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 Oh my beautiful disaster — Amadeus
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MessageSujet: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Mar 3 Jan - 1:52
Oh my beautiful disaster
Ft Amadeus

(TENUE DE SHANA)

Boom. Le mur tremble sous son poids. Sa jambe est tendue en suspens, dans le vide, maintenue par la pointe allongée de sa chaussure à talons aiguille, qui s’enfonce dans le mur. Ses mains glissent avec volupté le long de sa cuisse refermant d’un coup sec les lacets de ses Doc Martens.  Satisfaite, je se redresse sur ses pieds, avant d’admirer sa tenue vestimentaire : une jolie tunique blanche à poids noirs et un slim noir. Elle jette un coup d’œil à son téléphone, un sms. Elle est cordialement invitée à rejoindre ce type, celui dont elle a déjà oublié le nom. Mais l’a-t-elle réellement écouté ? Deux rencontres, deux moments partagés à lui balancer des vacheries à la figure, Shana ne limite pas ses singeries. Sa lèvre supérieure frémit et se  retrousse alors s’agace à nouveau pour son culot légendaire : celui de lui faire prendre son temps en annulant un meeting à la dernière minute pour reconduire la date ultérieurement. Et cette fameuse reconduction de rendez-vous a été fixé à ce soir. Elle râle la petite blonde, elle bougonne et pourtant elle se prépare. Ce soir, elle est habitée par le feu du Diable en personne, elle ne demeure pas moins farouche malgré sa petite taille ; Ces talons ne font que la surélever légèrement pour mieux diriger le monde comme elle l’entend. Le hululement d’un hibou l’incite à reprendre ses esprits. Enivrée avant même de déambuler dans les rues de Chicago, Shana a soif de Jazz. Un sourire nait sur ses lèvres pourpres à l’idée de danser dans un bar au rythme des trombones orchestrant les meilleures notes jazzy de toute la ville. Ni une, ni deux, elle prend ses clés sur la table basse tout en balayant l’appartement du regard. Désert, ce crevard de Tristan qui lui colle aux basques est absent pour son plus grand bien. Elle hausse les épaules avec dédain avant de claquer la porte qu’elle ferme à double tours. Non moins déçue de s’octroyer une soirée en solitaire, elle tourne à l’angle d’une rue pour rejoindre sa voiture, quittant ainsi le quartier dans lequel elle loge.

Le moteur se coupe, la portière claque. Sous la lumière fébrile des réverbères, elle se faufile à travers la cohue qui anime chaque soir la rue qui permet de se rendre dans le bar le plus jazzy de Chicago. C’est un vendredi soir, il est à peine dix-neuf heures, plus que deux heures avant le couvre-feu obligatoire. Animée, grouillante de monde, sa traversée procure à Shana un ravissement inaltérable,  provoquant en elle des frissons. Les musiciens itinérants colorent l’atmosphère, et tandis qu’elle pose son regard sur un petit comité de personnes s’adonnant à la salsa improvisée, je ne peux que se délecter un peu plus de sa sortie. D’une humeur légère, elle joint sa joie d’un léger rire tandis qu’elle secoue la tête avec réjouissance. Le ciel de Chicago se voile de son manteau d’encre le plus sombre et pourtant la ville continue de briller de mille feux, une véritable étoile sur Terre qui ne s'éteindra peut-être jamais. Un peu en retrait, non loin de l’entrée du bar, Shana sort une cigarette roulée avec un soupçon de purple haze, sa petite marijuana violacée préférée. Elle glisse le joints entre ses lèvres, elle l’allume avec son zippo en argent tout en aspirant la première taffe. Ses pensées s’entremêlent et ses yeux s’émerveillent à l’idée de voir le ciel se tâcher d’étoiles scintillantes. Elle recrache le surplus de fumée hors de ses poumons, tandis qu’elle se redresse un peu plus pour mieux observer le firmament. Elle tremble, elle palpite, comme un papillon. Un sourire énigmatique se dessine sur ses lèvres rouges alors jette un coup d’œil à sa montre. Elle soupire doucement tout en tirant une seconde fois sur son petit vice fumant qu’elle recrache avec nonchalance. Les jours où elle se demande ce qu’elle peut bien foutre sont de plus en plus nombreux.  Ils ne sont plus qu’un souvenir, entreposé parmi les autres. Une trace qui s’incorpore pour inscrire une marque. Une preuve de leur existence. Ils ne sont plus qu’une cicatrice, dissimulée parmi les autres. Une entaille qui s’insère pour laisser une gravure. Une empreinte de leur passage. Une piqûre de rappel pour l’empêcher d’oublier l’inoubliable : elle souffre la petite Shana, encore et toujours ce même rejet de la part d’Ivan qui lui bousille le cœur.

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Dernière édition par Shana Horak le Dim 26 Fév - 0:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Mer 4 Jan - 0:11
Messages sans saveurs, messages concis et directs. Ce n'étaient que quelques lettres tapés en quelques secondes, lorsque l'esprit vagabondait encore du côté des rues chicagolaises, des affaires, des nouvelles prostituées qui arrivaient tout droit des pays nordiques, et fatalement, une chose en entraînante une autre, il pensa à cette femme à la crinière d'or et la langue de vipère. Un oubli, lorsqu'il considérait son agenda déjà surchargé alors qu'il n'avait encore posé pied à nyc pour la semaine. Un oubli futile, pour une soirée volée, une soirée peut-être différente, mais qui ne serait pourtant pas une grande perte. Aucune excuse, car le mensonge ne lui sied pas, qu'il ne s'abaisse à de telle subtilité que lorsqu'il a quelque chose à dérober. Il n'est en quête de rien, si ce n'est quelques moments loin de son monde, loin de sa vie effrénée et infernale. Le diable des rues de Chicago, repu du sang et de l'argent, lassé des putes et de ses hommes, qui s'en va, se perd dans un monde dans lequel il ne pensait plus pouvoir trouver l'anonymat. Le Pimkins foudroyé par la naïveté de l'inconnu, dardé d'un plaisir égoïste d'être un sans-visage. Il s'enlise le Pimkins dans un jeu qui ne le conduira à probablement rien de palpitant, ni d'honorable ; mais il savoure tel un enfant désobéissant ces quelques secondes de liberté factice, déchargé de son image. Parce qu'elle lui colle à la peau, sans cesse : l'ombre effrayante du Parrain, la main câline et assassine, la présence menaçante, les mots aiguisés et l'autorité étouffante. Les hommes filent droit sous la pression du loup affamé, l'ombre impitoyable, la faim insatiable des démons du south side. Ils sont voraces et depuis plus de dix ans maintenant, ils régnaient sur cet autre monde qui s'agite la nuit, en alimentant la criminalité.  Et c'est cette même image qu'il porte, faisant disparaître celle de l'enfant violent et intrépide, du môme des rues désireux de faire des preuves, des princes du nyc qui veulent prendre leur envol,  lorsqu'il arrive à sa ville natale. Il s'en va rejoindre ses pères de la pègre, ces génies criminels qui écrasaient leurs feux rivaux à la grande pomme. Il les rejoint avec des dossiers sous le bras, de quoi réclamer un peu d'aide, mais toujours avec quelque chose en échange. Ces partenariats illégaux (et parfois même légaux, figurez-vous) étaient aussi l'une des forces des deux frères, puisqu'ils assuraient leurs arrières. Encore et toujours, toujours prêt à tout, prêt à s'adapter pour mieux contre-attaquer. Ils laissaient leurs ennemis dans le sang et les décombres, un sourire de pute aux lèvres. Il serre des mains, il n'est que froideur dans laquelle quelques sourires écorchent ses lèvres pâles. Business intelligent, là où son frère rime avec business des rues, allant au delà des alliances tribales, de ces familles qui font échos à la tienne, faisant tenir un équilibre parfois précoce, dans une paix tirée et imposée par le fric sali. Il rencontre de nouveaux visages, de futurs alliés, de futurs batards qui n'hésiteront pas à lui planter un couteau dans le dos. Et puis il s'éloigne dans les quartiers populaires de nyc, abandonna sa veste de costume et les gros cigares pour le chevet de sa mère. Sa pauvre et camée de mère, mauvaise jusqu'à la moelle, pourrie par la vie et profondément détruire par la drogue et la rancoeur. La maladie creusait son coeur, mais telle une tique, un putain de cafard, elle s'accrochait à la vie. Elle réclamait jip tel un véritable clebs, là où Amadeus serre la mâchoire pour ne faire corps qu'avec la pitié et non l'envie irrésistible de la faire taire. Il n'était guère judicieux de contrarier les barons de la mafia new-yorkaise en ces heures.

Chicago lui manque peut-être, mais la nostalgie le dévore, les souvenirs l'entraînent et l'arnaque avant qu'il ne se réveille aux cotés d'une blonde peroxydée sur laquelle il a probablement laissé trop de trace. Mais elle sourit lorsqu'il l'ignore, elle se détend, lorsqu'il décampe. Le gosse devenu vieux, dévoré par la paranoïa ne tarde pas à retourner à son quotidien, encouragé par une lampée d'un whisky plus vieux que lui. Accueilli par le cadet, prit à la gorge par le manque du DG, son mal de crâne lui cisaille le crâne lorsqu'il sillonne son royaume aux côtés de son loup. Son humeur massacrante est parfaite pour ce qu'ils ont à faire. Les jours passent avant que le rendez-vous ne revienne clignoter sur son téléphone. Il a autre chose à faire pour sur que d'entendre la petite piailler tant d'insultes. Mais elle l'amuse cette femme trop jeune, et lui fait oublier quelques secondes ce qu'il est, ce qu'il est censé être. Une pause dans les ténèbres, un courant d'air saisissant. Rien ne durera, il le sait pertinemment et c'est probablement pour cela qu'il compte bien en profiter et qu'il se prépare lui aussi, les cheveux légèrement en bataille, cette barbe si soigneusement taillée. Une chemise et un cardigan par dessus, un pantalon simple. Les chaussures et la montre trahissent probablement sa richesse, et un oeil expert aurait reconnu l'oeuvre d'une maison de couture à sa chemise impeccable. Arriviste infernal, il arrachait à la vie le moindre des plaisirs qu'il pouvait s'offrir, enveloppé d'un long manteau.

Et ce qu'il ne peut pas s'offrir, il l'obtient quoi qu'il arrive.

