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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 WHAT IT MEANS TO BE LEFT / ROY
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MessageSujet: WHAT IT MEANS TO BE LEFT / ROY   Lun 7 Nov - 13:27
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A l’instar de tous les joueurs du DARWIN’S GAME, Isaÿr mit un moment à réaliser que ce qu’il était en train de se passer sur tous les écrans et dans tous les hauts-parleurs du jeu n’était pas un tour de son esprit. C’était bien Faust et Kerrigan qui venaient de s’autoproclamer défenseurs des pauvres âmes du jeu, trahissant ainsi l’existence d’une organisation que tous avaient soupçonnée sans jamais qu’il n’y ait de preuve concrète. Après hébétude générale arrivèrent les réactions – et aucune d’elles ne fut positive. Mera cligna des yeux en observant l’image de son compagnon désormais haï de tous et se mordit la lèvre. Quelques regards se tournèrent dans sa direction, parce que son amour pour cet homme n’était plus un secret pour personne ou presque, et la jeune femme n’eut même pas à mimer la surprise et le choc. C’était inscrit sur sa gueule et personne n’aurait pu douter de sa sincérité. […]  

Le trajet en train jusqu’à la ville lui parut insupportablement long. Jamais elle n’avait vu tant de monde, tant d’excitation – sauf durant le jour de l’unité peut-être. Personne n’essayait de tuer personne, quelques bagarres éclatèrent mais rien qui mérite une attention toute particulière. Les curieux se pressaient dans le wagon défoncé, et sautèrent en même temps qu’elle sur le toit le plus proche avant d’arriver dans le territoire ESHU. Le pont menant à l’île nouvellement baptisée Avalon était bondé. La brune resserra sa capuche autour de sa tête pour ne pas être reconnue et joua des coudes pour avancer plus rapidement. Qu’est-ce qui la poussait à foncer tête baissée pour le voir ? Le sentiment de trahison, la colère, la terreur, la douleur, la jalousie aussi. Si cela expliquait que Kerrigan ait sorti Faust des geôles CAHO, il n’en restait pas moins que la jalousie dévorait son coeur et prédominait en son sein alors qu'elle aurait surtout du lui en vouloir de ne pas lui avoir dit pour la Milice. Elle parvint finalement aux portes de la ville, où elle fut interceptée par un membre de la Milice masqué. Qui se cachait, là-dessous ? Ce pouvait être n’importe qui. Elle tenta de scruter un regard, une façon d’agir : il s’agissait peut-être d’un GAIA.  « Tes armes. » ordonna l’homme. Après avoir insisté pour les garder, Isaÿr finit par obtempérer et se plier à leurs règles qu’elle n’approuvait guère.  « Je voudrais voir Faust. S’il vous plaît. Je ne suis là pour lui parler. » réclama-t-elle, puisqu’ici elle n’était plus rien et n’était pas en mesure d’exiger quoi que ce soit. Cette idée la terrifia autant qu’elle la réconforta ; terrifia parce qu’elle n’avait plus le contrôle, réconforta parce qu’il s’agirait d’un moment de repos durant lequel personne ne comptait sur elle. […] Lorsque sa silhouette apparut devant elle, grande et fière, mille sentiments passant de l’amour à la haine l’envahirent brusquement. Elle n’attendit pas que son guide s’en aille pour se ruer vers lui et frapper de ses petits poings sur son torse, le visage déformé par la colère dévoilé par sa capuche qui glissa de ses cheveux bruns.  « Qu’est-ce que ça veut dire tout ça, hein ? Qu’est-ce que tu fais ici Faust, c’est quoi cette histoire ? » hurla-t-elle d’un air désespéré.  « Tu t’attaques à l’ensemble des joueurs, t’en as conscience ?! Tu sais que tu vas être haï de tout le monde ?! T’as réfléchi à ça ? » cria-t-elle encore plus fort en continuant de taper sur son torse qu’elle ne saurait blesser, même avec toute la volonté du monde.  « Dis-quelque chose. » souffla-t-elle en cessant enfin ses coups, ses doigts se refermant d’un air désespéré autour du tissu de ses vêtements et le front appuyé contre son torse. Elle était minuscule à côté de lui et si d’habitude elle se sentait protégée, cette fois elle se sentait surtout impuissante et incapable de le protéger de ce qui l’attendait. Parce qu’il avait beau être en mesure d’accueillir des gens comme Erin qui n’avaient plus nulle part où aller, il s’était aussi fait des ennemis aujourd’hui, et pas des moindres. Remettre en question les fondements même du jeu n’allait pas plaire à grand monde, à commencer par les développeurs. L’idée qu’ils s’en prennent à lui lui était insupportable.


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MessageSujet: Re: WHAT IT MEANS TO BE LEFT / ROY   Lun 7 Nov - 16:34
Roy avait du mal à se réjouir en voyant autant de monde franchir les murs de son nouvel antre. Il savait pertinemment que le trois quart des joueurs présent était là par pure curiosité et d'autre pour essayer de repérer les visages des miliciens, très certainement pour s'en prendre à eux plus tard. Et c'est à cause de cette idée, paranoïaque mais terriblement vrai, que le brun reste à l'écart, laissant les miliciens masqués gérer ce jour nouveau. Du haut d'un appartement qu'il avait réaménagé comme le sien, appuyé contre la fenêtre pour voir ce qui se passait, il est happé par le brouhaha ambiant ; si bien qu’il n’entend pas les pas approchants. « Faust- » Le milicien n’a pas le temps d'interpeller l’homme que déjà la leadeuse gaia se rue vers lui, poing serré. Ce qu’il craignait le plus lui tomba dessus comme les poings en colère qui tambourinait contre son torse.

