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 parallel lives | jonah
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MessageSujet: parallel lives | jonah   Jeu 17 Nov - 22:14
parallel lives
jonah hall & louison mckenzie
Les rayons de lumière des phares traversaient difficilement l’épaisse brume qui dormait encore sur la ville de Chicago. Emmitouflée dans sa doudoune, Louison regardait les rues désertes qui avaient comme caractère premier d’être parfaitement désertes, tout comme les sièges de ce bus. Il fallait dire qu’il était encore très tôt et que personne ne se rendait vers Bronzeville à cette heure-ci -encore trop tôt pour les derniers fêtards et trop tôt pour les travailleurs. Dans une bande dessiné que sa mère avait l’habitude de lui lire quand elle était petite, c’était ce qu’on appelait l’heure bleue, parce que c’était la plus calme de toutes les heures ou on ne pouvait entendre que le bruit de la nuit. Bien sûr, en ville c’était un peu différent, mais au moins elle était seule, sans personne pour la déranger. Sans s’en rendre compte, elle s’était ronger la peau des doigts si fort, que la chaire était à vive, alors qu’elle les torturaient nerveusement. Louison repensait à son frère, à sa vie avant le jeu, à Olivia et à tout ce qu’elle était en train de traverser. Tout semblait perdre de la logique et elle avait l’impression de se noyer. Une sensation si réelle, qu’elle s’était même réveillé devant son ordinateur en crise de panique. Les événements la dépassaient et malgré tous ses efforts, elle ne savait plus quoi faire pour aller de l’avant.

Le bus s’arrêta à un arrêt et un groupe d’amis s’installa juste devant elle, si bien qu’elle décida de descendre, même si ce n’était pas à cet arrêt qu’elle souhaitait descendre. Elle n’avait pas envie qu’on la regarde, elle, ses cernes violettes, ses yeux gonflés et ses joues humides. Louison n’avait envie de rien, sauf de le voir, lui qui devenait la seule chose avec du sens dans sa vie, Jonah. Cela faisait déjà un moment qu’elle ne l’avait pas vue, c’était d’ailleurs pour cette raison qu’elle avait remis les pieds au QG de sa maison. Seulement, rien ne se passait comme prévu et elle était tombée sur Olivia, sa meilleure amie et une des seules personnes qu’elle ne voulait vraiment pas voir dans ce jeu. Seulement, la vie était une salope et elle avait eu tort de croire que la brune allait tenir sa promesse. A la lumière de la lune, elle rabattit sa capuche sur sa tête et accéléra le pas dans la pénombre, tel un ninja.

Elle ne connaissait pas spécialement le quartier, mais Jonah lui avait un peu près dit dans quel tour il vivait et elle espérait qu’il n’y aurait pas plusieurs Hall à y vivre. De toute manière, elle était trop énervé pour réellement penser et se contentait de marcher sans vraiment savoir ce qu’elle allait trouver. Peut-être qu’il n’était pas chez lui, peut-être qu’elle devrait envoyer un message ? Des questions qu’elle préférait ignorer, jusqu’à ce retrouver devant une bâtiment aussi gris que grand. Ses yeux se promenèrent sur l’interphone sans rien trouver, si bien qu’elle continua sa route sur la tour jumelle.

Hall. Juste sous ses yeux. Elle sonna, mais rien ne se passa. Elle résonna, mais encore rien. « Putain ! Ca marche pas ! » La colère monta, tandis que son poing heurta violemment le mur. La douleur la calma automatiquement et elle inspira profondément, tandis qu’elle observa un peu plus la chose. Peut-être que l’interphone ne marchait simplement pas, peut-être que la porte était ouverte. « Pauvre conne. » Elle avait laissé son sang sur le mur pour rien, étant donné que la porte était ouverte depuis le début et qu’elle pouvait s'engouffrer dans l’immeuble sans soucis. Un rapide coup d’oeil sur la boite aux lettres pour voir l’étage et la voilà déjà partie dans les escaliers au pas de courses.

Légèrement essoufflée, elle arriva devant la petite porte parfaitement identique à toute les autres et qui était pourtant à ses yeux si spéciale. Sans se faire attendre, elle sonna un première fois à la porte, pleine d’espoir, seulement rien ne se passa. Se disant qu’il dormait peut-être, elle résonna un peu plus longtemps en tapant à la porte. Rien ne bougea, la porte ne bougeait pas, malgré son martèlement. Elle avait traversé tout ça, pour une porte fermée. La blonde aurait dû s’en douter et pour la première fois de sa vie, elle se sentait réellement seule et abandonnée. Son front se posa contre le bois froid de la porte, tandis qu’une larme tomba sur le sol, rapidement suivit de d’autres. Louison qui était habituellement si forte était en train de craquer devant une porte close, seule comme son frère l’avait été -finalement, ils avaient beau jouer les solides, les deux McKenzies n’avaient jamais été rien d’autre que des enfants.
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Dernière édition par Louison McKenzie le Sam 26 Nov - 20:19, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: parallel lives | jonah   Sam 26 Nov - 20:15
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Louison & Jonah
Ton casque semble vissé sur tes oreilles. Ton casque te coupe presque de tout son extérieur. Tu es plongé dans ton truc. Plongé dans ton jeu. Est-ce que tu t’énerves sur les autres ? Peut-être un peu. Peut-être que tu t’agaces un peu, tout seul. Tu ne sais pas. Tu ne t’en rends pas vraiment compte, au final. Tu ne te rends pas vraiment compte de ce qu’il se passe. S’il se passe quelque chose. Tu joues comme un idiot. Tu jouais avec un goût amer sur les lèvres. Même le Darwin’s Game te laissait une fade sensation. Ta camarade ne venait plus. Ta camarade ne t’y retrouvait plus. Alors, tu essayais de passer à autre chose. Tu avais la folle idée de jouer à d’autres jeux de rôles, à jouer à autre chose. 5% de ton temps, peut-être. 5% de ton temps devant l’écran.
Peut-être que tu devrais tenter d’y retourner. Peut-être que tu devrais tenter à nouveau de la croiser. Peut-être que tu pourrais la retrouver. Peut-être que tu pourrais essayer de la chopper à la sortie du métro, comme la dernière fois. Peut-être que ça se solderait par un échec, tu ne sais pas. Tu n’en avais aucune idée. Strictement aucune. Mais tu pouvais au moins te payer le culot d’essayer.
Tu souffles, agacé. Agacé de voir l’écran gris, encore. Longues et interminables secondes. Ton personnage git sur le sol, et l’écran se brouille un instant, alors qu’il affiche l’action qui t’a conduit à une nouvelle mort. Te voilà de nouveau dans la base. L’arme au poing, la mine concentrée. Le casque sur les oreilles, qui tente de te guider dans cet environnement qui, à force d’être délaissé, commençait à devenir étranger. Secondes d’attention. Headshoot. Ecran gris, encore. Tu cognes brusquement sur ton bureau, alors que ta chaise à roulettes esquisse un mouvement de recul. Tu fermes la fenêtre d’Overwatch, presque rageusement, alors que ton casque quitte tes oreilles.
Un bruit. Un bruit qui t’arrête presque. Qui fait encore du bruit, à une heure aussi avancée ? Qui fait du bruit contre ta porte, à une heure aussi avancée ? Qu’est-ce que tu devais en penser ? Qu’est-ce que tu devais croire ? Tu n’oses bouger. Tu n’oses bouger, de peur que ça ne recommence. De peur de trahir ta présence. D’autres sons. Plus discrets. Plus furtifs. Qu’est-ce que c’est ? Qui c’est ? Tu grimaces, un peu, en penchant la tête sur le côté. Et, finalement, ton corps parcourt la distance qui le sépare de la porte à grandes enjambées. Moment de silence. Tes doigts se posent sur la poignée, et, tout doucement, tu ouvres le battant de bois.

