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 calm down. - AnHorak premier.
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MessageSujet: calm down. - AnHorak premier.   Dim 18 Déc - 21:22
calm down
gunfire + hagrid

Il errait, plus par habitude que par réel but, trouvant la nature quelque part réconfortante. Ici, il n'était pas le monstre, il vivait avec les autres créatures sauvages, mortelles. Pas vraiment ombre terrifiante ni danger alarmant, Hagrid avait cette impression de chez-soi. Il avait parcouru ce morceau de la forêt tant de fois qu'il semblait presque la connaître. Et parfois, ce sentiment de sécurité se trouvait effacé, au gré des modifications des développeurs. Un bosquet qui n'y était pas la veille, des arbres qui disparaissaient du jour au lendemain.
Et puis, les apparitions plus ou moins régulières. Il essayait de ne pas tenir compte des autres joueurs, mais parfois, il appréciait la familiarité de certaines silhouettes. Ou bien il s'inquiétait de l'étrangeté de d'autres. Celle qu'il croisa ce jour-là faisait définitivement partie de cette seconde catégorie. Il n'était pas très loin de la cabane d'Hener, par conséquent, un inconnu ici était une menace. Il l'observa s'approcher, avant de comprendre ce qu'il semblait transporter sur son épaule. Un bagage qui était loin d'être une carcasse animale ramenée par un chasseur. La carcasse était humaine – ce qui en disait beaucoup, puisqu'il n'y avait justement pas de cadavres, dans ce jeu. Il s'interposa alors, et en moins de temps qu'il n'en fallut pour qu'il comprenne ce qui se passait, l'inconnu lui refourgua le type – qui avait visiblement passé un très mauvais moment – dans les bras.
Le visage, tuméfié, masqué de sang par endroits, lui évoquait pourtant quelque chose de familier. Il n'aurait su mettre un pseudo dessus, mais en même temps, il se fichait pas mal de ses congénères et de leurs pseudos. Alors que l'inconnu s'était déjà échappé, Hagrid mit le cap vers le QG de sa team.

Bien sûr, il se demandait ce qui était arrivé au GAIA pour qu'il revienne sur le dos d'un inconnu dans cet état. Hagrid le porta jusqu'au QG, enfonçant les portes de coups d'épaules bien placés, ne portant aucune attention aux autres joueurs présents qu'il croisa jusqu'à allonger son quasi-macchabé sur une table de l'infirmerie. Sauf que lui, il n'était pas infirmier. Loin de là.
En revanche, il pouvait au moins supposer qu'il aurait besoin d'un paquet de glace ou deux, alors il s'éclipsa du côté du bar récupérer ce dont il avait besoin. Il essuya maladroitement le sang sur le visage du GAIA avec un chiffon qu'il avait attrapé au passage, histoire d'y voir un peu plus clair. Et comme ça ne semblait pas suffisant, il laissa tout bonnement tomber le sac de glaçons sur le visage de son co-équipier. Comme un seau d'eau pour le réveiller, cachant son sourire dans sa barbe.
Qu'il regretta quelques secondes plus tard quand la surprise laissa la place à la douleur cinglante et absurde de l'homme. Mais entre ses vêtements et le sang un peu partout, Hagrid n'avait pas eu l'envie de le déshabiller et jouer au docteur … ou au couturier.
On commence par où ?
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MessageSujet: Re: calm down. - AnHorak premier.   Mar 20 Déc - 12:39

calm down. (hagrid&gunfire)

Ta tête balance, au rythme de la cadence, et les brumes obscures te dévorent l’esprit. Sensation de légèreté, t’as comme l’impression de voler, les membres engourdis par la fléchette paralysante tu ne distingues que cette torpeur qui s’est emparée de tes chaires. Sous tes iris ébahis, ravagés par le poison qui doucement s’insinue dans tes veines, le décor défile, et bientôt tu ne sais déjà plus où tu es. Lentement tu sombres, le ballottement de ton corps transporté vulgairement ne te permettant plus de lutter contre la toxine anesthésiante – le noir t’emportes, et de nouveau tu perds conscience. (…) Un coup abrupt, on te jette d’une épaule à d’autres bras, tes opales roulent dans leur orbite. Tu voudrais grogner, signifier que t’es vivant, que t’es là – mais tes muqueuses ne répondent guère aux stimulas de ton cerveau embrumé, et tu ne peux qu’hurler en silence. Deux ou trois pas, t’es déjà repartis dans les limbes froides. (…)

Morsure glacée qui s’abat sur ta peau, la douleur des crocs transperçant ton épiderme, et enfin un son échappant à la barrière de tes lippes collées. Et alors que l’engourdissement de tes membres s’évanoui à mesure que ton corps s’éveille, la douleur reparaît du même temps, arrachant à ta gorge une plainte d’agonie. Chaque parcelle de ta peau n’est que proie aux ravages des flammes qui te consument, et malgré la douche gelée qui vient de t’assaillir, rien ne peut faire taire la fracassante peine qui te démembre. Tes prunelles se réhabituent à grand mal à la lumière aveuglante d’une pièce close et enfin tu prends conscience de la solidité du support sur lequel on t’a installé – dur et froid. Et enfin ton regard qui se coule sur l’homme à l’aspect hirsute penché au dessus de toi ; entre son poing fermé, une étoffe gorgée de tâches écarlates et poisseuses – ton sang ? La mémoire te revient en flash assourdissant, coups de feu et choc électrique qui te vrillent les chaires, et cette ultime menace avant que tu ne t’écroules. La Milice. T’essayes de te redresser rapidement, t’extirpant aux mains de ce géant hérissé que tu ne reconnais plus comme étant l’un des tiens, cœur battant à tout rompre, cherchant machinalement la détente familière de ton colt. Absente.