Mera l’assène de coup comme de question et Faust fait ce qu’il sait faire de mieux : il encaisse. Il encaisse sans mot, sans prêter attention à l’homme qui repart aussitôt que le ton monte. Menton baissé, il regarde la femme qu’il l’aime se venger pour toutes les fois où il lui avait reproché de ne lui avoir rien dit quand lui cachait sa double identité. Pourtant il n’arrive pas à rester infaillible. Il flanche, recule d’un pas alors qu’il manque même de tomber à la renverse. Elle ne cogne pas contre lui, elle cogne contre ses sentiments. Mais il ne sait pas lequel exprimer en premier alors il garde tout dans sa coquille et derrière son masque souriant. Ses lèvres s’étirent alors qu’il vient couvrir ses mains par-dessus les siennes, refermant avec prudence pour l’inciter à se calmer. Il aimerait se coffrer dans son mutisme, lui imposer le silence pour ne profiter que de sa seule présence mais elle lui impose de dire quelque chose. Un ordre qu’il ne peut ignorer au risque de voir sa colère exploser à nouveau.

« Tu m’as manqué. » S’il ne peut désobéir, il peut contourner l’ordre. Il redoutait tellement ce moment. Il se sentait prêt à tout affronter. De la diffusion de la vidéo, la réaction des atoms, la colère des joueurs au regarde de son frère. Mais Mera, c’était tout une autre histoire. Il savait aussi que les évènements tombaient plus que mal, et c’était peu dire. Il se mord les lèvres pour ne pas dire qu’Aria aussi lui manquait. La brune ne pleurait pas et il ferait tout pour la garder forte. « T’as accepté de laisser tes armes en rentrant ? Fait-il faussement étonné alors qu’il descend sa main dans une caresse le long de son dos pour la maintenir contre lui. J’ai du mal à y croire. » Avec plus de confiance, moins de doute, il aurait cherché une quelque arme cachée. Mais le simple fait d’éviter les vrais questions est déjà trop. Alors avant qu’elle ne le reprenne à l’ordre, surement loin d’avoir envie de jouer, il se tente à aborder le sujet. « J’en sais rien. Tu me déteste toi ? Pour ça, pour ce qu’on a dit dans cette vidéo ? Si tu n’y crois pas alors oui, j’ai peut-être perdu mon temps. Mais si t’arrives à comprendre alors… » Alors il a une raison de continuer.

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MessageSujet: Re: WHAT IT MEANS TO BE LEFT / ROY   Lun 7 Nov - 21:01
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Comment pouvait-elle rester fâchée alors que les gestes de Roy étaient doux, qu’il exprimait un manque qu’elle espérait de lui chaque seconde comme il lui manquait chaque seconde de son existence, que sa main se baladait dans son dos qu’elle aurait aimé dénuder sur le champ pour le simple plaisir de sentir ses doigts courir sur sa peau ? Elle se fit langoureuse sous ses doigts, ses joues tournèrent à l’écarlate et son souffle accéléra légèrement.  « Il m’arrive de faire ce qu’on me demande, de temps en temps. » dit-elle avec un maigre sourire, qui disparut aussi vite qu’il était arrivé. Roy et sa foutue manie de la distraire avec ses sourires et ses blagues ! Chaque fois, Mera tombait dans le piège. Toujours. Il aurait pu commencer à lui parler de la pluie et du beau temps qu’elle n’y aurait vu que du feu. L’amour rendait vraiment con. La jeune femme réfléchit un instant à la question et releva les yeux vers lui, sans relâcher le vêtement captif de ses doigts crispés.  « Je suis vraiment en colère que tu m’aies caché ça alors que tu passes ton temps à me dire d’arrêter de te mentir, et aussi que tu continues de te mettre en danger sans arrêt. Mais je ne te déteste pas. J’en suis incapable. » Elle se mordit la lèvre et enchaîna :  « De toute façon, tu es aussi têtu que moi. Je pourrais te dire mille fois d’arrêter de te mettre dans des situations délicates, tu ne m’écouteras jamais. » Il n’y avait pas la moindre once de reproche dans sa voix. Ça aurait été malvenu de sa part, l’aimant à emmerde n°1 de Chicago. Non, le ton de sa voix relevait davantage de la bouderie puérile, mais teintée d’une inquiétude réelle.

