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 Hell of a run ~ Sibel
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MessageSujet: Hell of a run ~ Sibel   Mer 2 Nov - 21:40
Du mouvement non loin de la frontière du territoire, côté ville, voilà ce qu'avaient rapporté les éclaireurs de leur sortie. Leur travail était fait, au tour de Silas de faire le sien. En tant que Chef des Sentinelles, il était de son devoir de s'assurer que l'équipe et surtout, son territoire, étaient en sécurité. Dès qu'il y avait du grabuge, il mettait donc un point d'honneur à aller vérifier en personne de quoi il retournait. Buster ne l'accompagnerait pas aujourd'hui, il comptait régler les choses lui-même. Il se harnacha donc en conséquence, bottes militaires, gilet par-balle, pas de casque. Une ceinture de munitions pour son fusil à pompe, qu'il emportait bien sûr, un neuf millimètre standard, et un couteau au cas où. Pour l'observation, un paire de jumelles venait parachever le tout.

Fin prêt, il se mit en route après avoir vérifié que ses armes étaient chargées. Il échangea quelques signes de tête avec des membres de sa team, puis se dirigea d'un pas décidé vers la limite de leur territoire, tous ses sens déjà en alerte et prêt à répondre au premier signe de danger qui le menacerait.

Les premiers pas dans la ville furent aisés. La progression de Starkiller n'était ralentie que par les gravas qui parsemaient le sol et par les détours qu'il devait faire pour éviter les zombies poussant les grognements qui lui parvenaient. Pour rejoindre l'endroit qu'il souhaitait, il suivait les indications que les éclaireurs lui avaient laissé, se repérant grâce aux bâtiments qu'il avait appris à reconnaître puisqu'ils se trouvaient près de la frontière. Les environs étaient relativement tranquille pour le moment.

Soudainement, au détour de ce qui autrefois eu pu être un grand axe de circulation, Starkiller se retrouva face à non pas un ou deux zombies, mais ce qui semblait être une horde de ces mort-vivants. Impossible de traverser, mais son objectif se trouvait un peu au delà, s'il voulait l'atteindre il allait devoir les contourner. Un peu plus de temps à passer à l'extérieur avant d'arriver à la zone à risque. Un froncement de sourcil plus tard, il décida de ne pas perdre autant de temps. Il lui suffirait de prendre quelques rues transversales en était suffisamment discret et tout irait bien.

C'était bien sûr sans compter sur l'instinct, le flair, ou peu importe ce qui avait permis à l'un des morts de le repérer. Il tourna tout simplement la tête vers lui, l'aperçu et poussa un grognement de mauvaise augure avant d'avancer vers lui, attirant l'attention des autres qui lui emboîtèrent le pas. Mourir bouffé par des zombies, Starkiller avait déjà donné. Il avait même subit le sort à de multiples reprises. Ça n'était pas un sort enviable. Sans même réfléchir plus que ça, il tourna les talons et se mit à courir relativement lentement à cause de tout le matériel qu'il transportait. Il ne tiendrait pas longtemps à se rythme, l'endurance n'était pas vraiment son point fort.

Alors qu'il révisait son parcours pour semer la horde, un juron lui échappa. Un deuxième groupe de ces fichus cadavreux lui faisait désormais face, réduisant ses options drastiquement. Le juron lui fut préjudiciable, attirant à lui l'attention des zombies qui le prirent également en chasse. Encerclé, Starkiller balaya les bâtiments qui l'entouraient du regard et se dirigea vers celui qui lui semblait le plus proche en maudissant les développeurs de toutes ses forces. Il leur prenait quoi de faire ça ? La porte lui résista un instant, faisant monter la panique jusqu'au moment il se décida tout simplement à l'enfoncer, ce qu'il réussit à faire au bout de la deuxième tentative.

La première chose qu'il fit une fois à l'intérieur fut de renverser le meuble le plus proche devant la porte puis de foncer vers la première pièce qu'il put trouver, fermant une nouvelle fois derrière lui et barricadant la porte avec les moyens du bord. Enfin, épuisé et à bout de souffle, Starkiller prit le temps d'observer l'endroit où il se trouvait. Le bâtiment ressemblait fort à ce qui aurait pu être un immeuble de bureaux, fonctionnel, sans franches fioritures inutiles, mais pas non plus totalement dénudé. Apparemment, il en avait trouvé la porte de service, mais rien ne garantissait que les autres issues n'étaient pas elles aussi bouchées. Aussi, sans attendre d'avoir complètement reprit son souffle, il se redressa et repris son fusil à pompe en main pour s'aventurer dans les escaliers. Rien ne garantissait qu'il n'y avait pas de zombies dans le bâtiment puisque les développeurs semblaient lui en vouloir personnellement, mais il avait besoin de prendre un peu hauteur pour examiner les possibilités qui lui restaient. En plus de ça, il serait au moins hors de portée des zombies si ceux-ci réussissaient à pénétrer dans le bâtiment.

Cependant, alors même qu'il commençait à monter les marches, des bruits de pas ne lui appartenant pas lui parvinrent, lui faisant élever son fusil en position d'attaque immédiatement. Starkiller n'était pas un traqueur. Il ne savait pas faire la différence entre les pas d'un zombie en vadrouille, d'un joueur, d'un bot ou d'un animal de taille conséquente. En revanche il n'était pas sourd et entendit distinctement une porte de la cage d'escalier s'ouvrir au dessus de lui et se refermer dans un grincement. Les zombies n'ouvraient pas les portes aussi aisément. Il n'était pas seul.

Le plus silencieusement possible, il monta les marches qui lui manquaient pour arriver à l'étage qui l'intéressait. Il ne pouvait pas se permettre de vadrouiller dans un bâtiment non sécurisé. La menace des zombies était suffisante et ils ne seraient pas trop de deux pour s'en sortir. Il poussa donc la porte en laissant son fusil devant lui par précaution, il ne faisait pas confiance aux joueurs inconnus, puis pénétra dans l'étage où il pensait avoir entendu quelque chose. Il s'apprêtait à parler lorsqu'il reconnu la personne se trouvant en face de lui, prête à l'accueillir comme il se devait en cas de menace et poussa donc un soupir de soulagement à la place. Une ATOM. Une personne qui ne violerait pas la paix en place. Plus que ça, une personne qu'il connaissait pour l'avoir déjà côtoyée parmi les CAHO. Il baissa son fusil.

-Kerrigan, salua-t-il avant de fermer la porte derrière lui, toujours essoufflé. Désolé de te l'annoncer comme ça, mais je crois que c'était pas le bon moment pour venir explorer l'immeuble. On est encerclé.

Il ne pensait pas lui apprendre des nouvelles de première fraîcheur pour elle, mais mieux valait être sûr qu'elle le sache.
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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Ven 4 Nov - 16:37
L’atmosphère est tendue. S’ils ont tenté une approche en bateau, les ATOM ont tout coupé depuis qu’ils ont passé le confluent, se laissant ainsi porter par le courant. Le bruit des moteurs aurait tôt fait d’attirer les zombies qui rôdent encore. C’est bien pour cette raison que Kerrigan a accepté de les rejoindre – les expéditions n’étaient pas son truc, mais dans de telles circonstances, elle faisait confiance à ses propres compétences martiales sans nécessairement compter sur ses coéquipiers pour rester en vie. Ils débarquent non loin de la Mouche Hurlante, espérant y trouver quelques éléments pratiques, même s’il lui semblait évident que tout avait été pillé depuis longtemps. La maître d’armes saute du bateau et atterrit sur l’herbe mouillée dans un bruit étouffé.

