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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 dark necessities / gillian
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MessageSujet: dark necessities / gillian   Ven 4 Nov - 17:02
Lâchant un soupir, il jette un coup d’œil à sa montre : la seule position des aiguilles lui permet de constater qu’il est bien trop tard pour être encore au travail. Par la grande fenêtre de son bureau, il voit que le soleil s’est éteint derrière l’horizon urbain de Chicago, faisant mourir par la même occasion ses espoirs de rentrer tôt. Quand il y avait du travail, il fallait le faire; et s’il ne le faisait pas, personne d’autre n’était là pour rattraper le coup. Charles finit par se lever, s’étirant paresseusement, avant de se diriger vers la cuisine communautaire sans prendre la peine d’enfiler son veston – il n’y avait sans doute plus âme qui vive à Tsava Security à cette heure tardive.

Il pianote distraitement sur les boutons de la machine à café, puis s’appuie contre une table, les mains dans les poches, le temps que sa tasse se remplisse. Au nombre de cafés qu’il ingurgitait en une seule journée, en boire tard le soir n’aurait aucun effet sur son cycle de sommeil. L’appareil cesse son œuvre et le comptable attrape le contenant chaud, prêt à retourner mettre son nez dans un enfer de chiffres. C’est toutefois un juron coloré qui attire son attention – une voix de femme et une expression qu’il aurait reconnues à cent lieues à la ronde. Curieux, il se dirige vers ce qu’il croit être la source du bruit. « Gillian? » Il passe sa tête de l’autre côté du cadre de porte, s’y appuyant finalement, surpris de voir la Clemens bûcher si dur une fois la nuit tombée. Pas qu’il s’imaginait qu’elle n’était pas une bosseuse, mais il avait toujours eu l’impression qu’elle préférait passer la soirée à regarder Desperate Housewives en rediffusion sur le câble plutôt que derrière un écran d’ordinateur.

Il s’approche pour prendre place sur la chaise devant le bureau de Gillian, trempant ses lèvres dans son café noir. « T’as oublié que t’avais une présentation demain? » Il ose un petit sourire gentiment moqueur. Il connaissait suffisamment Gillian – et son ardent désir d’obtenir la promotion qu’elle convoitait – pour savoir que son organisation était légendaire et qu’elle ne laisserait jamais passer une telle erreur. « Je peux faire un truc pour t’aider peut-être? » Comme s’il n’avait pas assez de son travail, il fallait qu’il se propose pour venir en aide aux autres. En cas de besoin, il savait Tania suffisamment débrouillarde pour l’aider à gérer les dossiers les plus urgents le matin venu.



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MessageSujet: Re: dark necessities / gillian   Lun 7 Nov - 3:02
Le dos courbé devant son ordinateur, les épaules penchées prête à plonger dans son écran, Gillian rassemblait toute sa concentration depuis quelques heures maintenant. Elle n’avait pas vu l’étage se vider petit à petit, trop à l’écart dans ce bureau qui lui était réservé. Elle s’était prise au sérieux dans ce projet qui avait envahi son esprit depuis quelques jours maintenant. Alors elle s’était lancée, Gillian commençait la programmation. Des centaines de personne en étaient capable dans ce seul immeuble, mais elle avait beaucoup trop de fierté pour se tourner vers l’une de ces personnes. Elle se voyait très mal abordé l’un de ces informaticiens alors qu’elle ne les avait jamais côtoyé. Alors elle s’était pris au joue d’apprendre, de faire sa seule en pensant se prouver quelque chose et pour avoir la satisfaction de l’avoir fait elle-même. Après tout, elle avait une idée simple, alors elle avait logiquement penser qu’elle serait simple à réaliser. Jusqu’à ce soir. Elle peinait, rien qu’à s’y lancer. Les soupirs s’enchaînent et, après un énième échec, elle craque. « MER..crediii. » La rouquine se mord les lèvres, retenant le jurons qui avait failli sortir de sa bouche.

