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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 GOSPEL FOR THE FALLEN ONES / HÉLÈNE.
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MessageSujet: GOSPEL FOR THE FALLEN ONES / HÉLÈNE.   Ven 20 Jan - 12:04
gospel for the fallen ones.
hélène & cloé.




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MessageSujet: Re: GOSPEL FOR THE FALLEN ONES / HÉLÈNE.   Ven 20 Jan - 12:07

1 NEW MESSAGE FROM ISAK
18h au Lee’s, ça marche. À tout à l’heure.  

Un sourire étire tes lèvres, alors que tes opales flirtent avec ce reflet pâle qui te regarde à travers le miroir. L’image reflétée te déplait – cernes violacés peints sous tes prunelles claires et fatiguées, teint cireux que, malgré la légère couche de maquillage, tu ne parviens plus à dissimuler, traits tirés sur ta peau de poupée, tu suintes l’âme du jeu par chacun des fibres de ton corps malmené, et pourtant tu ne peux empêcher cette moue de venir éclairer ton visage creusé. Isak te manque ; entre vos boulots respectifs, bien que guère très prenants depuis votre inscription au Darwin’s Game et les heures passées immergés dans le jeu, le gouffre qui vous séparait s’élargissait avec le temps, vous éloignant toujours plus depuis votre dernière rencontre. Les quelques paroles échangées dans les égouts de la ville virtuelle avaient été durs à digérer, tant pour l’un que pour l’autre, et tu ne pourrais jamais oublier cette lueur de déception émanant de ce triste regard qu’il t’avait jeté avant que tu ne l’abandonnes aux noirs tréfonds des cavités puantes. T’avais jusque là tout fait pour l’épargner, cachant une vérité trop horrible à un frère adoré qui avait tant veillé sur toi – et visiblement, apprendre que toi aussi tu avais cédé à ce jeu planétaire l’avait retourné. Vous ne vous étiez pas revus ensuite, ni à Chicago, ni à Darwin Harbor. Et enfin, après deux mois de silence, le manque devenait si cuisant que tu n’avais plus attendu d’avantage pour lui envoyer un mot, afin de lui donner rendez-vous – le Lee’s était un club que vous appréciez tout deux autrefois, aussi avais-tu pensé que ce serait l’occasion de s’y retrouver en souvenir du bon vieux temps, mais également pour t’excuser de tous ces tords que tu avais pu lui causer. Et ce sourire, cette balafre que tu croyais ne plus revoir sur ton visage, n’était autre que le bonheur de recevoir la confirmation de ton frère, étincelle d’espoir dans cette vie grise. Tu jettes un œil à  ta montre, un dernier regard accordé à ton triste reflet, et tu tires sur la manche de ta robe pour masquer au creux de ton poignet les arabesques sombres encrées sur ta peau, compteur de tes vies égrainées que tu as pris l’habitude de masquer. Enfin tu attrapes un lourd manteau et dans un claquement de porte, tu disparais dans la nuit qui se couche sur la ville. (…)

