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 fb ; paranoid park ; bloom & hazel
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MessageSujet: fb ; paranoid park ; bloom & hazel   Dim 15 Jan - 2:04
Les pieds aimantés sur la planche, Hazel s'amusait à perfectionner quelques figures de skate. Le soleil de plomb justifie sa tenue légère et les rires de ses camarades accompagnent sa bonne humeur. La radio passe aléatoirement du rap et du rock mais ça, la blonde s'en fiche. Un slide sans chute ou un grab foiré, l'adrénaline demeure. Quant à ses mains et genoux écorchés, ils ne demandent qu'à teinter rouge de nouveau. Il est dix neuf heure passé, sa journée a débuté. Descente de quelques bières entre une ou deux prières, celles de la réussite ou celles de faire le plus beau flip en l'air.
Les cheveux détachés, Haz porte une casquette pour masquer le tatouage derrière son oreille. Les gars du skatepark, elle les connait. Certains joueurs, d'autres lycéens, d'autres encore écument les bars... Il s'agit là d'un étrange tableau et d'une vulgaire famille. Pourtant il existe  quelques exceptions, notamment Bloom.

Cette fille traînait depuis peu dans les parages. On savait qu'elle ne venait pas du coin grâce à son accent. Et on savait qu'elle ne skatait pas car elle n'avait pas d'égratignure là où tout le monde en avait.  Est ce qu'elle était dans les parages ? Peut-être bien mais sa présence a été justifiée. Les skateurs s'approchaient à tour de rôle dans des délais chronométrés. Un check amical suffisait à glisser un sachet. Mais la poupée ne s'était pas approchée de l'étrangère pour sa cam, la première fois. Elle lui avait parlé de sa béquille. En curieuse infantile, elle avait demandé à la blonde le pourquoi du  comment. Elles échangent quelques éclats de rire et jacassent sur le meilleur et le pire.

Newton glisse sur le skate tranquillement jusqu'à la fille.

Hey...



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MessageSujet: Re: fb ; paranoid park ; bloom & hazel   Lun 23 Jan - 11:51
Paranoid park
Hazel & Bloom
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Les doigts écorchent le bord suintant de la lame aiguisée de ta béquille. Ils battent à cœur fragile ; cœur fébrile ; cœur fossile. L’esprit s’envole s’enlise dans un flot de larmes impassibles. Le pelage roux de ton crâne vole, il vogue comme si rien d’autre n’était plus sensible que le tambour irascible des veines risibles.
Tu flanches ; et l’ivresse s’amenuise. T’es plus que le noyau désarmé d’une bombe désamorcée. Fearghus traquant les rivaux d’un Al Capone dont ils n’atteignent pas même la cheville. Fearghus absent ; Fearghus invisible. Et depuis l’âme n’est plus qu’hécatombe perverti. Les muscles se relâchent, échoués au coin d’un muret trop lâche.
Devant. Ils rient. Ils pleurent. Ils crient. L’équilibre à l’épreuve du mal. Des hématomes jusqu’aux entrailles. L’apesanteur les envie ; tes jambes fébriles aussi. Le handicap te ronge. Il empêche la folie des défouloirs qui maintiennent en vie. Indocile est le chronomètre de l’existence de poussière qui épuise, qui s’épuise comme un flot de cendres récalcitrantes dans un sablier géant ; les cendres d’un joint  à peine détérioré qui abattent leur fumet arrogant au creux des quais infectés de la nuisance des rats d’égout ; de la rancune de ces truands de loups ; de la frénésie des gens à bout.

La blonde est franche. Un peu trop ; le regard qui flanche. Comme sur toi le flot de la dérision a dû amocher son existence de vent. Une essence cancéreuse qui crame les poumons à coup de pieux glaçants. Ses cheveux battent l’air de cendre ; comme la tignasse des gosses dégradés fouettent les cumul d’air frais à s’en éprendre. Le regard chaud et froid à la fois. Une dégaine qui ne lui correspond pas.

– Toujours pas décidée à venir goûter un peu d’ma came ? que tu ricanes sans même un soupçon de cœur burlesque. Le regard trop lâche et si rare avouant sa fragilité branlante s’affaisse. Le menton s’abaisse. Sa planche à roulette. Là maintenant c’est tout ce qui t’intéresse. Les cannes abrasives qui embrassent d’un baiser brut tes phalanges cagneuses ; elles te brûlent l’âme d’un feu trop âpre.
Liberté. Vent de liberté.
Vent trop frais.
Trop sec. Trop obsolète. Tu t’accroches à ce bout de corps qui n’est pas encore pourri ; empoisonné ; ce bout d’esprit qui fuit. Tu me montres de plus près ton engin ? les deux regards s’écrasent l’un à l’autre comme un obus qui s’effondre sur une folie meurtrière de tranchée. Comme deux démons qui s’affrontent sur le gravier. Le sourire fige tes lèvres dans une douleur ingrate. Mais t’aimerais tellement ne plus jouer à ce jeu disparate. Pas avec elle. T’aimerais juste être sincère.


