Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



Le forum appartient à sa fondatrice Alaska. Le forum est optimisé pour Chrome. Toute copie partielle ou complète est interdite.
LE FORUM EST FERME POUR LE MOMENT. MERCI D'AVOIR ÉTÉ LA.


 Let's pretend everything is fine. || Solveig
Répondre au sujetPoster un nouveau sujet
avatar
<b>bavardages</b> 458 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : Sonequa Martin-Green
CREDITS : RQ - tumblr
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>



MessageSujet: Let's pretend everything is fine. || Solveig   Jeu 19 Jan - 1:20
LA VIE TROUVE TOUJOURS SON CHEMIN
solveig söderblom & lénaïc beaufort

Il n’y a personne dans l’atelier. Il n’est pas tard pourtant, 14h tout au plus. Il n’y a qu’elle et son ventre rond. Elle était enceinte de six mois maintenant et plus les jours passaient plus l’anxiété montait. Elle avait peur oui. Il n’y avait qu’a allumé la télévision pour comprendre qu’il n’y avait rien de sain à mettre un enfant au monde dans un contexte pareil. Lénaïc ne pouvait plus faire marche arrière même si elle le souhaitait. Il était hors de questions qu’elle abandonne ce qui grandissait dans son corps. C’était une perte d’énergie et de temps si elle faisait ça et puis… Il fallait bien quelqu’un pour protéger ce bébé non ? Ce n’était pas les services sociaux qui allaient faire quelque chose. Aucune chance qu’il ou elle soit adopté. S’il n’était pas bon d’être enceinte et de donner la vie : adopter un enfant non plus ne semblait plus être une chose désiré. Lénaïc souffle sur le bois pour enlever la sciure. Le berceau prenait forme. Elle s’éloigne et admire son travail. Elle pose ses outils et enlève son masque pour s’approcher et regarder les détails de la pièce. Elle avait commencé d’un bloc de bois : laissant parler son instinct et son imagination. Cela faisait maintenant plus de dix ans qu’elle travaillait le bois. Cette matière première l’inspirait, lui parlait en un sens. Elle caresse une dernière fois les nervures à vifs puis se redresse. L’atelier était vide. Les cercueils avaient été livrés et demain elle devrait se remettre dans la confession macabre de ces derniers. Elle regarde l’heure, une partie d’elle ne peut s’empêcher de penser à Asaël : se demandant ce qu’il faisait. Elle sourit en l’imaginant dans l’église et souffle longuement. La menuisière savait qu’elle ne devrait pas penser à lui. Encore moins rêvé de lui, de ses mains sur son corps… Le bébé bouge, Lénaïc sourit.

« Hey, hey tu te calmes oui ? »


Elle souffle et caresse son ventre instinctivement. Oui. Elle devait arrêter de penser à Asaël de cette façon. Difficile quand vos hormones vous jouent des tours et vous donnent des envies obscènes. Elle finit par se lever et enfiler son manteau. Elle devait acheter le basique pour le ‘machin’ comme elle l’appelait affectueusement quand ce n’était pas la ‘chose’. Sauf qu’elle n’y connaissait rien et au lieu de demander de l’aide à sa tante ou bien à son cousin : elle préférait se débrouiller par elle-même. Pour tout dire, elle en avait assez qu’on lui rabaisse les oreilles avec le géniteur en répétant encore et encore qu’elle devrait l’appeler et tout le baratin habituel. Il avait été clair par son silence : il ne voulait pas d’elle, ni du bébé. Tant pis. Elle allait s’en sortir comme une grande avec la chose qui grandissait en elle. Lénaïc se répétait qu’elle n’avait pas besoin d’un homme. Enfin si, de son cousin et d’Asaël. C’est tout.

