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 mind doodles | olivia
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MessageSujet: mind doodles | olivia   Sam 3 Déc - 19:20
mind doodles
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La pluie cessa de frapper de plein fouet le pare brise de la voiture lorsqu’elle entra enfin dans le parking souterrain de son immeuble. Sa petite voiture noire était officiellement un cadeau de ses parents après qu’elle est finalement obtenue son permis au bout de la troisième fois -officieusement plus pour les rassurer en la sachant dans un véhicule plutôt qu’à pied dans les rues de Chicago. Bien que ses parents étaient assez aisés et qu’elle n’ait jamais manqué de rien, elle était parfaitement consciente de la chance qu’elle avait d’avoir un soutien financier pareil, sans quoi elle ne pourrait pas avoir un appartement en ville, ainsi qu’une voiture et enfin la possibilité de se payer une école de cinéma si prestigieuse. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle rangeait tous les jours sa voiture dans le garage, même si cela lui faisait perdre un temps fou tous les jours, seulement elle ne pouvait pas prendre le risque de la voir détruite au reveil par des fous furieux nocturne. Louison était une personne soigneuse de ses affaires surtout quand elle ne les achetait pas elle-même.

Après quelques manoeuvres, elle était enfin garée et attrapa son sac en papier pleins de courses qui se trouvait sur le siège passager, avant de s’extirper du véhicule. Une fois la voiture fermée et confortablement en sécuritée dans le petit garage, elle marcha entre les voitures jusqu’à l’escalier mal éclairé qui donnait accès aux appartements. Sportive, la blonde préférait monter à pied les trois étages de son immeuble, sans parler que cela lui donnait un peu de temps pour regarder ses messages. Un peu plus tôt dans l’après midi, Olivia lui avait annoncé qu’elle était devant chez elle et comme elle n’avait pas la moindre envie de la voir, elle aurait aimé lire un petit message pour dire qu’elle avait finalement abandonné d’attendre, malheureusement rien ne s’était affiché si ce n’était un message de sa mère lui demandant une énième fois si elle avait des envies pour un cadeau de Noël. Ca ne sera pas la première fois que Tristan ne sera pas la pour les fêtes, mais pour la première fois il n’y aura même pas de cadeaux à son nom sous le sapin. Elle avait un peu peur de l’ambiance qu’il y aura, mais se rassurait en se disant qu’elle allait revoir ses cousins et partir quelques jours à la campagne.

Arrivée à son étage, le blonde marcha doucement sans faire de bruit et observa rapidement le couloir avant de pousser un soupire. Olivia n’avait visiblement pas bougé et venait en plus de la voir ce qui l’empêchait de faire demi-tour. Blasée par la situation, Louison décida de prendre le taureau par les cornes et s’enfonça dans le couloir avec un léger sourire -après tout, la tête de la brune en découvrant que la porte était close valait le détour. « C’est quelle partie que tu n’as pas compris dans “j’ai pas envie de te voir” ? » Le problème c’était surtout qu’être dur par téléphone n’avait rien à voir avec en face et elle savait qu’elle n’arriverait pas à tenir tête assez longtemps à cette bouille qu’elle aimait peut-être un peu plus que bien. « Tu as quoi à me dire ? » Un regard un peu méprisant, avant d’ouvrir la porte de l’appartement et d’entrer en laissant la brune suivre.

Sans rien dire de plus, elle posa ses courses sur le comptoir de cuisine, avant de ranger tranquillement dans les placards. Olivia connaissait très bien l’appartement et pouvait faire comme elle voulait, tant que ça ne la gênait pas. Bien qu’elle semblait ignorer l’autre, ce n’était pas du tout le cas et Louison attendait quelques choses de plus parlant que la dernière fois. La colère s’était dissipée pour finalement laisser place à la déception. Bien qu’elle soit Eshu, les paroles avaient de la valeur à ses yeux et surtout de la part de quelqu’un elle avait placé sa confiance, chose très rare chez elle. Seulement, elle s’était trompé sur Olivia et elle aurait mieux fait de rester comme toujours réservée sur sa vie privée et surtout sur ses émotions.
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MessageSujet: Re: mind doodles | olivia   Jeu 8 Déc - 19:00
 
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Compter les tâches au plafond commençait sérieusement à l’ennuyer. Olivia n’avait malheureusement pas d’autre choix que de se résoudre à trouver des petits jeux de patience de la sorte. Elle l’avait dit, elle le ferait : tant que Louison ne la laisserait pas entrer dans l’appartement, elle ne s’en irait pas. Assise sur le tapis rugueux de l’entrée de l’appartement, les yeux vissés en l’air, ses jambes étalées droit devant elle, la fille de militaires laissait le temps s’écouler avec la lenteur d’un escargot sous morphine, ce qui ne l’aidait pas à ne pas ressasser les échos de sa brouille avec celle qu’elle attendait depuis plusieurs heures.

