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 With no more tears — Ivan
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Neon Monkey
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MessageSujet: With no more tears — Ivan   Mer 28 Déc - 0:49
With no more tears
Ft Ivan

Allez, dis oui. Elle ferme les yeux, elle refuse de croiser son regard au petit matin. La fatigue lui dérobe son souffle, elle aspire son oxygène bruyamment, précipitamment. Tout ce qui vient alors à elle l’effraie. Des frissons démantèlent sa peau de nacre. Elle n’a jamais eu plus froid qu’en plein soleil. Son crevard, Tristan revient à la charge alors qu’elle essaye de calmer son réveil brutal. Allez Shana, achetons un chien, dis ouiiii ! Dans un énième soupir interminable, elle se masse le cuir chevelu du bout des doigts tout en observant le plafond de sa chambre. Il se redresse sur ses coudes pour mieux la surplomber, elle détourne la tête en l’ignorant royalement. Ses pieds se calent maladroitement l’un devant l’autre, elle manque de trébucher à plusieurs reprises alors qu’elle quitte définitivement l’ombre de sa couche. Un pas, deux pas, et son regard se fixe sur la porte qui mène tout droit à son couloir, relié aux autres pièces de la maison. L’éternel rejet de son frère ne fait que l’assécher de jours en jours après plusieurs mois de silence radio, elle qui possédait une nature si douce il fut un temps. Dans un élan de nostalgie, la petite blonde soupire, se pince le nez avec agacement et quitte sa chambre. Du bout des cils, les contours sombres de la pièce aménagée en bureau se devinent. Son matériel informatique lui laisse entrevoir la solitude dont elle est victime et qu'elle tente de fuir avec virulence. Il est dix heures du matin, et elle ne pense qu'à se débarrasser de ce malaise qui l'étrangle. Elle laisse apparaître un rictus moqueur, sa lèvre supérieure se retrousse nerveusement, son poing s’ouvre et se referme tandis qu’elle hausse les épaules avec dédain avant d’allumer son ordinateur. Le doux ronronnement de l’appareil lui procure un élan de joie qui s’accentue encore plus lorsqu’elle lance  et se connecte au jeu de son cœur : Darwin’s Game.

Elle se sent comme happée par un fil invisible qui s’amarre à son nombril et la propulse dans une spirale infernale. Et lorsque Neon Monkey arrive, elle se reconnecte dans la forêt, non loin du QG Gaia. Le temps semble figé comme l’eau glacée par le froid hivernal. Lorsque les flocons ont recouvert le sol végétatif. Lorsque le ciel se nappe d’une blancheur à en crever la vue. Lorsque les températures ont chuté jusqu’à ralentir la respiration. Jusqu’à refroidir les cœurs qui ressemblent à des carcasses vides. La vie paraît éteinte aux alentours. Plus rien ne bouge. Plus rien ne respire. Le monde est devenu une image. Les mouvements sont stoppés, les rotations bloquées, les trajectoires déviées. C'est une prison montée de l'intérieur. Pour piéger les rescapés, condamner les survivants, achever les miraculés. Ceux qui ont tenu jusqu'ici. Ceux qui ont cru s'en sortir. Jusqu'à ce que l'illusion ne se brise. Neon Monkey se tient debout, ferme sur ses deux pieds. La tête haute, le regard droit, les lèvres clouées. Son corps entier est plongé dans une immobilité anormale. Presque suspecte. Presque pétrifiante. Ses paupières ne clignent pas, ses cils ne battent pas, ses yeux ne bougent pas. Ils sont fixés vers l'horizon, incapables de se détacher un instant de cette vision qui s’offre aux confins de ses prunelles chocolatées. Les minutes rampent pour se frayer un chemin tandis que les secondes tentent de la percer à vif. Mais aucune émotion n'émane de son expression. Aucune variante ne vient faire tanguer la balance. Le décompte temporel ne lui parait ni juste, ni réel. Pas une seconde n'a pesé son égal, les journées déformées par les événements  affreux dans Chicago ou l'attente du jugement dans le Darwin’s Game. Son regard aussi nébuleux que vagabond se détourne de sa contemplation lorsqu’elle semble entendre un bruit de pas. Dans un soucis de précaution, Neon Monkey glisse sa main dans sa sacoche tout entrelaçant ses doigts autour d’une dynamite, prête à allumer la mèche pour la balancer sur un potentiel ennemi cherchant à réduire son compteur de vie.

