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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 Where is my mind [Drathir]
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MessageSujet: Where is my mind [Drathir]   Lun 31 Oct - 14:07
On aurait pu penser que passer la moitié de son temps dans un jeu aux tendances post-apocalyptiques permettrait de développer un certain instinct de survie, mais non, Silas avait trouvé un moyen de s'appuyer sur une plaque électrique au Burger King pour éviter une chute qui sans ça aurait été sans conséquences plus grave que quelques bleus. Voilà pourquoi il se retrouvait encore une fois chez les infirmières, requérant comme il en avait l'habitude son infirmière désormais attitrée. Ça n'était que justice après tout. La dernière fois qu'ils s'étaient croisés, elle lui avait pris l'une de ses vies.

Sa patience déjà limitée vu la situation s'effilochait de plus en plus au fil des secondes passées à attendre avec la main en feu. Le pire était sans doute de se retenir d'y toucher, comme si poser le doigt sur la surface rouge et palpitante pouvait le soulager d'une façon ou d'une autre. Peut-être qu'une douleur plus intense, mais passagère, pourrait l'aider à supporter celle qu'il ressentait déjà. Dire qu'il avait déjà connu pire souffrance ne l'aidait absolument pas en tout cas et il ne s'empêchait pas de grimacer faiblement à chaque fois qu'une palpitation plus forte que les autres le traversait. Au moins sa main n'était-elle pas noire, il ne risquait pas de la perdre.

Idiot de collègue, tout était de sa faute. Il passait son temps à renverser tout et rien dans la cuisine. C'était la goutte de ketchup de trop cette fois-ci. Pas collante, donc fraîche. Parfaite pour un dérapage dans les règles. S'il n'était pas aussi demeuré Silas aurait presque pu penser à une tentative d'assassinat à son encontre. Les temps n'étaient pas exactement calmes après tout. Encore des fusillades dans un lycée de la ville. Les démonstrations de violence de plus en plus forte en ville contre le Gouvernement. Bientôt il n'y aurait plus besoin de se retrouver dans le jeu pour faire exploser des têtes dans un décors apocalyptique. La ville elle-même serait dans le même état que Darwin Harbor.

Lorsque l'infirmière poussa enfin la porte pour s'occuper de lui, Silas releva le menton pour la toiser, gardant sa main gauche blessée sur son genoux, sa main droite la maintenant par le poignet. La voilà donc, la fameuse chef des ATOMs. La pire de tous, celle dont le groupe prétendait prôner la paix alors qu'elle-même était la première à faire preuve de violence lorsqu'elle en avait l'occasion. La blonde assassine qui avait retiré une vie à son fournisseur de hamburger sans même y regarder à deux fois. Sans regret.

-T'as pris ton temps, lâcha-t-il.

Ça n'était qu'un jeu, et comme n'importe quel jeu, ce qu'il se passait sur le terrain appartenait au terrain, mais rien ne l'empêchait de s'amuser encore un peu une fois en dehors. Une nouvelle vague de douleur le traversa, provoquant une nouvelle grimace impossible à contenir, le poussant à lui tendre la main.

-On pourrait presque croire que t'as pas envie de me voir. Allez, approche, j'ai besoin d'un bandage ou je sais pas quoi, mais ça fait un mal de chien !

Il se permettait de la tutoyer. Elle l'avait tué après tout, ça créait des liens ce genre d'événement, qu'on le veuille ou non. Silas trouverait un moyen de lui rendre la pareil In Game, mais en attendant, il allait falloir se contenter de jouer un peu avec ses nerfs dans la vraie vie.

-Ma main a rencontré un grill super chaud. J'imagine que tu as plus l'habitude des blessures au couteau, mais je suis sûr que tu te débrouilleras.

En même temps sa main valide alla masser ses cotes qui étaient restées engourdies pendant deux bons jours à cause d'elle.

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MessageSujet: Re: Where is my mind [Drathir]   Ven 4 Nov - 22:46
 

SILAS ∞ DRATHIR.

Where is my mind.


Les visages se succèdent dans sa tête. Ils sont flous, nombreux également, des individus dont elle ignore bien souvent le nom. Des victimes, des personnes qu’elle aura égorgées ou tuées de façon plus inventive parfois dans l’urgence de la situation. Des personnes dont elle ignorait tout, et parfois des visages un peu plus connus, suffisamment pour qu’elle puisse mettre un nom sur son méfait, pas assez pour la faire culpabiliser une fois la nuit tombée. Pourtant, elle n’en parle guère Drathir. On a beau connaître sa violence, on a beau imaginer avec aisance le sang qui tâchait ses mains et sa conscience, au fond personne ne savait véritablement à quel point cela était vrai ou non, à quel point elle avait tué. Elle le garde pour elle, sûrement un peu honteuse de se rendre compte qu’elle avait fini par banaliser l’acte, au point de ne plus se poser la question de savoir si il y a une autre alternative ou non. Un ennemi, c’est un homme mort. Quelqu’un qui l’emmerde, c’est un homme mort. Un intrus, c’est un homme mort. Quelqu’un qui s’en est pris à un atom, c’est un homme mort. Les prétextes pour tuer se multiplient au fil des mois, mais ça encore les gens ne le savent pas, ils ne peuvent que supposer. Supposer lorsqu’elle quitte le chantier naval et revient vivante, supposer lorsque l’on cherche à se venger d’elle, supposer lorsque l’on sait des ennemis dans les parages. Même Roman finalement, ne peut que supposer, bien qu’il sera sûrement plus proche de la vérité que n’importe qui. Car la blonde ne lui en parle pas, de ces morts, de ce qu’elle devient. Elle n’ose pas, de prime car cela n’avancerait à rien de lui en parler, mais surtout parce qu’elle craignait plus que tout au monde le regard qu’il pourrait finir par poser sur elle. Elle-même avait continué de l’aimer comme au premier jour lorsqu’il avait tué de sang-froid un homme, pour elle, mais les circonstances de ce sang versé étaient bien différentes de celles qui la poussaient à se transformer en meurtrière. La blonde avait beau se dire qu’il ne jugerait pas, lui-même étant trop égoïste pour se permettre de critiquer l’instinct de survie surdéveloppé de sa compagne, la jeune femme préfère ne pas tenter le diable.