Le soleil avait entamé sa course pour retourner se coucher et même Ollie commençait à trouver les fourmis qui parcouraient ses membres désagréables. Même si Lou avait répondu à ses messages et enfin daigné revenir d’entre les morts – mauvais choix de mots -, elle trouvait que cette guerre froide avait suffisamment duré entre elle. Et bien que devoir affronter son amie l’avait rebuté au point de repousser ce moment, le manque de ne plus la voir avait fini par dépasser tout le reste.

C’était absurde, et elle le savait, elle avait plus de chances de se faire refouler que de réparer les pots cassés. Mais après sa discussion avec Ariel et la semaine passée à ne plus avoir le droit aux sourires et à la présence de Louison, Olivia se disait que c’était toujours ça de pris que d’aller s’engager en terrain ennemi dans le North Side. Au moins, elle reverrait la blondinette. Du moins c’était ce qu’elle avait naïvement imaginé, puisque la seule chose qu’elle avait aperçue se résumait au voisin d’en face lui ayant proposé des biscuits.

Elle soupira pour la trente-cinquième fois de l’après-midi quand un mouvement furtif à l’angle du corridor attira son attention, lui faisant relever le menton. Un drôle de frisson agita ses bras, son esprit léthargique se réveillant brutalement. Donc depuis le départ, la propriétaire de l’appartement n’était même pas chez elle. Parfait. Elle avait passé la première heure à toquer dans le vide sans même penser à interroger le voisinage. Une perte de temps. Peu importait. « Vue. » marmonna Olivia tout en se redressant rapidement pour s’épousseter et se pousser, laissant passer une Lou obstinée à ne pas lui adresser la parole. Sa pique la toucha à peine – elle n’avait pas prévu d’être reçue avec un câlin ou une boîte de chocolats, c’était le principe-même d’une dispute. La porte de son chez-elle fut ouverte, et Ollie vit une lueur d’espoir fragile passer en se voyant l’entrée autorisée. En tout cas, la blonde ne fit rien pour la repousser dehors. A elle d’interpréter ce qu’elle voyait ; à elle, en somme, de faire tout le chemin pour parvenir de nouveau près d’elle.

Elle retenait son ire, Olivia jugea donc que c’était le moment le plus adéquat pour prendre la parole avant que la blonde ne change d’avis et ne la mette dehors sur un coup de tête. « Je suis désolée de t’avoir menti. » annonça t-elle, un peu plus précipitamment et maladroit qu’elle ne le voulait. Dans sa tête les mots avaient paru clairs et décidés, dans sa bouche ils sortaient confus et timides.

Elle rangeait ses courses sans même lui accorder un regard. C’était blessant, et pourtant cela lui facilitait la tâche. Elle poursuivit donc, suspectant que Louison attendait quelque chose de précis avant de pouvoir réagir. « Ce qui se passe c’est que ... » Mille choses passaient dans son esprit. Elle pouvait tout aussi bien se répandre en désolations ou essayer de se justifier avec une théorie solide. Ollie avait eu tout le temps d’y réfléchir lorsqu’elle était assise sur le paillasson de sa chère amie. Mais maintenant, tous les scénarii préparés dans sa tête n’avaient plus le même poids. Peut-être que l’idée d’être honnête la terrifiait, elle qui était habituellement si pusillanime, mais c’était la solution qui avait sûrement le mérite d’être la plus efficace avec la jeune femme. « Je me rends bien compte que j’avais pas à te faire ça. » Il aurait été facile de tomber dans la mauvaise foi, de se dire qu’elle n’avait aucun compte à rendre même à Louison ; que quand celle-ci avait rejoint Darwin’s Game, elle n’avait demandé l’avis de personne. Qu’elle continuait à en faire partie sans même se demander si ça ne pouvait pas inquiéter ses proches. Même si ces arguments étaient vrais, ils étaient également dénués de toute compassion, de toute empathie pour la situation que traversait la blonde. « T’es une de mes seules amies, Louison, je sais bien que j’ai gâché ça et en plus j’ai aucune excuse valable pour l’avoir fait. » Elle se tritura les mains, regardant ses phalanges blanches comme si elles étaient la chose la plus passionnante de l’année. C’était dur de prendre conscience qu’elle n’avait pas grand-monde à qui elle était attachée, et que l’une des rares, sinon la seule, était en train de lui filer entre les doigts par sa propre faute.

