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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 keep on trying (olivia)
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MessageSujet: keep on trying (olivia)   Ven 18 Nov - 16:34
keep on trying
Olivia & Ariel
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Ariel grimace – son ventre gargouille et l'odeur des frites encore chaudes lui donne particulièrement faim. Mais ce n'est pas l'heure de manger, chose très difficile à vivre quand on travaille dans un burger fréquenté par pas mal d'étudiants qui passent des heures devant la carte à débattre sur lequel semble le meilleur, le plus gras ou le plus appétissant pour finalement annoncer en rigolant qu'ils vont prendre exactement la même chose que d'habitude. Il comprend ce genre de comportement, faisant exactement la même chose. Il y a toujours ce dilemme entre choisir quelque chose de nouveau, au risque d'être déçu, et rester dans cette routine agréable d'une commande qu'on connaît presque par cœur. Ici, ce n'est plus son cas – les burgers, Ariel les a maintenant tous goûtés. Il y travaille depuis trop longtemps pour y avoir échappé – la carte permanente, les burgers du moment, et même les inventions de ses collègues en fin de service, quand le manager est partie et qu'ils décident de se faire un petit repas avant d'aller boire un verre.

▬ Et un burger pour la demoiselle, un. Supplément cheddar. Il pose le plateau devant la jeune fille avec un petit clin d'œil. Loin de là l'idée de la draguer – non, Ariel ne ferait jamais ça, Olivia est son amie et il apprécie leur relation dénuée de toute intelligence – il est juste profondément heureux de la voir. Après tout, ça fait quelque temps qu'ils n'ont pas eu l'occasion de se retrouver – entre les heures qu'il passe sur Darwin's Game, son boulot pour la fac et la situation actuelle à Chicago, il n'a plus beaucoup de temps à consacrer à ses amis – du moins plus autant qu'avant. Les occasions deviennent irrégulières, et il est content de la voir ici.

Il s'assoit face à elle – quand un de ses collègues lui a dit que Olivia venait de débarquer, il n'a même pas hésité avant de prendre sa pause. Il n'y a pas grand monde aujourd'hui, et ils pourront se débrouiller pendant les prochaines vingt minutes sans lui. Ce choix lui a valu des remarques – gentilles, ils aiment se charrier et tout le monde ici a déjà entendu les fameuses histoires d'Ariel et de ses relations sentimentales. Le roux est habitué à la friendzone, et ça depuis toujours. Alors forcément, dès qu'il part en pause pour aller taper la conversation à une jolie fille, il ne peut empêcher leurs esprits amusés de faire un rapprochement. Il les envoie chier, évidemment, mais à quoi bon ? Ce sont le genre de blague qui ne le dérangent pas, le genre de blagues qu'il aime faire et ce serait stupide de s'en plaindre par la suite.

▬ J'ai l'impression de pas t'avoir vu depuis une éternité, dit-il en attrapant une des frites de la jeune fille. Il n'a théoriquement pas le droit de toucher à la nourriture des clients, mais c'est Olivia. Ce n'est pas avec ses cinquante kilos tout mouillés qu'elle pourra finir à la fois un burger et l'importante dose de frites qu'il lui a mis. Elle risquerait de grossir – pire, d'exploser. C'est parce que tu passes trop de temps sur ton ordi, sale geek va. Il rigole. Avant, c'était le genre de remarque qu'il pouvait se permettre sans le moindre soucis, mais les choses ont changé maintenant. Il passe également trop de temps seul, face à un écran, tout ça à cause d'un jeu bien trop addictif. Mais aux yeux de tous – de ces personnes qui ignorent qu'il s'est également lancé dans cette nouvelle aventure – il se doit de rester Ariel, celui qu'il préfère passer son temps dans un pub plutôt que chez lui. Alors raconte-moi, quelle connerie tu as fait ces dernières semaines ma petite Oli ?


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MessageSujet: Re: keep on trying (olivia)   Dim 27 Nov - 12:14
« i’d die for you », that’s easy to say
Le burger fumant arriva jusqu’à elle, apporté par le souriant Ariel qui s’occupait d’elle comme à chacune de ses visites. Se retrouver dans le fast-food où travaillait l’étudiant était devenu un repère, une habitude que la brune avait prise quand elle avait envie de sortir sans pour autant avoir à subir l’ennui d’une d’une virée en ville dans le froid. « Merci Ariel. » Un doux sourire, tandis que la jeune fille attendit que son ami la rejoigne à sa tablée pour papoter avec elle autour de la délicieuse junk food fraîchement servie.