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MessageSujet: Re: With no more tears — Ivan   Sam 31 Déc - 19:17
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Les volutes âpres de nicotine s’évadent de tes lippes dans l’air glacé d’un Chicago embué, et tandis que tu reprends ton souffle bruyamment, l’air te manque, l’air te fuit. Un creux dans les tréfonds de ton palpitant décharné, et tes iris dévorés qui se perdent dans la masse informe du peuple attroupé en bas. Front collé contre le montant de ta fenêtre ouverte, tu laisses la bise gelée étreindre tes chaires mutilées, défoncées par toute cette violence virtuelle, par toute cette terreur, elle, bien réelle. Les klaxons des voitures, le bruissement de la foule qui se mêle, et ton cœur qui ne semble plus battre, ça te donne le vertige, cette hantise de voir ton corps basculer, attiré par cette gravité jusqu’à en embrasser le pavé. Mais cette fois t’en rechaperait pas, cette fois ton compteur ne s’écroulerait pas, zéro pointé, fin de la partie. Un mégot qui s’envole, happé par la brise d’hiver, et tu refermes la barrière de verre qui te protège encore de tes noirs désirs. Tu te sens soudain fatigué, lassé déjà de t’être levé, épuisé par cette journée qui vient tout juste de commencer. Et alors que tu te meus lentement pour tourner le dos au tourbillon de vie qui te nargue, dehors, tous tes muscles se déchirent, toutes les fibres de ton pauvre corps s’arrachent, et tu meurs en silence, de cette douleur fugace qui t’a brisé à la dernière déconnexion un peu trop brutale. Pourtant t’en redemandes, t’as soif de cette adrénaline de pixels qui te fait te sentir vivant, alors que tu te laisses crever dans la réalité trop dure, que t’as fermé les portes à toute âme qui vive, à toute personne que t’aurais pu aimer dans le passé. Tu te complais dans cette solitude mutine, pour ne mieux que plonger dans les dédales sinueux de ta perte prochaine. Darwin’s Game.

Chicago balayé, ville effacée sous tes prunelles désabusées, et aussitôt l’opulente verdure qui t’assaille, et tes poumons libérés de cette pression étouffante. T’inspires de tout ton saoul, comme si ça te faisait du bien, comme si t’allais, de cette sorte, tout oublier, le temps d’une seconde inavouée. Sous tes pieds les flocons crissent, le froid s’insinue par tous tes pores, mais t’es enfin chez toi, loin de cette mascarade funèbre qu’est devenue ta vie réelle – le quartier général n’est pas loin, à quelques foulées, et tu te mets en marche en laissant sur la place abandonnée tes dernières pensées nébuleuses. Le mutisme des bois t’apaise et t’oublies qu’un instant plus tôt, t’avais été agacé par le brouhaha d’une ville grouillant de vie – ici t’as l’impression d’être seul au monde, seul face à toi-même. Tu marches à en perdre haleine, pressé de retrouver ces êtres tiraillés que sont les GAIA, en qui pourtant tu as retrouvé une once d’humanité. Un lambeau de foi à laquelle t’accrocher, le temps d’une partie. Les feuillages s’écartent sur ton passage, couvert d’une pellicule givrée qui annonce le début d’un rude hiver à Darwin Harbor. Pourtant t’as pas froid, malgré la morsure glacé du vent qui souffle sur la tignasse balayant tes épaules à chaque pas, tandis que le masque apposé contre ta bouche couvre les volutes de buée s’échappant à chaque souffle. Ta veste cogne contre ta poitrine dans un tintement sourd, et tu sentirais presque l’acier gelé traverser le vêtement – contre ta cuisse l’étui de ton colt balance au rythme de tes foulées soutenues. Et c’est à cette sensation rassurante de posséder tout ton attirail à chaque connexion que tu t’accroches désespérément, tandis que tu traverses seul les sombres bois en direction du territoire GAIA. Au loin t’apercevrai presque les panaches de fumée grise venant chatouiller la couverture blanche s’étendant dans le ciel.

