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 darkness forevermore. (quivan)
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MessageSujet: darkness forevermore. (quivan)   Mar 27 Déc - 18:37

darkness forevermore. (echo&gunfire)

I can fell the rain fall down like tears upon my shoulders. Who will I turn to now that our love has died ? Now that it’s all used up, now that its all burned up, darkness forevermore. Can’t you see ? My whole world is nothing without you. ✻✻✻ octobre 2016. T’as la mort dans l’âme, et tu gouttes la douleur aigüe d’avoir marché depuis l’aube. Pieds tuméfiés dans tes godasses abîmées de se trainer dans les bois familiers, l’éclat vermeil de ton essence vitale s’épandant à chaque pas. Le camp est loin désormais, et bien que couvert par l’épaisse couche nuageuse qui surplombe l’horizon, tu sais le soleil haut dans le ciel, l’astre ayant poursuivit sa course tandis que tu restais pourrir dans cette existence amère. T’as déjà oublié pourquoi t’étais parti, tant la colère sourde qui gronde dans ta poitrine, venimeuse, te coupe le souffle et te fait tourner la tête, rage brûlante de ces souvenirs encore poignants, restés figés sur ta rétine comme un mauvais rêve. Personne n’a sût retenir ton ombre fantomatique, pas même Kenna, qui t’a juste regardé partir en silence – ses opales dardées sur ton corps te transpercent encore, et t’a songé mille fois à faire demi-tour, à rebrousser chemin face à cette pulsion étouffante qui jusque là menaçait de te faire manquer d’air, avant de finalement disparaître, envolée, volute de fumée. T’as le corps désormais vidé, las de cette course effrénée qui t’a mené si loin de tes repères. Au loin tu jauges une grotte, qui tu discernes tant bien que mal dans la densité verte qui, d’ordinaire si apaisante, t’oppresse de son mutisme.

Ruderoche, tu te souviens, vagues soupirs quant à l’existence probable d’un trésor inestimable, tenu entre les griffes protectrices d’une quelconque monstruosité dormante – jamais auparavant tu n’avais approché de si près la faille creusée dans la pierre saillante, par désintérêt pour les richesses qu’elle renfermait tant que pour la proximité avec le territoire caho. Pourtant, maintes fois dans ton aventure darwinienne étais-tu passé non loin, traçant jusqu’aux rives calmes et isolées des lacs de la map. Là-bas, nulle âme n’irait t’y chercher tant que ta colère folle n’y serait pas noyée dans les eaux sombres et hypnotiques. Mais les lacs sont loin encore, et tes jambes refusent le pas de plus tant que tu ne seras pas reposée, aussi décides-tu enfin de mettre un court terme à ton escapade sauvage. Un rocher attire ton œil, sur lequel tu t’assoies aussitôt, grognant de douleur tant tes muscles sont crispés, meurtris. Une gorgée d’eau, une petit bouchée d’un fruit ramassé plus tôt, et ton regard qui se perd dans l’immensité d’une forêt que tu connais désormais par cœur. Perdu dans les méandres fumeuses de tes pensées déboussolées, tu laisses un instant ton esprit vagabonder, prêtant une oreille discrète aux bruits sourds qui t’entourent.

Machinalement tes doigts trouvent la détente froide de ton colt, accroché à ta ceinture, et aux lames perdues dans tes bottes. Le contact de l’acier te fait frisonner, aussitôt retires-tu ta main, comme bousculé par un souvenir ardent. Et alors un bruissement, une étoffe qui se meut, un souffle perdu qui ne t’appartient guère. Soudain fatigué, tu te redresses sur tes appuis affaiblis, jaugeant les alentours de tes iris embués. D’abord crois-tu avoir rêvé – la solitude s’empare de ton esprit de la plus étrange des façons, te faisant croire à ce qui n’existe pas. Sans doute était-ce une bête passant son chemin près de toi. Pourtant le pressentiment qui t’enserre la gorge ne s’évapore, et ta main retrouve sa place à ta ceinture sans pour autant s’emparer de la crosse. Un soupir qui s’évade de tes lippes, « Qui… qui est là ? Montrez vous. » tu lâches du bout des lèvres, assurance aucune.


