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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 the day they met again
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MessageSujet: the day they met again   Jeu 17 Nov - 19:58
THE DAY THEY MET AGAIN
Bucky & Circé

Une ombre entre les arbres, elle se déplace avec grâce et fluidité dans ce lieu qui est devenue une deuxième maison pour elle. Circé a envoyé son groupe dans une autre zone, aujourd'hui c'est elle qui se rapprochera discrètement de la terre des rouges, non sans peur de le croiser, comme à chaque fois. Mais il le faut, il est nécessaire de savoir si quelque chose se trame chez eux, c'est elle qui s'est proposé à ce poste, elle doit donc en assumer les responsabilités. Pourquoi avoir peur quand en neuf mois aucun problème n'est survenue ? Elle fait une pause, resserre ses cheveux noués et rabat son masque sur son visage, hors de question que l'on voit son visage. La belle ne veut pas être reconnue, par eux ou les autres. Sa main se resserre sur son bâton, décidée, elle s'éloigne de plus en plus des Gaïa.

Le temps est clément et doux, la météo ne fait plus autant de caprices que lors de l'invasion zombie gentiment organisée par les développeurs. Mais elle sait qu'ils ne sont pas à l'abri d'un orage, d'un ouragan ou alors de la grêle peut-être. L'observent-ils ? S'amusent-ils du triste destin qui attend les joueurs ? Ce ne sont pas des pensées à avoir maintenant, Circé continue son chemin d'un pas rapide, elle se rapproche des CAHO mais n'a pas l'intention suicidaire de pénétrer leur camp. Rester à distance raisonnable, observer de loin, s'assurer que rien ne se trame. Son regard se perd au loin quand elle entend un bruit. Elle remonte son écharpe sur son nez et la coince sous son masque après s'être plaqué dos à un arbre. « Merde... » Souffle-t-elle entre ses dents. En étant aussi proche des rouges il n'y a que deux possibilités: une bête ou un joueur ennemis. Circé prend une grande respiration  et jette un coup d’œil par-dessus son épaule. Ici elle est couverte, mais un peu plus loin et son milieu de prédilection disparaît. Alors avant de foncer tête baisser elle recule un peu, repère un arbre dans lequel elle peut grimper et se lance dans un peu d'escalade histoire d'avoir une meilleure vue. Dans ce genre de moment une arme à feu lui serait fort bien utile plutôt que de se mettre en danger contre on ne sait quoi.

Pour attirer l'attention, elle lance une pierre récupérer au préalable au sol. Technique classique, mais qui fonctionne souvent, les bruits de pas se rapprochent. C'est donc une personne, de dos, elle l'observe avant de descendre discrètement de son arbre. Bâton en main elle approche l'ennemi, son autre main est au-dessus du manche de son couteau, au cas où, elle ne sait pas s'il est armé, mais c'est fort probable. Elle calme sa respiration pour ne pas se faire entendre, mais le stresse monté quand elle pense reconnaître l'homme. Calme toi Maïa, tu hallucines encore... calme toi. Non ce n'est pas lui, elle refuse d'y croire, trop de fois elle la crut à tort. Alors elle se persuade que ce n'est qu'un homme qui lui ressemble, de dos... Sous ses pieds quelque chose craque et tout en marquant une distance de sécurité grâce à son arme elle lance d'une voix neutre et basse. « Pas de gestes brusques. » Comme s'il allait obéir. Circé déglutit. Son cauchemar se réalise devant elle, il est là, son visage qui devenait flou reprend forme devant ses yeux. Douze ans plus tard il a l'air si fatigué, si sauvage... Si différent. La Gaïa ne bouge plus, on ne voit de son visage que ses yeux, avec un peu de chance elle pourra passer incognito quelque temps encore. Mais sa respiration s'accélère, son bras est crispé et ses yeux gris sont plongés dans ceux de Seth. Elle se mord les lèvres, attend une réaction de sa part, mais au fond elle sait que tout va mal finir.
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MessageSujet: Re: the day they met again   Mer 21 Déc - 0:23
Les pupilles claires se dilatent, une douleur tape dans son crâne. Au dessus de lui, de ce corps, presque inerte, des néons. Ils l'aveuglent, lui font plisser les yeux. Où est-il ? Bucky appuie sur ses tempes, la douleur est tambourinante. Il se rend alors compte qu'il est allongé, dans une flaque nauséabonde et là, il se remémore.
Il y a sans doute déjà quelques heures, Bucky eut l'idée folle de s'aventurer dans les égouts de Darwin Harbor en y accédant à la lisière de la forêt. Cette expédition ne put être fructueuse, car à peine avait-il posé le pied sur l'échelle qui le mènerait dans un dédale plein de ténèbres, riches en mystères et engorgés de secrets sombres, Bucky avait chuté, lourdement. Sa tête avait du violemment claquer contre le sol rude pour en perdre connaissance pendant des heures.
Le CAHO se relève, tremblant, frissonnant. Il a eu de la chance, la chance de ne pas avoir été trouvé par un quelconque ennemi qui aurait pu faire n'importe quoi de lui. Pourtant, Bucky grimaçait, la faim au ventre, les lèvres et la gorge asséchés. Précipitamment, les mains tremblantes et violentes, il fouille dans son sac à dos, en sort une gourde encore remplie et la vide d'une traite puis engloutie ses quelques morceaux de viande séchée. Il en a assez, son envie d'aventure est passée depuis bien longtemps. Grognant de plus belle, il remonte l'échelle juste devant lui pour s'enfuir au plus vite de ce lieu sans aucun avenir, sans aucun espoir.