Une ombre. Fantôme au milieu des épais bosquets, âme égarée en ce territoire qu’est le tien, et cette silhouette que, de dos, tu ne sembles reconnaître. Tes pas se perdent, et ta course s’évanouit en silence tandis que tu dardes tes iris sur l’inconnu perdu, approchant d’un large tronc pour t’y dissimuler. Et sous ta botte, le craquement d’une branche séchée par l’automne achevé, et ta lèvre pincée entre tes dents de cette flagrante indiscrétion. La silhouette fait volte-face, et tu l’aperçois fourrer sa main dans une sacoche – mais jamais tes opales ne verront ce qu’elle se destinait à attraper, obnubilé par ce visage qui fait mal. Ces traits poupins, gamine grandie trop vite, déformés par une détermination violente et l’angoisse sans doute d’affronter un danger invisible à ses yeux. Ton cœur pourtant fait un raté, et l’oxygène que tu avalais jusque là par grandes goulées te manque à nouveau, tant et si bien que tu accroches tes ongles à l’écorce humide de l’arbre, les jambes flageolantes. Une année désormais s’était écoulée depuis la dernière fois. Une bien trop longue année. Et tu sais la confrontation inévitable, désormais qu’elle t’a entendu – aussi te dégages-tu à grand peine de la confortable cachette que t’offrait l’arbre centenaire, t’avançant dans le sentier dégagé. Tes doigts cherchent machinalement le contact rassurant de ton colt, tandis que de ta main libre tu te dégages de l’emprise du masque noir, offrant ainsi ton visage à la jeune fille. Les iris empreints soudain d’une tristesse infinie, tu te noies un moment dans ceux de celle que tu peines à reconnaître. « Shana… » que tu souffles, presque une supplique, ta voix en tremble. Pas elle. Pas ici. « Je suis désolé. Tellement désolé. Tu ne devrais pas être ici… » Et tu perds alors pied.


hj:
 


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MessageSujet: Re: With no more tears — Ivan   Mer 4 Jan - 0:48
With no more tears
Ft Ivan

Face à ce monde glacé qui se fige, Neon Monkey revit. Coincée dans une dimension puriste, elle arrive encore à se surprendre lorsqu’elle croise sa tignasse de blondasse dans le miroir. Un sursaut face à sa réflexion, une prise de conscience ? Tu parles, songe-t-elle avec dédain. Le monde est fou. L’enfer est vide et les démons sont dehors. Chicago est une épave ambulante qui cartographie le sol américain, mais à quel prix ? Les jeunes traînent du soir au matin, Slash résonne dans les postes radio au rythme des rires des citoyens qui se tortillent sur une cadence endiablée.  Ils ont ces rires enjoués, un soupçon défoncés. Ça fait des singeries la tête encore à l'envers, de la masturbation intellectuelle pour une jeunesse insolente, la rébellion gronde et ne fait que commencer dans les rues de la ville. Et il y’a Shana. C'est cette petite blonde qui passe la main au froc et la clope au bec, le sourire trop narquois pour qu'elle soit polie. Ses doigts squelettiques frémissent d’impatience, épousent, délicatement la courbure de son tube de dynamite, qu’elle  serre lentement, comme pour s’exhorter au calme alors que l’herbe craque sous les pas d’un intrus. Les sourcils froncés, elle tente de sonder  du regard la silhouette qui s’avance progressivement vers elle. Le léger brouillard qui voile la netteté de sa vision ne l’aide pas à y voir clair. Il attire son attention lorsqu’il fait vibrer ses cordes vocales : il souffle son prénom. Médusée, son cœur rate un battement l’espace d’un instant. Ou il accélère subitement plutôt. Qu’en sait-elle ? Ses iris chocolatés se tournent lentement, comme elle refuse d’en croire ses oreilles. Ce timbre de voix, cette intonation, ces octaves, elle reconnaîtrait cette voix parmi mille. Et pourtant, elle ne se sent  pas capable de croire que cela puisse être possible.  