Et en parlant de ne pas tenter le diable, elle avait également décidé de reprendre son travail en tant qu’infirmière, après des semaines d’arrêt suite à l’agression qu’elle avait subie au sein de Chicago. Le policier avait eu la prévenance de lui donner l’occasion de trouver une autre profession, de changer de voie, afin de faire quelque chose qui lui plaisait. Et en d’autres circonstances, l’infirmière n’aurait pas hésité une seule seconde à profiter de cette occasion, sans oublier au passage à quel point elle devait être reconnaissante envers le brun pour cela, mais désormais… Tout était différent. C’était la panique, et trouver un travail relevait du miracle de nos jours, or Drathir n’était pas prête à renoncer à une sécurité financière, tout comme elle n’était pas prête à se reposer indéfiniment sur son compagnon, aussi avait-elle décidé de poursuivre ce job qu’elle détestait tant. Mais elle le savait : elle n’aurait plus le droit à l’erreur. Si elle profitait de la moindre occasion pour se foutre en arrêt, s’octroyant un salaire tout en glandant le plus possible, elle ne pouvait plus se permettre la moindre agression contre des patients, le moindre pétage de plombs. Rien. Elle devait être irréprochable, ce qui lui semblait de plus en plus compliqué au fil des jours, à force de voir des têtes de cons ou de potentiels ennemis laissés à ses bons soins. Paranoïaque, la blonde voyait le mal partout, refusait de tourner le dos à quiconque de peur de sentir une lame s’y loger. Or, dans cette réalité ci, la moindre erreur lui serait définitivement fatale. En tous les cas, ce fut donc pour toutes ces raisons qu’elle se méfia lorsqu’on lui expliqua qu’un patient désirait la voir, elle en particulier. S’il avait été question d’Astrid ou de Roman, l’infirmière ne doutait pas du fait qu’on serait venu la chercher bien plus vite tant ces deux personnes étaient chères à son cœur. Il ne s’agissait donc pas d’eux et, passé le soulagement procuré par la sensation de les savoir en sécurité, ce fut l’inquiétude qui la gagna tandis qu’elle se mit tout naturellement à douter de la personne qui la réclamait. N’ayant toutefois guère le choix, ce fut en inspirant profondément qu’elle se dirigea vers la chambre du concerné et à peine eut-elle franchie le seuil de la porte que l’émeraude de ses yeux se planta sur la silhouette de Silas.

Drathir se fige, l’espace de quelques secondes. C’est le temps qu’il lui faut pour comprendre qu’elle n’aimait définitivement pas cette situation. Ça la dérange, que de faire de nouveau face à cet homme somme toute sympathique qu’elle avait fini par saigner sans ménagement au sein du Darwin’s Game. C’est le jeu, comme on dit, pourtant elle-même avait très mal vécu des trahisons de ce genre, des coups de pute justifiés par ce fameux « le jeu veut ça », justement. Aussi doutait-elle de la capacité du blond à lui pardonner cet affront, tout caho sanguinaire qu’il fut. A sa place, elle n’aurait pas pardonné. Crispée au possible, tentant vainement de ne rien en laisser paraître, la blonde toise avec suspicion son nouvel interlocuteur et prend tout juste conscience de son immobilité, somme toute déplacée au vu de la blessure que semble arborer son patient, qu’il en joue déjà, sifflant qu’elle avait visiblement pris son temps pour le rejoindre. Ce sera finalement cette remarque qui lui fera reprendre du poil de la bête, son égo ne souffrant d’aucune critique, et qui incita de ce fait la meneuse atom à rétorquer, narquoise au possible. « Dis toi qu’en ce moment, un hôpital c’est comme un Burger King, on voit défiler des glands toute la journée. » C’est bien connu, les hôpitaux étaient débordés à longueur de temps et cela n’allait pas en s’arrangeant depuis que les manifestations et agressions diverses et variées se multipliaient à Chicago. Si la police avait eu son lot de décès à gérer dès les débuts du jeu, le milieu de la santé avait désormais fort à faire au vu de la violence qui régnait en ville. On ne pouvait donc décemment pas la blâmer alors même qu’elle finissait exténuée à la fin de chaque journée, pas suffisamment toutefois pour résister à la tentation de se connecter au jeu le soir venu, trop accro qu’elle était. En tous les cas, Silas semblait souffrir comme pouvaient en témoigner les grimaces de douleur qui déformaient ses traits. Et ça la gêne d’autant plus qu’elle n’aimait pas le voir ainsi. Pas ici, pas alors même que les seuls souvenirs qu’elle a de lui à Chicago c’est ceux d’un mec bien aimable quoi que malchanceux, un petit con qu’elle appréciait au fond. Elle l’aimait bien ici, tenait pas à le voir agoniser. Pourtant s’il avait été dans cet état dans le jeu, là encore elle n’aurait pas réfléchi et l’aurait abandonné sans y songer à deux fois. Elle allait devenir folle, avec cette sensation de mener une double vie logée au creux des tripes. Est-ce qu’on peut vivre longtemps ainsi ? A tenter de demeurer une personne correcte à Chicago, tout en devenant un véritable monstre au sein du jeu ? Combien de temps tiendrait-elle ainsi ? Avant de péter un câble, ici ou ailleurs.