Lénaïc arrive dans le centre commercial. Avec les nouvelles lois, les rues sont agités et plus rien ne tourne rond. Avec le septième amendement et la limitation de personnes aux mètres carrés : elle ne savait même pas si elle pourrait rentrer dans le magasin. (…) Elle ressort finalement plusieurs heures plus tard. Deux sacs pleins d’articles divers et variés. La prochaine fois, elle commanderait sur internet. Les gens l’exaspéraient au plus haut point. En vrai, elle comprenait pourquoi elle ne faisait pas un métier au contact avec les autres. Elle prend le chemin de chez elle quand elle sent un pincement dans son ventre. Elle serre les dents et s’arrête en plein milieu de la rue. Un passant la bouscule, elle tombe : les mains en avant pour amortir sa chute. Elle relève la tête : « ENFOIRE ! » Jure-t-elle. Elle grimace et s’assoit. Elle sent ses yeux s’humidifiés. La fatigue la rendait émotive et la bataille d’hormones dans son organisme n’aidait pas. Elle souffle longuement avant de voir des pieds devant elle. Lénaïc relève la tête et reconnait Solveig. Sa Solveig. Son amie de toujours et bien plus encore. Son cœur s’arrête et un immense sourire vient fendre son visage en deux. Lénaïc était sincèrement heureux de la voir. Elle prend sa main, la serre et avec son aide se relève. Il ne faut pas être Sherlock pour remarquer qu’entre-temps personne d’autre ne s’était arrêté. L’ancienne CAHO ramasse les objets avec l’aide de Solveig, elles ne parlent pas mais dès que tout est rangé : la future maman se jette dans les bras de son amante. Elle colle le plus possible son corps au sien et niche sa tête dans son cou.

« Le hasard fait bien les choses… » Souffle-t-elle en déposant un discret baiser entre deux mèches de cheveux : « J’ai besoin de toi… » Avoue-t-elle ravalant sa fierté qui était pourtant sa marque de fabrique.
darwinsgame.com (c) 2015




God bless us ☠️
MY NAME IS GRAVEN ON HIS HANDS, MY NAME IS WRITTEN ON HIS HEART; I KNOW THAT WHILE WITH GOD HE STANDS NO TONGUE CAN BID ME THENCE DEPART. © Yamashita d'épicode
avatar
<b>bavardages</b> 1696 <b>présence</b> REDUIT
AVATAR : chloe nørgaard
CREDITS : balaclava, astra
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : aucun


MessageSujet: Re: Let's pretend everything is fine. || Solveig   Lun 17 Avr - 20:45



let's pretend everything's fine
Solveig & Lénaïc
You go to work the next day pretending nothing happened. Your co-workers ask if everything's okay and you tell them you're just tired.
And you're trying to smile.
And they're trying to smile.

Sa destination s’était imposée à elle sans qu’elle n’ait son mot à dire, du moins de manière consciente. Elle avait simplement ressenti le besoin de sortir de l’appartement, de prendre l’air et marcher dans ces rues que certains mettaient pourtant un point d’orgue à fuir maintenant que l’on n’était jamais sûr de ce qu’il pouvait nous arriver lorsque l’on mettait le pied dehors. Au fond, c’est peut-être pour cela qu’elle était sortie, pour l’incertitude. Mieux valait ne pas savoir ce qui l’attendait dans les rues de Chicago que de rester dans cet appartement où le regard mélancolique de sa mère, la prétendue nonchalance de Nils face à sa santé et les dernières nouvelles tragiques relatées par la radio ou la télévision ne faisaient qu’accabler davantage ses épaules déjà bien trop frêles. Alors elle était sortie, sans savoir où aller, mais avait trouvé son chemin jusqu’aux studios de sa compagnie dans un vestige d’une routine tenace et à raison, puisqu’elle avait effectué ce trajet des milliers de fois pendant des années. Arrivée là-bas, elle s’était changée, avait enfilé ses chaussons et s’était dirigée vers la barre pour réaliser ses échauffements, comme à son habitude. Seulement, le bâtiment ne grouillait plus de personnes bruyantes brûlant d’une énergie palpable mais était plus silencieux avec parfois l’écho d’une mélodie échappant d’une pièce ou encore le choc des pointes sur le parquet. A l’occasion, il était possible de croiser quelques collègues dans les couloirs, également nostalgiques d’un temps plus vivant où danser était plus libérateur que massacrer des concitoyens dans un monde virtuel. La danse avait au moins le mérite de pacifier contrairement à son remplaçant, plus querelleur.