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MessageSujet: Re: fb ; paranoid park ; bloom & hazel   Sam 4 Fév - 14:18
Toujours pas décidée à venir goûter un peu d’ma came ?

Hazel hoche négativement la tête. Elle s'est jamais posée la question parce que ces merdes coûtent une blinde. Si elle avait de l'argent, c'est pas de la came qu'elle achèterait, c'est un petit déj de roi au Jack's Dinner ou bien elle économiserait, la blonde ne sait pas. En attendant elle vit dans ce wagon désaffecté de près de 20m². Son royaume insoupçonné qui la met à l'abri des éventuels dangers. Elle n'a rien à part un réchaud confectionné, ses sacs remplis d'affaire à  refourguer et un lit d'infortune à même le métal glacé.  Mais Hazel, elle s'en fout pour le moment. Tout ce qui la dévore, c'est encore et toujours, le fruit de sa liberté. Elle pose un pied sur terre et l'autre capture la planche en s'appuyant sur le cul de celle-ci.  

Désolée, rien pour moi.

Les rictus se dressent cordialement. Et Hazel pince le sommet de son skate. D'ailleurs la pote du park veut le voir. La blonde, elle sent la question curieuse et ne détecte aucune malveillance. Son regard s 'attarde sur cette béquille. A présent elle fait partie du décor. On connait Bloomy et son mouvement écrit. Ca surprend les bizutés mais pas les habitués. Hazel veut demander si elle compte en faire mais ses lèvres demeurent cousus. Après tout, elle a demandé à le voir.  Elle se penche pour se saisir de l'objet. Elle peut être handicapée ou camée, Newton a juste une envie, c'est de montrer sa fierté.

C'est une globe bantam. Elle a des roues qui te donnent la sensation de surfer sur des vagues.

L'azur éclatant de ses iris loge une étincelle pleine de passion mais aussi pleine de nostalgie.

C'est mon père qui m'l'a offerte quand j'étais petite mais j'en ai une autre plus classique.


Son anecdote en reste là. Si elle avait assez de flouz, elle se serait achetée la collection complète.  La gamine a les sourcils qui se froncent. Elle se souvient plus si la rouquine lui avait dit son malheur. Elle ose lui demander avec l'once du coeur :

T'as quoi déjà?

Ton frivole et curiosité volatile, elle repose son skate entre deux battements de cil.


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MessageSujet: Re: fb ; paranoid park ; bloom & hazel   Lun 27 Fév - 15:10
Paranoid park
Hazel & Bloom
Je ne leur répondrai plus, j'oublie mon vécu. Je m'allonge et fume, la défonce est une sorcière... ▬ Lomepal + theme song

– Désolée, rien pour moi. Son corps qui flotte dans l’air bat la chamade, la prouesse. Elle enchaîne les glissades enchanteresses sur sa planche à roulette écartée du berceau de la maladresse. Elle file ; ton regard se défile. Les yeux amers d’une enfance que tu n’as pas connue. Le cœur enfoui d’un mal méconnu. Cloîtrée dans d’immenses hôtels, ces gosses de l’ombre au coin d’une rue malsaine, tu ne les voyais que par la fenêtre de la suite vue du dernier étage de la luxure mondaine. Le môme au coin du skatepark à la même coupe de ces idiots footballeurs ; l’autre se dandine comme un roi avec le tee-shirt de son basketteur préféré ; l’autre en jogging à jouer les bouffons de bar miteux. Les vêtements sales, trop grands, les regards cavaliers, sinistres, trop prétentieux. Derrière ce risible monde, le diable prêche son faux bonheur. Derrière ces pitoyables ombres, le temps canonne son pire malheur. C'est une globe bantam. Elle a des roues qui te donnent la sensation de surfer sur des vagues. C'est mon père qui m'l'a offerte quand j'étais petite mais j'en ai une autre plus classique. l’air hautain qu’elle a la môme des quartiers ; presque fière de ne rien avoir. Tu l’observes de tes yeux cyans et tu te meurs dans ton silence cru ; ton absence noir. T'as quoi déjà ? qu’elle ôse enfin convoiter.

A question maudite ;
Réponse de péché.


Tu persistes muette ; éteinte ; crispée. Le cœur en souffrance. Le corps en silence. L’esprit en errance. Les prunelles bouillant d’amertume ; la haine fuyant le monde aveuglé d’une folle brume. L’essence abrutie ; la tête désemplie de bouffonneries. Les phalanges hargneuses mordant le plastique des cannes qui te sont investies. Une planche brute qui au bout des ses pieds virevolte ; et fuit. Une planche abrupte qui s’ennuie. Désarmée ; désarrimée. Dés-aimée de cette terre où chacun rive sa haine sur d’autres corps frêles ; d’autres âmes acerbes. Sur les regards rogues que tu portes. Que tu supportes. Ces gens ; ces fous qui serinent que c’est toi, toi le folle ; toi la graine de folie qui fait souffrir tes membres en pleurant. Ces gens. Ils battent à cœur ouvert aux battements à découvert. Cœur péri dans l’acmé ; tué par l’avarice. Négligé par la malice. Assiégé par le vice. Un estropié de l’esprit.