Elle parvint finalement à le relâcher et mit un peu de distance entre eux. Roy la troublait trop pour qu’elle puisse garder son calme. Mener une discussion sérieuse alors que chacune des caresses qu’il lui offrait lui donnait envie de se jeter à ses lèvres ? Impossible. Elle s’assit plus loin, sur un vieux canapé, et reporta son attention sur lui.  « Je suis venue ici pour comprendre Roy. Comprendre ce que tu fais, et pourquoi tu le fais. Est-ce que tu es sûr d’avoir le beau rôle ? Qu’on ne te manipule pas à d’autres fins ? » Ça faisait beaucoup de questions d’un coup, mais des questions, Mera en avait des milliers. Depuis quand, comment, pourquoi, qui, de qui, pour qui, la liste s’étendrait jusqu’au matin suivant, à ce rythme.  « Je veux que tu me dises tout. Absolument tout. Je ne serai pas en mesure de te protéger et te soutenir si je ne sais pas ce qui se trame. » Parce que même fâchée, même alors qu’elle se sentait sincèrement trahie, et triste, et que son coeur était brisé en mille morceaux dans sa poitrine, tout ce qui comptait à ses yeux était sa sécurité. Qu’il soit en vie quelque part, apaisé, accomplissant quelque chose de bien. Ce qu’il semblait faire, à priori. Sauf que le monde entier s’apprêtait à lui tomber sur la gueule. C’était le moment pour Mera de lui rendre ce qu’il avait fait autrefois pour elle, lorsqu’il s’était livré aux CAHO. Le moment de lui prouver qu’elle l’aimait de tout son coeur et qu’elle était prête à tout pour lui, même quand le reste du monde ne comprenait pas. Il y avait en revanche une chose qu’elle ne pouvait sacrifier : les GAIA. Et cela lui posait un sérieux cas de conscience, de savoir qui des GAIA ou de Roy elle devait mettre en première place sur l’échelle de ses priorités.


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MessageSujet: Re: WHAT IT MEANS TO BE LEFT / ROY   Lun 14 Nov - 2:57

Roy espérait sincèrement que ce moment serait le dernier. Non pas le dernier moment avec elle, mais le dernier à débattre politique, conflit, ambition. Il voulait de ces soirées où ils pouvaient disparaître aux yeux de tous, évanouis entre deux soupirs. Aujourd’hui aurait pu être ce jour s’il n’avait pas tout gardé pour lui. Elle n’avait pas à être mêlé à ça tant que la milice ne s’était pas exposé au grand jour. Pour plein de raisons toutes aussi logiques. Pour une fois, Roy agissait sous le bon sens et non selon ses idées chevaleresques. Le secret se devait d’être étouffé. Il en assumait les conséquences, même si voir Mera s’éloigner ainsi de lui est frustrant. Il se raisonne rapidement, se disant alors que sa réaction aurait pu être pire. Malgré toutes les fois où il lui avait demandé de cesser ses mensonges, elle se montre compréhensive face au sien. Les années avaient beau les séparer, la jeune femme se montrait bien plus mature sur de nombreux points. « Merci, lâche-t-il faiblement, honteux, de pas m’en vouloir. » Il en était bien plus reconnaissant que ce ridicule merci voulait le dire. Il voulait bien affronter tous les joueurs de ce jeu, mais pas elle. Car il se savait perdant d’avance.

Elle s'assoit et exige aussitôt des explications, ce qui était parfaitement dans son droit. Tout le monde voulait comprendre. Le brun reste debout, tirant nerveusement sa barbe alors qu’il cherche les mots. Mais il y avait bien une chose dont il était sûr : « Je ne suis pas le gouvernement Mera. Je n’ai jamais demandé à être enrôlé là-dedans. La dernière fois que je me suis porté volontaire, ça m’a coûté mes jambes. » Et on pouvait toujours entendre sa rancœur au fond de sa gorge. Une rancœur qu’il avait étouffé avec le temps, qu’il avait mis de côté pour faire de la place à Mera, à sa fille, à sa nouvelle vie. Pourtant, il était bien là, portant ce rôle de milicien que l’on associait trop facilement au gouvernement de plus en plus oppressant, pour ne pas dire tyrannique. Alors comment en était-il arrivé là ? « Bon nombre d’entre nous, les anciens surtout comme Kerrigan et moi, ont été contraint de le faire. On était déjà dans leur fichier, tout ce dont ils eu besoin c’était trouver notre point faible et le faire disparaître en échange de ce boulot, dit-il sans cacher son dégoût.. C’était du chantage et ça a marché. » Roy avait les bras croisés sur son torse, figé dans une posture qu’il voulait la plus neutre possible pour moins en montrer. Mera était peut-être sa seule audience, il ne parlait que trop rarement de ce genre de chose. Même entre milicien, eux qui ont pourtant vécu la même chose. « J’en suis loin d’être fier. Mais j’avais pas le choix, pour Charles. J’ai accepté cet argent et j’ai fait semblant de leur appartenir, d’œuvrer. Parce que les atoms étaient ma priorité, parce que je t’ai rencontré ici. » Le brun se déplace de quelque pas vers la fenêtre, les bras toujours aussi fermement lié entre eux. Il regarde de nouveau en contrebas, tournant à moitié le dos à la jeune femme. « Et puis il y a eu… Tu sais ce qu’il y a eu. » Les trahisons, les alliances, la guerre et toutes les horreurs qui en découlaient. Roy les connaissait que trop bien, et c’est bien ça qui l’insupportait.