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MessageSujet: Re: darkness forevermore. (quivan)   Ven 6 Jan - 2:27
darkness forevermore.

gunfire & echo / On and on I carry on, But underneath my mind And on and on I tell my self It's this I can't disguise. Oh can't you see Holding on to my heart... I bleed the taste of life. — we carry on
Son équipe est bien loin. Louve solitaire, la belle n'a pas le violet écrit sur le coeur. Loin de là. Plus elle passe du temps seule, mieux elle se sent. Même si cela signifie risquer d'être piégée par une autre équipe ou succomber aux traîtres chemins du jeu. La solitude signifie aussi des chances de l'apercevoir. Lui. Son époux ou ex-mari, elle ignore comment elle doit qualifier Ivan. Après tout, les morts n'ont pas besoin de remplir de papier de divorce. Il en va de soi... sauf que dans le cas de Quinn, elle est bien vivante même si peu sont en courant. Depuis le début du jeu, elle a beau essayer de l'apercevoir et veiller sur lui de loin, il reste difficilement trouvable. Il est imprévisible et ne suit jamais la même routine. Il va s'en dire qu'elle ne risque jamais de s'approcher trop près du clan Gaïa. Apparemment aujourd'hui, la chance lui sourit puisqu'au moment où elle fouille dans son sac pour s'assurer que son matériel médical est bien dedans, elle croit deviner des bruits plus loin entre les arbres. Alors la brune est montée dans un arbre et c'est à ce moment qu'elle a vu celui qui a aimé passer à quelques mètres de l'endroit où elle se trouvait. Elle ignore pourquoi son coeur se retourne et lui brûle l'intérieur des côtes à chaque fois qu'elle le voit. Après tout, elle devrait le détester, elle devrait l'oublier puisqu'il semble avoir fait si facilement la même chose avec elle. Assez pour ne pas se présenter à ses funérailles. Assez pour ne pas lui dire un dernier au revoir malgré la tombe vide qu'ils présentaient. Elle se rappelle avoir été blessée par sa seule absence. Et malgré toutes ses fois qu'elle s'est dit qu'elle devrait passer à autre chose, qu'Ivan ne s'accroche pas au fantôme qu'elle a laissé dans sa vie... elle en reste incapable. À cet instant, elle ne peut résister au désir de le suivre. De l'épier. Apercevoir une petite parcelle de la vie du jeune homme, même si c'est qu'une vie artificiel au sein d'un jeu.

Le suivant à la trace, elle l'observe s'installer sur un rocher prêt de la crevasse qu'elle n'ose pas approcher d'ordinaire. Tapie sous la couverte des arbres, quelques branches sont soudain soulevées par le vent au dessus d'elle et une lumière faible épouse ses formes. Refusant de se faire voir, elle est obligée de se déplacer mais malheureusement, Ivan - ou peu importe comment il se fait appeler dans ce jeu - semble l'avoir entendue. Elle se fige et le fixe. Il ne réalise pas mais alors qu'il balaie la forêt du regard, il croise celui de la belle une fraction de seconde. Il est si prêt qu'elle a l'impression qu'elle pourrait le toucher du bout des doigts. Quelle ironie de la voir hésiter à se montrer, à avancer alors que l'anneau qu'elle porte au cou est la même que le brun lui a offert lorsqu'il l'a demandé en mariage. Le métal froid sur sa nuque lui brûle la peau, cruel façon de la rappeler à la réalité. « Qui… qui est là ? Montrez vous. » Immédiatement, Echo est frappée par le son de sa voix. Une voix qui n'est plus aussi calme qu'avant. Une voix marquée par les épreuves, elle peut l'entendre clairement. Hésitante, la jeune femme ramène ses cheveux bruns vers l'arrière pour s'assurer de bien dégager son visage et décide enfin à sortir de l'ombre. Un pas, deux pas. Un troisième puis elle s'arrête, les deux bras levés devant elle pour montrer qu'elle n'est pas armée. Ce qui est partiellement vrai. Dans son sac, elle a toujours son pistolet qui ne la quitte jamais. « Me voilà. » C'est tout ce qu'elle trouve à dire. Malheureusement, il n'existe pas de manuel d'apprentissage pour aider les soldats tombés au combat à se montrer bien vivant à ses proches. Oh et comme Ivan a été important pour elle. Doit-elle dire quelque chose d'autre ? Elle l'ignore et même si elle avait une idée brillante, une phrase pour détendre l'atmosphère, elle serait bien incapable d'aligner un autre mot, trop occupée à détailler l'homme qu'elle a aimé qui lui fait face tel un animal sauvage.

boup.:
 


Dernière édition par Quinn Oswald le Sam 21 Jan - 20:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: darkness forevermore. (quivan)   Mer 11 Jan - 11:21