« Alors … Alors voilà. Je suis là pour m’excuser. Faire ce que je peux pour arranger les choses. » Et c’était tout ce qu’elle pouvait faire. Parce qu’elle n’était pas là pour faire un discours politique et que Lou n’aurait eu ni la patience, ni la volonté de vouloir écouter son amie soliloquer dans son appartement. Bien qu’elle l’ait froissé, Olivia connaissait assez l’étudiante en cinéma pour deviner que même si ça lui ferait mal d’apprendre qu’Ollie n’avait aucun semblant de raison d’avoir mal agi, au moins, elle reconnaissait ses erreurs et ferait tout pour les réparer.

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MessageSujet: Re: mind doodles | olivia   Ven 23 Déc - 17:59
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Au moins, maintenant qu’elle était sur son territoire, la blonde était clairement en position de force et pouvait aisément se permettre de ne pas s’imposer le regard de la brune. Celle-ci s’excusait, sûrement de la manière la plus sincère que l’on pouvait le faire, mais c’était un peu tard aux yeux de la blonde qui serrait encore la mâchoire pour ne pas cracher toute son amertume. Elle n’acceptait pas de voir sa meilleure amie débarquer dans ce jeu, quelques semaines seulement après avoir perdu son frère, alors que cette dernière était sûrement la seule à qui elle en avait réellement parlé. D’ailleurs, si Louison ne l’avait pas informé de son inscription à elle, c’était avant tout pour éviter à cette dernière de vouloir dans une poussée héroïque lui donner un coup de pouce -surtout que la jeune étudiante en psychologie était très loin de savoir se battre comme batman. Alors, même si ses excuses étaient honnêtes, elles étaient loin de satisfaire la blonde qui se voyait déjà la perdre elle aussi. « M’avoir menti c’est detail. » Le mensonge était un poison dans toute amitié, mais pas plus que la trahison et surtout la déception. Olivia qu’elle avait toujours perçu comme intelligente l’avait énormément déçu et sans Jonah, elle aurait sûrement péter un cable dans la semaine.

Louison continuait son rangement, comme pour paraître détaché de la conversation, alors qu’elle écoutait attentivement chaque mot que pouvait formuler l’autre. Elle essayait réellement de comprendre, mais en n’était parfaitement incapable. Finalement elle réalisait qu’Olivia savait sûrement plus de chose sur elle que l’inverse et elle se sentait un peu conne -après tout, elle considérait comme sa meilleure amie, une personne dont elle ne connaissait que le superficiel. Elle ne lui connaissait pas d’amis, elle ne l’avait jamais vu avec quelqu’un ou même entendu parler de quelqu’un d’autre, à croire qu’elle sortait de nul part. L’espace d’un instant, elle se demanda même si elle ne l’avait pas imaginé elle-même, après tout peut-être que son cerveau avait juste créer une entité humanoïde pour réussir à parler et pour transposer les choses qu’elle avait été jusqu’ici incapable de faire. Seulement, ses yeux se posèrent enfin sur cette dernière, elle était forcée de constater que cela était trop réel pour être des hallucinations et si c’était le cas, elle ferait mieux de se faire interner.

Un rapide soupire en entendant encore une fois la brune s’excuser, comme si elle ne savait plus que dire ça. D’un geste lent, elle s’appuya contre le meuble de sa petite cuisine en la scrutant d’un regard froid. « Le problème, c’est que j’avais confiance en toi et que tu étais une des seules personnes … pures dans ma vie. » Le mot était peut-être mal choisi, mais à ses yeux, elle était la seule personne encore réellement neutre qu’elle fréquentait. « Je t’ai tellement parler de mon frère que je me demande même si c’est pas de la provocation. » La voir dans le jeu après avoir enterré son propre frère n’était clairement pas simple à gérer. « Je ferais quoi quand tu vas mourir ? » La question était posée sur le ton le plus calme du monde et le regard de Louison soutenait celui de celle qui était même allée jusqu’à prendre le même rôle que Tristan dans ce monde virtuel.
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MessageSujet: Re: mind doodles | olivia   Mar 27 Déc - 1:31
 
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Olivia s’abreuvait en pensée des conseils d’Ariel. Ne pas lui laisser le choix, s’imposer. Elle l’avait fait et jusqu’ici ses résultats avaient été à la hauteur de ses espérances. Mais maintenant que Louison lui faisait face – ou plutôt lui tournait régulièrement le dos pour ranger ses courses -, Ollie se sentait de moins en moins confiante. Elle devait se ressaisir. Ne pas la laisser l’attaquer, prendre le temps d’exprimer clairement ses regrets, et sous aucun prétexte ne se dégonfler comme un ballon de baudruche … Une résolution qui éclata comme une bulle de savon sous le regard océanique de la jeune fille.