« Non… » Tu te débats comme un beau diable, ignorant la douleur qui te ronge de toute part, la peur au ventre, la mort dans l’âme. Ils vont t’achever, ces chiens de miliciens, ces menteurs sanglants, et avant ils se joueront de ton corps décharnés. « Tuez-moi, bande de lâches. » que tu souffles alors que tes forces t’abandonnent et que tu retombes lourdement sur la table. Sur ta joue la balafre cuisante de la poudre brûlante ayant frôlé ta peau, étirant ton épiderme au moindre mot – et ta cuisse, dont le garrot de fortune aura été vain, et la balle logée au creux de ton dos, menaçant de te paralyser un bon bout de temps. De toute manière tu vas mourir, tu le sens, tu le sais. Autant que ce soit rapide, puisqu’ils ont décidé que ta vie ne serait pas épargnée. Tes folles pensées te démolissent le crâne, et tu sens la fièvre s’emparer de toi. L’infection commence. Tes doigts s’agrippent aux lambeaux de vêtements sanguinolents qui recouvrent encore ta cuisse en miette. Nouvelle plainte rauque. Et tes paupières qui se referment. « Achevez-moi, que tout cela cesse, qu’on en finisse. » Les dents serrées, tu peines à articuler. Alors tu plantes ton regard affolé dans celui que tu prends pour un Milicien, le jaugeant plein de colère.


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MessageSujet: Re: calm down. - AnHorak premier.   Jeu 22 Déc - 21:40
calm down
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Il pensait avoir tout prévu avant de lâcher le paquet de glaçons, en laissant juste la bonne dose d'inattendu pour s'émerveiller … enfin, pour connaître la vérité et pouvoir soigner le pauvre homme en conséquence. Il savait que le pauvre avait dû pas mal souffrir, même si le fait qu'il s'était fait rapatrié vers le QG au lieu d'être simplement abattu – pour abréger ses souffrances … ou pour une toute autre raison – le laissait avec pas mal d'incompréhensions. De questions.
Enfin, pour le peu qu'il s'en préoccupe, de toute manière … Les vêtements tâchés de sang offraient peu d'informations sur ce qu'il s'était passé, sinon qu'il en résultait sérieusement blessé. Mais il ne savait pas exactement par qui ou quoi, et il avait donc lâché les glaçons sur le visage tuméfié, qui n'allait pas tarder à être boursouflé et de toutes les couleurs s'ils ne s'en occupaient pas.

Le cri de surprise, de douleur, déchira le silence mortel de l'infirmerie improvisée, alertant sans doute tous les GAIA présents au QG de la séance de torture qui s'opérait sous leur toit. Il ne peut comprendre la douleur de l'homme, de ce qu'il se passe dans sa tête ou quels sont les signaux que sa conscience tentent de lui faire passer. Il s'était redressé sur la table, et les sourcils d'Hagrid se froncèrent. Bouger de cette manière devait lui faire plus de mal que de bien.
Sa question s'était envolée loin sans doute, perdue et pas relevée par son interlocuteur. Une de ses paumes se place sur son épaule, tentant de décourager l'homme de se relever complètement, et l'autre paume se place lentement vers son ventre. Mais il n'a pas le temps de le retenir que les mots exultent, que les paroles se font violentes et que le corps retombe, vidé de son énergie.
Peut-être qu'il aurait vraiment dû demander de l'aide à un médecin compétent, au passage. Il voit les poings de l'autre se serrer machinalement, et une dernière prière entre ses lèvres sonne presque comme une plainte funèbre. Toujours aussi perplexe, et désemparé, Hagrid tenta de lire entre les lignes, mais il ne trouva rien d'autre que le regard suppliant du brun. Il haussa les épaules, pas certain que ses paroles se fraieront cette fois un chemin jusqu'à sa raison. T'es à la maison. Et ça serait dommage de crever maintenant. Je vais voir ce que je peux faire – mais tu ne vas pas aimer.
Bon. Il semblerait qu'il n'ait donc pas le choix. Il allait devoir découper les fringues de l'homme pour tenter de discerner ses blessures. Il allait souffrir sans doute un peu plus, mais au moins s'était-il rallongé. Il ne faisait pas ça souvent, mais il dût laisser courir ses mains le long d'une de ses jambes, cherchant à trouver une ouverture vers sa peau, au milieu d'une énorme tâche de sang plus ou moins séché. Il trouva la faille, remarquant beaucoup trop vite à son goût la forme ronde si reconnaissable, marque du passage d'une balle. Il n'avait pas fait attention sur le derrière de sa cuisse, il ne savait pas si la balle était sortie ou bien s'ils allaient devoir aller la chercher. Ou si une déconnexion suffirait.