Ce ne fut qu’à la fin de la musique que lui vient la brutale réalisation que le temps s’était écoulé plus vite qu’elle ne l’avait cru, les teintes orangées composant le ciel alors qu’elle était descendue de chez elle ce matin s’étant muées en un ciel uniforme, plus fade aussi, mais elle le préférait ainsi. Il aurait été insolent de voir le soleil rayonner en des temps pareils. Peinant à retrouver une respiration normale, sa poitrine se soulevant à un rythme rapide contre le vêtement collé à sa peau, elle se contenta de jeter un œil à son téléphone pour apercevoir l’heure avant de filer vers les vestiaires. Une fois changée, elle quitta l’immeuble pour se fondre à nouveau dans l’atmosphère ambiante maussade, chaque personne qu’elle croisait dans la rue portant sa tête basse et les raisons possibles pour cela étaient si nombreuses qu’il aurait été difficile de la deviner pour chacune d’entre elle ; le deuil, la crainte d’être pris au milieu d’une altercation, l’appréhension de se faire reconnaître comme étant une de ces personnes enclines aux altercations en question ou encore un désintérêt voire un dégoût pour ses pairs qui fichaient le monde en l’air. Le pas est pressant, le regard est vide – qu’il soit rivé sur un téléphone ou sur un point aléatoire – et aucun son joyeux ne lui parvient aux oreilles, pas un rire, un cri amusé, pas même un mot plus haut que l’autre échappant d’une discussion animée. La misère semblait s’être abattue sur la ville, jusque dans les cœurs de ses habitants. Et pourtant, il suffit à Solveig d’apercevoir une personne en particulier pour qu’un sourire se dessine sur ses lèvres, jetant un voile momentané sur cette misère lancinante.

Toutefois, aussitôt que la vision de Lénaïc s’offrit à elle, elle disparut, heurtée brutalement par un passant. En s’approchant, elle entendit une insulte que personne ne prit la peine de relever, sans doute car ils ne daignaient pas même relever une femme enceinte qui avait été bousculée à terre, témoignant à quel point l’humanité était tombée bien bas. Avec un pincement au cœur, Solveig s’approcha silencieusement de Lénaïc puis s’accroupit à son niveau tout en lui tendant la main pour l’aider à se relever, toujours sans prononcer un mot. Une fois son amie relevée, la danseuse s’accroupit à nouveau pour ramasser les affaires étalées au sol, non sans une pensée désagréable envers ce passant qui méritait bien plus cru que l’insulte qui lui avait été jeté. Dès lors que les objets eurent retrouvé leur place dans leurs sacs respectifs, elle retrouva avec plaisir le contact et la chaleur du corps de Lénaïc contre le sien dans une étreinte presque fusionnelle alors qu’affectueusement, la main de la danseuse vint se nicher dans ses cheveux pour les caresser dans un geste qui se voulait rassurant ou au mieux, apaisant. « C’est bon, je suis là. Elle se détacha des bras de son amante pour pouvoir la regarder dans les yeux et avec le regard inquisiteur, vint lui replacer une mèche de cheveux puis caresser sa pommette d’un léger geste de son pouce. Tu t’es fait mal en tombant? » Pour une personne leur étant inconnue passant à leurs côtés, leur échange et leurs gestes pouvaient paraître anodins voire ambigus mais il n’en était rien. Il n’y avait simplement pas de mot pour décrire avec justesse ce qu’elles étaient l’une pour l’autre, il s’agissait simplement d’une forme d’amitié et une forme d’amour qui leur étaient propres mais quoi qu’il en était, il s’agissait de quelque chose aussi puissant que pur, presque salvateur en un sens. Ce n’était pas le salut d’une personne à laquelle l’on s’accroche désespérément pour qu’elle nous délivre de nos démons mais celui d’une personne contre laquelle l’on vient se nicher et se blottir pour chercher du réconfort, pour être accepté malgré ces démons nous habitant. Un soutien mutuel qui prenait parfois des formes inexplicables mais qui n’en restait pas moins essentiel lorsqu’elles pensaient être seules au monde. Néanmoins, elles n’étaient plus que toutes les deux dorénavant, comme en pouvait témoigner le ventre rond entre elles.

Sa main quittant le visage de Lénaïc, l’expression inquiète habitant celui de la danseuse fit place à un grand sourire qu’elle n’avait plus vraiment l’occasion de pouvoir faire ces derniers temps, aussi chaleureux que sincère, alors que son regard joyeux se posa sur le ventre de son amie. « Comment vous allez? Rencontrer son ancienne camarade caho n’était pas prévu au programme mais il lui permettait au moins d’égayer cette journée sinistre et d’oublier les maux qui pouvaient peser sur leurs consciences. Tu m’as manqué. » souffla-t-elle entre ses lèvres en déposant un baiser sur la tempe de son amie avant d’attraper un de ses sacs, pour la délivrer d’un poids que Lénaïc aurait sûrement nié, ne lui laissant ainsi pas l’opportunité de prétendre que cela ne la dérangeait pas de porter seule ses achats, et marcher à ses côtés.  
Made by Neon Demon






i have no mouth and i must scream
SOLVEIG SÖDERBLOM ☽ in the souls of the people the grapes of wrath are filling and growing heavy, growing heavy for the vintage.