Et comme pour se rassurer qu’elle n’est pas victime d’hallucination auditives, elle répond en écho à cette voix qui la fait sombrer. Ivan ? Il est cette silhouette qui se tortille toujours vers elle provoquant des vagues aussi captivantes que risquées. Il est cet être aimé responsable de nombreux cataclysmes qui explosent les récifs protecteur de son cœur, qui menace de sombrer définitivement. Elle a atteint ce point de non-retour, ce seuil de rupture où elle figure inéluctablement comme une victime sous le joug de son ainé. Il ôte le masque noir qui couvre son visage et elle noie son regard sur cette vision échouée pour ne pas se laisser prendre au piège.  Alors qu’il piétine le peu de distance les séparant encore, il laisse échapper un commentaire qui la fait tiquer. Un son railleur, aussi âpre à la réception que chantant et délectable pour ses tympans. Parce que tu devrais l’être, toi ? Et lorsqu’il pose son regard sur elle, elle se sent comme neige qui fond au soleil. Elle se sent si petite, qu’elle a le sentiment de redevenir cette adorable petite fille obnubilée par son grand frère. L’incompréhension la ronge ; elle rugit en elle telle une bête animée par la colère et les cris qu’elle étouffe en se mordant l’intérieur de ses joues.

Le temps se suspend – dix secondes, peut-être vingt. Ses mots qu’il prononce, elle les déteste déjà. C’est absurde. Elle pourrait en rire d’ailleurs. Prise en défaut, inapte à tout niveau pour raccommoder et sa patience, et sa rancune, comment peut-elle envisager autrement cette rencontre ? Même sans cette bavure, elle ne peut s’en tenir aux politesses d’usage. Pas avec lui, pas après ce qu’il lui fait subir depuis un an. Elle érige une barrière, elle recule de quelques pas en signe évident de protection et de refus de communication. La petite blonde n’en a que faire des couleurs ou des teams : tout n’est que question d’intérêt et d’appréciation. Parole d’une petite blonde avec un penchant pour la destruction, la gosse de l'enfer est de sortie. Parce qu’elle est cette sombre conne qui se délecte du jeu sans se soucier de l'avenir qui l’attend d'un pied ferme. Le parcours initiatique d’une paumée, bercée par la montée de l’adrénaline qui distille sa substance enivrante dans ses veines. Et dans sa prise de risque anticipée et recherchée, elle n’a pas à prendre en compte l’existence de parents inquiets, rongés par l'atrocité de la nouvelle génération dont le credo est de vivre l'instant présent et d'emmerder le monde. Mais c’est bon à savoir, je vois à quoi tu me préfères Ivan. Darwin’s Game, sérieusement ? ricane-t-elle tout en resserrant un peu plus sa dynamite qu’elle place devant elle, comme pour le dissuader de l’approcher.