Une Louison en larmes. Une blonde qui pleure devant ta porte. Devant ta porte. Tu la regardes, perplexe. Tu la regardes, la bouche ouverte, sans vraiment savoir quoi dire. Sans vraiment savoir comment réagir. Tu souffles. Tu souffles, doucement, avant de te pencher un peu pour attraper son menton. Ton pouce a glissé sur une de ses larmes, pour l’essuyer. Pour sécher sa joue, doucement. « Louison ? » demandes-tu alors, dans un souffle. « Louison, pourquoi tu es là ? Pourquoi tu pleures devant ma porte comme ça ? » Peut-être qu’elle allait répondre aux mystérieuses questions que tu te posais sur l’être humain. Peut-être qu’elle allait te dire que quelque chose n’allait pas bien. Tu la regardes, toujours autant intrigué. Tu la regardes, toujours avec la même perplexité. « Tu veux venir voir ma mygale ? » Qui sait, peut-être que ça allait la réconforter.

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MessageSujet: Re: parallel lives | jonah   Mar 29 Nov - 22:39
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jonah hall & louison mckenzie
Son souffle devenait de plus en plus rapide et saccadé, tandis que ses poings se crispaient contre cette porte close. Ses jambes, tétanisées par la peur de se retrouvées seules restaient immobiles, comme si cela allait changer les choses. Seulement la porte ne bougeait pas et la blonde commençait à se demander si elle avait le droit de dormir ici en l’entendant. Peut-être qu’il n’avait pas la moindre envie d’avoir à supporter ses larmes, peut-être qu’ils n’étaient pas aussi proches et peut-être qu’elle était la seule à voir leur relation comme de l’amitié. Seulement, elle ressentait comme un besoin vital de le voir lui, de lui parler et d’entendre sa voix si posée -parce que personne d’autre ne pourra lui parler comme ça. Cependant, il fallait croire qu’elle n’aura le droit à rien d’autre que le silence ce soir, même après avoir traversé la map entière avec un boulet et d’avoir affronté le froid, la nuit et les bus de nuits pour se rendre ici.


Alors qu’elle pensait réellement devoir repartir dans la plus grande des solitude, la porte se déroba sous son front pour laisser apparaître une silhouette qu’elle ne connaissait que trop bien. Jonah ne devait sûrement pas comprendre ce qu’il était en train de voir, d’ailleurs elle ne lui avait jamais laissé voir une faille dans sa carapace de petite terreur. La si solide Louison ressemblait plus à un chaton abandonné et rien qu’à cette idée elle avait envie de se claquer. Sans dire un mot, il lui sécha ses larmes, lui demandant ce qu’elle pouvait bien faire ici à une heure pareille et surtout pourquoi elle pleurait. Pourquoi elle pleurait, elle le savait très bien, mais pourquoi devant cette porte ? A part qu’il était la seule personne qu’elle voulait voir, elle n’avait pas vraiment de réponse. Et maintenant que la porte était ouverte, la blonde ne savait même plus quoi dire.