Elle n’a le temps de faire que quelques pas avant qu’un éclaireur, parti d’avance, n’arrive en courant dans leur direction. « Dispersez-vous! » Kerrigan a à peine le temps de voir le reste de ses coéquipiers partir dans tous les sens avant de constater l’horreur. S’il était déjà terrible de tomber face à face avec deux ou trois morts-vivants, une horde entière de ces monstres était une funeste sentence. Les autres fuient majoritairement vers la forêt, mais elle connaît mieux la ville, aussi prend elle ses jambes à son cou pour entrer dans le premier bâtiment qui lui semble encore en assez bon état. Elle grimpe jusqu’au toit dans l’échelle de service, persuadée qu’au moins, comme ça, les zombies prendraient plus de temps à la suivre s’ils la repéraient. Kerrigan passe ensuite au bâtiment voisin grâce à une passerelle de fortune, érigée par d’autres joueurs, qui manque de céder sous son poids. Elle est chargée comme une mule, et ça n’est pas une très bonne idée pour survivre dans une telle situation.

La femme emprunte donc la sortie de secours pour entrer au dernier étage, où elle laisse tomber son équipement superflu dans un coin : rations, gourde et sac à dos sont donc abandonnés dans la poussière alors qu’elle s’assure qu’il n’y a personne dans le bâtiment. Elle descend un étage : rien. Un autre : toujours vide. Jackpot.

Jusqu’à ce qu’un vacarme d’enfer parvienne à ses oreilles.

Profitant du bruit, elle remonte vivement les marches, espérant pouvoir s’éclipser avant que ce qui était rentré ne tombe sur elle. Il ne lui manque qu’un étage lorsque le bruit arrête – alors elle marche, doucement, mais l’immeuble est pratiquement vide, et elle sait que l’écho de ses pas parvient aux oreilles de la personne – ou de la chose – qui est entrée. Réprimant un juron, elle pousse doucement la porte de la cage d’escalier, se postant quelques pas plus loin pour pouvoir tenir en joue la personne qui en sortirait. Le canon de son fusil à pompe vrillé sur la porte, elle attend, patiente, que l’envahisseur daigne se montrer.

« Starkiller. » Si le CAHO baisse son arme, elle ne fait pas immédiatement de même, s’octroyant quelques secondes pour réfléchir avant de laisser doucement tomber le canon à ses côtés. Elle ricane, sarcastique, au commentaire du blond. « Merci de m’éclairer, je sais pas ce que je ferais sans tes capacités d’observation. » Elle soupire. Il ne servait à rien de se montrer si ouvertement hostile envers lui. Elle s’approche de quelques pas, demeurant toutefois à une distance polie de l’homme. « C’est toi qui a fait ce vacarme en bas? S’ils étaient pas déjà à tes trousses, c’est comme si t’avais sonné la cloche du dîner. Faut qu’on sorte d’ici sans tarder. » S’ils se faisaient prendre en tenaille par une horde de morts-vivants affamés, elle ne donnait pas cher de leur peau.



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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Ven 4 Nov - 20:21
Son pseudo claque dans l'air comme une évidence, planant légèrement entre eux deux avant qu'elle ne se décide enfin à cesser de le braquer.

-Je vois que les réflexes de CAHO ça se perd pas, marmonna-t-il.

La tension présente en lui ne descendit pas d'un cran pour autant, toujours dans l'urgence alors qu'elle lui adresse une pique bien sentie. La prochaine fois il ne l'ouvrirait pas et puis c'est tout, elle se rendrait compte de la chose toute seule comme une grande en se faisant bouffer par une horde en colère. Serrant les dents il se dirigea vers la porte la plus proche pour jeter un coup d’œil par une fenêtre, d'où il pu parfaitement observer les morts se presser contre la porte qu'il avait bloquée à la va-vite.

-J'ai pas vraiment eu le choix figure toi, soit je faisais vite, soit je me faisais bouffer, lança-t-il sèchement, j'ai bloqué les portes comme j'ai pu, ça nous laisse environs trois minutes pour réfléchir. Il retourna vers elle à nouveau et fronça les sourcils. Comment t'es rentrée ? Les portes qui sont de ce côté du bâtiment c'est mort, y a que des cadavres ambulants par là.

Leur meilleure chance restait pour lui de traverser l'immeuble et de se trouver une issue à l'opposé de la horde, mais si elle venait justement de cette direction, ça voudrait dire qu'il n'auront pas d'avenir plus heureux en y tentant leur chance. Il commença à marcher dans cette direction, quoi qu'il arrivait valait mieux être loin des mort-vivants lorsqu'ils réussiront à briser le semblant de barricade qu'il avait installé.

En y réfléchissant, il n'avait pas été futé. Se précipiter dans un abris n'était pas la meilleure option qu'il ai pu prendre, mais sur le coup elle lui semblait être la seule. Ça lui apprendra à vouloir faire le malin en allant vérifier tout seul les menaces pesants sur son équipe. D'ailleurs il n'avait toujours pas élucidé ce point, si les éclaireurs avaient vu une horde de zombies, ils l'auraient dit, là ils avaient parlé d'une autre sorte de menace. Il se tourna vers elle pour lui poser la question.

-T'étais pas ici toute seule pas vrai ?

Il ne s'attendait pas vraiment à recevoir une réponse précise. Elle n'avait aucune raison de donner ce genre de renseignement à un membre d'une team ennemie, puisque c'était ce qu'ils étaient depuis sa désertion. Mais la vraie question qu'il posait là-dessous était surtout « est-ce que je vais me faire balancer dans les zombies par une bande d'ATOM qui cherchaient justement une diversion pour pouvoir s'enfuir ? » car si c'était le cas, il préférait encore tenter sa chance tout seul, il ne faisait pas particulièrement confiance aux autres team du jeu, surtout en cas de danger de mort. Si elle était seule cependant, Starkiller avait plus de chance de s'en sortir. Il ne la sous-estimait pas, mais s'imaginait déjà plus à même de gérer une seule personne qu'un groupe d'ennemis en cas de problème.

Il pensait également à l'éventualité que le bâtiment soit totalement encerclé par des mort-vivant. Dans ce cas là ils n'auraient pas d'autres choix que de tenter de rejoindre d'autres bâtiments d'une manière ou d'une autre, ou bien de se cacher en attendant que la horde veuille bien se disperser d'elle-même devant le manque d'intérêt que représentait les lieux. Quoi qu'il arrivait, ils auraient sans doute plus de chance de l'autre côté de l'immeuble et en hauteur plutôt que près de l'endroit où il avait fait un boucan de tous les diables.

Néanmoins, pour lui ça n'était pas normal cette agglutination de zombies. Il n'en avait jamais vu autant d'un coup auparavant. Une petite dizaine suffisait amplement à éjecter n'importe qui du jeu à la manière forte. Quelqu'un là-haut n'était sans doute pas satisfait de voir que la paix durait dans leur jeu de guerre. Ou bien ils cherchaient simplement un peu d'animation pour un vendredi soir. Dans tous les cas, ça ne jouait pas en la faveur des deux joueurs bloqués par ce trop plein de compagnie indésirée.
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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Lun 7 Nov - 21:08
Il s’attendait à une autre réaction, peut-être? Des bras ouverts, une accolade nostalgique? Elle ricane discrètement, mais n’en fait pas une histoire. Évidemment, qu’elle l’avait tenu en joue pendant un instant. Il aurait suffi d’une seconde d’inattention et de mésinterprétation des intentions de Starkiller pour qu’elle se retrouve encore une fois transformée en une nuée de pixels funestes. Un soupir lui échappe – une collaboration semblait de mise, à moins que le blond ne soit tenté de la jeter à la horde pour mieux sauver sa peau. « Trois généreuses minutes », fait-elle, préoccupée, alors qu’elle ose également une œillade mal assurée par l’une des fenêtres fracassées. « Je suis arrivée par le toit du bâtiment voisin. L’échelle de secours qui mène sur le toit est encore fonctionnelle, mais depuis le temps, je pense que les zombies auront envahi la place en voulant suivre ma trace. » Ils n’étaient peut-être pas assez brillants pour savoir se servir d’échelles – ou du moins, elle l’espère –, mais ils parviendraient éventuellement à découvrir qu’en montant les escaliers, ils parviendraient à suivre la piste de la brune.