Finalement ce furent de nouveau les propos du blond qui l’arrachent à ses pensées, et plus particulièrement ce allez, approche qui lui donne l’impression de faire face à un pédophile cherchant à l’appâter avec des bonbons soigneusement choisis. Elle aime pas ça, cette impression qu’il a parfaitement conscience de ce qui la tourmente, cette notion de dette presque sous-entendue dans son discours. Approche. Soigne moi. Après tout, tu me dois bien ça. Et elle n’aime pas ça, cette méfiance, cette envie même de l’attacher à ce putain de lit juste pour être sûre qu’il ne tenterait rien tandis qu’elle chercherait à le soigner. C’est pas ridicule ça d’ailleurs ? Elle, lui plantant sa dague entre les côtes, pour finir par lui faire des soins somme toute bénins pour une histoire de brûlure à la con. C’est pas risible là aussi, cette double vie entre la soigneuse et la tueuse ? Un jour faudra bien qu’elle choisisse l’un ou l’autre, définitivement, non ? La vie c’est pas noir ou blanc, c’est des teintes de gris, c’est ce qu’elle se dit depuis toujours. Mais le gris, ça suffit vraiment désormais ? Vaut-il pas mieux virer plus sombre, juste pour vivre plus longtemps ? Elle en sait rien, hésite, se tourmente avec cette question depuis des semaines. Ce fut finalement en silence, balayant ces interrogations d’un revers mental de la main, qu’elle le rejoignit. Ce fut avec une infinie précaution, une délicatesse qu’elle ne lui aura jamais témoigné toutes les fois où elle avait pu le soigner avant cela, qu’elle s’empara de sa main brûlée, ses doigts se refermant là où la chair était intacte pour voir la plaie de plus près. La meneuse atom frissonne en l’entendant évoquer les blessures au couteau tandis qu’il effleurait ses côtes avec nonchalance. Certes, ce genre de plaies elle les connaissait bien, même si elle était en vérité plus douée pour les infliger que pour les rafistoler. « De nos jours j’vois de tout à l’hôpital, mais c’est vrai que les blessures liées aux armes blanches c’est devenu une routine ici. » Elle nie, ou tout du moins elle ne mord pas à l’hameçon. Elle tient pas à parler de la mort qu’elle lui aura offert, d’une part car elle préfère ne plus y songer, tentant vainement de flouter le visage de sa victime dans son esprit pour ne plus avoir à y penser, mais d’autre part car il était hors de question qu’elle affirme quoi que ce soit à propos du jeu. Pas ici. Son addiction à cette saloperie devait demeurer un secret bien caché, sans quoi elle perdrait son travail à coup sûr au vu des problèmes de disciplines qu’elle a déjà eu.