Les bruits des cuivres inondent la rue de leurs sonorités suaves, masquant à peine le brouhaha de la cohue qui défile devant les pordes. La lueur fébrile des réverbères défile sous tes opales de cristal, tandis que tu parcours la foule du regard dans l’espoir d’y reconnaître un visage. Les masses se pressent à l’entrée, sous les volutes âpres des cigarettes fumées bien trop vite – on balance les mégots sur les pavés, et on s’esquive rapidement à l’intérieur, espérant échapper au froid mordant de cette longue soirée d’hiver qui ne commence qu’à peine. Enfin tu croises les prunelles de celui que tu cherchais, le rejoignant à la hâte en bousculant les gens sur le trottoir. « Excuse moi, je suis en retard. » tu lâches en l’enlaçant, donnant toute ta force et toute ton âme dans cet acte de tendresse que tu avais un instant oublié. « Comment ça va Isak ? Tu m’as manqué, ça fait si longtemps. » Tu romps doucement votre étreinte, dardant tes iris sur son visage à l’air aussi fatigué que le tien – mais tu préfères ne rien dire, ne pas te risquer sur ce sujet que tu sais glissant, désireuse de bien débuter la soirée. « Tu m’as manquée aussi, je suis heureux qu’on soit là. Tu sais à quel point j’adore cet endroit. » qu’il te répond dans un sourire que tu juges sincère, esquivant par la même occasion ta première question. Tu n’insistes pas, sachant qu’il serait vain de vouloir en savoir d’avantage. « Rentrons à l’intérieur, tu veux, avant que je ne meures littéralement de froid. Le concert va bientôt commencer. » Tu attrapes son bras pour l’inciter à te suivre, et ensemble vous pénétrez dans le bar à la lourde ambiance feutrée. Le lieu est bondé, et sur la scène, le groupe s’installe déjà. Les corps se déhanchent sur les tempos d’un jazz entrainant recraché par les enceintes, et tu t’amuses de constater qu’après tout, certains continuent à vivre malgré les horreurs qui secouent le monde, ébranlant Chicago : entre le couvre feu imposé, les rumeurs sur d’éventuelles fosses communes où seraient entassés les cadavres des joueurs au compteur nul, et ces joutes politiques à n’en plus finir, il y avait de quoi s’inquiéter de ce futur incertain. Toi-même, tu prenais tes précautions avant de mettre le nez hors de ton petit appartement – l’inquiétude t’oppressait constamment, et cela faisait des lustres que tu ne t’étais pas laissée aller à un peu de divertissement simple. Adressant un clin d’œil à ton frère, tu t’esquives un instant pour te fondre jusqu’au bar, ramenant quelques instants plus tard deux boissons alcoolisées aux saveurs d’interdit. « À nous ?Oui, à nous. » Les verres claquent, sonnant comme un coup d’envoi tandis que les spots de la salle se tamisent plus encore, plongeant le lieu dans une pénombre chaleureuse.

Quelques coups sur la batterie, un micro qu’on tapote, et la voix rocailleuse d’un des musiciens qui résonne contre les parois de la bâtisse, alors que tu avales d’un trait le contenu de ton verre. Un discours à t’en couper le souffle s’en suit, tandis que celui ayant pris la parole remercie d’abord le public d’être venu si nombreux à leur concert, enchainant sur quelques paroles à propos des durs temps qui courent, avant d’achever son monologue sur quelques mots scandalisés au sujet du Darwin’s Game, qu’il déclare être une monstruosité pour l’humanité, et que cela devrait cesser au plus vite – il dédit alors le premier morceau à un espoir de paix, et l’on entend les murmures, approuvant ces propos lourds de sens pour certains, réprobateurs et révoltés pour d’autres, au fond de la salle. T’entends Isak grogner, mais tu ne réagis pas, soudain prise d’un vertige sans doute dû aux vapeurs alcoolisées qui embaument ton esprit. « Je reviens, j’ai besoin de prendre l’air… » tu souffles à l’oreille de ton frère alors que la frénésie du jazz s’empare de l’assemblée. Jouant des épaules, tu te frayes un passage vers l’extérieur, avalant de grandes bouffées d’air glacé, les joues brûlantes, le cœur battant. Tu prends un instant, le temps de te remettre de tes émotions, de faire redescendre le rythme de ton palpitant fou, surprise par l’effet aussi immédiat de la boisson sur ton organisme. À l’intérieur, les échos des chansons te parviennent et tu fredonnes doucement au rythme de la musique en te balançant sur tes pieds. L’air frais te fait du pied, et la morsure poignante du froid sur ta peau hérissée te sort de cette torpeur dans laquelle t’avais été plongée par l’alcool et les mots du musicien au nom de son groupe. Visiblement, ils s’étaient rangés sur l’avis du gouvernement, des anti-DG – mais ce soir, tu ne veux pas prendre part à ces débats stériles, ce soir tu veux profiter du jazz avant le couvre-feu, et profiter d’Isak. Alors tu prends une dernière inspiration, et tu fais volte-face, prête à entrer de nouveau dans la cadence infernale de la nuit qui s’agite. Un sourire étire de nouveau tes lippes lorsque tu poses une main sur la porte battante – mais tu n’as guère le temps de la pousser, tu n’as pas même le temps de fermer les yeux. T’entends à peine un cri enragé, et la déflagration brûlante qui te happe, ton corps projeté avec violence sur le bitume gelé – ta tête heurte alors les pavés, et c’est le trou noir. (…)