Le Gallagher, face à la lumière écrasante qu'émet le soleil entre deux arbres, est obligé de passer son bras sur ses deux yeux azurés, sensibles, irrités. Il s'empresse de marcher, à vive allure, avec pour seule envie de rentrer chez lui, ou du moins à l'église. Il n'est pas dans son assiette, les idées sont noires, comme toujours mais de plus belle. Il en a assez, Seth est fatigué Alors il arpente, sans prudence, sans attention, la forêt, foule bruyamment le sol terreux, machette en main, la poigne bien ferme sur le manche. Quand des branches sauvages obstruent son chemin, dans un cri de rage il les fend de son arme et continue son chemin sans jamais jeter un regard en arrière. Bucky a la rage, Bucky à le sang qui palpite, Bucky a besoin de vider ses nerfs sur quelque chose, sur quelqu'un.

Un craquement, le bruit d'une pierre. Bucky n'est pas seul. Il est à la fois encore plus haineux, mais aussi satisfait. Qui est-ce ? Va t'il pouvoir s'amuser ? « Pas de gestes brusques. » Une voix féminine, très familière mais très lointaine. Seth fronce les sourcils, ne se doute pas que c'est elle. Parce que cette voix, il s'est donné le devoir de l'oublier. Ca semble comme un lointain souvenir, douloureux. Mais Seth pense se méprendre. Ce n'est qu'une femme, après tout, ce n'est pas elle. Alors il n'évalue pas le danger que cela représente, le chaos qui va de nouveau s'abattre sur lui, de plus bel, un chaos féroce, quand il croisera son regard. Naïvement, il se retourne, sourcil gauche arqué, sourire narquois, les doigts terreux sur le manche de sa machette.
Ce regard vert et cette peau de porcelaine, cette allure là, toujours élancée, gracile et féminine. Ces cheveux noirs de jais, ces lèvres pulpeuses. Le coeur de Seth manque un battement. Parce que c'est elle, que c'est une évidence et qu'après douze ans d'absence, douze années après un lâche abandon, il peut la reconnaître, sait la reconnaître. Maïa. Il devrait s'effondrer, devrait mourir de ce regard. Pourtant, il n'en fait rien. Un lourd silence, puis Bucky éclate de rire. Il est bruyant, il est grossier, ce rire est gras et violent. Il lèvre les yeux au ciels, s'esclaffe de plus belle, tellement qu'il en a mal au ventre. Il sent ce regard sur lui. Seth est devenu fou et Maïa ne manquera pas de le voir, elle ne peut pas ne pas le voir. Alors après des minutes semblant interminables, Seth Gallagher, Bucky, reprend son souffle. De son index, il essuie une larme. Il n'est pas triste, non, car pour lui ceci n'est qu'une grande mascarade. "Mais serait-ce Maïa ? La grande Maïa ? Epouse exemplaire, élue mère de l'année ! Vous voyez ça ? Voici Maïa !" Il hurle, à pleins poumons, les mains en l'air, plus théâtral que jamais. Que son ex-épouse en profite, cette façade joyeuse n'est qu’éphémère.