De ce fait elle surveillait ses propos, se gardant bien d’avouer son appartenance à une quelconque équipe. D’autant plus qu’avec les émeutes récentes et la violence allant en s’accentuant, la blonde ne doutait pas du fait que des caméras avaient dû être installées dans tout l’hôpital, à des intervalles plus que réguliers. Caméras, micros, tout pour espionner le personnel soignant. Ils feront sûrement croire que c’est pour leur sécurité, et ça en rassurera sûrement certains, mais Drathir savait qu’on l’espionnait, tout simplement. D’aucuns lui diraient qu’elle se fait des idées, qu’elle voit le mal partout, mais peu importait. Elle se fiait à son intuition sur le sujet et de toute manière on était jamais trop prudents. S’emparant finalement de quelques produits laissés sur le côté, ce fut de nouveau avec une infime précaution qu’elle apposa un baume sur les brûlures, ne daignant pas prévenir son patient du fait que ce ne serait pas agréable sur le moment. Mais tandis qu’elle s’applique à le soigner, le regard de la blonde ne peut s’empêcher de divaguer. Tendue elle fixe tantôt la main de son interlocuteur, faisant attention à ce qu’elle faisait, tantôt son visage, et tantôt sa main valide comme pour s’assurer qu’il n’allait pas sortir une quelconque lame de sous le matelas pour la planter là. Ce fut à force d’allées et venues que l’émeraude de ses yeux capta de nouveau le tatouage de Silas, celui là même qui confirmait son appartenance à l’équipe des sanguinaires, cette équipe qu’elle aurait pu rejoindre si sa loyauté n’avait pas été au dessus de ses excès de violence. Là encore, en d’autres circonstances, elle aurait pu simplement cracher sur ces caho qu’elle méprisait au vu de l’histoire qui unissait leurs équipes respectives, mais une fois de plus elle s’inquiète des répercussions d’un discours aussi franc, aussi préfère-t-elle passer par des sous-entendus. Relevant les yeux vers lui, ce fut en le fixant intensément qu’elle lâcha à son attention sur un ton monocorde : « T’aurais pas dû t’inscrire. Tout aurait été plus simple, elle aurait pas eu à le tuer, il aurait pas à la mépriser pour cela ni à chercher à se venger, lui évitant de ce fait à elle des insomnies et angoisses supplémentaires. Et à défaut de ne pas s’inscrire, il aurait surtout dû finir au sein d’une autre équipe. Une meilleure équipe. Mais non, il était caho. Et s’il était, cela signifiait bien qu’elle ne pouvait plus se fier à lui, en aucune façon. C’est dommage. Qu’elle rajoute en reprenant sa tâche, ne se détendant pas pour autant. Je t’aimais bien. » Mais ce n’était plus le cas n’est ce pas ? Elle ne pouvait pas lui faire confiance et elle avait également prouvé qu’il ne pouvait guère se fier à elle. Sa façon délicate de le soigner, y compris maintenant qu’elle s’attelait à faire un bandage, ne changerait rien à cette vérité ci.
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MessageSujet: Re: Where is my mind [Drathir]   Dim 6 Nov - 15:24
Les glands qui défilent au boulot, Silas connaissait en effet. Les pires étaient les familles ou les anniversaires, les enfants mettaient toujours trop de temps à se décider, les parents n'étaient jamais satisfaits et lorsqu'ils repartaient, ils laissaient les tables les plus crades de toutes. En plus ça pleurait une fois sur deux parce que le jouet du menu enfant n'était pas à leur goût. Non madame, désolé, on peut pas échanger. Oui madame votre enfant va devoir garder ce jouet en double. Non madame, ça ne change rien si vous nous payez. Silas ne savait pas combien de fois il avait eu cette conversation, ni combien de fois on s'était énervé sur lui parce qu'il avait oser décevoir leur progéniture, comme si c'était de sa faute. Même dans le jeu le plus violent du monde, le fameux Darwin Game, on respectait la vie des messagers, plus ou moins.

Enfin Drathir s'approche, avec ce qui ressemble à de l'hésitation. Lui aussi aurait hésité à s'approcher trop près de quelqu'un qu'il avait descendu, mais c'était la vie, elle était payée pour le job, elle devait le faire à présent. Elle s'empara de sa main en douceur pour observer la sévérité de sa blessure tout en réagissant à ses paroles, y répondant en esquivant complètement le sous-entendu. Silas en sourit. Elle ne semblait pas vouloir assumer les conséquences de ses actes dans ce monde-ci, pourtant il était presque sûr que s'il l'avait recroisé dans le jeu, elle aurait sans doute une fois de plus rangé son couteau dans sa chair virtuelle.

-Une sale routine pas vrai ? Ça doit être dur pour vous qui travaillez dans les hôpitaux de voir toute cette débauche de violence et de sauvagerie. Surtout que ça ne s'arrête jamais. Il y a toujours quelqu'un pour chercher vengeance donc toujours plus de gens à soigner. En ce moment il vaut mieux ne pas laisser derrière soi un ennemi qui risque de se relever...

La menace est à peine voilée, mais elle se venge bien vite en lui étalant une pommade sur sa peau brûlée. Il sursaute et siffle sous la surprise et la douleur, mais il ne cherche pas à l'empêcher de continuer. Dans ce monde-ci, il lui faisait confiance pour lui apporter des soins lorsqu'il en avait besoin. Tout autant qu'il lui faisait confiance dans l'autre pour lui faire rencontrer son créateur, si tant est que celui-ci existe, chose sur laquelle Silas avait d'énorme doutes.

Les yeux de Drathir ne cessaient de papillonner vers sa main blessée, sa main libre, ses yeux, visiblement pas à son aise, avant de finir par se poser sur le tatouage présent sur son avant bras. Certains le cachaient au fond de teint, paraissait-il. Silas s'en fichait, il avait des manches et il savait qui il allait rencontrer ici. Il n'avait pas besoin de prendre ce genre de précautions. Pour sa part il surveillait plutôt son attitude générale, observant son visage plus que ses mains occupées à le soigner. Un rictus lui échappa lorsqu'elle reprit la parole. Elle le menaçait aussi à présent ? Vivement, sa main libre se referma sur le poignet gauche de Drathir et il se releva, le regard noir braqué sur elle.

-Tu m'as eu par surprise la dernière fois, mais ne va pas croire que je suis sans ressource. Je n'aime pas me faire menacer deux fois par la même personne.

Il fit pression sur son poignet pendant encore quelques secondes avant de la lâcher et de s'asseoir à nouveau. Elle n'avait pas terminé de le rafistoler. En vérité, la menace ne lui faisait ni chaud ni froid, il s'amusait assez si on oubliait sa main qui pulsait toujours douloureusement en attendant que le baume fasse son effet. Il se vengerait sans doute s'il en avait l'occasion, mais pas ici. La vie réelle et le jeu avaient besoin d'être différenciés, sinon que deviendraient-ils tous ici ? Les émeutes au dehors, la fusillade à l'école, n'était-ce pas la preuve que trop de gens se croyaient dans le jeu alors qu'ils en étaient sortis ?