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I can fell the rain fall down like tears upon my shoulders. Who will I turn to now that our love has died ? Now that it’s all used up, now that its all burned up, darkness forevermore. Can’t you see ? My whole world is nothing without you. ✻✻✻ Un instant tu sens ton cœur s’arrêter, et le monde autour de toi vaciller. Sous tes prunelles incandescentes, mirage en plein désert, la silhouette qui s’approche te paraît irréelle, et pourtant ton regard accroche à ces détails qui forment ce corps, que tu pourrais encore dessiner du bout des doigts les yeux fermés. Ton palpitant fait des bonds, et la douleur aiguë de ta respiration saccadée étreint tes chaires violemment. Un réflexe fait frémir tes doigts, qui aussitôt s’emparent de la détente froide de l’arme restée accrochée à ta ceinture. Boom boom – tu n’entends plus que ton cœur, battement sourd à tes oreilles, et tu enfermes tes iris de cristal derrière l’obscurité rassurante de tes paupières. Faites qu’elle disparaisse, que tu pries en silence, effrayé à l’idée d’ouvrir de nouveau tes yeux sur ce fantôme qui vient te hanter jusque dans les tréfonds dangereux des bois sombres. Comme si tes nuits sans sommeil ne suffisaient pas. Comme si ces éternelles journées à ressasser des souvenirs qui s’effritent ne suffisaient pas. Comme si ta triste vie réelle, à laquelle tu pensais échapper en te connectant à DG, ne suffisait pas – il fallait désormais que ce sentiment de sérénité tout nouvellement acquis se voit bafoué par les noirs desseins des développeurs, acharné à te rappeler à une réalité dévorante que tu avais jusque là réussi à fuir. Une bouffée de rage naît de cette idée qui t’obsède soudainement, et tu serres les dents en même temps que ton poing libre. Tes opales azures recouvre l’aveuglante lumière du jour, glissant sur les courbes pixelisées de ce être que tu as autrement tendrement aimé. Et ses mots qui se coulent alors jusque tes oreilles, cette voix que, malgré le temps passé, tu n’as jamais oubliée, ce timbre qui alors te fait frissonner, attisant la colère qui gronde, muette, en ton sein. La fourberie des développeurs s’en était allée jusqu’à imiter la moindre nuance de ses paroles murmurées, et folie te prend de la voir si réelle, si vivante devant toi.

Un pas en avant, et ton regard coulé dans les iris pers de ce visage que tu connais par cœur. Ce visage, dont les derniers souvenirs avant la déflagration brûlante, remontent à plus de trois ans. T’aurais juste à tendre le bras, pour que tes doigts viennent caresser la joue de cet esprit remonté des tes enfers personnels, pour sentir sous ton pouce la peau tiède et pourtant irréelle d’un amour sauvagement arraché. Pourtant tu ne bouges pas, tu restes planté là, à observer la parfaite reproduction de ces traits que tu n’as jamais oublié et que parfois, tu regardais encore sur cette photo froissée, dans un élan de nostalgie poignante. Mais tu n’es pas dupe, tu ne veux pas y croire, à ce mensonge éhonté. « Tu es morte. » que tu grinces entre tes dents en plissant les narines. Mots amers jetés avec toute la douleur de ton être, qui rejailli en un raz-de-marée d’émotions qui te fond perdre pied. Tu t’écroulerais, si seulement tu n’étais pas tant dégoûté par la cruauté venimeuse des développeurs t’ayant balancé ce bug sous le nez, comme une ultime piqûre de rappel que tu n’étais qu’un pion parmi les autres et qu’eux seuls contrôlaient ce jeu. La haine fait trembler chaque fibre de ton corps, et c’est sans réfléchir que tu dégaines le Colt de son étui, sans toutefois viser sa cible, elle, désarmée. Le souffle saccadé entre tes lippes asséchées, un voile s’appose sur ton regard flambant d’une lueur jusqu’alors inconnue, la sueur perlant à ton front malgré la fraîcheur de la brise tout juste levée. « Tu n’es pas réelle… » Tes doigts s’agitent, ton arme tremble entre tes paumes devenues moites. Elle n’est pas réelle, que tu te répètes sans cesse, espérant qu’à chaque mot tu puisses y croire vraiment. Tu t’accroches aux ruines fumantes de ce convoi explosé – tu t’accroches à l’explosion qui t’a vrillé les tympans, puis au rotor claquant d’un hélicoptère qui t’emmène loin des fumées opaques, des chaires calcinées, des corps émiettés. Tu t’accroches à ces fleurs que, chaque semaine, tu venais encore déposer sur sa tombe, ces pivoines blanches sur ce sanctuaire vide. Tu t’accroches à cette idée, qu’elle est morte, pour ne pas sombrer de nouveau. Et alors tu redresses le canon de ton arme en direction du corps pixelisé qui ne ressemble que de trop à ta défunte épouse – un pas de plus, et tu fais sauter la cervelle de cet odieux bug venu hanter ton esprit endeuillé.