Ils. Ils. Il allait surtout devoir aller chercher du renfort, il n'y connaissait rien en médecine, en couture ou chirurgie. Il abandonna son patient et alla fouiner dans les étagères à la recherche d'une bonne paire de ciseaux, et d'autre choses. Il ne savait encore quoi, mais il était certain de le savoir quand il aurait les yeux dessus. Il trouva la première assez facilement, et préféra la garder avec lui plutôt que de la poser à côté du blessé. Sait-on jamais. Il y avait sur les étagères bon nombre de fioles en tous genres, plus ou moins rescapées de leur ancien QG ou bien des possessions nouvelles. Des pansements – il avait commencé à les prendre, puis s'était ravisé en trouvant dommage de gâcher ces ressources sur un joueur aussi … en aussi mauvais état – et des plantes. Beaucoup de plantes, GAIA oblige.
Beaucoup de plantes intéressantes aussi. Avec des effets nocifs, pour la plupart, puisque la majorité des plantes de ce jeu tentaient de les tuer. Et quelques autres plantes avec des effets intéressants. Les drogues de ce monde étaient au moins aussi efficaces que celles de leur bonne vieille Terre. Il examina quelques flacons à la recherche d'une indication sur les effets des plantes, et sembla trouver son bonheur. Il ne doutait pas qu'un thé ou une décoction quelconque serait sans doute efficace pour apaiser le joueur, malheureusement, il doutait qu'il soit en état de boire l'infusion – et de toute manière, il ne connaissait qu'une seule méthode efficace. La plus drôle, bien sûre. Il ne semblait pas y avoir de bang à proximité, alors il devrait se contenter de faire simplement fumer son patient.
Quelque part au milieu de son délire psychédélique, consistant donc à atténuer la douleur d'un patient déjà plus ou moins dans les vapes, il eut une nouvelle formidable idée : le soigner. Par conséquent, il allait devoir faire quelque chose avec les plaies. Il ne sait qui des plantes hallucinogènes ou de la vision des glaçons eut raison en premier de sa nouvelle idée, mais il trouva intéressant de désinfecter les blessures. Il allait le tuer, le GAIA. En attendant, Hagrid se dirigea dans la salle commune pour y récupérer un bon alcool avant que des gosses ne vident la bouteille.
Comme tout bon psychopathe, l'anglais, avec son accent chic, se mit à parler à son patient. Sa créature, plutôt, alors qu'il lui roulait un joint avec ce qu'il avait trouvé. Je savais que la médecine, c'était fun. J'peux même pas en profiter, alors j'espère juste que ça sera efficace. Le droguer, avant d'écarter ses vêtements de ses blessures. Puis une fois son esprit anesthésié, désinfecter les plaies. Sur le papier, l'idée était presque sensée.
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MessageSujet: Re: calm down. - AnHorak premier.   Jeu 5 Jan - 22:47


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T’éloigner de l’infirmerie ne faisait pas vraiment partie de ses habitudes. Il fallait dire qu’au-delà du fait que ton rôle impliquait d’être disponible dans l’éventualité d’une urgence, tu craignais véritablement de sortir complètement du QG de ton équipe. C’était donc une évidence pour toi de rester dans la sureté que te procurait l’infirmerie. Pour autant, il arrivait aussi qu’une raison ou une autre te pousse à l’aventurer un peu plus loin. Cette fois figurait parmi ces quelques exceptions alors que tu étais sortie pour récupérer quelques plantes. Ce rôle ne t’incombait pas spécialement, mais c’était l’une des choses que tu appréciais le plus dans cet univers. Découvrir les différentes plantes et leurs effets était un véritable bonheur à chaque occasion. Ce n’était jamais de très longue durée, l’inquiétude d’être à découvert revenait rapidement au galop et tu retraitais dans des lieux plus invitants.
Bien sur cela était sans compter les tragiques événements qui se déroulaient dans ton sanctuaire. Quelque chose qui attiserait sans aucun doute une dose de culpabilité : celle de ne pas avoir été là au bon moment. On attendait que tu soignes des joueurs, ce que tu ne pouvais évidemment pas faire si tu n’étais pas présente. Tu n’eus pas à attendre avant de revoir cette sensation revenir au galop lorsque tu entendis un cri s’élever au QG. Le genre de cri t’aurais glacé le sang dans d’autres circonstances et qui cette fois te força à presser le pas, laissant tomber au passage les herbes que tu avais récolté. Ce n’était pas comme si elles avaient une quelconque importance à présent.

La scène qui t’attendait sur ton lieu de travail avait de quoi te surprendre : un joueur étendu par terre dans un état lamentable et un autre qui… roulait un joint ? « Mon dieu. » Voilà quelque chose que tu n’aurais pu prévoir. Ton regard passa successivement de l’un à l’autre, comme si tu avais besoin d’un moment pour comprendre dans quelle situation tu venais d’atterrir. Fort heureusement l’instinct repris le dessus et tu te précipitas vers l’éclopé. Contrairement au géant, tu savais de qui il s’agissait et cela ne fit que t’inquiéter davantage. Que pouvait-il bien s’être passé pour que votre maitre d’arme se trouve dans un tel état ? Bonne question que tu te risquas à poser à l’inconnu : « Comment s’est arrivé ? » Tes mains, habituées, parcouraient le patient à la recherche des blessures qui l’accablaient. Celle sur son visage, bien que sérieuse ne nécessitait pas de soin immédiat. Le sang qui s’écoulait de sa cuisse en revanche était nettement plus inquiétant. Reportant ton attention sur le géant, tu demandas : « Tu peux m’attraper une corde ? » Tu ne savais pas s’il serait coopératif et tu regrettais amèrement l’absence de tes comparses médecin. Il fallait agir vite sinon la déconnexion serait la seule issue de cette histoire. Tu terminas ton examen sommaire de l’homme en t’adressant à ce dernier : « Gunfire, tu es dans l’infirmerie, je vais essayer de m’occuper de toi. » Tu prenais ton ton le plus rassurant, même si tu avais l’impression d’avoir catapultée dans l’urgence. Ton expérience dans les urgences t’avait néanmoins prouvé que c’était une étape importante : un patient paniqué était un patient dangereux. Il ne te restait qu’à stopper le sang avant de t’attaquer au reste. Ce ne serait définitivement pas une tâche aisée.

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MessageSujet: Re: calm down. - AnHorak premier.   Mer 11 Jan - 18:01

calm down. (hagrid&gunfire)