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MessageSujet: Re: With no more tears — Ivan   Mer 11 Jan - 16:11
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Ton nom s’accroche dans les airs telles des volutes teintées d’incertitudes, comme si un instant, tu n’existais pas sous ses prunelles incandescentes. Et son rire carillonne, railleur toutefois, empreint de cette amertume que tu lui as laissé pour seul dernier souvenir, avant de claquer la porte à ses tentatives désespérées de ne pas te laisser sombrer. T’en avais quasi oublié ses traits, poupée aux idéaux bafoués, aussi laisses-tu courir tes iris sur son minois transformé tandis qu’elle affiche une ébauche de sourire carnassier. Ses doigts s’évadent de sa sacoche, et tu peux en jauger le mince bâton écarlate, dont la mèche balance dangereusement. Un fourmillement désagréable te court sur la nuque alors que tu te demandes tristement où est passée la gamine que t’as laissée sur ton palier, des mois plus tôt. Cette lueur, qui anime ses opales devenus onyx durs et froids, t’était jusque là inconnue – un bond dans ta poitrine, alors qu’elle te transperce de mille lames d’un simple regard dans lequel tu ne parviens guère à retrouver le fantôme de ta propre sœur repoussée. Et jusque dans ses paroles acides, tu pressens en elle cette rancœur qui la bouffe, et qu’elle te recrache à la figure avec hargne, reculant d’un pas pour séparer vos deux corps, repoussés tels deux mêmes faces d’un aimant qui réagiraient à la répulsion physique. Une soudaine lassitude tombe lourdement sur tes épaules, et face à ses mots ravagés, tu laisses échapper un soupir d’entre tes lippes gelées – nul désir de te battre contre ta propre sœur, ici en ces lieux qui étaient tiens, aussi hausses-tu les épaules d’un air désinvolte, dardant tes prunelles de cristal dans les siennes. Si autrefois elles avaient été emplie d’une tiédeur réconfortante, aujourd’hui ne suintait plus que le mépris du fond de son regard givré. « Il n’est pas question de savoir ce que j’préfère ou non… » que tu commences du bout des lèvres, avant de réaliser qu’il était inutile de t’étendre sur le sujet. Shana ne t’écouterait guère, aveuglée par la peine de s’être vue tenue à l’écart par son propre sang, ignorée si longtemps, après des semaines d’un silence intolérable. « Peu importe, tu n’comprends rien à tout cela. » T’as juste envie de partie loin d’elle, quitte à l’abandonner de nouveau – encore préfères-tu lui laisser entendre que tu ne l’aimes plus, plutôt que de la laisser glisser doucement dans la torpeur qui d’anesthésiait doucement les membres. Son cœur en serait peut-être brisé une nouvelle fois, mais au moins serait-elle en sécurité, loin de cet homme bouffé que t’étais devenu. Tu t’apprêtes à faire volte-face, espérant qu’elle ne te suive pas – il était dangereux pour elle de errer dans les bois, car quelque soit sa team, elle se trouvait en territoire GAIA, et nul n’épargnerait un joueur égaré loin de son camp. « Fais attention à toi Shana, je doute que tu sois sur les bonnes terres. » Et il aurait suffit de quelques pas seulement, pour que tu échappes à l’emprise de ta sœur…


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MessageSujet: Re: With no more tears — Ivan   Jeu 26 Jan - 15:19
With no more tears
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Elle a mal. Physiquement, moralement. Elle a mal la petite blonde. Cette vision, la vision de son frère qui n’a eu de cesse de la rejeter. Encore et toujours, avec plus d’acharnement, sans prendre la peine d’y mettre un soupçon de délicatesse. Lui, ici. C’est une vision horrible, une vision qui lui brûle les rétines, bloque sa respiration et la paralyse sur place. Figée, la jolie poupée en perd les couleurs de ses joues, devient aussi blafarde que le blanc immaculée qui couvre le sol d’un revêtement cotonneux. Un face à face inattendu, une rencontre tant désirée,  un espoir abandonné. Derrière son regard chocolaté, ses yeux ne veulent pas y croire si bien qu’elle cligne à plusieurs reprises. Et là, elle prend conscience qu’elle ne vit pas un rêve éveillé. Il est bel et bien face à elle, au milieu de cette forêt givrée, dans le Darwin’s Game. Sa joue tressaute sous l’ironie de la chose. Après un an de silence radio, elle revoit son grand frère à travers un monde virtuel, car sa porte demeure égoïstement fermée. C’est une boîte à pixels qui lui permet de le revoir, lui, son propre frère. Elle en rirait presque si elle en avait la force, mais tout ce qu’elle parvient à faire c’est l’accueillir sous l’étendard du mépris. Son amertume suinte à travers tous ses pores, si bien qu’elle pourrait cracher des couleuvres à chaque mot qu’elle formule à l’encontre du jeune homme. Elle lui en veut, terriblement, atrocement, mortellement. Et au combien même, au fond d’elle-même, au fin fond d’elle-même il lui a manqué, ce sentiment nostalgique n’est pas assez fort pour faire basculer la balance de l’autre côté. Car c’est le cœur brisé qu’il l’a abandonné sur son pallier, en lui claquant la porte au nez. « Il est question de quoi alors ? Fais-moi rêver Ivan … » persifle-t-elle entre ses lèvres rouges.

