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 Dead blossom with paranoia — Tristan
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MessageSujet: Dead blossom with paranoia — Tristan   Ven 23 Déc - 1:16
Dead blossom with paranoia
Ft Tristan, le crevard

Ses longues jambes se dressaient sur un chemin déjà tout tracé, prospérant en direction de son appartement, dans l’ouest de Chicago. Piétinant sur le bitume qui orne le sol, Shana déambule avec une indifférence marmoréenne, voire même glaciale. Mais malgré ces faux semblants aigres et insensibles, elle déploie  l’ombre d’un sourire, ce dernier constamment coincé entre une douce gaieté et une espièglerie légère. Mais, ultimement, elle bat le pavé avec une désinvolture qui lui a toujours été bien particulière. Chaque mètre qu’elle parcourt marque un rythme régulier par le claquement assourdissant de ses talons en un alliage en fer sur le béton noir ; et ce malgré des pas légers et souples. Et si Shana est du genre à revendiquer sa singularité lorsque ça lui chante, elle n’a pas le moindre souci à arborer l’étendard de l’ordinaire et du collectif lorsqu’il est question de revêtir une identité, une couverture, qui est loin d’être la sienne. Et si on peut réellement louer et flatter l’un des talents et dispositions de la petite blonde, c’est bien celui-ci, celui de se mouvoir comme le fantôme d’un souvenir, empruntant un visage qui n’est pas sien, elle qui n’en a, en réalité, qu’un seul bien caché. Et la jolie blonde se colore ainsi de couleurs qui lui sont énigmatiques, mais pas inconnues, et elle s’orne de ces dernières dans le but de maquiller la silhouette de sa personne.

Aujourd’hui, comme bien d'autres jours par ailleurs, il lui a été nécessaire de se faire passer pour une autre. Une journée de travail à l’hôpital, où ses patients ont été traités sous ses doigts experts et son analyse scientifique. La vieille phrase les apparences sont parfois trompeuses ne prend réellement tout son sens qu’avec elle. Les apparences qu’elle revêt aujourd’hui sont celles qui complaisent à l’exercice de sa profession, qui semble n’être parfois qu’une mascarade à ses yeux, rien de plus et rien de moins. Mais elle aime bien penser qu’elle maîtrise parfaitement cet art qu’est d’interpréter ces personnages qui sont si discordants face à son caractère si farouche. Et ses longues jambes arrivent  finalement à destination : au bas de son immeuble. Les talons tournant mécaniquement, son visage fit face à l’étendue en pierre, l’imposante bâtisse qui se dresse devant elle. Ici la voilà devant la façade du logement qu’elle partage –contre son gré – avec son crevard préféré. Un soupir s’échappe de ses lèvres alors qu’elle s’assoit le rebord en pierre du parterre de fleurs. Vivre –survivre ? – aux côtés de Tristan, c’est s’engager dans une vie à deux cent kilomètres heure. Tout est dans l’extrême lorsqu’elle se retrouve face à lui, entre les râles et les agacements qu’amènent sa présence trop envahissante, la tendresse et la volupté qu’offre son corps trop enivrant. Avec le chantage qu’il opère sur elle, elle s’efforce d’arborer une personnalité probablement plus patiente que celle qu’elle montre habituellement, en attendant que sa situation s’arrange, qu’elle puisse trouver une solution à son épine dans le pied. Restituant d'abord une mèche de cheveux indocile à sa place, la jolie blonde jette un coup d’œil à sa montre : il est 18h, c’est l’heure à laquelle elle rendre de son travail, l’heure à laquelle elle s’engouffre dans le zoo qu’est devenu son appartement. Grosso modo, elle n’a pas beaucoup de temps pour souffler un peu, et cette réflexion lui soutire un soupir forcené et un roulement d’yeux qui en dit long et large sur le manque de motivation qu’elle possède à l’idée de rentrer en sachant que son ténébreux sera là. Mais elle reprend bien vite contenance, elle sort une petite boite en métal de la poche de sa longue blouse blanche, dans laquelle elle en sort une cigarette roulée qu’elle porte à sa bouche. Subitement, elle arrête son geste tout en écarquillant les yeux. Elle regarde de droite à gauche pour voir si elle est bien seule, et qu’il n’est pas dans les environs pour lui taxer la Purple Haze qu’elle affectionne tant. Dans un soupir las, elle repose la cigarette roulée, et tire du paquet une cigarette industrielle dans laquelle aucun mélange illicite n’a été fait. Du bout de ses lèvres rouges, Shana allume sa clope avec son zippo en argent, elle tire une longue latte avant de rejeter doucement le surplus de fumée hors de ses poumons. Elle revit.