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MessageSujet: Re: the day they met again   Ven 30 Déc - 16:45
THE DAY THEY MET AGAIN
Bucky & Circé

Un tas d'émotions la traversent, honte, colère, pitié, peur... Elle ravale sa salive une énième fois. Elle ne s'est pas rendu compte que le bout de tissu servant à camoufler sa bouche à glisser et est tombée. Tout tombe, dégringole... La nouvelle vie dans laquelle elle se complaisait s'effondre au moment où il la reconnaît. Sans surprise. Elle voudrait pleurer, hurler et s'enfuir en même temps. Circé... Ou plutôt Maïa faisait tout pour ne plus y penser, d'oublier Seth, son visage, les années passées ensemble, mais là tout lui revient en pleine face. Avec peine, elle essaye de se reprendre, mais c'est dur. « Mais serait-ce Maïa ? La grande Maïa ? Épouse exemplaire, élue mère de l'année ! Vous voyez ça . Voici Maïa ! » Cette folie dans ses yeux, elle lui fait peine, la secoue profondément. C'est donc ça qu'il est devenue. Par sa faute, Seth a perdu la tête, il est devenue fou.

Son bras retombe le long de son corps. Elle ne lâche pas pour autant son arme, un réflexe qu'elle a pris dans le jeu. Même face à son ex-mari en pleine crise de folie, elle reste sur la défensive. C'est une scène comme elle n'en a jamais vue qui se déroule devant elle. Maïa se refuse de tout porter sur ses épaules, elle refuse d'accepter qu'elle soit la méchante dans l'histoire. Durant tout ce temps elle a rempli un conte bancaire pour ses enfants sans jamais oser le leur faire parvenir. Comme si l'argent allait remplacer l'amour d'une mère. Elle aurait aimé qu'il se rende compte qu'elle avait besoin de lui à l'époque, qu'il la regarde et la soutienne... C'est comme ça qu'elle voit les choses. Si cet autre l'a séduit c'est car elle avait l'impression de perdre l'amour de Seth en le voyant obsédée par le travail alors qu'elle jonglait entre cet emploi qu'elle n'avait jamais vraiment voulu faire et l'éducation de quatre enfants. Si elle doit s'excuser auprès de quelqu'un ce sera auprès de ses enfants et pas de Seth. Pourtant quand elle voit ce qu'il est devenue, elle en a envie. « Seth... elle s'étrangle, depuis combien de temps n'a-t-elle pas prononcer son prénom à voix haute ? Les mots ont du mal à sortir, ils restent coincés dans sa gorge. C'est donc ce que tu es devenu toi ? Un père exemplaire et finalement présent pour ses enfants ? » Elle détend ses épaules, mord ses lèvres pulpeuses. Elle répond de façon aussi amère qu'elle le peut. Ne s'est-il pas remit en question depuis le temps ? Non, car c'est elle qui est parti et non l'inverse. Maïa baisse les yeux un instant, des souvenirs refont surface, mais elle les chasse aussi vite. Il faut qu'elle se prépare à encaisser, malgré tout elle recule de quelques pas en arrière, par peur, par peur de ne pas vouloir se défendre s'il devenait violent. Il n'avait plus rien de celui qu'elle connaissait et elle le jeu a un impact qui peut être violent sur les gens affaiblis.