avatar
<b>bavardages</b> 458 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : Sonequa Martin-Green
CREDITS : RQ - tumblr
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>



MessageSujet: Re: Let's pretend everything is fine. || Solveig   Mar 18 Avr - 23:16
LA VIE TROUVE TOUJOURS SON CHEMIN
solveig söderblom & lénaïc beaufort

Le monde était de plus en plus fou. Plus les jours s’écoulaient rapprochant l’accouchement à grand pas, plus Lénaïc avait peur. Son enfant pourrait-il réellement survivre dans un monde tel qu’à l’heure actuelle ? La situation n’allait pas s’arranger, c’était évident. Seuls les sots et les simples d’esprit croyaient encore à un possible retour à la normale. La menuisière ne faisait pas partie de ces âmes innocentes. Elle était aigrit par un quotidien bien souvent trop lourd à porter sur ses épaules. Asaël était occupé : elle ne pouvait pas tout le temps lui demander d’être là. Lénaïc avait bien failli le perdre à cause de son égoïsme. Elle ne pouvait pas l’enchaîner à eux. Jerzy passait de temps à autre, mais lui aussi devait avoir d’autres chats à fouetter. Il restait Solveig, sa douce et tendre amie avec qui elle a partagé des moments qui réchauffent encore son cœur et ses entrailles. Des instants de complicité, de petits bonheurs qui rendaient tout incroyable plus doux et savoureux. Aux yeux de la future maman : la belle avait un don pour faire en sorte que le pessimisme soit chassé à grands coups de pied. Lénaïc se revoit la regarder danser avec admiration, la fluidité de ses mouvements captivants son esprit et son regard. Elle donnerait beaucoup de choses pour revenir à cette époque où elles s’aiment dès qu’elles le pouvaient. C’était il n’y a pas longtemps au fond et pourtant cela semblait être si loin de l’instant présent.
Divaguant dans les méandres de son esprit, elle arpentait sans but réel les rayons du magasin pour trouver de quoi préparer l’arrivée du bébé. Elle n’était pas encore décidée à l’abandonner… Asaël ne lui pardonnerait pas et elle ne se le pardonnerait pas non plus. Elle allait élever cet enfant : sans un père, certes, mais elle estimait qu’il allait être mieux sans. Mieux vaut ne pas en avoir du tout plutôt que d’avoir un mauvais modèle. A la caisse, Lénaïc donne ses maigres économies pour payer les petits plaisirs qu’elle voulait offrir au bébé. Le nécessaire évidemment, mais aussi des petits extras. Elle n’allait pas pouvoir lui offrir une vie comme les enfants de Crésus, mais elle ferait de son mieux pour qu’il ne manque rien et surtout pas d’amour. Les sacs chargés avec les achats, elle reprend la route de chez elle. Dans son lotissement au-dessus de l’atelier qu’elle ne changerait pour rien au monde. Elle se félicitait déjà de s’en être bien sortie, d’avoir survécu au brouahah de la ville quand une personne la pousse : la faisant tomber au sol. Personne ne s’arrête : comme si cela était presque banal de voir une femme enceinte tombée. En injuriant le responsable, elle remarque le regard de quelques passants. Il ne faut pas être devin pour comprendre qu’l la jugeait. Oui. Elle était seule et enceinte. Et alors ?! Lénaïc n’avait jamais eu besoin d’hommes dans sa vie pour être heureuse ou épanouie. C’est ce qu’elle se répétait continuellement.
Et encore une fois, parmi les épais nuages de sa morosité, un rayon perça. Le visage de Solveig illumina celui de Lénaïc qui trouva la force de lui offrir son plus beau sourire. Elle faisait partie de ces personnes pour qui on voulait faire plus, toujours plus. Elle l’aide à ramasser les objets et à se relever. La menuisière en est reconnaissante : l’accouchement était dans quelques semaines et son ventre était un poids qu’elle ne pouvait plus passer outre. Elle avait hâte que son état soit finit. Qu’elle puisse voir ses pieds, se pencher sans que cela lui prenne une heure : pouvoir faire des choses normales. Même si plus rien ne le sera quand le bébé viendra au monde. Lénaïc devrait trouver une autre routine en compagnie de la nouvelle vie qui allait tout chambouler. Si elle perdait espoir à cette idée : c’était sans compter la présence de Solveig. Dans ses bras, elle retrouve une force qui lui manquait. Elle savoure cet instant, respire son odeur et ferme les yeux pour mieux savourer l’instant présent. Oui. Elle était là. Lénaïc se sentait incroyablement idiote de ne pas l’avoir appelé plus tôt, de ne pas avoir avoué qu’elle avait besoin d’elle. Elles se séparent de quelques centimètres, de quoi laisser la place à Solveig pour caresser ses traits fatigués. Elle hoche la tête :