-Mais tu sais quoi ? Je t'aime bien aussi. C'est dommage que ce genre de trucs arrivent, pas vrai ?

Le jeu avait sans doute détruit plus d'amitié, plus de famille que quoi que ce soit d'autres. Silas lui-même s'était inscrit pour chercher vengeance. Deux de ses frères étaient morts sur la map du jeu, il avait fait de son devoir d'en chercher les assassins pour les éliminer, vie par vie.

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MessageSujet: Re: Where is my mind [Drathir]   Lun 14 Nov - 15:36
 

SILAS ∞ DRATHIR.

Where is my mind.


Pour un foutu caho, il avait décidément la langue bien pendue. Ce fut la première chose que la blonde finit par se dire, ses prunelles ne quittant pas la blessure toutefois, l’observant sous tous ses aspects avec précaution. Cela n’empêche pas le cerveau de l’infirmière de cogiter à vive allure, la jeune femme n’appréciant guère la situation du moment. Persuadée qu’elle pouvait perdre son travail à tout moment, et à juste titre, elle ne désirait pas affirmer à voix haute qu’elle jouait, qu’elle était inscrite à ce jeu ignoble et, pire encore, qu’elle y jouait de la plus cruelle des façons là où d’autres joueurs avaient fini par prendre le parti pris de ne tuer personne. Ce n’était pas son cas, pas à elle. Elle n’hésitait pas, quand on se mettait en travers de sa route, quand on la provoquait, quand on la menaçait. Drathir avait fini par comprendre que cela n’était pas qu’un jeu justement, qu’elle décidait du destin de nombreuses vies, aussi avait-elle fini par se calmer, en théorie du moins. Elle évitait les conflits, cessait de sortir passer ses nerfs sur le premier malheureux venu, en bref elle ne tenait pas à se battre. Toutefois la réalité était plus complexe et si les colères de l’infirmière ont toujours été légendaires, c’était pire maintenant. Elle s’énervait plus vite, pour rien, prête à en découvre au moindre regard de travers et alors même qu’elle tentait d’éviter d’avoir à tuer, elle se rendait désormais comptes que les prétextes pour arriver à une telle sentence se multipliaient malgré tout. Malgré elle. Il y a de la honte, un peu, vis-à-vis de ce manque de contrôle, vis-à-vis du fait qu’elle n’était plus entièrement maîtresse de ses actes et de ses choix. Mais elle s’abstient d’en parler bien sûr, ne serais ce que parce que dans le cas de Silas, elle n’avait pas hésité. Et au fond elle ne regrettait pas. Les circonstances ont voulu tout ça, et sa haine des caho devenait finalement un prétexte suffisant pour justifier beaucoup de choses. Muette, l’infirmière se contente donc d’écouter le concerné, celui là même qui la menaçait, confortant la blonde dans ses opinions : elle avait bien fait de lui planter ce couteau dans la chair et de le remuer jusqu’à ce qu’il en crève. Et visiblement, elle aurait raison de recommencer sans se poser la moindre question. Elle avait lancé les hostilités, certes, mais il ne parviendrait pas à oublier ce détail, de ce fait ce serait désormais à qui serait le plus vif pour tuer l’autre. Et elle espérait sincèrement qu’elle serait la meilleure, en tout point et à chaque fois.

S’abstenant toutefois du moindre commentaire, la blonde se contente d’appliquer une pommade sur les plaies, faisant son travail sans un mot de plus. Si elle ne dit rien, cela ne l’empêche pas d’être sur le qui-vive, son regard alternant entre la main blessée et la main libre de son interlocuteur, quand elle ne fixait tout simplement pas le visage de celui-ci. Elle s’attendait à un coup de pute, ou tout du moins à de la violence, ici même, à Chicago. Ce ne serait pas la première fois, cela ne l’étonnerait même plus. Elle en vient même à se demander s’il à connaissance, et s’il se soucie, de son titre de meneuse atom. Après tout on a essayé de la tuer pour ça, était-il ce genre d’individus prêt à lui trancher la gorge ici même non seulement parce qu’elle l’avait tué dans le jeu, mais en plus parce qu’elle incarnait dans ce dernier l’autorité chez l’équipe adverse ? Incapable de répondre elle-même à cette question, Drathir en est par ailleurs dérangée, elle préfère également expliquer que tout ça, c’était dommage. Parce qu’elle l’aimait bien, dans le fond. Un peu. Pas assez pour retenir sa lame, suffisamment pour se dire qu’elle aurait peut être pu faire autrement. Un soupçon de culpabilité peut être, bien vite balayé toutefois par cette main libre qui se referme vivement sur son poignet, lui arrachant un frisson irrépressible et la crispant d’office. Tendue, les instincts de guerrière développés dans le jeu prennent le dessus et elle du se faire violence pour ne pas lui balancer son poing dans la gueule sans plus de cérémonie. Elle ne tolère pas le contact, ne tolère pas qu’il puisse essayer d’avoir l’ascendant sur elle d’une quelconque façon, mais elle parvient à se contrôler, songeant à son travail, l’argent que cela lui apporte, à la déception qu’elle ne veut pas provoquer chez le policier qui lui servait de compagnon. Elle aurait trop à perdre si elle venait à s’emballer au sein de l’hôpital, aussi se mord-elle férocement la langue, jusqu’au sang en vérité, pour éviter de piquer une crise contre celui qui n’était, en cet instant précis, rien de moins qu’un patient dont elle devait prendre soin. Un patient qui pourrait aisément porter plainte à la moindre agression à son égard. Alors l’infirmière se contente de demeurer immobile, bouillonnante de rage, l’émeraude de ses yeux vrillée dans le regard du blond témoignant aisément de son humeur du moment.