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MessageSujet: Re: Dead blossom with paranoia — Tristan   Ven 23 Déc - 18:25
Dead blossom with paranoia
ft Shana

L’ordinateur chauffe sur ses cuisses alors que ses doigts martèlent le clavier, naviguant de pages en pages à la recherche de son objectif. Une tasse de café froid repose à côté du canapé. Il a bu la moitié de la boisson avant de s’en désintéresser, préférant surveiller l’horloge de son ordinateur. Les heures sont passées lentement et Shana n’est toujours pas revenue du travail. Il n’est pas allé la chercher aujourd’hui, bien qu’il n’ait qu’une envie : relancer LE sujet. Il y est presque, il le sent. Des dizaines de pages traitant de la meilleure manière de s’occuper d’un chien, de le choisir ou même de lui donner son nom sont ouvertes. Là où certaines recevaient des mises à jour régulières des blogueurs, pour beaucoup, leur dernière parution remonte à environ un an, quand DG a commencé et pris de l’ampleur. Quand le monde a commencé à arrêter de tourner sans qu’on s’en aperçoive au début. Aujourd’hui, tous les signes sont là et celui-ci est plutôt anodin, mais Tristan l’ajoute à la longue liste des choses qui ne vont plus.

L'autre jour, il est descendu à un café miraculeusement ouvert en soirée avant le couvre-feu pour imprimer des images. La serveuse lui a jeté un drôle de regard en voyant les photos de border collie. Tristan les a depuis peu collées un peu partout dans l'appartement : frigo, miroir de la salle de bain, à l'envers de la porte de douche, sur la porte des toilettes, au-dessus de l'évier et dans un coin de la télé. Ce n'était même pas son idée première, mais devant le refus de Shana d'adopter un chiot, il a décidé de tenter sa chance. Parce qu'elle a clairement sous-entendu que si elle prenait un animal, ce serait un chat. Donc elle peut prendre un animal. Reste à ce que ce soit un chien et il sait qu'il peut y arriver. C'est son rêve d'enfant et elle, elle peut l'aider à y parvenir. Son grand-père a toujours refusé de lui en offrir un et son manque d'argent et de logement ont jusque là été un frein à l'adoption d'un animal. Maintenant qu'il a les deux (même si objectivement, sa situation est plus que précaire), il peut tenter de la convaincre. Il n'a rien à y perdre de toutes manières. Et son avenir, comme il se le rappelle chaque soir, est vide. Il ne sait pas de quoi sera fait le lendemain, la semaine ou même le mois. S'il écoute sa raison, il ne le fera jamais. Il ne ferait jamais rien. Il ne se serait pas inscrit a DG, il n'aurait pas arrêté ces études qui l'empoisonnaient, il n'aurait pas envoyé bouler ses parents. Certes, il aurait aussi toujours son emploi, mais c'est une erreur à laquelle il préfère ne pas penser.

L’icône du DG attire son attention, pour la quatrième fois aujourd’hui. Il s’est connecté hier, il en est sorti pantelant. Il regarde l’heure. 18h03. Pas le temps, Shana devrait bientôt entrer. Pourtant, la souris passe sur l’icône, comme hésitante. C’est tentant, un autre monde, infini où il est plus libre qu’à Chicago, où il n’est pas Tristan, mais Seth et où il peut explorer à sa guise sans qu’on vienne le faire chier. Il revient sur ses recherches et jette un coup d’œil à l’heure, agacé. Elle met trop de temps et le jeu le tente, juste là devant ses yeux, à portée de main. Dans un grognement, il ferme l’ordinateur trop sèchement et se lève du canapé. La tête lui tourne un peu, mais il ignore la sensation. Son pied tape dans la tasse restée à côté de lui et le liquide noir se repend sur le parquet. Un juron lui échappe alors qu’il va chercher de quoi essuyer. Sa chaussette n’a pas échappé au café et c’est avec un soupir qu’il la met à sécher sur un radiateur. Shana lui dira peut-être de ne pas la mettre ailleurs et il lui répondra par un grognement.