La question de Starkiller la fait sortir de sa réflexion. Elle fronce les sourcils. « Qu’est-ce que ça change? » fait-elle du tac au tac, avant de relaxer les traits de son visage. Malgré tout, elle ne parvenait pas à abaisser sa protection, qu’elle avait naturellement élevée lorsqu’elle était tombée nez à nez avec la sentinelle. « Je sais bien que c’est pas pour ma peau que tu t’inquiètes. Si t’es ici, c’est sans doute pas pour t’amuser non plus. » Toisant un instant son interlocuteur, elle finit par grommeler, reportant son attention par la fenêtre. Ça ne servait à rien de mentir, puisqu’en raison de la proximité de la Mouche Hurlante et de Camden Church, l’arrivée du bateau ATOM avait dû attiser l’intérêt des éclaireurs CAHO, s’ils faisaient leur travail convenablement. Si elle ne faisait pas preuve de bonne volonté, elle ne pourrait pas non plus compter sur l’aide – même temporaire – de Starkiller pour se sortir de ce pétrin. Peut-être que lui aussi aurait la même réflexion; ou alors peut-être qu’il la lancerait dans la fosse aux lions à la première occasion qu’il trouverait.

« On est arrivés par la rivière, moi et quelques ATOM », finit-elle par admettre, pointant l’horizon; par-delà les immeubles écroulés se trouvait la rivière qu’ils avaient remontée en bateau. « Finalement, une partie de la horde nous a pris par surprise alors qu’on s’était éloignés, et ils se sont dispersés. Les autres ont dû filer direct au chantier naval, à moins qu’ils se soient fait prendre, ce qui revient au même : je suis seule. » Si le blond tentait la moindre chose contre elle, elle savait qu’elle serait en mesure de se défendre… s’il était seul. Si Starkiller avait traîné sa bande, elle avait beau être douée, elle ne donnait pas cher de sa carcasse, qu’ils se feraient sans doute un plaisir de massacrer un maximum. « Je propose qu’on se tienne tranquilles un instant, voir s’ils ne perdent pas leur intérêt envers l’endroit. S’ils parviennent à passer les barricades, alors… » Kerrigan se retourne vers son interlocuteur, posée. Pas la peine de continuer pour qu’il sache exactement où elle s’en allait avec son affirmation. Si les zombies parvenaient à entrer dans le bâtiment, alors ils étaient dans la merde.

Elle attrape son arme, vérifiant qu’elle était bel et bien chargée. Ils ne pourraient pas se permettre de perdre du temps pour un tel détail s’ils se faisaient prendre par surprise. « Au moins, si tu crèves, je pourrai récupérer ton arme sans trop être déboussolée. » Ça aurait pu paraître comme une menace, mais il n’en est rien : ça semble même être une moquerie de mauvais goût, lorsqu’on voit le sourire qui orne ses lèvres. Passer chez les ATOM ne l’avait pas fait se découvrir un dégoût pour son arme favorite, au contraire : elle la chérissait encore plus, comme un vieux souvenir nostalgique duquel elle ne pouvait se défaire.



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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Mar 8 Nov - 18:22
Le bâtiment voisin. Le temps qu'elle traverse l'immeuble jusqu'ici et qu'ils discutent un peu, il avait du être investi par les zombies également. C'était sans doute sans issue de ce côté là de la carte désormais. Les sourcils du CAHO se froncèrent alors qu'il examinait mentalement les options restantes. Si ça ne s'annonçait déjà pas bien à la base, à présent il doutait sérieusement de leur chance de survie. L'équipement qu'il transportait était basé sur une optique de combat violent, mais contre peu d'ennemis. Rien qui ne puisse leur venir en aide ici, il regrettait de ne pas avoir pris des grenades ou un grappin.

Au moins il ne perdrait pas de vie en mauvaise compagnie, il trouvait de quoi s'amuser dans les paroles de son alliée temporaire et inattendue. La chevalerie avait en effet trouvé la mort quelque part dans ce jeu, sans doute assez tôt d'ailleurs. Qui risquerait sa vie pour une femme capable de vous poignarder dans le dos à n'importe quel moment ? Qui prendrait le risque de perdre une possibilité de résurrection sans être sûr à deux cent pour cent que cette personne le revaudrait à son sauveur ? Dans ce jeu les amis devenaient des ennemis, les familles s’entre-tuaient, les amants s'assassinaient, mais sans rancune pas vrai ? C'est qu'un jeu après tout.

-Si c'était pas pour m'amuser, pourquoi je me serais inscrit dans ce jeu ? Répondit-il d'un ton légèrement sarcastique.

La suite des informations qu'elle lui transmit l'intéressèrent d'une façon beaucoup plus professionnelle. Une bande d'ATOM en mouvement près de leur frontière, désormais en déroute selon l'une d'entre eux, était le genre de nouvelle qui ferait sans doute lever le nez à plusieurs de ses coéquipiers. Il ne faudrait pas que frôler leur territoire devienne une habitude, la paix en place n'était sans doute que temporaire et venir tenter l'équipe la plus hargneuse du jeu à quelques pas de leur lieu de résidence n'était pas le meilleur moyen de la conserver. Au moins Starkiller n'aurait pas à affronter une bande d'ATOM en plus de ces délicieux zombies.

-Eh bien maintenant tu ne l'es plus. Et moi non plus.

Il ralentit le pas et s'arrêta finalement lorsqu'elle le proposa, malgré ses réticences. La voix calme et posée de Kerrigan arrivait à avoir son incidence sur lui, pour le meilleure comme pour le pire. D'un côté il bouillait un peu moins d'énervement, mais il y gagnait une sinistre résignation quant à leur avenir proche. Il soupira en hochant la tête, puis posa le canon de son fusil sur son épaule dans un geste non pas militaire, mais négligeant. Il en aurait l'usage avant la fin de la journée c'était sûr, mais pour le moment, attendre. De son côté, sa camarade d'infortune en était arrivée à la même conclusion et vérifiait son propre jouet. Un demi-sourire éclaira enfin légèrement son visage lorsqu'elle parla de dépouiller son cadavre.

-Fais gaffe, j'ai fais graver SK dessus, je serais obligé de revenir le chercher.

SK pour Starkiller, voilà ce qu'il arborait comme initiales dans ce monde. Certaines choses étaient à lui et ce fusil là, il prenait garde à ce qu'on n'y touche pas lorsqu'il se déconnectait, il n'avait aucune envie qu'un noob le lui perde dans la nature. Il perdrait un temps fou à le retrouver. Kerrigan était différente bien évidemment, sa pratique du fusil à pompe était bien supérieure à celle des néophytes depuis le temps. Elle le maniait même depuis plus longtemps que lui ! Son arme fétiche serait donc entre de bonnes mains. Mais elle restait son arme. Il désigna de la tête celle de la joueuse.

-Je suis étonné qu'ils t'aient laissé le garder chez les ATOM. Ils ont pas essayé de te filer un fusil de paintball à la place ? Les pistolets à billes te plaisaient pas ?

