était de l'admettre... Elle avait besoin d'un homme. Pour la première fois depuis des années : elle était prête à baisser la tête et à demander de l'aide. A qui ? Son cousin lui tenterait sa main, Asaël peut-être ? D'une parce qu'en tant qu'homme de l'église il devait aider les croyants. Bonnie taillait une figurine. Dans le jeu, cela la reposait. La calmait. Pourtant, en entendant les feuilles craquées : elle se redressa. Il ne fallut que quelques secondes à sa main pour lâcher le morceau de bois. Sa dextre serra le pommeau de son arme tandis qu'elle se leva lentement. Traquant le joueur, l'expression de terreur sur le visage du joueur quand elle le trouva lui indiqua tout de suite qu'un novice se tenait devant elle. Une morsure au bras lui indiqua la vérité. Elle soupire et malgré les supplications du malheureux : elle planta sa machette dans son crâne. En la retirant, elle regarda le corps se dematérialiser. Ce n'était pas un CAHO. Elle n'avait aucune raison de l'aider. Les anciennes alliances étaient mortes. Elle essuya la lame sur son pantalon et continua sur sa route. Elle devait rentrer. Elle devait se confesser. C'était le prix à payer pour pouvoir tuer.

Lénaïc se réveilla dans son atelier. Son cousin la regardait. "Je t'ai dit de pas jouer quand t'es toute seule. Tu sais pas ce qui peut arriver. À toi ou au bébé." Il souffle. Prends sa température. "Faut que tu penses à toi, Lénaïc et au bébé." La jeune femme souffle. Elle le sent : "T'as bu enfoiré !" Grogne-t-elle. Elle se lève, son cousin comprends. "J'ai juste pris une bière avec les gars... -Merde à la fin tu sais que j'essaye d'arrêter !" Elle va prendre son manteau, s'emmitoufle. "M'attends pas pour manger." Puis elle sort. Elle n'habitait pas loin de Trinity Church en voiture. La menuisière monta dans la vieille automobile et après plusieurs tentatives démarra le véhicule.

Lénaïc poussa la porte en bois de l'Eglise et rentra. L'endroit était désert. Ses pas raisonnaient dans la nef. Elle s'agenouilla, se signa avant de prier Marie puis alla dans le confessoire. Elle s'assit. Elle connaissait les horaires d'Asaël. Pourtant, elle jeta un coup d'œil aux chaussures du prêtre pour être certaine qu'elles appartiennent à son ami.

"Pardon mon père, j'ai encore péché." Commence-t-elle solennellement. "Un joueur m'a prit par surprise. Je l'ai traqué et je l'ai tué. Il avait été mordu par ces morts vivants que les créateurs ont insérés dans le jeu. Il serait mentir de dire que c'est pour la seule raison que je l'ai tué. La vérité est que... J'avais besoin d'expier ma rage." Lénaïc se tait. "Le père de mon enfant m'a laissé." Elle avale sa salive. "Je viens donc aussi demander votre pardon pour la faute qui va entacher mon âme et me guider dans les bras de Satan." Non. Elle ne dirait pas ce qu'elle allait faire, Asaël comprendrait, ou pas. Dieu savait déjà ce qu'elle entendait par cette confession. Lénaïc joignit ses mains et leva ses yeux au ciel. "Je ne sais pas quoi faire Asaël..." Une larme coule, puis deux. Elle ne parlait plus au prêtre. Elle parlait à son ami. "Et ces foutus hormones qui me font chialer pour rien !" Elle souffle longuement. Son genou tremble. "Qu'est-ce que je vais faire...?" Demande-t-elle encore avant de rire jaune. "Je ne peux même boire pour tenter de trouver une réponse."
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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Mar 25 Oct - 16:53

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
A l'instant même où sa voix résonne, tu la reconnais. Lénaïc. Sans même que tu t'en rendes compte, tu as arrêté de respirer tandis que ton cœur manque un battement. Elle est venue perturber tes grandes réflexions, tes grandes angoissent qui te taraudent l'esprit. L'église est désespéramment vide pour l'instant. Les gens ont peur. Les corps tombent, les âmes fanent. Encore plus qu'auparavant. Ce sont ces calamités mi-mortes, mi-vivantes, ces êtres de cauchemar sortis des Enfers pour mieux vous hanter qui sont responsables de cette désolation. C'est eux, tu en es sûr. Tu as toi-même rencontré ces créatures dépassant l'entendement. Elles sont devenues la calamité ultime du Darwin's Game. Tu pensais alors que les fidèles trouveraient le chemin de ton sanctuaire mais il semblerait qu'ils se soient perdus en route. A moins qu'ils n'aient tous disparus ? Est-ce l'Apocalypse qui frappe définitivement à votre porte ? Tu te sens bien impuissant face aux derniers événements. Il y a cependant quelqu'un pour qui tu peux être là. Elle est venue, ici, pour toi, tu le sais. Lénaïc connaît tes horaires, elle  sait quand tu es là et c'et généralement à toi qu'elle vient se confesser. Tu en es à la fois honoré et, quelque part, un peu gêné. Connaître tous les péchés d'une amie aussi proche n'est pas toujours facile. Mais tu en fais fi, tu te montres fort, pour elle. Tu écoutes attentivement ce qu'elle a à te dire, ce qu'elle a sur le cœur. Tu ne dis d'abord rien, la laissant terminer. Au fil de ses paroles, tu la sens défaillir, craquer définitivement sous la pression que ce monde lui impose. Tu aimerais être de son côté, tout prêt d'elle pour la rassurer. Elle est bien l'un des seuls êtres au monde que tu désires serrer dans tes bras, pour qui tu surpasserais cette étrange aversion pour les personnes trop tactiles. Tu comprends vite que Lénaïc n'est pas venue ici uniquement pour se faire pardonner, elle est plutôt venue ici pour parler à l'ami que tu es. Elle est perdue. Même une femme aussi forte qu'elle a ses moments de doute, de faiblesse, et tu sens qu'aujourd'hui elle semble être au plus bas.

« Tu sais, je pense que si Satan existe, c'est pour mieux nous ramener vers le chemin de l'église. Sans lui, sans sa menace permanente, personne ne prendrait la peine de revenir ici. Tu as fait le bon choix Lénaïc, tu peux encore éviter sa route. » Tu ne sais pas exactement de quoi elle parle, ce qui peut l'angoisser au point de penser à pactiser avec le Diable lui-même. S'apprête-t-elle, à nouveau, à arracher une vie ? Virtuelle, certes, mais à tes yeux, une vie reste une vie. Tu ne penses pas, tu ressens dans sa voix que c'est quelque chose de plus grave. « Dieu ne veut pas que tu te fasses du bien, il veut que tu sois forte. » C'est l'une de tes phrases favorites, l'une de celles que tu n'as de cesse de répéter au monde et à toi-même quand les temps sont durs. Tu laisses un temps de suspend, réfléchissant à tes paroles. Tu as toujours à cœur de choisir chacun de tes mots avec justesse et consciencieusement. « Je ne sais pas ce que tu t'apprêtes à faire Lénaïc mais... Tu es sans doute l'une des personnes les plus fortes que je connaisse, tu peux y faire face. Tu peux éviter de tomber dans ce piège tendu par le diable. Tu... » Tu t'arrêtes un instant, levant les yeux vers le ciel. « Tu n'es pas seule. » C'est important que tu lui dises, que tu lui répétés quelque chose qu'elle sache déjà mais qu'elle semble oublier. Parce qu'elle vient d'être abandonnée par celui qui aurait dû, à jamais, rester à ses côtés. Tu sais de qui elle parle. Cet homme à qui elle t'a toujours finalement préféré, celui-là même auprès duquel elle est retournée malgré son premier abandon. Tu chasses les pensées impures qui ont envahi ton esprit, décrispant tes mâchoires que tu n'avais pas senties se resserrer sous l'effet de tes sentiments. « Je serais toujours là pour toi, quoiqu'il t'arrive, quoique tu fasses. »