Une ombre qui se faufile, il te repère tel un prédateur qui reconnaît sa proie. Lent et confiant, il s'approche. Il te frôle à peine, lorsque ses doigts touchent les tiens et te dérobent le précieux fumant entre tes dextres. Il fume beaucoup moins, mais il goûte, emplissant ses poumons d'une drogue qu'il vend mais ne consomme pas. Il reconnaît, avant de souffler, de cette voix basse, grave, si calme, tandis qu'il te rend ton dû : « Mais c'est qu'elle vivrait presque dangereusement... » Et il se hisse en face de toi. Son regard traîne un instant sur les alentours, sur les hommes présents. Il sait qu'on ne tardera pas à le reconnaître peut-être, il sait qu'on ne viendra pas l'emmerder pourtant. Lorsqu'il repose son regard sur toi c'est pour t'observer terminer cette chose qui semblait te détendre. La douleur il la devine pour trop la côtoyer mais il n'en jouera guère pour l'heure. Sa main se pose contre tes reins lorsqu'il t'entraîne vers l'intérieur, s'enivrant des lieux et peut-être de ton odeur. Les verres sont commandés et que diable, personne n'attend. Il souffle alors : « Je vais peut-être venir plus souvent si bien accompagné... » La jolie fille aide au bar, il flatte par habitude, sans penser à toi particulièrement. Mais il sait que ton venin il ne tardera pas à le lécher jalousement.
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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Jeu 5 Jan - 4:05
Oh my beautiful disaster
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(TENUE DE SHANA)

Dans les rues de Chicago, passé une certaine heure, les soulards et jeunes effarouchées se mélangent en danses obscènes. Ils tombent en pâmoison devant des boissons alcoolisé qui les libère de leur quotidien de servitude. L’alcool, mer houleuse qui secoue les pauvres rescapés, pousse les naufragés de la beuverie à rentrer. Et quand ce beau monde est éconduit du paradis de l’oubli. Il ne reste que le silence dans la nuit. Ce soir n’est pas différent des autres, ils boivent encore afin de ne pas penser au fait que leurs gosses peuvent crever dans le Darwin’s Game. Leur terreur s’en va et leur corps suit afin de retourner travailler. Plus personne n’est là au lever du Soleil, car elle rappelle les faiblesses des hommes en les mettant à nu à la lumière. La nuit festive sera avortée par le couvre-feu et le calme reviendra dans les rues désertes. Hypnotisée par l’atmosphère, Shana s’apprête à glisser à nouveau son joint fumant entre ses lèvres quand soudain elle sent qu’on lui dérobe son bien. Sa précieuse purple haze qu’elle aime tant acheter et consommer lorsqu’elle se sent défaillir, un remède qu’elle use comme pour se prémunir du déraillement. Consternée, dans un sursaut de colère, son premier réflexe est de tourner sa tête sur l’individu à sa droite. Ce dernier semble occupé à minauder en tentant de capter le regard d’une femme indifférente, assez désintéressée pour ne pas se mystifier à son jeu de séduction médiocre. Puis elle entend sa voix grave, virile mais si calme. Ses muscles se détendent tandis qu’un sourire énigmatique flotte sur ses lèvres rouges. Elle tend machinalement la main, réclamant silencieusement son dû qu’il lui restitue avant de se dévoiler devant elle. Elle l’observe de bas en haut, le dévora de la pointe de son semelle de chaussure bien ciré jusqu’à sa douce couronne capillaire. Malgré ce geste effronté qu’il a osé commettre à l’encontre de Shana, elle ne peut empêcher sa nature joueuse de s’émoustiller. Cela fait quoi, peut-être deux semaines qu’elle ne l’a pas vu. Depuis leur toute première rencontre, les disparitions de l’homme devenaient plus hâtives et de plus longues durées. Mais cela ne l'a inquièté en rien la jolie blonde, car elle savait qu'il reviendrait pour un prochain rendez-vous. La preuve ce soir, pour cette troisième soirée en sa compagnie. On n’a qu’une vie, vivons la, pleinement. Un sourire entendu sur les lèvres, elle termine de fumer en écrasant son mégot sous sa semelle.

Elle est cette jolie petite poupée tout sourire, dont le sourire cousue semble inaltérable, à moins d’enlever ce fil rouge sur ce visage pâle. Une petite poupée sur talons compensés à la tunique légèrement éventée laissant apparaître un début de décolleté discret. Souriante, sûre d’elle, de sa vie, elle se laisse entraîner par cet homme qu’elle emprisonne pour la soirée, sans peur d’un futur immédiat ou lointain. Elle marche, Shana Horak, elle effleure dans une caresse attendrissante la porte du bar qu’elle pousse, la sonnette rustique annonça leur entrée en un lieu de beuverie déjà bien peuplé. Le brun sombre de ses iris balaye d’un regard circulaire le lieu avant de suivre Amadeus au comptoir du bar. Intrépide, elle  foule gracieusement le sol du haut de ses talons compensés, faisant vibrer le sol d’un martèlement régulier et harmonieux. Le brouhaha intempestif semble quelque peu baisser en intensité tandis qu’elle s’installe au bar où un serveur s’empresse de les questionner sur leur commande. Elle secoue doucement la tête, ses courts et fins cheveux blonds suivent chaque mouvement de tête comme une couronne asservie à sa reine. ; Je délie délicatement mes lèvres avant de susurrer au serveur ces quelques mots soufflés. Que me proposez-vous ? Joueuse, elle ne peut s’empêcher de pousser le vice là où il n’y a pas matière à la réflexion : sa boisson de prédilection reste et demeurera toujours le whisky, le bon scotch signé Bourbon qui réchauffe le gosier à chaque gorgée. Shana fait retentir doucement ses doigts dans un geste frénétique à chaque martèlement sur le bois vernie du comptoir, geste marquant son attente. Le serveur se lance alors dans une réflexion approfondi de la carte des boissons. Jubilant de ce petit jeu, elle pose son menton dans le creux de sa main, tout en savourant ce petit spectacle pour son bon plaisir. Alors qu’il semble enclin à lui proposer enfin une boisson, elle reprend contenance, camouflant ainsi tout signe d’exaltation : cela serait gâcher le jeu. Je vous propose un Martini, Mademoiselle. C’est une boisson de choix. ; Ses épaules tressautent à la proposition du jeune serveur, réaction à une moquerie non dissimulée. Affligée par ce cruel manque de goût gustatif, elle lève les yeux au ciel. Un whisky, souffle-t-elle dans un profond soupir tout en suivant du regard le jeune serveur qui retourne à ses fourneaux.

Elle hausse les épaules avant de reporter son attention sur cet homme tellement plus âgé, mais d’une compagnie étrangement stimulante. Elle se mord doucement la lèvre inférieure en réponse à sa dernière remarque à laquelle elle ne tarde pas à répondre. Hm, je vois que tu crois en Dieu toi, crache-t-elle alors que ses lèvres s’étire pour laisser apparaître une rangée de dents adamantines. Elle s’humecte les lèvres tandis qu’elle trinque son verre contre le sien avant d’en boire une grande gorgée. Elle frissonne alors que son oreille se laisse charmer par la musique qui ambiance la salle, du jazz. Captivée par les notes musicales, son corps suit instinctivement le rythme, tandis que les yeux fermés, elle se réjouit littéralement. Elle repose son verre sur le comptoir, son regard se darde en direction de cet homme qu’elle dévisage sans gêne. Je n’aime pas trop qu’on me pose un lapin, tu vois le genre ? Hypnotisante créature, elle effleure sa joue avec délicatesse, elle dessine sa mâchoire de son index, commençant tout près de son oreille. Son doigt termine son voyage sous son menton, un voyage lent. Fais-toi pardonner, viens danser, tranche-t-elle sans aucune tendresse. Shana approche dangereusement son regard du sien, frôlant ses lèvres sans les toucher, mimant une morsure. Un éclat de rire, elle se dérobe d’un demi-pas en arrière, son verre à la main. L’espace d’un instant, elle engloutit une seconde lampée d’alcool afin de s’imprégner de la musique qui fait vibrer son corps en une danse sensuelle. Elle entrouvre les yeux, elle fixe Ama' tout en se déhanchant lentement. Oui, dans ce bar qu’elle aime tant, elle exige qu’il fasse amende honorable.


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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Jeu 5 Jan - 21:43
« On a qu'une vie, vivons la pleinement. » Une pensé purement épicurienne avec laquelle il aurait pu être d'accord... Seulement des années le séparent de toi. Des années l'ont fait devenir spectateur des dégâts qu'on pu faire ce genre de plaisir interdit auxquels l'ont s'abandonnent bien volontiers... Encore et encore, sans s'apercevoir que l'on perd main sur ses propres désirs. Le besoin nous enivre, le plaisir sous déchire et l'on s'étouffe sous le manque. Les jours passent et la dépendance nous dévore. Putain de rapace qui nous déchiquète de l'intérieur, prêt à nous éventrer pour répandre la boue ensanglantée d'un besoin injustifié. Un mal qui nous déchire, un mal qui nous condamne pense-t-on. On se laisse voguer sur ce fleuve tranquille pour peu que l'on repût la bête, et l'on cherche toujours à retrouver cette sensation mordante, cette libération, celle qui enflamme nos nerfs et nous défonce outre raison. Le début d'un drame vu et revu, le toxico accro, qui ne vit que pour sa prochaine dose. Déformé par le manque, l'humanité s'écroule, ne laissant plus qu'un monstre assoiffé. Amadeus nourrissait tant de pitié pour ces personnes si faibles, les condamnaient si facilement. C'étaient ces mêmes personnes qui lui avaient permis de s'élever dans le south side, assurant son premier fond de roulement, il y a de cela des années. Aujourd'hui, les produits étaient différents, les domaines plus nombreux, les sommes inimaginables. Il vivait dans un autre monde, par de-là cette lumière qui avait disparue de la rue. Le soleil se laissait dominer par son anti-thèse, l'astre lunaire pouvant alors se complaire face à la faiblesse de ces hommes. Face à la faiblesse du Pimkins à la recherche de compagnie... différente. Effrontée et piquant, mordante et stimulante. Pourtant, il ne supporterait guère ce genre de comportement dans un autre contexte.

