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 i walk through the valley (Mera)
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MessageSujet: i walk through the valley (Mera)   Ven 13 Jan - 2:16

i walk through the valley

MERA & CAÏN  ♒︎ Just one more time before I go I'll let you know that all this time I've been afraid wouldn't let it show, nobody can save me now, no...Stars are only visible in the darkness, fear is ever-changing and evolving.
Echiquier renversé. Pions retournés. La société n’était que plus danger, tandis que le jeu devenait guerre entrelacée. Joueurs compulsifs, abusifs dansant sur un équilibre corrosif. Ils tournoyaient entre utopie et réalité, leurs pensées détournées vers ce même sujet. Cette annonciation d’un chaos sans écho, une lutte aux multiples chutes. Rescapés d’une ville déjà bien entamé par ce divertissement ensanglanté, la méfiance n’était plus qu’une banalité mais bien une obligation. Chacun défendant une liberté : celle de continuer à s’acharner contre cette chienne de vie, celle d’arrêter cette escroquerie d’abrutis, celle de protéger au travers de pixels colorés. Chacun n’étant plus qu’égaré sur un chemin de bitume mal tracé. Leurs repères crevés, leurs souffles précipités, leurs coeurs bien fissurés. Mais sous tout ce bordel vermeille, l’étincelle elle se tenait là sous les regards des hautes lumières, jugée par sa silhouette quelque peu trop décontractée. Sous les visages ternes, sous les sourires acerbes, il voguait entre les corps sereins et les murmures malsains. Mélodie des non-dits, des aprioris. Les jugements flottaient dans l’air pesant, mais le gamin n’y perdait pas son temps. Sa présence en ces lieux où le confort n’éprouvait aucun remords, la richesse feintant la sagesse, avait une quête simple, un but concret et particulier. Car si tout ce monde n’était plus que sur le point d’imploser, l’enfoiré il se devait de s’inquiéter de ceux qui comptaient. Et elle, petite poupée, autrefois cheffe forcenée, elle avait bien plus perdue que gagner dans ce marché, dans cet échange carnassier. Pacte avec le diable de sa vie contre une violence libre. Elle avait enterré des visages familiers, des souvenirs guillerets, perdant la clé de sa rationalité. Une soeur, un enfant de choeur. Elle s’était crevée le coeur de rancoeur. De l’abandon, de l’incompréhension et de l’appréhension. Du manque, de l’absence. Ce sentiment de trahison la perforant de plein fouet pour la foutre à terre, à l’envers. Caïn ne connaissait que trop bien cette déflagration, l’horreur de ce coeur en putréfaction. Lui ayant perdu bien plus qu’il n’aurait voulu. Un père au milieu de cette misère. Un ange dans cet enfer. Lula. Son palpitant se resserre à l’éviscère, cette colère tapant contre les battements de son muscle déviant. Bloc glacé qui continue de frapper dans cette cage thoracique dans un espoir défait. Drogue insignifiante mais si importante. Car sans espoir ils n’étaient plus que des astres dérisoires. Des étoiles prêtes à s’écraser dans la futilité de la morosité. Alors il avançait Caïn sur un terrain miné, sous les yeux remplis de curiosité, pour savoir comment allait son amie. Mera ayant une place particulière dans sa vie.

Il se ruait entre les bâtiments bien dessinés, les édifices bourrus d’artifices. Appartements à la richesse dégueulante, puante. Une clope entre ses lèvres, le souffle fumant et le coeur battant se moquant bien des murmures incessants. Il avançait et se trouvait bien vite devant le repère de la poupée. Et il se préparait, ce dernier n’ayant été trop là pour elle depuis quelques temps, malgré les circonstances démentes. Il avait pris du recul face à tout ce bordel, ne voulant pas être un poids de plus. Il fumait encore quelques lattes de sa cigarette morbide puis il la jetait sur le bitume, se décidant enfin à prendre ses responsabilités. Puis se logeant devant l’entrée, il sonnait attendant patiemment le jugement.