Mais il comprenait que Mera ne cherchait pas à savoir le pourquoi, du qui, du comment pour la forme, pour l’information. Elle voulait savoir pour comprendre pourquoi il avait toujours besoin de jouer au héros suicidaire. Il inspire doucement alors qu’il se retourne vers le canapé où elle est assise. En deux pas il arrive à elle. Il plie ses genoux, s'abaissant à sa hauteur pour mieux la voir . « Tu vois ça ? » Le brun remonte sa manche et montre l’intérieur de son poignet pendant qu’il prend appuie sur les genoux de la jeune femme comme pour se tenir au plus proche d’elle. 07 Un chiffre noir, ancré, voyant mais pourtant rassurant. Qui pouvait se targuer d’avoir un nombre aussi élevé après tout ces mois de jeu ? Pour un suicidaire, il était encore bien en vie. « J’en ai 7 depuis le jour où tu m’as dit que j’allais papa. J’en ai 7 et j’ai pas l’intention que ça change. C’est pas.. C’est pas une promesse, on est jamais à l’abris d’une panthère sauvage. Mais j’ai pas non plus l’intention de les donner à ces idiots qui courent les rues. » Il esquisse un léger sourire en serrant un peu plus dans ses larmes mains les cuisses de la brune, s’envahissant d’une chaleur qu’il n’avait pas ressenti depuis longtemps. Il était loin le temps où le plus gros danger venait d’un félin assoiffé de sang. Aussi effrayant que ça puisse paraître, ça n’était rien face à ce qu’ils devaient endurer aujourd’hui. « Mais j’ai envie de paix et d’équilibre, ici ou à Chicago. Je suis peut-être plus capable de tenir debout mais maintenir les choses en ordre, ça je sais faire. » Il n’y avait rien d'insensé quand tout ce qu’il voulait, c’était un meilleur monde pour le petit être qui portait son nom.

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MessageSujet: Re: WHAT IT MEANS TO BE LEFT / ROY   Lun 14 Nov - 22:21
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Mera garda le silence, but ses paroles en espérant qu'il s'agisse bien de la vérité et pas d'un énième mensonge destiné à la préserver d'une autre réalité ou à protéger les desseins de cette Milice débarquée de nulle part qu'elle n'était pas censée connaître. Un sentiment de culpabilité l'envahit à l'idée de ne pas le croire entièrement et inconditionnellement, jusqu'à ce que Roy vienne s'agenouiller devant elle. Ca, il ne l'avait encore jamais fait. S'abaisser ainsi, ouvrir son cœur, c'était une grande nouveauté. Et Mera savait qu'il n'en n'était pas capable, s'il le faisait par pur mensonge. En pensant rêver, elle l'observa les yeux écarquillés et les joues en feu. Roy ne lui ouvrait naturellement pas souvent son cœur. Le sien s'emballa doucement lorsqu'il lui montra son tatouage, qu'elle effleura de ses doigts timidement, comme s'il avait s'agit d'un trésor ; et c'était le cas, c'était bien sa vie qu'elle touchait du bout des doigts. Un sourire compréhensif et ravi se dessina sur ses lèvres charnues, s'étirant doucement à l'évocation de la panthère qui avait failli leur coûter la vie à tous les deux. Cette révélation avait suffi à lui apporter un peu de bonheur dans ses ténèbres, et elle esquissa là son premier sourire depuis le décès d'Aria comme une véritable délivrance. Le début de quelque chose d'autre. Roy aimait peut-être un peu le bébé, et c'était une très bonne nouvelle. Mera se rapprocha doucement de l'homme, les fesses au bord du canapé et les bras refermés autour de sa nuque, laissant reposer la tête de Roy contre sa poitrine. Elle caressa sa nuque et ses cheveux d'une main, tendres baisers déposés sur ses boucles brunes et son front soucieux.  « Et je t'aime pour ça. » répondit-elle doucement.  « Je suis faible devant ta manie de vouloir sauver le monde. Et puis, tu t'en sors mieux que moi en matière de survie, de toute façon. » C'était sa façon à elle de lui dire de continuer ce qu'il avait entrepris, quand bien même Roy n'avait pas franchement besoin de son accord pour le faire.

 « Ce ne sont pas vraiment les connards qui traînent ici et là qui m'inquiètent Roy. Ce qui m'inquiète, c'est les développeurs du jeu, et le gouvernement. Tu as vu de quoi ils étaient capables, alors … Si tu fais quelque chose qui leur déplaît ... » La brune ne termina pas sa phrase, mots étouffés dans sa gorge avant d'avoir pu être prononcés.  « Et puis il y a tes proches … Charles, Lucy … Le Gouvernement pourra d'autant plus te faire chanter maintenant. Quand on est capable de creuser des fosses communes, on est capable de jeter des gens dedans. » Ce n'était pas un reproche, loin de là. Rien dans sa voix ne trahit la peur, la colère ou la répréhension. Elle voulait simplement que Roy prenne pleinement conscience de ce qu'il était en train de faire. En protégeant des gens, il en sacrifiait peut-être d'autres. Ces mêmes gens qu'il voulait absolument protéger. Ses doigts glissèrent dans sa barbe et Mera soupira doucement.  « Mais peu importe, on s'en sortira toujours. Quoi qu'il arrive, je veux que tu sauves ta vie en premier. Moi, j'ai assez de ressources et de contacts pour prendre la fuite et vivre n'importe où, et je me chargerai toujours de Lucy. Charles aussi pourra sauver son cul. En revanche, toi, je veux que tu protèges ta vie. Que tu sois un peu égoïste aussi, parfois. Et ça, je te l'ordonne. Je n'ai plus que toi en ce monde Roy, j'espère que tu en as bien conscience. Si tu meurs, je n'y survivrai pas. » Ca sonnait comme un ultimatum. Bien sûr, il était libre de la laisser tomber s'il ne l'aimait plus ; ça suffirait à Mera de savoir qu'il était en vie quelque part. En revanche si Roy Jaeger n'était plus là, quelque part sur cette Terre, Mera n'arriverait plus à trouver la force de vivre après avoir tant perdu. Inutile de dire qu'elle avait déjà essayé de se laisser mourir après le décès d'Aria, et que son père l'avait arrachée à un état de famine et de tristesse avancé qui aurait même pu s'avérer dangereux pour Lucy. Elle s'était relevée pour Roy, pour leur enfant. Mais sans lui, Mera Birdwhistle ne serait plus rien.  « Tu m'étonneras toujours à être si bon avec ce monde qui ne te rend pas le centième de ce que tu fais pour lui. Tu es vraiment courageux. » La jeune femme appuya son front sur la tête de Roy et ferma les yeux pour profiter de cette étreinte privilégiée et méritée qu'elle avait espérée pendant des jours.