Depuis cette fois où il avait atterri dans son cours de psychologie enfantine et avait passé l’heure entière à y assister avant de réaliser qu’il n’était pas du tout là où il aurait du être, Olivia avait rapidement compris que les personnes comme lui entraient souvent dans vos vies de la même façon. Par inadvertance, sans prévenir, mais sans qu’il y ait de moyen de ne pas s’en rappeler. Le caractère jovial, parfois lunaire mais toujours expansif du garçon lui plaisait beaucoup. Il avait été étonnamment facile de s’attacher à lui, surtout qu’il s’accomodait sans aucun problème de la personnalité réservée de la brune.

Les taquineries jamais méchantes du jeune Simon la firent derechef lever brièvement les yeux au ciel, comme s’il affabulait clairement. « T’exagères un peu. » Dans les faits, pas tant que ça. Olivia le savait, depuis qu’elle avait commencé à jouer activement – pléonasme – sur Darwin’s Game, elle ne comptait plus les soirées et les nuits passées collée à l’écran de son ordinateur. De fait, si la brune était déjà plutôt casanière en temps normal, sa vie sociale s’était encore réduite ; les gens situés aux antipodes de son mode de vie comme Ariel le remarquaient d’office. « Ca fait quoi, une semaine ? » Sans doute plus. Dans la tête d’Olivia, le chiffre exact de quinze jours s’affichait. Elle préféra aussitôt se réfugier dans ses frites histoire de ne pas songer automatiquement au nombre de jours qui s’étaient écoulés depuis sa fameuse dispute avec Louison.

Un petit rire suivit sa bouchée de burger alors que le serveur la taxait de geek. Sa plaisanterie qui n’en était pas une ne touchait guère la demoiselle, tout à fait à l’aise avec sa passion inconsidérée pour l’informatique. Elle n’en était pas encore à pouvoir entrer dans les hautes sphères du piratage, mais elle n’était plus depuis bien longtemps une amatrice qui se tenait aux sages limites de l’Internet et de sa sphère complexe. « Et oui, les ordis sont plus intéressants que les gens parfois. » Le constat ne manquait pas de cynisme. Néanmoins une bonne moitié de ses camarades de promotion étaient des crétins bourrés d’autosuffisance noyés dans leurs idées futuristes de carrières de psychiatres grandioses, l’autre moitié se plaisant à jouer les adulescents prenant tout au millième degré et n’étant à la faculté que pour profiter des soirées organisées par les fraternités. La compagnie de ses écrans lui apparaissait bien plus intéressante que celle de ces étudiants-là, trop nombrilistes pour s’intéresser à une fille discrète comme elle. Heureusement il y avait des gens comme le rouquin qui ne se démontaient jamais, toujours prêts à la pousser hors de ses retranchements pour la faire sortir.

Problème numéro un : Ariel avait apparemment décidé de rattraper le temps perdu et de savoir comment Olivia s’en sortait dans cet univers trépidant que celui de la vie. Il n’ignorait pas qu’en matière de gaffes et de bizarreries, Olivia était plutôt naturellement prédisposée. « Oh … » Elle plongea une frite dans le ketchup avant de l’engloutir et de récapituler, l’air de rien. Rien que lui annoncer qu’elle avait raté un enseignement allait très certainement faire jaser le rouquin. « Eh bien … J’ai séché un cours et … » Olivia fronça le nez, triturant un bout de laitue qui se faisait la malle hors de son sandwich. Elle mit plusieurs secondes à considérer son repas comme s’il allait lui souffler la réponse secrète à son tracas avant de finalement se risquer à se confier, hésitante. « C’est grave de ne pas tenir une promesse que tu fais à une amie ? » Ariel n’était peut-être pas la personne la mieux placée de son entourage pour la conseiller sur ses problèmes relationnels, mais c’était le seul à qui elle avait envie d’en parler dans la vraie vie.

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MessageSujet: Re: keep on trying (olivia)   Jeu 1 Déc - 9:12
keep on trying
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Il attrape une frite en souriant – il adore tous les moments qu'il passe avec Olivia. La petite brune n'aurait sûrement jamais dû arriver dans sa vie et et il ne pourra jamais oublier la situation complètement improbable dans laquelle il l'a rencontré. Le plus âgé a fait ce jour-là preuve d'une absence d'intelligence assez impressionnante et c'est après plus d'une heure passée dans un cours de psychologie pour première année qu'il a réalisé s'être trompé d'amphithéâtre. Il a donc fait l'effort de demander à la personne à côté de lui – et heureusement, celle qui est devenue son amie n'est pas du genre à se moquer méchamment. Le moment était uniquement drôle, un étudiant en master d'art du spectacle qui échoue avec des élèves beaucoup plus jeune s'en sans rendre compte – il ne s'en souvient plus vraiment aujourd'hui mais il est sûr qu'il avait une bonne raison de jouer aux boulets ce jour-là, un devoir sur lequel il a passé la nuit à cause de la trop grande proximité de la date butoir, du bénévolat qui s'est éternisé dans la nuit ou simplement quelque chose à fêter. Avec le recul, cette erreur est une bonne chose – maintenant, il a Olivia dans sa vie, ce qui est une bonne chose. Alors il s'arrange pour lui accorder du temps le plus souvent possible – après tout, c'est ce qui se fait entre amis, et ça même si tout devient plus compliqué à cause des événements à Chicago et sa trop grande addiction à Darwin's Game.

