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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 wolf's lament △ (isaÿr)
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MessageSujet: wolf's lament △ (isaÿr)   Ven 28 Oct - 22:30

now an angry soul comes back from beyond the grave
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Par la peau du cou, l'on avait tiré le cerbère au regard céruléen de son inexorable flegme et de son insondable désintérêt envers tout ce qui exigeait de lui un minimum de dévouement et de solidarité, lorsque des soldats avaient rapporté aux dynastes rouges la regrettable panne de deux véhicules venus à bout de leurs réservoirs en territoire ennemi. Si les conducteurs et soldats présents à l'intérieur avaient simplement continué leur route à pieds, poussés hors de leurs fourgons par une pénurie d'eau, il avait fallu envoyer des hommes récupérer les véhicules coincés au cœur de la forêt avant que les brigands des soldats verts ne les y trouvent, et trois des quatre rouges qui s'étaient portés volontaires afin de transporter les jerricanes d'essence avaient la vingtaine et ne conduisaient pas, ou seulement très peu et très mal. Alors que la nuit tombait et que personne d'autre ne semblait décidé à se dévouer, l'on avait observé que le terroriste en chef depuis longtemps ne s'était pas rendu bien utile au groupe, ce qui avait eu pour effet d'effacer subitement le sourire en coin qu'il arborait habituellement lorsqu'il faisait semblant de somnoler, achevant les autres de le désigner comme second conducteur, lui que son âge avancé rendait certainement plus habile au volant.

Déjà bien entamée leur semblait la seconde partie de la nuit lorsqu'ils avaient insolemment franchi les frontières du territoire GAIA, s'enfonçant toujours plus profondément dans les bois si chers aux yeux de l'adversité, et ils n'espéraient pas, d'après leur carte, avoir atteint les véhicules en panne avant le petit matin. Le premier adulte, à qui l'on avait confié la torche et la carte, ouvrait la marche tandis que le clébard rouge, négligemment, la fermait. Entre eux chahutaient les trois jeunes hommes qui portaient un jerricane chacun, et que la jeunesse et l'insouciance semblaient rendre infatigables, car de tout le voyage, ils ne s'étaient plains que de leurs estomacs et paraissaient, par fierté peut-être, ignorer la douleur qui tiraillait leurs bras aux bouts desquels se balançaient depuis des heures les bidons remplis d'essence. Alors qu'ils traversaient un endroit de la forêt où le sol semblait s'être affaissé, formant une sorte cuvette, un creux peu vaste, mais profond et dont les pentes étaient particulièrement raides ; n'empêchant cependant pas un arbre gigantesque et majestueux d'y avoir poussé en biais, bien que ses racines dangereusement se détachaient du sol ; le claquement sec et rapide des mâchoires vivaces d'un piège à loup dissimulé au creux du ravin arrache à quatre d'entre eux un sursaut, au cinquième un grognement de douleur.

Cerb- ?! Mais c'est pas vrai, quel abruti !

Piteusement écroulé sur le sol, le tempétueux gardien des enfers faisait peine à voir, férocement pris au piège d'une mâchoire de fer sanguinaire contre laquelle il se débattait avec fougue, en vain. Tout ce qu'il parvenait à faire c'était rougir un peu plus encore les feuilles mortes sur lesquelles il gisait et s'épuiser inutilement. Car le piège métallique, malgré toute la ferveur dont le loup faisait preuve afin d'écarteler ses mandibules, n'avait pas bâillé d'un pouce. Pire encore, s'il essayait d'extirper sa jambe de l'emprise robuste du traquenard, il déchirait lentement la chair et les muscles de son mollet et, voulant lui éviter d'endommager inévitablement l'une des artères tibiales, trois soldats l'avaient rejoint afin de prendre le relais et, ainsi, l'empêcher de précipiter sa propre mort par colère et impatience. Le quatrième, plus jeune, plus fin et plus agile que ses camarades, avait été envoyé faire le guet par l'un des trois autres, et s'était perché sur la deuxième branche du vieil arbre immense auquel le piège était relié par une chaîne.

A ce moment, il leur eût semblé que les rouges, malgré eux et d'une quelconque façon, comme une fatalité, éprouvaient le besoin, chaque fois qu'ils faisaient à leurs chers et tendres voisins l'affront d'une indésirable visite, d'ensanglanter de vices et d'infamies écarlates leurs terres vivantes et fertiles, de noyer sous le sang ou les flammes la noblesse et la beauté de leur verdure. Damnation, pour ces âmes qui apprivoisent et font naître, que de coudoyer celles qui ne savent que détruire. Mais les vieilles rancœurs, aussi dévastatrices pouvaient-elles être, avaient quelque chose de passionnément romantique. Les minutes passaient et tandis que, malgré les efforts simultanés de chacun, aucun n'était parvenu à délivrer l'animal pris au piège, une silhouette relativement lointaine avait extirpé de sa rêverie le benjamin du groupe qui, d'un bond, alors qu'il s'était installé à califourchon sur sa branche afin de somnoler, s'était levé pour éclairer l'horizon.

Quelqu'un approche, on peut plus rien faire pour toi. Les mecs ont vraiment besoin de ces bagnoles, faut qu'on s'casse. Tiens, prends ça pour t'éclairer. Avec un peu de chance, tu seras peut-être encore vivant quand on reviendra te chercher.

Le souffle court, tout en alertant ses compères à voix basse, le jeune soldat qui jusqu'alors faisait le guet dévale adroitement de son perchoir et, pour rejoindre les autres tapis au creux du fossé, glisse au pied du cratère qui leur servait d'alcôve et, pendant un temps au moins, épargnerait le maladroit de l’œil grave et de la sentence des patrouilleurs verts. Il tendait au dessus de son crâne une vieille lampe à pétrole qu'il pose timidement auprès du blessé après l'avoir ravivée afin de s'assurer que sa lumière, certes faiblarde mais suffisante, tienne le plus longtemps possible compagnie à la bête qui, grondant de douleur et de rage, espérait encore libérer sa jambe des mâchoires de ferraille. Mais plus il tentait désespérément de s'en extirper, plus les dents acérées du piège d'acier creusaient leurs sillons dans sa chair et broyaient ses os, tant et si bien qu'il sent à peine la poigne de ses camarades sur ses épaules, lorsque les rouges, avant de l'abandonner à son sort, l'attrapent et le calent, par soucis de confort, entre les immenses bras protecteurs que formaient les racines du vieil arbre en s'évadant du ventre de la terre. Même les cœurs les plus féroces se gonflaient d'une soucieuse délicatesse lorsqu'il s'agissait de tourner le dos à un malheureux frère d'armes.