Un silence s’installa, alors que le plus âgé proposa de lui présenter sa mygale. Sans surprise, il n’était pas meilleure personne pour réconforter, si bien qu’elle lâcha un semblant de rire avant de lui faire un calin. Elle n’était pas vraiment la personne la plus tactile du monde, mais cette chaleur et ce parfum lui faisait presque oublier ses malheurs et ses démons. Aucun son n’arrivait à sortir de sa bouche, tandis qu’elle cachait son visage humide contre le torse de son ami, cherchant par quoi elle pouvait bien commencer. « J’ai menti, je vais pas bien. » Quelques mots en référence à la brève conversation téléphonique qu’ils avaient échangés quelques semaines auparavant après le décès de son frère, qu’il devait parfaitement ignoré. Ses bras ne lachaient plus Jonah, comme si elle avait peur qu’il s’en aille, comme si elle avait peur de le perdre, comme si elle avait peur de se retrouver seule.
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MessageSujet: Re: parallel lives | jonah   Jeu 8 Déc - 22:30
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Louison & Jonah
Elle rit. Elle rit un peu, alors que tu lui proposes de lui presenter Behemoth. Tu as ouvert des grands yeux, un peu surpris. Y avait-il quelque chose d’amusant à voir une mygale ? Tu peines à comprendre, alors que ses bras viennent entourer ton corps. Un câlin. Un câlin. C’est ce que te souffle ton cerveau, alors que tu entoures tes bras autour de ses épaules. « Là, là … » souffles-tu, tout bas, en lui tapotant le dos. Est-ce que c’était ce qu’il fallait faire ? En tout cas, c’était ce qu’il se passait dans les films, non ? Tu continues de lui caresser le dos, doucement. Parce que tu ne comprends pas. Parce que la réaction te semble étrange. Jamais personne ne t’avait déjà demandé de réconforter. Personne n’était venu pleurer dans tes bras pour tu-ne-sais-quelle-raison. Ce n’était pas grave, au fond. Ce n’était pas si grave qu’elle vienne. Mais tu ne comprenais pas pourquoi toi. Pourquoi est-ce que c’était toi qu’on venait voir, alors que tu ne comprenais presque rien à ces choses-là. Parce que tu ne connaissais rien à ces choses-là.
Et quelque part, tu en aurais voulu, des bras. Quelque part, tu aurais peut-être aimé un câlin en étant gosse, qui sait. Peut-être que ça aurait aidé. Peut-être que ça aurait corrigé les disfonctionnements de ta pauvre cervelle, et que tu te serais bien mieux comporté. « J’ai menti, je vais pas bien. » Tu hoches doucement la tête, en songeant un léger instant au coup de téléphone que tu lui avais passé il y a déjà quelques temps. Parce qu’elle ne venait plus. Parce que tu t’inquiétais. Parce que tu ne voulais pas la perdre, au fond. Parce que tu ne voulais pas te séparer de quelqu’un qui semblait t’accorder un minimum le droit d’exister. « Je vois … Parce que tu .. Parce que tu pleures. » tentes-tu d’argumenter, avant de l’entraîner doucement avec toi, à l’intérieur. Tu refermes la porte derrière vous, avant de reprendre la demoiselle dans tes bras. « Faut pas faire sortir la chaleur, tu comprends. Parce que .. Elle aime pas le froid. » Parce que l’hiver, c’est encore plus compliqué de faire monter la température. Parce que tu ne voudrais pas non plus trop la dépayser. « Tu veux heu … Un chocolat chaud ? J’crois que c’est bon, non ? J’ai .. Je dois avoir du lait en poudre .. Quelque part dans la cuisine. » Quelque part dans le bazar qu’était ton chez-toi. Tu te grattes la tête, un instant. Tu te grattes la tête, idiot. « Tu veux … Tu veux parler de .. De pourquoi tu vas pas bien ? » demandes-tu, hésitant. Tu essaies de comprendre. Tu essaies de réparer le tableau, de comprendre pourquoi est-ce qu’elle vient si soudainement troubler ton quotidien – parce que d’habitude, c’est plutôt l’inverse. Parce que d’habitude, c’est plutôt de tes impulsions que sont victimes les autres, plus que toi des leurs. « J’suis .. Désolé parce que c’est pas propre et rangé comme ça devrait l’être pour accueillir quelqu’un. » Parce qu’il y avait des tasses de café à traîner, parce qu’il y avait de la cendre hors du cendrier. Parce que tes affaires traînaient, parce que c’était le bordel. Parce que dans les recoins traînaient encore quelques insectes desséchés que Behemoth avait négligé.
Tu lâches la jeune femme, presque soudainement. Comme si tu n’étais pas fait pour cet étrange contact. Comme si tu étais perdu. Comme si tu craignais de déraper. Tu sembles avoir besoin de t’occuper l’esprit. Tu sembles même presque préoccupé. Tu fais deux pas en arrière, pour regarder autour de toi. Pour fouiller du regard les coins sombres, et finalement te décider. Quelques pas dans une direction. Une main tendue, quelques longues pattes velues qui viennent caresser tes doigts. « Viens ma belle .. » Tu l’invites, ta demoiselle. Au creux de tes paumes, et, doucement, tu te relèves. Ton petit monstre, ta bestiole velue. Tu as fait quelques pas vers Louison, lentement. « J’te présente Behemoth. Louison, Behemoth. Behemoth, Louison. » énonces-tu, en arrivant à portée de bras de la demoiselle blonde. « Tu veux la prendre dans tes mains ? Elle est plutôt gentille. » Avec toi, du moins. Lorsqu’elle se décide à grimper sur ton corps immobile, lorsqu’elle se décide à voyager à travers tout ton appartement, en guise d’aventure arrêtée.
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MessageSujet: Re: parallel lives | jonah   Jeu 22 Déc - 23:41
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La chaleur de l’étreinte était bien plus agréable que tous les mots du monde et cela même si c’était de la part de quelqu’un qu’elle ne connaissait finalement pas plus que ça. Finalement, c’était peut-être pour ça qu’elle était là et pas chez quelqu’un d’autre, simplement parce que la seule personne qui ne pouvait pas la décevoir. Louison n’attendait rien de lui et elle ne lui devait rien non plus, c’était une relation très humaine et simple qu’elle n’avait jamais imaginé avoir un jour. Pas de paraître, juste être soi-même avec ses défauts et ses démons, accepter que l’autre ne peut-être comme on voudrait le dicter, que personne ne peut dompter la bête qui sommeil en lui. La blonde craquait et elle n’en avait finalement rien à faire de paraître faible parce qu’il était capable de savoir que ce n’était pas dans son habitude et parce que même si leur amitié ne datait pas, elle était sûrement plus forte que des milliers d’autres. Les aventures qu’ils avaient traversés ensemble étaient uniques et elle n’oubliera jamais cela et on fond elle espérait que c’était réciproque.

Un ami, c’était tout ce qu’elle avait réellement besoin à cet instant et elle était si bien dans ses bras qu’elle aurait pu y passer l’éternité. Seulement, toutes bonnes choses avaient un fin et il fallait se faire violence pour quitter ses bras et retourner se heurter à la réalité. Parler, vider son sac, le tout dans un appartement “miteux” était devenu sa vie, elle qui fut un temps était admirer dans les couloirs de l’école. De l’eau avait coulé sous les ponts et pour une fois elle acceptait de tout dire sans filtre. La porte se referme sous la main de Jonah, alors qu’elle se retrouve au milieu de son salon les joues humides et les mains gelées et ensanglantées par le coup qu’elle avait collé dans le mur. L’allusion à son animal de compagnie parfaitement hors du commun ne fut pas relevé pas blonde qui le suivait des yeux sans rien dire, comme un chiot qui attendait qu’on s’occupe de lui. « Un chocolat, peut-être oui. » Se réchauffer un peu, ce n’était pas une mauvaise idée, surtout quand elle remarqua enfin que ses genoux tremblaient épuisés par cette journée éprouvante.

Ses yeux scrutaient l’environnement, réalisant qu’elle venait d’entrer dans l’envers du décor, dans l’intimité de Jonah, sans même prévenir. Elle était une piètre amie pour faire un truc pareil et elle ne méritait pas autant de pincette. « Non t’inquiète ça n’a pas d’importance. » D’un geste lent et enfantin, elle sécha ses larmes pour se reprendre un peu. Le contact se perd avec Jonah et elle ne peut s’empêcher de le suivre du regard dans un silence religieux, comme si les mots qu’elle s’était récitée dans sa tête avait disparu. Puis alors qu’elle se perdait dans ses pensées, de longues pattes velues s’imposèrent dans son champs de vision et surprise elle recula d’un pas.