▬ Une semaine, tu te fiches de moi ?, lâche-t-il en rigolant. Il n'a pas vraiment la date en tête mais il est persuadé que sa dernière entrevue avec la jeune fille date de plus longtemps que ça. Il ne pourrait pas dire exactement – Ariel a toujours été nul avec les dates surtout qu'il ne garde pas un agenda précis de ses rencontres avec chacun de ses amis. En tout cas, ça date et le roux ne peut s'empêcher de se rappeler d'une période où il voyait beaucoup plus la jeune fille – période qui lui semble aujourd'hui datée d'une éternité, bien avant qu'il abandonne en grande partie sa vie sociable pour se plonger dans un jeu dont il ne sortira sûrement pas vivant. J'espère que tu as pas fait que geeker. En vrai, tu devrais te trouver un copain à la place, ça t'occuperait. C'est une blague d'entendre Ariel donner des conseils pareils – après tout, le roux est attaché au célibat depuis des années, voire même à la friendzone.

Ariel lâche un petit rire après avoir sorti sa connerie avant de se concentrer un peu sur les explications de la jeune fille. Il ne peut s'empêcher de sourire, amusé, quand elle lui annonce avoir séché un cours. Il faut croire que sa petite et parfaite Olivia commence enfin à rentrer dans la logique de l'université – à quoi bon aller en cours quand on peut glander devant une série chez soi et s'arranger pour récupérer les cours uniquement aux moments des partiels. Le regard qu'il lui lance à ce moment-là laisse très entendre ce qu'il pense – malgré ses efforts pour aller en cours de façon régulière, elle n'est pas mieux que tous les autres étudiants qui essayent de concilier cours et amusement, à la différence que la jeune fille n'est pas très fête et soirée beuverie. C'est ce qu'elle ajoute ensuite qui fait légèrement bloquer le roux. Ariel fronce les sourcils, regardant la jeune fille un peu étonné par la question. Il a beau beaucoup apprécier Olivia, elle ne s'est jamais confiée à lui et aujourd'hui semble avoir besoin d'un conseil – il n'est pas sûr d'être la meilleure personne pour ça d'ailleurs.

▬ Bah ouais, assez. Les promesses, c'est sacré quand même. Il réalise que trop tard que ce n'est pas de cette façon qu'il va rassurer son amie, mais il suppose qu'Olivia préférait la vérité à un simple propos agréable. Après, ça dépend aussi. Elle est au courant ?, demande-t-il sans trop chercher à connaître les détails de la fameuse promesse bien qu'il en meure d'envie – si Olivia veut lui en parler, elle saura le faire toute seule et ça sans qu'il insiste.


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MessageSujet: Re: keep on trying (olivia)   Jeu 8 Déc - 12:11
« i’d die for you », that’s easy to say
Le choc outrancier de son ami provoqua son envie intérieure de grossir le trait. Avec une petite moue amusée, Olivia fit mine de s’avouer démasquée. « Si, j’ai passé mes nuits sur League of Legends. » La réalité n’était pas si distordue puisque seul le nom du jeu multijoueur était erroné. Mais ça, le rouquin n’avait aucun moyen de le deviner. Lui qui était si fermé à l’univers d’Internet et qui passait tellement de temps à écumer les pubs préférait sans doute un million de fois sa vie nocturne à la sienne. Ca pouvait se comprendre.