Voyant les hommes lui adresser des signes d'adieux en s'éloignant, et en posant les yeux sur les jerricanes qu'ils tenaient à bout de bras, le cerbère, l’œil implorant, grogne à l'intention de ses pairs carmins une dernière faveur. Aspergez les arbres d'essence, que j'aie au moins un moyen de pression si on me trouve ici... ou bien la possibilité d'éloigner les ours, les loups ou... n'importe quelle saloperie avec des griffes et des crocs... l'odeur du sang les attire, paraît-il... Les quatre rouges ne se privent pas d'échanger une œillade sceptique, mais le monstre pantelant continue péniblement, comme pour se justifier. Vous aurez bien assez d'essence avec deux bidons et demi. L'un d'entre eux, cédant finalement, dévisse alors le bouchon du jerricane qu'il était chargé de porter et en vide la moitié du contenu sur les arbres alentours, traçant autour du cabot infirme comme un cercle aussi ravageur que protecteur. Puis, marquant la séparation de leurs chemins d'une solennelle poignée de main, les quatre soldats derrière eux abandonnent le blessé, alors uniquement éclairé par la faible lueur de la lampe à pétrole, qui, de façon étrange, dans la pénombre, fait réverbérer sur son visage crispé de souffrance ses deux yeux rougis par des sanglots de douleur. Le terrible loup de Chicago jamais ne paraissait plus humain que lorsqu'il était lui-même la proie de véritables loups.




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MessageSujet: Re: wolf's lament △ (isaÿr)   Lun 7 Nov - 12:55
wolf's lament
jip & mera

L’alerte de l’intrusion fut donnée au milieu de la nuit. Isaÿr, incapable de dormir, se balançait doucement sur son fauteuil de bois devant la cheminée du salon du rez-de-chaussée, parmi les quelques GAIA qui, comme elle, étaient pris d’insomnie. Le regard rivé vers les flammes, elle apprenait à faire le vide dans son esprit. Ne pas penser à Aria, ne pas penser à Aria. Mais plus elle tentait de refouler l’image de sa sœur de son esprit, et plus elle s’imposait à elle, comme pour lui rappeler qu’elle n’arriverait jamais à faire taire la douleur insupportable qui rongeait chaque centimètre carrément de son être jusqu’à la consumer entièrement. Elle sauta sur cette distraction bienvenue et s’extirpa de son fauteuil, avant de récupérer les armes abandonnées à son pied et se diriger vers la sortie d’un pas de course. Il n’y avait que dans l’action qu’elle avait l’impression d’être encore en vie. […]

Le visage de l’intrus se découpait dans la lumière vacillante de la lampe à pétrole, maigre lueur dans une nuit bien sombre. Un sourire mauvais se dessina sur les lèvres d’Isaÿr qui sortit de l’ombre d’un pas lent et mesuré pour apparaître aux yeux de Joseph-Isaac Pimkins comme le seul et unique loup rôdant dans ces bois, tandis qu’il adoptait le rôle de l’agneau pris au piège de son agresseur. Ses compagnons de chasse à l'ennemi étaient partis après ceux qui couraient encore, mais elle avait attrapé le plus gros poisson.  « Cerberus, quelle merveilleuse surprise. J'ai l'impression de ne pas avoir vu votre charmant visage depuis une éternité. Depuis que je vous ai giflé, en fait. » souffla-t-elle en s’agenouillant devant lui, dans la terre froide et humide. L’odeur de l’essence la fit grimacer, et Mera fronça les sourcils. Qu’est-ce que c’était encore que ça ? Un piège dans lequel elle venait de tomber comme une idiote, sûrement. Malheureusement pour elle, la jeune femme n’était pas mesure de réaliser le sort qui l’attendait peut-être : la mort d’Aria et son nombre de vie baissant à une allure folle la rendait plus téméraire que réfléchie. Pourquoi Pimkins se serait-il volontairement coincé la cheville dans un piège à loup ? Tout ça n’avait aucun sens.  « Ne vous étonnez pas si on vous livre si peu de nourriture. Vous ruinez nos précieux pièges en marchant dedans comme des cons. » Il n’y avait aucune colère dans sa voix, seulement une profonde lassitude dans laquelle elle tentait de s’emmurer pour ne pas céder au chagrin.  « Croyez-le ou non Pimkins, ça me fait mal pour vous. Même si j’ouvrais le piège maintenant, il n’y aurait plus rien à faire pour votre jambe. Un vrai steak haché. D’ailleurs j’ai faim, pas vous ? » lâcha Mera en donnant une petite claque sur sa jambe prisonnière. L’avoir à sa merci aurait du l’amuser au plus haut point après tout ce qu’il lui avait subir ces derniers mois, mais étrangement elle n’y trouva ni excitation, ni réconfort. Pimkins était un homme comme les autres finalement. La gueule déformée par la douleur – parce qu’il souffrait, comme tout le monde – et les traits tirés de celui que le DARWIN’S GAME atteignait autant que les autres. Elle se laissa retomber sur les fesses et croisa les jambes en fouillant dans sa petite besace à la recherche de baies et de viande séchée. Elle en sortit un morceau, tendit la main vers lui et le pressa contre ses lèvres pour qu’il mange.  « Qu’est-ce que vous veniez faire sur notre territoire, hein ? Vous êtes venus fouiner ? Qu’est-ce que vous manigancez, Cerberus ? » demanda-t-elle finalement en portant un morceau de viande à ses propres lèvres, réellement affamée. Et pourtant, elle mangeait déjà avant de partir. Mera compensait le stress par la nourriture dans ce jeu – heureusement que c’était une version améliorée d’elle-même et qu’elle se dépensait. Son regard  émeraude parcourut son beau visage abimé, dans l’espoir de découvrir ce qu’il foutait là. Elle ignorait encore quel sort elle lui réservait : une chose était sûre, elle voulait des réponses. S’il comptait s’en prendre aux GAIA d’une manière ou d’une autre, elle voulait être au courant. Et elle ne lui ferait pas mal s’il coopérait. Les gens souffraient déjà trop et elle ne le souhaitait plus à personne – pas même à lui, qu’elle haïssait pourtant du plus profond de son coeur.

hj:
 


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MessageSujet: Re: wolf's lament △ (isaÿr)   Sam 3 Déc - 16:25