« Non… Je suis tellement maladroite que j’ai l’habitude, j’ai appris à tomber en quelque sorte même si jamais encore je me suis fait pousser par une personne aussi rude. » Elle tourne sa tête, il n’y avait plus de signes de lui. « Il a de la chance que je sois enceinte jusqu’au coup : je l’aurais rattrapé pour lui coller mon poing dans la gueule ! »

Grogne-t-elle avant de reporter son attention sur Solveig et de radoucir son regard ainsi que sa voix. La belle ne méritait pas un tel traitement. Elle remarque le regard pétillant de son amie sur son ventre et elle se joint à cette excitation. Lénaïc pouvait toujours compter sur elle pour lui rappeler les bons côtés de la vie.

« Fatiguée, il me réveille la nuit : il contrôle ma vie ! Je suis possédée par un alien ! » Elle souffle et met ses mains sur ses hanches : « Je n’ai pas demandé le sexe au docteur… Je ne sais pas encore si c’est une fille ou un garçon. Je… Je préfère avoir la surprise. » Et surtout retarder l’échéance de trouver un nom. Elle n’y avait pas encore réfléchi.

Lorsque Solveig souffle qu’elle lui a manqué, Lénaïc relève ses yeux pour se plonger dans les siens. C’est à son tour de caresser avec son pouce la joue de la demoiselle qui a rapidement déposé un baiser sur sa tempe. De la tendresse. Voilà ce don Lénaïc avait besoin.

« Moi aussi… » Elle lui laisse volontiers un sac : « Je t’offre une tasse de thé ? Café ? »

Lénaïc n’était pas encore prête à la laisser partir. Elle avait encore besoin d’elle : même dix minutes lui suffiraient. Sans attendre sa réponse, elle montre le chemin. Elle veut parler à Solveig, mais elle n’ose pas. Non pas parce qu’elle ne sait pas quoi dire : mais parce qu’elle ne se sentait pas en sécurité dans la rue. Tout le monde pouvait l’entendre. Elle était surtout stressée à l’idée qu’on la reconnaisse. Au bout d’une quinzaine de minutes, elles arrivent à la bâtisse. Elle ouvre la porte de l’atelier et la refermer derrière Solveig.

« Tu connais la maison. » Dit-elle en souriant avant de zizaguer entre les créations pour monter à l’étage où se trouvait son modeste mais confortable logement. Elle pose le sac sur le canapé et va mettre de l’eau à chauffer avant d’enlever son manteau et son écharpe : dévoilant son ventre bien rond. Elle revient près de Solveig et l’inspecte pour voir ce qui a changé chez elle. Inspecter n’est pas le mot, elle l’admire. Ni plus, ni moins.

« Comment tu vas ? J’ai l’impression que ça fait bien trop longtemps que l’on ne s’est pas vu… »
Et tout dans son attitude montrait au combien Solveig avait manqué à la menuisière.
darwinsgame.com (c) 2015




God bless us ☠️
MY NAME IS GRAVEN ON HIS HANDS, MY NAME IS WRITTEN ON HIS HEART; I KNOW THAT WHILE WITH GOD HE STANDS NO TONGUE CAN BID ME THENCE DEPART. © Yamashita d'épicode
avatar
<b>bavardages</b> 1696 <b>présence</b> REDUIT
AVATAR : chloe nørgaard
CREDITS : balaclava, astra
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : aucun


MessageSujet: Re: Let's pretend everything is fine. || Solveig   Ven 2 Juin - 22:04



let's pretend everything's fine
Solveig & Lénaïc
You go to work the next day pretending nothing happened. Your co-workers ask if everything's okay and you tell them you're just tired.
And you're trying to smile.
And they're trying to smile.