La suite la fit décrocher de son burger. Se trouver un petit ami. Cette simple perspective, pourtant loin d’être étrange pour quelqu’un de son âge, lui arracha un sourire bien plus piteux, oscillant entre malaise profond et ironie sincère. « Ouais, peut-être. » Si sortir avec quelqu’un pouvait être l’acte le plus banalisé de la société actuelle, pour Olivia, ces mots représentaient une véritable épreuve du feu. Ca ne voulait pas dire qu’elle n’avait jamais eu envie d’être avec une personne. Le besoin d’intimité, de confiance absolue en autrui, d’un contact rassurant, d’une présence capable de vous faire oublier la pire des journées en un instant. Ca, elle l’avait déjà éprouvé. Simplement Ollie n’était pas naïve, on ne pouvait pas attirer qui que ce soit sans faire les efforts nécessaires et surtout, sans se déclarer à celui qu’on appréciait. Ou plutôt celle. De toute façon, la plupart des élèves masculins de sa promo n’avaient sans doute jamais du la remarquer, elle n’était pas un canon de beauté étalé à la face du monde. Et puis aucune fille … Non, quand bien même, elle n’était pas intéressée par les filles. Elle le saurait, sinon. « J’veux dire … Je pense pas que ça soit si simple Ariel. Les garçons c’est les garçons. » La logique aussi limpide qu’une coulée de boue de la brune avait fait chou blanc chez le jeune homme qui la dévisageait à présent avec un air incrédule.

Il devait se demander où elle voulait en venir et lorsque la brune accoucha enfin, la discussion prit un virage plus personnel et inattendu. Contrairement à ce que la plupart des gens auraient souhaité, le serveur joua la carte de la franchise – ce qui remua autant l’anxiété d’Olivia que cela lui fit plaisir. Elle n’avait pas besoin qu’on la cajole, même si elle était loin d’être sûre de ce qu’elle faisait. La première question du jeune homme, plutôt terre à terre, arracha une grimace soucieuse à son interlocutrice. « Ben oui. Sinon ça ne serait pas un problème. » Il ne la croyait certainement pas comme ça, pourtant l’étudiante avait commis ce que bon nombre de jeunes gens de son âge considéraient comme une erreur négligeable qui s’effacerait avec le temps : elle avait menti à une amie, et celle-ci l’avait appris. Si le monde était encore celui qu’ils avaient connu auparavant, Louison n’aurait jamais rien su et tout aurait été parfait. Mais ce n’était pas le cas.

Couarde, l’étudiante en psychologie se rendait maintenant compte que face à lui, elle ne pouvait pas aller jusqu’à avouer clairement l’origine de son problème. Devoir parler de sa dispute avec Louison impliquait forcément qu’elle devrait mentionner son identité, et peut-être même des choses dont elle n’était pas totalement sûre. Bien qu’elle aimait beaucoup la compagnie et la sollicitude d’Ariel, Olivia n’était pas encore prête à franchir le pas. Et c’était tout aussi bien de préserver McKenzie de tout ça. « … En fait c’est par rapport à un garçon justement. » Au moins, cette fausse information donnerait des billes à Ariel, même si la jeune demoiselle était encore dubitative devant la raison de son propre mensonge. « Je lui ai promis que je ferai pas quelque chose pour … pas l’inquiéter. » Jusque là, tout était bon. Inutile de préciser de quoi il s’agissait, Ariel lui demanderait plus tard, ou alors ne le ferait pas. « Sauf qu’il a découvert que je l’ai fait. Et pas quand il était au meilleur de sa forme. » L’euphémisme était fort : la perte de son frère avait rendu Lou plus vulnérable que jamais, comme si ça n’était pas déjà assez catastrophique. « Il a dit qu'il voulait plus qu’on se parle. Ni qu’on se voit. » Expliquée ainsi, l’histoire paraissait plutôt floue et alambiquée, mais Ollie se retrouvait contrainte de ne pas pouvoir rentrer dans les détails sous peine de s’exposer à de gros risques. Qui savait si Ariel Simon ne faisait pas partie de la milice ou de toute autre entité qui aurait pu balancer sa participation activité illégale ?

A exprimer à voix haute ce qui s’était passé entre elles, la brune comprenait maintenant qu’elle allait devoir s’accrocher. Et ses SMS sans réponse, preuve à l’appui, le lui confirmaient. « Je sais pas comment je dois faire pour qu’il change d’avis. » Olivia détourna son regard d’Ariel pour manger, comme si parler autant lui avait demandé un effort fatigant, ce qui était plutôt vrai quand on savait le manque de loquacité de l’américaine.