Silencieux, ses yeux si clairs rivés sur le serveur qui semblait captivé par ta présence, il assiste à ce nouveau jeu. Désireux de bien faire, ses trippes remuées, le serveur y prend par avec plaisir. Pourtant, Amadeus s'étonne une nouvelle fois de manière fugace de ton choix de boisson. Comme lors de votre rencontre, lorsque tu avais fini par subtiliser quelques goûteuses gorgées de son verre. Ce liquide ambré qu'il appréciait temps, mais dont trop fu de femmes buvaient ou savaient en apprécier les saveurs. Peut-être s'étouffait-il dans un préjugé grotesque, mais celui-ci était roi dans son monde. Mais pour autant, Amadeus commanda la même chose. On the rocks pour ce whisky blended.
Les verres tintent ensemble avant qu'il ne t'imite en prenant une gorgé. Il sent l'alcool frais lui couler dans le gosier. Il s'amuse de tes humeurs, de ton corps qui se balance lentement au rythme de cette musique ambiance. Il échappe un léger rire à ta réflexion qui s'est faite attendre. « Allons... Ne me dis pas que tu étais prête une heure avant, cela en serait malheureux. »  Elle est mordante l'enfant qui réclame, cette enfant qui lui arrache un sourire amusé. Tu apposes ses doigts sur sa mâchoire et il ne fait que planter son regard dans le tien. Si calme, bien trop froid, son regard sonde le tien. Il contraste face à ton attitude minaudante, mais il est là, savourant le contact de tes doigts joueurs et de son regard suave. Tes prunelles pétillent et il attend cette suite qu'il devine. Cet ordre qui s'écorche sur tes lèvres qu'il serait prêt à mordre pour t'en faire ravaler ton insolence. Pourtant vous êtes diablement proches, mais c'est toi qui t'éloigne dans un élan de joie. Tu pétilles là où il demeure froid, il ne s'embrase pas encore à ton contact, mais il t'observe te déhancher pour le plaisir de ses yeux, il t'observe le tenter... Le tenter à obéir. Sagement. Calmement. Homme docile face à la femme directrice. Mais il ne t'offre que son silence et ce rictus qui étire ses lèvres, qui se noie dans une nouvelle gorgé de whisky. « Pourquoi tant de haine envers mes vieux os... » Il le souffle tandis que le fond de son verre claque compte le comptoir, l'ironie au bord des lèvres.  Il soupire, mais contre toute attente il se redresse pour dévorer l'espace qui vous sépare. Ses doigts glissent contre ta hache alors que vous vous éloigniez un peu du bar, loin des crevards appuyés sur le comptoir. Il t'attire et te guide, au rythme du jazz, sa main contre ton dos, retrouvant le contrôle de tes désillusions. Il se souvient de ce caprice que son frère n'avait jamais compris alors qu'ils commençaient à se faire un nom. Amadeus s'étaient inscrit pour prendre des cours de danse, chose pour laquelle il n'était pas destiné à apprendre. En quête d'arme pour charmer les points faibles de ses opposants, se glisser contre leurs femmes en terrain neutre. Il se souvient du visage de son professeure, de ses cuisses qui se sont si souvent écartées, sans qu'il ne parvienne à remettre un prénom sur ces gémissements. Joueur et manipulateur invétéré, arriviste s'offrant le moindre caprice et ces soirées mondaines si sélectives, le pouvoir grandissant de la pègre l'avait hissé à des sphères qui ne lui sied pas, dont il rêve encore de pouvoir défoncer : se donner en spectacle pour son propre égo et semer la terreur dans le sang de ces riches politiciens, dirigeants d'un monde économique. Le chantage est monnaie courante, il est un visage dans l'ombre, pour mieux enfiler son costume de reptile.
Il danse avec toi, ses pas faisant écho aux notes ; vos corps s'éloignent avant de s'approcher de nouveau, comme aimantés ; les pas s'enchaînent et vos mains se retrouvent toujours ; il te fait tournoyer avant de te ramener à lui d'une force égale, t'attirant bien plus que nécessaire afin que son torse entre en contact avec ton dos.  Il te laisse te dandiner avec plaisir, mais si l'une de ses mains reste contre ta hanche, l'autre abandonne tes doigts pour remonter contre ton corps. Ses dextres viennent effleurer ta gorge, t'entraînant à relever ton menton : il hume un instant le parfum de ta chevelure avant qu'il ne vienne susurrer au creux de ton oreille quelques mots. « Ne prends pas cela pour une habitude... » Se faire pardonner, c'était bien une première. Un effort futile, pour un jeu dont il connaissait les règles par coeur. Son souffle effleure ta gorge, alors qu'il s'approche. Ses lèvres se déposent derrière ton oreille, abandonnant un baiser orphelin avant que son étreinte reptilienne ne s'atténue. Il te rend ta liberté totale sur les dernières notes du morceau, s'éloigne de ta beauté tentatrice pour aller étancher une soif factice. Il serait malheureux que son whisky se noie dans ses glaçons.
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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Mer 11 Jan - 1:00
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Elle hausse les épaules à sa moquerie, ne trouvant rien à redire. Le message est suffisamment clair, elle n’estime pas avoir besoin d’insister sur ce point à nouveau. Elle n’aime pas perdre son temps, et il devra s’y habituer. Et ceci n’est pas une objection, songe-t-elle alors qu’un petit rire étouffé s’échappe de ses lèvres, elle secoue la tête pour dissimuler son hilarité. Amadeus, cet homme aussi inaccessible que le reflet d’un mirage au milieu d’un désert aride, elle n’a pas pu refréner ce désir ardent de contact. Effleurement enivrant, voluptueux sentiment, elle peut sentir du bout des doigts la douceur de sa peau de nacre. Shana ose, Shana n’a pas peur d’envahir son espace vital. La peur est plus lancinante qu’aucune affliction. Mais le charme de ses intimes convictions n’opère plus, l’envie d’être corrosive s’est incrustée en elle, aussi indissociable de ses jours que le tiraillement de sa peau destituée de sa couleur d’été. Cette envie soudaine, qu’elle s’était figurée naguère ne jamais ressentir, et pourtant cette soirée lui offre le loisir de mieux la découvrir. Railleuse, elle ne peut réprimer un sourire narquois alors qu’elle le dévisage sans s’en lasser, non sans ménagement quant à la provocation qu’elle manifeste sans retenue, ou bienséances. Mais la véritable question demeure : va-t-il accéder à son ordre ?

Laissant l’empreinte du bout de ses doigts sur le visage de celui qu’elle aime tant piquer, Shana laisse son corps se soulever naturellement, pour s’adonner à la danse. Un bar dansant, boire puis danser demeure la base. Une musique lente et sensuelle plonge l’établissement dans une ambiance latine. La jolie blonde avale d’un trait son verre de whisky alors qu’elle observe Amadeus qui profite un instant du spectacle sans la lâcher du regard avant de la rejoindre. Il l’éloigne du bar, et c’est avec en jubilant intérieurement qu’elle le suit sans rechigner. Et lorsqu’il l’étreint contre lui pour amorcer la danse, elle efface toute trace d’un sourire réjouissant, si bien qu’elle se mord la lèvre inférieure en silence. La sensualité qu’elle dégage en bougeant son corps est accentuée par cet exotique mélange de notes.  Satisfaite de son méfait, elle se laisse porter par les pas sans résister à la tentation plus longtemps. Bercer par l’ivresse du cadre de cet établissement et par la volupté de son partenaire, elle répond à son appel en venant glisser sa main contre sa nuque, l’autre entourant sa main qui mène la danse. Elle s’éloigne avant de revenir à nouveau pour piétiner les pas que cette musique dessine. Elle tourne gracieusement avant de se faire attirer avec force, accolée contre ce corps qui l’attire puis la repousse comme un aimant.  Un moment d’égarement. Un moment de folie. Ce contact, ventre contre dos, elle l’appréhende mais elle ne laisse rien paraître. Subjuguée, l’espace d’un instant, par cette proximité troublante, par les doigts intrus qui grimpent le long de son corps avant de caresser l’embrasure de sa gorge. Elle se laisse entraîner  la tête en arrière, là où son regard croise le fer avec l’immensité du regard polaire d’Amadeus. Elle se sait parfaitement affligée par cette dualité naissante qu’il lui inspire et malgré cela, elle ne se laisse pas démonter. Elle a cette envie indéniable de le secouer, de le griffer, de le lacérer à défaut de pouvoir le pendre à une corde. Sa voix suave s’insinue en elle alors qu’il niche son nez dans sa chevelure dorée, elle réceptionne un frisson qui lui comprime l’échine, qui l’enveloppe, l’enlace presque. Vibrato exaltant, aux sonorités oniriques, je le giflerai bien pour son insolence enivrante. Vicieux retournement. Son souffle chaud poursuit son ascension, il effleure sa gorge, ses lèvres s’apposent comme un fer chaud qui lui carbonise sa peau. L’air se raréfie, et il la relâche doucement.

Du coin de l’œil, elle le surveille alors qu’il retourne boire son verre laissé sur le comptoir. Sans se faire attendre, Shana se faufile à travers les danseurs motivés à l’idée de s’accoler à leur partenaire jusqu’à l’extinction des feux. Elle se poste devant celui qui lui a intimé à l’oreille qu’elle ne doit prendre pour habitude de lui réclamer son pardon. Plait-il ? Lasse de ce petit jeu grotesque dans lequel elle arbore un masque vraisemblablement piquant, elle pose ses prunelles chocolatées sur l’homme, alors que son regard moqueur se distille dans la froideur polaire de son agacement. Sinon quoi ? commence-t-elle à pestiférer doucement tandis qu’elle enfonce son ongle profondément dans la boule qui se forme au milieu de sa gorge. Si tu ne veux pas t’excuser, fais le nécessaire pour ne jamais m’en devoir. Ne me fait pas perdre mon temps, ou bien je te tue. Elle accentue un peu plus la pression de son ongle, alors qu’elle conclut d’une voix sèche : Garde ça pour tes mignonnes. Sa lèvre supérieure se soulève avec irritabilité, elle lâche prise avant de se tourner vers le barman pour commander un second verre. Depuis quand se laisse-t-elle aller dans la dégringolade la plus abjecte ? Elle s’impose au calme, en soufflant doucement dans ses mains ; la retenue et le mépris sont les meilleurs remèdes pour lutter aux assauts d’Amadeus. Un sourire facétieux se dessine sur ses lèvres vermeilles, tandis qu’elle laisse la conversation en suspens, mais tellement lourde de sens. Elle laisse entendre le blâme qui raisonne dans ses yeux trop grands, trop captivants.  Elle s’expose au risque en captant son regard, son sourire se dérobe aussi rapidement qu’une volute de fumée. Laissant place à la rancune, son regard épouse les prunelles de cet homme qu’elle accable de tous les maux de la Terre : celui de lui avoir fait perdre son temps. Durant de longues secondes, elle est emportée dans leurs courants sinueux, embarquée et très vite naufragée sur les rebords de ces pupilles trop dilatées, trop présente pour que le chocolat la distance assez longtemps. Shana veut oublier la noirceur de ce regard qui l’enivre et la rebute comme elle tente d’omettre le contexte malvenu. Compliqué et atrocement simple à la fois quand Amadeus lui tient compagnie le temps d’une soirée à ses côtés. Il occulte et engendre les brèches de l’indécision de la jolie blonde avec une constance déroutante. A croire qu’il se complaît de la réparation pour mieux la démolir juste après. C’est méticuleux comme travail, précis. Il est doublement néfaste. Et il a gagné : elle sort avec lui pour boire un verre. Si froid et pourtant si amusant, Shana lui a accordé la récompense d’un semblant de manche que la jeune femme ne voulait pourtant pas jouer. Coup de poker. Que lui reste-t-il à faire ? Peut-être s’en tenir à son plan premier : lui laisser le bénéfice du doute, même si elle avance en traînant des pieds, en bousillant ses godasses, mains dans les poches. Sa curiosité la pousse à agir contre sa première impression –qui n’était pas encline à le revoir -, à voir ce qu’il peut se cacher sous cette couche de froideur et de silence. Elle n’a rien à y gagner, et encore moins à y perdre.