L’étreinte prend fin, l’accolade se défait tandis que les corps s’espacent, non pas pour mettre de la distance entre eux comme c’est le souvent le cas pour ces embrassades gênantes de rigueur mais désagréables, mais simplement pour mieux pouvoir échanger, pour mieux pouvoir se voir. Une autre forme de proximité. Le temps des regards et des mots, elle s’inquiète sur la chute de son amie et la réponse qui lui fut donnée lui fit un échapper un rire de ses lèvres. « J’en doute pas, j’aurais bien aimé voir ça. dit-elle en riant puis, son sourire s’estompant, elle regarda derrière elle, dans la direction empruntée par l’homme discourtois qui n’avait eu aucune gêne à bousculer une jeune femme enceinte et la laisser ainsi au sol comme s’il ne s’agissait que d’un vulgaire déchet pour lequel il ne voulait perdre aucune de son prétendu temps précieux pour le ramasser. L’incivilité n’était pas rare à Chicago mais si même les femmes enceintes pourtant symbole de la fertilité, la seule utilité de la gent féminine pour les esprits les plus étriqués, ne pouvaient plus compter sur le respect et la bonté d’autrui, c’est que le monde courait véritablement à sa perte. S’il n’avait pas filé à toute vitesse dans la direction opposée, Solveig lui aurait bien mis un coup au visage aussi, pour la bonne mesure. Ça lui aurait pas fait de mal. finit-elle en reportant immédiatement son attention sur le visage de Lénaïc, une expression enjouée remplaçant aussitôt l’agacement qui avait habité son regard alors qu’elle cherchait l’homme disparu depuis longtemps. Regard qui se posa presque instinctivement sur le ventre rond devant elle et, non sans une pointe d’excitation dans la voix, se renseigna sur son interlocutrice et son enfant à naître. Entendre Lénaïc se plaindre avec légèreté fit sourire la danseuse qui n’avait pas eu une conversation si aisée et agréable depuis un certain temps qui lui avait paru bien trop morne. Tant qu’il t’évite un accouchement aussi sanglant que dans le film, tout ira bien. lui répondit-elle en plaisant mais ne souhaitant pas encourager une future mère à paniquer sur tout ce qui pourrait mal se passer, elle s’empressa de rajouter en riant : Pitié, ne te mets pas à envisager cette éventualité sinon je vais m’en vouloir. S’amuser et discuter de choses sur un ton trivial avec son ex-camarade caho lui avait manqué, plus qu’elle ne l’avait réalisé. Elle n’avait pas grand monde avec qui oublier ses soucis amers alors elle ne pouvait que se réjouir d’être tombée sur elle aujourd’hui. Dans tous les cas, je suis sûre que ce sera un bébé génial. Peu importait si Lénaïc donnait naissance à une fille ou un garçon, avec elle pour mère, cet enfant finira très certainement par devenir quelqu’un qu’il fait bon d’avoir sur cette planète qui semble pourrir chaque jour un peu plus. Glissant un baiser affectueux sur la tempe de la personne qui fut autrefois son amante, lui soufflant qu’elle lui avait manqué, Solveig attrapa un des sacs de courses qu’elle portait pour la décharger quelque peu et se fit proposer une boisson chaude par cette dernière. Avec plaisir. Un sourire sincère ne quittant jamais ses lèvres, elle suivit Lénaïc menant la marche.