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Dernière édition par Olivia Kinsington le Mar 20 Déc - 10:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: keep on trying (olivia)   Lun 19 Déc - 13:18
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Ariel esquisse un sourire amusé. Il est mieux placé que personne pour savoir à quel point se trouver quelqu'un peut être dur. Victime depuis toujours d'une vicieuse malédiction qui le pousse systématiquement dans la friendzone, le roux a pris l'habitude de se faire recaler par toute personne qui l'intéresse plus ou moins. À ses yeux, ce n'est maintenant plus qu'un jeu dont il est le premier à rire – solution de facilité pour l'optimiste qui préfère ne pas se morfondre de cette malchance venue de nulle part. Il lui est arrivé par moments de se demander ce qui pousse chaque individu à le voir immédiatement comme ce bon ami avec qui on ne sortirait jamais et la réponse n'est peut-être pas si déplaisante. Peut-être qu'il est finalement trop sympa, trop amicale – la personne avec qui on peut parler de tout, s'amuser, boire des verres en sachant pertinemment qu'il nous ramènera à la fin de soirée si besoin, trop réglo pour simplement tenter quelque chose avec une personne un peu trop saoule. Dans ce cas, Ariel s'en fiche. Il préfère être apprécié pour ses qualités, pour ses valeurs qu'il défend violemment qu'avoir hypothétiquement une personne avec qui partager son lit.

▬ Tu dois avoir raison, dit-il en lui piquant une nouvelle frite. Le serveur meure de faim et a hâte que son service termine pour qu'il puisse enfin se nourrir d'un de ces appétissants burgers.  Ce serait sublime – la nourriture bien grasse avalée en troisième vitesse sur le chemin du retour avant de se plonger dans l'univers irréelle de darwin's game. Il pense déjà à son retour dans le jeu, un véritable comble pour une personne comme lui. Il se juge lui-même pour ça, regrettant par moments sa vie d'avant sans pour autant être désormais capable de vivre autrement. Ils savent pas ce qu'ils ratent. Le moment n'est pas à la culpabilité. Il voit rarement Olivia et préfère largement discuter avec elle plutôt que de se morfondre sur sa récente addiction au jeu prohibé. Tu serais une super copine. Il n'en doute pas, et ça bien qu'elle ne l'intéresse pas du tout. On pourrait croire que Ariel, se faisant régulièrement rejeter, pourrait se mettre à s'intéresser à toutes les personnes qui passent – statistiquement, ça se tient, il y en aurait bien un qui finirait par dire oui – mais le roux est incapable de penser comme ça. Pour Olivia, comme pour beaucoup d'autres, il passe juste son tour, profitant de cette amitié née d'un hasard total.

Il écoute attentivement les paroles de la petite brune. C'est inattendu qu'elle décide de se confier à elle et il n'a pas envie qu'elle regrette ce choix, se disant qu'une autre personne de son entourage aurait finalement été de meilleurs conseils que lui. Bien sûr, Ariel se doute qu'elle n'avait pas non plus des centaines d'amis à qui parler de ce problème. Le roux a conscience que l'étudiante en psychologie n'est pas la personne avec le plus d'amis au monde, et bien qu'il ignore tout des personnes avec qui elle parle, il réalise que ça doit être plus simple comme ça. Si ce garçon fait partie de sa bande d'amis, ceux-ci doivent avoir leur avis sur la question. Certains ont même peut-être déjà pris partie, et les autres, s'ils ne veulent pas s'impliquer dans cette histoire, pourraient aisément se retourner contre elle. On ne plaisante pas avec une promesse brisée et ce n'est pas lui qui ira raconter le contraire.

▬ Je vois, la galère quoi. Sa première réaction n'est sûrement pas celle attendue. Il ignore si Olivia attend véritablement de lui une réponse à son problème mais sa conscience lui dicte qu'il doit pourtant faire mieux que ça, sans pour autant se montrer trop intrusif. Si la jeune fille reste brève au niveau des faits, c'est qu'elle n'a sûrement pas envie de s'étendre à ce sujet. Mais ce garçon, tu l'aimes bien c'est ça ? Alors qu'il arrive au bout de sa question, il réalise avoir l'impression de parler à une enfant. Elle a beau être plus jeune que lui, ce n'est pas une raison pour la voir gamine mais à cet instant, Ariel ne peut s'en empêcher. La situation le pousse d'ailleurs à s'interroger sur quel genre de grand-frère il ferait si ses parents avaient décidé d'avoir un autre enfant plus jeune. Ça aurait été compliqué – il serait capable de gérer à la perfection la partie sortie, initiation à la vie étudiante et tout ce qui suit, mais aurait beaucoup de mal avec les problèmes relationnels. C'est chaud comme histoire. Après, je pense que tu devrais forcer un peu, pas lui laisser le choix. Il réfléchit quelques secondes avant de reprendre le plus sérieusement possible. En fait, les choses vont pas s'arranger d'elles-mêmes si tu le pousses pas à la confrontation. Genre s'il veut plus te parler, ou te voir, débarque chez lui. Montre lui que tu veux, je sais pas, t'expliquer. Tout ça lui paraît un peu confus, et il espère que l'étudiante parviendra à faire le tri dans ce qu'il dit alors qu'il en est lui-même incapable. Si tu as fait ce qu'il t'avait interdit, je suppose que tu avais une bonne raison pour ça, alors fais lui comprendre. Il espère, sinon les choses ne pourront sûrement pas s'améliorer vue l'importance que cette situation semble prendre.