La blonde n’était en aucun phobique des araignés, néanmoins il y avait une différence entre les accepter dans une pièce et la tenir dans sa main. « Non merci. » De toute manière, elle avait les mains trop sales pour une créature pareille. Peur de passer pour quelqu’un de mal élevée, elle lui adressa un vague sourire avant de finalement se laisser tomber dans le canapé dans un profond soupire. « Je suis désolée de venir si tôt, mais j’ai été ralentie par un gars débile qui m’a collé dans la forêt. » Ses yeux fixaient le sol de l’appartement, alors qu’elle essayait de faire le point et le tri dans ses idées, ce qui n’était en rien facile.
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MessageSujet: Re: parallel lives | jonah   Sam 24 Déc - 0:30
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« Un chocolat, peut-être oui. » Tu acquiesces. Un chocolat. Un chocolat s’est probablement faisable. Tu te dis qu’elle n’a pas fière allure. Ses jambes tremblent. Ses mains sont abîmées. Ses yeux sont rougis parce qu’elle a pleuré. Un visage fatigué. Alors, toi, tout ce que tu sais faire, c’est de t’excuser. De t’excuser de l’accueillir dans un endroit pareil, dans un endroit qui ne respire pas la joie de vivre plus que ça. « Non t’inquiète ça n’a pas d’importance. » Est-ce que c’est vrai ? Est-ce que ça n’a pas d’importance ? « T’es sûr ? » demandes-tu, visiblement assez peu convaincu. Est-ce que c’était de l’ironie ? Est-ce que ça voulait dire qu’il fallait que tu ranges tout de suite ? Est-ce qu’il fallait que tu laisses tout tel quel ? Tu te mordilles les lèvres. Tu te mordilles les lèvres, perdu. Tu préfères aller chercher ton araignée. Tu préfères aller chercher ta petite bête, pour la lui montrer. Elle a un mouvement de recul. Tu la fixes, intrigué. Tu la fixes, tu cherches à la rassurer. Tu voudrais qu’elle te fasse confiance. Peut-être qu’elle ne te croit pas ? « Non merci. » Elle ne veut pas la toucher. « D’accord. » Tu hausses les épaules, avant de redéposer la demoiselle là où tu l’avais trouvée. Parce que tu ne voulais pas trop l’embêter. Parce que tu voulais la laisser vivre sa vie, aussi.
« Le chocolat. Le chocolat. » lances-tu alors, comme si tu venais de te souvenir de cette chose-là. Ton corps s’anime. Tu essaies d’enjamber le bordel qui jonche le sol, pour te diriger jusque dans ta cuisine. Tu fouilles. Tu fouilles dans les placards, à la recherche d’un peu de lait en poudre. Du chocolat. Une tasse. De l’eau. Tu tentes une mixture plus ou moins potable, que tu déposes ensuite dans le micro-onde. Bips caractéristiques, l’étrange appareil se lance, et tu en profites pour revenir vers Louison. Louison qui s’est effondrée dans ton canapé. « Je suis désolée de venir si tôt, mais j’ai été ralentie par un gars débile qui m’a collé dans la forêt. » Tu penches la tête sur le côté. Tu penches la tête sans vraiment comprendre. « Et c’est pour ça que tu pleures ? » demandes-tu, visiblement perdu. Tu te sens égaré. Est-ce que se faire ralentir l’embêtait ? « Je peux t’aider à t’en débarrasser, si c’est vraiment un problème. » déclares-tu. Ça ne devrait pas te prendre longtemps. Et si besoin, vous pouviez même vous y mettre à deux. Même s’il fallait le retrouver encore et encore, jusqu’à lui faire perdre ses dix vies. Tu étais prêt à faire des choses comme ça. Si ça pouvait lui éviter de pleurer. Si ça pouvait lui éviter d’être triste.
Le micro-onde semble hurler. Hurler pour qu’on vienne l’ouvrir, pour qu’on le débarrasse de son contenu. Tu te lèves. Tu bouges encore, pour aller chercher la tasse et l’apporter à Louison. Mouvement d’arrêt, encore. Tu la fixes, tu fixes ses mains. Tu fixes le carmin qui tâche sa peau. Idiot. « Tu saignes. » fais-tu remarquer. « Est-ce que tu veux un pansement ? » Tu n’étais pas vraiment certain que ça stopperait le saignement mais peut-être qu’elle se sentirait mieux. Peut-être que ça t’aiderait à la réparer au moins un peu. Tu attends la réponse, un instant. Tu attends la réponse, sans oser lâcher la tasse. Sans oser lui donner vraiment. Tu oublierais presque que tu tiens le récipient entre tes doigts. Tu oublierais presque que tu devais lui donner le chocolat. « Comment … Pourquoi tu t’es fait ça ? » Pourquoi est-ce qu’elle s’était blessée ? Est-ce qu’elle l’avait fait exprès, déjà ? Est-ce que c’était son jeu, à elle aussi ? Est-ce qu’elle aimait bien ça ? Peut-être que vous pourriez partager quelques moments du genre. Si ça pouvait l’aider à oublier sa peine. Si ça pouvait l’aider à se sentir mieux, à se sentir plus libérée. Tu voulais bien, toi. Tu voulais bien lui prêter tes lames de rasoir, si elle aimait se sacrifier. Si elle aimait voir le sang perler. Tu voulais bien, si ça pouvait l’aider.
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MessageSujet: Re: parallel lives | jonah   Dim 25 Déc - 19:43
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Bien que ce soit un des appartements les plus froids et impersonnel qui lui avait été donné de voir, la blonde s’en fichait éperdument. Pourtant, le plus âgé semblait culpabiliser pour une chose aussi futile, ce qui devenait presque gênant quand on savait que c’était elle qui venait de débarquer en pleine nuit chez lui. « Oui, c’est bon j’ai connu pire. » En réalité, ce n’était pas réellement le cas, mais elle imaginait très bien que ça pouvait l’être comme on peut le voir dans des émissions de télévision ridicule où des gens vont nettoyer des appartements de personnes visiblement plus que négligées. Heureusement, ce n’est aucunement le cas de Jonah, qui devait juste avoir mieux à faire que ranger en permanence son appartement. Une fois qu’elle lui avait fais comprendre que c’était bon comme ça, elle se se posa dans le canapé, s’assurant que la créature était à distance raisonnable pour sa vie. Elle se connaissait et savait très bien que si cette chose l’attaquait, elle pousserait un hurlement des plus strident avant de lui coller sa chaussure entre ses yeux perfides.

