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 remembrance / nola
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MessageSujet: remembrance / nola   Mer 16 Nov - 22:57
Elle échange quelques politesses d’usage avec ses hôtes dans l’ascenseur alors qu’on l’escorte vers la sortie. Rosaline n’était pas la première à se rendre dans les bureaux des clients de la société qui l’employait, mais lorsque ceux-ci insistaient pour en savoir davantage sur les aspects techniques des produits qu’ils commandaient, c’était elle qui entrait en jeu, généralement. Ça ne lui plaisait guère, mais on la dispensait généralement de se présenter au travail avant ou après les présentations, ce qui compensait largement la maigre heure et demie pendant laquelle elle était contrainte de se donner en spectacle. Son sourire forcé s’évapore dès qu’elle tourne les talons, après avoir souhaité d’un ton parfaitement contrôlé une bonne journée à ses accompagnateurs. Faire semblant ne l’embêtait pas; or, elle réintégrait son naturel stoïque dès que possible. La blonde sort de l’immeuble, attachant les derniers boutons de son manteau – une brise fraîche vient aussitôt la faire frissonner, s’infiltrant dans la manche de son habit alors qu’elle lève le bras pour regarder sa montre.

S’engageant finalement dans une rue inconnue, se retrouvant dans une partie de Chicago qu’elle n’avait pas l’habitude de fréquenter, elle trottine le long des commerces dans l’espoir de trouver de quoi se sustenter avant de rentrer chez elle. Rosaline ne levait jamais le nez sur un café, même si ça ne faisait qu’accentuer sa nervosité. La caféine n’avait pas un effet spécialement agréable sur son corps, mais comme toute drogue, le bienfait perçu primait sur les effets secondaires désagréables qui faisaient invariablement trembloter ses doigts. Elle frotte le bout de son nez avec ses doigts nus, tentant de repérer une enseigne qui lui plaît. Le panneau d’une sandwicherie, qui se balance doucement au gré du vent à quelques adresses de là, attire l’attention de Rosaline, qui s’y dirige sans plus tarder. Rentrer un peu à l’intérieur du commerce la réchaufferait, et la promesse du café chaud contre ses mains suffit à la motiver d’accélérer le pas.

Alors qu’elle s’approche, une menue figure s’éclipse hors du commerce, farfouillant ses poches pour sortir des clés qui trouvent aussitôt le chemin de la serrure. Rosaline plisse le nez, déçue, osant faire quelques pas de plus pour demander des explications. Il était pourtant encore tôt pour justifier la fin de la journée pour une sandwicherie de ce genre. « Vous fermez? » qu’elle fait finalement, posée, d’une voix suffisamment forte pour que l’employée l’entende. « Je pensais… » Elle s’arrête brusquement – le cœur qu’elle ignorait avoir se stoppe tout aussi net avant de reprendre à un rythme effréné. Le visage de marbre, elle vrille son regard émeraude dans celui de son interlocutrice. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas pensé à ce qu’elle dirait si elle devait rencontrer par hasard la jeune femme; prise par le travail et par les soins de son père, le souvenir de leur relation s’étiolait lentement, pour mieux s’abattre sur elle au moment le moins opportun. « Nola », que souffle Rosaline après un silence teinté de malaise et d’ahurissement – de loin le pire qu’elle ait entretenu de toute sa vie, si bref fût-il.

La blonde ignore que dire, que faire. Elle qui aime avoir le contrôle sur les situations – ou rapidement prendre le dessus sur celles qui la prennent par surprise –, elle se retrouve désemparée, muette là où elle aurait dû se confondre en excuses, aveugle là où elle aurait dû voir qu’il s’agissait d’une occasion en or de remettre les pendules à l’heure. Or, elle ne fait rien, ne dit rien; son visage ne trahit qu’une surprise modeste avant de se figer à nouveau dans une neutralité presque anormale. « Comment tu vas? » D’autres éclateraient dans un rire jaune de l’entendre avoir le front de poser une telle question à la brune. Pourtant, c’est tout ce qui lui vient.


Some might say I talk loud, see if I care
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