Elle s’impose un moment de répit, pinçant le haut de son nez de ses doigts manucurés et ferme les yeux. Le temps avait filé sans qu’elle ne remarque la tombé de la nuit, oubliant de palier à l’obscurité de la pièce en allumant ne serait-ce que sa lampe de bureau. Finalement, la fatigue s’installe, et au moment de tout relâcher, jusqu’à son attention, une voix surgit de nul part. « Pu..rée. » Second rattrapage qu’elle souffle tout en rabaissant ses épaules crispés dans son sursaut. « Bon sang, Charles. Ne recommence plus. » Si le sourire du comptable qu’elle aperçoit dans le cadre de la porte s’amuse, elle se sent complètement ridicule.

La jeune femme s’empresse de s’arranger, cheveux et tenue, quand il rentre alors, venant décaler son ordinateur dans un coin de son bureau pour mieux échanger avec son collègue. Collègue dont la présence ne la surprend même pas à une heure pareil -après l’avoir remarqué. Difficile de trouver plus modèle que le super comptable de Tsava Security. Elle sourit à cette pensée avant de se rappeler de sa question. « Non, non, qu’elle commence en agitant ses mains qui expliquait de façon abstraite ce qu’elle faisait. J’ai commencé à travailler sur un projet, ou du moins, j’ai essayé et puis… Et puis t’as surement un projet d’un mois à l’avance à finir. » Une petite pique d’humour qu’elle se permet dans un rire quelque peu fatigué. Elle fait une pause en regardant son écran, l’air hésitant alors que son regarde bascule vers le brun. Gillian tape ses ongles contre son bureau avant de s’y repencher, faisant tourner l’écran de son ordinateur portable vers lui. « Bon, juste cinq minutes de temps, promis. Mais j’essayais d’installer ce logiciel et pas moyen de retrouver la fenêtre d’installation chaque fois que je le lance c’est… Ne commence pas à sourire. S’empresse-t-elle de le corriger alors qu’elle semble déjà paniquée à l’idée de pas réussir cette étape. Je saurais me débrouiller après. J’ai juste besoin d’un coup pouce pour ça. » Difficile à croire qu’elle se mettrait à la programmation alors qu’elle avait déjà du mal à installer le logiciel nécessaire.

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MessageSujet: Re: dark necessities / gillian   Mar 8 Nov - 21:12
Gillian devait être véritablement concentrée pour être ainsi surprise par l’arrivée de son collègue – ou alors persuadée que personne ne viendrait la déranger à une heure aussi tardive. « Ok, ok », promet-il à demi-mot alors qu’il avance dans la pièce pour mieux se laisser tomber dans une chaise. Elle tergiverse, hésite, pour finalement terminer dans une pique que Charles interprète davantage comme une tentative de rester mystérieuse plutôt que comme une blague à proprement parler; ça l’amuse néanmoins. Il ricane doucement, perplexe. « Un "projet"? T’es généralement pas aussi vague. Tu me caches des choses? » Considérant qu’il avait l’habitude de trouver où aller chercher les fonds pour donner naissance aux projets saugrenus de Gillian, il y avait de quoi se demander si elle n’était pas en train de l’épargner pour mieux revenir à la charge plus tard.

Elle tourne l’écran finalement et Charles se saisit de l’appareil comme si c’était sa seconde nature – ce qui n’était pas exactement faux. Le problème de Gillian a le mérite de le faire doucement rigoler, même s’il essaie de garder son séreux, ce qui se révèle être un échec au vu de l’exhortation de la rousse. « Je me moque pas, promis », qu’il fait alors qu’il tapote doucement sur les touches. Son sourire en coin trahit toutefois le mensonge que ses mots cachent. Curieux, il observe le fichier exécutable qui donne du fil à retordre à sa collègue. La nature de l’application le fait froncer les sourcils. Il décoche un regard intrigué à Gillian avant de lui rendre son ordinateur : sur l’écran, on voit la barre d’avancement caractéristique, bleue sur fond gris. « Un logiciel de programmation, Jill? » qu’il lance finalement, sincèrement curieux, mais un peu amusé, aussi. La rousse était vaguement reconnue comme la terreur du service de TI et n’avait jamais semblé apprécier particulièrement le côté matériel de la technologie – le fait qu’elle s’intéresse à cet aspect l’intriguait d’autant plus.