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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Dim 30 Oct - 15:34

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Lénaïc s’était toujours tournée vers le Seigneur quand tous les chemins qui s’offraient à elle n’offraient pas d’échappatoires. Elle levait toujours les yeux vers le divin pour implorer une porte une sortie. Une réponse, claire et évidente sur la conduite à tenir. Plusieurs fois elle s’était remise entre les mains de Dieu quant au devenir de sa vie de joueuse. À chaque fois les signes la poussaient à continuer : comme si son créateur avait déjà choisi le chemin qu’elle devait emprunter. Malheureusement, si cela était le cas : il restait flou dans ses intentions n’envoyant que goutte à goutte des indications. Aujourd’hui, assise dans le confessionnal : elle passait par son intermédiaire pour avoir une réponse. Asaël était non seulement prêtre, mais également son ami. Son meilleur ami. Son tout. Il était celui qui empêchait son âme de sombrer dans les abysses de la désolation et dans l’autodestruction. Il n’y avait pas foulé derrière le rideau. Elle savait donc qu’elle pouvait prendre son temps. Même s’ils ne l’avaient : elle prendrait le luxe de l’avoir pour elle. Rien que pour elle-même si elle devait supprimer les personnes que attendent pour cela. Le jeu la rendait nerveuse, instable, mais surtout violente. Elle n’avait jamais eu envie de faire de mal aux gens. Jamais. Sauf depuis qu’elle a commencé. Lénaïc ne mit pas de temps à craquer, à faire tomber son armure de fer pour se dévoiler telle qu’elle était réellement. Une future mère effrayée par l’avenir qu’elle allait offrir à son enfant. Cet être qui grandissait en elle, qui n’avait jamais rien demandé à personne sauf peut-être celui de ne pas exister si c’était pour souffrir. Ses mains caressent sa peau tendue, elle le conforte, tente de le rassurer, de se rassurer. En vain. Rien ne peut l’aider à sortir de sa torpeur et calmer ses angoisses. Elle avait peur. Et il n’y avait qu’une seule personne qui pouvait savoir cela. Asaël. Seulement, lui était digne de la voir dans un état si minable.

Les paroles réconfortantes de son ami font écho dans son coeur. Lénaïc avait pensé plusieurs fois à se détourner de sa foi. À tourner le dos à Dieu et à toutes les prières qui n’ont jamais été exaucées. Force était de constater qu’elle ne pouvait pas faire cela. Quelque chose dans les fibres de son âme la maintenant prisonnière de ses croyances. Elle porte sa main autour de sa croix pour l’enlever et la triturer nerveusement tout en écoutant les conseils du prêtre.

« Je ne le suis pas… Je ne suis pas forte, aussi solide que je le laisse paraître. Tu… Tu devrais le savoir Asaël, que ce n’est qu’une mascarade dont je prétends connaître les tenants et aboutissants. »

Confesse-t-elle dans un souffle. Elle tente de ravaler ses sanglots en reniflant : tellement peu habitué n'a pleuré qu’elle n’avait jamais de mouchoirs sur elle et bientôt son maquillage allait couler jusqu’à ce qu’elle prenne l’apparence d’un panda. Parler du père de son enfant ne fait que mettre du sel sur une plaie qui ne guérira jamais. Quand il dit qu’elle n’est pas seule, elle se redresse et ses larmes se calment immédiatement. Fébrilement, elle approche ses doigts du motif en bois qui les séparaient. Elle pouvait le voir, mais pas le toucher. Elle tente pourtant : posant symboliquement sa main.

« Je sais…. » Elle avale sa salive et tente de capter son regard : « Mais… Mais si je vais au bout de mes plans : plus jamais tu ne voudras me regarder dans les yeux Asaël. » Elle était sérieuse. Trop peut-être. « Je… Je pense à avorter. » Voilà. C’était dit. Mettre un mot sur cet acte rendait la chose encore plus terrifiante. Son corps est à nouveau pris de spasmes : « Oh … Je… Non, je ne peux pas faire une telle chose hein ? » Elle n’avait jamais été sûre. Elle n’en avait jamais parlé. Mais avec son ami : elle pouvait parler de tout. « Je… Je ne sais pas quoi faire ! Je ne peux pas l’élever toute seule ! Cela me coûte de dire cela. J’ai peur. » Son front vient finalement rejoindre sa main : « J’ai besoin de toi, de ton aide. Empêche moi de faire l'impardonnable. Empêche moi d'être faible et de céder à la facilité. »

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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Lun 21 Nov - 18:13

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Les mots tombent et tu sens le moment d’un instant, ton cœur défaillir. Il s’emballe au fond de ta cage thoracique, bat une chamade scandant l’écho de ton émoi. Tes paupières se ferment, juste le temps d’encaisser la nouvelle. Au-delà du tonnerre de ton myocarde, rien ne laisse transparaître le flot d’émotion qui créé le tumulte au fond de tes entrailles. Seul ton regard te trahit encore, posé sur l’ombre de la main de Lénaïc. Tu expires doucement tout l’air de ton corps, dans un soupir à peine audible. Chaque péché que l’on te confesse est un fardeau que tu assumeras aux côtés du Christ et offriras au Père, en offrant aux fidèles la miséricorde de Dieu. Mais la situation, ici, est bien différente. La femme de l’autre côté de cette paroi de bois n’est pas en quête du pardon. Elle s’est perdue sur le chemin de son existence et cherche désespérément la force qui lui manque tant. Et en ce jour, ce n’est pas l’oreille d’un prêtre qu’elle est venue chercher mais bien l’aide d’un ami. Tes doigts viennent rejoindre ceux de la jeune femme, effleurant les gravures avec délicatesse.

« Non, tu ne peux pas. » Murmures-tu. Cela est sans équivoque. Certaines erreurs prennent du temps à être pardonnées, mais l’acte dont parle Lénaïc te semble même inconcevable. Elle serait excommuniée sans plus de cérémonie, abandonnée à jamais par votre Seigneur. « Tu ne peux pas livrer cet enfant au Diable. » Mais toi ? Est-ce que même après cela, tu resterais à ses côtés Asaël ? La question t’arrache un frisson car tu en crains la réponse. L’incertitude s’est emparée de ton être et tu préfères te concentrer sur le moment présent. « Tu as fait le bon choix, Lénaïc, en venant m’en parler. » Peu importe où, l’importance est qu’elle soit là face à toi avant d’avoir pris cette fatale décision. A l’instar de la demoiselle, tu rapproches ton front contre la paroi vous séparant. Tu restes là un instant, écoutant le silence religieux qui rôde au-dehors. « Je suis là Lénaïc, je suis là. » Une promesse dans un murmure, une promesse que tu tiendras, tu le sais, elle aussi. «De toutes les manières que je peux, je t’aiderai. » Sur ces mots, tu te lèves doucement, brisant toutes les règles couvant de secret le confessionnal. Tu la rejoins, de l’autre côté. Peu importe si tu ne respectes plus les préceptes de l’Eglise ; définitivement, c’est son ami qu’elle est venue voir. T’approchant d’elle, tu t’accroupis délicatement à ses côtés, te saisissant au passage de ses mains. « Je te jure sur ma vie, sur ma foi, sur tout ce que je possède dans mon existence, que je serai toujours là pour toi.» C’est ce que tu as toujours voulu, désiré au plus profond de ton être. Tu te souviens de la peine qui fût tienne quand la demoiselle a disparu de ton existence. Tes pupilles scrutent sa silhouette au fond de la pénombre, reflétant cet éclat bienveillant que tu lui dédies avec tendresse. Tu ne veux plus la laisser filer, à jamais tu désires pouvoir la protéger. Du bout du doigt, tu désignes son ventre, berceau de la vie qui grandit en elle. « Cette vie, ce n’est pas un fardeau, c’est… un cadeau de Dieu. » Tu peux comprendre la peur qui brouille la raison de ton amie et la rage, aussi, qui doit brûler en elle contre le père de cet enfant qu’il abandonne déjà. « C’est normal, d’avoir peur. Mais je suis là, le Seigneur est là. Tu as choisi le bon chemin et tu n’es pas seule pour le parcourir. » Tu te redresses toujours avec cette délicate précision étant tienne. Ta dextre vient effleurer sa joue, séchant d’un geste du pouce les larmes souillant son visage. Tu recules ensuite de quelques pas, lui laissant le loisir de sortir du confessionnal. Tu lui tends doucement une main, l’invitant du regard à te rejoindre. «Ce n’est pas d’un prêtre dont tu as besoin, mais un ami.» Tu laisses un temps de suspens, observant avec intensité la silhouette de la demoiselle. « Mais peu importe la façon dont tu as besoin de moi, je suis là pour toi, maintenant et à jamais. »
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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Mar 22 Nov - 23:37