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MessageSujet: Re: keep on trying (olivia)   Lun 26 Déc - 23:50
« i’d die for you », that’s easy to say
A entendre son aîné lui assurer qu’elle aurait été une parfaite petite amie, Olivia avait presque envie de sourire en repensant au dernier garçon qui avait tenté de la draguer. Si elle s’était laissée faire et avait accepté plusieurs rendez-vous sans qu’il ne se passât rien de très passionnant, ce fut sans la moindre incertitude celui au cinéma qui montrait à quel point Ollie pouvait être inadaptée quand elle s’y mettait. Ayant eu le choix du film, elle les avait tout simplement parachutés dans une salle obscure qui diffusait un documentaire sur la vie des oiseaux migrateurs – et avait quasiment fait se retourner toute la salle par son petit cri surpris quand le jeune homme avait cherché à se rapprocher un peu physiquement d’elle. Une super petite copine, oui, ce n’était pas vraiment ce qu’il lui avait dit avant de la laisser en plan, vexé et surtout énervé d’avoir perdu son temps et son argent.

L’histoire était assurément drôle mais elle aurait ruiné les efforts d’Ariel, aussi la jeune fille passa sous silence celle-ci, se contentant de remercier courtoisement son ami. « C’est gentil. » Olivia n’en croyait pas un traître mot mais elle était admirative et légèrement rassérénée par la gentille spontanée du rouquin. Même s’il pouvait penser chaque compliment qu’il lui faisait, elle savait pertinemment en son for intérieur qu’elle n’était pas l’adorable fille innocente qu’elle donnait l’impression d’être. Ce n’était d’ailleurs pas par hasard si la plupart du temps, ses détracteurs la traitaient de sainte-nitouche ou de lâcheuse. Elle n’était qu’une façade policée et bien sage qui n’était même pas foutue d’être honnête avec elle-même et avec les autres.

La question de son interlocuteur manqua de lui faire avaler de travers sa bouchée. C’était un peu abrupt mais si elle se confiait à lui, elle devait accepter sa curiosité naturelle pour quelqu’un proche d’elle. La réponse sortit finalement après que la brune ait dégluti. « Oui. » Du point de vue du fêtard, la partie était mal engagée mais il ne fallait pas tout abandonner dès le départ. Le mieux, c’était d’aller au front pour combattre le problème, le prendre à bras le corps. De quoi rebuter sévèrement la demoiselle. « Ok mais … Il fait le mort. Il répond pas à mes messages, tu sais ? J’en ai envoyé plusieurs pourtant. » Comme si trois malheureux petits SMS suffisaient … Montrer le contenu des textos au serveur ne lui vint pas une seule seconde à l’esprit. Oli ne souhaitait pas lui en révéler trop de peur qu’il comprenne qu’elle avait menti sur la personne concernée par ses histoires, ou qu’il commence à se poser des questions sur la raison de tant de cachotteries. Même si ses SMS manquaient clairement de fermeté, Olivia savait que l’absence totale du moindre retour de la jeune McKenzie n’était pas un signe encourageant, au contraire. Partant de ce constat, il semblait inutile de l’avis de la brunette de joindre son amie sur les autres réseaux sociaux – quant au jeu en lui-même, n’en parlons pas, Olivia n’avait aucune chance de la trouver connectée près d’elle. A croire qu’elles s’évitaient comme la peste ou alors que l’algorithme de connexion était particulièrement perfide avec elles.

L’idée suivante, encore plus cash, fit hausser les sourcils de l’étudiante. « Quoi ? Tu veux dire aller devant chez lui ? Mais … » La bouche restée ouverte pendant quelques secondes par l’aplomb qui caractérisait majoritairement Ariel, Olivia ne savait quoi en conclure. Quelque part, aller faire le guet devant l’entrée de Louison obligeait forcément à ce qu’elles se croisent. Mais elle pouvait tout aussi bien risquer de l’énerver une bonne fois pour toutes et de la faire fuir définitivement – en admettant qu’aucun voisin ne prenne Olivia pour une cinglée ou une harceleuse et n’appelle la police avant l’arrivée de la propriétaire. « Ouais. Je sais pas. Mais ça fait pas un peu trop ? »