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En sursaut, il lève les yeux droit devant lui, le terrible cerbère rouge, lorsqu'à la lueur de la lampe surgit une ombre entre les arbres, si grande, si belle et si inquiétante que le clébard infernal jamais n'aurait deviné l'identité de sa provenance. Certaines ombres possédaient plus de charisme que le corps véritable auquel elles appartenaient... ou peut-être sous-estimait-il un peu ce corps véritable. Qu'importe, malgré la douleur, il ne parvient à empêcher un sourire vicelard d'illuminer son visage lorsque devant lui réapparaît une âme miraculeusement encore vivante et qui ne donnait plus de nouvelles depuis un certain temps déjà, à un point qu'il n'aurait même pas sourcillé s'il avait lu son nom parmi les listes atrocement longues des femmes mortes en couches ces derniers mois. Mais l'infime espoir qu'elle ne daigne lui prêter main forte s'envole aussitôt les premiers mots de la belle prononcés, lui rappelant leur dernière altercation, ranimant la rancune, ravivant la colère. Un peu sonné, il fronce les sourcils lorsqu'à ses côtés, l'agneau s'assied et le questionne, et ses mains lentement abandonnent leur pression sur le piège sanglant. Désormais focalisé sur la présence de la demoiselle, la douleur lui semble soudainement moins aiguë ou, du moins, bien plus supportable. Ou bien peut-être était-ce simplement la vie qui le quittait progressivement et, commençant par ses jambes, lui donnait cette factice impression de soulagement.

Un simple footing nocturne...on dirait bien que j'ai plutôt mal mesuré les limites de notre territoire et légèrement empiété sur le vôtre. Navré.

Les deux saphirs rieurs du terroriste trahissent la raillerie, mais les traits de son visage, fermes bien qu'indéniablement fatigués, laissent comprendre à la demoiselle qu'il avait beau pouvoir être n'importe quelle infamie humaine, n'importe quelle crevure vivante, n'importe quel rebut de l'humanité, il n'était pas un mouchard et encore moins un traître. Son questionnement sur sa présence en territoire ennemi n'avait donc pas lieu d'être et demeurerait sans réponse. Qui plus est, le loup n'avait rien à perdre, était en train de mourir et cédait bien trop difficilement à toutes formes de torture. Avec lui, stupidement, la belle perdait son temps, et ce n'était que s'abaisser à l'immondice du criminel qu'elle haïssait et de ses congénères aux couleurs sanguinolentes que d'user ce temps précieux à se venger inutilement. En tournant légèrement la tête, il fuit le morceau de viande séchée que la souveraine des verts tente de porter à ses lèvres et, comme un enfant écœuré par ses légumes verts, esquisse une brève mimique de dégout juvénile en tirant la langue. Puis, avec son coude, pudiquement comme pour ne pas salir de son sang la douce à ses côtés, repousse sa main dans une délicatesse inespérée de sa part.

Vous me faites des avances en essayant de me donner la becquée ? Gardez cette chose pour vous, mademoiselle, je ne suis pas le genre d'hommes que l'on séduit avec de la nourriture...

Si le vieil adage affirmait le périple vers le cœur d'un homme plus court si l'on séduisait d'abord son estomac, damnée d'avance serait la demoiselle qui avec le loup de Chicago ferait l'erreur de s'y risquer : Monsieur, depuis sa naissance trop hâtive, souffrait d'un système digestif particulièrement fragile qui supportait un nombre désespérément restreint d'aliments ; et lorsque son estomac défaillant, rendu parfaitement fonctionnel par les pixels d'un écran, cessait de renvoyer incessamment son contenu là où il était entré, c'étaient au tour de ses papilles gustatives de jouer les divas capricieuses et de faire grimacer de dégoût les traits chérubins de l'assassin au moindre contact d'un aliment pour peu qu'il ait l'air inhabituel. Nourrir la bête était un combat quotidien, d'autres extrémités de son corps avaient le mérite d'être bien plus tolérantes. S'il n'était pas spécialement pointilleux quant aux nymphes qui fréquentaient ses draps, il avait un regard bien plus critique sur le contenu de son assiette. Tant de fois il avait laissé la faim avoir raison de lui et écouler les chiffres gravés sur sa peau, par pénurie autant que par caprice, incapable d'avaler quoi que ce soit qui déplaise à ses papilles.

Permettez-moi de vous faire remarquer que c'est une assez mauvaise stratégie de s'écarter des siens quand des intrus naviguent librement sur vos terres. Un accident est si vite arrivé. Vous n'avez pas retenu la leçon ?

Ni l'ennemi pris au piège, ni le soldat rouge blessé, ni même le seigneur de la pègre chicagoane, ne s'adressent à la tendre en cet instant ; c'est le terroriste qui menace comme gronde le tonnerre, couvant auprès de lui les braises de sa méfiance, les étincelles de sa rancœur, les prémices de sa foudre confinées dans le petit ventre bombé d'une misérable lampe à pétrole. La flamme narquoise et vicieuse, aussi insignifiante était-elle, léchait en dansant les parois de verre qui l'étouffaient et ne demandait qu'à ce que la cloche se brise pour devenir géante, s'épanouir sans frontières, s'éprendre du cercle d'essence qui l'aguichait, embraser les bois, enflammer les étoiles, et immoler, dans ce génocide ardent, le loup mortellement blessé et l'agneau tremblant. Éreinté, il laisse reposer son crâne trop lourd contre le tronc de l'arbre qui le maintient assis, l'épuisement alourdit ses paupières et engourdit son esprit. La quantité de sang qui s'évade de ses veines couvre son corps de sueurs froides, ses mâchoires subitement se mettent à grelotter et le loup dans son désespoir en vient à penser que mourir dans un feu de forêt aurait au moins l'avantage de le réchauffer...

Très bien. Vous m'avez trouvé là, bravo, et après ? Ça vous fait une belle jambe, sans mauvais jeu de mot, je suis à moitié mort. Mais pendant que vous perdez votre temps avec moi, votre absence là-bas affaiblit un groupe sur lequel votre rôle est de veiller. Il suffit de peu, et vous pourrez courir aussi vite que possible, vous n'arriverez jamais à temps s'il arrive quoi que ce soit là-bas...

Péniblement, entre deux gémissements, le loup articule le poison de ses paroles en un murmure étouffé par la douleur. Ceci dit...je suis honoré que vous préfériez rester ici... Votre compagnie rendra ma mort bien plus douce. Ironie ou non, son visage ne laisse paraître aucun indice d'un éventuel sarcasme, mais ce qui demeure certain, c'est qu'entre ses traits tirés par la douleur, son grand sourire mauvais, presque animal, ne présage rien de bon. La douce avait eu bien tort de croire inoffensif un monstre blessé, et de s'approcher avec insolence et témérité aussi près de ses canines, trop près, du moins, pour avoir le temps de déguerpir au moindre geste brusque du fauve impétueux. Car, aussi ferme que le piège qui continue de broyer ses os, quoique moins douloureux, les doigts ensanglantés du loup encerclent le poignet de sa charmante compagnie, tandis que son autre main, en toute discrétion, vient saisir la poignée de la lampe à pétrole.