Elle essaye de voir autre chose dans ses yeux, mais rien d'autre que du vide et de la folie n’apparaît. Les retrouvailles sont aussi bouleversantes pour l'un que pour l'autre. Maïa se demande même si ses enfants ne vont pas mieux que leur père. Pour en avoir vu deux chez les Gaïas, ils ont l'air d'avoir gardé la tête sur les épaules. « Dis- moi, c'est mon départ ou le Darwin's Game qui t'a rendue ainsi ? Qu'attends-tu de moi ? » sa voix est plus sereine, elle le transperce de son regard. Elle est prête à tout lui balancer, tout ce qu'elle n'a pas écrit sur ce mot le jour de son départ. Elle lui doit des explications, c'est une certitude, mais arrivera-t-elle à tout assumer ? « J'ai préféré partir que de te mentir, de mentir aux enfants, de faire semblant de me complaire cette vie. » Maigres explications. Elle ne dit rien de plus. Maïa s'imagine à cette place, imagine la colère, la haine, la tristesse qu'elle aurait ressentie à sa place. En serrant ses poings, elle plante ses ongles dans sa peau à s'en faire mal. Elle l'observe, ce n'est qu'un jeu, ils sont dans un jeu, peut-être même que c'est un de ces cauchemars comme elle prit l'habitude d'en faire. Mais elle ne se réveille pas, elle ne peut qu'attendre une réaction de sa part et elle se doute qu'elle ne sera pas sensée.


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MessageSujet: Re: the day they met again   Ven 10 Fév - 2:05
La douleur, le chaos, l'assomment. Son regard se fait plus fou, Seth se fait violence, face à ce fantôme du passé qui fait replonger en lui les souvenirs les plus sombres, comme les visages dépités de ses enfants, ces nuits baignées de larme, seul, dans un lit trop grand pour un homme. Il n'avait jamais comprit pourquoi elle était partie et jamais il n'avait pu avoir de réponses en douze ans de temps. Souvent, il s'était remit en question. Peut être n'avait-il pas été l'époux parfait mais il n'avait pas su voir la tragédie qui menaçait non seulement son mariage mais aussi sa famille. Mais au fur et à mesure du temps, il avait finit de s'en vouloir pour laisser poser sa haine sur cette femme, partie à jamais, qu'il s'était mit à détester de tout son être et qui plus jamais il ne voulait voir l'once d'une ombre de sa silhouette longiligne et gracile.
Et pourtant. Elle était bien là, Maïa, face à lui, à la fois fantôme et démon. Il l'espérait morte, il l'espérait malheureuse. Mais elle lui faisait face, assez bien portante, ça en devenait même de la provocation, quoi de mieux pour rendre Seth toujours plus fou. « Seth...C'est donc ce que tu es devenu toi ? Un père exemplaire et finalement présent pour ses enfants ? » Il entrouvre la bouche, choqué, accablé par les mots qu'il entend. Certes, ce n'est pas de la faute de Maïa s'il est dans un pareil état. La faute à Charly, ou plutôt Dorian. Mais non, il ne réalise pas ces mots-là, accusateurs et pourtant vrais. Il a totalement lâché prise sur sa famille ou chaque jour qui avance est signe d'éloignement, non volontaire, mais évident, inquiétant. Or, si Maïa était restée, si elle avait pu être une bonne mère pour ses enfants -une bonne épouse importait peu finalement, car seul le bonheur de ses enfants comptait à présent-, ils n'en seraient certainement pas là les Gallaghers. Car Seth est tout seul, livré à soi-même et au chaos, percutant, accablant, poignant. Plus personne pour entretenir le flambeau Gallagher, en vue de la folie grandissante du père de famille désillusionné, fou de rage, de tristesse et de vengeance. Seth avait quatre-vingt dix neuf problèmes, Maïa n'en faisait pas partie. Jusqu'au jour d'aujourd'hui. « Dis- moi, c'est mon départ ou le Darwin's Game qui t'a rendue ainsi ? Qu'attends-tu de moi ? J'ai préféré partir que de te mentir, de mentir aux enfants, de faire semblant de me complaire cette vie. » Il recule, violenté, mais presque hilare. A t'elle vraiment l'arrogance de croire que c'est à cause d'elle qu'il est devenu cet homme cinglé et dangereux ? Il s'approche alors, mais jamais trop près, comme s'il avait peur d'elle, ou bien que cette distance lui permettrait encore de croire qu'il est dans un mauvais rêve ou qu'elle est une burlesque illusion. "Te complaire dans cette vie ? Mentir aux enfants ? Et tout ce que tu as trouvé de mieux ? C'est de les abandonner ? Oh, ils ont de la chance de m'avoir. Quatre enfants pour un seul père. Plus que trois..." Il humecte ses lèvres, claque sa lèvre sur ses deux, détournes le regard, chassant l'image de ce visage, le fantôme de sa fille aînée. Et c'est là qu'il réalise. Il repose son regard dur, fou, sur celui de Maïa. Elle ne sait rien, est dans l'ignorance la plus totale et ce le rend même pas triste, juste en colère, que de savoir que la mère de ses enfants ne sait même pas que cela fait presque un an qu'elle en a perdu un, tragiquement. "Oui, trois. Tu te souviens de Charly ? Charly est morte. Mais qu'est ce que ça peux te faire?" Seth est dur, volontairement, mais il le pense vraiment. Si Maïa a pu abandonner ses quatre enfants, apprendre la perte de l'aînée ne devrait pas l'empêcher de dormir le soir. Alors que pour Seth, la seule tache de prononcer son prénom lui fait mal et que c'est seul qu'il a du affronter sa mort, alors que la Bowman était on ne sait où, dans les bras de quelqu'un d'autre, à ne pas se soucier du fruit de ses entrailles.

