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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 falling into pieces. (closak)
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MessageSujet: falling into pieces. (closak)   Mer 16 Nov - 14:13
falling into pieces.
czeslawa & alastor

All the years I've tried with more to go, will the memories die ? I'm wainting. Will I find you ? Can I find you ? We're falling down. Every time I'm falling down, all along I fall to pieces. ✻✻✻ Tu ne te souviens plus comment tu as pu finir là. Les fragrances nauséabondes des égouts humides t'emplissent les narines, au point que t'en as le cœur au bord des lèvres. Tes iris aux milles nuances s'évadent sur les parois moisies du souterrain, jaugeant l'épaisse couche de lichen s'étant répandu sur les vieilles pierres. Au dessus de ta tête s'étend le monde, myriade de pavés foulés par cette rage de vivre, cette soif de sang, et les immeubles qui s'étendent jusqu'aux cieux. Et toi tu t'enterres dans les tréfonds putrides de la ville, errant dans les entrailles du jeu. Ta torche tremble entre tes doigts, sa lumière se fait faiblarde, froide. T'as les pieds meurtris, les godasses trempées et l'esprit envolé. Un instant tu revois cette ombre au détour d'une ruelle - et la plaque d'accès aux égouts, soulevée de son socle, appelant à la folie des profondeurs. Tu te rappelles avoir descendu l'échelle glissante à tâtons, lampe entre les dents. Et ta voix avait finalement répercuté les cavités sombres tandis que tu hélais son nom. T'étais persuadé qu'il était là, quelque part. Tu cherchais vainement son reflet dans l'eau stagnante et verdâtre, le réconfort d'un visage familier et pourtant devenu inconnu. Il était là, t'en étais certaine. Pourtant ta détermination à le retrouver s'était perdue, elle aussi, dans ces dédales sinueux et sombres. Et alors que tu relevais tes prunelles sur l'étroit chemin qui s'offrait à toi, la panique t'enserra le cœur. Perdue. Égarée dans un labyrinthe de noirceur et de puanteur. À force d'être effrayée par la solitude, tu en venais par la trouver dans tes expéditions périlleuses. T'avais prétexté une mission d'espionnage - les atoms n'étaient guère très loin, il était si aisé d'approcher leur camp afin d'y jeter un œil intéressé. Et voilà que tu te trouvais à mille lieux sous terre de leur quartier général, et de celui des eshu au passage. En faisant volte-face, tu décides de faire demi-tour. Mais voilà maintes fois que tu penses rebrousser chemin, revenant pourtant toujours au même point - la sortie était introuvable, et la patience de la chercher t'abandonnait peu à peu. Ton estomac fait des siennes, tu crèves de faim. Et bientôt, c'est ta lampe torche qui finira par crever à son tour, te condamnant à l'éternelle obscurité dégoûtante, destinée à raser les murs jusqu’à ce que les forces ne t’abandonnent. Plutôt mourir maintenant que d’attendre que la faucheuse ne vienne s’emparer de ton corps de pixels. L’abandon te gagne, et tu te laisses tomber le cul dans l’eau trouble, éteignant un instant ta lampe pour en économiser les maigres batteries. T’as plus la force de réfléchir – à quoi bon, si c’est pour tourner en rond, revenir sans cesse sur ses pas, retrouver indéfiniment ce même croissement, s’éloigner plus encore de la lumière du jour et de l’oxygène sain du dehors. Dégainant ton couteau de sa planque, tu en ouvres les lames repliées à l’aveugle, faisant danser l’acier sous tes doigts experts. Plutôt mourir, que tu te répètes sans cesse. T’as pas peur de cette mort virtuelle, t’as pas peur du compteur, encré dans ta peau, qui s’égrainent alors que ton corps éclate en milliers de pixels décolorés. T’as pas peur de cette fin là. Ton pouce racle le tranchant de la lame, et tu sens la tiédeur moite du sang qui s’égoutte de la plaie fraîche – aussitôt tu le portes contre tes lippes, goûtant l’essence rouillée de ton corps décharné. Autant abréger ton funeste destin  rapidement, alors tu te relèves, trempée jusqu’aux os, et appuie tendrement la lame contre ton gorge, à la naissance de l’oreille. Une taillade bien placée, et tu te videra de ton sang dans les égouts de Darwin Harbor, renaissant devant un écran noir, fracassée par la douleur d’une plaie disparue aussitôt. La main tremblante, tu n’oses. Alors tu masques tes opales ardentes sous tes paupières closes, même si le noir t’étreint déjà. Un soupire qui s’évade dans l’air embaumé, le froid de l’acier contre ton cou. Et soudain l’agitation dans ton dos, les bruissements de l’eau qu’on remue de ses pas, et tu fais volte-face, la lame toujours posée contre ta peau. Serait-ce lui, qui revient à toi après une quête vaine ? Tu rouvres les yeux, et l’éclat d’une lampe t’aveugle un instant, dessinant sous tes prunelles folles les vagues contours de chaires vivantes. Et alors que ta vue se fait à la lumière éclatante, tu souffles dans un hoquet. « I… Isak ? »
✻✻✻
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dont put the blame on me. ☽ maybe i'm foolish, maybe i'm blind. , thinking i can see through this and see what's behind. take a look on the mirror and what do you see ? do you see it clearer or are you deceived, in what you believe ? cos i'm only human, after all.