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MessageSujet: Re: darkness forevermore. (quivan)   Mer 11 Jan - 18:33
darkness forevermore.

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Elle aurait dû être plus prudente. Des retrouvailles au sein d'un jeu aussi violent, aussi dangereux n'est pas la plus brillante des situations. Pas pour des âmes soeurs maudites en tout cas. Parce qu'en effet, on dirait bien que le sort aime s'acharner sur l'époux et sa belle, séparés par l'illusion de la mort depuis si longtemps que Quinn a presque l'impression que c'était une vie antérieure. Elle voit bien qu'Ivan n'a plus l'air aussi fatigué que lorsqu'il ignorait qu'elle était là. Maintenant, il adopte la posture du soldat dans une situation compliquée, ou sa vie serait en danger. Surprise, elle reste figée quand il lève son arme sur elle. Elle a soudain l'impression que c'est un cauchemar, qu'elle n'est pas dans le jeu mais dans sa tête et que d'un instant à l'autre, elle va se réveiller dans la chambre d'amis de sa soeur - la peau couverte d'une fine sueur et la jambe en feu. Il n'a pas tiré, rien de tout cela, mais le simple fait qu'il pointe le Colt sur elle est plus douloureux que toutes les blessures qu'elle a enduré en Irak. Ça fait trois ans qu'elle a l'impression d'être seule, d'avoir été abandonnée par son régiment et son propre époux. Elle a été idiote de croire que retrouver Ivan effacerait cette sensation d'abandon. Qu'il devait bien y avoir une raison que personne a chargé à la sauver, ou trouver ne serait-ce qu'un corps.

Tu es morte.
Tu n'es pas réelle.


En ce moment, elle aurait préféré que ce soit le cas. Ne plus avoir à endurer les douleurs à sa jambe, des douleurs bien trop réelles pour n'être qu'une illusion. Douleurs avec lesquelles elle devra vivre toute sa vie selon Ahmad, son sauveur. Peut-être qu'Ivan devrait lui tirer une balle dans la tête et lui enlever une vie de plus. La rapprocher encore plus de cet état de souvenir, de fantôme qu'elle n'arrive pas à oublier. Voilà trois ans que tout a chaviré et la belle n'a toujours pas réussi à reprendre sa vie en main. Parfois, elle imagine entrer à l'hôtel de ville et remplir ses papiers pour déclarer qu'elle est bien en vie. Chose qu'elle n'a pas encore réussi à faire, elle ignore pourquoi. Être un fantôme lui a toujours paru plus facile. Mais en ce moment, qu'Ivan la prenne pour une illusion, un bug du jeu lui fait un mal de chien. Son coeur se crispe, non pas à cause de la peur de se prendre une balle, mais de tristesse. S'il y a bien quelqu'un qui saurait la reconnaître, c'est lui. Mais à présent, il semble la voir comme une ennemie. Un danger. « C'est moi, Ivan. Je suis vivante. » Elle utilise son prénom, pas ce pseudo qu'on donne dans le jeu. Elle sait que c'est lui, elle sait que c'est l'homme qu'elle a aimé. Mais dans ce jeu... il est si différent. Si animal, si agressif. Jamais il n'a été le plus bavard des hommes, plutôt solitaire. Mais il n'avait jamais agi avec autant de méfiance.