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MessageSujet: Re: WHAT IT MEANS TO BE LEFT / ROY   Mar 29 Nov - 1:34
Doucement enveloppé dans les bras de Mera, Roy ne sut quoi faire. Comme crispé, comme… Timide. C’était une habitude à prendre et un effort à faire que de se laisser porter. S’ils décidaient de continuer à deux, il devait aussi apprendre à ne plus tout porter et à partager. Chose qu’il n’avait que trop peu fait dans sa vie. Alors il essaye, ferme les yeux alors qu’elle finit de le couvrir de sa tête. Il s’enferme dans ce nid de confort que lui offre la chaleur de ses bras, la douceur de sa poitrine et l’intimité de ses cheveux qui viennent le cacher de tout. Et c’est seulement à cette instant qu’il s’y plait. C’est aussi ainsi qu’il comprit que Lucy grandirait dans les bras d’une bonne mère, à défaut de pouvoir s’accrocher aux jambes de son père.
Puis le vacarme extérieur le réveille et la tension revient. Pendant une seconde, il croit entendre les bruits d’un affrontement à en devenir et par réflexe, il s’est aussitôt redressé prêt à intervenir. Finalement, des éclats de rires surgissent ici et là, témoins de bonne humeur et d’excitation. Les épaules du brun s’abaissent, comme dégonflées par son soupir. Il baisse la tête, désolé d’avoir interrompit un moment si rare. Il brosse sa barbe vers le bas en passant ses mains sur ses joues puis il lui offre un sourire qui en dit bien plus que des mots qui tenteraient d’exprimer ce qui lui passe par la tête. Dire qu’il était heureux ne suffisait pas.

Appelé à ses lèvres, Roy tire la jeune femme vers le bord du canapé pour l’amener à lui et l’embrasser. Il acceptait le bruit environnant, acceptait de laisser la responsabilité aux autres miliciens en nombre pour veiller sur l’île puis il s’oubliait enfin pour la brune. Il y avait trop longtemps que ses mains n’avaient pas enflammé ses reins, saisit ses hanches, caressé son bassin. Roy avait quitté le sol mais pas ses lèvres, il s’était joint au canapé, joint à elle. « Faust ? » La porte avait s’agitait sous les coups mais le concerné n’en avait que faire. Il avait glissé à Mera que ce n’était pas important et mit cette intervention de côté, avec les couches de vêtement qu’il ôtait. « Kerrigan veut te parler, Faust. » Et l’homme n’eut pas besoin de taper une nouvelle fois à la porte pour que Roy lève aussitôt la tête. Il se pince les lèvres avant de s’extraire des bras de sa campagne. « Cinq minutes, promis. » Souffle-t-il en ramassant son t-shirt qu’il venait à peine de laisser tomber. Il l’enfile en précipitation et quitte ce qu’il venait à peine de commencer. Il ouvre la porte d’une grande précaution, se faufilant derrière pour qu'aucun regard se glisse dans la pièce.

Il lui avait fallu un peu plus que cinq minutes. Sept, peut-être. Peu importe, il avait réglé cette histoire de sécurité au plus vite avec les quelques miliciens réunis rapidement par la milicienne qui l’avait demandé. Il s’était éclipsé dès que les échanges ne le concernait plus et était revenu avec la même précaution qu’à son départ. Contre la porte, il tourne la chef suspendu à la poignée dans la serrure et soupire enfin. « Pardon. » Le brun fait quelque pas vers la jeune femme, juste là où il l’avait laissé. « J’ai pas oublié ce que t’as dit. J’ai juste eu… Soudainement envie d’elle. Faust s’était tu en grattant sa barbe puis reprit. Je ne sais juste pas quoi dire. Mise à part que je met quiconque au défis de tuer un handicapé. Personne s’en prend à eux. Un truc qui s’appel du politiquement correcte j’crois. » Il retient un rire et alors qu’il s’apprête à s’asseoir, il remet son t-shirt là où il l’avait mis quelques minutes auparavant. Il avait de nombreuse de raison de ne pas craindre le gouvernement et les développeurs. La seule chose qu’il craignait, c’était le regard de Mera. Mais aujourd’hui elle le voyait comme quelqu’un de courageux, alors il n’avait pas à s’en faire. Il n’avait qu’à profiter et reprendre ce qu’il avait laissé.