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MessageSujet: Re: falling into pieces. (closak)   Sam 19 Nov - 1:13
falling into pieces
alastor et czeslawa

Crispé, tendu, inquiet. Tu avances lentement, peu sur de toi, dans ces eaux inconnues. Eaux nauséabondes, eaux sombres, eaux mystérieuses. Tes muscles sont tirés, fatigués, usés. Depuis combien de temps es-tu là, sombrant dans le dédale des égouts de Darwin's Game ? Seul, livré à toi même, ici tu n'es plus qu'Alastor, ATOM vulnérable en ces lieux que tu ne connais guère, ces lieux que tu découvres. Tu regrettes d'avoir accepté la mission. On t'a confié l'ordre d'aller chercher une soit-disant carte secrète, peut-être une carte au trésor, tu n'en sais trop rien. Des rumeurs, des murmures, et te voilà ici. Tu pensais être assez courageux, être un grand gaillard débrouillard quand tu as vu que ton coéquipier ne serait pas là et que c'était alors pour toi l'opportunité de faire tes preuves. Mais tu n'es pas ATOM pour rien et la solitude ne te réussit pas. Tu aimerai avoir une épaule sur laquelle te reposer, quelqu'un pour te surveiller et toi en faire de même. Mais ici, depuis que tu t'es inscrit, le tatouage marqué sur la peau, à l'encre mouvante mais indélébile, tu es plus seul que jamais. Sans Cloé, sans Murphy, sans plus personne sur qui compter.  

Et tu décides enfin, après de longues heures, le temps filant entre tes doigts tremblants, de faire marche arrière. Parce que tu n'en peux plus et que tu ne veux pas mourir ici. Tu ne penses pas valoir mieux que ça mais quelque chose te dis que tu dois arrêter, abandonner, rentrer chez toi, dans ton quartier général au profit de quelque chose d'autre. Une petite voix, certainement l'instinct, emmène tes pas dans l'autre sens. Tu serres le poing sur la crosse de ton beretta, le doigt si près de la gâchette. Tu le sens et tu le sais, tu n'es pas si seul que ça. Cette présence, tu la sens. Elle n'est pas là, tout près de toi, mais elle est quelque part. Si tu avances, tu la trouveras. Tu devrais sans doute emprunter un  autre chemin, l'éviter, éviter le danger. Mais ton coeur te guide, tout droit, vers tu ne sais quoi. Alors tu avances, inquiet, curieux, où bon le vent t'emmène.