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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Sam 14 Jan - 19:37
Regardez-la cette femme agacée qui a pourtant eût ce qu'elle exigeait ! Elle revient, la petite chienne qu'elle est, en agitant son égo, balançant ses jambes sveltes pour claquer le sol de ses impétueux désirs. Amadeus Pimkins l'observe arriver : il sait pertinemment ce qu'il vient d'effleurer, d'abîmer tendrement de ces quelques mots susurrer au creux de son oreille. Si seulement elle n'éveillait pas tant d'avis contraire en lui...
Elle arrive, agacée et moqueuse, face à l'homme froid qui pourtant est doté d'un léger sourire moqueur. Lassé par ce comportement d'enfant, trop peu atteint par des menaces grotesques qui ne trouvent malheureusement sens dans l'esprit du criminel, il la laisse jouer son tour, apposer ses cartes. L'iceberg face à cette tempête impétueuse. Elle est le volcan face à la terre, elle est la lave face à la glace. Deux contraires qui ne cessent de se rencontrer, s'accrocher, inconscients de toutes ces étincelles qui émanaient d'eux. Chaque regard, chaque geste, chaque parole... Tout semblait s'emmêler pour titiller leurs égos respectifs : ils jouaient à un jeu qui ne semblait pas être si sain que cela. Et pourtant chacun en redemandait : elle était ici ce soir, malgré tout ce qu'elle pouvait s'amuser à siffler entre ses lèvres carmines.

Tu sembles être incapable de ne pas revenir à lui, ou tout du moins de créer à nouveau un contact contre lui. Tu le touches, tu l'agresses, et il se fait violence pour ne pas réagir. Ce soir, il n'est qu'un sans-visage, il n'a pas de nom. Ce soir, il n'est qu'un homme poussé par ses besoins primaires. Pourtant, il devine les ombres lointaines frémir à tes gestes. Tes menaces qui ne prennent aucun sens. Il respire lentement, ton agacement s'heurtant simplement à son calme, sa neutralité angoissante. Il détaille ton visage, il ne te coupe pas et de donne aucun écho à ta voix. Pourtant, lorsque tu le menaces de mort, il échappe un rire, sincèrement amusé par ta spontanéité.

Tu te détournes enfin, commandant un autre verre. Sournois, il attend que tu retrouves un semblant de calme pour te répondre. Un sourire mordant aux lèvres, il incline légèrement la tête sur le côté, en t'observant. « Non, effectivement... Je n'ai pas l'habitude de m'excuser lorsqu'il n'est question que d'amour propre froissé. »  Tout comme il n'a pas pour habitude de se justifier depuis qu'il s'est hissé à cette place dans les sommets des ombres. Il termine son verre et le repose. Sa langue glisse contre ses lèvres, tandis qu'il repose son regard sur toi. « Nous avons des priorités différents, semble-t-il... Et satisfaire le moindre désir de mes mignonnes n'en est pas une, évidemment. »  Evidemment, qu'il te provoque. Tu ignores à quel point ton sous-entendu est bien trouvé, pourtant c'est le même qu'il use pour titiller ton amour propre. Il n'a pas pour habitude de revoir une femme, pourtant c'est la troisième fois qu'il te voit. Troisième fois que vous vous donniez rendez-vous alors que vos échanges, bien que joueurs, restent globalement courtois. Cela ne correspond nullement à ses habitudes, qui froissent les draps d'une femme avant de disparaître. Aucun respect, aucun lendemain, aucune suite, car cela ne veut rien dire. Quant bien même vous ne cherchez rien de sérieux tous les deux, vous êtes encore là, ensemble. Il avait envie de te revoir pour son anonymat, tu as décidé de revenir, malgré son message pour annuler votre précédent rendez-vous. Il t'a justement fait gagner du temps. Il a accepté de jouer le jeu, face à tes moues agacées, pourtant, cela prend des proportions qui n'ont pas lieu d'être.

« Je pensais avoir rendez-vous avec une femme mature.... Pas une enfant en mal d'attention prête à mordre à la moindre contrariété... » Il attaque délicatement, encore. Il caresse ton amour-propre de nouveau, prêt à le baiser de ses lèvres glacées, le cajoler de ses doigts chauds. Il ne compte pas courber l'échine face à ta colère factice, pas moins prendre tout ceci au sérieux. Il ne te connaît pas, toi non plus. Ses affaires et sa famille passent avant une inconnue, aussi alléchante soit sa plastique. « Comptes-tu me reprocher le fait d'avoir décider de venir... ? D'avoir une vie à côté ? » Un sourire glisse sur ses lèvres. Il ironise un instant, attendant que tu attaques toi aussi. Ce jeu ne l'amuse plus autant qu'à son début, ne trouvant pas la pertinence et grâce à ses yeux. Pourtant dieu seul sait à quel point il aime jouer. Alors il joue encore : « Je pourrais m'habituer à ce que tu m'appelles Papa... Mais je ne suis pas certain qu'il me plaise en toutes circonstances. » Il te taquine encore. Evidemment, qu'il ne prend rien au sérieux. Il ne te croit pas, comme il ne se préoccupera probablement jamais de ce genre de réactions immatures.

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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Sam 14 Jan - 22:51
Oh my beautiful disaster
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Perdue dans cette rêverie passagère dans laquelle elle tourne sa liqueur dans son verre avant de la boire, accompagnée d'un sourire énigmatique ; sa mémoire essaye de lui retranscrire le sens des termes qu’articule cette voix froide, des bribes incompréhensibles, des flots sinueux, essayant de se frayer un chemin pour lui souffler des mots d'une importance vitale. Frappant avec dureté, tâtant son esprit pour y trouver une faille, jusque ce que finalement une infime partie de cette tirade puisse s'infiltrer. Pénétrant son âme. Ces mots glissent doucement en dessous de sa peau, pour atteindre avec finalité chaque extrémité de son corps, lui arrachant un frisson, ce qu’elle trouve étrangement désagréable. Quelque chose a changé. En cet instant. Aucune certitude si ce n'est cette impression … de malaise. Parce qu’elle se sent capable d'un acte inavouable, elle ignorait qu’elle pouvait se perdre dans son regard. Au milieu des paroles désobligeantes ; éloquence des avides et impatients, il sort de cette assemblée d’amants qu’elle traîne à la chaîne. Plus près encore, il se distingue de manière singulière. Unique, dinosaure rescapé de l’extermination de sa race. Sans doute et sans effort il apparaît comme un homme à ses yeux. Et pourtant cet homme vient de créer un gigantesque tsunami, si bien que le visage de Shana se fige dans une neutralité déroutante. L’enfoiré, mais quelle ordure ! Égal à égale ; semble-t-il. Une femme et un homme – petit con. D’un mouvement brusque, elle repose son verre sur le comptoir avec un peu trop de force,  se maudissant intérieurement. Cette perte de self-control, elle regrette déjà. Un étrange sentiment de consternation l’envahit, sans doute visible dans la façon dont elle le dévisage. L’expression de son regard a changé, mais il ne se débarrasse pas de cette fureur qui la paralyse littéralement. Elle le fusille du regard sans détour, s'abstenant de dissimuler son regard insistant. La situation devient dangereusement gênante : elle est tétanisée de rage, et aucun son ne sort de sa gorge. À l'instar d'être plaisant, il a de l'audace, cette progéniture engendrée par l’utérus d’une brebis galeuse. Suffisamment pour répondre à ses pénibles mots, exhalés entre ses lèvres persuasives, afin de la clouer sur sa croix mortuaire.

Si elle avait eu un poignard, elle tuerait, là. La bile emplit sa gorge d’amertume. Elle le juge du regard silencieusement, tant son récit s’y déploie de hideur. Parce que son attaque fait mouche, Shana est touchée dans son point faible : elle a un gros problème d’amour propre et d’un cruel manque d’attention. Saloperie. Elle se mord la langue jusqu’à sentir le sang se glisser dans sa gorge. Le flot d’injures qui se précipite contre ses dents ne parvient pas à sortir,  elle ne sait quoi répondre. L’attaque la laisse sans voix, lui coupe le souffle le temps d’une inspiration et elle flanche. Elle s’en veut parfois. D’avoir rencontré Amadeus, de l’avoir accosté ce soir-là, en pleine fuite du délire de son existence. Elle lui en veut plus encore pour avoir eu l’audace de lui faire subir une telle chose. Elle lui en veut d’avoir proféré ses mots pour lui montrer cette parcelle affreuse de sa personnalité. Elle ne veut plus encore à celui qui a provoqué ce cataclysme intérieur qui la brise un peu plus à trop y penser. D’une certaine manière, c’est à Ivan, son frère qu’elle doit sa nouvelle essence et le monstre qui lui dévore les entrailles. C’est à cause de lui et son chagrin pour cette horrible femme qu’il a épousé. Petite égoïste, jalouse à en crever, et qui ne supporte pas de voir son frère adoré lui glisser entre les doigts à cause de cette femme qui pourrit six pieds sous Terre. Elle le déteste mais elle a ce petit truc qui fait qu’elle l’aimera toujours, envers et contre tout. Celui de tuer celle qui aura le malheur de le frôler d’un peu trop près. En est-elle vraiment capable ? Elle ignore les limites de sa jalousie, les limites de cette folie qui sommeille sous sa peau. Et cela l’effraye. Elle ne se connait plus et cette ignorance a quelque chose d’angoissant. De fortement attirant aussi. Elle souhaite tellement se cacher, derrière un rideau, pour mieux se faire oublier. Elle tripote sa chevelure courte, elle frisonne. Sa longue chevelure lui manque tellement, pour cet instant précis où elle se recroqueville littéralement sous les assauts d’Amadeus. Blessée, salement amochée dans son amour propre, Shana vide d’un trait son verre avant de s’habiller de son manteau noir. La mâchoire serrée, les lèvres pincées, elle sort de sa poche une petite boîte contenant ses cigarettes déjà roulées au préalable. Silencieusement, elle en sort une qu’elle glisse entre ses lèvres rouges avant de souffler d’une voix neutre : Je vais m’en griller une, si ça te tente je suis dehors. Elle sent que sa vision devient trouble, ses yeux commencent à piquer alors qu’un petit dépôt de larme se forme dans ses yeux. Elle toussote et tourne les talons sans attendre sa réponse. Elle pose dans un coin, le dos collé contre le mur du bâtiment, elle allume son petit trésor qu’elle tire du bout les lèvres avant de se laisser glisser au sol. Un premier jet de fumée rejeté, Shana laisse son regard s’attarder sur un groupe de danseurs de rue. Orgueil bafoué, elle a beau pleurer silencieusement et elle n’en a plus rien à foutre maintenant.  