HJ:
 



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MessageSujet: Re: wolf's lament △ (isaÿr)   Dim 1 Jan - 23:52
wolf's lament
jip & mera

Pimkins était une vraie plaie dans le cul. Mera ne comprenait même pas pourquoi elle continuait de rechercher sa présence et de s’en amuser, alors qu’elle le détestait plus que quiconque en ce monde. Elle ne le quitta pas des yeux et raccrocha sa bourse à sa ceinture, pas fondamentalement vexée qu’il ait refusé ses « avances ». Elle observa de ses yeux verts la moindre de ses réactions, en se demandant si tout n’était qu’un piège dans lequel elle était grossièrement tombée, ou si Cerberus bluffait. Il était très fort pour ça, bluffer. Mais Mera l’avait déjà battu une fois à ce jeu-là – dans son propre casino – et elle n’avait (malheureusement pour elle) pas peur de jouer avec lui. Ca finirait par la perdre définitivement, mais n’était-ce pas précisément ce qu’elle recherchait en lui courant continuellement après ? Avoir mal ? Souffrir ? Se sentir en vie ? Le masochisme à l’état pur. « Vous ne devriez pas sous-estimer l’expérience qu’on a tirée de cette nuit-là. Vous nous avez rendus plus forts. Si vos coéquipiers souhaitent s’en prendre au QG, ils s’en mordront les doigts; pas ce soir peut-être, mais vous êtes pris à la gorge. S’il y en a un que vous devriez sous-estimer, c’est votre chef qui a fait de vous des perdants. » Pas nécessairement sur l’instant, bien sûr. Parce que s’ils voulaient réellement réduire ce nouveau quartier général en cendres, ils pourraient peut-être y arriver. Encore faudrait-il qu’ils parviennent jusqu’au chemin de montagne, échappent aux gardes postés plus haut sur les rochers, ce qui s’avérerait périlleux. Mais les CAHO en sortiraient perdants dans tous les cas. Isaÿr n’en n’était pas moins inquiète par les propos tenus par Pimkins. Il bluffait bien certes, mais l’appréhension rongeait ses entrailles ; ça avait au moins le mérite de lui faire oublier Aria.

« Vous êtes un homme intelligent, Pimkins, ce qui n’est pas le cas de tous vos coéquipiers. Vous savez que m’attaquer ou vous en prendre à mon équipe aurait des conséquences désastreuses pour la vôtre. » Son regard clair glissa sur la main qui s’était malicieusement refermée sur la lampe à pétrole, et elle commença à comprendre la situation. L’odeur qui régnait dans l’air était de l’essence. Et il avait entre ses mains la meilleure arme qui soit. La jeune femme avala sa salive avec difficulté, et les battements de son cœur redoublèrent d’intensité. Elle n’en montra rien, resta de marbre malgré la frayeur qui grandissait en elle. L’important était de garder ce masque, donner l’illusion qu’elle maîtrisait la situation. « Vous êtes seuls face aux GAIA, aux ATOM et aux ESHU. Seuls, et nous sommes les seuls à vous fournir de quoi manger. Attaquez-moi, faites quoi que ce soit de stupide, et vous condamnez votre équipe à la famine. Et quand vous n’aurez plus aucune énergie, nous vous anéantirons. » Un sourire doux se dessina sur ses lèvres. « Epargnez-vous ça, et ne m’obligez pas à avoir pardonné les CAHO en vain. » La brune leva doucement sa main vers celle de Pimkins qui tenait la lampe, se posa dessus et la caressa du bout des doigts. Il savait s’y prendre pour la charmer et la dompter, et Isaÿr devait agir de la même manière pour tenter d’empêcher le pire. Pimkins n’était pas con, mais il était un CAHO. Il jouait avec ses tripes, pas son cerveau. Et il avait cette fâcheuse tendance à ne pas vouloir reconnaître le DARWIN’S GAME comme étant plus qu’un jeu. De ce fait, il était dangereux. Lui plus que les autres. C’était celui qu’elle craignait le plus au monde.

Ses doigts continuèrent leur périple jusqu’à son poignet avec une douceur habile tandis que ses yeux cherchaient les siens à nouveau. « Vous devriez vous détendre et profiter des quelques minutes qu’il vous reste. N’est-ce pas un cadre superbe ? Une forêt paisible, des étoiles dans le ciel, la compagnie d’une femme qui vous accompagne dans la mort, que faudrait-il de plus ?  » Son unique objectif était que Cerberus repose tranquillement la lampe pour l’éloigner de lui, et l’éteindre. Eviter une catastrophe qui les dépasserait tous. La forêt de Darwin Harbor avait suffisamment souffert des erreurs des hommes pour les répéter une fois de plus. En tant que GAIA, Isaÿr ne pouvait tolérer que cette merveille de pixels qui l’entourait soit détruite. « Nous pourrions enterrer la hache de guerre, juste pour ce soir. J’en ai assez de passer ma vie à me battre contre vous. Et je n’ai aucune intention de vous achever une fois votre garde baissée, simplement de partager un moment agréable avec l’homme que j’exècre le plus au monde, en le regardant se vider de son sang. » Ca en revanche, ce n’était pas totalement faux. Mera était fatiguée. En changeant radicalement de vie, elle espérait aussi ne plus jamais avoir quoi que ce soit à faire avec cet homme à Chicago. Ne plus avoir à se battre avec lui. Ne plus lui laisser la satisfaction de mourir un peu plus de sa main.



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MessageSujet: Re: wolf's lament △ (isaÿr)   Lun 2 Jan - 15:11

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Définitivement, sa jambe l'avait quitté. Il ne pouvait désormais plus ni la bouger, ni la ressentir ; seule une vive douleur lancinante et brève persistait, survenant violemment chaque fois qu'il s'apprêtait à sombrer, et le maintenant conscient, pour son plus grand désespoir. Presque pathétique, le monstre chthonien se sentait doucement partir. Il écoutait la douce par politesse mais peinait à rester attentif à ses paroles, aussi mielleuses et plaisantes pouvaient-elles être. De sévères acouphènes l'empêchaient de se laisser bercer par une voix qui lui semblait de plus en plus lointaine. Le bloc de béton qui lui servait de cœur menaçait de traverser sa poitrine tant il tentait désespérément de renouveler le sang qu'il continuait de perdre. Sa jambe valide et le bout de ses doigts s'engourdissant à leur tour, il serre un peu plus d'une main la lampe et de l'autre saisit la main de la demoiselle, le loup, puis il tente de se redresser, s'aidant de son unique jambe et de l'arbre qui l'empêchait de s'écrouler. Mais la douleur reprend de plus belle, le contraignant à se rasseoir dans un grognement sourd.