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Lénaïc prononçait ses paroles comme le ferait un condamné pour avouer sa faute au juge. Elle attendait le verdict de cet être tant aimé de l’autre côté du confessionnal. Retenant sa respiration pour sentir son cœur battre à tout rompt dans sa poitrine : menaçant à tous moment de sortir. Elle a peur. Elle est terrorisée à l’idée qu’Asaël se lève et l’abandonne à son sort. Pourquoi ne l’abandonnerait-il pas ? Il le pouvait très bien et la jeune femme l’aimait bien trop pour pouvoir lui en vouloir. C’était cela qui était tragique. Quand Lénaïc aimait : elle était capable de tout. Surtout du plus absurde voir de l’impossible : même si elle devait souffrir pour ça. Désespérée, à bout de souffle, elle tente de glisser ses doigts à travers le bois avant de poser son front. Cherchant la chaleur humaine à tout prix pour pouvoir sécher ses sanglots devenus bien trop lourd dans sa poitrine. Lénaïc était en quête d’une réponse, de quelques mots miracles qui illumineraient le chemin à prendre. S’il y avait bien une personne qui était capable d’une telle chose : c’était lui et seulement lui.

Et ce contact. Elle l’obtient.

Elle entend Asaël bouger sous sa soutane, approcher ses doigts qui effleuraient déjà sa peau. L’air véhicula à nouveau dans ses poumons, un poids immense s’enleva de son esprit : lui permettant de calmer le torrent de larmes qui ravageait son visage. Il dit tout bas, ce qu’elle pensait réellement. Lénaïc ne pourrait pas faire de mal à l’enfant qui grandissait dans ses entrailles. Elle savait en plus que commettre ce crime reviendrait à perdre Asaël et il en était tout bonnement hors de questions. Si elle était prête à perdre le salut de son âme : elle n’était certainement pas encline à perdre le prêtre. Que ferait-elle sans lui dans sa vie ? Sans ses conseils ? Sans son sourire ? La douceur de son visage ? « Non… Je ne peux pas. » Souffle-t-elle pour répéter les paroles de l’Homme de foi. « Je ne peux pas non plus te perdre et on sait tous les deux que l’un va avec l’autre. » Confesse-t-elle à son ami. Son front contre le sien, Lénaïc se permet d’enlever la tension de ses épaules pour pouvoir les relâcher. Ses yeux fermés lui permettent de se concentrer sur l’instant. Elle essaye de s’en imprégner autant qu’elle peut : pour ne jamais le perdre. Parce qu’il y avait quelque chose d’unique dans ce moment. C’était un moment de communion entre deux âmes qui se vouaient mutuellement une adoration sans égale.

Quand elle l’entend se lever, une partie d’elle panique. Elle se redresse vivement comme un animal qui sentirait un danger. Son souffle se coupe de nouveau, elle se refusait de respirer tant qu’elle ne savait pas où était Asaël. Seulement quelques secondes s’écoulent et pourtant cela lui semble comme une éternité. Et s’il partait ? Et si des joueurs en colère arrivaient dans l’église ? Elle n’avait pas d’armes sur elle pour se défendre ou bien tuer quiconque oserait s’en prendre à Asaël. Ici, comme dans le jeu : personne ne ferait du mal à l’homme d’Eglise. Quand Lénaïc le revoit, elle soupire à nouveau et se permet de se rasseoir : se sentant apaisée par sa présence. Il avait cet effet-là sur elle le prêtre. La jeune femme serre les mains de son ami, plongeant son regard encore embrumé de larmes dans le sien pour y chercher sa salvation. C’est bel et bien un sourire qui apparaît sur son visage encore humide par les larmes. Lénaïc baisse la tête, elle prend la dextre de son ami pour la poser sur son ventre : refermant la caresse de ses propres mains pour accentuer le geste et l’empêcher de l’enlever. Pourtant, elle le laisse faire quand il se redresse. Elle blottit sa joue dans le creux de sa main et ferme les yeux : sa respiration se calmait en même temps que ses larmes séchaient.

Asaël sort du confessionnal, Lénaïc le regarde avant de faire de même : attrapant au passage sa main. « Oui… Mais je ne voulais pas te déranger dans ton travail. » Elle sourit en coin et glisse finalement ses bras autour de son ami pour le serrer tendrement contre elle : « Merci… Merci Asaël… » Dit-elle avec toute la sincérité possible et avec tendresse. Elle s’éloigne, le regarde et se surprend à rougir légèrement de ce contact. Un rapide coup d’œil à sa montre l’informe que le couvre-feu allait bientôt être opérationnel. « Je devrais rentrer… » Souffle-t-elle avant de relever son visage : « Tu… Tu me raccompagnes ? » Demande-t-elle timidement : « Si tu as le droit évidemment… Je ne voudrais pas que tu ais des problèmes à cause de moi. » L’idée de passer une soirée avec lui l’enchantait comme en témoignait son regard pétillant. « J’ai des restes de jambalaya… » Des fois que cela le déciderait à la suivre. Lénaïc renfile son manteau : prenant soin de se couvrir pour ne pas attraper du mal.
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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Mar 13 Déc - 22:40

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Il y a au fond de ta poitrine, cette douce chaleur que provoque le sourire de Lénaïc. De toutes les âmes peuplant cette Terre, tu sais au plus profond de toi, qu'elle est celle qui compte le plus à tes yeux. Remettre les hommes sur le droit chemin, cela est ta vocation, ce à quoi tu te dévoues depuis des années maintenant. Mais ce serait mentir de dire qu’aujourd’hui, ce n’est pas différent. Ce n’est pas un inconnu qui est venu chercher tes conseils ou une oreille à qui se confier, ni même l’une de ces âmes fidèles que tu croises presque chaque semaine. Il s'agit de Lénaïc et de nulle autre personne. Elle te rejoint, maintenant bien plus radieuse qu'à son arrivée. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle t’étreigne. Un peu surpris, tu restes un instant immobile avant de poser une main au creux de son échine. Tu n’as pas l’habitude, il est vrai, des grandes démonstrations affectives. Mais tu ne les fuis pas pour autant. Disons que les contacts physiques sont pour toi une exception, une exception que tu accordes à quelques privilégiés qui habitent ton cœur. Sans surprise, Lénaïc en fait bien sûr partie. Tes pupilles scrutent l’église désespérément vide tandis que tu écoutes les paroles de la jeune femme. Tu ne manqueras à personne ce soir, à en croire l’endroit complètement désert. Tu soupires doucement avant de retourner ton attention vers la demoiselle. « Ce serait criminel de te laisser rentrer seule. » Et tu ne dis pas cela uniquement pour la taquiner. Tu sais que les rues sont devenues dangereuses. Qu'elles le sont de plus en plus, que cela n'ira pas en s'améliorant. Oh, sans doute ne serais-tu pas d’une grande aide face à un quelconque assaillant mais disons que cela est toujours rassurant d’avoir quelqu’un avec soi. De savoir que nous ne sommes pas seuls. « Tout comme laisser des restes de jambalaya  à vrai dire.» Rajoutes-tu sur un ton plus léger. « J’arrive. » Glisses-tu avant de disparaître quelques instants.