Il avait baissé la voix pour ne pas tenter le sort et les zombies, mais le ton léger indiquait qu'il répondait simplement à la plaisanterie de Kerrigan en lui envoyant un pique. Tout pour détendre un peu l'atmosphère et faire baisser la tension que la situation provoquait. C'était jamais bon d'être nerveux en situation de danger et en tant que joueurs, ils étaient tous les deux confrontés à une double menace. La menace des bots d'un côté, mais aussi la menace de l'autre. En ce moment il était de mauvais goût d'aller attaquer une équipe avec un groupe, mais les combats et les meurtres isolés n'avaient pas cessés pour autant, de ça au moins Starkiller en était sûr. Rien ne garantissait qu'elle et lui allaient rester fairplay l'un avec l'autre jusqu'au dénouement de cette situation.
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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Jeu 10 Nov - 16:45
Elle fait claquer sa langue sur son palais, levant les yeux pour les poser brièvement sur un plafond précaire, exaspérée. Le béton effrité laissait périodiquement tomber quelques grenailles poussiéreuses qui s’étiolaient en percutant le sol. Elle ne réplique pourtant rien. Elle ne pouvait pas en toute conscience juger les raisons qui avaient poussé Starkiller à s’inscrire au jeu. Que ce soit par envie d’être diverti ou autre chose, ça le regardait. Tout comme la raison qui avait mené Sibel à poser un premier pied à Darwin Habour lui appartenait. C’est finalement dans un sous-entendu tiré qu’ils s’allient temporairement, le temps de s’extirper de cette fâcheuse situation. En guise de signature, un hochement de tête mal assuré, bien qu’éloquent.

La situation avait beau s’être temporairement calmée, Kerrigan préférait demeurer à l’affût, et surtout, parée à toute éventualité. Une inspection rapide de son arme lui confirme qu’elle est prête à tirer sur la première chose qui l’agresserait – que ce soit un zombie ou un autre joueur. « Ah, un sentimental. » Le sourire amusé qui orne les lèvres de la femme s’étire un peu alors qu’elle replace une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille. « Je comprends ça. J’ai le même depuis le tout début. J’en prends plus soin que je prendrais soin d’un gamin à vrai dire. » Elle relève la tête, le nez plissé, moqueuse. Ça n’était qu’à moitié faux. Elle entretenait son arme avec le plus grand soin, persuadée que si elle venait à la perdre, elle n’en trouverait pas de meilleure. La sienne avait cassé plus de nez et abattu plus d’adversaires qu’elle ne pourrait compter; l’égarer ou se la faire arracher revenait à faire retomber à zéro tous ces événements, le moindre de ces gestes, qui étaient loin d’être légers. Comme si le destin s’obstinait à lui mettre entre les doigts son arme de prédilection, même tombée dans l’arène, elle avait eu la chance de se hisser en deuxième place grâce au fusil à pompe qu’elle avait déniché par hasard.

Le commentaire du blond lui arrache un rire jaune. « J’ai jamais été très douée au airsoft de toute façon. » D’expérience de maître d’armes, elle savait que le niveau des ATOM ne rivalisait pas toujours celui des CAHO, voire des GAIA, et elle connaissait trop peu les ESHU pour évaluer leurs compétences en tant qu’équipe – à moins que ce soit l’indépendance de ses membres qui donnent cette impression. Sans doute était-ce dû au pacifisme inhérent d’une grande proportion de ses membres. Toutefois, elle ne pouvait pas non plus dire qu’ils étaient des empotés : rien n’était plus faux. « Non, je le garde jalousement. Et puis, ça me fait un petit souvenir de l’armurerie de Camden Church. » Son sourire s’effondre dans une amertume passagère. Le simple souvenir des sous-sols humides de l’église suffisait à lui causer des haut-le-cœur.

Elle pompe le fût de son fusil, éjectant une vieille cartouche, avant de remettre la sécurité. Passant la bandoulière par-dessus son épaule, elle finit par jeter un regard en direction de son ancien collègue et compagnon d’infortune. « Bougeons. Si le toit c’est plus une option, voyons si y’a pas un sous-sol, plutôt. Peut-être qu’un tunnel de service nous mènera assez loin pour éviter la horde. » Plus ils restaient immobiles, plus ils se faisaient la conversation – et par conséquent, plus ils risquaient d’épousseter des sujets qui fâchent. Autant en demeurer là.



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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Mar 15 Nov - 0:15
Le sourire lui revint plus franchement lorsqu'elle le traita de sentimental. Un peu plus et ils se croiraient dans un salon de thé, mais version GI Joe. Son regard s'égara légèrement sur sa main le temps qu'elle se recoiffe avant de revenir vers ses yeux, comprenant très bien son attachement à son arme. C'était un peu pareil pour lui à vrai dire, son arme de prédilection, il n'avait pas mis longtemps à la trouver. Il avait eu l'occasion d'en manipuler d'autres dans la vraie vie, mais un fusil comme ça, jamais ! Il n'avait même pas hésité avant de sauter sur l'occasion pour essayer et adopter ce style de combat brutal, mais expéditif qu'offrait le fusil à pompe.

-Tu fais bien, un truc comme ça, ça peut te sauver la vie. Un gamin dans ce jeu...

Il grimaça. Il faudrait être cinglé pour laisser son enfant se connecter. Starkiller aurait eu des enfants, il aurait confisqué toute forme d'objet électronique pour éviter qu'ils ne se retrouvent dans ce jeu. Quoi qu'avoir des enfants dans sa team pouvait offrir certains avantages. Il était peu probable que qui que ce soit ne s'essaye à les tuer, sans compter qu'ils étaient plus furtifs et plus agiles que des adultes lorsqu'ils y mettaient du leur. Des espions corrects, si on arrivait à mettre de côté son sentimentalisme et sa fierté. En revanche, pas sûr que les CAHO adoptent l'idée d'avoir des mioches dans les rangs. Ça faisait pas propre sur le cv d'une équipe dont la survie dépendait de sa capacité à effrayer les autres.

Son sourire disparu totalement lorsqu'elle reparla de l'armurerie de Camden Church. Ça ne l'avait pas tout de suite frappé en la revoyant, occupé qu'il était à guetter les zombies tout en cherchant à lui arracher l'aveu de la présence d'autres ATOM, mais ce couteau qu'elle leur avait planté dans le dos, Starkiller avait toujours du mal à l'oublier. Ils en avaient déjà parlé. Il avait déjà entendu ses raisons. Mais bordel, il l'avait vraiment appréciée lorsqu'elle était chez eux, qu'elle les trahisse l'avait donc personnellement heurté.

-Sentimentale aussi, à ce que je vois, finit-il par lâcher pour briser le silence.

Il ne fit pas de commentaire de plus. Si ça lui manquait, tant pis pour elle, son choix était fait et sans appel. Si ça lui manquait pas, alors tant mieux, mais il le regrettait tout de même. Il la dévisagea encore un moment, insistant, puis acquiesça à sa proposition. Le sous-sol, pourquoi pas, mais d'abord ils allaient devoir repasser par le rez-de-chaussée où les zombies avaient sûrement dépliés les tréteaux pour leur pique-nique. Quoi qu'il arrive, passer par l'escalier qui l'avait amené ici n'était pas une bonne idée, ils allaient devoir s'en trouver un autre. Heureusement, ça ne risquait pas de manquer ici.

-Ok, mais pas par là, j'ai déjà trop donné de moi-même pour nourrir les cadavreux.