Charles n’entrevoit pas d’autres raisons, pour Gillian, de se mettre à la programmation que la place vide qu’elle convoite depuis peu. « T’as pas besoin de ça pour la promotion, hein. C’est… cool, mais un peu extrême comme façon de prouver ta valeur. Tes compétences se trouvent ailleurs. » Il était lui-même prêt à intervenir en faveur de son amie auprès du conseil d’administration : étant lui-même chef de service, il avait l’oreille du vice-président des finances, et n’hésiterait pas à jouer de ses contacts si ça pouvait faire plaisir à son amie.



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MessageSujet: Re: dark necessities / gillian   Mar 29 Nov - 1:33
Le comptable se saisit de l'ordinateur et en à peine quel que touche, il réglait son problème qui à priori n'en était pas un pour lui. Jill soupire, tant de soulagement que d'exaspération. Elle était mal barrée, même avec toute la volonté du monde. Elle remercie son ami dans un souffle et reprends l'ordinateur face à elle. Mais elle n'est pas dupe et son collègue encore moins. Le nom du logiciel qu'elle téléchargeait apparaissait sur tous les écrans… de l'étage inférieur, là où travaillait le cœur de cette entreprise. Ici, personne ou presque avait besoin d'écrire des lignes de codage. Si elle pouvait mentir à Charles, elle n'en voit pas la nécessité. Puis elle ferait une terrible menteuse à cette heure-ci. Dire la vérité n'a rien de plus facile ceci dit.

Alors devant son silence, le brun devine ou du moins tente de deviner par lui-même ce qui la poussait à s'intéresser à son pire ennemi. Et aussitôt Jill secoue négativement ses mèches rousses. « Non, non, non c'est pas pour ça. Merci, qu'elle glisse tout de même en remarquant l'effort de vouloir la rassurer, mais non… Enfin si. Ça serait une bonne idée mais non ce n’est pas pour cette foutu promotion. » Elle se doit de noté l'idée. Si ça venait à fonctionner, ça pourrait être son tremplin. Sauf que ce projet n’était à l'origine d'aucune ambition, aussi difficile que ça puisse paraître venant d'elle. Le temps d’un instant Jill cherche à mettre des mots sur son idée puis finit par en rire, n’y croyant plus vraiment. Aussi décide-t-elle d’aborder ça sur un ton léger. « Je me suis inscrite au Darwin’s Game il y a quelques semaines et, en plus de n’y voir pas beaucoup d’intérêt, je déteste y rester coincée des heures. Je ne veux pas mourir et c’est souvent ce qui t’attends quand tu cherches des portes de sortie. Bref, fait-elle en balayant le devant de son visage avec sa main. la dernière fois je me suis brusquement déconnectée et j’ai compris qu’une fois de retour à Chicago que mon téléphone s’était étend. Depuis je ne fais que de me connecter avec une ou deux barre de batterie. Et puis, ce matin dans l’ascenseur, en écoutant deux programmateurs parlé, je me suis dit… pourquoi ne pas forcer la déconnexion ? Ici on bosse pour empêcher les virus de faire planter nos ordinateurs alors le système inverse, les faire planter, doit être facile. La rousse inspire puis lève enfin ses yeux vers le comptable. Elle laisse un instant de silence et enfin expire dans un léger rire visant encore une fois à décrédibiliser la chose. J’aurais dû préparer un Power Point, je sais. » Aka la langue universelle de cette étage.