Vous craignez mes représailles bien plus que je ne crains les vôtres, Birdwhistle. Mais je ne vous crois pas assez radicale, ni assez cruelle, pour faire payer à tous l'insolence d'un seul. Vous valez beaucoup mieux que ça...

Joueur, voire compétiteur, à son tour le loup fait sa langue caressante et dulcifie ses lèvres de miel, mais quand bien même les coins narquois de son sourire moqueur trahissent un semblant de raillerie, une certaine sincérité pimente quelque peu les fades effluves de ses douces et sirupeuses paroles. Si le ciel l'avait désastreusement doté à la naissance d'un amour-propre démesuré et d'une absence évidente de modestie, feu ses aïeux l'avaient néanmoins fait réaliste. Ainsi, il se savait pertinemment vieux et damné ; abîmé, disloqué, broyé, pourri du cœur jusqu'à l'os et éternellement irrécupérable. Il était né un pied en Enfer et l'autre sur un bitume noyé d'hémoglobine, l'innocent éclat de ses yeux s'était éteint lorsqu'il fut assez grand pour regarder par la fenêtre. Peut-être son épiderme était-il aussi brûlant afin de compenser le froid qui lui gelait les os et les entrailles. Oh, si seulement il avait l'âme encore assez pure pour s'impressionner, s'effrayer, s'émerveiller ; redouter le sang, fuir les armes, craindre les coups de feu ; pleurer les morts, aimer les vivants et célébrer ceux qui vont naître. Mais il avait, depuis tout gamin, le cœur dur, sec et froid de ces mômes qui pressent la gâchette l'année de leurs huit ans. Et aux côtés du trou béant dans sa poitrine palpitait un cœur chaud, humide et fertile, meurtri mais vivant, coriace, increvable. Clémence ou pardon, la douce était capable de maintes plus belles choses que sa bête, car elle avait conservé ce que, lui, avait perdu ; l'espoir.

Cette étincelle positive qui ravive la patience et évince la rancœur, qui rend chaque peine un peu moins lourde à porter, chaque absence un peu moins cruelle à accepter, chaque faute un peu moins âpre à pardonner. Cette chaleur presque éternelle qui sèche les larmes, apaise les colères, cicatrise les chagrins, emporte les disparus et acquitte les coupables. Cette capacité d'attendre l'aurore après minuit, de voir l'hiver comme un renouveau, d'aimer la pluie comme purificatrice, de considérer chaque naissance comme la relève des morts. Cette envie de croire la présence d'un oasis au cœur du désert et la lumière du soleil dans les abysses de la terre. L'espoir possède bien des vertus mais il s'étiole lorsque plus rien ne le nourrit. Cruels et dangereux sont les damnés qui n'ont plus rien à espérer. Le monstre rouge était de ces âmes perdues qui n'avaient plus le cœur assez fort pour croire encore en l'existence d'une quelconque beauté du monde. Ces espoirs morts n'avaient rien à perdre, rien à garder et, lorsqu'ils s'éteignent définitivement, rien à laisser. L'oubli leur était étranger, parce qu'ils ne croyaient pas leurs morts emportés par le temps ; le pardon leur semblait absurde, parce qu'ils ne pensaient pas les coupables dignes de rédemption ; les bienfaits de la tendresse étaient à leurs yeux une légende, parce qu'il était souvent bien trop tard pour leur en donner...

A votre place, je ne me fierais pas trop à cette actuelle composition des alliances. On dit que la loyauté des ATOM connaît quelques limites que les verts s'apprêtent à franchir. Gardez en tête que les vieux frères sont souvent bien plus dangereux que les vieilles rancunes. Ne vous attachez pas trop à vos chers petits camarades, plus vous vous appuierez sur eux et compterez sur leur aide, plus ils auront d'armes contre vous. Croyez-moi, la diplomatie, c'est une part de mon métier : en vous reposant trop sur vos aminches, vous foncez vers une mort assurée. Une alliance, aussi vieille soit-elle, ne tient qu'à un fil, et il semblerait que les bleus soient en train de retourner leur veste en votre défaveur.

Dissipé, envolé, fané, était désormais le sourire de l'assassin qui, pour attester l'honnêteté de ses propos et l'innocence de ses conseils, avait revêtu sa figure d'un masque de sérieux. L'on observait désormais plus que les vestiges de sa malice dans l'éclat narquois qui embrasait l'abîme de ses yeux, laissant planer sur les traits fatigués de son visage un vague fantôme de sourire. Jamais il ne s'était senti réellement très concerné par les relations qui unissaient les quatre teams ; il les vivait comme on subit les frasques politique du pays au sein duquel on évolue, car la situation diplomatique de son équipe influençait désormais la moitié de son quotidien, mais il ne cherchait ni à s'y intéresser, ni à s'y impliquer. Seulement, il avait deux oreilles particulièrement réceptives aux on-dits chuchotés, et s'il laissait candidement sous-entendre qu'il n'était pas en mesure d'affirmer la certitude de ces échos, il trouvait la tendre indéniablement trop confiante quant à la solidité de ses alliances et possédait assez d'expérience diplomatique pour la mettre en garde contre ceux qui se disaient être des frères.

Les trois équipes alliées sont potentiellement plus néfastes entre elles qu'elles ne peuvent l'être envers celle qui est restée seule. Compter sur les autres, c'est leur être dépendant. A force de travailler à trois, vous vous affaiblissez. Pourquoi vous acharner à menacer l'équipe qui, devant se débrouiller seule, ne peut que s'endurcir, alors que vos deux amis progressivement mettent leurs cœurs à vif et leurs faiblesses à nu, offertes, vulnérables..? S'engage une course à la trahison que vous allez perdre, Birdwhistle, si vous restez trop confiante, trop naïve. Parce qu'on raconte que les ATOM sont bien décidés à prendre l'avantage.

Aucun mot échangé quant à l'équipe améthyste mais il n'en pense pas moins et son regard seul suffit à trahir le nœud qui lacère sa gorge et l'empêche de mentionner les traîtres mauves. La lâcheté des violets n'avait jamais été compatible avec la témérité des rouges. Pour cette raison, le terroriste en chef des soldats écarlates avait toujours considéré leur ancienne alliance comme vouée à l'échec et, pas le moins du monde surpris par le coup de poignard de leurs compères révolus, ne voyait en leur alliance avec l'ennemi qu'une pitoyable capitulation. Les faibles ESHU avaient plié le genou, ils avaient courbé l'échine, ils s'étaient tristement rendus. Ne restaient, seuls contre tous, dissidents, obstinés, que les impétueux CAHO et leur talent naturel à faire semblant d'être sourds. Affaiblis, certes, mais indociles ; comme l'était actuellement l'un de leurs soldats, pris au piège, condamné, se vidant de son sang en territoire ennemi. Ses épaules tremblantes peinaient à supporter le poids de son crâne alourdi par la fièvre qui empourprait ses joues mais il grelottait de froid, et l'obscurité de la mort l'aveuglait tant et si bien qu'il chercherait bientôt le visage de sa belle, en vain. Ne pouvant plus compter que sur un nombre restreint de sens, alors que ses oreilles bourdonnent et que ses yeux le quittent, ses doigts abandonnent doucement la main de sa compagnie et, à l'aveuglette, glissent dans son dos pour encercler lentement mais fermement sa taille.