Se faire dévorer vivant n'avait rien d'agréable, il le savait pour l'avoir vécu plus d'une fois. Il en faisait même des cauchemars IRL, se réveillant en sueur dans son appartement miteux du quartier sud. Le jeu empiétait déjà trop sur son temps d'éveil, il n'aimait pas du tout l'idée de devoir le subir dans son sommeil également. Une séparation nette entre sa vie ici et sa vie réelle, voilà ce dont il avait besoin. Ce mélange des deux qui opérait peu à peu le tendait à tout instant, dans un monde comme dans l'autre.

Il se mit dont en route en rajustant sa bandoulière de fusil, accessoire vraiment au comble du pratique lorsqu'on devait lâcher son fusil, mais sans l'abandonner par terre. Direction, l'opposé du couloir ! Ces bâtiments avaient des escaliers de service sur les côtés, mais au centre devait également se trouver des ascenseurs et d'autres escaliers, plutôt fait pour les visiteurs cette fois. Descendre en rappel ou à l'échelle de service d'un ascenseur lui disait mieux que de passer par des escaliers grouillant sans doute de zombies, mais il n'avait pas pensé à prendre une lampe de poche en partant. Dommage, ils n'y verraient sans doute rien.

-Je sais pas ce que vont donner les escaliers, mais j'ai pas confiance. T'as croisé des ascenseurs en venant ici ? On pourrait descendre par là, ça sera moins risqué.

Il ne précisa pas qu'il ne comptait pas les utiliser à la régulière, il n'y avait pas d'électricité ici, donc aucune chance qu'ils ne soient en état de fonctionner. Aucune chance aussi qu'ils ne se le prennent sur la tête alors qu'ils se trouvaient en dessous. Il lança un regard en coin à sa compagne d'infortune avec un léger sourire.

-T'as déjà fait de l'escalade ?

Ce genre d’acrobaties ne lui étaient pas inconnues, tout ceux qui connaissaient son palmarès en tant que Silas pouvaient le confirmer. Son ancien travail nécessitait ce genre de talent et il n'était certes pas le plus habile à ce jeu là, mais il se débrouillait suffisamment pour pouvoir envisager cette option.
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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Mar 15 Nov - 22:29
Elle laisse échapper un petit rictus, sans pour autant rajouter quoi que ce soit. Elle s’était fait prendre à son propre jeu – pas besoin d’élaborer sur la question. Le regard rivé sur son arme, elle termine ses préparations, prête à tenter une évasion-suicide. C’était toujours mieux que de rester là à attendre que la mort elle-même vienne digérer leurs entrailles encore tièdes. Si Starkiller refuse de repasser par le chemin qui l’a mené à elle, elle ne s’obstine pas, haussant les épaules pour lui donner raison. « J’ai bien envie de te croire là-dessus. » Celui qui disait qu’il n’avait pas subi les effets de l’invasion de zombies du jeu était un menteur. Si ça n’était pas lui-même qui s’était fait violemment assaillir par quelque mort-vivant en décomposition, alors c’était l’urgence qui s’était installée dans sa team qui avait eu raison de quelque innocence ou de quelque tranquillité d’esprit.

Elle termine d’ajuster son équipement avant de filer dans le corridor, sur les talons de son compagnon d’infortune. La lumière se fait rare par endroits, mais celle qui filtre à travers les fenêtres éclatées et les brèches dans les murs suffit largement à leur permettre d’avancer sans trop de tracas. « J’en ai pas vu, mais ça me semble improbable qu’il n’y en ait pas », admet-elle finalement à la suggestion de Starkiller. Kerrigan fait quelques pas rapides pour se rapprocher de son ancien coéquipier; elle souhaite ainsi éviter de parler trop fort et de potentiellement rameuter la horde. Elle pointe discrètement le mur sur lequel trône un vieux plan d’étage crasseux. De sa main gantée, elle frotte le panneau pour révéler une plaque laminée abîmée, mais qui montre encore clairement la disposition de l’étage. Son index se pose sur le centre, où l’on retrouve le symbole international pour désigner des ascenseurs. « Par contre, j’espère que t’espères pas descendre tranquille jusqu’en bas, avec la petite musique pourrie pour accompagner le trajet », se moque-t-elle gentiment, époussetant son gant sur sa cuisse.

La question de Starkiller la surprend d’abord, avant qu’elle ne comprenne où il voulait en venir. Son sourire s’étire. « Une fois ou deux. » Si l’on pouvait appeler descendre en rappel une falaise avant de se laisser tomber dans un lagon « de l’escalade », alors oui. Tout ça dans le jeu, aux côtés d’Apollo, avec qui elle n’avait pas manqué de passer à ça près de perdre une vie – ou deux, ou trois. D’un signe de tête, elle désigne le couloir à prendre pour arriver jusqu’aux ascenseurs, prenant la tête de leur petit cortège temporairement. Les portes sont obstinément fermées, mais avec un peu de conviction, ils pourraient sans doute parvenir à les ouvrir – la question se posait toutefois, à savoir, l’un d’entre eux était-il pourvu d’un rouleau de corde qui serait assez solide et assez longue pour les mener jusqu’en bas? S’ils étaient chanceux, il y aurait une échelle de service dans la cage d’ascenseur, et la question ne se poserait même pas.

L’ancienne CAHO attrape un morceau de métal dans les décombres au sol et tente de le loger entre les deux portes pour les entrouvrir. Elle regrette de ne pas pouvoir ficher son outil brusquement dans le mince espace : le bruit aurait tôt fait d’attirer l’attention des zombies. « Rends-toi utile, essaie d’ouvrir les portes. Je vais tenter de trouver quelque chose pour les maintenir ouvertes dans les décombres, le temps qu’on s’y glisse pour constater nos options. » Loin d’elle l’idée de lui donner des ordres, mais il fallait optimiser leur temps au maximum, et ça impliquait ne pas passer une demi-heure à se disputer chaque fois qu’ils pensaient à une solution.



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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Sam 19 Nov - 1:14
La découverte d'un plan d'évacuation de l'étage leur fut salutaire. Le décrassant un peu, Kerrigan leur permis de découvrir où se trouvaient les ascenseurs du bâtiment. Comme Starkiller l'avait deviné, il y avait bien l'une de ces machines au centre de l'immeuble, leur voie vers les étages inférieurs était donc assurée. Du moins, si la cage d'ascenseur n'était pas endommagée. Il suffisait de voir l'état du reste des lieux pour s'en inquiéter. Cet immeuble était en effet à l'image du reste de la ville fantôme : abandonné et délabré. Il sourit à la moquerie de Kerrigan, tout comme lui elle savait qu'il n'y avait aucune chance que les appareils soient en marche.

Ensuite vint la bonne nouvelle, elle avait déjà fait de l'escalade un jour où l'autre dans sa vie, elle n'allait pas être soudainement prise de vertige au milieu de la descente. Ils reprirent leur chemin sur ces entre faits, Starkiller avec son arme bien en main, prêt à s'en servir à la moindre menace qui se présenterait à eux. Rien sur leur chemin cependant à part toujours ce sentiment d'urgence propre à toute bête traquée. C'était en tout cas ainsi que Starkiller se sentait, comme une proie dans un repère de loups, tendu à l'extrême, mais puisant dans ses ressources de patience pour ne pas faire de faux pas. Son expérience personnelle lui avait permis de se constituer de solides défenses contre le stress. Sans le supprimer complètement, il avait simplement appris à l'utiliser pour être plus réactif en cas de danger, à ne pas perdre sa concentration malgré la délicatesse des moments qu'il vivait. On ne devenait pas un bon cambrioleur en se mettant à paniquer dès qu'une latte craquait dans une maison, mais d'un autre côté le propriétaire ne risquait pas de le dévorer, à l'époque.