Gillian pose sa main, lasse, sur l’écran de son mac et le tire vers le bas avec précaution. Elle n’abandonnait pas mais peut-être en avait-elle assez pour aujourd’hui. Elle se rendait aussi compte que ses idées n’avaient rien de claires, ironique quand son travail ici consistait à mettre les choses au clair. « T’aurais pu me faire un café au lieu de jouer au spooky ghost. » Elle lui lance un sourire moqueur, bien consciente qu’il ne l’avait pas fait exprès et qu’il s’attendait surement à être le dernier dans les bureaux. Tirant ses cheveux courts derrière ses oreilles, elle déverrouille mécaniquement son téléphone pour voir l’heure ou un quelconque message manqué. « C’est juste… Elle se mord la lèvre, cette idée refusant de quitter son esprit. C’est toi le génie du service, dis-moi ce que je pourrais faire ? On pourrait comme planifier le nombre d’heure de jeux et passer ce délais on force l’extinction de l’appareil. On, comme si elle l’embarquait déjà dans sa folie créatrice. La jeune femme s’était soudainement levée, repartie dans sa folie créatrice. Munie d’un feutre, elle tira le tableau sur roulettes qui se tenait dans un coin de son bureau. Puis elle lui tendit ce feutre comme elle lui tendait la maison, le poussant à la rejoindre et participer à ce projet. Allez. Promis je demanderais plus d’avance de dernière minute après ça. Pour quelques mois seulement du moins. »



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MessageSujet: Re: dark necessities / gillian   Mar 6 Déc - 22:00
Il plisse le nez, à moitié dégoûté, lorsque Gillian lui admet avoir cédé à l’appel de Darwin’s Game. Considérant le dédain bien connu de la rouquine, Charles était persuadé qu’elle ne serait pas du genre à s’inscrire, même par curiosité. Il avait tort, de toute évidence, et est forcé de constater que plus personne n’était à l’abri du phénomène. Toutefois, plus elle parle, plus il s’intéresse à l’idée derrière, allant jusqu’à deviner ce qu’elle allait finir par lui dévoiler. Il n’y avait bien que Gillian pour penser à un truc pareil. Là où certains revendiquaient leur amour du jeu et leur désir d’y passer le plus de temps possible, au détriment de leur carrière, de leurs études ou de leur vie sociale, elle réfléchissait à une façon de contrôler au maximum l’impact du jeu sur sa vie. Un sourire vient étirer les lèvres du comptable. Quelque part, il aimait l’idée – c’était ingénieux, à l’image de celle qui avait ébauché le concept. Il avait appris à vivre avec le besoin de se connecter régulièrement à Darwin’s Game et n’avait pas encore vu de répercussion trop grave sur son travail, mais il se demandait souvent ce qui adviendrait de lui autrement.

Un petit rire lui échappe à la mention d’une présentation. « Tu jettes l’opprobre sur ta brillante carrière, Jill », qu’il raille gentiment. Il ne commente pas immédiatement l’idée en elle-même, prenant un instant de silence pour rassembler l’ébauche orale de Gillian à ses connaissances informatiques. Il n’était pas programmeur, mais il se débrouillait suffisamment bien en codage et en conceptualisation pour commencer à réfléchir à la possibilité de mettre en œuvre le programme imaginé par la rouquine. Charles hoche la tête en guise d’excuse pour ne pas avoir pensé verser une seconde tasse pour le fantôme qui rôdait si tard dans les bureaux de l’entreprise – à sa défense, il était persuadé qu’il serait le seul à rester jusqu’à une telle heure. « Génie », qu’il ricane en écho, tout de même flatté. « C’est pas impossible », qu’il finit par poursuivre après une seconde de réflexion. « Il y a pas mal d’applications de productivité qui sont basées sur ce principe. » Il faudrait tout de même effectuer quelques tests, considérant qu’il était fort possible que les développeurs du jeu aient pensé à instaurer un blocage préventif pour ce genre de programme.

Il ne relève que plus tard l’inclusion sans doute bien songée de sa personne au projet personnel de Gillian. Un soupir s’échappe de ses narines, mais il ne dit rien, se contentant de la toiser, vaguement exaspéré, alors qu’elle lui tend le feutre. « J’arrive jamais à te dire non, de toute façon », grommelle-t-il en se levant, attrapant le crayon au passage. Dans un coin du tableau, il note certaines des applications qu’il connaît et qui font usage de ce principe, histoire de penser à voir s’ils ne peuvent pas s’en inspirer. Les bras croisés, il s’appuie sur le mur, agitant le feutre nerveusement – un tic qu’il avait quand il était en grande réflexion. « J’imagine bien une sorte de cadran qu’on pourrait régler à l’avance et qui se met à décompter lorsqu’on lance le jeu. Comme ça, on peut se connecter à peine cinq minutes et tout de même passer cinq heures dans le jeu. » Il replonge dans un mutisme créateur. Il suffisait de faire en sorte que le joueur puisse suivre l’heure dans le jeu afin de ne pas être déconnecté pendant une tâche importante. « Peut-être que simplement fermer la fenêtre du jeu une fois le temps écoulé suffirait. Sinon, peut-être qu’il faudrait programmer l’application pour qu’elle mette l’appareil hors tension entièrement. »