Ce qu'il me faudrait de plus qu'une tendre jeune femme, une belle forêt et un ciel étoilé ? Faites-moi plaisir, approchez-vous un peu. Vous n'êtes pas sans savoir qu'il fait si froid, quand on est aux portes de la mort...




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MessageSujet: Re: wolf's lament △ (isaÿr)   Lun 2 Jan - 15:11
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MessageSujet: Re: wolf's lament △ (isaÿr)   Mar 3 Jan - 18:31
wolf's lament
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Mera serra les dents quand Pimkins évoqua l’alliance faiblissante avec les ATOM, qui n’en n’était plus au stade de rumeur pour elle depuis un moment déjà. En effet, les ingrats l’agaçaient plus qu’elle n’appréciait désormais leur compagnie, mais l’important était de donner l’illusion d’une relation stable jusqu’à ce qu’un événement change la donne. Elle se détendit et sourit doucement en écoutant ce qu’il avait à dire. Pimkins s’y connaissait en jeux de pouvoir et ce n’était pas inintéressant de connaître son point de vue, qu’elle savait avisé dans ce domaine. C’était irritant de le reconnaître, mais c’était la vérité. « Merci pour vos conseils, Pimkins. Votre avis m’est précieux, parce que je vous sais particulièrement connaisseur sur la question des alliances et des coups dans le dos. » Elle ponctua sa phrase d’une mimique sarcastique. Elle passa sa langue sur ses lèvres et continua : « En réalité, les GAIA s’en sont toujours très bien sortis seuls. » Ils n’étaient pas appelés la team des solitaires sans raison. Ils agissaient et évoluaient seuls, mais comptaient les uns sur les autres de temps en temps, quand la situation l’exigeait. « Votre inquiétude à l’égard de mon équipe me va droit au cœur. Mais n’ayez crainte : nous n’attendons pas nos alliés pour nous endurcir. Si les ATOM décident de nous tourner le dos, ils courent à leur propre perte pour bien des raisons. Ils n’ont aucun intérêt à nous laisser derrière pour renforcer l’alliance avec les ESHU, et j’ose les croire assez intelligents pour ne pas commettre l’irréparable. Et s’il fallait vraiment que ça arrive, alors … Grand bien leur fasse. Le pouvoir n’intéresse pas les GAIA, tout ce qui nous importe est survivre – seuls – et en cela nous sommes préparés.» Mera avait réfléchi à toutes les situations possibles et imaginables. Toutes les équipes étaient prises à la gorge; et les GAIA dans tout ça ? Si le danger venait frapper à leur porte, il leur suffisait de se dissiper dans les bois, disparaître pour renaître ailleurs. Faire chemin seuls jusqu’à ce qu’ils se retrouvent dans ce qu’ils appelleraient leur « nouvelle maison », et recommenceraient autant de fois qu’il le faudrait, le temps de trouver des failles aux autres et se débarrasser des menaces une bonne fois pour toute. Après les sacrifices que les GAIA avaient fait pour eux, les ATOM privilégiaient l’entente avec l’équipe la moins fiable du jeu. Qu’il en soit ainsi, Mera ferait toujours passer les GAIA en premier, alliance ou non. Elle était préparée au jour où elle signerait la fin d’une entente au profit d’un chemin solitaire. Isaÿr n’avait peur de rien. « Je suis peut-être jeune, mais je sais parfaitement ce qui se trame ici et je n’ai pas peur de prendre les décisions nécessaires à la protection de mon équipe. Si l’alliance s’avérait dangereuse pour les miens, je n’hésiterais pas à y mettre fin, et je peux vous assurer que ce n’est pas près d’arriver. Et je sais aussi que si vous anéantissez notre terrain de chasse, vous serez privés de nourriture. Je remplirai en priorité l’estomac des miens et de nos alliés avant les vôtres. » Son sourire s’accentua. Elle était heureuse de l’avoir trouvé ce soir. L’air de rien, elle avait beaucoup appris à ses côtés, durant ces deux dernières années. Appris à ne pas avoir peur, à réfléchir à diverses possibilités pour s’en sortir – même quand les situations paraissaient désespérées – appris à garder le contrôle de ses émotions, appris à ne faire confiance qu’à ceux qui le méritaient vraiment, appris à arrêter de croire quelqu’un, même quelqu'un qu'elle aimait sincèrement. C’était en observant, fuyant et supportant les assauts de Pimkins et de la pègre de Chicago que Mera avait appris tout ça. Pimkins la rendait forte. Et ce soir, elle avait retrouvé un courage qu’elle avait enfoui dans son cœur pour affronter la suite. Il avait ce pouvoir là, sur elle.