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MessageSujet: Re: the day they met again   Ven 17 Fév - 14:46
THE DAY THEY MET AGAIN
Bucky & Circé

Rien ne le calme, loin de là. Il semble pris par une crise comme elle n'en a jamais vu, pas même dans son cabinet. Elle se sent briser de l'intérieur alors que c'est lui qui a le plus souffert dans l'histoire. Mais chaque rire étranglé qui s'échappe de sa gorge déchire un peu plus son âme, son être, sa personne. Maïa mord ses lèvres, presque jusqu'au sang. « Te complaire dans cette vie ? Mentir aux enfants ? Et tout ce que tu as trouvé de mieux . C'est de les abandonner ? Oh, ils ont de la chance de m'avoir. Quatre enfants pour un seul père. Plus que trois... » Un spasme la secoue. Trois ? Non elle en a quatre, même si elle n'a pas eu de nouvelles depuis des années, il y en a quatre. Même sans savoir qui, lequel de ses enfants, c'est comme des milliers de lames qui la transpercent. Elle ne pense même pas au fait qu'il pourrait lui mentir, non il ne jouerait pas là-dessus pour la blesser davantage. Elle tremble, perd presque le bâton des mains alors que ses mains deviennent moites et que des gouttes de transpiration perlent sur son front. « Non... » C'est tout ce qu'elle arrive à dire, son corps réagit, mais son esprit refuse d'y croire. Elle se sent honteuse, plus que jamais, de n'avoir pas pris de nouvelles, de ne pas avoir été auprès d'eux. « Oui, trois. Tu te souviens de Charly . Charly est morte. Mais qu'est ce que ça peux te faire ? » Une larme coule le long de sa joue, suivirent d'autres, dans un silence intenable. Charly, l’aînée, celle tenant le plus de Maïa, sûrement celle qui l'avait remplacé après son départ. Elle oublie tout et ne peut qu'imaginer le corps de sa fille étendu et froid... Les sanglots la secouent, elle n'a jamais cessé de penser à ses enfants. Certes y penser n'est pas suffisant, mais elle n'a jamais trouvé le courage de faire plus. « Comment... qui ? » Elle s'étrangle, ne sait pas comment réagir. Maïa se doute bien que c'est le jeu, personne n'aurait pu en vouloir à une si gentille fille. Elle aurait peut-être pu la protéger, faire quelque chose... Trop tard. Ses jambes flanchent, elle pourrait s'écrouler à tout moment, laisser Seth se venger, la battre, extérioriser sa colère. « Je... » Rien ne sort, quand on a le plus besoin de parler, on reste muet. Voilà ce qui lui arrive, elle veut juste disparaître, rester bloquer entre les deux mondes et ne jamais refaire surface. Sa respiration est saccadée, comme si elle étouffe sur place, comme des mains invisibles serrant sa gorge chaque seconde un peu plus fort. C'est ce qu'elle mérite, de mourir, encore et encore, de souffrir comme sa famille a souffert.