Un court instant, elle se retrouva seul dans le petit salon et essaya de se reprendre pour arrêter de ressembler à un agneau perdu. Même si elle n’était jamais venu ici, elle s’y sentait à sa place, comme si elle aurait dû venir bien avant, comme si la rédemption pouvait s’y trouver, confortablement installée entre l’ordinateur et la télévision. Une fois le jeune homme de retour, elle lui raconta brièvement pourquoi elle arrivait si tard et posa une question qui la fit presque sourire. « Non, bien sûr que non. » Bien qu’il avait été très agaçant, elle n’était tout de même pas si émotive. Polochon, c’était qu’un détail par rapport à tout ce qui venait de changer dans sa vie. Bien sûr, Jonah ne devait rien comprendre à ce qu’elle racontait et devait se contenter de ce qu’il voyait, à savoir, une gamine en pleure avec les mains en sang. Un spectacle qui poussait forcément à l’inquiétude, ce qui n’était d’ailleurs pas du tout son but. « Non c’est rien, t’en fais pas, merci pour le chocolat. » Elle attrapa rapidement le mug, se moquant bien de ses plaies, qui n’étaient d’ailleurs ni les premières, ni les dernières dans sa vie. Cela dit, elle lui devait au moins une explication pour qu’il arrête de fixer dessus. « L’interphone marche pas je crois. » La vérité était un peu pitoyable et devait sûrement la faire passer pour une hystérique, mais elle voulait définitivement en finir avec les mensonges.

Pour Louison, il était temps de parler et d’aller de l’avant. Affronter ses démons et arrêter de courir et de croire que ça ira mieux. Elle n’était pas du genre à fuir et si elle avait dérapé pendant quelques temps, il était temps de se reprendre. Pourtant, à chaque fois qu’elle essayait, tout s'emparait, comme si elle était condamné à sombrer. « Je suis retourné au QG aujourd’hui, je pensais que tu y serais, mais à la place j’ai trouvé ma meilleure amie, qui m’avait promis de ne jamais jouer. » Tout cela devait semblait bien peu important pour le solitaire Jonah, mais pour elle ça signifiait bien plus. « C’est ridicule de réagir comme ça, je sais. Seulement tu vois, ça m'énerve parce que je vais devoir veiller sur elle, alors que j’en suis parfaitement incapable. » Incapable de protéger Olivia, comme elle avait été incapable de sauver son frère. L’histoire allait se répéter et elle ne savait plus quoi faire pour empêcher cela d’arriver. Bien sûr, elle en voulait à la brune d’avoir fait ça, alors qu’elle savait que son frère venait de mourir, mais au fond c’était à elle-même qu’elle en voulait le plus. « Je suis incapable de protéger les gens que j’aime ! Ils vont tous crever parce que je suis faible… Je veux pas la perdre… Pas elle aussi... » C’était sa faute si son frère était mort, elle n’avait pas su le protéger et encore moins le ramener à la raison et jamais de sa vie Louison ne s’était sentie aussi inutile.
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MessageSujet: Re: parallel lives | jonah   Dim 25 Déc - 23:15
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Louison & Jonah
« Oui, c’est bon j’ai connu pire. » Pire. Tu fais la moue, doucement, te contentant de cette réponse. Tu imagines que tu pourrais faire avec. Tu imagines que tu pourrais vivre avec. C’était peut-être mieux. C’était probablement plus rassurant de penser ainsi.
« Non, bien sûr que non. » Non, ce n’était donc pas le garçon qui lui tirait toutes ces larmes. Tu souffles, toujours plus intrigué. Tu souffles, perplexe. Concentré sur ses mains, persuadé qu’en elles se situe la clé. La clé de tout ce remue-ménage, la clé de tout cet univers chamboulé. Est-ce que c’est grave ? Est-ce qu’elle veut que tu penses ses plaies ? Est-ce que ça l’aiderait ? « Non c’est rien, t’en fais pas, merci pour le chocolat. » Mais elle saigne. Elle saigne et ce n’est rien. Tu penches la tête sur le côté, bien malgré tout, intrigué. Peut-être qu’en observant les choses sous un autre angle, tu parviendrais à mieux comprendre. Peut-être qu’en observant les choses autrement, tu pourrais comprendre ce qui t’échappait. « L’interphone marche pas je crois. » Face à cette révélation, tu ne peux que doucement sourire. « Je crois que ça fait longtemps. » dis-tu, finalement. Parce que tu ne te souvenais pas d’avoir vu un jour quelqu’un l’utiliser. « Mais la porte était ouverte, non ? » Peut-être que ça rendait les choses assez peu sécurisées. Tu ne sais pas, mais au fond, tu t’en fichais. Tu te fichais que tout le monde puisse aller et venir, tant que personne ne te dérangeait.

« Je suis retourné au QG aujourd’hui, je pensais que tu y serais, mais à la place j’ai trouvé ma meilleure amie, qui m’avait promis de ne jamais jouer. » Révélations. Tu hoches la tête, sans vraiment comprendre. Sans comprendre la gravité de la chose. « C’est ridicule de réagir comme ça, je sais. Seulement tu vois, ça m'énerve parce que je vais devoir veiller sur elle, alors que j’en suis parfaitement incapable. » Tu fronces les sourcils, un instant. Comme si tu essayais de faire le lien entre toutes ces choses. Comme si tu essayais de faire le lien entre ton monde et le sien. « Pourquoi tu veux veiller sur elle ? » demandes-tu. Peut-être que ça allait t’aider. Peut-être que ça allait t’aider à capter. « Je suis incapable de protéger les gens que j’aime ! Ils vont tous crever parce que je suis faible… Je veux pas la perdre… Pas elle aussi... » Tu fronces les sourcils. « Comment ça, elle aussi ? » Est-ce que tu venais de flairer la clé ? Est-ce qu’elle venait de cracher un bout du morceau que jalousement elle gardait ? « Tu peux pas … Tu peux pas contrôler la vie des autres, tu sais ? Puis … Tu pourrais mourir avant elle, tu le sais ça aussi ? C’est elle qui pourrait te détester, parce qu’elle aurait préféré que jamais tu ne joues au jeu. » Et toi, comment est-ce que tu réagirais, si tu la perdais ? Qu’est-ce qu’il se passerait ? Est-ce que tu te laisserais dépérir dans votre vieille auto-tamponneuse ? Est-ce que tu débrancherais violemment les fils, pour aller hurler ta détresse à l’air libre ? Est-ce que tu ferais quelque chose ? Est-ce que tu dirais quelque chose, ou bien est-ce que ton cœur ne serait que glace ? « Je veux dire … Elle est majeure, non ? Elle savait à quoi elle s’engageait, avec tout ce qui se passe en ce moment, tu ne crois pas ? » Ce n’était pas de sa faute si son amie avait décidé d’être stupide. Ce n’était pas de sa faute si elle avait décidé d’être une tête brûlée. Ce n’était pas de la faute de la blonde, elle n’était en aucun cas responsable des erreurs des autres. « Si ton amie traverse le passage piéton au feu rouge, les yeux rivés sur son téléphone, et qu’elle se fait réduire en bouille par une voiture, est-ce que ce sera de ta faute ? Est-ce que ce sera de ta faute, alors que tu lui as dit des dizaines de milliers de fois de ne pas le faire ? »