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Dernière édition par Caïn Moriarty le Mer 1 Fév - 0:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: i walk through the valley (Mera)   Lun 16 Jan - 22:56
« Allez Lulu, encore une fois. Comme dans la vidéo, tu vois. Tu attrapes mes doigts et puis on te relève doucement, d’accord ? La vie est plus belle sur les fesses qu’allongée par terre. » désespéra Mera, assise sur une couverture dépliée sur le sol de marbre froid, devant son bébé qui n’en faisait qu’à sa tête. Elle était extrêmement agitée, pour une raison qui lui échappait. A côté d’elles ronronnait la voix de la youtubeuse que Mera suivait depuis la naissance de Lucy et qui expliquait les étapes de développement d’un bébé. En l’occurrence, au cinquième mois, il fallait lui apprendre à s’asseoir. Jamais la jeune femme n’aurait cru devoir en arriver là. Sa vie n’était pas censée se passer comme ça. Pas seule dans un appartement luxueux de 200m², à apprendre – seule encore –  à un bébé à s’asseoir grâce à une vidéo youtube en regardant tous ses proches tomber les uns après les autres – ou disparaître, dans le cas de son père – à cause de ce jeu dans lequel elle refusait de retourner parce qu’elle n’était plus rien. C’était loin de ce dont elle avait rêvé.

Lorsque la sonnerie de l’interphone retentit, Mera se figea. « On attend quelqu’un ? » demanda-t-elle à Lucy qui, pour toute réponse, fit une bulle avec sa bouche. La jeune femme se redressa pour aller appuyer prudemment sur la caméra de la porte d’entrée. Fuir, elle savait faire. Elle était la pro pour fuir. Mais depuis qu’elle avait Lucy, les choses étaient un peu plus compliquées. C’est alors qu’un visage familier et réconfortant apparut à l’écran, visage qui eut le don de la faire sourire. A moins qu’il lui en veuille toujours pour les somnifères, il n’était pas venu avec l’intention de lui faire du mal. Du moins l’espérait-elle. Un soupir s’échappa de ses lèvres. Elle pressa le bouton de l’interphone et lança : « C’est le dernier étage, Caïn. » Mera ouvrit la porte d’entrée et resta appuyée contre son encadrement en fixant les portes de l’ascenseur à l’autre bout du couloir, quand elle ne jetait pas un coup d’œil en arrière pour s’assurer que Lucy allait bien. Elle avait pris soin d’accrocher un couteau à sa ceinture, sous sa tunique blanche. Le moindre signe suspect de qui que ce soit, et elle dégainerait son arme. Tuer ne lui faisait plus peur – ni ici, ni dans le DARWIN’S GAME. Sa main se posa sur le manche de l’arme, dans son dos, lorsque le bruit aigu de l’ascenseur retentit. Juste au cas où quelqu’un d’autre que Caïn ait pris l’ascenseur avant lui. La silhouette de son ami s’offrit à sa vue ; son cœur s’emballa. Ça ne faisait que quatre, cinq, peut-être six jours, mais il lui semblait ne pas l’avoir vu depuis une éternité, bien trop longtemps en tout cas. D’autant plus que Mera était certaine qu’il l’évitait, depuis qu’elle l’avait obligé à prendre ce somnifère. « Hé, salut. » murmura-t-elle lorsqu’il arriva à sa hauteur, tandis qu’elle glissait ses bras autour de sa nuque pour l’enlacer.   « Je t’en prie, entre. Bienvenue dans mon humble demeure. » railla-t-elle en s’écartant pour le laisser pénétrer l’antre de la richesse, où tout était fait de marbre blancs et sombres, de meubles minimalistes, froid et impersonnel, high-tech, insolent, et surtout beaucoup trop grand.