À son injonction, il hocha la tête et laissa pendre son fusil pour ouvrir les portes de l'ascenseur. Celles-ci se montrèrent bien entendu récalcitrantes, mais elles finirent par s'ouvrir, doucement, mais pas très discrètement. Les développeurs auraient pu prendre la peine de faire un peu le ménage, ou au moins oublier de coder le fait que les pièces métalliques faisaient un bruit d'enfer une fois rouillées et non huilées depuis des décennies. La première chose qu'il pu observer fut que l'ascenseur n'était pas à leur étage, ce qui les arrangeait grandement. Passer sous un ascenseur n'avait rien de simple, en particulier quand il n'y avait pas de courant et qu'il n'avait pas les outils appropriés. Il attendit que Kerrigan ai l'obligeance de bien vouloir le soulager de son effort avant de se pencher par l'ouverture.

L'obscurité accueillit son regard en haut et en bas de la cage d'ascenseur. Le manque de lampe de poche se faisait cruellement ressentir. Il n'y avait plus qu'à espérer que l'appareil se trouvait soit plus haut, soit tout en bas pour ne pas être gêné par sa présence. Sur le côté, un renfoncement abritait la fameuse échelle de service qui, comme tout le reste des lieux, n'avait pas l'air très fiable. Malheureusement Starkiller ne s'était pas équipé de cordes en venant ici, ils allaient donc devoir s'en contenter. Avec aisance, il se pencha au dessus d'une portion de vide pour l'attraper et la secouer un peu. Elle n'avait pas l'air de vouloir bouger. Bon signe. Il posa un pied dessus et appuya, rien non plus sinon un léger grincement. Il recula alors et se tourna vers Kerrigan pour lui parler, souhaitant éviter de faire résonner sa voix jusqu'en bas.

-L'échelle a pas l'air de vouloir se barrer, annonça-t-il. Ça tombe bien parce que j'ai pas de corde, ni de quoi nous faire descendre autrement. La descente va sans doute durer un moment jusqu'au sous-sol, et faudra qu'on reste le plus silencieux possible là-dedans, le son porte vachement. Je passe devant. Ah, et si t'as une lampe de poche sur toi, c'est le moment de nous en faire profiter.

Il fit glisser son fusil dans son dos pour ne pas être gêné autant que pour éviter qu'il ne tape contre les barreaux en métal, puis il s'installa sur l'échelle et commença à descendre. Il se forçait à y aller doucement pour ne pas provoquer de bruits inutiles, augmentant ainsi la pression sur ses cuisses qui chauffèrent rapidement. Il trouvait incroyable que son corps dans le jeu puisse réagir comme celui qu'il laissait dans la réalité. Comme si son esprit était trompé par l'apparence réaliste de ce qui se déroulait ici, un peu comme le phénomène décrit dans le film Matrix. Sauf qu'ici ils ne se battaient pas contre des machines, mais contre d'autres humains. Et ici tout le monde avait conscience de son appartenance à une forme de réalité virtuelle.

La descente fut longue, comme il l'avait promis et ses cuisses le brûlaient lorsqu'il arriva enfin à tâtons sur le toit de la cabine d'ascenseur. Starkiller se doutait qu'ils la trouveraient ici. Depuis le temps, les filins avaient dû lâcher et l'objet avait rejoint le sol grâce aux dispositifs de freinage automatique obligatoire dans ce genre d'aménagement. Il regretta de ne pas avoir installé de lampe sur son fusil au moment où il dû chercher la trappe de service dans le noir, qu'il trouva malgré tout, puis il l'ouvrit en cherchant à faire le moins de bruit possible. Lorsqu'il réussit enfin, il tendit l'oreille, dans l'attente d'un grognement ou d'un signe d'occupation, mais rien ne vint.

-On devrait être au niveau d'un parking sous-terrain, murmura-t-il à Kerrigan.

Ça n'aurait rien d'étonnant pour un immeuble de bureau comme celui-ci. Il fallait bien un parking de service pour que les employés puissent garer leur véhicule sans avoir à tourner dans la ville en heure de pointe pour trouver une place. Une chance pour eux, ce genre de parking pouvait être très étendu et communiquait avec l'extérieur par plusieurs points autour du bâtiment, parfois même jusqu'au bâtiment d'en face. Il se laissa glisser par la trappe dans la cabine d'ascenseur et commença à essayer d'ouvrir la porte à nouveau.
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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Lun 28 Nov - 22:55
Il suffit de quelques instants pour qu’elle trouve de quoi caler entre les portes récalcitrantes de l’ascenseur : elle place la longue planche de bois entre les portes afin de les maintenir suffisamment entrouvertes pour qu’ils puissent tous deux constater l’étendue du chemin à parcourir. Comme le faisait remarquer Starkiller, il s’agissait là de la meilleure façon de descendre sans courir le risque de tomber nez à nez avec une horde affamée. Ça n’en restait pas moins un saut de l’ange impressionnant considérant qu’il leur fallait faire confiance à une vieille échelle rouillée et à un ascenseur vétuste. « Je dois avoir ça quelque part… » qu’elle marmonne à la mention d’une lampe de poche. Elle n’avait pas l’habitude d’en trimballer jusqu’à ce que l’objet la sauve d’un monstre mutant dans les profondeurs du sous-sol de la base militaire, alors que les CAHO venaient tout juste de la découvrir. Elle n’avait toutefois pas pu sauver son coéquipier, qu’elle n’avait plus revu depuis – la triste réalité de Darwin’s Game. Celle-là même qu’elle tentait d’oublier quotidiennement pour mieux y être confrontée jour après jour. Dénichant finalement la lampe dans son sac, elle la fixe soigneusement au canon de son fusil avec un bandage souillé qui ferait largement l’affaire, puis, imitant son camarade, elle le passe dans son dos pour le garder hors de ses pattes. Le canon ainsi pointé vers le bas servirait de lampe de fortune pour leur descente dans la cage d’ascenseur.

Ses genoux menacent de la lâcher alors qu’ils entament le dernier segment de leur descente, la contraignant à ralentir le rythme. Elle entend distinctement Starkiller se poser sur le sommet de l’ascenseur et un bref regard suffit à constater qu’il cherche à tâtons la trappe de service. Elle n’ose pas l’aider en pointant sa lampe de poche dans sa direction, craignant que ses forces ne soient trop épuisées pour la soutenir si elle n’y met pas tous ses efforts. Kerrigan atterrit à son tour, s’octroyant un instant de répit avant de suivre son compagnon d’infortune dans les entrailles du bâtiment. « C’est prometteur si c’est le cas », qu’elle finit par répondre, dans un souffle, alors qu’elle aide l’homme à ouvrir les portes. Celles-ci semblent offrir moins de résistance, ce pour quoi Kerrigan est reconnaissante, ses bras et ses jambes déjà meurtris par la descente. Elle passe d’abord de l’autre côté, levant lentement le canon de son fusil pour éclairer l’endroit, persuadée que Starkiller arriverait à gérer le reste de lui-même. L’instant lui permet d’explorer visuellement ce qui se révèle être, comme le blond l’avait prévu, un stationnement souterrain où pourrissent en silence quelques véhicules méconnaissables. Les colonnes sont partiellement effondrées et des monticules de pierres jonchent le sol à plusieurs endroits, bloquant parfois le passage. « Un labyrinthe moderne », qu’elle souffle finalement après que Starkiller l’ait rejointe. « Il faut trouver un passage. C’est certain qu’il y a au moins une sortie de garage qui nous mènera peut-être assez loin de notre point de départ; sinon, si on est chanceux, peut-être un passage souterrain qui joint cet édifice à un autre. Je passe devant. » C’était logique considérant qu’elle était la seule à pouvoir éclairer leur chemin. Elle regrette simplement qu’ils ne puissent pas aussi surveiller leurs arrières.