Le bout de bois tombe finalement au sol. Elle n'a pas besoin de se défendre, elle n'en aura pas la force de toute façon. Sa fierté disparaît, il n'y a plus de place pour ça. Si elle avait été présente, si elle ne s'était pas enfuie, les choses auraient pu se passer différemment. « Je suis... c'est impardonnable... » Même un avocat ne pourrait pas la défendre. L'image de Charly l'obsède, cette photo de sa petite datant d'un an avant son départ lui revient en mémoire, ses yeux gris, sa chevelure brune, son sourire angélique. Les larmes ne cessent, certaines emportées par la légère brise qui se lève. « Je suis peut-être un monstre à tes yeux, mais je n'ai jamais cessé de penser à eux, ce n'est pas suffisant je te l'accorde, mais de là croire que sa mort ne me toucherait pas... » Il y a du dédain sur son visage alors qu'elle réussit enfin à aligner plus de quatre mots. Elle fait un pas en avant, écarte ses bras et observe ce visage qu'elle avait tant aimé autrefois. Un pas de plus. Maïa ne fuira pas une fois de plus, elle ne refera pas les mêmes erreur, prête à accepter enfin ce qu'elle mérite. « Tu vas faire quoi ? Me tuer ? Me torturer ? Faire ressortir toute cette haine que tu ressens envers moi ? » Elle avance encore, essuie les larmes d'un revers de main. « Me faire souffrir ? Je reviendrais et tu recommenceras en pensant te sentir mieux. Vas-y Seth... » Elle s'offre littéralement à lui. En voyant ce dont il est devenue, elle l'en croit capable, profitant du principe même du jeu pour sûrement recommencer. Peut-être que ça lui fera réaliser pour de bon à quel point sa fuite fut égoïste.