Sentir le bras de l’homme s’enrouler autour de sa taille fit l’effet d’une bombe dans le cœur de Mera dont les membres se raidirent instinctivement. Elle détacha sa ceinture pour rejeter ses poignards plus loin – hors de sa portée – si c’était là ce que le loup de Chicago convoitait. Mais il semblait que ce soit l’illusion de chaleur humaine qu’il recherchait, en réponse à ses quelques caresses chastes sur le dos de sa main. Dire qu’elle ne l’avait pas cherché était mentir, chaque action entraînait son lot conséquences avec lui. Mais ça, elle ne s’y était pas vraiment attendue. Jamais ô grand jamais Mera n’arrivait à faire le poids face à Joseph-Isaac Pimkins. Il avait toujours une longueur d’avance sur elle, un tour dans son sac, arrivait encore à la prendre de court. Ses pensées se tournèrent alors vers Roy, le seul homme qu’elle autorisait à poser les mains sur elle, et la situation - si dangereuse qu’elle en devenait particulièrement excitante - parut soudain beaucoup plus inconfortable. Sans pour autant chercher à s’échapper de sa maigre mais ferme étreinte, Isaÿr croisa son regard azur et murmura : « Si c’est de réconfort pour affronter la mort dont vous avez besoin, je peux vous l’offrir. Mais vous n’aurez rien de plus de moi. J’ai tendance à préférer les hommes bien vivants aux cadavres en décomposition. » Mera savait parfaitement que l’homme n’attendait pas d’elle le moindre réconfort pour affronter la mort, mais elle ne s’en montra pas moins tendre en épongeant la sueur causée par la fièvre qui coulait sur son front, ses tempes et son cou avec la manche de son tee-shirt. « Vous devriez lâcher prise au lieu de vous infliger une telle souffrance. C’est bien ce que vous m’avez dit quand vous m’avez tuée à coups de poings de ne pas résister, non ? » Ce souvenir était particulièrement désagréable. Mera en gardait un très mauvais souvenir, sûrement parce qu’il s’agissait là de l’une des morts les plus terribles qu’elle ait eu à supporter en un an et demi de jeu. La jeune femme continua à éponger les gouttes de sueur qui perlaient sur sa peau, en se demandant combien de temps ce petit-jeu allait durer. « J’imagine que vous savez ce qui est arrivé à ma sœur. Vous devez jubiler. Ca m’étonne que vous ne l’ayez d’ailleurs pas encore mentionné. A moins que vous vous soyez découvert un cœur, ce soir. » Elle se retint de rire, lèvres pincées. C’était peut-être parce qu’il était en train de mourir et que son état était de plus en plus alertant et lamentable. S’il avait été totalement lui-même lors de leur entrevue, sans doute en aurait-elle déjà entendu parler. Pimkins ne ratait jamais une occasion de la faire souffrir un peu plus. Mera en était arrivée à la conclusion que s’il tenait tant à faire du mal aux autres, c’était parce qu’il se sentait triste et seul dans sa propre souffrance, et qu’entraîner les autres dans les ténèbres – à ses côtés – lui procurait un peu de courage.




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MessageSujet: Re: wolf's lament △ (isaÿr)   Mer 4 Jan - 19:34

now an angry soul comes back from beyond the grave
to repossess somebody with which i misbehaved

Il appréhende presque une nouvelle gifle, le clébard écarlate, lorsqu'il sent les muscles de la demoiselle se tendre sous son étreinte. Mais elle ne semble à son contact ni s'irriter, ni s'apeurer, et, bien qu'il lui devine une certaine gêne qu'il met négligemment sur le compte de la timidité, c'est de douceur et d'humour dont elle fait preuve, arrachant au fauve mourant un rire aussi bref qu'effroyablement douloureux. Certainement qu'il aurait répliqué sur le même ton et que leur soirée aurait pu s'achever ainsi bercée par cette même douceur et cette même atmosphère bonne-enfant si la demoiselle n'avait pas évoqué sa cadette sur un ton aussi amèrement réprobateur. Piqué au vif, l'animal chthonien tente une dernière fois de se relever lorsque, au creux de la lampe à pétrole, la flamme déjà lentement affaiblie se meurt définitivement, les plongeant tous deux dans une obscurité des plus totales, ou du moins l'était-elle pour la vue déjà défaillante du terroriste. Il grogne une injure étouffée par la douleur et finit par se détendre mais se refuse à laisser son crâne alourdi reposer contre le tronc de l'arbre derrière lui.

Pardonnez-moi de ne pas faire de votre précieuse petite personne le centre de mes intérêts... Dieu merci, vous n'occupez pas continuellement mes pensées. Il n'est jamais déplaisant de songer à vous mais, sans vouloir vous offenser, à terme cela finirait par devenir légèrement incommodant. Ironique, d'ailleurs, pour quelqu'un qui a volontairement disparu de la circulation quelque temps, d'être étonné qu'autrui ignore les dernières nouvelles le concernant.

Vainement, le loup bat des cils, espérant parvenir à s'adapter progressivement à l'obscurité soudaine avant de se rendre à l'évidence : la fin était proche, pour ce soir, du moins, et, après sa jambe, ses yeux étaient morts à leur tour. Peu importe combien de fois il les clignerait ou tenterait de les écarquiller par réflexe, il n'y verrait plus rien, désormais. La Camarade virtuelle avait commencé le travail en brouillant sa vue sous la douleur, et les ténèbres propagées par la flamme mourante avaient achevé de l'aveugler. Patientant le temps que la belle s'habitue à n'avoir désormais que l'opalescence de la lune pour seule source de lumière, il relâche lentement son emprise sur sa taille. Puis, par un geste souple, ample, à la fois calme et violent, ferme et maladroit, sa main droite se dégage brusquement et attrape le visage de la tendre comme un chien bondit à la figure, mâchoires béantes, menaçantes. Le sang coagulé qui colore ses mains tache les joues presque pouponnes de ce simulacre de reine qui lui faisait face, et les griffes impitoyables de la bête s'y enfoncent pour l'empêcher de se dérober de la geôle que formait sa poigne. Féroce, il force la douce à plonger son regard gorgé de vitalité dans l'abîme aride de ses yeux morts, à braver la fossoyeuse en personne dans le bleu céruléen de ses iris aveugles, à endurer la haine, la colère et la souffrance noyées dans le néant infini de ses pupilles funestes.

À la première occasion, ventre à terre, vous avez couru vous terrer dans un trou abject pour y chier votre premier bâtard comme un misérable rat d'égout. Vous avez pitoyablement changé d'adresse et fait silence radio pendant des semaines, la queue entre les jambes, et vous osez revenir d'outre-tombe, humiliée, salie comme vous êtes, pour retrouver le responsable de tous vos malheurs..? Très bien, si cela peut soulager votre conscience, jetez le blâme sur moi et tirez !

Tandis qu'il crachait l'amer venin de sa rancœur, ses doigts nerveux avaient abandonné leur prise, effleuré la gorge si vulnérable de la tendre l'espace d'un instant, s'y étaient dangereusement attardés et avaient finalement abandonné l'idée. Alors, dans un effort qui lui avait arraché un grognement enivré de douleur, il avait plongé sa main sous sa veste treillis et saisi son revolver, patiemment dissimulé dans un holster d'épaule, attaché près du cœur. Son autre main, à son tour, avait quitté le dos de la demoiselle et, à tâtons, cherché son avant-bras pour l'empoigner fermement, glisser entre ses minuscules doigts fins la crosse du revolver et guider son index vers la gâchette. Les yeux fatigués, à demi clos, il lève le menton et colle le canon de l'arme à feu sous sa mâchoire, peu désireux de baisser la tête vers la belle pour lui offrir son front comme un gosse réclame un baiser, c'est la tête haute qu'il préfère affronter son sort. Les morts virtuelles ne font trembler que ses vieux os, son cœur reste impassible, comme la forteresse épargne la tour contre la mitraille et l'armure protège la chair contre l'épée ; il a bien trop souvent, du bout des doigts, caressé la seule, l'unique, la véritable, l'irréversible, et avait reçu de sa part des étrennes encore gravées sur sa peau, impacts de balles, coups de poignards et morsures de clébards. Comme une amante laisse sur l'épiderme l'empreinte écarlate de ses lèvres pour signature, la mort aussi y avait égaré les vestiges de leurs ébats funèbres, d'une manière plus violente, cependant. Mais qu'importe le moyen employé, le message véhiculé par ces deux succubes reste le même : à la prochaine, ne m'oublie pas.