La douleur t’embrase les membres de sa morsure brûlante, et bientôt les dernières traces du venin anesthésiant s’évanouissent de tes veines incandescentes. Les chaires compressées autour du plomb froid engoncé dans ta peau te hurlent l’agonie, et quand bien même tu serres les dents à t’en fracasser la mâchoire, des râles suffoquant échappent à tes lippes pincées. Peu à peu tu recouvres l’esprit en même temps que tu te laisses terrasser par la souffrance que t’infligent tes plaies purulentes. Au dessus de ton corps retombé sur la surface dure et froide, le géant s’affaire, grognant quelques paroles qu’il veut sans doute rassurantes et que tu peines à relever. À la maison, dit-il ? Tes opales fouillent le décor fiévreusement, alors que tu reconnais difficilement les locaux du quartier général – une chose est certaine, tu as oublié comment tu t’es retrouvé là, à te faire ausculter par un barbu hirsute. Pourtant tu te confortes à croire ce qu’il baragouine de sa voix rocailleuse, et ton corps s’engonce un peu plus sur la table d’examen de ce que tu prends pour l’infirmerie, tandis que ton sauveur palpe ta peau à la recherche du point d’entrée des balles. L’une d’elle logée dans ta cuisse, le passage de ses énormes mains rugueuses te fait lâcher une plainte essoufflée. Tu clos tes paupières avec force, jusqu’à voir des étoiles dans le creux de la peau fine qui voile tes yeux. Tu l’entends à peine sortir de la pièce et y rentrer à nouveau, les bras chargés. Tu l’entends à peine t’adresser quelques mots en trifouillant parmi les maintes plantes médicinales récoltées depuis le début du jeu. Tout comme tu entends à peine une seconde personne pénétrer dans les lieux saccagés, lâchant un juron à la vue apocalyptique de la scène qui se déroulait alors. Tu n’entends rien, concentré sur les étoiles qui décorent le fond de tes paupières, et sur la boule de rage qui gonfle en toi à mesure que les souvenirs sanglants de ta confrontation avec le CAHO et la Milice te reviennent. Des doigts frais palpent à leur tour ton corps tuméfié, et cette fois tu ne bronches pas, soudainement fatigué. Une voix s’adressant à toi, et tu rouvres tes prunelles sur la jeune femme qui prend son ton le plus rassurant, secouant la tête en signe d’affirmation à ses paroles, incapable de répondre à la moindre de ses questions. Assommé par la douleur, tu accroches tes doigts autour des bords de la table, et refermes les yeux – tu sais que l’extraction des balles sera une opération délicate et ô combien éprouvante pour ton corps. Aussi lâches-tu prises pour sombrer dans les limbes de ton esprit torturé, priant ne pas te réveiller dans ton appartement trop blanc de Chicago.  (…)


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MessageSujet: Re: calm down. - AnHorak premier.   Dim 15 Jan - 15:09
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Il n'avait aucune idée de comment aider ce pauvre type. Pourtant, les quelques GAIA présents dans le QG ne s'étaient pas aventurés jusque dans l'infirmerie pour l'aider. Bien. Parfait. Il ferait donc seul – peu importe tant que le malmené ne disparaissait pas en pixels devant lui. Jusqu'à ce que deux mots ne l'interrompent. Hagrid se retourna donc vers la nouvelle venue, qui visiblement avait l'air choquée. C'était compréhensible.
Il haussa les épaules sans lâcher le joint à sa question. Un type m'a refilé celui-ci. Et c'était à peu près tout ce qu'il y avait à savoir. A la manière dont la femme se positionna de l'autre côté de la table, et scrutant rapidement les vêtements ou les blessures, il se douta qu'elle était familière à cet endroit, ou à rabibocher des joueurs. Hagrid ne se préoccupait que de maintenir le type suffisamment en vie pour ne pas qu'il perde, justement, une vie. Il s'étonna à peine lorsqu'elle lui demanda d'attraper une corde, et suivit son regard pour la retrouver. Il fouilla dans un tiroir et dénicha de quoi faire le garrot.
J'avais le désinfectant et l'anesthésiant ... fit-il à la femme en désignant la bouteille d'alcool et le joint. Mais peut-être qu'il est suffisamment dans les vapes. Le blessé semblait en effet partir doucement vers un ailleurs, à mille lieux des préoccupations qu'Hagrid pouvait avoir. Au moins semblait-elle savoir le nom du blessé. Gunfire … Oui, il devait bien avoir entendu ce pseudonyme quelques fois.
Tu me dis ce que je dois tenir, attacher ou déchirer … Mais tu t'occupes de fouiller là-dedans. Il montra la zone sur la jambe entre vêtement, sang, peau et tripes. Il n'était pas minutieux et il avait des mains beaucoup trop larges pour tenir des ciseaux ou autre chose du même style. Hagrid replaça aussi le sac de glaçons sur le côté du visage de Gunfire. Les prochaines heures allaient être rock'n'roll.

***

Ce n'était pas beau. Ce n'était pas propre. Ce n'était pas franchement sain, mais au moins, ça tenait ensemble. Surtout, personne n'était mort. Oh, il en a sué, Hagrid, coincé entre le patient et le docteur, mais plus tard, cela lui ferait une bonne histoire à raconter. La bouteille d'alcool était vide, et les glaçons avaient fondu. Il était en train de ranger un peu et de mettre ce qui n'aurait plus d'utilité à la poubelle, quand le combattant sembla retrouver ses esprits. Il finit rapidement avant de reprendre son siège à côté de la table. Oh. Et il attrapa aussi son manteau, parce que bon … peut-être qu'il aurait froid ou serait gêné par sa quasi nudité. Après tout, entre ce qu'ils ont été obligés de lui retirer pour s'occuper de sa jambe, et ce qu'ils avaient ensuite découvert dans son dos … Il ne lui restait plus grand-chose.
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MessageSujet: Re: calm down. - AnHorak premier.   Mer 18 Jan - 21:59