Si elle était bien moins sur les nerfs que lorsqu’elles en étaient quasiment venues aux mains dans le jeu, Lou n’en restait pas moins en quête d’explications et d’excuses. Olivia ne pouvait donc pas simplement croiser ses dix doigts et prier qu’un simple « désolé » en réel suffirait. Car au-delà de lui avoir caché des choses, elle avait trahi son amie. Et s’il y avait quelque chose qui se payait plus cher que le mensonge, c’était bien ça. Bien qu’à force d’employer des « si » et du conditionnel, les deux étudiantes auraient pu refaire un monde sans Darwin’s Game, Olivia ne voulait pas minimiser la gravité des choses. Elle voulait montrer à la blonde qu’elle avait mesuré l’ampleur de ses actes en apparence anodins, qu’elle n’allait plus la décevoir. Qu’elle était désireuse de réparer ses torts. « Peut-être mais … Si je t’en avais parlé dès le départ, tu serais peut-être pas … Peut-être qu’on serait pas dans cette situation, voilà tout. » tenta t-elle de justifier d’une voix hésitante, se balançant discrètement d’un pied sur l’autre en s’efforçant de ne pas quitter des yeux la propriétaire des lieux.

Propriétaire qui, maintenant que ses provisions étaient toutes à leur place, n’avait plus rien d’autre à penser qu’à expulser, très certainement, au plus vite celle qui s’était invitée sans rien demander à personne jusqu’ici. Son attitude posément froide n’incitait pas davantage Olivia à se détendre et encore moins à s’approcher d’elle. Par-dessus le marché, elle ouvrait très clairement son cœur sur ce qu’elle avait pu penser d’elle au départ – des mots qui touchaient Ollie, des choses qui méritaient qu’on se batte pour les entendre. Mais pas maintenant, pas à l’instant où tout était encore si fragile et prêt à exploser. La brune refusait de devoir faire une croix sur Lou après ce qu’elle venait d’entendre. Et le décès de Tristan, aussi douloureux et tragique fut-il, n’était qu’un malheureux et réel concours de circonstances tombé à la même période de son inscription. Un incident qu’elle n’avait pas estimé à sa juste valeur, elle en avait conscience. « C’est pas de la provocation Lou je t’assure … C’est … Ok c’était débile, mais je voulais voir de mes propres yeux. La curiosité … » A été plus forte que tout. Et elle tuait plus que le chat, en l’occurrence. « C’était le pire timing possible. Je sais. Je m’en veux maintenant. » avoua t-elle, ne parvenant plus à garder ses yeux plantés dans ceux de son interlocutrice.

Il ne lui fallut cependant pas bien longtemps pour relever le menton, alarmée. « Je vais pas mourir Louison ! » Elle aurait pu, sur le coup, le lui jurer, mais elle savait maintenant qu’elle n’avait plus le droit de tenir ce type de paroles en l’air avec elle. En réalité, rien ne lui garantissait de ne pas y laisser sa peau pour de bon. Elle n’avait aucune capacité spéciale, aucun artefact qui la rendait invincible. Le regard de son amie lui fendait le cœur plus qu’il n’aurait du et la brune se mordit l’intérieur des joues, sentant le rouge aux joues lui monter. « On est dans la même équipe, on aura pas à s’affronter, on pourra être ens- on pourra être alliées et puis … » Après s’être reprise à temps, Olivia n’hésita que pendant une fraction de seconde avant de compter mentalement et de poursuivre, plus confiante, plus assurée, certaine que leur avenir dans le jeu ne pourrait pas s’assombrir davantage. « J’ai encore … J’ai encore assez de vies comme ça, ok ? Tu sais quoi, si tu veux je te montre mon tatouage. Je m’en fiche, si ça peut te rassurer. » Dans un geste maladroit la brune déroula son écharpe sans perdre de temps, repoussant une partie de son manteau pour tourner le dos à la jeune étudiante en cinéma et tirer sur son tee-shirt, révélant aux yeux bleus de Louison l’encre frappée du chiffre sept qui ornait la peau entre ses deux omoplates. « Tu vois ? Ca va aller. » Quand on savait ce qui s’était passé avec les zombies et la Milice, c’était presque un miracle pour quelqu’un comme elle.