Et à cette tension palpable, ce rapport de force entre eux, s’ajoute finalement une nouvelle menace qui émane cette fois ci des lèvres du jeune homme. Là où elle-même s’était contentée de dire que leur relation prenait un tournant regrettable, lui sifflait désormais en sa direction, estimant qu’il avait été pris par surprise. Et qu’il saurait faire face la prochaine fois. Un sourire narquois orne bien vite les lèvres de Drathir en retour tandis qu’elle rétorque quand il se rassoit, les doigts de sa main non emprisonnée glissant avec douceur le long du bras du patient dont la main était brûlée. Si elle n’est pas cruelle au point de presser la blessure en elle-même, ce fut avec une douceur infinie mais qui n’avait rien de rassurant en cet instant précis qu’elle caressa la peau de son poignet et de son avant bras, taquine. « Silas… Tu viens me voir à l’hôpital parce que t’as posé ta main sur un grill. Le visage se rapproche, les lèvres à quelques centimètres de leurs consoeurs alors que la blonde vrille son regard dans celui, particulièrement proche, de son interlocuteur. Et la suite lui échappe dans un souffle amusé : Alors excuse moi de ne pas être effrayée. Provocante, cet odieux sourire aux lèvres, celui là même qui vous donne envie de la baffer pour lui faire ravaler son arrogance, elle finit par se reculer pour de nouveau s’occuper de la main blessée dont il était question, entamant simplement un bandage sans rien dire de plus et affichant une nonchalance feinte par habitude. Pourtant, au fond, l’infirmière n’est pas sereine. Pas le moins du monde. Incapable de fermer sa gueule, incapable de le laisser la menacer et la prendre de haut, cela ne l’empêche pas d’angoisser dans le fond, inquiète qu’elle était à l’idée qu’il soit plus coriace ou fou qu’il n’en avait eu l’air jusqu’à présent. On ne pouvait jamais savoir finalement, jamais être certain. On pouvait faire confiance à personne, bien qu’encore une fois elle savait parfaitement qu’elle était celle qui avait lancé les hostilités. C’est dommage, qu’il dit, après avoir affirmé qu’il l’aimait bien également ce qui lui valut de s’octroyer un clin d’œil complice de la part de l’infirmière.  La concernée glissa de nouveau ses doigts à hauteur du tatouage de son interlocuteur, brièvement, effleurant la marque des caho avant de rajouter, impassible. C’est ça, qui est dommage. Son appartenance à la mauvaise équipe, sans quoi il était certain qu’ils n’en seraient pas là. Une fois de plus Drathir tente de faire passer ses messages tout en paraissant innocente d’un point de vue extérieur, n’importe qui pouvant facilement penser qu’elle estimait que ce qui était navrant dans cette histoire, c’était l’inscription de Silas au jeu plus qu’autre chose. Gardant le silence un bref instant, ce fut dans l’espoir de ne plus penser à sa culpabilité ou à la menace qu’elle était persuadée de voir planer sur elle, que la blonde reprit plus sereinement, changeant de sujet d’une certaine façon : T’as de la chance d’encore bosser mine de rien. Evite les maladresses, j’pense que ton patron, comme tout le monde, est prêt à virer n’importe qui. » Les erreurs n’étaient plus permises, elle-même ne le savait que trop bien malgré son métier qui lui conférait une relative sécurité financière étant donné que le personnel hospitalier était largement sollicité à cause du jeu.
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MessageSujet: Re: Where is my mind [Drathir]   Ven 18 Nov - 14:52
Drathir était décidément une femme pleine de surprises. Loin de reculer ou de se démonter sous la menace, elle y répondit par une provocation imprévue. La tension déjà bien présente dans la pièce monta d'un cran lorsqu'elle se rapprocha de lui en laissant la trace d'une toute autre forme de brûlure sur son bras déjà meurtri. Silas se força à ne pas bouger malgré cette proximité à la fois tentante et dérangeante, il ne voulait pas lui donner le plaisir de réagir. Cependant, beau joueur, il lui accorda le point marqué d'un sourire dénué de sarcasme.

-Ne t'en fais pas pour ça. Il n'y a pas de grill là où on s'est vu pour la dernière fois.

Pas de grill et pas de vieille tâche d'huile sur laquelle glisser. Simplement les ruines de ce qui semblait être une ville moderne, quelques zombies très agressifs et des joueurs qui pour la plupart préféraient tirer d'abord, puis parler ensuite. Drathir en faisait partie d'ailleurs et lui-même n'était pas en reste lorsqu'il s'agissait de prévenir plutôt que de guérir, même si dernièrement il valait mieux faire profil bas. La paix était fragile et si bien des siens rêvaient d'une occasion de se venger, la plupart savaient qu'ils n'avaient pas fini de panser leur plaies et de s'organiser.