Grelotante, elle se frictionne les mains non sans quitter du regard celui pour qui elle s’acharne encore, jour après jour. Ce soldat fracassé qui clopine de la pâte comme un clébard à la rue, ne voit-il pas que sa sœur a besoin de lui ? Qu’il est son ultime recours, et que si le poids se fait trop lourd, c’est son nom qu’elle appelle à son secours. « Je ne comprends rien … comme c’est pratique. Parles-moi à la fin, c’est à cause d’elle, c’est ça ? » Elle marque une pause, hésitante, avant de poursuivre en haussant les épaules. Tant qu’elle est sur sa lancée, autant mieux continuer. « C’est à cause de cette femme, j’en suis sûre. » ; Sa voix tremble de colère. Une colère sourde qu’elle tente de canaliser en se mordant l’intérieur des joues. Elle est morte ! Qu’elle a envie de lui hurler. La petite blonde ne peut pas supporter de le voir détruire sa famille pour cette femme exécrable qu’elle n’a jamais su porter dans son cœur. Fais attention à toi Shana […] ; Elle sursaute alors qu’elle le voit tourner les talons. Il s’échappe, il veut s’échapper d’elle. Encore une fois, comme toujours. Mais elle refuse, car cela ne peut plus durer. Parce qu’il est hors de question que ça continue. Qu’il disparaisse ainsi. Alors elle amorce un premier pas, puis un second. Le troisième devient précipité, et le quatrième lui permet de poursuivre Ivan, la main tendue. Ses doigts brassent l’air, dans l’espoir de se refermer sur son épaule. Ils trouvent un point d’ancrage, elle les resserre doucement avant de le tourner violemment vers elle, le regard furibond. « Ne me tournes pas le dos, Ivan ! Expliques toi ! » ; Au fond elle n’a toujours voulue que des explications. Car s’il désire l’abandonner, elle le défi de lui dire dans le blanc des yeux, en toute franchise.

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MessageSujet: Re: With no more tears — Ivan   Lun 30 Jan - 14:15
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Tu l’observes de tes iris glacés en feignant une profonde indifférence, cette gamine hérissée que tu peines à reconnaître comme état ta sœur, ta chaire et ton sang. Elle s’est métamorphosée, depuis ces longs mois passés, depuis que tu l’as délibérément écartée. La jolie poupée n’est plus, ayant laissé place à ce monstruosité pleine de hargne et de déception, cette créature que tu as toi-même créée, de par ton absence, de par ton silence. Et elle se tient face à toi, dure et froide, te balançant cette cruauté comme si ça lui faisait seulement du bien, comme si ça pouvait la réconforter. Ta présence l’insupporte, intolérable sous tes prunelles gelées, préférerait-elle sans doute ne pas y croire, ne pas te voir. Pourtant t’es bien là, à lui rappeler ô combien t’as été lâche – si seulement elle pouvait comprendre que si tu l’avais ignorée, c’était seulement pour la protéger. Pour lui épargner tes démons carnassiers, tes souvenirs enterrés. Ta peine incrustée. Elle s’obstine trop la petite, refusant de lâcher prise, refusant de te laisser t’envoler une nouvelle fois sans les explications qu’elle estime mériter. Sa voix en tremble, tandis que les échos percutent le silence des bois enneigés, et sa colère te transperce. Tu te sens vidé, lassé. Épuisé par cette joute verbale de laquelle aucun de sortira gagnant. Et pourtant elle t’attaque de ses mots, te jetant à la figure ce que tu n’aurais pas voulu entendre, ce que tu ne voulais pas qu’on te rappelle – il n’y avait que Shana pour parler d’elle, nul autre n’aurait osé remettre ça sur le tapis, ou alors personne d’autre ne savait réellement quel mal le hantait. Tu te mords la lèvre inférieure en fronçant les sourcils, alors que tes iris se plantent dans la neige. Tes poings se referment sur tes doigts, tandis que les picotements te hérissent la peau. « Je t’interdis… » que tu souffles doucement, tête baissée vers le sol, les dents serrées, écumant soudain de colère. « Je t’interdis d’insinuer que c’est de sa faute. Tu n’as pas le droit. »