C'est comme si elle ne connaît plus cet homme qui se tient devant elle, l'arme pointée dans sa direction. Ce n'est pas comme ça qu'elle aurait espéré les retrouvailles. Même dans ses rêves les plus horribles, ça ne prenait pas une telle tournure. Elle perd pied, ne sait pas comment réagir. Alors, elle reste figée comme si une petite bête venimeuse venait de la paralysie d'une vilaine morsure empoisonnée. « Je ne suis pas armée. » Et si elle aurait voulu le tuer, elle ne se serait pas donné la peine de sortir des feuillages. Elle aurait simplement tiré. Elle a besoin qu'il baisse son arme, c'est la seule façon de soulager son coeur meurtri à une telle vision. Étrangement, elle reste aussi sur ses gardes. Elle a un mauvais pressentiment. Elle le regarde, sans ciller et tous ses muscles se crispent. Il ne doit pas tirer, il ne... il ne peut pas. D'ordinaire, elle n'a pas peur de mourir, après avoir vu la mort de si près, elle l'accueille presque comme une vieille amie. Mais le fait que ce soit Ivan qui est derrière le pistolet serait plus fatal que ses balles. À cet instant, elle ne saurait pas ce qu'elle ferait. Elle se défendrait ? Elle se laisserait mourir ? Probablement la seconde option. Car même si la survie est absolument tout pour elle, elle serait bien incapable de s'en prendre à cet homme qu'elle n'a toujours pas sorti de sa tête. Ni de son coeur.


Dernière édition par Quinn Oswald le Sam 21 Jan - 20:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: darkness forevermore. (quivan)   Sam 14 Jan - 18:25

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I can fell the rain fall down like tears upon my shoulders. Who will I turn to now that our love has died ? Now that it’s all used up, now that its all burned up, darkness forevermore. Can’t you see ? My whole world is nothing without you. ✻✻✻ T’as les doigts qui tremble, et l’arme froide, devenue plomb entre tes mains, s’affaisse un moment, tandis que les suaves intonations de sa voix appellent ton nom, triste symphonie rendue insupportable à tes oreilles. Un instant tu voudrais y croire –  juste une seconde éphémère, perdue dans les méandres d’un temps écoulé trop vite, pendant laquelle tu cesserais de luter contre ce fantôme ressurgi d’un passé que tu te refusais d’oublier. Il aurait été si simple de lâcher prise, et de laisser entendre à ton cœur et ta raison que cet amas de pixels trompeurs était bel et bien les monceaux encore sanglants d’une histoire qui ne s’était jamais réellement finie. Pourtant tu resserres aussitôt la prise de ta poigne autour du manche du pistolet, à t’en blanchir les phalanges, à t’en fracasser les doigts, serrant les dents pour ne pas ciller, pour ne pas oublier ces douleurs que tu as si longtemps endurées et qui, à cet instant, te font rappeler que tout ça n’a rien de réel. Son corps n’est que mensonge, de même que ton nom lâché du bout des lippes, percutant pourtant ton cortex avec le même effet que la bombe ayant soufflé l’existence de ton aimée. T’as la tête soudain prise dans un étau qui doucement se referme, emprisonnant ton esprit divaguant pour ne que mieux le broyer.

T’esquisses un pas en arrière, comme pour te libérer de ce maléfice qui semble de lier les membres, t’obscurcir la pensée, et tes yeux se détachent de ses prunelles à elle – tu ne peux plus la regarder, tu ne peux plus croiser ce regard dans lequel mille fois tu t’es déjà noyé, ces iris familiers qui t’empêchent de respirer. Tes doigts cherchent la détente, aveuglément, la sueur dégoulinant le long de ta nuque, parcourant l’épiderme de ton dos à t’en glacer le sang. « Tu n’peux pas être vivante… » un murmure jeté à travers le vent, quelques mots balancés pour qu’enfin tu y croies vraiment. Tes opales d’azur se figent dans le décor, avant que tu ne clignes plusieurs fois des paupières. « Tu es morte… que tu répètes plus pour toi-même qu’à l’intention du sosie maudit, MA FEMME EST MORTE. SON CORPS A EXPLOSÉ. MORTE ! » Un hurlement à t’en fendre la poitrine, à t’en déchirer le cœur, et la forêt qui soudain s’anime sous tes cris de détresse – non loin une nuée d’oiseau qui s’égare, dans le fracas de leurs ailes battant l’air, et soudain le rugissement de la bise tournée en vent d’orage. Le souffle t’ébouriffe, te fait siller un instant, tandis que tu te gonfles d’une haine nouvelle. Tes prunelles retrouvent celles de la femme figée devant toi, et cette fois tu n’y reconnais plus cette lueur étrange qui jusque là t’avait perturbé. Du bout du doigt, tu pousses le cran de sécurité de ton arme dans un claquement morbide, le canon toujours présenté vers la poitrine de cette illusion cruelle. T’hésites pas un instant – la détente cogne, et la détonation déchire le silence mutin des bois, sous tes opales embuées de tristesse et de douleur.