Plus personne ne viendra, tu es persuadé. Il est déjà bien tard et le couvre-feu n'est plus très loin. Ayant rassemblé tes affaires, tu restes un instant seul et immobile. Tu soupires longuement, l'air s'échappant d'entre tes lippes vibrant de multiples émotions. Il y a au fond de ton cœur une pointe de haine que n'a guère l'habitude de ressentir. Quelque chose de vorace et malsain qui te triture les entrailles sans merci. Quelle idée, bon sang, mais quelle idée d'être retournée auprès de cet homme. Mais tu ne peux pas la blâmer, non, tu n'en as pas le droit. Tu sais ce que c'est. Ou tout du moins, l'imagines très bien. Tu n'as fait qu'effleurer ce sentiment étrange qu'est l'amour et pourtant aujourd'hui, tu le sens encore bien vivace au fond de ton myocarde. La folie des hommes. Chassant les idées noires de ton esprit, tu pars rejoindre la jeune femme. Tu n'as pas besoin d'assommer de questions qui ne feront que raviver sa douleur. Tu as le devoir de l'épauler dans cette épreuve difficile et dans toutes celles à venir. Et c'est tout ce dont tu as envie, la haine passagère ressentie précédemment s'envolant dès l'instant où tu poses le regard sur sa silhouette. A nouveau à ses côtes, tu lui tends le bras, l’invitant à te suivre. « Comment va ton cousin ? » Tu poses la question en refermant la porte de l’église derrière vous. Une véritable question car tu te soucies toujours de ceux qui t’entourent – quel piètre prêtre ferais-tu dans le cas contraire. Mais aussi l’occasion de parler d’autre chose, de changer un peu d’air, d’alléger les esprits tourmentés. C’est ce que ton existence t’a appris jusqu’au aujourd’hui ; aller de l’avant. Continuer à prier et marcher coûte que coûte jusqu’au jour où l’horizon s’éclaircit enfin.
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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Mer 14 Déc - 20:06

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Lénaïc respire doucement l’odeur de son ami. Elle se sentait bien dans ses bras. Tellement bien. Pas seulement parce qu’Asaël était un homme de foi, un serviteur de Dieu, mais aussi parce qu’il était, avec son cousin, l’une des personnes les plus importantes de sa vie. C’est pour cela qu’elle ne mit pas de temps à lui proposer de la raccompagner. Non seulement ce n’était pas conseillé d’être seule dans les rues de Chicago à l’heure actuelle, mais elle se disait également qu’avec le couvre-feu : il allait probablement devoir dormir chez elle. La jeune femme d’ordinaire solitaire, ne supportait plus réellement le calme et le silence de son appartement. Il était petit, il était donc facile de savoir qu’il n’y avait aucune autre âme vivante dedans à part la sienne. Cela rendait le tout un peu triste, morose et il y avait bien des soirs où elle abandonnait sa quête de sommeil pour redescendre dans l’atelier et travailler. La menuisière rajouta au programme un repas de leur ville, quelque chose qu’Asaël ne pouvait décemment pas refuser. Cuisiner un gombo ou un jambalaya rappelaient toujours de bons souvenirs à Lénaïc. Ces longues soirées où ils mangeaient en famille, avec des amis ; où un groupe de jazz jouait dans un coin : ils finissaient toujours par danser au son du trombone et du saxophone. « Je t’attends. » Dit-elle avant de s’asseoir sur un des bancs. Au bout de quelques secondes, elle se mit à genou sur le banc devant elle, joignit ses mains et se mit à prier.
Pour la santé de son enfant pour la survie de son cousin et le bonheur d’Asaël. Elle pria également pour avoir la force de continuer sans faiblir, sans douter à nouveau du bien-fondé de son état actuel. Elle était enceinte pour une raison et elle avait besoin que Dieu lui montre le chemin dans ces moments de faiblesses. Lénaïc sourit en coin en pensant que l’être supérieur la menait toujours au même endroit : auprès d’Asaël. Il était sa force. Sa source d’inspiration : celui qui lui permettrait de vaincre tous les dangers, tous les obstacles qui se mettraient sur sa route.
Quand le prêtre revient, elle se signe, embrasse sa croix et se relève pour pouvoir le regarder. Il lui tend son bras, elle l’accepte volontiers en passant le sien en dessous.

« Bien, même s'il est lui aussi joueur maintenant. »
Elle souffle longuement : « Depuis qu’il a appris que j’étais enceinte : il s’est mis en tête de me protéger et ce par tous les moyens. Je pense qu’il aimerait que je vienne m’installer avec lui, un peu en retrait de la ville. Mais je suis bien trop attachée à l’atelier même si… » Elle prend une longue inspiration avant d’expirer cette vérité : « Même si être seule n’est pas réellement bon pour le moral. » Elle avance avec Asaël, n’ayant pas attendu une autre invitation pour remettre son bras sous celui du prêtre une fois l’église fermée. Le froid mordait ses joues, mais elle était heureuse. Cela se voyait aux expressions de son visage, sa façon de marcher aussi. Elle avait la tête levée et les épaules droites. « Faudra que tu passes le voir un jour, sortir de ta magnifique église te ferait du bien. » Lénaïc le regarde : « Comment vont tes frères et sœurs ? Adam va bien ? » Cela faisait une éternité qu’elle ne l’avait pas vu.

C’est en voyant la boutique qu’elle se rendit compte qu’elle ne vivait réellement pas loin d’Asaël. Elle en sourit d’ailleurs et s’éloigne de lui pour faire le tour et sortir ses clés avant d’ouvrir l’atelier. L'odeur émanant du bois emplissait la pièce : Lénaïc sourit un peu plus. Tout ça, c’était son environnement. Son métier, son élément. Elle laisse Asaël rentrer avant de refermer derrière lui. Des planches de bois attendaient d’être assemblées un peu partout. « Les commandes sont nombreuses en ce moment, même si… Même si ce ne sont pas des meubles. » Elle ouvre son manteau : « Il me manque mine de rien ce temps où on venait nous voir pour des jouets en bois. Au lieu de cela, on fait des cercueils à la chaîne. » Lénaïc avait appris à prendre de la distance, pourtant, elle était évidemment choquée par les dernières informations sur l’évolution de la mortalité mondiale à cause de DG. Elle zizagua entre les plans de travail avant de monter les marches qui menaient à son appartement.
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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Ven 16 Déc - 17:48

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Elle te parle de son cousin, du fait qu'il a succombé comme beaucoup d'autres à l'appel du Darwin's Game et de ses nombreux doutes. Toi, personne ne t'imagine jouer. Si même toi, homme d'église que tu es, s'est laissé tenter par ce jeu, ce monde est définitivement fichu. Pourtant, toi-même, tu as eu quelques doutes à propos des tiens. Comment donc les blâmer ? Une curiosité maladive, un proche en danger, la tentation d'un nouveau monde, tant de raisons qu'elles soient bonnes ou mauvaises, pour se laisser emporte par le Darwin's Game. Et une fois que l'on y est, impossible d'y échapper. Quel piège bien pensé, quelle embuscade bien ficelée. Tu te demandes encore aujourd'hui qui en sont les concepteurs. Un mystère restant entier, à part peut-être pour les plus hauts dirigeants gardant les plus sombres secrets de ce monde bien pour eux. Tu écoutes chaque mot de Lénaïc avec attention. C'est que tu as toujours préféré écouter que parler, c'est dans nature. Tes lèvres s'étirent dans un léger sourire quand elle te demande comment vont tes frères et sœurs. Il y a toujours beaucoup à dire sur eux. « Est-ce que tu veux la version courte ou la version longue ? » Demandes-tu en plaisantant.  « Ils vont  tous bien, Dieu les protège. » Car tu sais que dans le contexte actuel, chacun d'entre eux pourraient être amenés à rencontre de bien sombres événements. Si tu as des doutes sur leur appartenance au Darwin's Game ? Bien sûr, cela est devenu presque normal de s'inquiéter à propos de cela pour chacun de ses proches. Mais de tous, c'est Adam qui t'inquiète le plus. Sans doute parce que tu le vois plus souvent et que, de toute la fratrie, il a toujours été celui qui arrivait le mieux à s'empêtrer dans les soucis.  « Je crois qu'Adam s'est fait à cette ville. Elle l'a adopté. Elle lui convient bien. Un peu étrange et suractive, comme lui.» Un bon résumé te semble-t-il. Tu adresses un sourire en coin à ton amie. Elle se doute bien que tu t'inquiètes pour chacun d'eux, tu as toujours été d'un naturel angoissé et le rôle d'aîné n'est jamais facile à endosser.