« Est-ce que ça te dérangerait de ne pas fumer ici ? Pas que je m’inquiète que tout ce blanc jaunisse, ou à cause de l’odeur – tu sais que j’aime l’odeur de la clope – mais … » Mera s’écarta encore pour laisser apparaître le bébé de cinq mois, allongé sur le ventre sur sa couverture à côté de la table basse et de son ordinateur qu’elle avait oublié d’éteindre, qui fixait de ses grands yeux azur le nouveau venu. Quelques cheveux blonds ébouriffés encadraient sa tête ronde, tandis qu’un large sourire éclairait son visage. Mera craquait toujours devant cette bouille d’ange qu’elle ne tenait ni de son père, ni de sa mère. « Laisse-moi te présenter Lucy. » Légèrement anxieuse à l’idée qu’une personne de plus en ce monde connaissance l’existence de sa fille (un danger de plus pour elle, potentiellement), Mera trépigna et ajouta : « Est-ce que je t’offre quelque chose à boire ? j’ai ici à peu près tout ce qui existe au monde. » Café, thé, alcools – parmi les plus chers – sodas, jus de fruit, lait, tout ça risquait d’être gaspillé bien vite si son père ne rentrait pas à la maison. Il n’y avait que Lucy qui mangeait encore, ici. Mera ne se souvenait même pas avoir fait un vrai repas dernièrement. La jeune femme les laissa seuls un instant pour s’approcher de la table où s’entreposaient de nombreux whiskies dont elle ne décelait pas la différence, quel que soit leur prix, leur marque où leur ancienneté. Tout ça, ce n’était pas fait pour elle. Mais tant que ça pouvait retarder le moment où le sujet du DARWIN’S GAME serait abordé … Mera retourna jusqu’au salon d’un pas traînant où elle tendit (ou non) son verre à Caïn, avant de s’asseoir sur la couverture avec le sien, en invitant Caïn à faire de même. Elle porta son verre de whisky à ses lèvres d’une main et caressa la tête de son bébé de l’autre, dont le regard était obstinément tourné vers son ami. « Alors, que me vaut cet honneur ? » questionna-t-elle, tendue.

Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: i walk through the valley (Mera)   Mer 1 Fév - 2:22

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Plus qu’une question de temps. Plus qu’une question de quelques secondes avant que l’appréhension monte. Caïn il était paumé, légèrement stressé par la confusion de cette attente récalcitrante. La peur au ventre, la peur de se retrouver face à une Mera rancunière pour son indifférence dernière. Car l’enfoiré il s’était exilé sous la folie de la réalité, ne laissant plus rien le toucher, ne laissant plus personne l’approcher. Et pourtant, il était là à présent, redoutant et s’impatientant face à cette batisse qui puait le luxe et un confort abondant. « C’est le dernier étage, Caïn. » La voix retentit. Et le brun soupire sous l’anxiété de non dits. Il pénètre dans le bâtiment, le coeur brelan, le souffle brûlant. Puis il se loge dans la cage métallique appuyant sur le bouton et les portes se renferment, la tension se mêlant à cette pression. Terreur des endroits clos, il tente de ne pas y penser, éprouvant déjà le besoin de quitter ce piège de métal. Mais les secondes s’égrainent et la terreur devient plus insupportable. Et pourtant cela ne concerne plus son environnement mais bien les personnes qui se situaient dedans. Car il savait que Mera n’était plus seule à présent, et que rien à l’idée de voir sa gamine, il était paralysé, il se maintenait dans cet inconfort latent. Et les portes se rouvraient sous son soupir de soulagement tandis qu’il voyait enfin son amie dans l’encadrement de sa porte, il se rapprochait d’elle sans hésiter, son regard bien qu’abaissé. Puis son corps se dérida lorsqu’il sentit ses bras autour de sa nuque. « Hé, salut. » La chaleur de sa voix, la tendresse de son étreinte. Il ne peut s’empêcher de l’entourer à son tour de ses mains pour la serrer contre lui. « Hey. » Le manque s’effaçant en un instant. « Je t’en prie, entre. Bienvenue dans mon humble demeure. » chambra t-elle. La brune s’écarte légèrement pour montrer l’ampleur du décor, et le crevard reste émerveillé par la grandeur de cet appart aux divers conforts. Décoration froide, membres minimalistes, tout semblait le résultat d’un narcissique. Mais il se tait le brun, ne pouvant s’empêcher de lâcher une moquerie sur cet environnement arrogant. «  Et beh putain on se fait plaisir. » Il raille un peu, taquinant légèrement son amie avant de la suivre lentement. « Est-ce que ça te dérangerait de ne pas fumer ici ? Pas que je m’inquiète que tout ce blanc jaunisse, ou à cause de l’odeur – tu sais que j’aime l’odeur de la clope – mais … » Caïn il n’ose pas trop regarder lorsqu’il voit la brune se mouver, ne sachant que trop bien la raison de cette interdiction. Son ambre reste accolé sur la splendeur glaciale, refusant de s’accrocher  à une silhouette couchée. « T’inquiètes pas, je m’abstiens. » Mais Mera brille de fierté et le brun ne peut plus repousser ce moment où il va devoir affronter sa peur délabrée.