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MessageSujet: Re: WHAT IT MEANS TO BE LEFT / ROY   Mar 29 Nov - 12:43
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roy & mera

Mera grogna quand Roy ignora une fois de plus ce qu’elle était en train de dire pour passer à l’étape suivante. Elle y était habituée, certes, mais ça l’agaçait toujours autant. Heureusement, il savait exactement où et commet la toucher pour la faire démarrer au quart de tour, dans un sens beaucoup plus agréable du terme. Alors elle s'abandonna encore dans un soupir de désir. Ses mains glissèrent de sa nuque à son dos, jusqu’à ce torse nu qu’elle adorait sentir contre elle. Son baiser le rendit faible, et dingue, et les coups à la porte n’y auraient rien changé si le nom de Kerrigan n’avait pas été prononcé. Voir Roy se relever à la hâte alors qu’il lui avait assuré l’instant d’avant que ça n’avait aucune importance lui fit l’effet d’une douche froide. Elle ne répondit pas lorsqu’il lui adressa la parole, ahurie par ce qu’il venait de se passer. Elle se contenta de fixer l’endroit où il était assis quelques instants plus tôt et serra les dents et les poings. La jalousie oubliée par les baisers et les caresses revinrent à la charge, et Mera crut bon de défoncer la table basse à coups de pieds en criant de toutes ses forces, parce que ça soulageait. Puis elle se laissa retomber sur le canapé et croisa les bras froidement, comme si rien ne venait de se passer. Mera, qu’est-ce qu’il en a à foutre de toi ? Il ne t’aime pas vraiment. Tout ce qu’il veut, c’est baiser. Tu vois, il ne te parle jamais et court voir une autre quand elle le fait appeler, Fatiguée, amoindrie par son nombre de vies déclinant, le coeur brisé par le décès d’Aria et les récents événements, terrifiée, parano, rendue insécure par un manque de mots de la part du seul homme qu’elle aimait qui savait pourtant lui prouver son affection d’autres façons – comme le sourire esquissé plus tôt, Mera ne savait plus quoi penser. Ce n’était sûrement plus assez. Ce même genre d’idées noires traversait son esprit toute la journée. Et elle n’arrivait même plus à pleurer pour évacuer.

Roy revint, Mera eut du mal à soutenir son regard. Ca faisait sûrement plus de cinq minutes qu’il était parti, mais elle se garda bien de le dire. Elle ne réagit pas davantage quand il se déshabilla à nouveau ; comment osait-il seulement ? La petite main de la brune se posa sur son épaule quand il approcha d’elle pour reprendre là où ils s’étaient arrêtés, afin de le garder à distance. Elle recula même sur le canapé pour être hors-de-portée.  « Est-ce que j’ai raison de m’inquiéter ? » lança-t-elle finalement, l’air sincèrement triste. C’était à ce moment-là qu’elle aurait du pleurer pour souligner son état de détresse réel mais, incapable de le faire, elle se contenta de continuer :  « C’est une belle femme, elle a ton âge, sûrement plus d’expérience que moi dans tous les domaines … Et puis elle t’a sauvé des CAHO, vous partagez les mêmes idéaux, et vous vivez ensemble ici ... » Tant de raisons qui poussaient Mera à craindre pour sa place. Elle serra les dents, souffla, et continua :  « Ca fait un peu plus d’un an qu’on a commencé à … Enfin, et tu ne parles jamais, tu n’es même pas totalement à l’aise quand je t’enlace comme tout à l’heure. Mais ça devrait être instinctif quand on est amoureux, non ? Ca devrait être naturel de se laisser aller et faire confiance à l’autre. » Et enfin, Mera réussit à pleurer. Elle détourna la tête juste à temps pour laisser échapper un sanglot désespéré. Elle l’essuya bien vite du revers de la main, et mais n’essaya pas d’arrêt le flot incessant de larmes qui suivirent. C’était un miracle qu’elle puisse pleurer à nouveau, persuadée que plus jamais ça n’arriverait.  « On ne se retrouve que quand la situation l’exige. Parce que c’est la guerre, à cause d’un malentendu qui a conduit un flic chez toi, parce que Talamasca m’a tiré dessus, puis parce que l’usine a pris feu, parce qu’Aria a été enlevée, puis parce que tu as été torturé, parce que j’ai du accoucher d’urgence, parce qu’un ATOM s’introduit chez les GAIA, puis maintenant pour ça … » Enfin, Mera pouvait dire ce qu’elle avait sur le coeur. Tant pis pour les conséquences, il fallait que ça sorte une bonne fois pour toute. Elle ne pouvait que se sentir mal de toute garder pour elle. Si ça convenait à Roy d’agir ainsi, ce n’était pas son cas à elle.  « Mais je veux plus être une simple situation d’urgence. Je veux qu'on m'aime vraiment, qu'on s'inquiète pour moi, qu'on s'intéresse à moi. Je veux être beaucoup plus pour toi. Je ne comprends pas ce que tu veux ni ce que tu ressens. » La jeune femme se recroquevilla sur elle même, au bout du rouleau. Aria lui manquait. C’était la seule personne au monde sincère avec elle, quoi qu’il arrive. Et parmi tous les lycéens du monde, il avait fallu que ce soit elle qui meure. Mera était fatiguée de souffrir. Que tout le monde compte sur elle, sans cesse. Fatiguée de ne plus pouvoir être elle-même depuis si longtemps. Elle avait espéré trouver une forme d’apaisement en venant ici et en voulant le connaître un peu mieux, savoir ce qui poussait Faust à appartenir à cette Milice et la façon dont il pourrait se protéger des dangers qui l’attendaient. Mais lui ne se préoccupait pas tant de savoir si elle allait bien depuis la mort de sa sœur, ni rien de ce genre. Pourtant, elle continuait de l’aimer comme la dernière des connes et lui vouer son coeur tout entier. L’amour rendait définitivement vraiment con. Elle se sentait tellement seule que ça finirait sûrement par la tuer. Seule sur son trône à se battre pour maintenir un équilibre précaire, seule dans un appartement gigantesque et froid à essayer d’apprendre à un bébé à attraper des objets entre ses petits doigts.