CALM DOWN
hagrid & gunfire & persephone

Entrée sur une telle scène n’avait pas exactement fait parti de tes plans, pas plus qu’une soudaine opération sur un patient dans un tel état. L’explication qu’on te fournit à ce sujet n’était pas moindrement satisfaisante, mais tu optas pour hocher légèrement sans poser plus de question. Tu doutais qu’une explication puisse vraiment te satisfaire. Ton attention passa rapidement au patient, avant de demander une corde. Tu ne relevas la tête que pour la prendre, t’arrêtant un moment lorsque l’inconnu prit la parole. Tu ne comptais te servir ni de l’un, ni de l’autre et tu te contentas de répondre : « Il n’est pas assez réactif pour ça. » Tu craignais de le perdre en l’anesthésiant trop, d’autant plus que tu n’avais pas le matériel auquel tu avais accès à l’hôpital. Trop anesthésier était donc un risque que tu préférais ne pas prendre. Il faudrait que tu opères dans cette situation, ce qui ne te faisait pas particulièrement plaisir, mais qui semblait au moins obtenir l’approbation de Gunfire. Alors que tes mains cherchaient à bien positionner le garrot, une nécessité pour débuter, l’inconnu t’indiqua qu’il comptait t’appuyer dans ta tâche du moment que ça n’impliquait pas de mettre le doigt dans la blessure. Un rire nerveux traversa tes lèvres, avant que tu ne répondes : « Je pense que c’est plus judicieux. » Tu marquas ensuite une courte pause à réfléchir à la meilleure façon d’utiliser cet inconnu. « Tu pourrais le tenir ? Je ne sais pas comment il va réagir quand je vais commencer à chercher la balle. Sans trop appuyer non plus. » Tes demandes n’étaient pas forcément claires, les choses ne l’étaient pas davantage dans ton esprit. Tu savais te débrouiller, mais une opération était un peu plus que ce dont tu avais l’habitude.

L’opération terminée, tu te laissas tomber sur le sol sans plus de cérémonies, plus qu’épuisée. D’une façon ou d’une autre, vous aviez réussi à extirper les balles et à panser les blessures. C’était une victoire, ou du moins ça en serait sans doute une si Gunfire se réveillait. Tu observais distraitement l’inconnu qui s’affairait à ranger avant de se laisser tomber sur une chaise. L’infirmerie était encore chaotique, mais le courage de ranger ne te venait pas. À la place, tu soupiras un bon coup, te forçant à te relever pour te diriger vers l’inconnu. « Merci. » Après tout, il t’avait aidé, il avait aidé Gunfire, c’était bien la moindre des choses de le remercier.  « Je suis Persephone au fait. » Opter pour ce nom te paraissait toujours aussi étrange, mais tu ne t’y attardas pas. Tu préféras plutôt retourner auprès de ton patient pour prendre sa main avant de dire : « Gunfire, si tu m’entends essaie de bouger tes doigts ou de serrer ma main. » Ou comment improviser une salle de réveil et la procédure qui venait avec.

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MessageSujet: Re: calm down. - AnHorak premier.   Dim 22 Jan - 0:39
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warren & ivan & jill & mera

Mera, plongée dans les rapports des espions, lâcha un grognement quand on frappa à la porte et lui fit perdre le fil de sa lecture. On l’informa de l’arrivée fracassante de Gunfire – grièvement blessé – et de Hagrid, dans des circonstances aussi floues que disproportionnées. La jeune garde, de seize ou dix-sept ans peut-être, était hystérique et pâle comme la mort, et Isaÿr dut la faire asseoir pour qu’elle ne s’évanouisse pas. Là, elle lui fit raconter à nouveau ce qu’elle savait. […] Attendre que Perséphone ait fini d’opérer Gunfire parut interminablement long. Rongée par l’anxiété, Isaÿr tournait en rond devant la porte de l’infirmerie avec son pichet d’eau chaude et son linge dans la main, sans avoir osé annoncer sa présence. La déranger en plein travail aurait pu coûter une vie au maître d’armes, ce dont elle refusait d’être responsable. Enfin, la GAIA put pousser la porte et les retrouva-là, tous les trois, au milieu d’un véritable champs de bataille. La pièce embaumait le sang et la mort, et la fatigue qui tirait leurs traits était presque contagieuse. Isaÿr referma délicatement la porte derrière elle et avança doucement vers eux. Là, elle déposa son pichet sur la commode, puis retira sa cape carmin pour envelopper les épaules de Perséphone qui paraissait épuisée. « Beau travail, merci. » les félicita-t-elle, non seulement pour avoir ramené le maître d’armes sain et sauf, mais aussi pour lui avoir sauvé la vie. Gunfire et Isaÿr n’étaient pas connus pour s’entendre, mais il n’en restait pas moins un élément indispensable chez les GAIA et elle savait reconnaître sa valeur.  

Elle pressa l’épaule du médecin dans sa main et gratifia l’homme, de l’autre côté de la table, d’un sourire reconnaissant. Mera retourna près de la commode où elle avait laissé son pichet d’eau chaude pour en imbiber le linge qu’elle avait apporté. Elle se retourna vers son maître d’armes et entreprit de nettoyer le sang qui souillait son visage tendu avec. Les plaies y étaient superficielles, pas comme le reste de son corps. Il paraissait tellement mal en point qu’elle fut submergée par un sentiment d’affection à l’égard de cet homme qui ne lui inspirait d’ordinaire que colère mêlée d’admiration. Elle rinça le linge, puis le mouilla à nouveau pour éponger la sueur qui perlait sur le front de Gunfire. Elle l’abandonna là pour glisser ses doigts dans ses cheveux bruns et caresser sa tête en un lent massage. « Allez, reviens-nous Gunfire. » souffla-t-elle en observant son visage. Il peinait à recouvrir ses esprits. Il était sans doute crevé, terrassé par la douleur, et il méritait de se reposer après avoir tant morflé. Mais Mera devait savoir ce qu’il s’était passé pour agir au plus vite, si c’était nécessaire. Si c’était l’œuvre de quelqu’un qui voulait du mal aux GAIA – plus que ne l’imposaient les règles du jeu en tout cas – elle ne pouvait pas se permettre d’attendre qu’il dorme. « Hagrid et Perséphone t’ont sauvé la vie. Tu es chez toi, en sécurité. Tu n’as plus rien à craindre. » continua-t-elle de sa voix maternelle, sans cesser ses caresses censées l’apaiser. « Donnez-lui à boire. » ordonna-t-elle avec douceur aux deux autres ; il fallait que Gunfire parle, et pour ça il fallait qu’il s’hydrate. L’une de ses mains glissa lentement sous sa tête pour l’aider à se redresser suffisamment pour ne pas s’étouffer avec l’eau qu’on le forçait à ingurgiter malgré son état de quasi-latence. Chose faite, elle relâcha sa tête et dégagea quelques mèches de cheveux collées sur son front. « J’ai besoin que tu me dises exactement ce qu’il s’est passé, tu comprends ? Après je te laisserai dormir autant que tu voudras. Mais il faut que je sache qui t’a mis dans cet état : qui que ce soit, c’est impardonnable. » Elle sentit un nouveau vent de colère l’envahir. Quel sombre idiot avait osé s’en prendre à lui de la sorte ? En bon chef de team qui se respectait, Mera était plutôt mécontente qu’on s’en prenne aussi sauvagement aux siens.