Quoiqu'il soit advenu de votre jeune sœur, vous dire que son sort m'étonne, aussi malheureux soit-il, serait vous mentir. En toute honnêteté, Birdwhistle, à quel devoir n'avez-vous pas failli ? Tout ce que vous entreprenez finit par se heurter à un échec cuisant, et tout ce que vous aimez, tout ce que vous souhaitez à tout prix protéger, est instantanément réduit en cendres, vous vous souvenez ? Vos responsabilités d'aînée et votre pauvre sœur n'ont pas échappé à la règle.

Jamais il n'aurait cru être un jour assez souffrant, épuisé et démuni pour accuser une pauvre gamine d'être l'unique responsable du malheur de sa cadette, mais il était manifestement assez pervers et amoral pour utiliser la perdition de l'une et le chagrin de l'autre à son avantage. À vrai dire, il n'était lui-même qu'à moitié convaincu par les dures injures qu'il sifflait cruellement et avait naturellement pris le ton du constat, et non celui du réquisitoire. Il relevait d'indéniables faits en guise de preuves plus qu'il n'incriminait réellement, mais la douleur devenait si atroce qu'il espérait simplement que ces faits soient assez douloureux à entendre pour qu'aucun état d'âme, aucun doute, aucune pitié, aucune hésitation, ne dissuade la douce d'appuyer sur la détente. Pas une once d'animosité ne venait soulever le cœur du monstre lorsqu'il était question d'Aria Birdwhistle. S'il s'était tout d'abord senti agacé par leur première et unique altercation, il en gardait, après-coup, un souvenir plus amusé qu'irrité. C'était à contrecœur, et pour en finir au plus vite, qu'il profanait sa mémoire sous le nez de sa sœur et se servait d'elle pour enflammer l'aînée. Mais il se promettait de lui présenter dès que possible ses plus plates excuses, comme tout bon gentleman, et ce où qu'elle soit ; cloîtrée dans une chambre d'hôpital ou six pieds sous terre, il avait les moyens de décorer des plus belles fleurs du monde ses meubles ou sa tombe.

À qui la faute ? Je crains que vous ne soyez qu'à moitié coupable : on ne confie pas un enfant à un autre enfant. D'ailleurs, on dit que vous êtes retournée vivre chez Papa ; cela confirme mes dires, vous n'avez pas les épaules...

Tandis que sa voix, plus basse, plus grave, murmure presque ses derniers mots, les vibrations de ses cordes vocales résonnent une ultime fois contre le canon du revolver flanqué sur sa gorge, entre ses mains et entre celles de la demoiselle. Et lorsqu'il pose ses yeux aveugles sur elle comme un point final clôturant leur conversation, il paraîtrait presque étrangement lucide, alerte, éveillé. En ce dernier instant troublant, alors qu'il fixe la belle dans le blanc des yeux, on le jurerait capable de la voir, lui qui ne voyait pourtant désormais plus rien.




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MessageSujet: Re: wolf's lament △ (isaÿr)   Mer 4 Jan - 19:34
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MessageSujet: Re: wolf's lament △ (isaÿr)   Mar 7 Mar - 22:07
wolf's lament
jip & mera


Il y eut un moment où Mera cessa d’écouter les mots d’un Pimkins à bout de nerfs et de souffle. Elle se coupa de ce monde virtuel, se focalisa sur autre chose, pour que les grognements fatigués de l’homme paraissent si lointains qu’elle ne put plus en distinguer le sens. Si d’ordinaire la colère et la douleur qu’elle cherchait à ressentir en s’adressant à lui l’aidaient à se sentir en vie, cette fois Mera aurait pu mourir de tristesse. Ce fut en cet instant qu’elle comprit que ce n’était pas de cela dont elle avait besoin. Elle avait emmagasiné assez de colère pour se battre pour le restant de ses jours et elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui, cet homme qu’elle avait idéalisé et sur lequel elle tirait un trait définitif avec un soulagement immense. Ses doigts se refermèrent sur la crosse de l’arme qu’elle observa une seconde, avant de le pointer contre sa tempe, tremblante de rage. Isaÿr n’était pas sûre que Cerberus l’entende encore, mais souffle tout de même en observant son visage livide de son regard d’émeraude : « Il aurait grandi dans la misère et la haine avec, comme seul but, celui de venger son père. Il serait devenu un jeune homme, fort et endurci par sa propre souffrance, et aurait fini par braquer son flingue sur la tempe du vieillard fatigué que moi, je serais devenu. Ce môme projetait déjà de me tuer quand je lui ai tranché la gorge. » récita-t-elle comme un poème appris mot pour mot, en écho aux horreurs qu’il venait de formuler à propos d’elle, et du fait qu’elle soit un enfant. Ces mêmes mots qu’il avait prononcés alors qu’il assassinait des parents et leur ribambelle de gosses sous ses yeux. Ces mots qui avaient hanté son esprit jusqu’à ne plus pouvoir en sortir. Aujourd’hui, c’était elle l’enfant, et elle se retrouvait exactement en ces mots. « Vous auriez sûrement du me tuer, Pimkins. » Et à ces mots, elle décida d’achever ses souffrances – quoi qu’il ne ressente sûrement déjà plus rien – et pressa la détente. Le corps se dématérialisa instinctivement et Mera perdit la prise qu’elle avait sur lui ; elle manqua de percuter l’arbre contre lequel il était assis et se redressa à la hâte, écœurée par tout ce sang qui appartenait à Cerberus et qu’il avait dispensé sur ses joues, son cou et ses vêtements. Il embaumait l’air et lui donnait le tournis. Tant qu’elle ne serait pas lavée, elle ne serait pas totalement débarrassée de lui. Isaÿr tourna les talons pour rentrer à la Cabane, en espérant que ces foutus CAHO n’aient pas attaqué le quartier général comme l’avait suggéré Pimkins […]

« Isaÿr, ce sang … » « Pas le mien. » marmonna-t-elle à l’adresse du GAIA qui sembla soulagé. Et Mera, soulagée qu’il ne soit rien arrivé à la Cabane en son absence, lâcha un : « Je veux que les Chasseurs aillent remplacer le piège 32 aux premières lueurs du jour. » « Bien. » souffla l’autre en disparaissant pour laisser Mera se réfugier dans la salle de bain.

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