Dans l'atelier, au fil de ses mots, ton visage s'assombrit. L'épreuve de la mort a certes toujours été présente dans vos existences, vous savez tous très bien que l’hécatombe ayant lieu actuellement n'a rien de naturelle. Elle a des allures de catastrophe. Comme un ouragan silencieux et invisible, émanant d'un autre monde mais vous abattant avec la même violence. « Ils ont au moins droit à un dernier salut digne de ce nom. Pas comme tous ces pauvres êtres que l'on jette dans les fausses communes. » Une aberration, une injustice, un désastre qui te rend malade et va même jusqu'à remettre en cause toutes tes valeurs. Ce sont dans ces moments difficiles qu'il faut se montrer le plus fort. Ta dextre se pose sur l'une des planches en bois, suivant les fibres du bois avec délicatesse. Tu soupires doucement, l'air un songeur. Tu n'as jamais été très doué avec tes mains, toujours plus préoccupé par les bouquins qu'une quelconque forme d'artisanat. « Tu leurs rends hommage. » Ajoutes-tu doucement, un demi-sourire triste adressé à la demoiselle. C'est qu'elle est douée de ses mains, elle, et tu l'as toujours un peu admiré pour cela.

Tu suis ensuite Lénaïc, disparaissant dans l'escalier menant à son appartement. C'est vrai qu'il est bien vide. Tu ressens comme un manque, l'absence de quelqu'un. Celui qui l'a abandonné. Tu soupires doucement, scrutant l'intérieur avant de déposer ta veste. Une idée te traverse alors l'esprit. « Un chat. » Ce sont les poils du tiens, éternellement posés sur le tissus du moindre de tes vêtements qui t'ont fait pensé à la bête. Tu sais déjà qu'Anubis sera colère et amer quand il aura compris que tu ne reviendras que tard ce soir. C'est qu'il est rancunier, il te le fera payer. « Il te faudrait un chat. Ou un chien peut-être. Anubis a beau croire qu'il est un féroce animal... je ne pense pas qu'il puisse vraiment défendre quelqu'un. A part lui-même bien sûr. » Parce que tous les chats ont cet étrange trait commun d'égoïsme pur, c'est bien connu.
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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Mar 20 Déc - 1:16

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Lénaïc ne voyait pas pourquoi elle cacherait le fait que son cousin était joueur de DG. S’il n’avait pas encore confessé ce pêché : alors elle allait devoir aller frapper à sa porte pour pouvoir lui en toucher deux mots. Certes, son âme n’était pas pure, mais une part d’elle espérait qu’en se confessant de temps à autre à Asaël : elle trouverait le chemin de la rédemption le jour du jugement final. Au jour d’aujourd’hui : qui pouvait suivre les principes de vie imposée par la Bible de toute façon ? Enfin… En dehors des hommes de foi, cela va de soi.

« Version longue évidemment, tu sais bien que je suis toujours avide et curieuse de savoir comment va la ribambelle de Murdock. » Dit-elle malicieusement en arborant un sourire sincère. La voix de son ami la calmait, l’apaisait et lui permettait enfin de souffler. Elle ne se sentait plus seule tout simplement. « Oh je suis contente d’entendre ça ! N’hésite pas à me l’envoyer si jamais il y a un souci ou autre. Je me ferais un plaisir de le recevoir. » Elle n’avait pas parlé beaucoup à Adam, mais dans ses souvenirs le courant passait plutôt bien entre eux. « Ton frère n’est pas étrange, je dirais juste qu’il est unique. N’est-ce pas le principe même de la vie ? Chaque être vivant est différent parce que Dieu ne peut pas reproduire deux fois la même chose au risque de s’ennuyer ? » Lénaïc presse son bras doucement : « Ca va aller Asaël, tu le sais aussi bien moi. Vous êtes une fratrie, c’est du genre indestructible ce genre de choses non ? »

Elle tente de positiver. Pas pour elle, mais pour lui. Parce que son ami devait lui aussi garder la tête hors de l’eau. Lénaïc ne pouvait, ou plutôt ne voulait, pas s’imaginer tout le poids qui devait reposer sur ses épaules. Écouter le malheur des autres devait être une chose terrible. Quand elle arrive devant les portes de son chez elle et son lieu de travail : elle arrête de faire travailler ses méninges pour déverrouiller la bâtisse. L’air austère qu’avait pris son atelier lui grisait les idées. Il y avait bien plus joyeux et intéressant à faire qu’assembler six planches de bois.

« Oui… » Un frisson la parcourt tandis qu’elle revoit les images : « Même en travaillant 24h sur 24 on pourrait jamais répondre aux demandes, il n’y a pas de places dans le cimetière non plus pour les accueillir… La ville n’a pas d’autres choix. Même si cela est condamnable et punissable. Je… Je me dis qu’au moment de la rencontre avec le créateur : il aura la miséricorde de pardonner ces pécheurs a qui on a dénié une sépulture digne de ce nom. » La réflexion d’Asaël la fait doucement sourire : « Je l’espère… Généralement je demande des informations sur ceux qui vont habiter dedans et j’essaye de les personnaliser le plus possible. Même si ça prend un peu plus de temps. » Le souci du détail. Voilà pourquoi ils étaient réputés dans la ville.

L’appartement n’est malheureusement guère plus joyeux que l’atelier. Son trois pièces ne payaient pas de mine et manquaient cruellement de personnalisation. Elle n’avait tout simplement pas eu le temps ou plutôt l’envie de faire de cet endroit quelque chose de beau. Ce n’était qu’un toit pour dormir. Lénaïc savait qu’elle devrait probablement changer de mentalité avec l’arrivée du bébé. Elle devrait se préparer même. Pourtant elle n’en a pas la foi. Pas l’envie non plus. La menuisière enlève ses chaussures pour les ranger soigneusement dans le meuble avant d’enlever son manteau et d’accrocher celui d’Asaël sur le sien.