L'éclairage défectueux, les lampes qui clignotent, cliquetantes, font apparaître une silhouette à seulement quelques mètres de toi. Une silhouette dans les eaux répugnantes, un silhouette un peu trop familière et ça ne te plaît pas. Elle est là, la jeune fille, assise nonchalamment, les mèches brunes tombant sur son visage. Tu t'empresses de guider le faisceau de ta lampe vers elle, silhouette inquiète et inquiétante.
Et ton coeur s'arrête.
Elle te vois et tu la vois. Tu ne devrais pas être étonné de la trouver là parce que tu le savais, depuis le début. L'encre sur son poignet, les cernes creusées, il n'y avait pas de doute. Et pourtant, tu n'avais jamais voulu l'accepter. Et même si c'est la raison de ta venue ici, et même si c'est pour elle que tu t'égares ici, dans un corps pixelisé, tu osais croire qu'elle y échapperai. Que ta petite sœur, celle que tu protégerai à tout jamais, ne te filerai pas entre les doigts alors que tu avais donné et donnerai encore ta vie pour elle, pour Cloé.
Elle murmure ton nom, ton coeur reprend son allure mais soudain se déchire.
"Cloé."
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MessageSujet: Re: falling into pieces. (closak)   Dim 18 Déc - 17:18
falling into pieces.
czeslawa & alastor

All the years I've tried with more to go, will the memories die ? I'm wainting. Will I find you ? Can I find you ? We're falling down. Every time I'm falling down, all along I fall to pieces. ✻✻✻Son image se détache lentement de la paroi, et alors que tes opales se font à la lueur éblouissante de la torche, ton cœur se serre dans ta poitrine. Les lèvres pincées, tu ne sais que dire, tu ne sais que faire, alors tu restes plantée là, les pieds trempés, à jauger de tes iris la silhouette aux contours floues. Isak murmure ton nom, et tu as la sensation de mille lames glacées se plantant dans ta chaire. Son regard se vide alors qu’il croise tes prunelles, à croire qu’il ne reconnait pas en toi la sœur qu’il s’était évertué des années durant à protégeait, seule membre restant de leur famille fracassée – à ses yeux tu parais être un fantôme, une ombre sous ses paupières. Tu esquisses un pas vers l’avant, l’eau se mouvant autour de tes chevilles, et tu grelottes un instant, reprenant conscience du froid s’étant emparé de ton frêle corps – tes doigts accrochent ses vêtements, poisseux et rêches, et tu plantes ton regard dans le sien, fuyant, sombre. « Je – non. Pas toi... » Ta voix se perd en une supplication étranglée, et aussitôt tu baisses ton visage vers les eaux troubles des égouts. Ton être tout entier se déchire, écartelé par la peine et l’angoisse de voir ta chaire et ton sang ici, à Darwin Harbor, aux prises de cette violence morbide et de ce funeste destin. De longs mois durant, tu avais prié qu’il reste loin de tout ça, peut-être un peu naïvement – Isak avait déjà trop souffert, et tu aurais préféré lui épargner la douleur de voir son dernier point d’accrocher succomber à son tour à la folie de ce jeu. Des semaines de cachoteries, de mascarades ridicules, de manches tirées sur cet odieux tatouage, de cernes camouflés – de rendez-vous manqués, d’appels évités. Fatalement tu avais fini par perdre pied, et éviter Isak. Pour le protéger que tu te répétais sans cesse. Ou plutôt pour masquer ta propre honte – tu ne croyais plus toi-même à tes mensonges éhontés, à tes stratagèmes qui ne dupaient plus personne. « Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu ne peux pas être là… » Tu ne maîtrises déjà plus les sanglots qui s’emparent de tes mots, distorsion de tes paroles alors que les larmes roulent sur tes joues cramoisies. Les forces t’abandonnent et tu prends consciente de l’énormité de ton erreur. À force d’avoir voulu l’épargner, tu l’avais poussé de toutes tes forces dans les méandres de cette horreur virtuelle. Et voilà vos deux âmes damnés, condamnées. « Par pitié, dis moi que tu n’es pas là à cause de moi. Pitié… » Et s’il te répondait oui, tu mourrais, ton cœur s’éventrant sous la douleur. Dans tes poches le cliquetis de tes lames qui se choquent.  Qu’il ne les voit pas – sa sœur, sa petit sœur, une meurtrière. Un monstre.
✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.

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