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MessageSujet: Re: mind doodles | olivia   Mar 3 Jan - 15:32
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Le rangement étant terminé, elle n’avait rien de mieux à faire que de regarder la brune droit dans les yeux, sans montrer aucune émotion, si ce n’était l’amertume. Pardonner c’est compliqué, surtout quand on se sent incroyablement coupable. Louison avait beau essayer de retourner la situation dans tous les sens, la seule chose qui restait en fin de compte, c’était de l’incompréhension et le sentiment d’être maudite. Le pire des scénarios s’était produit et pourtant elle savait que cela pouvait être pire -pensée qui occupait la plupart de ses insomnies. « La chose la plus débile de ta vie, je te pensais plus intelligente que ca. » Du moins, c’était l’image qu’elle s’était faite de Olivia, mais là encore elle pouvait se tromper. Peut-être que c’était dans son habitude de tout gâcher, comme Tristan avait la fâcheuse tendance à créer des problèmes. Pourtant, elle se souvenait de ses conversations avec la brune, celle qu’elle trouvait éclairantes et pleines de sagesses. Finalement, ce n’était que des paroles en l’air, en fait, elle ne savait même plus quoi penser de tout ça. La seule chose qu’elle savait, c’était que tout s'empirait de plus en plus.

Un rictus en entendant la jeune femme affirmer qu’elle n’allait pas mourir, comme si elle pouvait en être sûre. Il fallait être stupide ou prétentieux pour prétendre valoir mieux que tous ceux qui y ont laissé leur dernier souffle. « Tristan disait ça lui aussi ! Avant de mourir, comme la moitié de la ville ! » Tout le monde va finir par mourir dans ce jeu, ce n’était qu’une question de chance et de temps. Olivia pouvait rester optimiste si elle le voulait mais ça ne changera absolument pas la fin de l’histoire. Louison ne veut pas la perdre et elle a l’impression que ça ne compte pas aux yeux de son amie. Pourquoi elle ne comprend pas ? Pourquoi elle écoute pas ? Qu’est ce qu’elle faisait de travers pour que ça se passe ainsi ? Peut-être qui il fallait être plus doux, comme quand on parle aux enfants. Lentement, elle se détacha du meuble pour s’accouder au bar de la cuisine américaine derrière lequel se trouvait Olivia. « Tu es niveau un, donc faible et le gens aiment s’attaquer aux plus faibles. » Qu’elles soient alliées ou pas ne changera pas et que se passera-t-il quand elle jouera sans elle ? Louison n’arrivait plus à trouver le sommeil, de peur d’apprendre la mort d’un proche au reveil.

Sûrement dans un but rassurant, Gotcha lui montra son nombre de vie, où l’on pouvait aisément lire un 7. Déjà trois morts, c’était peut-être peu, mais déjà beaucoup quand on savait depuis combien de temps elle jouait. Louison détourna le regard, comme pour ne pas s’infliger cette vision, avant de soulever son haut pour montrer ses tatouages incrustés sur ses côtés. « Rien ira Oli. » Il était temps qu’elle réalise que tout le monde était en train de s’éteindre doucement en silence, peu importe la rage de vivre qui les habitait. « Ne me ment plus jamais. » Un regard avant de soupirer et de regarder l’heure, pour constater que sa faim n’était pas du tout imaginaire. « Tu manges ici ? » A quoi bon combattre un combat déjà perdu alors que de nombreux autres nous attendent ?
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MessageSujet: Re: mind doodles | olivia   Mer 11 Jan - 21:57
 