Ses mains s’agitèrent un peu nerveusement, la jeune fille frottant ses doigts dans la serviette blanche pour se débarrasser de la graisse des frites. Dans la vie, il fallait parfois prendre des risques. Et maintenant que son amitié avec Louison était au point mort, l’instant semblait propice. Maintenant ou jamais. Quant à ses raisons pour avoir trahi la jeune femme, la fille de militaires préférait encore ne pas s’avancer. « Je suis pas sûre. J’ai l’impression que ça devait être fait, enfin que j’aurais fini par le faire. Et puis je peux plus rien y changer. Mais j’ai vraiment fait une erreur sur ce coup-là. » Elle lâcha un tout petit soupir, baissant les yeux avec un air un peu gêné, un bref sourire d’excuse fleurissant sur ses lèvres. « Je sais, je suis nulle. » Impossible de s’enlever cette sensation crasse d’être une fautive incapable de la moindre action positive. Quand elle y réfléchissait, elle ne trouvait aucune raison valable à ses agissements et comprenait presque parfaitement les réactions disproportionnées de Lou. Un de ces quatre, elle allait sans doute décevoir aussi Ariel. Après tout elle n’en serait pas à son premier coup d’essai – même un jeune homme avec un tempérament bienveillant comme le sien pouvait être trahissable, vu les capacités d’Oli à désappointer son entourage.

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MessageSujet: Re: keep on trying (olivia)   Dim 1 Jan - 19:42
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Olivia & Ariel
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Le roux sourit. Il réalise finalement que les problèmes d'Olivia ont un aspect très enfantin et il ne peut s'empêcher de se demander si cela est provoqué par son jeune âge – et pourtant, ils n'ont que quatre années de différence, rien d'insurmontable. Des messages sans réponse, une personne qui fait le mort, ces comportements dignes de collégiens lui donnent envie de rire plus qu'autre chose. Et pourtant, Ariel fait preuve d'un sérieux assez impressionnant en écoutant les complaintes de son amie. La brune n'est pas la personne qu'il aurait pensé capable de se mettre dans une situation pareille. Pour lui, l'étudiante en psychologie était fiable, une personne qui ne briserait pas une promesse faite et qui aurait de l'importance. Mais ce n'est pas non plus le moment de lui tuer le moral en rappelant de façon intensive à quel point la faute commise est grave. Il se doit d'être un ami, un vrai, et si les choses ne vont pas, il se doit d'être là pour elle – ce qui veut dire la kidnapper pour aller boire des verres afin d'oublier ce qu'il pense être un chagrin d'amour. Bien sûr, les choses sont moins évidentes maintenant, le couvre-feu imposé par le gouvernement n'aide pas les jeunes à sortir, et il ne faut pas s'étonner que beaucoup de personnes décident de s'inscrire à darwin's game à défaut de pouvoir vivre dans le monde réel.

▬ Ah oui, je vois. La maturité quoi, dit-il en rigolant un peu. De la part d'un garçon fan de Disney, ça peut paraître un peu ironique et pourtant au niveau de ses relations avec les autres, il n'est plus aussi immature que ça. Après tout, il a désormais vingt-six ans et il ne peut plus se permettre de se comporter comme avant. Oui, c'est ça. Faut que tu envahisses son espace vital. Si ce garçon lui plaît à ce point, elle n'a pas le choix. Elle se doit de s'investir, de le forcer à la considérer comme une hypothétique petite amie. Mais non, t'es pas nulle. Son ton est à la fois ferme et compatissant, comme s'il aimerait l'aider tout en la secouant un peu. S'il y a une chose qu'il a apprise avec le temps, c'est qu'il faut parfois prendre les devants, même pour quelque chose qui pourrait sembler peu importants, surtout que ça semble capitale pour elle.

Ariel pique une nouvelle frite dans le plat de son amie. C'est pour ça qu'il aime que ses amies viennent manger au burger, il peut leur piquer de la nourriture sans que personne ne dise rien, et sa pause est plus intéressante que lorsqu'il est seul. Il préfère largement discuter avec quelqu'un plutôt que fumer une cigarette dans l'allée où sont entreposées les poubelles. Mais dans ces conditions, son temps de pause passe également plus vite. Bien sûr, ce n'est plus réellement un problème. Avec la situation actuelle à Chicago, le restaurant est chaque jour un peu plus désert. S'il n'y avait pas les habitués, ils devraient sûrement abandonner l'idée de travailler – chose qui finira sûrement par arriver, et les choses deviendront peut-être un peu trop compliquées. La porte d'entrée s'ouvre et Ariel regarde sa montre. Il n'y a personne d'autre au service, Nerea n'est toujours pas arrivée et il n'a plus le choix – surtout que sa pause est officiellement finie depuis cinq minutes.