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MessageSujet: Re: the day they met again   Ven 24 Fév - 1:49
Abattu, le père démuni n'arrive plus, et peur-être n'a t'il jamais su, cerner son ancienne épouse. Il ne peut pas se mentir à lui même et ne pas voir les émotions sur le visage de la femme aux longs cheveux bruns, comme l'étaient ceux de Charly. Il voit en Maïa Bowman ce que sa fille aînée aurait pu devenir, une belle et élégante femme de caractère. C'est du moins comme ça que Seth avait connu sa femme avant qu'elle ne lève les voiles. Ces illusion, cet avenir qui n'arrivera jamais, cela créé une douleur folle dans le coeur serrée du pauvre Gallagher. Il ne peut pas supporter que la femme qui est censée être la mère de ses enfants se dresse devant lui, alors que c'est Charly qu'i voudrait, par dessus tout et donnerait tout pour la retrouver, paierai de sa vie pour lui rendre la sienne, injustement déchirée par un monstre du passé. Mais non, il ne peut pas ignorer ce flot d'émotion sur le visage de la Bowman et malgré tout, au fond de lui, son coeur écrasé et trahi pense toujours que cette femme n'est devenu qu'un tissu de mensonges, une fourberie, un cadeaux des Enfers. Quand elle parle, il secoue toujours la tête, refusant d'entendre quoi que ce soit, essayant d'oublier qu'elle est là, la grande Maïa, face à lui et si vivante, la même que dans son souvenir. Souvenir lointain, d'un passé douloureux, souvenir brumeux mais qui s'éclaircit au fur et à mesure que ce visage angélique lui fait face, après tant d'années écoulées, à l'oublier. Bucky tient son colt python entre ses doigts mais la poigne n'y est pas, l'envie non plus. Il n'a même pas l'audace de lui loger une balle entre les deux yeux, peut-être qu'au fond il avait besoin de cette discussion, de cette retrouvaille depuis longtemps. Mais au fond, il sait bien qu'un jour il lui arrachera une vie, s'assurant tout de même que ce n'est pas la dernière. Car même si la Bowman n'est plus que la trace d'un passé à oublier, elle reste la mère d'une belle fournée de Gallagher et c'est pour ça, avant tout, que la conscience, du moins ce qu'il en reste, de Seth lui empêche de commettre une erreur sur le coup de la colère et de la tristesse. Parce que sa famille, c'est tout ce qui lui reste et il ne veut pas perdre ses enfants, encore. Il s'avance, se recule, totalement perdue face à l'image de ce démon. "Tu sais, Charly te ressemblait quand tu avais son âge. Même nez, même regard, cette mèche de cheveux toujours devant ses yeux. Et t'as jamais été là pour le voir, tu verras jamais comme elle était belle, comme elle était merveilleuse, Charly." Ses mots se cassent et se brisent, Seth n'a plus le goût, plus l'envie de parler de sa défunte fille. Il va en mourir, à force de souffrance et d'injustice. C'est Maïa, pas Charly qui aurait du s'effacer à tout jamais. Mais le monde ne fait pas son chemin comme chacun l'entend, l'injustice est de mise. Parce que oui, elle mérite de mourir, mais tu ne peux pas lui arracher sa vie. Alors que les yeux de Seth se mouillent toujours plus de larmes colériques et désespérées, un bâton, celui de Maïa, s'écrase dans la terre et soudainement, la femme s'offre à lui, bras écartés, désarmée et tellement provocante. Les phalanges de Bucky se serrent, se blanchissent même, cette femme joue avec ses nerfs et il rêve de lui briser la nuque, voir se corps se dématérialiser, disparaître dans des pixels. Il s'approche, furieux et agrippe la gorge de son ancienne épouse. Ce n'est pas pour autant qu'il l'étrangle, il presse juste suffisamment ses doigts sur la mâchoire relevée de la femme, plonge son regard dur, de glace, dans le sien. "Tu ne mérites pas que je gâche mon énergie pour toi, que je me salisse les mains pour une femme aussi lâche, aussi misérable que toi." Jamais auparavant il n'avait touché Maïa de la sorte, mari et père aimant qu'il était. Il ne comprenait toujours pas pourquoi elle avait fuit aussi lâchement et pourtant, il devait bien y avoir quelque chose, quelque chose qu'il avait fait, inconsciemment. Mais Seth n'avait même pas envie de le savoir. Il relâche sa prise, repoussant dans un geste violent le corps léger de la Bowman. Avant de se retourner, ses narines tremblent, ses lèvres se pressent tellement ce contact physique fut désagréable. Il crache à ses pieds, la souillant comme il le pouvait, son peu d'éthique l'empêchant tout de même de la tuer. "Tu oses te pointer devant moi, me provoquer. Tu cherches quoi ?!" Il ne parle pas, il hurle, vocifère, comme une bête enragée, frustrée. Il sait comme il est impulsif, et il est de plus en plus difficile de se contenir, se maîtriser. Quelque chose dont Seth a perdu l'habitude depuis déjà des mois.

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MessageSujet: Re: the day they met again   Lun 6 Mar - 2:55
THE DAY THEY MET AGAIN
Bucky & Circé