« Laisse-moi te présenter Lucy. » Et il la voit. La petite silhouette couchée entre la couverture repliée. Ange insolent de pureté. Bébé à peine âgé. Le joyau de ce monde en putréfaction. La beauté même de toute vie. Elle le regarde de ses grands yeux bleutés la gamine blonde, un sourire magnifique sur ses lèvres, excitée par l’arrivée d’un nouvel étranger. Et Caïn il reste bouche bée, son coeur s’enserrant, se détruisant en un simple instant. Car ce frêle trésor lui rappelle ses torts. Ce diamant brut le ramène à sa chute. Lula. Lula quand t’es pas là, je fais comment moi ? La lame s’enfonce dans son palpitant au convalescent, sous les pensées éreintantes. Sous la vision de sa fille emprisonnée, détenue entre les crocs acérés de ce taré. La colère monte mais elle est toujours moindre que cette tristesse qui l’empoigne, qui témoigne de cette détresse carnassière. Mais le brun ne laisse rien transparaitre, son visage restant de marbre pour éviter de fondre en larmes. Il n’était pas venu ici pour parler de l’horreur de ses banalités mais bien pour savoir comment allait Mera rien de plus rien de moins. Mais son ambre n’arrive pas à se détacher du bambin avec son rictus guilleret. « Est-ce que je t’offre quelque chose à boire ? j’ai ici à peu près tout ce qui existe au monde. » Seule la voix de son amie le sortit de cette agonie. Un léger sourire au bord des lèvres, il essaye de se cacher Caïn car il n’est que lâcheté. « Un truc fort si t’as, s’il te plait. » Mais sa sincérité prouve son instabilité, sa vulnérabilité face à ce petit ange désincarné. Et le brun ne peut pas se contrôler, il se rapproche doucement de cette frêle poupée, la regardant de ses grands yeux écarquillés. Et doucement la gamin fait une grimace à l’enfant, ne pouvant se retenir d’essayer de la faire sourire un peu plus. Car il est ainsi l’enfoiré, il a le coeur noirci et l’esprit démuni. Et pourtant il n’est qu’un père qui cherche le bonheur en refusant la rancoeur. Mais la réalité lui fait peur.