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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Dim 15 Jan - 0:01
Il voit le serveur baisser les yeux, lorsqu'il croise son regard. Il voit tes yeux à toi briller quelques secondes. Les traits de ton visage se décomposent, se tirent pour te draper d'émotions qu'il n'est pas censé te faire sentir... S'en veut-il ? Probablement pas. Cela fait longtemps qu'il préfère assumer les conséquences de ses actes que de s'en vouloir pour un mal minime. S'en vouloir est souffrir deux fois. Tu l'avais habitué à plus de poigne, plus de hargne, plus de répondant. Mais tu es muette : tu te recroqueville. Il a touché un point faible, il en est certain. La sensualité des minutes précédentes a totalement disparue. La complicité a été dépouillée à la violence de ses mots mielleux. La femme semble se métamorphosée en avant. Le jeu disparaît totalement, ne laissant plus que le silence entre vous. Tes yeux sont assassins, brillant d'une douleur qu'il lui semble bien trop familière. Il la voit, ta mâchoire se serrer, ton souffle qui se fait court. Tu encaisses, tu réfléchis peut-être, tu avales mais tout s'amasse en toi, incapable de cracher ton venin qui t'étouffe. Puis tu finis par battre retraite. Amadeus ne dit rien et ne te retient pas non plus. Il préfère te laisser le temps, te reprendre peut-être. Pourtant, lorsque tu es loin, il échappe un léger soupire. Un nouveau verre se glisse devant lui et il en prend quelques gorgées. Il cherche un instant son portefeuille pour glisser quelques billets sur le comptoir, pour vos consommations. Il termine son verre, cul sec, laissant l'alcool lui brûler la gorge. Il ne le savoure pas ce whisky, mais il se glisse dans ses veines, réchauffant légèrement son corps. Ses humeurs sont plus lourdes. Il pourrait partir, disparaître tout bonnement de ta vie... Il a mieux à faire. Il pourrait oublier cette soirée dans les bras d'une autre, calmer les démons en faisant couler le sang, sentir son coeur palpiter sous le goût macabre du pouvoir... Pourtant, ce sont tes pas qu'il emprunte après avoir enfilé son manteau. Son regard croise celui de son garde du corps bien plus loin.

Il ne tarde pas à te trouver à l'extérieur, assise sur le sol. Cette vision, il semble l'avoir déjà eu de son fils, il y a quelques années. Une des rares disputes qu'il avait pu avoir avec lui. Amadeus ne sait pas aimer, il ne l'a jamais su. Il ne sait pas communiquer comme le commun des mortels : issu d'un monde où la violence est règle d'or, où les émotions sont des faiblesses, il domine simplement. Il domine son frère. Il domine son fils. Il domine son monde. Ses valeurs, ses règles. Et puis il y avait toi. Toi, l'électron libre, qui n'avait aucune place légitime dans cette vie si bien rangée. Tu étais l'étrangère qu'il revenait voir, encore. Tu étais l'étrangère vers laquelle il se dirigeait lentement. Il s'arrêtait devant toi puis s'accroupissait. Il devine tes larmes sur ton visage dissimulé par quelques unes de tes mèches de cheveux. D'une douceur qu'il s'ignorait, il vient glisser ses doigt contre tes joues humides. Il efface les traces de son horreur, avant de se poser à tes côtés. « Le soir où nous devions nous voir, j'ai reçu un appel de l'hôpital... Pour ma mère. » Son regard se perd un instant vers le groupe de danseurs. Puis il repose son regard sur toi. « J'ai du m'y rendre, non sans emporter du travail avec moi. » Lentement, il t'attire doucement, pour passer son bras autour de toi, ses doigts venant jouer avec tes cheveux doucement. Il n'a pas les mots pour te calmer, mais peut-être que la douceur de ses gestes y parviendront. « Passer la soirée avec toi, aurait été bien plus intéressant. Mais je dois avouer que je te préfère mordante. » Il tourne un peu la tête vers toi, croisant peut-être ton regard. Il ne sourit pas, mais si il capture ton regard, il préfère le garder un instant, simplement pour lui. Il s'étonne à avoir envie de t'embrasser. Il laisse le silence se poser un instant. Il s'est déjà surpris au bureau à penser à toi, être lui, ou être quelqu'un d'autre. Un homme sans intérêt, sans importance, qui ne possède aucun nom. Et toi, si libre face à lui. Ta spontanéité lui plaisait. Tes sourires aussi. Tes yeux brillants de larmes, aussi. Amadeus souffle plus bas, ses doigts effleurant ta mâchoire : « Je ne te connais pas, Shana... Ni toi, ni les drames de ta vie. Et j'ignore si j'en aurais le plaisir, un jour... » Ce serpent toujours aussi vicieux. Le monstre capable de glisser un masque d'ange sur ses traits. Pour mieux t'amadouer, pour mieux te calmer, ou t'attraper. Il ignore lui-même pourquoi il est venu jusqu'à toi. Il ignore pourquoi il te souffle tout cela. « Nous pouvons en parler... Les ignorer... Ou simplement les traîner. » Le mafieux se redresse un peu. Il perd probablement la tête. Il observe la fumée s'extirper de tes lèvres. Il respire l'odeur caractéristique de ton trésor. Son regard se perd quelques secondes alors qu'il souffle : « Je ne compte pas devenir un ennemi. » Un soutien peut-être. Un ami peut-être. Une présence dans ta vie à qui on ne confiait pas seulement les instants de joie. Un semblant de quelque chose à quoi l'on peut s'accrocher parfois.  C'était surtout sa manière détournée de s'excuser, d'avoir trouvé et appuyé volontairement sur un point sensible. Tu jouais, il jouait. Tu mords, il mord. Seulement, il semble être un peu plus brutal que toi, cette femme qui lui semblait si frêle soudainement.


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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Dim 15 Jan - 20:34
Oh my beautiful disaster
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Le ton de la soirée a été donné. Sarcastique et dénué du moindre effort pour cacher la raillerie des deux partenaires. La joute verbale mesquine n’a jamais engendré de bons résultats, pourquoi en aurait-il été autrement pour eux ? Alors qu'un trouble fugace s'était reflété à la naissance de ses iris chocolatés, l'espace d'un instant, il est instinctivement balayé par l'apparition d'un écran noir qui vient voiler la vision ignoble de cet homme qui venait de la clouer sur place. Aveugle, cécité éphémère qui éclabousse la noirceur de ses songes d’images toutes plus délectables les unes que les autres. Elle aurait manifestement dû le ruer de coups, l’écorcher vif, le bousculer à grands coups de hampes et de gueule. Bien sûr, tout cela se passe dans sa tête. Petite Shana, blessée. Petite Shana qui s’enfuit de la scène du crime,  les épaules rentrées et l’échine à demi-courbée. La blonde se réfugie à l’extérieur du bar, comme un animal blessé qui lèche ses plaies au fond de sa tanière. Dans une autre circonstance, elle se serait défendue. Dans une autre bataille, elle aurait trépidé à l’idée de pouvoir assouvir cette aspiration profonde, inavouable et inassouvie. Mais lorsque l’on est touché en plein cœur, on suffoque. Jonchée sur le sol, dos contre le mur de la bâtisse, Shana se fait petite. Elle souffle son malaise qui s’évacue dans la volute de fumée qui vole et virevolte dans l’air. Et lorsque l’écran opaque se disperse, elle le voit qui s’immobilise devant elle avant de se mettre à son niveau. Sa main qui traverse le rideau de sa chevelure vient assécher le robinet ouvert de ses larmes qui coulent sans même qu’elle ne parvienne à les contrôler. Silencieuse, Shana sent une chair de poule recouvrir ses membres comme une seconde peau.  Le silence se glisse entre eux, elle tire à nouveau sur son fumant avant de fermer les yeux en soupirant.  Soupir las qu’elle s’adresse à elle-même, en constatation de sa gêne. Parce qu’elle n’a pas su cacher à Amadeus que les mots prononcés avaient été plus grave que les précédents. Les doigts de la petite blonde triturent nerveusement un bouton de son manteau, là où elle prend soin d’éviter de croiser son regard. Le soir où nous devions nous voir, j'ai reçu un appel de l'hôpital... Pour ma mère. Et le clou s’enfonce encore un peu plus dans la plaie purulente. Elle fronce les sourcils, s’affaisse doucement lorsqu’il l’attire doucement contre lui, tout en serrant la mâchoire. Elle cale naturellement sa tête contre son torse se laissant bercer par ce massage capillaire qui la calme.