La brune s’enfonce dans l’obscurité, la petite lampe de poche fixée à son arme ne permettant pas d’éclairer bien loin. Aucun son louche ne parvient à ses oreilles alertes sauf leurs pas prudents qui foulent parfois un caillou au passage. Malgré sa bonne volonté, elle ne peut pas s’empêcher de parfois jeter un coup d’œil par-dessus son épaule, comme pour s’assurer que son ancien collègue n’est pas en train de la laisser en plan – ou pire, qu’il n’a pas le canon de son arme à quelques centimètres de son crâne. Les paranoïas d’antan demeuraient vives dans l’esprit de Kerrigan, et si la raison l’empêchait de croire que Starkiller serait du genre à lui faire croire, pendant tout ce temps, qu’il était prêt à collaborer avec elle pour mieux l’abattre pendant que personne ne regardait, elle ne pouvait pas non plus remettre entre les mains de l’homme son ultime vie. « On gèle. J’ai vraiment hâte de retourner autour d’un feu. Idéalement avec une peau de bête sur les épaules et du vin chaud entre les mains », finit-elle par dire, la voix basse, pour dissiper un silence de mort. Il allait sans dire qu’il y avait tout de même des avantages à avoir les GAIA pour alliés.



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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Sam 3 Déc - 15:37
Une chance pour eux, Kerrigan a un peu plus de jugeote que lui et a pensé à prendre une lampe en quittant son QG, juste au cas où. Une initiative éclairée plus tard, elle l'accrocha au canon de son fusil pour ne pas avoir besoin de la tenir à la main. Starkiller retint l'idée et entama sa descente dans le noir. L'ascenseur se trouvait en bas, au dernier sous-sol. Une chance pour eux, mais éventuellement un problème si l'on considérait l'état du bâtiment et de ceux aux alentours. Ils pouvaient très bien déboucher sur un cul de sac.

Lorsque les portes s'ouvrirent, la théorie du CAHO selon laquelle ils se trouvaient dans un parking souterrain se vérifia grâce à la lampe de son alliée d'infortune. Il laissa les portes se refermer derrière lui et la suivit lorsqu'elle fit les premiers pas dans cette nouvelle zone de danger et de silence. En y réfléchissant bien, Starkiller pouvait vraiment se croire dans un jeu vidéo. Une phase de course avec les zombies dans la rue, l'arrivée dans une zone de sûreté où se trouvait un acolyte déjà connue, puis la recherche d'un moyen de s'échapper en s'enfonçant dans les profondeurs d'un bâtiment. Schéma typique. Il ne manquait plus que quelques checkpoint pour que l'expérience soit complète.

L'endroit était poussiéreux. Les effondrements qu'avait subi le parking étaient impressionnant, mais pas assez importants pour que toute la structure supérieure s'effondre. Plusieurs voitures avaient été touchées par les débris, déformées ou écrasées par la force et le poids de l'impact, d'autres avaient simplement été recouvertes par la poussière libérée pendant la dislocation de certaines des colonnes. Un chemin était encore praticable pour eux, mais allait-il les mener à bon port ? Starkiller n'en savait rien, mais ils n'avaient pas vraiment de meilleure option pour le moment.

Il hocha la tête lorsqu'elle déclara prendre la tête de leur exploration. C'était le plus logique, elle avait la lampe et savoir qui avait le commandement était de toute façon le dernier de ses soucis pour le moment. De plus, en était derrière, il avait techniquement l'avantage sur elle. Malgré ses coups d’œil régulier vers lui, elle ne pourrait rien faire s'il décidait de l'abattre. Aucun risque qu'elle ne s'amuse à le trahir, cette fois. Elle finit par rompre le silence glaçant, mais rassurant, qui régnait sur le parking. Pas de bruit signifiait qu'il n'y avait probablement pas de zombies par ici, vu comme les sons portaient...

-Un feu ? Une porte de sortie ouais. Me caler devant le chauffage de chez moi, un café à la main.

Il n'allait pas se plaindre, les CAHO n'étaient vraiment pas les moins bien logés de toutes les équipes. Voilà l'un des nombreux avantages à être dans le camp des ingénieurs, ils avaient un certain degré de confort en plus. Cependant, rien ne valait la réalité en un certain sens. Le propriétaire avait déjà allumé le chauffage central de son immeuble, il en avait donc fini de porter des gants dans son appartement miteux. Dans le pire des cas, il lui suffirait de se rendre au travail. On le collait aux frites et en moins de deux il se croyait en Floride.

-Éventuellement un hamburger pour faire bien. Et une grande frite.

Il avait le droit à un repas gratuit par jour de travail au Burger King. Mauvais pour sa ligne, très bon pour son porte feuille. Il ne crachait pas dessus lorsqu'il atteignait la fin du mois. Son salaire ne lui permettait pas vraiment de faire des excentricités tous les jours et son agent de probation non plus de tout façon. La liberté était un concept assez vague pour les autorités. Néanmoins c'était toujours mieux que de rester en prison jusqu'à la fin de sa foutue peine. Quelque chose attira son attention à sa droite et il s'arrêta.

-Attend ! Regarde.

L'une des voitures avait souffert de l'impact d'un bloc de béton qui avait suffisamment déformé la carrosserie pour ouvrir le coffre. C'était le moment de voir s'il n'y avait pas quelque chose d'utile à l'intérieur, mais pour ça il avait besoin de la bonne volonté de Kerrigan et surtout, de sa lampe. Avec un peu de chance, il en trouverait une autre. Avec beaucoup de chance, il trouverait une arme. Avec vraiment beaucoup beaucoup de chance, il tomberait sur un sac remplis d'écus. Mais alors il devra sans doute se battre avec Kerrigan pour le garder.

-Viens m'éclairer pour voir.

Il avait déjà mis la main à l'intérieur pour tâtonner, tombant sur un objet métallique en forme de croix qui ne lui serait d'aucune utilité, un long rectangle qui devait être un triangle de sécurité et beaucoup de poussière. La lumière ne lui dévoila rien de plus intéressant, ce qui lui fit pousser un grognement.

-Rien. On continue.

Il lui fit un signe pour reprendre la première place de l'expédition et leva la tête pour trouver un signe au plafond indiquant une sortie.

-Ça me rappelle quand j'étais plus jeune, je traînais dans ce genre d'endroit avec des amis.