Sa journée, elle a été longue, parce qu’elle n’a pas été remplie. Il n’a pas couru à travers la ville, il n’a pas été à son travail, il n’en a pas cherché non plus et il s’est ennuyé. Il déteste ça, il lutte contre l’envie de se connecter à DG avec son fiasco sur le jeu, la veille. Il a besoin que Shana ouvre la porte et que sa tête blonde apparaissent dans le salon. Il a besoin de se divertir, se changer les idées. Un chien, ce serait bien pour ça aussi. Pour se remotiver à sortir et trouver ce boulot dont il a besoin pour ne plus dépendre de la blonde.
Il n’y tient plus et attrape son portable. Le numéro de Shana fait partie des plus composés, sans surprise. Il n’hésite pas quand il appuie sur la touche « appel » et colle son oreille au combiné. Les sonneries retentissent. Quand il entend la voix de Shana à l’autre bout du fils, il n’a aucun mal à la modifier pour paraitre paniqué.
- Il faut que tu viennes. Maintenant. Je crois que j’ai fait une connerie, dépêche toi !
Il raccroche sans lui laisser le temps de répondre. Au moins elle devrait bientôt arriver. Il va se rassoir sur le canapé et rouvre les onglets dédiés à ses recherches canines, satisfait de lui. Quand il entend la porte s’ouvrir, un sourire innocent apparait sur ses lèvres.
- Holla chica. Tu as passée une bonne journée ?
Il enchaine, il n’a pas la patiente d’attendre qu’elle réponde.
- J’ai un truc à te montrer. Fais gaffe, j’ai renversé du café, c’est peut-être humide.
Une pause.
- Ho, et le bar à alcool n’a rien.
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MessageSujet: Re: Dead blossom with paranoia — Tristan   Ven 30 Déc - 17:28
Dead blossom with paranoia
Ft Tristan, le crevard

Être seule, le silence. Son absence, une plénitude jouissive. Fumer en toute tranquillité, un loisir qui l’inspire, si ce n’est pas pour dire qui la plonge dans le ravissement. Un engouement qui semble enivrer ses sens, provoquant en elle un florilège de sensation fougueux. Exaltation palpable par l’apparition d’une chair de poule, seconde peau, qui recouvre délicatement son épiderme nacrée. La fumée qui s’éjecte de ses poumons, une valse acrobatique dans le vent hivernal. Un vice nocif, qui a pour faculté d’annihiler tout discernement chez l’être humain enfumé. Ses pupilles chocolatées se dilatent, comme pour canaliser toute la noirceur du ciel, afin de venir peindre d’un noir d’encre l’iris impériale qui surplombe son regard. ; Dans l’obscurité glacée, alors que le ciel étoilée lui fait face, elle ne peut s’empêcher de respirer à plein poumons, elle serre dents et poings. Et alors il se passe quelque chose : elle se laisse aller dans un total oubli d’elle-même, envahie par la nuit, le silence et la relaxation. Ce sentiment de satisfaction après avoir relâché sa première latte de fumée avalée, apporte une réaction proche de la réjouissance totale, si bien qu’elle tire une seconde fois sur sa cigarette pour pousser le vice plus loin. Et c’est à son paroxysme que ses yeux s’ouvrent grand sur des néants qu’elle n’a jamais soupçonné. Imprégnée dans cette rafale constante, l’élection de ce lieu comme refuge aurait été une condition alléchante, mais quoi que de plus dégradant que de vivre soi-même dans un rêve éveillé ?