Et puis, consciente qu'elle voulait le retrouver plus que le repousser, elle sortit de sa bulle pour se rapprocher de lui, toute petite et ridicule derrière sa cascade de cheveux bruns qui tombaient devant son visage, dans l'espoir qu'il la prenne dans ses bras à son tour. Qu'il ne la repousse pas et accepte qu'elle crise de temps en temps quand l'insécurité était trop forte. Quand ce monde la détruisait trop. Les choses se seraient sûrement passées différemment si le DARWIN'S GAME n'était pas intervenu. Ils ne se seraient pas rencontrés peut-être, ou alors il aurait eu droit à une compagne plus joyeuse, moins à la recherche de piliers auxquels s'accrocher. Il était le dernier qu'elle avait.  « Pardon. Je ne devrais pas me montrer exigeante, il y a tellement plus grave. Je suis tellement fatiguée, je ... tout part en vrille dans ma tête. » souffla-t-elle en reniflant bruyamment, ses yeux émeraudes cherchant les siens malgré la honte. Sa main se posa sur son torse, elle appuya son front contre son épaule. Elle avait envie de lui. De sa voix, de ses mots, de son corps. Pas de tout gâcher.


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MessageSujet: Re: WHAT IT MEANS TO BE LEFT / ROY   Dim 11 Déc - 1:25
Stoppé dans son élan, bloqué même par la main autoritaire de Mera, Roy se trouve face à la jeune femme plus renfermée que jamais. Qu’a-t-il fait ? Qu’a-t-il dit ? Son visage se froisse d’incompréhension avant de saisir la situation. Il ne s’en voulait pas d’être parti, pensant sincèrement qu’elle comprendrait les devoirs auxquels il était lié. « Mera qu’est-ce que tu me chantes là c’est… Non, n’importe quoi. Pourquoi tu… » Il essaye d’en placer une parmi l’avalanche de reproche qui lui est fait. Finalement, il abandonne, se pinçant les lèvres pour retenir un soupir agacé. Il se fige et n’a aucune idée de quoi faire si ce n’est : ne rien faire. Il se dit qu’avec un mot de plus, elle partirait. Et s’il est vexé, il n’est pas énervé au point de vouloir en finir dans ce rare moment. Assis lourdement au fond du canapé, les doigts crispés sur ses genoux, le brun reste confus dans cette situation qui lui échappait désespérément. Ne venait-il pas de la remercier ? De s’excuser ? Ne venait-il pas de se mettre à genou pour lui dire qu’il avait l’intention de rester à ses côtés en oubliant égoïstement les autres ? Et surtout, savait-elle à quel point il était dur pour lui de mettre les mots sur tout ce qui traversait sa tête ? Il était conscient de ce défaut qui en avait rendue folle plus d’une. Aussi il s’efforçait de le palier avec ses actions. Mais c’est comme si ce n’était jamais suffisant.

Roy gonfle son torse pour éclaircir sa relation avec Kerrigan. Il ne voulait pas le nier, il aimait cette femme. Mais il ne l’aimait pas comme il aimait Mera. Il était sûr que Mera pouvait le comprendre mais qu’elle ne s’en rendait pas compte. Parce qu’elle aimait ce Talamasca de la même manière. Les années, les épreuves… formaient ce genre de relation. Une relation complètement différente de ce que eux vivaient à l’instant. A l’inverse, le temps n’avait rien forgé pour eux, juste leur cœur et leur instinct. Alors Roy cherchait les mots pour exprimer tout cela quand la jeune femme revient timidement vers lui.

Ses épaules s’abaissent, ses muscles se détendent et son visage, à son tour, s'adoucit. La frustration s’envole sans qu’il n’est besoin de faire d’effort. Elle avait fait l’effort pour deux en revenant ainsi contre lui. Il avait levé son bras pour qu’elle s’y cale en dessous et soupiré calmement tout l’air qu’il avait pris en réserve pour l’affronter. Il se surprend à sourire au-dessus de la crinière brune qui s’étale sur son torse. Sa main vient se poser sur le dessus de sa tête et son pouce balaye tendrement son front. Il oublie en un l’instant ce qui vient de passer pour mettre ça sur le dos du jeu et du monde qui se transformait. Le silence les enveloppe quelque minute avant que Roy ouvre enfin les lèvres. « Je peux pas te demander de sourire, d’arrêter de pleurer et de faire comme si rien ne s’effondrait autour de toi. Ça serait égoïste de ma part. Mais… tu irais mieux si tu cessais de croire que j’en ai rien à faire et que tu es toute seule. » Parce que ce n’était définitivement pas le cas.
« C’est nouveau pour moi aussi. Tout ça, je veux dire. Alors je sais pas de quelle expérience tu parles mais… Tu restes ma première fois aussi. Attendant qu’elle relève la tête pour la regarder dans les yeux, il se met à sourire avant de préciser. Du moins, en quelque sorte. » Un rire nasal lui échappe après qu’il se soit approché pour déposer timidement ses lèvres sur les siennes. Le brun avait dédié sa vie à un métier qui ne lui laissait que trop peu de chance de fonder quoi que ce soit. Tout était éphémère pour lui, des femmes aux relations. Jamais il n’avait connu ce qu’il était en train de vivre. Alors il espérait qu’elle se montre aussi patiente qu’elle lui demandait de l’être.
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MessageSujet: Re: WHAT IT MEANS TO BE LEFT / ROY   Dim 11 Déc - 22:34
what it means to be left
roy & mera