Solveig se glissa à l’intérieur de l’atelier par la porte tenue par Lénaïc et resta immobile sur le pas de la porte, attendant que son amie referme la porte. Elle avait déjà été ici plusieurs fois mais pas depuis longtemps alors, sans qu’elle puisse se l’expliquer davantage, elle n’osait pas vraiment s’avancer dans le logement d’elle-même. Tu connais la maison. Ces mots, bien qu’anodins, lui permirent toutefois de se détendre, ses épaules se relâchant imperceptiblement tandis qu’elle suivit Lénaïc dans les escaliers, son regard se posa sur chacun des ouvrages de l’atelier, les admirant silencieusement. Arrivée dans l’appartement qu’elle connaissait déjà pour y avoir parfois passé des heures voire des nuits, la danseuse déposa son sac au pied du canapé et observa les alentours pour voir si quelque chose avait changé dans l’habitation tandis que la menuisière était partie dans la cuisine. Celle-ci revenue à ses côtés, Solveig pouvait sentir son regard sur elle et, avec un sourire et une moue exagérée, attrapa ses cheveux pour les soulever légèrement. « Tu aimes ? Relâchant ses cheveux et retrouvant un sourire plus naturel, elle continua. Je crois que j’ai loupé un endroit à l’arrière mais bon, ça fera l’affaire jusqu’à ce que je m’en lasse. Il lui serait impossible de se souvenir de toutes les couleurs de cheveux avec lesquelles Lénaïc avait pu l’apercevoir, elle en changeait bien trop souvent pour qu’elle puisse en avoir une attitrée. S’asseyant sur le canapé, son sourire s’estompa quelque peu à la question qui lui fit posée, étant incapable de déterminer comment elle allait elle-même. Ça va, je suppose, en faisant abstraction de tout ce qui se passe autour de nous. Elle voulait lui parler de ses problèmes, de l’état de santé de Nils et des difficultés à joindre les deux bouts qui n’allaient sûrement pas tarder à pointer le bout de leur nez mais pas tout de suite. Elle ne voulait pas gâcher leur bulle de sérénité aussi vite alors, pour le moment, elle se contentera d’effleurer la surface de ses inquiétudes. Je sais pas trop ce qui va advenir de mon job, beaucoup ont déserté la compagnie. Trop occupés à jouer ou bien sont-ils peut-être déjà morts mais voilà une éventualité qu’elle n’était pas prête à regarder en face. Ils n’ont pas encore mis la clé sous la porte mais, malgré tout, ils se demandant si les gens veulent toujours voir des ballets avec tout ce qui se passe alors je suppose que tout dépend de ce qu’ils en concluent. J’attends de voir, pas grand-chose d’autre à faire de toute manière. finit-elle avec un léger rire qui, de façon surprenante, n’était pas jaune mais sincère. Après tout, elle ne pouvait effectivement rien faire d’autre que d’attendre l’issue du raisonnement de sa compagnie et espérer pour qu’ils trouvent des solutions, aussi incongrues soient-elles. Elle avait besoin d’argent après tout, pour elle et sa famille, les aides sociales ne leur permettront pas de garder la tête à flot bien longtemps si elle venait à être au chômage. Elle aurait dû faire ingénieur tiens, là elle serait encore certaine d’avoir du boulot. Ou bien avaient-ils également été considéré inutiles eux-aussi. Et toi, tu t’en sors ? demande-t-elle avec un regard inquisiteur, surmonté d’une pointe d’inquiétude à ses prochains mots. Votre santé, ça va? » Depuis que Lénaïc lui avait annoncé sa grossesse, les impacts du jeu sur celle-ci avaient toujours inquiété Solveig ; le Darwin’s Game avait des effets négatifs sur tout le monde mais ils ne faisaient qu’empirer les situations des personnes déjà vulnérables et dieu sait quelles pouvaient être les répercussions sur une personne enceinte. Elle espérait simplement qu’elles n’étaient pas trop sévères.
Made by Neon Demon






i have no mouth and i must scream
SOLVEIG SÖDERBLOM ☽ in the souls of the people the grapes of wrath are filling and growing heavy, growing heavy for the vintage.


avatar
<b>bavardages</b> 458 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : Sonequa Martin-Green
CREDITS : RQ - tumblr
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>



MessageSujet: Re: Let's pretend everything is fine. || Solveig   Mar 13 Juin - 23:34
LA VIE TROUVE TOUJOURS SON CHEMIN
solveig söderblom & lénaïc beaufort

Elle avait tellement d’affections pour cette femme. Lénaïc en était venue à la conclusion qu’elle était son âme soeur féminine. Clairement. Elles n’avaient pas besoin de parler pour se comprendre et leurs étreintes avaient toujours été passionnelles et torrides : les laissant toujours sur leur faim. Depuis qu’elle était enceinte, elle n’avait pas eu la chance de s’endormir dans ces bras et cela lui manquait. Elle détestait son lit grand, froid et vide. Solveig rendait tout plus légèr, moins terrifiant alors elle tombait à point nommé. Ne plus voir ses pieds, avoir l’impression d’être contrôlée de l’intérieur par une chose faite de chair et de sang des plus déplaisants. Lénaïc n’aura aucun regret à quitter cet état. L’Homme est déjà parti, ne donnant pas l’opportunité aux jeunes femmes de rendre la monnaie de la pièce à cette enflure. Tant pis, la menuisière aimait penser que le karma ferait la chose. Il payerait tôt ou tard cet acte. Le rire revient rapidement alors qu’elle parle d’un accouchement sanglant :

« Ah ça… Ouais la sage-femme m’a prévenu qu’il allait y en avoir ! Pire encore ! Il paraît que tu pousses si fort que tu fais caca en même temps ! Pas étonnant que le bébé cri en sortant sérieux ! » Elle à une mine de dégoût : « Ça m’apprendra à pas faire attention ! On ne m’y reprendra pas je te le dis-moi ! » Jure-t-elle entre ses dents.