Et la réalité la rappelle bien plus vite qu’elle ne le désire. Son téléphone sonne, et affiche le nom de Crevard en grand sur son écran. Une grimace étire les lèvres de la jolie blonde qui glisse sa cigarette dans sa bouche, les yeux rivés sur cet appel qui la dérange tant. Elle hésite, doit-elle lui raccrocher au nez et continuer son petit plaisir solitaire ? Peut-être l’aurait-elle fait dans d’autres circonstances, avec une autre personne. Mais il s’agit de Tristan, un sacré chieur qui ne connaît pas la notion d’abandon. Shana sait donc mieux que quiconque qu’il s’acharnera à l’appeler jusqu’à ce qu’elle réponde en furie. Alors autant mieux expédier cette corvée le plus vite possible, et reprendre son activité comme si de rien n’était. Ouais, quoi ? Il faut que tu viennes. Maintenant. Je crois que j’ai fait une connerie, dépêche-toi ! Et il raccroche. Elle tremble de rage alors qu’elle relève le regard jusqu’à sa fenêtre. Rectification, il lui a raccroché au nez. Il va crever lui, grommelle-t-elle dans sa bouche alors qu’elle mâchouille nerveusement sa langue.

Shana s’empare de son sac à main qu’elle accroche son bras tout en ouvrant brusquement la porte de son immeuble. Pas le temps d’attendre l’ascenseur, elle grimpe deux à deux les marches qui la mène jusqu’au second étage. Prise d’un zèle farouche, la clope fumante au bec, Shana déverrouille la serrure de la porte d’entrée qu’elle ouvre grand avant de la claquer avec un coup de hanche. Elle referme à clé derrière elle, ôte ses chaussures et s’engouffre dans le salon où Tristan l’accueille avec un sourire innocent et son éternelle salutation ridicule. Ses yeux chocolats s’écarquillent, sa lèvre supérieure s’agite et se retrousse nerveusement tandis qu’elle rejette une volute de fumée. Va te faire foutre Tristan, mais vraiment. Shana jette son sac sur le canapé où le jeune homme est affalé avec son ordinateur sur les cuisses. Elle évite de justesse la zone humide où une vilaine flaque de café s'était renversée sur son beau parquet flottant qui recouvre l’ensemble de la pièce à vivre qui fait office de salon. Elle aimerait tellement lui sauter dessus pour mieux l’étriper, mais une chose bien plus importante accapare son esprit et c’est sans hésitation qu’elle se dirige vers l’objet en question. La cigarette fumante entre ses doigts, elle examine de la paume de ses mains que son bar à alcool ne possède aucune égratignure, que ses bouteilles sont toutes intactes. Sans brisures, sans fêlures, sans cassures.

Dans un soupir de soulagement, la jolie blonde ouvre grand la fenêtre et se poser juste devant pour mieux finir sa cigarette. Un petit plaisir avorté par le petit avorton qui parasite son univers, et sa maison. Tu feras attention à mon parquet la prochaine fois, rétorque-t-elle alors qu’elle se place de profil à la fenêtre. Elle darde son regard dans le sien, ignorant royalement sa remarque où il explique avoir quelque chose à lui montrer. Une chose dont elle connaît déjà le sujet de discussion, et à vrai dire avec son appel qui l’a coupé court dans sa pause clope, elle ne sait pas si elle a réellement envie de l’écouter. A quoi bon avoir encore et toujours la même conversation, si ce n’est pour lui redire encore et toujours les mêmes mots de refus ? Croit-il vraiment qu’avec son acharnement à coller des photos adorables de chiot Border Collie, la race du chien qu’il désire à tout prix, elle va accepter qu’ils adoptent tous deux un chiot ? Un animal, c’est trop d’entretien, trop de frais supplémentaires, trop d’attention à donner. Surtout si c’est un chien, cette bestiole bavante et puante qui est incapable d’être indépendante. Cette chose qu’il faut promener au risque de subir ses aboiements et ses jérémiades la nuit car il est trop triste et a peur du noir, de l’orage et autres conneries de ce genre. Non, définitivement non. Shana ne peut pas accepter l’idée d’avoir à partager ne serait-ce qu’un poisson rouge avec Tristan, car cela serait donner encore plus de légitimité à sa colocation clandestine et forcée auprès d’elle. Ainsi, elle préfère mourir dix fois, cent fois. Si c'est pour la même discussion, ma réponse n'a pas changé Tristan, et tu le sais très bien, c'est non.Dans un haussement d’épaules, elle se passe une main négligée dans ses cheveux blonds avant de continuer à fumer en silence.

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