Et Mera réapparait à l’encadrement de la porte et Caïn se relève précipitamment, comme pris en délit pour sa connerie. Abaissant son regard, il attrape le verre que lui tend son amie, puis il s’assoit à ses côtés, sans se méfier, ayant déjà oublié sa cruauté dans ce jeu ensanglanté.  Puisqu’à présent, sa trahison n’avait plus le même goût sous la confusion de ce divertissement changeant. L’angelot blond ne cessant de le fixer de son océan pétillant, le brun il reste en retrait, le sourire teinté d’une étrange mélancolie. « Alors, que me vaut cet honneur ? » Son ambre revient se reposer sur les traits fatigués de la brune emplie d’anxiété. Sa voix cachant toute la tension de cette question. Peur partagée de parler de cet enfer de pixels. Mais Caïn n’était pas venu pour tergiverser sur cette utopie mais bien sur sa vie. «  Je voulais savoir comment tu allais ? Et j’étais aussi venue voir cette petite merveille. » Doucement, il ose enfin toucher la gamine avec une délicatesse infinie. Caressant tendrement sa joue, il sourit bêtement en se plongeant dans des souvenirs d’antan, mais une fois de plus il se recule pour éviter de se crucifier le coeur pour cet enfant en fleur. « Elle est vraiment magnifique. » Il regarde Mera avec un sourire discret, mais vite son attention est détournée sur l’écran où défile encore une vidéo. Rempli de curiosité , le brun se permet de regarder de plus près et sous la réalisation, un rire instantané se loge dans le silence entier. « Tu regardes sérieusement ce genre de trucs pour éduquer ta fille ? » Il ne peut faire autrement que se moquer l’enfoiré. Car premièrement il aime bien la taquiner, et deuxièmement ce tutoriel semblait vraiment pas une bonne idée. Trop formel, trop solennel. Lorsque Rip et lui avait eu Lula, la panique les avait noyé tous deux dans un bordel démentiel. L’inquiétude de ne pas être de bons parents, l’anxiété de ne pas y arriver. Ils avaient cherché, fouillé en pensant qu’en s’informant, cela leur donnerait plus de chances, mais finalement ils s’étaient démerdés, se débrouillant comme ils pouvaient. Et leur petit ange avait grandi, leur offrant des insomnies ou bien des joies ébahies. Puis il avait été démuni lorsque il l’avait perdu la première fois, lorsqu’on lui a interdit de revoir Lula. Ce déchirement le hantant encore. Puis une deuxième fois. Et cette fois là, son coeur las ne pouvait plus supporter d’autres éclats.  «  Tu sais qu’un bébé c’est pas comme une recette de gâteau hein ? »




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MessageSujet: Re: i walk through the valley (Mera)   Dim 9 Avr - 22:01
i walk through the valley
caïn & mera
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Mera sourit et caressa la tête de son bébé qui se laissa rouler sur le dos en portant ses doigts à sa bouche silencieusement. En plus d’être jolie, Lucy était silencieuse et discrète. Semblable à Mera sur ce dernier point ; elle était bien la digne enfant de ses parents : Roy non plus n’était pas très loquace. Son attention se reporta sur la vidéo qu’elle avait mis en pause sur l’ordinateur et rougit, avant d’éclater franchement de rire à la comparaison avec le gâteau. Mera referma doucement l’ordinateur avec l’air coupable de celle qui avait effectivement regardé plus de vidéos que nécessaire. « C’est-à-dire que je suis presque seule pour l’élever et … J’ai peur de rater des étapes de son éducation, alors je regarde ce qu’un enfant est censé apprendre, mois par mois. » Son sourire disparut lentement, et la brune releva ses yeux clairs vers son ami. Elle leva son verre vers le sien pour trinquer avec Caïn, et but une nouvelle gorgée du breuvage hors de prix que son père buvait comme on buvait de l’eau. Mais où était-il dont passé, son foutu père ? « Est-ce que ça va ? Je suppose que oui. » finit par souffler Mera, en réponse aux doutes de Caïn. « D’une certaine manière, je crois que je suis soulagée d’une immense responsabilité que je n’étais pas certaine d’assumer convenablement. De l’autre … Je me demande pourquoi je continue de me connecter et de me battre. Je m’étais inscrite pour Aria, puis j’ai trouvé les GAIA. Aujourd’hui, j’ai perdu les deux. » Mera but une seconde gorgée, plus conséquente que la précédente. Dans le DARWIN’S GAME, la brune traînait seule dans les bars et passait son temps à boire. Elle ne faisait rien d’autre que repousser les limites de ce que pouvait supporter son corps avant de tituber jusqu’à une porte de sortie pour retrouver Lucy. « Et toi, alors ? Est-ce que tu as quelqu’un pour veiller sur toi ? Est-ce que tu arrives à manger à ta faim, au moins ? » Ça, c’était du Isaÿr tout craché. Obsédée par la nourriture, maternelle avec les siens et anxieuse lorsqu’elle n’était pas là pour garder un œil sur eux. Les GAIA lui manquaient plus qu’elle ne l’aurait voulu. La douleur lui écorchait le cœur, et les larmes lui brûlèrent un instant les yeux.