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GUNFIRE
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MessageSujet: Re: calm down. - AnHorak premier.   Lun 30 Jan - 13:35

calm down. (hagrid&gunfire)

T’émerges dans une sorte de brouillard oppressant et opaque, paupières scellées sur tes iris et l’amertume ayant empli ta bouche sèche. Tu ne sens plus rien, ni la douleur ni même tes membres engourdis, au point que tu en viens à te demander, étourdis, si ce n’est pas la mort qui t’attends. Pourtant, tu n’es guère habitué à trépasser de cette façon dans le jeu, et tu perçois faiblement, aux odeurs de sang qui t’assailles, que tu n’as pas reparu dans ton appartement vide et blanc de Chicago – la vie ne t’a donc pas été arrachée, et ta poitrine continue à se soulever, à un rythme saccadé cependant. Des voix te parviennent, lointaines à tes oreilles, et tu sens à nouveau ces doigts froids qui s’agrippent aux tiens, tandis qu’un murmure t’intime à esquisser un faible mouvement. Tu devras y mettre toute ta volonté pour parvenir à bouger à peine l’un de tes doigts, alors que tu hurles en silence à ton corps entier, qui ne répond plus, de se mouvoir.

Tu perçois une porte qui grince en s’ouvrant, et une nouvelle sonorité s’ajoute à celles déjà présentes dans la pièce. Ta peau répond en millier de picotements à la caresse fraîche d’un linge humide posée contre ton froid, réveillant du même temps l’étourdissante douleur qui te barre le crâne. On appelle ton nom, on tente par tous les moyens de te sortir de cette torpeur qui t’immobilise les membres, et la voix poursuit sa mélodie, te berçant de paroles rassurantes. Après de longues minutes, tes paupières s’ouvrent enfin sur la lueur éblouissante de la pièce, formant sous tes opales des ombres mouvantes – et en même temps que tu t’éveilles, la douleur reparait dans chaque fibre de ton corps, et tu pousses un grognement étouffé en portant machinalement tes mains contre ta cuisse en tentant vainement de soulever ton buste de la table. Au contact d’une bande à l’endroit exact de l’impact de la balle, tu te laisses pourtant retomber lourdement, pinçant les lèvres afin d’anéantir les gémissements plaintifs qui s’échappent d’entre tes lippes. Lorsqu’enfin tes iris parviennent à déchiffrer sans peine cet environnement qui t’entoure, tu poses ton regard sur chacune des personnes présentes, terminant par Isaÿr, dont les traits tirés par l’inquiétude se dressent au dessus de toi.

On t’apporte rapidement de l’eau, et la cheffe des GAIA t’y aidant, tu laisses couler le liquide entre tes lippes à petites goulées – ta bouche est pâteuse et, pourtant, tu vas devoir faire l’effort de parler, à la demande de la jeune femme. Tes sourcils se froncent, retraçant dans ton esprit épuisé les évènements qui t’ont alors conduit à l’infirmerie dans cet état lamentable, tandis que de tes prunelles enfin habituées à la luminosité ambiante, tu balaies la pièce. Du coin de l’œil tu reconnais Perséphone, l’une des médecins de l’équipe, sans nul doute auteure des soins prodigués à ton corps déchiré. Et de l’autre côté de la pièce, à peine visible dans un coin d’ombre, le barbu hirsute qui t’avait d’abord effrayé, persuadé d’avoir à faire à l’un de ces chiens qui t’avait mis hors d’état de nuire. À cette pensée chaque muscle de ton corps se tend, se fige, et tu serres les dents. « Je… tu commences avant de laisser échapper quelques secondes, surpris par ta propre voix. Je ne me rappelle plus bien. » Quelques mots à peine soufflés avaient réussi à t’épuiser plus que tu ne l’étais déjà – parler était une véritable épreuve, tant tu luttais contre ce sommeil reposant qui t’assaillait et que tu avais hâte d’enlacer. « J’suis parti aux barricades, pour en savoir plus, rapporter c’qui se passait là-bas. Y’avait ce CAHO… » Il t’est difficile de fouiller ta mémoire – comme si le produit injecté et la perte de sang avaient embrouillé tes souvenirs. Pourtant tu vois bien le regard intéressé que te jette Isaÿr, et tu sais qu’elle ne te lâchera pas tant que tu ne lui auras pas donné réponse satisfaisante. Vos relations étaient pour le moins tendues d’ordinaire, mais la voir ainsi, suintant d’angoisse et de questionnements, te mettait mal à l’aise. Elle s’inquiétait pour toi – s’inquiétait pour les siens, les GAIA. Alors tu prends ton courage à deux mains, puisant dans tes ressources pour tout lui jeter à la figure d’un seul trait, et qu’enfin tu puisses te reposer. « J’ai cru que les CAHO avaient à voir avec les barricades, alors je me suis attaqué à lui. C’est lui qui m’a blessé. Mais c’est la Milice qui a ramené mon corps achevé ici. Ils… ils voulaient qu’on cesse de s’entretuer. Les barricades, les snipers… ce sont eux qui revendiquent tout ça, qui veulent contrôler les joueurs en instaurant la terreur. » T’as le souffle court d’avoir parlé sans t’arrêter, et alors que ta poitrine retombe doucement, t’as comme l’impression que ton dos s’est incrusté dans la table froide. T’espère seulement qu’elle n’aura pas plus de questions – tu jettes alors une œillade désespérée à Perséphone, priant pour qu’elle tente de convaincre Isaÿr de te laisser te remettre de tes émotions. En même temps, tu te jures de remercier convenablement le dénommé Hagrid et le médecin de t’avoir sauvé la vie, une fois que tu seras remis sur pied.


i have died a thousand times. ♒︎ I just got lost, every river that I've tried to cross, every gun I ever held went off and every door I ever tried was locked. And I'm just waiting till the shine wears off.