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MessageSujet: Re: parallel lives | jonah   Lun 26 Déc - 14:46
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jonah hall & louison mckenzie
La blonde ne savait pas vraiment si elle devait en rire ou réellement s’inquiéter pour sa santé mentale, après tout frapper dans un interphone juste sous la colère prouvait bien qu’elle déraillait un peu plus chaque jour. Bien qu’elle est toujours fait de la boxe, elle n’a jamais été du genre à péter un câble sans raison sur quelque chose de si futile. Pourtant, elle était sûre que si la porte n’avait pas été ouverte, elle aurait sûrement détruit la vitre pour passer, une idée qui lui glaçait le sang. Jusqu’où la colère pouvait l’amener ? Quel était le point de non retour ? L’avait-elle déjà passé ? Toutes ces questions ne cessaient de tourner dans sa tête, alors que ses mains se réchauffaient au contact de la tasse. Le liquide avait certes l’air bien moins bon que quand elle le faisait elle-même, mais c’était déjà beaucoup après la journée qu’elle venait de passer. « Oui, la porte était ouverte, mais j’avais pas vu. » En le disant à voix haute, elle ressentait encore plus de honte et se disait qu’elle devait donner une bien piètre image d’elle-même au plus âgé. Pourtant, Jonah restait essayant de comprendre sa détresse et d’une certaine manière, cela la touchait réellement.

Si pour elle il était plus qu’évident qu’elle devait accepter ce nouveau fardeau, il en était pas de même pour son partenaire qui avait du mal à saisir pourquoi elle voulait tant veiller sur elle. Bien sûr, elle n’en était pas obligée, mais si elle ne le faisait pas personne ne le fera -surtout dans ce jeu perfide qui rend les gens complètement fous. « Parce que c’est ma meilleure amie et qu’elle pourra pas le faire elle-même. » Les choses n’étaient sûrement pas aussi simple que ça, parce qu’Olivia était peut-être plus qu’une simple amie, à moins que ce ne soit seulement le manque d’affection de Louison qui parlait. La blonde sortait de temps en temps pour trouver un peu de plaisir charnelle de temps en temps, mais la douceur que lui donnait la brune était particulière et lui donnait plus envie que n’importe qui. Seulement, c’était avant que cette dernière en débarque dans le jeu la bouche en coeur. Maintenant, elle ne savait même plus quoi penser de son amie, comme si elle devenait soudainement une inconnue. Cela dit, bien qu’elle lui en voulait terriblement, elle refusait de la perdre comme elle venait de perdre son frère.

Jonah fronça un sourcil en l’entendant parler et releva une faille dans son discour qui lui fit louper un battement. Louison avait peur de le dire, parce que ça rendait les choses encore plus réelles qu’elles ne l’étaient déjà. « Oui … elle aussi. Tout le monde est sur ce putain de jeu, tout le monde. » Éviter le sujet tabou pour mettre en exergue le plus gros problème de ce jeu. Olivia jouait, Dustin jouait et la liste pouvait continuer comme ça encore longtemps. Seulement, elle n’était pas prête à enterrer tout ceux qu’elle aime et ne savait plus quoi faire pour les aider. « Je veux juste pas me retrouver toute seule… Quand Olivia sera morte et les autres aussi, je serais toute seule... » Bien que solitaire, elle n’imaginait pas un instant sa vie sans ses amis ou sa famille et flippait à l’idée de se retrouver seul dans ce nouveau monde qu’elle détestait profondément. Le jeu lui avait tout enlevé à sa petite vie tranquille et elle rêvait chaque nuit que tout cela cesse une fois pour toute. « Mon frère est mort, elle le savait et elle s’est quand même inscrite... » Le besoin de lui dire, lui qui était sûrement la seule chose que le jeu lui avait donné et la seule personne qu’elle acceptait de voir jouer, non pas qu’elle n’est pas peur de le perdre, mais plutôt qu’elle s’était déjà faite une raison. La mort était la seule chose qui les attendait.
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MessageSujet: Re: parallel lives | jonah   Mar 27 Déc - 15:37
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Louison & Jonah
« Oui, la porte était ouverte, mais j’avais pas vu. » Tu hausses les épaules, doucement. « Ce n’est pas grave, va. Certains sonnent pendant des heures puis partent en nosu reprochant de ne pas avoir répondu, tu sais .. » Tu ne savais pas dans quel état Louison avait mis l’interphone, mais peut-être que ça aidera les gens à cesser d’être con. « En soi, tu as presque fait une bonne action. » ajoutes-tu, comme si ça allait t’aider à la réconforter.
Et il y a cette histoire d’amie. Il y a cette histoire de meilleure amie qui se retrouve sur le jeu alors qu’elle n’aurait pas dû y être. Cette histoire dont tu peines à en comprendre la gravité. « Parce que c’est ma meilleure amie et qu’elle pourra pas le faire elle-même. » Sa meilleure amie … « Elle est dans quelle équipe ? » demandes-tu soudain. Pourquoi est-ce qu’elle voulait à tout prix la protéger ? Pourquoi est-ce qu’elle pensait que la demoiselle était absolument incapable de survivre dans ce monde ?
Des failles dans ses paroles. Un texte empli de trous, empli de sens cachés. Tu voudrais savoir lire entre les lignes. Tu voudrais comprendre, pour essayer de mieux l’aider. Pour essayer de mieux piger. « Oui … elle aussi. Tout le monde est sur ce putain de jeu, tout le monde. » Tu la regardes, longuement. Tu la regardes, sans dire un mot. Est-ce qu’elle allait enfin te cracher le morceau, ou est-ce que tu allais devoir la cuisiner ? « Je veux juste pas me retrouver toute seule… Quand Olivia sera morte et les autres aussi, je serais toute seule... » Tu relèves la tête, brusquement. Comme si le nom te faisait tiquer. Comme si soudain, elle venait de te mettre sur la piste de l’animal à traquer. « Olivia ? » relèves-tu. « Tu as son pseudo ? » ajoutes-tu. « Pour … T’aider à l’aider, peut-être. » finis-tu par souffler, après quelques secondes de réflexion. « Si je peux être utile, on sait jamais. » Est-ce que tu en serais capable ? Est-ce vraiment la raison ? Tu ne sais pas. Tu es juste curieux. Tu veux juste savoir. Si c’était elle. Si c’était la Olivia que tu connaissais. Peut-être que tu pouvais faire plus simplement. Tu pouvais parcourir la liste d’amis de Louison, et voir si la Olivia que tu connaissais s’y trouvait. C’était facile. Un jeu d’enfant. A portée de tes doigts, à portée de ton téléphone, qui gisait juste là, sur la table basse. C’était facile. C’était faisable. Peut-être que tu aurais pu comprendre avant. Peut-être que tu aurais pu piger les choses plus tôt. Même si tu t’en doutais. Même si, bien au fond, tu le savais. Tu savais que Gotcha s’était inscrite sur le Darwin’s Game. Peut-être à cause de toutes les questions qu’elle te posait parfois.