Les parking des centres commerciaux, les vols dans les voitures, les instants passés à fumer au lieu d'aller en cours... toutes ses choses qui paraissaient si loin à présent, surtout lorsqu'il se trouvait dans ce genre de décors avec une telle compagnie.
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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Jeu 8 Déc - 22:29
« Parce qu’y a du chauffage dans ton trou à rat? » qu’elle ricane, spontanément moqueuse, même si elle ne laisse pas entrevoir une suite à la provocation indue. Le commentaire, propulsé par le stress de leur situation, l’angoisse de le savoir en position avantageuse s’il lui prenait l’envie de l’abattre sans cérémonie suffit à ce qu’elle échappe le dernier brin de retenu qu’il lui restait. Surtout que s’il se décidait à la mettre à mort, il se retrouverait avec son cadavre sur les bras. Elle ne se dématérialiserait pas; il serait libre de piller les maigres affaires qu’elle traînait avec elle pour retrouver seul le chemin de son quartier général. Une fin bien peu reluisante, surtout qu’on ne retrouverait sans doute pas sa pauvre carcasse de sitôt. Elle avait déjà abandonné l’idée de vivre encore longtemps, mais elle préférait ne pas expirer dans un vieux parking humide. « J’ai plus qu’à espérer une coupure de courant, alors », qu’elle grommelle finalement, balayant l’espace devant elle d’un rayon lumineux pour mieux avancer dans ce dédale de béton. Se mettre à la recherche d’une porte de sortie dans son état était suicidaire, et à moins que les éclaireurs n’en trouvent une qui soit facilement accessible, alors elle n’avait plus trop d’espoir. Si elle perdait le courant à Chicago, alors elle serait propulsée derrière son ordinateur. La perspective ne l’enchantait pas tant que ça. « J’avoue que je cracherais pas sur un fast food en ce moment. » Ou n’importe quoi de bien gras, un burger avec trop de sauce, des frites salées à l’excès, un coca qui lui donnerait mal à l’estomac, mais qui la satisferait l’espace d’un instant éphémère. Elle avait toujours trouvé du réconfort dans les excès, mais elle, son poison, ça n’était pas le cholestérol, mais l’alcool.

À l’exhortation du blond, elle s’arrête, pointant le canon de son arme sur son compagnon pour l’éclairer adéquatement. Elle s’approche, soudainement docile, comprenant ce que Starkiller souhaitait faire. C’était loin d’être une mauvaise idée. S’ils avaient de la chance, ils trouveraient de quoi augmenter leurs chances de survie, même si elle ne parierait pas là-dessus. Rien, qu’il annonce finalement après une fouille sommaire. « Surprenant », ironise-t-elle dans un soupir. Les développeurs n’étaient pas connus pour faire des cadeaux, même pour ceux qui avaient l’audace d’aller explorer les tréfonds de bâtiments quasiment inaccessibles – ou ceux qui étaient contraints de se frayer un chemin parmi leurs décombres au péril de leur misérable vie. Sa lampe de poche éclaire à nouveau le chemin. Elle évite quelques gravats qui bloquent leur chemin, tantôt contourne, tantôt escalade sans trop de peine les monticules de béton effrité qui laissent présager le sort qui attend le bâtiment d’ici quelques années. Starkiller brise à son tour le silence et Kerrigan hoche la tête. « Ça montre assez aisément le genre de gamin que tu pouvais être », qu’elle fait, roulant des yeux sans que son interlocuteur ne puisse la voir. « Ta mère devait être fière, tiens. Je la plains. »  Elle a conscience qu’elle ne fait peut-être rien d’autre que tourner le fer dans la plaie, mais elle n’y peut rien. Elle se sent oppressée par l’ambiance, étouffée par les murs grisâtres qui lui donnent l’impression de se refermer sur elle, petit à petit, et n’a qu’une seule envie : sortir.

Au détour d’un couloir, elle éteint soudainement la lampe, plongeant le binôme dans l’obscurité la plus totale. Le silence règne un instant avant qu’il ne soit interrompu par la voix de Kerrigan, qui trahit une certaine excitation. « On voit. » Difficilement; si on plissait les yeux, quelque peu, et qu’on regardait dans la bonne direction, on discernait un peu les coins des poutres qui tenaient toujours. Ça voulait dire que quelque part, il y avait de la lumière qui entrait dans le parking; et qui disait lumière impliquait une sortie. « Il était pas trop tôt. » Elle reprend sa marche, non sans rallumer la lampe, accélérant le pas pour découvrir ce qui s’approchait le plus d’une bonne nouvelle depuis le début de cette journée.



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MessageSujet: Re: Hell of a run ~ Sibel   Ven 9 Déc - 18:37
Plus le temps passait et plus Starkiller se retrouvait victime de la mauvaise humeur de Kerrigan. Le problème de cette mauvaise humeur, c'est qu'elle ne contribuait pas à le garder un minimum courtois avec elle. La situation n'avait rien d'amusant ni d'agréable, cependant elle pourrait rapidement devenir bien pire si elle continuait de l'arroser de piques acerbes. Ces joueuses. Aucun sens de l'humour. Dès que ça allait pas dans leur sens il fallait bien sûr qu'elles commencent à s'agacer de tout.

-Du chauffage ouais. Et même une porte qui ferme si tu veux tout savoir, ironisa-t-il.

Essayer de passer outre n'était pas aussi simple que ça en avait l'air, mais il avait déjà connu des excités du bocal bien plus incisifs. Les situations de stress n'allaient pas à tout le monde, mais s'il n'y avait pas au moins une personne calme dans l'équipe, une expédition à la base rentable pouvait tourner au véritable bain de sang. Aucun profit à avoir là-dedans. Pour cette fois-ci, le profit ne serait pas un gros tas de billet de banques, mais simplement leur survie à tous les deux. Il ne voyait pas le compteur de Kerrigan, mais il était sûr que comme lui, elle préférait économiser ses vies plutôt que de les gâcher en vains accrochages.

Il ne répliqua pas lorsque sa voix fusa à nouveau devant la découvert du coffre vide de la voiture, préférant reprendre la marche en lançant une banalité, juste pour tâcher de détendre l'atmosphère, mais une fois de plus elle décida de se montrer acide plutôt que de simplement poursuivre la conversation normalement, ce qui eu pour effet d'échauffer le sang du CAHO. Qu'est-ce qu'elle savait de sa vie et de sa mère pour se permettre de lui en parler comme ça ? Qui lui disait que c'était à elle de se plaindre de quoi que ce soit ? Silas n'avait pas été le meilleur ni le pire des fils. Il avait juste été un fils parmi beaucoup trop d'enfants et il se trouvait qu'il avait eu un autre projet en tête que d'élever du bétail toute sa vie.

-Ouais bah peut-être que ma mère était trop occupée à pondre des gamins et égorger des vaches pour s'occuper de ceux qui étaient déjà grands, siffla-t-il à son intention.

Il s'arrêta de marcher net, dans une posture à demi agressive, mais quelque chose détourna alors l'attention de Kerrigan qui éteignit sa lampe. Pendant quelques secondes, Starkiller ne vit tout simplement rien à part le noir complet, puis peu à peu, sa vision s'éclaircit légèrement. Pas assez pour distinguer clairement quoi que ce soit, mais suffisamment pour en arriver à la même conclusion que Kerrigan. Ils arrivaient à la fin de cet enfer, et faites que des diablotins ne les attendent pas dans la lumière au bout du tunnel.

-Ouais, j'espère juste qu'on est assez loin, marmonna-t-il.

Elle ralluma sa lampe et Starkiller continua de la suivre sans perdre sa vigilance malgré son impatience de quitter les lieux. Première chose à trouver, une fois dehors : une porte de sortie pour retourner dans son fichu appartement. Il avait eu sa dose d'adrénaline pour la journée, il n'attendait rien de plus de cette partie pour aujourd'hui. Il n'avait plus qu'à s'en retourner dans son lit défoncé pour faire une grosse sieste jusqu'à l'heure d'aller travailler.

Après encore quelques minutes à marcher pour retrouver la source de la lumière, il atteignirent enfin une sortie du parking, ou bien un entrée, peu importe. L'important était qu'ils n'avaient pas à rester une minute de plus dans cet immeuble encerclé par des zombies, avec un peu de chance. Il prit l'initiative de vérifier lui-même si la situation à l'extérieur était viable ou pas et revint auprès de Kerrigan avec un vrai sourire.

-Bienvenue à l'air libre chérie. Les cadavreux sont tous occupés ailleurs, c'est le moment de tracer !

Sans attendre sa réponse, il retourna à l'extérieur, direction son QG, puis plus tard, une porte de sortie.

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