Pour ne pas risquer de les laisser échapper sur ses joues, Mera se releva et abandonna Lucy aux bons soins de Caïn quelques secondes pour aller récupérer la bouteille de whisky pleine aux trois quarts qu’elle posa sur la couverture, entre eux. Quelque chose lui disait qu’ils n’allaient pas se contenter d’un verre, avec la douce nostalgie qui régnait dans l’air, pour ne pas dire le franc désespoir. Mera se resservit et remplit à nouveau le verre de Caïn. Elle but une gorgée, et reporta son attention sur son ami. Il émanait de lui quelque chose d’indéfinissable. Il avait quelque chose sur le cœur, elle n’avait pas besoin de mots pour le savoir. Tous deux étaient ainsi depuis toujours, il leur suffisait d’un regard pour se comprendre. La jeune femme leva la main vers sa joue qu’elle caressa tendrement, avant de perdre ses doigts sur sa nuque et dans ses cheveux. Un geste d’affection qu’elle avait rarement eu pour lui, bien que l’envie n’en manque pas. « Tu as l’air triste, Caïn, et je sais que ce n’est pas juste le DARWIN’S GAME. Est-ce que tu veux en parler ? Tu sais que tu peux tout me dire. » C’était inutile de le préciser. Il savait parfaitement qu’il pouvait se confier à elle, même si leur dernière entrevue avait conduit Mera à le bourrer de somnifères pour s’assurer qu’il ne prenne pas la fuite. Jamais elle n’avait voulu le blesser. Parmi tous les GAIA, c’était bien lui qu’elle aimait le plus. Le seul qui ne l’ait jamais trahie. Caïn était de ces rares personnes pour lesquelles Mera donnerait sa vie sans hésiter. « Toi et moi on a connu la galère. On connait que ça, même. Mais il n’y a rien qu’on n’ait jamais surmonté. Quoi qu’il se passe, je sais que tu t’en sortiras. Et tu pourras compter sur moi si t’as besoin d’aide. » Les doigts de Mera quittèrent ses cheveux pour se poser sur sa main qu’elle serra un instant dans la sienne. Juste un instant. Geste fugace mais sincère, fort de détermination et d’affection à son égard. La jeune femme était fatiguée de souffrir, fatiguée de se battre pour des chimères – mais les combats de Caïn étaient aussi les siens, comme les combats d’Isaÿr avaient été ceux de Flare pendant un an et demi. C’était le moment de lui rendre la pareille. Le moment aussi d’arrêter de ne penser qu’à Aria jour et nuit, crever de douleur en silence dans son duplex gigantesque et luxueux, le moment de penser à autre chose qu’à la souffrance. Il lui fallait des raisons de vivre. « On mérite un peu de lumière dans nos vies, mais c'est dans les ténèbres qu'on excelle. » conclue-t-elle en caressant le ventre du bébé qui était en train de s'endormir, bercé par leurs voix calmes.




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