« Mon frère est mort, elle le savait et elle s’est quand même inscrite... » Tu sursautes, tiré de tes réflexions. Tu essaies de capter son regard, un instant. Alors, c’était ça ? Alors, c’était son frère qui l’avait mise dans un tel état ? « J’imagine que tu as déjà eu assez de gens à te dire : je suis désolée tout en pensant : j’espère qu’une telle merde ne m’arrivera jamais ? » demandes-tu, après quelques secondes de silence. Et toi ? Comment est-ce que tu réagirais, si l’un de tes frères disparaissait à cause du jeu ? Est-ce que tu réagirais ? « Bois ton chocolat, il va être froid après. Et c’est pas bon. » dis-tu soudainement, alors que tu ramenais tes jambes en tailleur sur le canapé. « Les gens aiment le risque. Ils aiment avoir l’impression de jouer avec le feu, d’être en contrôle. Peut-être que ça les aide à se sentir vivants, tu vois ? Qu’en faisant ces choses interdites, ils ressentiront le fourmillement qu’ils ne ressentaient plus depuis longtemps. Qu’ils se sortiraient de cette routine métro-boulot-dodo. Peut-être que c’est la raison pour laquelle le jeu fonctionne aussi bien. Parce qu’il casse la routine. Parce qu’il casse l’ordre des choses. Tu vois ? » Tu tires une cigarette du paquet qui trainait sur la table. Lueur de briquet. Grande inspiration. Grande expiration. « Ok, je suis mauvais pour raconter les histoires, mais parfois, ma mère racontait quelque chose qui ressemblait à ça : c’est un homme qui entre dans un restaurant. Un restaurant réputé pour sa cuisine épicée. Un restaurant, connu pour un plat trop relevé, qui ne pouvait entièrement être mangé. L’homme demande le plat le plus relevé. Peut-être que c’est parce qu’il veut faire le beau. Peut-être que c’est parce qu’il veut impressionner les autres, ou se surmonter. Faire son intéressant. On lui demande si c’est vraiment ce qu’il veut. S’il est certain de ce qu’il fait. Oui. Oui, il est sûr de lui. Il mange. Il mange tout le plat, dans sa totalité. Il vire au rouge. Il vire au rouge, parce que c’est trop, pour lui. Qu’est-ce qui l’a obligé à manger ? Qu’est-ce qui l’a obligé à tout manger ? Personne. Et pourtant, il savait. Il savait ce qui allait lui arriver. Il l’a tout de même fait. Malgré les mises en garde, malgré les avertissements. Tu ne peux pas empêcher les gens de faire des choses idiotes, Louison. C’est inutile de t’en vouloir, surtout si elle avait toutes les clés en main. Elle joue avec le feu, c’est vrai. Elle joue avec le feu qui a déjà brûlé les tiens, mais c’est ainsi que vivent les humains. » Et peut-être que ton esprit ne comprenait pas tout. Peut-être que tu peinais à faire les liens. Peut-être que jamais, tu ne serais sur le bon chemin.

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MessageSujet: Re: parallel lives | jonah   Lun 2 Jan - 22:29
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jonah hall & louison mckenzie
« Sûrement. » Un hochement d’épaule, se moquant parfaitement de cette histoire de porte qui était déjà oubliée. De toute manière, ce n’était pas comme si ce genre de chose avant une importance dans le sud de la ville. Louison mettait sa main à couper que la plupart des interphones étaient défaillants ou cassés, alors un de plus, un de moins ca ne changeait rien. Puis la douleur à sa main allait bien s’effacer avec le temps et sûrement que les peines qui l’avaient poussé à venir ici. Olivia était la principale raison, enfin sûrement parce qu’elle allait de paire avec la mort de son frère, mais c’était ce qui l’avait fait perdre son sang froid. Pour la première fois de sa vie, elle avait fait des vagues au QG ce qui ne lui ressemblait pas du tout. D’ailleurs, c’était de plus en plus souvent que la blonde agissait sans réellement se contrôler et d’une certaine manière, la bête qui sommeillait en elle l’effrayait. Cette peur silencieuse qui s’installait dans son esprit la poussait enfin à parler à quelqu’un et d’une certaine manière, elle se doutait qu’elle aurait dû venir bien avant ici. Même si Jonah n’était pas doué dans les relations humaines, il avait au moins le mérite de ne pas lui sortir la merde habituelle des gens bien conformes. « La nôtre. » Pour le coup, voir Olivia dans sa team l’étonnait un peu et d’un autre côté cela ne faisait qu’accentuer le fait qu’elle ne connaissait finalement pas grand chose d’elle. « Gotcha, en plus c’est un pseudo de débile ça. » Sans vraiment savoir pourquoi, elle ne lui cachait rien, se disant qu’elle pouvait bien lui faire confiance, au moins à lui. « Faut pas qu’elle meurt. » Un peu d’aide ne serait pas de refus, au moins cette fois.

Des condoléances elle en avait eu assez, maintenant ce qu’elle voulait c’était quelqu’un qui se passait de commentaire, acceptant juste de lui tenir compagnie sans parler, quelqu’un comme Jonah. « Oui... » Louison s'exécuta, portant sa tasse à sa bouche pour en boire quelques gorgées. Ce n’était pas le meilleur chocolat de sa vie, mais sûrement le plus réconfortant du monde. Maintenant qu’elle avait vidé son sac, ce n’était plus son tour de parler, si bien qu’elle replia ses jambes vers elle en écoutant son ami. Jonah avait sûrement raison au fond, les gens avaient besoin d’adrénaline pour vivre, mais elle se demandait bien comment on avait pu en arriver à ce point. « Pourquoi ? La vie était bien avant ? On est en train de tout détruire. » La vie était bien avant, c’était peut-être là qu’elle se trompait. Après tout, sa vie était bien avant, peut-être pas celle des autres. Quand elle voit l’appartement de Jonah, elle se dit qu’elle était peut-être égoïste de penser comme ça et que même si elle avait connu des périodes un peu compliqué enfant, elle en restait pas moins une personne aisée appartenant à l’élite sociale et surtout ayant toujours profité d’un certain confort.