– J’ai rien ; rien que la connerie de mon cerveau qui m’bouffe. une scélérat alcoolique ; une malheureuse anonyme. La pauvre gosse des champs d’or et de lumière qui creuse sa propre tombe à tord. Le passé aux entrailles d’une terre trop boueuse. Le présent crevé sur le trottoir entre deux cadavres de moineaux. Le futur. Le futur ; inachevé. Tu balayes ta crinière féroce comme elle se déhanche parfois sous les prunelles approbatrices. Ta vie c’est toi qui la détruit Bloomie, comme te martèle ton père impassible face à cette moelle détraquée qui te priveras d’ancienneté. Alors que c’est toi qui détruit la vie de ta daronne en pleure qui glapit ses nuits à la pensée de perdre l’enfant de son cœur altéré. Tu sais j’suis qu’une gosse de riche avec des pompes à trois milles balles aux pieds qui chiale quand y faut pas, et qui aime ceux qu’il faut pas. T’sais l’genre de meuf paria qui a rien a faire ici alors qu’elle se la joue à la John Wayne dans l'homme qui tua Libery Valance au milieu de ce ghetto, et qui rit intérieurement de ta planche que j’peux m’offrir tous les dimanches. tu la regardes même plus. T’es dévoilée comme un nouveau né; comme un bordel d’oisillon empalé qui serait tombé trop tôt de son nid. L’apesanteur n’existe plus ; cette apesanteur enfiévrée.
Tous ces gosses qui jouent la comédie. Mais au fond tu sais qu’suis pas vraiment comme ça. Hein.


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MessageSujet: Re: fb ; paranoid park ; bloom & hazel   Sam 6 Mai - 23:49
Elle a fait tourner sa planche entre ses mains pour que les yeux de la rousse puissent mieux rouler. Hazel se vante sans se pavaner car le skate est son salut de condamnée. Exilée presque en cavale, il n'y a que le bitume qui l'accueille en rafale. San Francisco ou Chicago, ces titans la cueillent sous la menace des barreaux ou des balles. Alors oui, elle se vante et oui, elle est fière parce que ce bout de bois est la seule issue à son enfer. Et puis la blonde, elle a le regard qui arrive sur cette fille qui vacille à la béquille qui dérive. Sa question n'a pas forme car elle ne sait faire comme la norme : prendre du temps pour la subtilité. Que Dieu pardonne son âge, ou le temps des blessés. Hazel accuse les déboires de sa mémoire. Peut-être que Bloomy lui avait déjà dit, ou peut-être pas. Elle entend ces mots connotés, mots trop parfaits pour maquiller en macchabée la gravité pesante. Cette subtilité, ce virage verbal que n'a pas Haz, Bloom l'a. Elle ne sait si c'est du à son statut de fillette riche mais elle acquiesce en silence, elle a compris. Quelque chose la ronge et ça, c'est déjà trop. Puis la rousse du coin s'élance et se lance dans un sens qui lui échappe. Les lèvres cousues, elle l'écoute sans trop quoi dire et sans trop quoi penser. Pour une dealeuse,  cette fille parle beaucoup. Ca plait à Hazel, ça la change du machisme juvénile et de la vulgarité corrosive qui la gardent débile. Impossible de déceler le texte caché alors elle pense qu'elle est peut-être trop  conne sur le coup. Elle ne connait pas John Wayne, elle ne sait pas trop ce que la rousse se reproche. Mais ce qui la pique, c'est cette tune qu'elle a dans ses poches. Assez pour s'acheter plus de skates en un mois, qu'elle en un an. Et là, la poupée, elle se trouve minable d'avoir présenté une planche aussi chère à ses yeux. En vain, la voix de Bloom s'adoucit comme un nuage. Haz, elle a cerné Bloom avant d'avoir commencé à lui parler.
 Une ride apparaît alors sur front, celle de l'insouciante et de l'indifférence. Celle du je-m'en-fous parce que la Californienne est comme ça. Alors elle hausse les épaules pour accompagner ce pli.

Je sais pas qui c'est Liberty Valance... Alors je crois que c'est pas grave.

Elle se dédouane de tout : de leur amitié naissante,  de son manque de culture et des attentes de cette fille. 'Oui je te connais' aurait-elle pu lui rétorquer. Mais le problème avec Haz, c'est qu'elle a toujours la sensation de ne jamais connaître les gens et qu'à ce moment-là de sa vie, elle n'admet pas d'avoir des connaissances ou des amis.

T'en as déjà fait ou pas?

La poupée se reporte et se déporte sur la seule chose qu'elle maîtrise dans cette conversation, le skate.



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