De la douleur, de la tristesse, de la colère, des sentiments qui bataillent au creux de sa boîte crânienne et qui nouent son ventre. Comme elle se sent mal, comme elle aimerait disparaître. Il n'y a pas de joie à le revoir, non, surtout de la honte et de la peur. Plus les minutes passent, plus ses pensées changent, elles se remuent, se percutent et elle ne sait plus quoi faire ou même quoi dire. Elle aurait dû disparaître de sa vie et ne plus jamais le voir, mais au final elle ne s'était jamais attendue à le croiser dans le jeu, elle ne pensait pas qu'il s'y inscrirait seulement. Mais voilà, le hasard s'acharne, se cacher de ses propres enfants dans son team et maintenant le croiser lui. Ses lèvres rougissent alors qu'elle ne peut arrêter de les mordre, elle transpire, pourrait presque s'évanouir sur place. Le mal est fait, depuis plus de douze ans, mais impossible de s'en remettre, de se pardonner à soi-même.  « Tu sais, Charly te ressemblait quand tu avais son âge. Même naît, même regard, cette mèche de cheveux toujours devant ses yeux. Et t'a jamais été là pour le voir, tu ne verras jamais comme elle était belle, comme elle était merveilleuse, Charly. » Dur à entendre, dur à imaginer... Peut-être pas tant. De nouvelles perles salées mouillent les Joux de Maïa, traçants des sillons sur leur passage. Peut-être qu'elle ne mérite pas mieux que d'entendre ça, de subir. Toute personne connaissant la situation ne pourrait qu'approuver le comportement de Seth et cracher sur son ex-femme dont l'état actuel ne pouvait même pas faire pitié. Quand elle sent ses mains autour de son cou, elle ne bouge même pas, peu importe son but, elle ne compte pas résister, prenant conscience de toutes ses erreurs petit à petit. Elle frissonne légèrement, mais il ne serre pas, relève son visage vers le sien. Elle plonge son regard dans le sien, ses yeux d'un bleu magnifique... « Tu ne mérites pas que je gâche mon énergie pour toi, que je me salisse les mains pour une femme aussi lâche, aussi misérable que toi. » Il n'a pas tord, mais ça lui ferait surement du bien. Maïa ne peut tout simplement pas lui dire de passer à son cabinet pour quelques séances de psy...

Elle recule de quelques pas alors qu'il la repousse. Que veut-il ? Que cherche-t-il à faire ? Il n'a surement pas les idées au clair non plus? Ces retrouvailles étaient aussi douloureuses pour l'un que pour l'autre. « Qu'est-ce que je mérite alors ? Je pars, encore, comme si de rien n'était ? » Elle glisse ses doigts sur sa gorge, là où quelques secondes plus tôt les mains de Seth étaient posés. Elle ne ressent pas de douleur, comme s'il avait été incapable de lui faire du mal. Ils avaient tant partagé à l'époque... « Tu oses te pointer devant moi, me provoquer. Tu cherches quoi ! » Comme si elle avait cherché à le retrouver... Bien des fois elle avait pensé retourner les voir, s'excuser, à genoux. Mais jamais elle ne l'avait fait. Par peur, par honte... Maïa n'avait jamais regroupé la force nécessaire à cette action. « Tu as l'impression que j'ai provoqué cette rencontre ? Que je m'amuse à te mettre dans cet état ? » Sa voix s'élève vaguement, elle frotte ses joues humides à cause des larmes. Il doit vraiment péter les plombs pour ne pas comprendre que c'est dur pour elle aussi. Comme si elle avait faussé ses larmes et la douleur qu'elle avait ressentie en apprenant la mort de Charly. « J'ai voulu revenir vous voir des tas de fois et devine quoi ? je n'ai jamais eu la force de le faire. J'ai toujours eu peur. » Elle reprend son souffle, ne sait pas vraiment quels mots employés pour se faire comprendre. Y-a-t-il vraiment une façon de se faire comprendre ? Elle peut comprendre qu'il ne veuille plus jamais la voir. Sa voix est déchirée, bien en dessous de celle énervée de son ex-mari. Mais elle n'a aucun moyen de s'imposer face à lui et n'en a pas l'envie. « Alors quoi ? Je pars ? Tu n'as rien d'autre à cracher ? J'avais l'impression que mon mari ne m'aimait plus alors je me suis barré comme la plus lâche et misérable des épouses... Alors parle, hurle, frappe- moi... Ou alors je peux tout simplement partir, à nouveau... »



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