L’histoire de Jonah lui décrocha un vague sourire, forcée d’admettre que son histoire était sympathique à écouter. Elle ne l’avait jamais entendu autant parler autant et elle savait bien qu’il ne le faisait que dans le but de l’aider et bien qu’elle le gardait pour elle, elle était très reconnaissante à son égard. « Si, la pression sociale l’a obligé. Prouvé qu’on est pas faible. J’aurai dû lui donner plus d’attention peut-être, faire en sorte qu’elle se sente bien ici. » Si elle avait été plus là, peut-être qu’elle aurait moins eu le besoin de s’occuper, peut-être qu’elle n’aurait pas eu le besoin de combler et surtout peut-être qu’elle se serait senti utile sans. Olivia était utile à sa vie, elle ne savait pas très bien exprimer pourquoi, mais Louison ne voyait pas sa vie sans elle et c’était d’ailleurs ce qui l’effrayait tant. « Je peux pas m’empêcher de m’en vouloir. Tristan je sais qu’il était du genre à faire ce genre de connerie, mais pas elle. Ca se trouve, si elle ne m’avait pas connu, elle ne jouerait pas. » En fait, maintenant qu’elle parlait, elle réalisait qu’elle n’en voulait finalement pas vraiment à la brune, mais plutôt à elle-même.

Une fois son chocolat terminé, elle poussa un long soupire en déposant la tasse sur la table basse encombrée de babioles. « Je voudrais revenir en arrière, pour empêcher tout ça. » Comme dans Harry Potter, elle aimerait pouvoir sortir un retourneur de temps de sa poche et changer l’histoire pour en sauver plus d’un comme le disait Dumbledore. Seulement, la vie ce n’est pas comme dans les films et il fallait se faire une raison. Timidement, elle posa la tête contre le torse de Jonah pour se blottir doucement, comme un petit chaton perdu. « Je peux dormir ici ? » Un refus serait dur à digérer, mais elle ne pouvait pas s’imposer s’il ne le souhaitait pas.
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MessageSujet: Re: parallel lives | jonah   Mar 3 Jan - 21:19
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Louison & Jonah
« La nôtre. » Votre équipe. Tu hoches la tête, doucement. S’il fallait vraiment protéger la gamine, ce serait peut-être plus aisé ainsi. « Gotcha, en plus c’est un pseudo de débile ça. » Tu réprimes avec peine un rire. Parce que ce ne serait pas le moment. Parce que Louison risque de mal le prendre, non ? Gotcha. Alors, elle était bien là. Alors, elle avait débarqué dans votre équipe, sur le jeu, après toutes les questions qu’elle t’avait posées. Elle avait osé. « Faut pas qu’elle meurt. » Tu souris, doucement. « Je la surveillerais, t’inquiète. » Tu pouvais être doué à ce petit jeu-là. Tu pouvais être affreusement doué, si tu t’y mettais.

« Pourquoi ? La vie était bien avant ? On est en train de tout détruire. » Tu penches la tête sur le côté. Perplexe. Tu penches la tête sur le côté, sans comprendre. C’était bien avant ? « Tu trouves ? » Qu’est-ce qui était bien, avant le jeu ? Qu’est-ce qui était bien, vraiment ? « J’ai pas vraiment l’impression que ce soit pire, en fait. C’est juste chez nous, maintenant. » Chez vous plutôt que seulement chez les autres. Chez vous, dans le monde entier, peut-être. Une destruction à portée de tous. Une destruction que personne ne pouvait vraiment ignorer. Alors, tu racontes tes histoires. Tu racontes ton histoire, avec tes mots peut-être un peu maladroit. « Si, la pression sociale l’a obligé. Prouvé qu’on est pas faible. J’aurai dû lui donner plus d’attention peut-être, faire en sorte qu’elle se sente bien ici. » Tu hausses les épaules. Tu n’es pas certain que la solution se trouvait là. « Je peux pas m’empêcher de m’en vouloir. Tristan je sais qu’il était du genre à faire ce genre de connerie, mais pas elle. Ça se trouve, si elle ne m’avait pas connu, elle ne jouerait pas. » Et avec des si, elle mettrait Paris en bouteille, Louison. « Je ne pense pas que ça l’aurait vraiment empêchée de jouer, tu sais. Peut-être que tu ne la connais pas autant que tu le pensais. C’est son … jardin secret ? » proposes-tu, un peu hésitant quant au terme employé. « Je voudrais revenir en arrière, pour empêcher tout ça. » C’est presque mignon de sa part, de vouloir remonter le temps. « Et tu aurais fait comment ? » Est-ce qu’elle aurait tué, un à un, les développeurs ? Est-ce qu’elle serait venue pour empêcher Olivia d’appuyer sur le bouton incription ? Est-ce qu’elle aurait sauvé dix fois son frère des griffes des zombies ? Qu’est-ce qu’elle aurait pu faire ? Et si c’était elle qui y était passée ? Qu’est-ce que les autres en auraient pensé ?

Sa tête est venue se poser sur ton torse. Sa tête est venue se poser contre ton torse, et tu as sursauté. Toujours un peu surpris par les preuves d’affection. « Je peux dormir ici ? » demande-t-elle, d’une toute petite voix. Tu l’as regardée, un moment. Tu as fixé les cheveux blonds posés sur ton torse, plongé dans tes réflexions. « J’imagine que ça ne pose pas de problème. » commences-tu, doucement. Qui est-ce que ça pourrait déranger ? Qui est-ce qui pourrait en être embêté ? « C’est grave si je n’ai qu’une seule couette ? » finis-tu par lancer, lentement, après un moment de silence. Tu n’allais pas la toucher, de toute manière. Ce n’était probablement pas le meilleur moment – et ce n’était pas vraiment ce que tu voulais non plus. Tu souffles. Tu souffles, avant de te relever, doucement, et de prendre la jeune femme dans tes bras. Pour l’emporter jusque sur ton matelas. Pour la laisser dormir plus paisiblement dans tes draps.


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