Ce n’est pas comme si elle avait un contact quelconque avec le père. Lénaïc ne sait même pas s’il a eu le message lui annonçant la paternité. Car il n’y a pas de doute à avoir sur le géniteur de l’enfant. Sa seule relation en dehors de Cassidy se tenait devant elle et aux dernières nouvelles une femme ne pouvait pas en engrosser une autre. En attendant l’accouchement, une bonne tasse de thé ou de chocolat chaud ferait l’affaire. Solveig était là, devant elle : il était hors de question pour la future maman de la laisser partir. Elle n’allait avoir d’autres choix que de la suivre : d’autant plus qu’elle porte ses affaires.

L’eau boue, Lénaïc peut enfin regarder la belle qui semble observer les moindres changements dans son logement. Il n’y en avait pas. Elle n’aimait pas le changement. En revanche, son ancienne amante avait opté pour une nouvelle couleur. La menuisière s’approche d’elle et passe sa main dans ses cheveux en souriant tendrement :

« J’ai toujours aimé les couleurs dans tes cheveux. Tu rends le monde plus joyeux. » Elle le pensait sincèrement. « Tu sais bien que je n’aime pas ce qui est parfait, ça tombe bien ! »

Lénaïc la regarde s’éloigner et va préparer les tasses de thé. Elle avait posé la terrible question que personne ne semble vouloir poser de nos jours. Comment elle allait. Lénaïc serait bien incapable d’y répondre.

« Oh… Je suis désolée d’apprendre ça. L’art, la danse et la musique… Les gens devraient garder en tête que c’est la base même de notre société. » Elle était peinée oui. « Le cas échéant, je serais ravie de t’avoir dans mon atelier, je pourrais t’apprendre le métier. »

Solveig lui renvoie la balle, lui demande comment ça ce passe pour elle, pour le bébé. Insinuant par la même occasion si le jeu avait un impact sur eux. Un soupire traverse ses lèvres tandis qu’elle verse l’eau dans les tasses. Elle ne réponds pas tout de suite, elle préfère se concentrer sur la confection des boissons chaudes. Finalement, elle revient auprès de Solveig et lui tendit une des tasses.

« Je ne sais pas trop… Quand je meurs il a tendance à bouger et me fait clairement comprendre que je dois arrêter de jouer. »
Elle s’assoit près de Solveig et pose sa tête dans sa main : « Tant qu’il bouge… C’est qu’il est en vie. Mon obstétricien sait que je joue. C’est un ancien ATOM. Il m’a dit d’éviter de prendre des coups dans le ventre : autant dire une chose impossible. » Elle respire le thé doucement : « Au niveau de la menuiserie… » Cela était macabre, mais c’était les faits : « On fait de plus en plus de cercueils, malheureusement… Je crois que nous aurons toujours du travail malheureusement. Mais j’ai fini le berceau. »

Lénaïc se lève et fait signe à son amie de la suivre dans la chambre. Elle pousse la porte et près de son lit elle avait installé la pièce de bois peinte et décoré richement avec des desseins d’animaux en tous genres.

« Quand il sera là… Je vais devoir réduire mes connexions, je ne peux pas arrêter de jouer, personne ne peut. Mais… Mais il ne mérite pas que sa mère meure. Je ne le laisserais pas seul. » Elle se tourne vers Solveig : « Ne parlons pas de malheur, on est en vie et toujours là l'une pour l'autre. Je ne sais pas ce qu'on peut demander de plus ! »
darwinsgame.com (c) 2015




God bless us ☠️
MY NAME IS GRAVEN ON HIS HANDS, MY NAME IS WRITTEN ON HIS HEART; I KNOW THAT WHILE WITH GOD HE STANDS NO TONGUE CAN BID ME THENCE DEPART. © Yamashita d'épicode
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Page 1 sur 1


Sauter vers:  





liens utiles
AU RP ET AU FORUM