Elle l’écoute attentivement, la bouche scellée qui ne s’ouvre que pour accueillir le poison qui inonde et pourrit ses poumons. Lentement, discrètement, à petit feu. C’est subtile, c’est vicieux mais tellement bon. Il la préfère mordante, dit-il. Il marque un point, elle le sait car il a touché en plein milieu de la cible. Elle a un gros problème, un gros complexe d’infériorité. Tous les jours, à chaque heure, quelque chose le lui rappelle. Gamine non, elle ne l’est pas. Égoïste ? A en crever. Jalouse, elle pourrait se ternir tant sa jalousie la ronge. Pourquoi faut-il que ce soit une femme affreuse qui récolte tout l’amour du plus canard des hommes : son frère ? Elle a cruellement besoin de son attention, car elle a mal grandi cette sale gosse. Son absence a été bien trop traumatisante pour celle qui était unie comme les doigts de la main avec lui. Un rejet de sa part, c’est crucifier Shana et l’expédier six pieds sous Terre. Elle a parfois l’impression que ça faisait partit du plan d’Ivan. Qu’il avait prévu qu’elle finirait par claquer la porte, et ne reviendra pas. Et derrière ses larmes se cache en fait une macabre désolation. Tordue jusque dans la plus infime fibre de son cerveau, Ivan ou le gérant de cet asile de fous s’amuse la voir se détruire toujours plus, notant sur son calepin blanc jusqu’où sa chute peut continuer. Elle en esquisse un infime sourire, pris à la gorge par un amusement éphémère qui cède déjà sa place à cette douleur habituelle, lorsqu’elle pense à lui. Et elle ignore ce qui la dérange le plus. De ne pas parvenir à digérer cette rupture familiale et savoir que son propre frère ignore royalement son bouleversement ou de savoir qu’un parfait inconnu est parvenu à mettre le doigt sur ce qui la pousse à se bousiller. Les doigts du vieux se déversent sous sa mâchoire si bien qu’elle reprend contenance et ouvre enfin la bouche après être restée silencieuse jusqu’à ce qu’il termine de parler. Je suis désolé. Trois petits mots. Fragile sur les premiers mots, sa voix retrouve de son aplomb. Elle efface les tremblements qui la fragilisent et relève le nez pour reposer son regard sur lui. Elle glisse une main contre sa joue qu’elle caresse délicatement avant de se redresser sur ses genoux et lui faire face. Un souffle entre les lèvres, elle termine sa cigarette en tirant un grand coup dessus. Elle jette le mégot plus loin tout en rejetant la fumée de son trésor. Si nous nous parlons, je saurai jouer la gentille pote. Si nous les ignorons, je saurai être la mignonne qu’on peut oublier le lendemain. Et enfin si nous les traînons, je saurai être l’éponge qui absorbe tout. Ses lèvres rouges se rapproche de la bouche du vieillard sans pour autant la capturer, laissant plutôt chaque mot venir apposer légèrement ses lèvres contre celles de cet homme. Questionnaire à choix multiples, aucunes mauvaises réponses. Une pluralité de possibilités.   

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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Lun 23 Jan - 23:56
Elle est désolée la poupée. Elle les souffle ces mots, de sa voix tremblante qui peine à retrouver son aplomb. Elle est désolée pour des choses qui lui échappent. Son comportement bien qu'extrêmement puéril aux yeux du plus âgé, semblait naturel. Il n'était pas capable de considérer un tant soit peu ces excuses, qui n'étaient que simples formalités, politesse de bas étage, qu'il méprisait depuis longtemps, mais dont il adore manier les arcanes. Regarder les insectes se tortiller à vos pieds, en susurrant que vous n'appréciez guère le manque de respect. Le regard d'Amadeus est perdu dans le vague. Ses doigts effleurent le derme de satin de la poupée, tandis que s'imposent à son esprit, des souvenirs bien plus pétillants. Ces sourires qu'il a pu redessiner à coup de couteau, pour le simple crime d'irrespect. Il dévorait la défiance de ses propres dents, déchirait le dédain de ses griffes d'acier, souillait ces êtres qu'il se plaisait à affaiblir. Dominer, sans pudeur. Acculer dans l'ombre, étouffer de sa présence, asservir de ce pouvoir tyrannique que les armes, l'argent, la manipulation lui donnaient.

Ce sont tes caresses, presque inattendues, qui le tirent de ses pensées macabres. Sur son visage se glisse l'ombre de la surprise, tirée par ce sourcil qui s'hausse légèrement. Ses yeux clairs se reposent sur toi : ils dépiècent ton visage d'une lenteur cruelle. Poupée de nuit, poupée de sang, tu t'agites et conquiert ce qui ne t'appartient guère : tu te hisses sur tes genoux, coincée entre ses jambes à lui. Il se redresse légèrement son dos se posant davantage conte le mur glacé. La fumée s'échappe de tes lèvres boudeuses et il observe ce mégot disparaître plus loin. Son souffle est calme, son visage si neutre. La tendresse semble s'être dissipée, aussi vite qu'elle est arrivée. Pourtant, fin observateur qu'il est, il est presque voyeur à te détailler avec autant de précision. Tu n'as probablement jamais été aussi proche de lui. Ton parfum est mêlé à celui du tabac qui émane de ta bouche : cela l'agace légèrement. La poupée parle et tu lui arraches un léger sourire amusé. Ses prunelles sont rivées aux tiennes, et sa main se glisse contre ta hanche : il appose une trace invisible, te marque au fer de ses envies mutines. Tu es là, face à lui, si proche de lui. Pourtant, il n'y a que les mots pour se glisser entre vous. Tes lèvres frôlent les siennes et il ose te répondre : « Je prends les trois. Je n'ai jamais été raisonnable... » La tentation est si proche, elle est suave cette présence qui effleure ses lippes. Pourtant, il n'en fait rien. Il joue encore, relaçant vos règles silencieuses et sournoises. Le premier qui craquera, le premier qui flanchera pour attraper l'autre. Ta fierté était encore en jeu, il la titille lentement, paisiblement. Il gratte tel un vautour ta patience, quand bien même il éprouve ses envies bestiales. Lui qui a tant l'habitude de prendre ce qu'il désire sans se soucier de quoi que ce soit, s'étonne presque de respecter ces règles muettes. Pourtant, tes lèvres finissent par se déposer contre les tiennes, douces, délicates et si chastes. Un léger sourire s'étire sur ses lippes, et sa main se glisse contre ta nuque. Il est saint pêcheur, pratiquant consciencieusement, son âme dévorée par des vices multiples. Alors sa langue effleure ta bouche, se glisse pour rencontrer sa jumelle dans une envie... ironiquement contenue, de par le goût salé de ton baiser.

Ses orbes glacés se détournent de tes iris si sombres, lorsque se redresse, lorsque vos lèvres s'éloignent. Un instant, son attention est arrachée ailleurs : il observe ces quelques personnes commencer à quitter les lieux, à s'éloigner. Le temps s'est engrainé probablement plus vite qu'il ne l'aurait cru : le couvre-feu devait probablement être proche. Il ne t'observe pas lorsqu'il commence à dire : « J'imagine que je peux consentir à te pardonner... » Chantage au bout des lèvres, moquerie mesquine, amour piquant et humour désolant. « ... si tu nous laisse poursuivre cette soirée chez moi. » Il n'avait pas pour habitude d'être sous son toit lorsque le couvre-feu sonnait. Ces nouvelles règles étaient terriblement contraignantes pour lui qui vivait majoritairement la nuit. Corrompre les forces de l'ordre n'était pas chose dure de sa position, mai quant aux clients du casino ou cabaret, c'étaient des histoires différentes. « Promis, je ne te proposerai pas de martini. » Il te laisse te redresser avant d'en faire de même.

Bientôt, vos pas vous conduisent jusqu'à sa voiture. La carrosserie noire brillait légèrement sous un lampadaire qui clignotait : une dodge challenger r/t de 2017, personnalisée probablement par Jack Roberts qui prenaient soin depuis quelques années déjà de ses jouets. Un argent plus ou moins sale qu'il dépensait sans compter, étouffé dans un ennui continuel lorsqu'il n'était pas sur les chemins ténébreux de ses vacations illégales. Amadeus s'avance pour trouver la portière. Il lui semble que cela fait une éternité qu'il n'a pas conduit, eût le plaisir de faire ronronner le moteur. Comme d'autres, vous disparaissez dans les rues de Chicago, rejoindre la chaleur factice de vos appartements.

Et c'est là où il te mène : l'un de ses appartements dans lesquels il vit si peu, ou se réfugie lorsqu'il est en mal de solitude. Un appartement beaucoup trop grand pour une seule personne, dans un immeuble de goût. Il est spacieux, alternant entre les couleurs de bois sombre, de blanc et de gris. Tout semble aseptisé, beaucoup trop froid, impersonnel, terriblement propre aux premiers regards. Pourtant le séjour, donnant sur une cuisine ouverte, et une terrasse ouverte dont la vue était imprenable sur la ville, émanait quelque chose d'un peu plus chaleureux - probablement grâce au bois sciemment utilisé. Néanmoins, il n'y avait aucune photo, simplement des peintures et photographies d'artistes accrochées de si et là : un goût tardif pour des plaisirs que l'on ne saurait s'offrir. Il suffit de regarder un peu plus longuement pour découvrir que le lieu possède une âme  néanmoins : livres abandonnés de ci et là, quelques lettres s'entassant sur un meuble à l'entrée, la présence de fruit sur le comptoir, la présence d'une serviette noire, posée sur une chaise, ou encore cette antre de cheminée - caprice ultime - dans laquelle survit quelques braises.

Amadeus accroche ton manteau, avant d'avancer avec toi. Il n'ouvre pas une bouteille de vin comme à l'accoutumée, mais te laisse lui prouver ta connaissance - ou méconnaissance - en whisky en te laissant choisir celui qui se glissera dans vos verres. Il s'amuse de ta réaction, alors qu'il allume une musique en fond.


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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Jeu 26 Jan - 23:28
Oh my beautiful disaster
Ft Amadeus

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La sincérité creuse le pli soucieux entre ses sourcils. La petite blonde bredouille de plates excuses entre ses lèvres rouges,  des excuses dont elle n’en signale pas l’objet. Il peut les prendre comme bon lui semble : soit pour l’état de santé de sa mère, soit pour sa fuite voir même les deux. Est-elle dans le regret pour tout et rien à la fois ? Elle l’ignore elle-même pour tout dire. Et pourtant … pourtant, elle ressent le besoin de formuler ces trois petits mots qui veulent tout et rien dire à la fois. Dans une caresse voluptueuse, elle dévoile une partie de son intimité qu’il a malencontreusement déduite d’une manière peu subtile. Tellement surprenante que cela l’en a presque bouleversée. Elle ne s’y était pas attendue. Peut-être même l’avait-elle sous-estimé d’une certaine manière, grossière erreur. Du bout des doigts, elle avait desserré l’étau qui entourait son cou. A la limite du dernier carillon du couvre-feu, elle envoie valser ses dernières volontés, elle se hisse sur ses genoux incitant le plus âgé à s’adosser un peu plus contre le mur. Et là, elle le surplombe, de toute sa hauteur. Son geste enivrant la plonge l’ivresse et une telle distraction la rend plus vulnérable entre ses mains apposées contre sa hanche et l’autre derrière sa nuque. Étourdie par le baiser qu’elle lui vole, charmée par la chaleur de sa langue qui valse avec la sienne, Shana s’accroche un peu plus à lui. Fais-moi rêver alors. Certaines personne nous enchantent rien qu’en croisant leur regard. L’intérêt s’énonce dans une parade passionnée précise, impérative, à la fois majestueuse et parcimonieuse, et adjectivée, une tentation succulente. Capturer ses lèvres, c’était comme déboucher la bouteille d’un magnum de champagne.