En parlant de panser, Drathir se recula enfin pour continuer son travail, à savoir s'occuper de sa main meurtrie qui, si elle ne lui faisait plus aussi mal, restait toujours suffisamment douloureuse pour lui rappeler sa présence. Elle enroula un bandage autour de sa blessure en lui accordant un clin d’œil à la suite de ses paroles, puis répondit en effleurant son bras une nouvelle fois, à hauteur de son tatouage. Elle avait pourtant tort. Il n'y avait rien de dommage à faire partie d'une équipe plutôt qu'à une autre. Surtout les CAHO. Ils étaient les seuls à avoir compris l'essence même du jeu, à s'être plongé totalement dedans dans le but de gagner, de sans cesse se montrer plus dangereux, plus retords, plus forts. Forts au point qu'il avait fallu une alliance de toutes les autres équipes pour les arrêter. Peut-être était-ce Drathir qui n'était pas dans la bonne équipe. Elle ne payait pas de mine, mais elle avait un certain talent que les siens appréciaient. Le talent de faire des morts. Peut-être même qu'elle y prenait goût, puisque visiblement elle n'avait aucun véritable regret à l'avoir fait.

-Mon patron peut pas me virer juste pour ça. Les flics font pression pour que je reste chez lui.

Il remonta la jambe droite de son pantalon, dévoilant le bracelet électronique qu'il devait sans cesse porter sous peine de voir le FBI débarquer chez lui en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Cette remise en liberté anticipée était accompagnée de tas de contraintes, dont des horaires à respecter sans quoi son agent de probation pouvait le renvoyer en prison aussi sec, sans même y penser à deux fois. Cette « liberté » n'était finalement qu'une façon de parler. Il n'avait même pas le droit de pisser sans l'autorisation de son surveillant attitré.

-Un des seuls avantages de la liberté conditionnelle. Un job pourri, mais stable. « Réinsertion professionnelle » qu'ils appellent ça. Mais c'est mignon de t'inquiéter pour moi.

Et en plus de ça on lui avait dit qu'il avait de la chance d'avoir trouvé un job. Avoir lâché ses études avant d'obtenir un vrai diplôme ne lui permettrait pas de trouver beaucoup mieux, surtout avec son passif. Tout ce qui s'approchait d'un poste à responsabilité ou concernant l'argent d'un peu trop près lui était refusé d'office. Néanmoins il préférait ne pas s'en plaindre. Au moins il n'avait plus à subir la cantine immonde du bloc où il se trouvait. Silas adressa un sourire en coin à Drathir et lança :

-Dis moi, est-ce que t'es familière comme ça avec tout tes patients, ou bien j'ai le droit à un traitement de faveur parce que je connais ton petit talent à l'arme blanche ?

Il ne voulait pas laisser sa méfiance s'endormir trop longtemps, même s'il ne comptait pas réellement la tuer dans ce monde-là, il n'avait pas terminé de s'amuser un peu. Peut-être finirait-elle par s'amuser aussi lorsqu'elle comprendrait qu'il n'était pas vraiment une menace hors du jeu. Faire la différence entre les deux lui semblait important, les conséquences dans un monde et dans l'autre n'avaient rien en commun. D'autant plus que si un juge décidait de le renvoyer au Texas pour subir la peine d'un procès pour meurtre, il risquait la condamnation à mort, car si l'Illinois avait décidé de l'abolir, ça n'était pas le cas de son État natal.

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MessageSujet: Re: Where is my mind [Drathir]   Lun 28 Nov - 15:17
 

SILAS ∞ DRATHIR.

Where is my mind.


La blonde ne sait pas sur quel pied danser avec lui, indéniablement. Elle avait beau répliquer à chaque assaut, elle avait beau provoquer comme en cet instant précis où elle effleure sa peau avec délicatesse tout en signalant qu’il ne semblait pas bien dangereux, au vu de sa maladresse évidente, au fond la blonde n’en menait pas large. L’infirmière s’avère d’autant plus déroutée que, pour toute réponse, elle vit Silas lui adresser un sourire dépourvu de la moindre ironie, du moindre sarcasme. Elle s’était attendue à un peu plus de haine, avait espéré qu’il prouve clairement qu’il désirait juste la tuer, même si cela impliquait désormais de l’assassiner en plein milieu de l’hôpital. Il n’en est rien. Il se contente d’agir comme il l’a toujours fait avec elle, et cette absence de changement chez lui l’inquiète plus qu’elle ne la rassure. Il y avait anguille sous roche, forcément, non ? Ne parlons pas de son impassibilité totale face à son audace, ce qui dérange la concernée tant elle aurait aimé le mettre mal à l’aise ou mettre en avant un désir avec lequel elle aurait pu jouer pour ne pas perdre la face. Là encore sa déception est grande, de même que son agacement. Se gardant de commenter toutefois, Drathir préfère se focaliser sur son travail du moment, s’occupant de la main meurtrie de son partenaire, se focalisant dessus pour éviter de penser au reste. Toutefois elle ne tient pas longtemps et ne résiste pas à la tentation d’effleurer ce tatouage qu’il arborait sans honte, la marque des caho ainsi gravée sur sa peau. L’atom ignore s’il se moque bien des conséquences d’un telle exhibition au quotidien, ou s’il ne s’inquiétait juste pas de dévoiler son addiction au jeu à celle qui en faisait également partie, ce dont elle était sûre en revanche : c’est qu’il était dans la mauvaise équipe. Drathir n’avait rien contre la violence, elle-même était trop sanguinaire pour prétendre le contraire, et sûrement qu’elle aurait pu être caho. Mais ce ne fut pas le cas, tout simplement parce qu’elle était trop loyale et en un sens, elle estimait être une femme bien. Trop pour atterrir chez ces psychopathes dépourvus de sentiments ou de morale quelconque. Ils n’étaient pas non plus dignes de confiance et la blonde aurait été fatiguée de devoir se méfier de son équipe en plus de tout le reste. Tout ceci mis à part cependant, elle le savait, au fond, elle aurait pu être caho. Et l’idée ne la dérangeait que partiellement.