Mera lâcha un soupir de soulagement lorsque Roy leva le bras pour qu’elle se glisse contre lui et entama quelques douces caresses sur son front, censées l’apaiser. Elle ferma les yeux – failli même ronronner de contentement. « Je sais. Je suis désolée. » murmura-t-elle, sincère. Peut-être un jour comprendrait-il à quel point c’était dur de continuer à penser normalement, avec un nombre de vies aussi bas, et après avoir perdu tous ceux qui lui étaient chers. Mais Roy avait du sûrement passer par là aussi après avoir eu cet accident qui lui avait coûté l’usage de ses jambes, alors qu’il était cloué dans un lit à ressasser sa misère. Le cerveau et le cœur jouaient de drôles de tours, une danse contraire et mystérieuse, que l’être humain n’arrivait plus à comprendre. Ce n’était pas ce que Roy ressentait que Mera ne comprenait pas, c’était ce qu’elle ressentait elle qui lui échappait complètement. « C’est juste que … On n’est pas de ces couples qui ont la vie devant eux pour apprendre à se connaitre et s’aimer. On dit qu’on survivra, mais on ne sait pas ce qui nous attend demain. » Elle releva ses yeux clairs vers lui pour croiser les siens et déposa un bref baiser sur son épaule. « Crois-moi, j’aimerais pouvoir dire que ça ne fait rien, qu’on peut prendre tout notre temps. J’aimerais sincèrement. C’est juste que … J’aimerais, tu sais, connaître tout ce que j’ai fui ces dernières années, avant de mourir. Ou avant que le monde soit définitivement détruit. Qu’on puisse un jour raconter à notre fille qu’on était pas seulement des guerriers dans un monde parallèle. Qu’on pouvait sortir manger au restaurant et s’embrasser dans un parc, s’offrir des porte-clés en forme de bateau, rater un plat de pâtes mais le manger quand même pour faire plaisir à l’autre, et soutenir des équipes adverses devant un match de foot en buvant des bières. Parce que Lucy connaîtra sûrement un monde sans restaurants, sans football et sans amour. Je ne demande pas grand-chose, pas un mariage de rêve, ni des vacances à l’autre bout du monde, ni même qu’on vive ensemble. Je veux juste, tu vois ... Qu’on profite un peu de plus de tout ça, juste au cas où. » Il n’y avait ni animosité, ni reproche, ni même tristesse dans sa voix. Elle avait évacué sa douleur dans ses larmes et se sentait plus sereine. La jeune femme se détacha de l’étreinte de Roy pour s’asseoir à califourchon sur lui. Lentement, elle retira son haut qu’elle lâcha sur sa cape et le tee-shirt de son compagnon qui trônaient déjà sur le sol. Son soutien-gorge rejoignit le reste aussitôt, et un sourire mutin se dessina sur ses lèvres tandis qu’elle glissait ses doigts dans sa tignasse pour ramener ses cheveux en arrière d’une main, alors que l’autre courait sur son torse du bout des doigts. « En attendant, on a qu’à … Se réconcilier. » Son sourire s’élargit et elle se pencha vers lui pour l’embrasser.

La nuit était tombée depuis un moment. Ils s’étaient endormis sur le canapé dans une posture plutôt cocasse qui arracha un gloussement à Mera dont les membres étaient endoloris par le poids de son amant qui ne l’avait pas épargnée. Elle s’extirpa tant bien que mal et se revêtit doucement en observant l’extérieur, sombre et bruyant, mais étonnamment rassurant. Isaÿr se surprit à penser que si elle n’avait pas été à la tête des GAIA, elle aurait pu apprécier vivre ici, à Avalon. Pas rejoindre la Milice, simplement vivre avec eux. Avoir un peu moins peur pour sa vie. Elle ne serait certainement pas en train de devenir complètement folle. Roy ouvrit les yeux à ses côtés et elle se pencha pour déposer un baiser sur sa joue. « Je vais y aller. Les GAIA vont trouver ça louche, sinon. » Mera n’avait aucune envie que son équipe pense qu’elle avait quelque chose à voir avec la Milice, de près ou de loin. Elle ne la rejoindrait pas, pas si les GAIA ne décidaient pas de basculer dans leur entièreté dans cette organisation qu’elle n’approuvait pas réellement. « J’ai confiance en toi Roy, mais pas en le Gouvernement. Pas du tout. Qu’est-ce qui prouve que le DARWIN’S GAME n’est pas une invention de l’Etat, hein ? Sois prudent, s’il te plaît. » répéta-t-elle, comme écho aux premiers mots échangés plus tôt dans la journée. Elle embrassa encore ses lèvres et se leva puis s’étira en baillant, avant de se faufiler hors de la pièce un peu ragaillardie et la tête haute.



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