La ferveur est gourmande, et spécialement quand partager un baiser avec Amadeus, c’est imprimer le goût de ses lèvres dans sa mémoire. Parce qu’elle sait que toute bonne chose a une fin, elle se replie pour cesser cette valse en silence. Pas de Martini ? Allons-y. chuchote-t-elle à bout de lèvres. Ce balancement du désir la rappelle à l’ordre une dernière fois, et c’est en lui mordant doucement la lèvre qu’elle obtempère non pas sans regret. Union qu’elle a beaucoup de mal à regretter et que l’exaltation lui rappelle. Elle ne lui rappelle pas seulement que son esprit est transcendé, mais qu’il a lui-même une dimension sensible, un vouloir qui est appétit, parfois une envie bestiale. A l’inverse, de sa raison qui lui intime de ne pas trop s’y frotter. À chaque contact, Amadeus laisse des traces de fer rouge sur sa peau en lui octroyant un baiser fumant, comme une flamme rebelle qui refuse de s’étouffer. Ainsi, aussi divertissante que peut être cette soirée dansante, Shana ne tarde pas pour se remettre debout et emboîte le pas pour suivre le vieux en direction de sa voiture. La petite blonde arque un sourcil interrogateur, tout en écarquillant les yeux. Ce n’est pas une voiture, mais plutôt un bolide. Elle le regarde de travers alors qu’elle se questionne sur le nombre de zéro qui suivent sur sa fiche de paie. Désireuse d’être ailleurs, elle ne s’attarde pas bien longtemps sur sa réflexion et grimpe dans la voiture reluisante noire. Confortablement installée à la place passagère, Shana se laisse conduire dans les rues nocturnes de la ville afin d’y rejoindre les appartements d’Amadeus.

Et lorsqu’elle franchit la porte de son antre, elle se sent presque acculée par cette étrange sensation de petitesse qui la submerge. Franchir le territoire du prédateur en étant une petite proie, si petite. Un prédateur qui la guide et l’enlace dans une étreinte mortelle où il grouille en amas de matière, en concentration de sinistres intentions et en maelstrom de rêves fauchés en plein vol. Quelques proies y survivent, Shana se cramponnerait presque aux gons de la porte, à sa confusion entre désir et mépris. Si bien qu'elle laisse son regard décortiquer avec curiosité chaque recoin de cet appartement ostentatoire, qui semble figé et pourtant mouvant. Aussi indiscernable que son propriétaire, aussi intriguant. Elle laisse glisser son manteau de ses épaules, et soupire d’aise quand la douce chaleur l’accueille pour chasser la fraîcheur de l’extérieur. Shana a le choix du poison pour entamer la seconde partie de cette soirée, elle tapote doucement ses deux doigts contre ses lèvres rouges avant de laisser son envie se porter sur : Ballantine's sera notre vice. Whisky, pour ne pas changer ! Un sourire étire les lèvres de cette petite gourmande qui verse la liqueur or dans deux verres en cristal qu’elle apporte au vieil homme qu’elle rejoint silencieusement. Elle glisse sa main derrière sa nuque avant de lui tendre son puit à péché. Dans un geste nonchalant, elle entrechoque son verre contre le sien puis en boit une petite gorgée. Elle ricane tout en prêtant attention à la musique qui se diffuse dans l’appartement. Sérieusement la musique ? C’est tellement rétro. J’espère sincèrement que tu n’attires pas tes mignonnes avec un attrape mouche aussi cliché et ringard ? Sa main se glisse dans sa chevelure, alternant caresse dans la nuque et dans ses cheveux bruns légèrement en pagaille. Une petite pique, pour rehausser l’ambiance. Parce qu’il la préfère mordante qu’il a dit, alors elle lui mordra les lèvres jusqu’au sang.
  
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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Ven 24 Fév - 13:35
« Fais-moi rêver alors. » La poupée allait probablement désenchantée rapidement.  Amadeus devait rester un anonyme, un inconnu pour la belle naïve. Pire encore, elle ne devait rester qu'une parmi tant d'autres, un mirage dans sa vie, si il ne voulait guère attirer l'attention sur elle... Son nouveau jouet. Sa nouvelle occupation. Car Amadeus n'est pas un homme qui revient, il n'est que plaisir éphémère, une nuit gravée dans la chair qui ne revient jamais. Revenir est preuve de danger. Revenir est signer votre arrêt de mort. Mais toi, c'est différent. Toi, tu es la petite poupée capricieuse qu'il se plait à observer balbutier. Il est trop tôt pour se prononcer, mais il sait que tout plaisir a une fin. Cette fin il ne la désire pourtant pas, mais a conscience qu'elle viendra tôt ou tard s'imposer d'elle même. Comme cette petite morsure que tu déposes sur sa lèvre inférieure et qui lui arrache un léger sourire amusé. La poupée mordante jouant à illustrer les propres mots du mafieux. Sa langue glisse sur ses propres lèvres, capturant le goût de la belle, bien trop mêlé au tabac.

Arrivé dans son appartement, il relève la tête vers toi lorsqu'il t'entendant choisir l'alcool. Un Ballentine's vieux de 12 ans d'âge, mais qui restait un blended, donc plus doux et accessibles pour les méconnaisseurs en whisky. « Tu as déjà goûté des single malt ? » Il lance la musique, celle qui planne si souvent dans son appartement lorsqu'il travaille. D'ailleurs, son oeil s'arrête sur l'un de ses ordinateurs portables sur une table lointaine, non loin de la baie vitrée. « Je te ferais goûter un single cask, un jour. » Promesse en l'air, promesse dans le vent, promesse d'une prochaine fois sans rien. Des plans creux et vides qui n'ont aucune signification. Tu reviens vers lui, alors qu'il s'assure que son ordinateur est éteins et il en referme l'écran. Il attrape son verre, laissant ton bras se glisser derrière sa nuque.
Ses yeux clairs se plantent dans les tiens et il pose cette main légère contre ta hanche. Vos verres s'entrechoquent et il prend une moyenne gorgée dans sa bouche. Il laisse l'alcool dévorer sa langue et son palais, engourdir ses sens de ces saveurs boisées avant d'avaler l'alcool. Ce n'était pas l'un de ses préférés.

« C'est tellement rétro. » Il hausse un sourcil, échappant un léger rire. Toujours quelque chose à redire. Toujours quelque chose à critiquer. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas été face à une telle personne. Tu t'entêtais à souligner et rappeler, tel un leitmotiv que tu n'étais pas la seule femme. Tu désirais résolument ne pas être la seule. N'être qu'une parmi d'autres. Te rassurer que tout ceci ne voulait rien dire. Pourtant, tu étais entre le vrai et le faux. Amadeus n'avait aucune honte à affirmer qu'il sustentait son besoin charnel à droite et à gauche, abusant parfois de sa position auprès de ses filles. Pourtant, tu étais bien la seule qu'il voyait de nouveau. Encore. Se contentant d'un simple baiser. Tout ceci était d'un ridicule poignant. « Je l'ignore. Est-ce que cela marche ? » Un léger sourire amusé se glisse sur ses lèvres, avant qu'il ne noie ce vague amusement dans une autre gorgée de son verre. Il savoure les saveurs. Il savoure tes caresses contre ta nuque et son cuir chevelu. Probablement l'une des choses qu'il appréciait le plus. « La seule mignonne que je vois ici, c'est toi. » Il se redresse un peu, pivote un peu plus vers toi. Il avance vers toi. Que tu recules ou pas, il s'avance vers toi. Jusqu'à être beaucoup trop proche de toi. « Et tu n'es toujours pas partie. » Il hausse un sourcil, légèrement provocateur. Pourtant ses doigts glissent contre ta mâchoire qu'il serre à peine pour te faire relever ton visage vers le sien. Sa langue effleure ta lèvre inférieure qu'il vient mordre gentiment. Désespérément gentil.

L'esprit du fauve s'éveille.
Les instincts primaires ne sont jamais loin.


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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Dim 26 Fév - 0:07
Oh my beautiful disaster
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Dans cet appartement  luxueux, la jolie blonde valse sur la pointe de ses chaussures tandis qu’elle se laisse doucement tomber sur le canapé après avoir laissé son choix se porter sur une bouteille. Un whisky relativement léger pour clôturer cette soirée sur une note plus douce. Boire pour réchauffer son gosier, un plaisir renouvelé de rencontre en rencontre avec le vieux Amadeus, enrichis à chaque fois de circonstances particulières. Et même dans son propre renouvellement, le plaisir de la boisson est presque infini et s’ajoute ce soir au plaisir de la chair, tant il présente d’aspects imprévus et incontrôlables, et avec cet homme si piquant pourtant. Amadeus, Amadeus elle ignore son nom de famille, tout n’est que divertissement avec lui. Une fois, elle a une faim plus vive, une autre fois elle le contemple comme un agréable compagnon de beuverie, une autre fois comme un environnement nouveau. Elle peut ainsi aller d’émerveillement en émerveillement avec lui. Porter les sens à incandescence suppose une ardeur. L’espace d’un instant –qui lui semble une éternité –, de son intrusion tactile contre sa nuque à l’image d’une caresse, la première gorgée de whisky frôle son œsophage avant de se perdre ailleurs, au fond de son estomac. Shana guette du coin de l’œil l’ordinateur qui se referme, elle détourne le regard et reporte son attention sur cet homme amateur de plaisir dont elle aime tant les effleurements contre sa hanche et le souffle. Bien sûr, chaque variante du whisky est mon amour de caprice, psalmodie-t-elle du bout de ses lèvres rouges alors qu’elle engloutit une seconde gorgée de cette liqueur or qu’elle fait valser d’un geste circulaire au fond de ce verre en cristal qui la renferme. J’ignorais juste que tu voulais sortir la grosse artillerie, la lourde, tu vois. Un petit sourire narquois sur les lèvres, elle ne peut réprimer un petit rire qui s’échappe alors qu’elle l’observe avec amusement, de son regard sombre. Un jour, peut-être. Elle chantonne ce faux serment qu’elle blasphème sans aucune honte, sans aucun remord. Une promesse dénuée de toute conviction, une promesse balbutiée histoire de meubler l’instant présent pour le rendre satisfaisant. Certainement pas pour elle, un peu moins pour lui, peut-être pour arrondir les angles d’une agréable soirée en perspective.