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MessageSujet: Re: darkness forevermore. (quivan)   Mar 17 Jan - 2:32
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Cette situation est irréelle. Quinn préfère penser qu'elle est dans un cauchemar. Elle va se réveiller et Hestia va lui demander pourquoi elle hurlait ainsi dans son sommeil ? L'air autour d'elle, bien que virtuel, lui semble bien réel. Le son de la voix d'Ivan aussi. Il n'a pas changé si ce n'est ses cheveux plus longs. Elle ne l'a jamais vu comme ça, et si sa vie n'était pas en jeu, elle se permettrait de penser qu'il est beau. Il l'a toujours été à ses yeux, même avec cet air fatigué sur les traits. La frustration dans son regard cependant fait courir un frisson dans le dos de la belle. Elle le voit prêt à tirer en une fraction de seconde. Elle cherche à créer diversion avec du sable, des branches, bref n'importe quoi et mais il se met à hurler. « NON, ATTEND - J'ai sur... ! » Trop tard. Bang. La balle qui s'élance dans sa direction. Son souffle qui se coupe et elle a à peine le temps de s'esquiver pour ne pas recevoir la balle en plein coeur. Mais son corps frêle n'est pas plus rapide qu'une balle et soudain, une douleur explose dans ses entrailles. Lorsqu'elle plaque ses mains sur son ventre, elles deviennent tout de suite souillées d'un sang rouge et chaud. Elle fixe toujours Ivan, tout en reculant pour se mettre à l'abri, éviter qu'il ne tire à nouveau et cette fois, que la balle finisse entre ses deux yeux. Non... Ça ne peut pas être ça - leurs retrouvailles. Et son coeur se brise, une douleur de plus à ajouter à son corps déjà malmené d'un simple projectile.

Elle voudrait hurler, s'expliquer, appeler à l'aide mais sa langue est paralysée par la surprise et la douleur. Une douleur qui l'empêche de penser clairement. Ses jambes sont de plus en plus faibles et elle est même surprise d'être encore debout. Titubante, elle serre les dents à chaque pas, incapable de retenir les gémissements douloureux qui s'en échappe. Pour son esprit de médecin, elle sait déjà qu'il n'y a plus rien à faire. En se concentrant un temps soit peu et voyant à quel point l’hémorragie est sévère, elle arrive à deviner que la balle a atteint son foie. Elle va mourir. Encore. À croire que son destin est de mourir, et sans arrêt. Elle ne fait même plus attention à Ivan, cherchant seulement un endroit où s'effondrer et se laisser emporter par la Faucheuse. Prenant appui contre un arbre, elle se couche sur le sol poussiéreux et elle garde toujours ses mains plaquées sur son ventre, peinant à respirer. « J'ai... J'ai survécu. » qu'elle marmonne plus pour elle-même que pour le brun vers qui elle tourne lentement le regard. Pourquoi a-t-il tiré ? Pourquoi ? Elle se pose cette question sans arrêt pour essayer d'arrêter la souffrance qui la fait trembler. Qu'il vienne l'achever, s'il croit vraiment qu'elle est une illusion. Que peut-elle faire ? à part poser un regard empli de tristesse sur lui.


Dernière édition par Quinn Oswald le Sam 21 Jan - 20:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: darkness forevermore. (quivan)   Sam 21 Jan - 18:43

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I can fell the rain fall down like tears upon my shoulders. Who will I turn to now that our love has died ? Now that it’s all used up, now that its all burned up, darkness forevermore. Can’t you see ? My whole world is nothing without you. ✻✻✻ Ton cœur implose en même temps que la balle échappe au canon de ton arme, que ton doigt aussitôt relâche la détente glacée, laissant sur ta peau une étrange brûlure. T’es pas connu pour manquer ta cible, aussi, sous tes yeux écarquillés, le corps s’effondre, tandis qu’une moue ébahie façonne le visage de cette femme que t’avais aimé, de cette illusion douloureuse. Elle avait à peine eu le temps de crier, des mots jetés à la hâte que tu n’avais guère entendu, assourdi par un bourdonnement terrifiant lorsque la détonation avait éclaté – son regard empreint de douleur et d’une tristesse inouïe se fige dans le tien, tandis qu’une sueur froide te coule le long de l’échine face à cette peine qui suinte de ses opales. Tes bras retombent le long de ton corps, et cette sensation de soulagement tarde à venir – la rage retombe aussitôt, laissant ton enveloppe corporelle vide, dénuée d’émotions à la vue de cette femme qui se vide de son sang. Elle va mourir, tu le sais, elle va s’éteindre doucement et péniblement, avec de s’envoler en nuées de pixels colorés, et ce serait fini. Peut-être cesserais-tu alors d’être hanté par les fantômes du passé, peut-être les développeurs, impressionné par ta capacité à tuer le mirage de ta propre épouse, te laisseraient enfin en paix – t’en doutais, mais au moins serais-tu pour l’instant débarrassé de ce corps trop pénible à regarder, de cette voix que tu ne supportes d’entendre, de ce regard dans lequel tu ne peux plus plonger.