« Un chat ? » Elle se met à rire : « Tu crois ? » Elle regarde autour. « Peut-être bien…Mais je ne suis pas souvent là tu sais. Enfin j’suis dans l’atelier, mais… Le pauvre non je serais une maîtresse terrible ! » Lénaïc n’était pas douée avec les animaux même si elle les aimait. « Ca va aller tu sais, je peux me défendre toute seule. » Elle attache ses cheveux et ouvre le réfrigérateur pour y sortir le fait tout et le mettre sur le feu. Elle regarde Asaël : « Fais comme chez toi hein. » Elle lui sourit sincèrement puis sort les couverts. « Oh d’ailleurs… » Elle pose le couteau et se dirige vers le meuble de la télé pour en sortir une petite boite : « Joyeux Noël avant l’heure… » Elle avait monté un chapelet pour son ami. Elle avait elle-même sculpté une à une les perles : dans du bois différent pour donner de jolies couleurs au bijou. La croix était en ébène.
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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Mar 20 Déc - 17:29

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Un chat oui, un chat. L’idée lui semble farfelue et tu ris de bon cœur avec elle. Tu n’étais pas vraiment sérieux, tu sais à quel point la jeune femme est occupée ces derniers temps et à quel point elle risque de l’être davantage dans les mois à venir. Un animal, cela demande du temps, de l’attention, de l’énergie et de l’argent. Tout ce que Lénaïc a intérêt à ménager en tant que future mère. Une future mère qui se targue de pouvoir se défendre toute seule. Un sourire étire tes lèvres, un sourire ayant quelque chose de profondément bienveillant. Tu t’inquiètes trop, pour tout, pour tous et pour n’importe quoi. Ce monde n’est guère fait pour les anxieux tels que toi. Pour sûr Lénaïc est loin d’être une jeune damoiselle en détresse mais tu ne peux t’empêcher d’être inquiet à son sujet. Seule ici, avec l’atelier, avec plus tard un enfant à garder, il y a de quoi ne pas être rassuré. Sans doute partage-t-elle tes craintes mais elle ne le montre pas – à moins qu’elle préfère tout simplement ne pas y penser ? Tout doit être en train de se chambouler dans son esprit et tu ne peux que comprendre. Tu lui as promis ; tu seras là à ses côtés, peu importe ce qu’il se passe dans le futur. Peu importe les événements qui se dérouleront, ta main lui restera à jamais tendue.

Tu l’observes préparer votre futur repas, tes pupilles ayant du mal à se décrocher d’elle. Elle te fascine. Elle te fascine depuis longtemps maintenant. Tu demandes parfois quel genre de vie tu aurais mené si tu n’avais pas décidé de vouer ton existence au Seigneur. Tu chasses cependant rapidement ce genre de pensées, celles qui surviennent uniquement dans le but de semer le doute en toi. Tu n’en as pas besoin, surtout pas maintenant. Garder sa foi intacte dans un contexte tel quel celui dans lequel vous évoluez est déjà chose ardue. Tu réprimes un soupire avant de t’installer quand la demoiselle te dit de faire comme chez toi. Tu as beau essayer, tu n’y arrives pas vraiment. Il y a toujours chez toi cet air un peu raide, un peu trop droit qui semble t’interdire de te détendre complètement. Le monde pèse lourd sur tes épaules. La présence de Lénaïc possède tout de même cette faculté extraordinaire à t’alléger un peu l’esprit. Cette dernière pique ta curiosité quand elle part farfouiller au fond de son meuble-télé. Elle y trouve une petite boîte qu’elle te tend. Tu ne la prends pas tout de suite, l’observant un instant avant de te saisir délicatement du présent. Tu l’ouvres toujours avec cette même douceur étant tienne, chacun de tes gestes donnant l’impression d’avoir été savamment pensé. A l’intérieur, tu y découvres un chapelet. Tu devines sans peine que la menuisière qu’est Lénaïc l’a créé de ses propres mains. Tu t’en empares, observant les différentes essences de bois avec concentration. « Il est... magnifique. » C’est le mot parfait pour le décrire, aucun autre ne semble lui convenir à tes yeux. « Tu n’imagines pas à quel point ça me fait plaisir. » Ton regard s’est détourné du chapelet, captant celui de la demoiselle. Tes traits semblent apaisés, tu oublies le temps de cet instant toutes les peines qu’abritent ce monde. Tu laisses tes épaules tendues retomber avant de te lever afin de t’approcher de Lénaïc. Toi qui d’ordinaire préfère fuir les contacts tant que faire se peut, tu ressens auprès de Lénaïc cet étrange besoin d’être proche d’elle. Plus proche qu’avec n’importe quel autre être sur cette Terre. Cela t’effraie toujours un peu, bien sûr, car c’est là la preuve de l’existence de sentiments que tu ne peux pas t’accorder à ressentir. Ce genre de sentiments qui ne sont pas compatibles avec ton choix de vie, ce genre de sentiments qui feront s’effondrer l’univers que tu as mis toutes ces années à construire s'ils persistent encore. Mais à l’instant tu n’y penses plus, te surprenant même à prendre entre tes bras la demoiselle. L’étreinte est courte mais sincère. Reculant un peu, tu saisis les mains de ton amie avant de la remercier. « Merci Lénaïc, tu m’impressions toujours, tu as un vrai talent. » Tu sais qu’elle a beaucoup travailler pour cela et tu n’exagères en rien tes impressions. N’importe qui verrait qu’il s’agit là d’un beau travail. « Je suis vraiment heureux de t’avoir retrouvée. » Les dernières paroles ont été prononcés plus bas, sur un ton proche de celui de la confession. Parce que tu n’étais pas sûr de les dire, parce qu’elles ont filées entre tes lippes sans que tu ne t’en rendes vraiment compte. Mais c’est toute la vérité, rien que la vérité. Tu aimes à croire qu’Il vous a fait vous retrouver, quelque part. Même si, paradoxalement Lénaïc est ta plus grande faiblesse, celle qui pourrait t’arracher à tes devoirs de prêtre, tu le sais. Tu n’as jamais cessé de penser à elle.

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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Sam 31 Déc - 19:39

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Un animal n’était pas dans les plans de Lenaïc. Déjà qu’avoir un enfant allait être difficile, mais alors si en plus elle devait avoir une autre vie sous sa responsabilité… Il n’en était pas question. Elle n’avait jamais été douée avec les êtres humains. Ce n’était pas comme Asaël qui semblait avoir un véritable don pour la chose. Être à l'écoute et porter un soutien infini à ses fidèles. Voilà une nouvelle raison pour l’admirer et l’aimer un peu plus si cela était possible. Sa grand-mère avait toujours vanté les qualités du prêtre. Elle avait un bon nombre de fois plaisantée sur le fait qu’il ferait le gendre et mari idéal s’il n’avait pas fait vœu de chasteté. Lénaïc s’était surprise à plusieurs reprises de rêver d’une vie avec lui. Une existence étrange où régnaient la joie et la bonne humeur. Où enfin elle n’avait plus peur. La peur. Un sentiment nocif que son docteur avait fortement déconseillé en vue de sa « condition ». Oui, pour certains les femmes enceintes étaient comme des personnes malades. Il ne fallait pas qu’elle fasse si, pas qu’elle fasse ça, ne pas manger tel aliment et tout le blabla habituel. La demoiselle aimait croire que la nature était bien faite. Si le bébé ne devait pas sortir de son ventre vivant : alors qu’il en soit ainsi. Si elle avait le bonheur d’être maman : elle aurait la responsabilité de prendre soin de cette nouvelle âme et de le guider. Autre chose qui se rajoutait à son angoisse quotidienne.
En temps normal, elle serait rentrée dans son appartement et se serait servi un bon verre de gin qu’elle aurait bu cul sec pour mieux remplir à nouveau le calice et oublier ses soucis. Elle aurait balancé ses chaussures et se serait jetée sur le canapé en regardant le Seigneur des Anneaux ou bien Dirty Dancing tout en continuant de boire jusqu’à ce qu’elle tombe de sommeil à cause de l’ivresse pour se réveiller le lendemain avec la bouche pâteuse et la gueule de bois. Mais ça s’était avant. Avant celui qui l’a engrossé. Avant qu’il l’abandonne comme un mal propre. Encore une fois. Comme si Lénaïc ne pouvait jamais apprendre de ses erreurs. Aujourd’hui, elle était une adulte responsable finalement. Elle cuisinait et les boites de pizza ont laissé place aux faits tout de son grand-père. Ce même ustensile qui sur le feu réchauffait le repas qu’elle allait servir à son ami. Une réminiscence de leur Nouvelle-Orléans natal. En autorisant Asaël à mettre les pieds sous la table et faire de cet appartement son chez lui : Lénaïc savait qu’il ne se mettrait pas à son aise. Sa soutane ne devait probablement pas aider. Tous les prêtres semblaient engoncer dans cet uniforme.
Pour parfaire cet habit noir, Lénaïc avait une surprise pour son ami. Un chapelet fait par ses soins, avec des chutes de bois pour ne pas gâcher la matière première donnant un dégradé de marrons. Sa réaction étire un immense sourire sur son visage : « C’est vrai ? Tu aimes ? » Demande-t-elle juste pour être certaine de son avis. Elle est surprise de son geste, mais accueille l’étreinte avec douceur : refermant ses bras autour de la taille d’Asaël pour le serrer contre elle. Pendant quelque instant, elle se permet de respirer doucement son odeur et de fermer les yeux. Elle se sentait tellement bien dans ces bras. À sa place. Chez elle presque. Elle le laisse mettre fin à ce contact, reculant à son tour de quelques pas pour mieux le regarder. « Ce n’est rien tu sais, tu le mérites et comme ça je serais toujours avec toi. C’est important aujourd’hui d’avoir ce genre d’objet sur soit tu ne penses pas ? » Avec les temps qui courraient, Lénaïc voulait que le prêtre sache qu’elle serait toujours là. Quand il avoue qu’il est heureux de l’avoir retrouvé. Elle lève sa main et doucement se permet de caresser sa joue : « C’est l’une des meilleures choses qui me soit arrivé depuis que je suis à Chicago. » Avoue-t-elle aussi tout bas. Pour lui et seulement pour lui. La menuisière prend encore le temps de caresser sa peau avant de s’éloigner et de mettre sur la table les boissons. Son cousin avait enlevé tous les alcools des placards, de toute façon : Asaël ne pouvait pas boire n’est-ce pas ? Elle se sert un verre de cranberry : « Jus d’orange ? Ananas ? Cranberry ? Juste de l’eau ? »