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La réponse de la blonde diffusa en elle une bouffée d’injustice. Pourquoi les gens étaient-ils toujours si persuadés qu’elle était une personne fiable, raisonnée et sage ? Pourquoi fallait-il obligatoirement qu’elle ne commette jamais d’erreur quand les autres le faisaient en toute insouciance ? Elle était comme tout le monde, comme Louison, comme tous ces idiots qui s’étaient inscrits. Elle avait le droit d’agir stupidement. Légèrement irritée de ce constant et éternel reproche que presque tout son entourage avait su lui adresser un jour ou l’autre, elle ne put réprimer le début de sa phrase. « C’est pas parce que je passe du temps devant un ordi que … » Les mots s’étaient d’eux-mêmes tassés dans sa gorge, noués, mal articulés. Se disputer un peu plus ne servirait à rien. N’amènerait à rien d’autre qu’à une engueulade supplémentaire où Louison se renfermerait un peu plus et aurait encore moins envie de lui donner une autre chance. Une fois de plus, donc, elle s’arrêta, tuant dans l’œuf l’ombre de son désaccord et baissa la tête, secouant les épaules. « Laisse tomber. T’as raison. » Ca n’avait pas d’importance. Décevoir un peu plus ou un peu moins, quelle différence ?

Il était compliqué pour Olivia d’avoir à supporter la tension ambiante. Le regard pesant de Louison, sa posture distante, les silences dont l’hôtesse laissait tout le loisir à l’invitée d’avoir à les combler comme elle le pouvait : il n’y avait pas un détail dans cette mise en scène d’un nouveau genre qui ne lui criait pas « tu es fautive ». Ollie avait bien saisi qu’elle ne pouvait plus commettre d’impair concernant Louison au risque d’heurter quelque chose en elle – sa sensibilité à fleur de peau ces derniers jours, des sentiments douloureux sûrement liés à son feu frère. C’était effroyable de se dire qu’elle avait fait du mal à Lou alors qu’elle croyait dur comme fer ne jamais la blesser, être toujours celle qui la défendrait et qui l’aiderait. Dans son ombre, elle traînait la mort de Tristan, le rappelant contre son gré à celle qui se retrouvait privée de son frère. Elle suivait son chemin, peu à peu, mais jurerait que la fin du sien serait tout autre. Pourtant, aucune possibilité de le savoir.

« Je progresserai. » conclut tout simplement sobrement et platement Olivia. Elle ferait tout en ce sens – elle voulait être meilleure à ce jeu, quelque part pour prouver qu’elle pouvait être forte. Si montrer son tatouage avait été pour elle un gage de sa bonne foi, Oli n’en avait pas espéré ou attendu autant de la jeune fille. La brune regarda inconsciemment l’épiderme noirci de Louison, ses yeux se détachant difficilement de la vision de sa peau claire dévoilée, à nu. Elle était gênée, songeant que son amie s’était peut-être sentie obligée, redevable de lui montrer à son tour à quel stade elle en était. Visiblement, la situation était bien plus grave pour Louison qu’elle, quand bien même elle était une joueuse plus expérimentée qu’elle, ce qui confirmait à Olivia que la blonde s’inquiétait bien trop pour les autres et pas assez pour elle-même. Un trait de caractère honorable que l’étudiante en psychologie ne connaissait que trop bien chez son amie mais qui allait lui coûter cher sur le Darwin’s Game.

Le pessimisme de son amie était aussi un détail qu’elle ne pouvait laisser de côté. Ca ne valait pas la peine d’y répondre, la discussion était stérile. Et finalement, même Lou semblait l’avoir remarqué : elle fit un pas vers elle, surprenant et imprévu. « Très bien. » Les promesses étant maintenant implicitement interdites, elle ne pouvait qu’approuver les dires de son amie platement. Elle se sentait défaite, alors qu’à l’inverse Olivia aurait du être ravie que l’incident soit résolu plus rapidement que prévu. Intérieurement, son inconscient lui laissait prédire qu’elle n’en avait pas totalement fini avec cette histoire – mais pour l’heure, elles perdaient tous deux trop de temps et d’énergie à s’opposer.

Ollie n’avait pas spécialement faim, elle n’avait même qu’une seule envie, c’était prendre l’air, mais maintenant qu’elle était parvenue à faire un semblant de paix avec Louison, elle refusait toute possibilité de la froisser à nouveau. Et si elle devait voir là le signe d’une main tendue, elle le prenait volontiers sans réfléchir. « Je veux bien, oui. » Olivia tenta un bref et timide sourire avant de se débarrasser de sa veste pour l’accrocher au porte-manteau. Un repas faciliterait peut-être la réconciliation. « Tu veux que je t’aide à faire quoi ? » Elle avait presque eu une réaction normale et spontanée, comme si de rien n’était – comme s’il y a encore dix minutes elles n’étaient pas en froid. En surface, Ollie préférait passer à autre chose ; car en leurs fors intérieurs il n’était pas bien dur d’imaginer que l’une et l’autre n’y arriveraient pas avant un moment.

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