Sa respiration se fait rauque, difficile, et les traits de son visage crient agonie. Les mains plaquées contre le trou béant laissé par la balle sur son passage, le liquide visqueux et écarlate continue d’échapper à son corps mutilé, se répandant sur le sol terreux pour ne former qu’un amas de boue sanguinolente. Tu ne veux plus la regarder, aussi te détournes-tu d’elle en rangeant ton colt dans son étui – t’as l’impression de la voir mourir une deuxième fois, et toutes les fibres de ton corps se déchirent à cette seule pensée, alors qu’une voix infime dans ton esprit te susurre que cette fois encore, c’est ta faute. Comme lorsque tu as été incapable de desceller au loin cette bombe, incapable de la protéger, incapable de la mettre en sécurité. Quinn était morte par ta seule faute, et désormais tu mettais une balle pleine d’amertume dans son souvenir toujours fumant. T’entends un souffle derrière toi, quelques mots balbutiés entre ses lippes, comme une dernière tentative de te persuader de cette vérité que tu ne veux pas croire. Tu fais volte-face pour te retrouver de nouveau face à elle, la surplombant de toute ta hauteur alors qu’elle gît là, à tes pieds. Lentement tu t’accroupis pour planter tes prunelles dures et froides dans les siennes, cherchant à y déceler un quelconque indice que tu ne trouveras jamais. « Je n’y crois pas. J’ai vu son corps partir en lambeaux, sa chaire grésiller sous la force de l’explosion. Elle n’a pas pu survivre. » que tu grinces entre tes dents, lui crachant à la figure tout ce mépris qui déborde. Elle souffre, tu le sens, et sans doute implore-t-elle ta pitié dans ce regard larmoyant. Pour autant, tu ne gaspilleras pas une autre de tes balles dans une illusion qui te terrifie – elle crèvera là, et tu seras présent, sans jeter la moindre œillade sur sa mort qui arrive, jusqu’à ce que son corps pixelisé ne disparaisse à jamais.

hj:
 


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Dernière édition par Ivan Horak le Sam 21 Jan - 20:36, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: darkness forevermore. (quivan)   Sam 21 Jan - 20:22
darkness forevermore.

gunfire & echo / On and on I carry on, But underneath my mind And on and on I tell my self It's this I can't disguise. Oh can't you see Holding on to my heart... I bleed the taste of life. — we carry on
Appuyée sur son arbre, à attendre la mort, elle le voit qui baisse son arme. À la fois soulagée qu'il ne s'en prenne pas plus à elle, elle est aussi affolée. Elle ne veut pas le voir partir comme ça alors qu'il lui tourne bientôt le dos. Une fraction de seconde plus tard cependant, il revient vers elle et Quinn lève les yeux pour l'observer difficilement alors qu'il la surplombe. Est-ce qu'il va l'achever ? Elle soutient son regard du mieux qu'elle peut malgré le mal qui lui déchire tout le corps. Elle tremble et elle retient les hoquets douloureux qui lui échappe. Quand il s'accroupit à côté d'elle, Quinn suit son mouvement tout en compressant un peu plus ses mains sur sa blessure qui ne cesse de saigner abondement. Le regard qu'il pose sur elle, plein de hargne la fait frisonner de déception. Ou bien est-ce la balle profondément plantée dans ses tripes ? Probablement un peu des deux. Il ne la croit toujours pas ? Alors qu'elle n'a même pas cherché à se venger ? Non... Il reste persuadé que sa femme, la jeune femme qui gît à ses pieds, est morte dans l'explosion en Irak. Elle voudrait lui hurler dessus, elle voudrait le secouer pour qu'il arrête d'être aussi têtu mais elle n'a plus de force. La seule chose qu'elle arrive à faire c'est porter ses doigts tremblotants à son cou. Elle va chercher la chaîne qu'elle porte sous son foulard sans cesser de trembler, son corps l'abandonnant peu à peu. Il doit voir, il doit comprendre que c'est bien elle. Il doit réaliser l'erreur qu'il vient de faire...