Elle attend la réponse de son ami pour le servir puis apporte sur la table le jambalaya. Elle remplit l’assiette d’Asaël, fait de même avec la sienne avant de s’asseoir : « Je te laisse dire les grâces ? » Elle rigole : « Tu as toujours su les dires mieux que moi. » Lénaïc joint pieusement ses mains tout en le regardant. Elle était heureuse de pouvoir passer du temps avec lui. Juste eux. Juste leur regard complice. « En dessert j’ai une tarte au potiron, j’espère que tu aimes toujours autant ça. C’est la recette que j’ai volé à Granny. Celle qu’elle nous faisait enfant. »
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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Jeu 26 Jan - 12:06

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Le moment est intime, un peu trop peut-être. Tu sens ton cœur s'accélérer un peu tandis que tu te concentres afin de garder une respiration profonde. C'est un moment hors du temps, hors de ce monde empli de colère et de terreur qui gronde dehors, un instant rien qu'à vous dans un jardin secret vous appartenant. Tu sens un frisson parcourir ton échine au contact de sa main, tes yeux se perdent dans les siens et tes joues s'empourprent légèrement. Tu la laisses filer, s'éloigner sans un mot dire, le regard perdu dans sa contemplation, l'esprit trop chamboulé pour penser. Comme si tout semblait s'être arrêté autour de toi. Plus d'angoisse sur tes épaules, plus de tracas au fond de ton crâne, juste la vue rassurante de la demoiselle. Mais sa voix te rappelle à la réalité, t'arrache de cette suspension temporelle, réveille ton esprit transi. « De l'eau, ça ira merci. » Lui réponds-tu. Un demi-soupir à peine avouer finit de te remettre les idées en place, balayant tes derniers émois afin de t'ancrer à nouveau à la réalité.

Tu t'installes alors que Lénaïc commence à vous servir. L'odeur du plat mijoté te rappelle de vieux souvenirs. D'heureux souvenirs, te remémorant votre ville natale, votre enfance commune. « Chacun son métier ! » t'exclames-tu à la remarque de la jeune femme, le sourire aux lèvres. Tu t'éclaircis ensuite la gorge, prenant un air plus solennel et joignant à ton tour les mains. Tu laisses le silence s'installer quelques secondes, le temps de te concentrer, avant de prendre la parole. « Bénissez-nous, Seigneur, bénissez ces présents qui nous ont été faits. Que Dieu nous donne la paix. Amen. » Tu as été concis alors que tu sais que les derniers événements auraient pu être mentionnés, en long et en large. Mais tu ne ressentais guère l'envie de t'étaler aujourd'hui. Tu commences à manger, redécouvrant ces saveurs propres aux contrées vous ayant vu grandir. Tu ne les as jamais vraiment quittées, revenant régulièrement rendre visite à toute ta famille. Elles te manquent un peu, parfois il est vrai. Tu as beau avoir adopté Chicago, officier au sein de la Nouvelle-Orléans ne t'aurait pas déplu. Ta mère en aurait été encore plus ravie, détestant voir ainsi s'éloigner ses enfants. Si elle le pouvait, elle vous aurait gardé tous les sept dans la chaleur et la sécurité du nid familial. « Il y a longtemps que je n'ai plus mangé quelque chose d'aussi bon. Je suis un bien piètre cuisiner. » Si tu as quelques talents, ce n'est sûrement pas celui de mijoter de bons petits plats. Est-ce par mange de pratique, de passion ou tout simplement de talent ? Tu n'en sais rien. Sans doute un peu des trois, tu n'as jamais pris le temps, il est vrai, de te consacrer à l'art culinaire. Après tout, cela ne fait pas vraiment partie de tes passions. Il t'arrive même parfois d'oublier de te nourrir, trop préoccupé par un sermon à écrire ou la lecture d'un ou l'autre livre. Cependant, tu sais reconnaître et profiter des bons plats quand ils se présentent à toi et Lénaïc est, de loin, l'une des meilleures cuisinières que tu connaisses. Il y a ta mère, bien sûr - quel fils digne de ce nom oserait donc prétendre préférer une autre cuisine que celle de leur génitrice ? Quand la demoiselle te parle du dessert, tu ne peux t'empêcher de sourire. Tu as de très bons souvenirs de cette tarte. « La meilleure recette qui soit. » Conclus-tu à ses mots. « En fait, tu avais prévu que je vienne. » Déclares-tu en plaisantant. Tu penses alors à ton chat, seul et unique être t'attendant chez toi. Sans doute se vengera-t-il de cet abandon passager, prévoyant de se cacher sous un meuble afin de te lacérer les chevilles. C'est tout à fait son genre. C'est alors que pour la première fois depuis que tu es avec Lénaïc, tu penses à regarder l'heure sur ta montre. Tu soupires un peu, te rendant compte que l'heure du couvre-feu ne va pas tarder à sonner. « J'en avais presque oublié ça... Je ne dois pas tarder si je veux partir avec le couvre-feu. Sauf si tu désires que je reste. Je ne veux pas te laisser seul si tu as besoin de moi. » Cela t'est venu naturellement car, même si la soirée semble agréable, tu n'oublies pas la raison pour laquelle Lénaïc est venu te voir aujourd'hui. La laisser seule ce soir t'inquiète alors tu lui proposes cette main tendue, sans pour autant t'imposer.
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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Sam 28 Jan - 12:47

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Il était étrange de voir l’effet que pouvait avoir les années sur leur relation. Si enfant, adolescent même cela ne l’avait jamais dérangé d’être proche physiquement d’Asaël : aujourd’hui ce n’était plus le cas. Déranger n’est probablement pas le bon mot. Perturbé. Oui. Elle se sentait toute chose maintenant quand elle était proche de lui. Cassidy n’avait été qu’un réconfort peut-être de ne pas pouvoir avoir le prêtre. Parce qu’elle ne voulait pas être celle qui le faisait quitter les Ordres. Elle avait déjà assez péché comme ça. Ajouter ce fait à la liste n’allait certainement pas arranger son cas. Pourtant, là, perdu dans ses yeux : seuls dans cet appartement, elle ne peut pas s’empêcher de caresser doucement sa joue. C’est Lénaïc qui brise ce moment en s’éloignant pour reprendre la préparation du repas. Ils ne pouvaient pas passer leur soirée au milieu de la pièce à se juger, à tenter de comprendre et pourquoi pas d’accepter ce qu’il y avait entre eux. Une fois dos à Asaël, elle se maudit, elle crie intérieurement sur son désir de vouloir plus. Toujours plus. Comme si rien n’était suffisant.
Elle verse l’eau dans le verre du prêtre puis se sert du jus de cranberry. Les assiettes remplies, elle s’installe à la table et demande à son ami de faire son travail. Elle joint ses mains, fermes ses yeux et attend la bénédiction.