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MessageSujet: Re: calm down. - AnHorak premier.   Dim 5 Fév - 19:37
calm down
isaÿr + perséphone + gunfire + hagrid

Aux premiers signes de réveil dudit Gunfire, il s'était rapproché du blessé. Tout comme Perséphone, qui venait de le remercier et s'était présentée. Elle avait fait du bon boulot, bien plus précise et alerte qu'il ne l'aurait pensé. Mais Perséphone, il avait déjà entendu ce pseudo, et comme ils se trouvaient dans l'infirmerie, alors c'était sans doute elle qui faisait office de médecin, ici. Du moins, c'était plausible.
Leur cheffe était entrée entre-temps, posant dans un coin un pichet et remerciant la doc – et lui peut-être – de ce qu'ils venaient de faire. Ce qui n'était pas grand-chose, le concernant. Gunfire était toujours entre la vie et la mort, inconscient. Celle-qui-pouvait-se-briser-en-deux-si-facilement s'était vite tournée vers lui, l'incitant à le faire revenir à la surface, dans un état où il pourrait parler et raconter la drôle de sortie qui l'avait mise dans cet état. Il ne pensait pas lui prêter beaucoup d'attention, jusqu'au moment où elle leur demanda de lui donner de l'eau.
Hagrid releva un sourcil songeur. Il aurait eu le pichet d'eau chaude à portée de main, nul doute qu'il l'aurait balancé à la figure de Gunfire sans plus de sommation. C'était le genre de chose qui réveillait, en général, et qui remettait les idées en place bien plus vite et efficacement que deux caresses et un poème. Mais il aurait sans doute arrosé sa leader dans le même mouvement, et il l'aurait tout aussi certainement énervé. Il n'avait pas forcément envie de voir la gamine se plaindre, aussi se contenta-t-il de rester à sa place … et de ne rien faire.

Le réveil du blessé était aussi douloureux que les paroles d'Isaÿr étaient douces. Hagrid serait déjà parti depuis longtemps s'il n'était pas aussi curieux de savoir qui lui avait foutu une rouste, et avait ensuite eu l'audace de le ramener à son QG. Aussi prêta-t-il attention à ce qu'il disait, malgré la tension qui dévorait les muscles de Gunfire et l'épuisement qui s'entendait dans sa voix. Accusant un joueur de l'équipe CAHO dans un premier temps … puis, au bout d'un effort conséquent, lâchant également la troupe de miliciens qui lui avait donc confié le blessé.
Malgré tout, il ne comprenait toujours pas. S'il n'avait pas intercepté le blessé dans la forêt, le type, il en aurait fait quoi ? Il l'aurait laissé dans la forêt et serait parti, ce qui l'aurait sans doute conduit à la mort et n'aurait par conséquent servi à rien ? Il se serait pointé jusqu'au QG – en admettant qu'il ne soit pas fait tué par l'un des pièges qui entourait celui-ci – et aurait sonné à la porte avant de partir ?
Comme si on avait besoin d'eux pour instaurer la terreur. Il était triste, au fond. Il ne comprenait pas. Tous ces rapports de violence alors qu'ici, une partie des joueurs semblait vivre dans un havre de paix. Qu'avaient-ils à y gagner, dans cette guerre ? Fumer un joint, boire un coup, baiser avec une jolie fille … Ce monde avait tellement mieux à offrir que la souffrance, tellement de choses dont lui-même se privaient, et que d'autres ne profitaient pas.
Finalement, il décida qu'il n'avait plus rien à faire ici, si son coéquipier pouvait parler. Il glissa le plus discrètement possible le joint artisanal et bombe anesthésiante entre les doigts de l'estropié, ultime cadeau qu'il pouvait lui faire. Hagrid se tourna alors vers Perséphone, jaugeant d'un regard la femme avant de déclarer : Merci à toi, puisqu'elle avait réalisé bien plus que lui afin d'aider le GAIA, puis il se releva, et sortit de l'infirmerie comme s'il n'avait pas essayé de se prendre pour Docteur Frankenstein au cours de ces dernières heures.
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MessageSujet: Re: calm down. - AnHorak premier.   Jeu 9 Fév - 21:48


CALM DOWN
hagrid & gunfire & persephone

Attendre que Gunfire revienne à lui était une torture. Tu angoissais, craignant de ne pas avoir réussi ton travail, d’avoir failli à cette tâche qui t’incombait dans cet univers. Tu tressaillis en sentant les doigts du maitre d’armes contre les tiens. C’était un signe qu’il était vivant, un pas dans la direction. Pourtant, ton anxiété fut plutôt tue par l’arrivée d’Isaÿr, distraction que ton esprit accueillais à bras ouverts. Cette dernière s’approcha de toi et tu pus souffler légèrement en sentant sa cape tomber sur tes épaules. Ton patient n’était pas hors de danger, loin de là, mais une autre personne était présente pour veiller sur lui. Tu ne pouvais pas refiler cette tache à l’inconnu qui en avait déjà fait suffisamment. En entendant es remerciements traverser ses lèvres tu te contentas d’hocher légèrement la tête. Tu appréciais évidemment la gratification, surtout venant d’elle, mais tu ne jugeais pas en mériter. Tu n’avais fait que ton travail, au final, c’était sans doute cet inconnu qui les méritait le plus, parce qu’il avait été celui qui avait ramené l’éclopé. Tu ne dis pas pour autant quelque chose, silencieuse alors que tu guettais les faits et gestes d’Isaÿr. Tu te doutais de l’intention qui l’animait ou du moins tu supposais pouvoir la deviner. Ses paroles étaient douces et tu te serais volontiers laissée bercer, mais tu te devais de rester vigilante. Tu avais visiblement bien fait de le faire puisque qu’elle ordonna alors que vous donniez de l’eau au blessé. Tu dus forcer ton corps à bouger pour pouvoir le faire, chacun de tes membres refusant de s’activer. Tu avais sans doute trop donné pendant l’opération, mais ça importait peu. Il fallait qu’il puisse s’abreuver pour tenir, survivre.