▬ Bon Oli, je reviens, dit-il en se levant rapidement. La présence de son amie est un véritable plaisir et il lui en veut de venir si peu régulièrement. La fréquentation de tous ces endroits a largement baissé, et il le remarque aussi bien ici qu'au starbucks où travaille Harper. Et tu oublies pas. Pour ton problème, tu le laisses pas filer. La confrontation, c'est la seule solution. Du moins, il l'espère car sinon il se doute que la jeune fille ne reviendra jamais vers lui pour des conseils. Il lui sourit rapidement avant de se retourner derrière le comptoir, afin de servir le dernier client du restaurant.


© Gasmask



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MessageSujet: Re: keep on trying (olivia)   Dim 1 Jan - 23:12
« i’d die for you », that’s easy to say
Le rouquin exprimait un avis certainement tranché face aux bouderies que lui décrivaient la brune, mais qui avait le mérite d’être objectif et prenait du recul. L’attitude de Louison, fermée à l’échange parce que blessée, n’était pas la plus adulte à avoir. Mais difficile de lui reprocher la moindre immaturité quand Ollie collectait à elle seule les trois quarts des torts dans cette histoire. Ca aurait été de la mauvaise foi de sa part. Et si elles ne pouvaient pas être puériles à leurs âges, alors elles ne le seraient plus jamais de leurs courtes vies.

La brune finit rapidement les quelques frites survivantes qui traînaient encore dans sa barquette, son esprit attentif prenant les conseils de son ami avec sérieux comme autant de petits indices disséminés et destinés à l’aider. Car bien que tout ce qu’il lui prodiguait allait à l’encontre de sa façon de faire à elle, Olivia n’avait pas l’intention de sous-estimer l’efficience du schéma de pensée d’Ariel. Peut-être que Louison apprécierait cette prise d’initiative, cette manière de s’affirmer qui était peu courante chez elle. Peut-être que ça sauverait ce qu’il restait à protéger.

Elle aurait voulu encore pouvoir discuter pendant une heure avec le jeune homme - d'elle mais aussi de lui, d'ailleurs -, et ressentir ce besoin la surprenait autant qu’il lui faisait plaisir. La confiance qu’arrivait à instaurer le serveur entre eux était positive et l’aidait à s’ouvrir doucement aux autres. Petit à petit, même si elle savait que les pas qu’elle faisait vers autrui paraissaient risibles, pour elle, c’était une avancée de géant. Mais malheureusement pour la brunette, il était grand temps que le jeune caissier - qui dressait plus vite que son ombre un plateau de junk-food et retenait les préférences de ses amis par cœur en un éclair – reprenne du service. Oli lui accorda un sourire tandis qu’elle refermait la boîte de son burger encore inachevé. Elle le mangerait sur la route pour retourner chez elle, la faim creusait encore son estomac et la jeune fille soupçonnait que la contrariété y était pour quelque chose.

Avant que le roux ne s’échappe pour faire ce pourquoi on le payait ici, la fille de militaires lui offrit un sourire en guise de remerciement. Ce n’était pas grand-chose mais d’ici à ce qu’elle puisse lui renvoyer l’ascenseur, c’était le mieux qu’elle pouvait faire. « Merci Ariel. » Elle aurait voulu posséder ne serait-ce qu’un quart de son cran et de sa spontanéité. Lui arrivait très bien à gérer ce qui paraissait des broutilles à ses yeux, alors qu’elle avait l’impression de se noyer dans un verre d’eau. L’âge, le mental, ou simplement un talent cruel pour toujours mettre les pieds dans le plat : les facteurs étaient multiples et indéfinissables.

Ce fut une fois qu’Ariel eut rejoint le comptoir pour s’occuper du client fraîchement débarqué que la brune se décida à attraper son téléphone et pianoter sur l’écran tactile un nouveau message à l’attention de celle qui avait fait l’objet de leur discussion. Voilà. Si elle ne laissait pas le moindre signe d’ouverture, Olivia savait maintenant quelle était la prochaine marche à suivre : elle se rendrait avant la fin de la semaine dans le North Side dans l’espoir de pouvoir enfin parler face à face avec Louison. Si après ça la situation restait au point mort, Olivia n’aurait plus qu’à faire une croix sur elle. Mais au moins, elle n’aurait aucun regret à porter. Embarquant avec elle le reste de son burger après avoir enfilé son manteau à la hâte, elle quitta la boutique avec appréhension et contentement, saluant son ami à travers la vitre pour se précipiter dans le froid chicagoan.

roller coaster



I call you but you never even answer, I tell myself I'm done with wicked games but then I get so numb with all the laughter that I forget about the pain. — back to you.

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