Tu voudrais partir avant que ça ne dégénère, mais à peine tu lui as tourné le dos que ses doigts s’ancrent à ton épaule dans une poigne pleine de désespoir, te faisant faire volte face avec violence. Elle hurlerait presque la gosse, son regard furibond posé sur toi. Tu te dégages de son emprise avec force, la rejetant une nouvelle fois, tant physiquement que moralement. Tes prunelles se font dures sur son visage de poupée désespérée, et ton humeur change tel le temps qui tourne à l’orage. « Qu’est-ce que tu veux que je t’explique Shana ? Que j’ai toujours cherché à t’épargner, mais que comme tu n’es qu’une gamine possessive et égoïste tu n’as jamais rien vu d’autre dans mon comportement que de l’abandon ? » tu rugis, hors de toi, déversant cette colère refoulée depuis trop longtemps. « Tu ne comprends pas, tu n’as jamais rien compris. J’ai toujours tout fait dans ton intérêt, j’ai toujours tout fait pour te contenter, la gosse difficile, te rendre heureuse, te faisant passer avec mes propres besoins parfois. Et c’est comme ça que tu me remercies, en me reprochant de t’avoir laissée alors que ma vie venait de s’écrouler ? » Ton souffle se perd, ton cœur se déchaîne, à t’en faire tourner la tête. Chaque fibre de ton corps se tend, à l’affût du moindre signe, du moindre mouvement de ta sœur. « Réveille-toi putain Shana. La femme que j’aimais est morte. MORTE ! C’est quoi ton putain d’problème ? Comment tu peux encore lui reprocher de t’avoir volé ton frère, alors que je l’ai moi-même perdue… » Ta voix s’éteint doucement, après avoir éveillé toute la forêt de tes cris. Et lorsque tu reposes ton regard sur Shana, tu ne peux que constater les dégâts de la bombe que tu viens de lâcher.



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MessageSujet: Re: With no more tears — Ivan   Ven 3 Fév - 16:59
With no more tears
Ft Ivan

Leur dispute sonne le glas, annonçant les vibrations en crescendo de leurs voix qui s’entremêlent et se déchirent. Sa main s’agrippe sans grande conviction, mais avec cet espoir immuable de pouvoir le retenir et le faire parler. Parce que les non-dits n’ont jamais été une chose qu’elle apprécie, et il le connaît suffisamment pour savoir qu’elle ne lâchera pas l’affaire tant qu’il ne crachera pas ses tripes. Et pour réaliser cette prouesse, la petite blonde doit le brusquer, le malmener jusqu’à ce qu’il craque. Alors elle lui court après, comme une gosse morveuse qui s’accroche aux jambes de son grand frère. Qu’est-ce qui est le plus dramatique ? Son acharnement maladif ou le rejet brutal qu’elle vient de s’essuyer ? Choquée, Shana écarquille les yeux alors qu’elle flanche sous le rejet  qui l’envoi valser d’un ou deux pas en arrière. Ses lèvres rouges s’entrouvrent et se referment machinalement mais le silence s’infiltre dans sa gorge. Il ne manque plus que l'ascension des notes pour clôturer la tombée du rideau de cette situation plus que déplorable. C’est une pièce s'achève sur un coup de théâtre. La lèvre serrée sous l’oppression des dents se fait de plus en plus douloureuse, de légers tremblements discrets parcourent son échine de manière dérangeante. Combien de fois s’est-elle dit que rien ne peut être pire à chaque instant ? Un bon million de fois et pourtant cette pensée n'a plus aucun sens en cet instant. Lui, ici. Il rappelle toujours ce trop-plein de regrets qu’elle trimbale comme une traîne-misère. Il veut qu’elle s’en aille, encore. Hier comme aujourd’hui, c’est toujours la même rengaine. Toute cette année, les jours où elle ne l’a pas vu se sont écoulés au compte-goutte. Et pourtant, depuis la mort de cette femme, elle l’a vu s’écrouler un nombre incalculable de fois. A noyer son chagrin dans l’alcool, une erreur que la jolie blonde reproduit indéniablement. Une tare familiale, une erreur que les Horak commettent à l’unisson.