La suite ne te plaisait guère. Bien sur voir que Gunfire était en mesure de boire ne serait-ce qu’un peu était une source de réconfort. Cependant Isaÿr reprit la parole en questionnant le maitre d’armes au sujet des circonstances qui avaient mené à ses blessures. Une évidence même, c’était ce que tu aurais pu deviner lorsqu’elle était entrée. Tu comprenais ce qui la motivait. Tu n’avais pas ses responsabilités, mais tu avais un certain attachement pour ta team. Tu guettas donc les réponses du blessé. Ses mots se faisaient difficilement entendre et tu ne pouvais que t’inquiéter. Inquiétude qui s’amplifia en entendant ce qui s’était passé. Rien de tout ça ne sonnait bien, les CAHO, la milice… Tu ne savais rien de ce second groupe, trop peu impliquée dans le jeu en dehors du rôle que tu remplissais chez les GAIA, ça n’empêchait pas la terreur de s’installer en toi. Des snipers, des barricades, ce n’était pas une façon de faire pour taire la violence du jeu. L’état dans lequel se trouvait le montrait bien. Certes, ils l’avaient peut-être sauvé en le ramener jusqu’au quartier général, mais quelque chose clochait. Ce n’était pas un geste désintéressé, c’était inquiétant.
Relevant légèrement la tête lorsque le silence retomba dans la pièce, tu remarquas l’oeillade désespérée que t’adresse maitre d’arme. C’était le signe qu’il te fallait pour que tes instincts de soigneur reprenne le dessus. Il n’était pas en état de se faire interroger, c’était l’évidence même. Tu ne te stoppas qu’un instant pour observer l’inconnu qui te remercie. Tu lui adressas un sourire, reconnaissante pour ce remerciement que tu ne méritais guère. Mais maintenant qu’il était parti, tu avais encore une tâche. Tu cherchas à te donner la motivation de prendre la parole, ce qui ne donna malheureusement qu’un : « Isaÿr… » Pour attirer l’attention de la cheffe. Il fallait que tu défendes ton patient, quand bien même il s’agissait d’aller à l’encontre de l’autorité (du moins en quelque sorte). « Il n’est pas en état de se faire questionner. Je ne suis pas certaine qu’il soit complètement stable. » À vrai dire, tu n’avais pas si confiance en ton travail que ça. Tu ne savais même si tes quelques mots suffiraient si bien que tu t’efforças d’ajouter. « Il a besoin de repos avant tout. » Et tu retournas dans ton mutisme. Tu n’avais rien à dire, encore sous le choc de la fatigue et des révélations du maitre d’arme. Il fallait maintenant espérer que ton intervention suffirait à convaincre l’autre jeune femme.

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MessageSujet: Re: calm down. - AnHorak premier.   Mar 7 Mar - 22:25
calm down
warren & ivan & jill & mera

Gunfire était extrêmement faible mais il fit l’effort de relater ce qu’il s’était passé selon ses souvenirs, aussi vacillants soient-ils. Que les CAHO soient impliqués ne l’étonnait absolument pas, mais la Milice … Elle fronça les sourcils en tentant de trouver du sens en ces propos. Isaÿr se mordit la lèvre en relevant les yeux vers Hagrid, qui semblait croire lui aussi que la Milice pouvait être malfaisante. Mera se promit d’en parler à Roy pour tenter de comprendre ce qui avait bien pu se passer. Si la Milice devenait une menace pour les siens, alors elle devrait agir en conséquence. Mais exterminer la Milice revenait à s'attaquer au Gouvernement, et, là dehors, Mera n'était rien. Rien qui puisse tenir tête à l'état quand celui-ci déciderait de répliquer. Hagrid quitta la pièce le premier, puis Perséphone invita Mera à faire de même pour laisser le Maître d’Armes se reposer. « Très bien. » se résigna-t-elle, consciente qu’elle en demandait beaucoup à Gunfire dans une situation comme celle-ci.   « Merci Gunfire, repose-toi et remet-toi vite. On a besoin de toi, ici. » Elle s’éloigna de lui et passa derrière Jill à qui elle caressa le dos un instant dans l’espoir de lui procurer un peu de réconfort durant les derniers instants qu’elle devrait consacrer au blessé. Isaÿr s’apprêta à sortit, quand elle s’arrêta pour lancer : « J’aimerais que l’implication de la Milice dans cette histoire reste entre nous, le temps que je tire cette histoire au clair. Je t’assure que ton agression ne restera pas impunie Gunfire, mais je veux éviter de déclencher une nouvelle guerre. » A ces mots, la brune quitta l’infirmerie à la hâte, en réfléchissant à toute vitesse aux mesures à adopter dans une situation comme celle-ci. Il fallait qu’elle parle à Roy. Mais pouvait-elle vraiment avoir confiance en lui ? Il lui avait caché son appartenance à la Milice pendant une année, il pouvait encore mentir pour protéger les autres sbires du Gouvernement. Enervée, elle serra les poings et courut presque dans les escaliers pour retourner dans son bureau.

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