Le simple fait d'imaginer que si elle n'avait qu'une seule vie, elle serait définitivement morte de la main de l'homme qu'elle aimait plante un nouveau pieu dans le coeur de la belle. S'en devient trop et elle peine à respirer... « Je ne croyais pas rencontrer un ange sur le champ de bataille. » Encore moins en tomber amoureux. C'était quelques mots qu'il avait prononcé lors de leur mariage. Des voeux qu'elle n'a jamais oublié et qu'ils se répétaient amoureusement à l'époque. S'il ne la reconnaît pas avec ça, elle ne sait pas comment lui faire entendre raison. Malheureusement, il n'y a plus rien à faire... aussitôt a-t-elle finit de prononcer ces mots qu'elle sent ses poumons se vider. Yeux ouverts, les ténèbres s'emparent de son esprit. Elle est partie. Elle a rendu un dernier souffle difficile avant que son corps entier ne se relâche. Sa main qui tient difficilement l'anneau qu'elle a glissé hors de son foulard s'ouvre et apparaît soudain le magnifique diamant qu'il avait choisi pour elle. Celui qu'il lui avait présenté en posant un genou par terre. Un anneau tout en simplicité... qui s'évapore bientôt en un million de pixels alors que le corps sans vie d'Echo disparaît du jeu lui aussi.
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GUNFIRE
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MessageSujet: Re: darkness forevermore. (quivan)   Sam 21 Jan - 21:10

darkness forevermore. (echo&gunfire)

I can fell the rain fall down like tears upon my shoulders. Who will I turn to now that our love has died ? Now that it’s all used up, now that its all burned up, darkness forevermore. Can’t you see ? My whole world is nothing without you. ✻✻✻ L’écoulement irascible du temps semble s’être figé un instant, alors que porte ses doigts contre son cou pour venir y dégager une chainette au reflet doré terni par le temps. Tu n’as guère le temps d’apercevoir ce qu’elle enferme déjà au creux de sa main, esquissant un léger mouvement de recul tandis que le son de son souffle court te devient insupportable. L’entendre agoniser te serre le cœur, et tu ne peux t’empêcher de penser un instant à l’horreur de la douleur subie par son corps lors de l’explosion, celle qui a véritablement emporté dans mille panaches de fumée opaque et noire, le corps de Quinn Horak. Tu fermes soudainement tes paupières avec rage, essayant vainement d’effacer ces images incrustées dans ton cortex cérébral, ces souvenirs houleux que tu t’étais appliqué, les années suivantes, à reléguer dans un coin de ta mémoire auquel tu ne voulais plus jamais accéder – l’on t’avait alors maintes fois sermonné que le déni ne menait à rien d’autre que ta propre perte, conseils que tu avais bien évidemment négligé par facilité. Ton cœur ne supportait pas d’accepter cette triste fatalité.

Lorsque tes prunelles se rouvrent sur la mourante, elle darde ses opales vitreuses dans les tiennes, et du bout des lippes, dans quelques souffles difficilement arraché à son corps décharné, elle te susurre des mots que jamais tu n’avais oubliés. Des mots qui, dès lors qu’ils impactèrent ton tympan, te déchirèrent le cœur en milliers de morceaux de verre brisé. Tu loupes un battement, sans doute plusieurs même, et tu te sens mourir avec elle, dont les forces l’abandonnent. Ta respiration se bloque dans ta gorge, tu suffoques, tu crèves à petit feu, sous ses iris pleins de reproches. T’as pas le temps d’assimiler, t’as pas même le temps d’y croire vraiment, de réaliser cette monstrueuse erreur que tu viens de commettre sous le joug du désespoir, manipulé par un jeu mortel qui a fait de toi son pantin. Tu t’effondres à nouveau, tes mains se plantent dans le sol boueux maculé de son sang, et alors que tu poses les yeux sur elle une dernière fois, elle a déjà rendu son dernier souffle. Et sous ses doigts qui se détente, un diamant qui roule un instant, avant de s’envoler en nuées de pixels, tout comme le corps éventré de ta bien aimée. Tes mains pleines de son sang, du sang de Quinn, t’es incapable de bouger, incapable de même te lever et rentrer à la cabane pour qu’on t’emmène à une porte de sortie. Tu veux quitter cet endroit de malheur, mais les forces te manquent. Alors tu te laisses crever de froid, tandis que le soleil s’en va.




i have died a thousand times. ♒︎ I just got lost, every river that I've tried to cross, every gun I ever held went off and every door I ever tried was locked. And I'm just waiting till the shine wears off.

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