« Amen. »

Souffle-t-elle puis embrasse sa croix autour du cou. Lénaïc était soulagée que son ami ait fait quelque chose de concis. Elle ne voulait pas s’étaler sur l’actualité ou bien parler encore de ce qui grandissait en elle. Il aurait suffisamment d’attention une fois ses premiers cris poussés ! La menuisière mange avec appétit, rompant le pain qu’elle avait fait pour en donner un morceau à Asaël. Elle sourit et en coupe également un pour elle.

« Je t’apprendrais, c’est vraiment pas compliqué. » Elle sourit : « Je ferais de toi le parfait prêtre au foyer. » Elle rigole à cette image. « On vous apprends pas ça à l’Eglise? »

Demande-t-elle finalement presque surprise au fond. Le célibat ne devait pas vraiment leur gagner. Parler du dessert tire à nouveau des souvenirs du passé dans le présent. Des moments de complicités, de joies, de rire aussi ! Tout ça rendait les choses encore plus… Délicieuse. Elle hoche la tête et lève sa main droite pour jurer :

« Je jure que non. »

Elle rigole en piquant un morceau de viande pour le porter à sa bouche tout en gardant un sourire malicieux. Elle tente de ralentir ne sachant pas manger lentement et préférant généralement engloutir la nourriture pour retourner au travail ou faire autre chose. Une mauvaise habitude qu’elle tentait de chasser, mais qui était tenace. Elle voit Asaël regarder sa montre et ne s’offusque absolument pas de ce geste. Elle lève d’ailleurs sa tête pour regarder l’horloge au mur. Il était encore tôt, mais le gouvernement et ces nouvelles lois changeaient la donne. Lénaïc avale alors difficilement sa bouchée en sentant son cœur se serrer à l’idée qu’il allait devoir repartir. Elle joue d’ailleurs avec son riz, sans oser le regarder. Bientôt, elle allait encore se retrouver seule. Quand il propose de rester, elle ose enfin affronter son regard et surprit demande :

« Tu… Tu as le droit de rester en dehors de l’Eglise ? » Elle ne savait pas non. Lénaïc souffle en baissant à nouveau la tête : « Tu sais bien que j’ai toujours besoin de toi. Asaël. » C’était une confession. Et pourtant, cela n’était pas un élément de surprise. Juste une confirmation de toutes les attentions qu’elle peut avoir pour lui. « Mais je sais que tu ne peux pas rester… Pas tout le temps tout du moins. Je ne suis pas égoïste, c’est une de mes rares qualités. Je ne suis pas la seule à avoir besoin de toi. » Il y avait évidemment tous les fidèles et puis… Il était un homme de Dieu.

Lénaïc finit son assiette, essuie sa bouche avant de se lever et de sortir la tarte du réfrigérateur. Elle prend également la bombe de Chantilly. Deux parts sont coupées, déposées sur deux assiettes distinctes qu’elle couvre d’une pointe de crème.

« Je… Je ne veux pas que tu te sentes obligé de rester. Ça va aller. » Lénaïc trouve finalement le courage de souffler ces mots : « Tu sais bien que… Que je sais me débrouiller. » Elle se tourne et lui sourit sincèrement avant de débarrasser les assiettes pour servir le dessert.
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MY NAME IS GRAVEN ON HIS HANDS, MY NAME IS WRITTEN ON HIS HEART; I KNOW THAT WHILE WITH GOD HE STANDS NO TONGUE CAN BID ME THENCE DEPART. © Yamashita d'épicode
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MessageSujet: Re: Vena amoris. || Asaël   Lun 13 Fév - 16:31

“Pardon mon père j'ai encore péché...”
Ta propositon l'a un peu surprise, tu le remarques dans sa réaction. Tu ne veux pas t'imposer, ce n'est pas ce que tu fais, non. Tu lui proposes juste un peu de compagnie au cas où elle en aurait besoin.  Tu sais bien que j’ai toujours besoin de toi. Asaël. Ses mots étirent un sourire franc, sincère sur tes lippes. Tu détournes ensuite le regard, te concentrant soudainement sur le contenu de ton assiette. Tu acquiesces aux paroles de la jeune femme. Elle n’a pas tort. Il faut que tu termines d’écrire tes prochains sermons et sans nulle doute as-tu besoin de récupérer un peu, les confessions sont parfois éreintantes à entendre – surtout ces derniers temps. Tu suis Lénaïc du regard quand elle se lève, vous servant la suite du repas. Tu l’écoutes attentivement, tes pupilles scrutant avec attention chacune de ses émotions. Elle est sincère, n’a l’air de rien te cacher. Tu sais qu’elle est a du caractère, qu’elle est l’une des personnes les plus fortes qu’il t’ait été donné de connaître. Elle a eu un moment de faiblesses, comme nous en avons tous. Mais elle ne se laissera pas abattre parce que tu as su lui insuffler un peu de courage et de réconfort.  « Bien, mais si tu as besoin de moi, tu sais que je suis là pour toi. » Elle le sait, bien entendu. Mais cela fait du bien parfois d’entendre ce que quelqu’un est là pour nous et qu’il ne nous laissera jamais tomber.

Vous dégustez ensemble le dessert, ressassant quelques souvenirs de votre Nouvelle-Orléans natale. Un univers qui te manque un peu. Beaucoup, parfois. Comme pour tous les anciens enfants. En ces temps difficiles, il n’a rien de plus doux que le souvenir d’un monde tranquille et sans tracas. Tu as fini par devoir vraiment partir, le temps jouant contre vous. Tu ne peux pas te permettre de manquer le couvre-feu, pas en tant qu’homme d’Eglise. Alors tu salues Lénaïc, lui rappelles encore une dernière fois que si elle a besoin, elle peut t’appeler à toutes heures de la nuit, peu importe ce dont elle a besoin. Parce que pour elle, tu braverais bien tous les règlements de cette ville. Tu l’as remerciée aussi pour le repas mais surtout pour la soirée. Parce que toi aussi, quelque part, tu en avais besoin. De passer juste un peu de temps entre amis, laisser vos inquiétudes sur le pas de la parte le temps de quelques heures. Tu es parti ensuite, un peu à contrecœur sans pour autant le montrer.

Tu es rentré, d’un pas un peu pressé. Parce que tu sais que le danger rôde, se faisant un peu plus oppressant chaque jour. Autour de toi, tu vois les gens filer, le regard un peu angoissé, l’air toujours un peu en retard. Vingt-et-une heure va sonner, il est temps de tous rentrer. Ceux qui restent dehors ne sont généralement pas très fréquentables, pas très honorables. Tu as soupiré longuement une fois chez toi, à l’abris. Anubis t’attend sur le pallier, le regard perçant et moribond. Il fuit ensuite, te montrant avec panache que, assurément, il te fait la tête. Un sourire en coin s'affiche sur ton visage. Tellement prévisible. Tu t'installes ensuite à ton bureau pour la soirée, décidant de t'occuper l'esprit en achevant le dernier sermon que tu as commencé. Tu éprouves cependant une certaine difficulté à te concentrer ; ce soir plus que jamais, Lénaïc est dans tes pensées.
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