Je t’interdis, qu’il lui fulmine. Cela fait mal de le voir souffrir, et de sa peine elle a appris une leçon : ne pas s’attacher. C’est ainsi qu’elle s’immunise contre le fléau qui ronge le cœur et l’esprit de son frère. Cela fait mal, et pourtant elle passe inévitablement par cette souffrance aussi. Parce qu’elle le perd, un peu plus chaque jour. Définitivement aujourd’hui. Et seule la cicatrice qu’il rouvre pourra raconter cette histoire qui se dissout. « Eh ben voilà … », elle soupire. Le pli soucieux sur son front se creuse à mesure où elle fronce les sourcils, sceptique par les propos que lui crache son frère. « M’épargner de quoi ? Je ne suis pas une enfant, je n’ai pas besoin de ta protection. Encore plus si je ne t’ai rien demandé, car c’est trop facile de me reprocher cela alors que c’était ta décision, et que je ne l’ai pas voulue. » ; Elle sent un picotement aux yeux, elle toussote légèrement  avant de lui tourner le dos pour lever les yeux au ciel. Saleté de ciel bleu à la con, saleté de neige à la con ... Et elle peut continuer ainsi, à insulter l’environnement qui l’entoure pendant longtemps. Car elle a la sensation que le monde lui est à dos. « Ta vie s’est écroulée, oui. Mais tu n’es pas … -elle jure avant de reprendre – Putain quoi … Hé je suis ta sœur, Ivan ! Je suis censée être là pour te soutenir, car moi aussi tout ce que tu as fait pour moi, je le fais pour toi. Te faire passer avant mon boulot, avant ma fatigue, avant ma propre vie. Tu es injuste de hurler mon égoïsme alors que je m’accroche pour ne pas t’abandonner. » Elle a tant d’amour pour ce frère ingrat, si bien qu’elle montera ou mourra envers et contre tout, et cela jusqu’à la fin. Pourquoi ne le voit-il pas ? Elle veut l’aider, même s’il la rejette pour la énième fois. Il n’a qu'à écouter pour une fois, juste l’écouter une dernière fois si c’est son choix. Elle qui souhaite tant le sauver de la souffrance qu’il traverse. « Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit Ivan. Je n’ai jamais parlé du fait qu'elle t'a volé à moi dans sa mort … Je ne fais que constater que tu coupes tout contact à cause de sa mort. » ; Lui qui veut tant fuir, et elle qui ne veut pas le laisser partir. Alors tout ce qu’elle peut faire, c’est lui dire ce qu’il adviendra. « Si tu me tournes le dos, c’est fini Ivan. », qu’elle psalmodie à demi-mots, les lèvres tremblantes. Un point de non-retour.


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CRAWLING BACK TO YOU
do you ever get that fear that you can't shift. still being drunk on my settee, until i fall asleep. been wondering if your heart's still open and if so i wanna know what time it shuts. ever thought of calling brother ? we could be together if you wanted to.

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