Muette pour un temps, Drathir préfère alors signaler qu’il devrait faire attention. Le travail était rare de nos jours, et les erreurs plus vraiment permises tant et si bien que chacun pouvait désormais se faire virer sans aucune raison. Alors si l’on commençait à donner des prétextes à son boss pour nous virer… Cependant la blonde releva rapidement les yeux vers Silas, s’interrompant dans ses soins juste pour mieux l’écouter expliquer que la police faisait pression sur son patron, avant de les baisser à hauteur de son pantalon qu’il remontait le long de sa jambe pour dévoiler le bracelet électronique qui ornait sa cheville. Instinctivement, Drathir hocha la tête. Elle avait presque oublié ce détail, trop habitué à la présence du blond pour se soucier du fait qu’il avait un passif en prison. Rien d’inquiétant en soi, des braquages en tout genre ce n’était plus ça qui l’inquiétait désormais, tout du moins ce n’était pas pire que son appartenance à la pire équipe du jeu, et le détournement de mineur ne la concernait pas vraiment, n’est ce pas ? Encore que… Spontanément, une bonne dizaine de répliques narquoises naquirent dans son esprit de langue de vipère et tandis que son interlocuteur achevait son explication en soulignant le fait qu’elle était mignonne à ainsi s’inquiéter pour lui, l’infirmière ne résista pas à répliquer, moqueuse : « C’est vrai, détournement de mineurs et tout, j’avais oublié… T’as connu Hannibal ? Chuis sûre que cette conne d’ado pré pubère a dû t’exciter un max. Ironise-t-elle sans scrupules, un sourire amusé aux lèvres. Une conne qu’on a toutefois pas vue depuis longtemps et Drathir ne doutait pas du fait qu’elle avait fini par crever, à force de s’attirer le courroux du monde entier. Elle se croyait maligne, elle se croyait plus forte. Définitivement elle a emmerdé les mauvaises personnes. » Précise-t-elle soudainement, comme si ce n’était pas déjà évident au possible. Ancrant l’émeraude de ses yeux dans le regard de Silas, son visage impassible laissa place à un sourire, léger. Le fait d’avoir contribué à plusieurs reprises à la mort définitive de l’ancienne bras droit caho la laissait clairement de marbre, et elle préférait jouer de ce détail pour signaler que, définitivement, il valait mieux ne pas trop la faire chier. Elle était habituée aux meurtres, habituée à se venger de ça. Hannibal, elle, était allée plus loin, s’en était pris à son entourage, à son équipe. Très mauvaise idée.

Se replongeant dans ses soins, elle acheva rapidement son œuvre quand Silas se permit un nouveau commentaire qui lui arracha l’esquisse d’un sourire franc, qui disparaît toutefois dès lors qu’il évoque son talent à l’arme blanche. Muette, jetant un coup d’œil autour d’elle comme de crainte de voir le monde entier se jeter sur elle face à cette aveu de la part du blond, elle s’apprête à répliquer lorsqu’une autre infirmière rentre dans la salle. Se mordant de ce fait la lèvre pour retenir ses commentaires, Drathir s’empara de nouveau du bras de son interlocuteur et fit mine de faire le bandage, préférant feindre d’être au travail en présence de collègues qui n’auraient de scrupules à l’idée de la balancer auprès de la hiérarchie. Une hiérarchie qui ne l’avait pas à la bonne, définitivement. Attendant d’être de nouveau tranquille, elle releva les yeux en direction de l’homme, sifflant à son attention, soudainement de nouveau tendue au possible : « T’as peut être les flics pour s’assurer que tu perdes pas ton job, mais c’est pas le cas de tout le monde. Alors si tu veux pas perdre ton infirmière préférée, j’te conseille de plus jamais évoquer ce genre de sujet ici. Pigé ? Hargneuse malgré le murmure, Drathir fit une pause, s’assurant que le message était passé avant de reprendre, se reculant quelque peu et abandonnant de ce fait la main désormais soignée de l’homme face à elle. Elle détestait son travail, mais elle en avait besoin, et pour rien au monde elle ne voudrait le perdre et rentrer chez son compagnon pour lui annoncer, piteusement, qu’elle avait pas été capable de se faire discrète sur son lieu de travail. Il était hors de question que Silas bousille ça. D’ailleurs tu m’excuses mais j’ai du travail. Prenant soin de ranger les outils utilisés le temps de ses soins, elle s’éloigna rapidement, ne s’arrêtant à hauteur de la porte que le temps d’un bref arrêt, et de quelques mots jetés vaguement par-dessus son épaule. Fais gaffe quand même. » Elle craignait que son interlocuteur ne cherche à la tuer à Chicago même, de ce fait elle ne comptait pas se reposer sur ses lauriers ou cesser de se méfier de lui à un moment ou un autre. Mais si quelques mots pouvaient apaiser les élans rancuniers du blond, c’était toujours ça de pris, non ?
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