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MessageSujet: Re: dark necessities / gillian   Lun 6 Fév - 0:42
Gillian insistait alors qu’elle savait très bien, au fond, qu’il ne saurait dire non. Si elle le savait un peu plus téméraire, elle ne jouerait pas autant avec sa gentillesse pour des fins professionnels. Et le plus important, ce n’était pas qu’elle en avait conscience, mais que lui-même en avait conscience. Comme il vient le confirmer quand il attrape ce feutre qu’elle lui tend avec insistance. Elle n’est qu’une grand enfant, autrement casse-cou, qui pousse son ami à la suivre. « Et tu ne regrettes jamais. » Lance-t-elle avec un regain d’enthousiasme qui lui fait oublier sa fatigue. Finalement assise sur le bord de son bureau préalablement dégagé de ses papiers, elle regarde les noms inscrits, bien qu’elle ignore totalement à quoi ils correspondent. Un instant de réflexion s’impose à eux. Le comptable semble toujours concentré sur cette idée quand la rouquine, elle, se demande ce qui poussait vraiment Charles à dire oui. Il était une chose entre dire oui pour quelques chiffres en plus et dire oui pour un projet de la sorte. Elle n’arrivait pas à déterminé si c’était de l’altruisme, envers elle, envers les joueurs, ou si encore c’était juste par passion de l’informatique ou tout simplement pure naïveté. Il la rattrape dans ses pensées et sa concentration revient aussitôt. « C’est exactement ce à quoi je pensais. On doit pouvoir gérer son temps, de décider si on veut y passer sa soirée ou juste prendre une pause de cinq minutes. » L'obsession de la jeune femme pouvait surement en sauver plus d’un. Tout planifié, tout remettre en ordre. C’était ce dont cette ville avait besoin. Elle paraît un instant dubitative avant d’hocher négativement la tête. « Je ne crois pas qu’on puisse atteindre le jeu lui-même. Enfin, ce n’est pas moi l’experte tu le sais bien. Mais je devine que si c’était aussi facile, le jeu aurait déjà été piraté. » Malheureusement, pour de mauvais intentions. Les dégâts en jeu étaient suffisamment sévères pour que des petits malins en rajoute une couche. Il fallait croire que les développeurs avaient été assez intelligents sur ce coup-là. « Il nous faudrait l’avis d’un vrai informaticien. Sans offense, bien sûr. » Elle souligne sa taquinerie d’un léger sourire avant de soupirer. Il y avait tant à voir, tant à chercher. L’idée ne s’arrêtait à bidouiller deux-trois codes informatiques, aussi simple soit-elle. Gillian soupire doucement, la fatigue la rattrapant malgré tout l’enthousiasme dont elle avait fait preuve il y a quelques minutes. Elle descend de son bureau puis retourne le tableau pour cacher leurs écrits. « Evidemment… Ça reste entre nous ? Je ne sais pas encore ce que je veux faire de « ça », je voulais un bête outil rien que pour, à la base. » Mais plus elle y réfléchissait, plus elle se rendait compte que le projet pouvait avoir bien plus d’importance. Elle pose sa main sur l’épaule du brun en gage de remerciement et rassemble ses affaires. En jetant un coup d’œil au comptable, elle s’imagine mal le laisser seul à l’étage, tant bien c’était ce qu’il désirait. Quoiqu’il avait sa tasse de café, il n’était pas si seul. « Range tes affaires aussi. Je t’offre un truc au Starbucks du coin. Ça sera toujours mieux que ce café réchauffé. » Elle ne lui laisse pas le choix, allant patienter face à son bureau. Ou peut-être qu’elle craquerait pour un plat japonais sur la route.

- FIN -


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