Nul doute que Shana cherche à se dérober, à tracer les limites qu’elle ne souhaite pas dépasser, délimiter la zone dans laquelle elle souhaite rester. Garder Amadeus à une certaine distance, peu désireuse de le voir apparaître quand elle ne s’y attend pas, surgissant quand elle ne l’espère pas. C’est un réconfort qu’elle s’impose, c’est une assurance qu’elle signe implicitement avec lui. Et comme toute jolie mignonne qu’elle est, elle n’hésite pas à pousser le vice pour bien le souligner, le rappeler inlassablement, bien que pour cette seconde entrevue, le même schéma se dresse sous ses yeux sans qu’elle ne puisse s’y résoudre à le suivre à la lettre. Cette privation volontaire, une pénitence pour ce désir cuisant qui la gouverne. Elle hausse les épaules en réponse pour lui faire comprendre qu’elle ignore si cela marche, elle ne fait même plus attention au fond sonore. Le regard plongé dans la clarté de ses prunelles, Shana se laisse approcher tout en continuant de caresser ce cuir chevelu qu’elle affectionne particulièrement ce soir. Elle ne cille pas, elle ne recule pas. Comme, alors, sont délectables et enivrants les effleurements et les non-échappatoires. Ses tympans vibrent au son de sa voix, et à l’issue de ses propos, elle éclate de rire tandis qu’elle boit une nouvelle gorgée de son scotch qu’elle pose contre la table. Alors que le parfum du vieil homme enivre ses sens, elle le voit approcher délicatement sa main afin de la poser au creux de sa mâchoire, qu’il fait remonter jusqu’à son propre visage. Promis, je t’épargnerai le calvaire du petit-déjeuner au lit. Et le fauve mordille doucement dans la lèvre de la blonde qui ne peut réprimer un sourire amusé. Une délicatesse étonnante pour un homme de sa stature, elle profite de cet instant d’égarement pour lui ravir son verre tout en grimpant et s’installant à califourchon sur lui. Voleuse de liqueur dorée, Shana avale une petite gorgée avant de poser le verre derrière elle, non loin du sien, sur la table basse. D’un geste délicat, elle tire sur son haut en satin qu’elle fait passer par-dessus ses bras avant de le jeter à l’autre bout du canapé. Attendre, savoir se réjouir d’attendre, n’est pas forcément un exploit monastique dans lequel la petite blonde brille, si bien qu’elle vient dévorer fiévreusement les lèvres d’Amadeus tandis qu’une main inonde sa chevelure et rejette doucement sa tête en arrière tandis que l’autre se glisse sous son cardigan. Doigts fourmillant contre son torse, elle laisse courir la pulpe de ses doigts contre sa peau alors qu’elle lui vole un baiser.
  
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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Mer 7 Juin - 14:06
« Question de point de vue. » Lorsque l’on possède à ne plus savoir en aligner les chiffres, ces nombres qui défilent sans se stopper… qu’importe le prix, tant que l’objet de sa convoitise sustentait une envie présente. Souvent puérile, souvent inutile, purement matérialiste, éternellement capricieuse. Une envie, d’une de ces arrivistes, qui se trainaient des poches dégueulant de billets sales. Qu’est-ce qu’il s’en foutait de consommer trop cher un soir de semaine, qu’est-ce que cela changerait à sa vie ? Qu’est-ce que cela changerait à l’un de ses comptes en banques, à son lendemain ? Rien. Si ce n’est qu’il se dépravait dans des goûts de luxe, loin du froid et du sang collant des ruelles puant l’urine et la pourriture.

Promesse futile, promesse dérisoire. Amadeus s’amuse de ce refrain ennuyant que tu entonnes une nouvelle fois. Il ignore ce que le futur lui réserve, mais il ne te reverra certainement jamais. Pourtant, il était certain de s’être promis cette même chose lors de la première fois. Cette fois qui aurait due être unique. Preuve éventuelle d’une faiblesse en construction, d’une faille qui s’est glissé dans son cœur en béton armé. Son peu d’humanité s’y infiltre peut-être, ou son manque perpétuel de présence. Cette chaleur contre lui, une attention qu’il dévore, mais qu’il ne rend jamais. Un vautour, un rapace affamé qui ne pense toujours qu’à sa propre faim. Tu n’étais probablement que cela : un accessoire de plus, dans ses collections innombrables.

« T’as plutôt intérêt d’avoir disparue avant que je ne me réveille. » Parce qu’il n’est pas ton homme, ni ton amant. Juste un connard qui compte profiter de cette putain de liberté dont pense jouir les femmes. Ta liberté, et celle de ton corps, qu’il prenait avec grâce, qu’il souillerait sans aucun respect.
Mais bientôt, il est assis. Bientôt, tu es sur lui ; tes jambes se glissant autour de sa taille. Ton parfum l’embaume, et il regarde l’alcool de son propre verre couler contre tes lèvres rouges. Rouge sang, rouge passion. Rouge ardent, rouge colère. Sans même un effort, tu égares ton chandail intentionnellement et il reste simple observateur. Prince aux milles écussons d’or, il est voyeur et pécheur. Un sourire amusé tire ses lèvres et il se laisse faire, curieux de voir la belle téméraire s’agiter autant. Le mâle échappe un léger grondement lorsque tu viens l’embrasser, lorsque tes doigts s’aventurent sous ses hauts. Il répond avec force à ton baiser : sa langue rencontre la tienne, se liant sournoisement avant qu’il n’en vienne à capturer la tienne entre les tiennes, mordant un peu plus fortement ta lèvre gonflée. Sa paume chaude coule contre ta chair, véritable conquérant impatient resculptant les formes de ton corps. Pianiste hors pair contre tes reins, le long de ta colonne vertébrale, ses dextres plongent dans tes mèches blondes pour s’en emparer. Il en profite alors pour venir dévorer lentement ta gorge. Ses dents avides, ses baisers à peine déposés, sa langue maligne. Sa respiration caresse ton derme de satin, et il attend un peu, il accentue la cambrure de tes reins, avant de laisser son regard impérieux glisser le long de ton corps. Il te relâcha doucement, ses doigts effleurant ta gorge délicate, la rondeur de tes poitrines, les creux de tes côtes, et la finesse de ta hanche. Une fausse douceur, malheureusement contrit dans ses gestes.

Amadeus se redresse légèrement, posant son regard sur ton visage. Il s’échappa à ta bouche outrageusement abîmée. Ses yeux sombres se lient aux tiens, avant qu’il n’approche sa bouche de fauve de ta poitrine. Sa langue suit la lisière de la dentelle contre ta peau avant qu’il ne remonte et mordille ta clavicule. « Lève-toi. »


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MessageSujet: Re: Oh my beautiful disaster — Amadeus   Mer 14 Juin - 21:03
Oh my beautiful disaster
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Diablement sûre d’elle, Shana sent le regard du vieil homme couler sur son corps dénudé. Voluptueuse et hypnotisante, derrière ses songes embrasés, elle se montre irrévocable avec Amadeus.  Pour un peu de réjouissance, elle est prête à jouer le rôle de l’amante, le temps d’une nuit. Il lui a fallu peu, un moment de provocation, un moment de divertissement, une petite étincelle qui embrase la mèche, c’était tout ce dont elle a eu besoin pour partir au quart de tour. Un moment d’égarement. Un moment de folie. Elle relâche son visage avant de baiser le coin de sa bouche entre ses lèvres. La jolie blonde se laisser aller sur le Faucille, elle s’installe confortablement sur lui à califourchon tout en se mouvant doucement  en rythme avec l’air musical. Femme de parole, elle n’hésite pas à se laisser prendre au jeu qu’elle a elle-même lancé : partir avant son réveil. Elle lève les yeux au ciel, quel rabat-joie. Elle n’ignore pas la règle basique de la parfaite Chieuse : c’est un accord tacite, celui qu’elle respecte avec la plus grande minutie. Celui de ne pas s’imposer au réveil,  de regarder ostensiblement sa montre et de s’éclipser comme une souris. Car la Chieuse est une femme occupée, indépendante et pleine d’assurance qui favorise son bien être avant celui d’un homme. Elle conserve ses priorités, ses valeurs et ses préférences, toujours. Shana n’offrira rien à Amadeus, elle se videra de tout son saoul, dans ses bras, car elle ne se préoccupe pas de son opinion et n’a pas besoin de son approbation. Elle reste son propre patron.

Amadeus la regarde, elle a donc simplement, accidentellement, négligemment lâché sa tunique pour qu’il puisse apposer ses mains cuisantes sur sa peau de nacre. L’engourdissement de son corps sous les caresses de l’homme, de ses muscles, la sensation de chaleur dans sa circulation sanguine la rendent toute chose. Elle dépose un baiser brûlant à la commissure de son cou qu’elle mordille sans ménagement, elle oublie. Sous ses baisers, les mondes s’entrechoquent, déraillent sous l’affluence de forces contraires. Depuis le début, les différences sont notables, assez criardes pour qu’ils n’aient nul besoin de les souligner de quelques paroles bien pensées. Tout les sépare, du caractère à la moralité. Dès le départ, Amadeus a provoqué une sorte de révulsion et d’agacement entretenu chez Shana lors de leur première rencontre. La première conséquence fût sans le moindre doute la plus désagréable à expérimenter : son sarcasme éhonté. Une première rencontre qu’elle s’était jurée être la dernière, et ici la voilà, dans ses bras. Un troisième rendez-vous, une seconde chance de le revoir malgré des prémices catastrophiques. Elle plonge ses mains dans la descente creuse de son cou jusqu’à la clavicule. Elle découvre ce corps étranger pour la première fois, discerne les indices qui capitulent sous ses doigts. Elle amène ses mains sur les hauts de ses épaules et lui retire sa chemise en la faisant glisser vers le bas de ses bras et la retirer en tirant vers le haut. Elle jette l’habit au sol avant de laisser ses doigts ruisseler jusqu’à son bas ventre où elle vient titiller la boucle de sa ceinture. Puis soudain, il ouvre la bouche : le vieillard sollicite son attention. La petite blonde se redresse légèrement sur ses genoux en réponse à son ordre incisif : celui de se mettre debout. Silencieuse, elle avale son propre verre de whisky à petites gorgées tout en observant Amadeus avec insistance, le regard dardé au plus profond de ses pupilles noires.

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