Le ciel semble se teinter de volutes bleutées et rouge sous tes opales vitreux. Assourdie par le sifflement dans tes oreilles, tu n’entends pas les sirènes qui hurlent, les cris, les foules qui courent, ni même le crépitement des ruines calcinées. T’as la tête qui tourne, et la sensation d’avoir une enclume dans le crâne. Tu voudrais te relever, mais t’en es incapable, comme clouée sur le sol par une force invisible. T’as tellement mal que tu ne sais plus d’où vient réellement la douleur, chaque fibre de ton corps hurlant agonie. Le souffle te manque, ton cœur palpite, tu ne te souviens pas, tu ne comprends pas. Et la seule pensée qui t’obsède te fait monter les larmes aux yeux, alors que tu restes impuissante étendue par terre. Isak. « Je… aidez moi… » que tu voudrais crier, mais tu parviens tout juste à laisser échapper un souffle inaudible de tes lèvres brûlées. Autour de toi tout s’agite, tandis que tu te laisses sombrer dans l’incompréhension de ce cauchemar éveillé.





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MessageSujet: Re: GOSPEL FOR THE FALLEN ONES / HÉLÈNE.   Mer 5 Avr - 15:07
GOSPEL FOR THE FALLEN ONES
Avec le temps Hélène, tu avais fini par comprendre qu'un coup de téléphone aussi tard ne pouvait que signifier qu'un problème s'était produit ; relaté ou non au boulot ça par contre c'était le seul véritable mystère.
Cette fois-ci la sonnerie de l'appareil s'accompagna presque immédiatement par des sirènes d'ambulance qu'on entendait retentir dans la ville. Les véhicules effectuaient visiblement une danse digne d'un ballet pour arriver jusqu'à leur destination et ce spectacle sonore tordait ton estomac car tu anticipais déjà la catastrophe qui avait pu avoir lieu.
Le coup de fil fut bref et concis : attentat dans un bar très côté dans le south side, on avait besoin de tes services. Malheureusement, pas ceux que tu souhaitais réellement offrir.

[…]

L'arrivée au Lee's Club fut terrible. On entendait les policiers, les ambulanciers et les blessés hurler, partout où ton regard se promenait, tu trouvais des corps étendus par terre ou des gens en pleurs et effrayés. Tu n'avais généralement pas affaire à autant de monde et à vrai dire, tu n'avais eu à gérer autant de cadavres et blessés que lors de trois occasions : la fusillade de novembre 2015, la manifestation contre les lois anti-DG et le massacre de lycéens. C'était ce à quoi tu servais finalement, identifier les corps et expliquer leur mort. Mettant de côté, les appels à l'aide et les pleurs, tu t'approchas de l'attroupement d'officiers, pompiers et ambulanciers qui s'écharpait pour en apprendre plus.
Visiblement, les dégâts avaient été provoqués par une bombe placée de manière stratégique afin de faire un maximum de blessés. Peu d'informations en réalité, mais déjà il se murmurait que cet attentat était en relation avec le Darwin's Game. Rien qui pouvait t'intéresser pour le moment puisque l'on exigeait de toi que tu sauves ceux qui pouvaient l'être et c'était incroyablement gratifiant de ne pas être une légiste.

Tu transperças la foule, enjambas les corps inanimés et te penchas sur une adolescente qui se tenait le bras. Son membre paraissait rongé, des brûlures au troisième degré provoquées par l'explosion le parcouraient. Murmurant quelques mots d'encouragement, tu posas des compresses sur son bras après avoir vaporisé un désinfectant et anesthésiant qui l'apaiserait un temps. Il n'y avait rien de plus à faire pour elle Hélène, mais d'autres t'attendaient.
C'est un appel faible, presque hésitant, qui attira ton attention dans tout le brouhaha. Tu tendis l'oreille pour savoir qui avait besoin d'aide. Rien. Tu avanças accroupie, cherchant le responsable : une jeune femme. Un rapide examen te montra qu'elle avait été probablement soufflée par l'explosion mais n'avait pas été assez près pour voir un de ses membres être déchiqueté. De nombreuses coupures et bleus décoraient son corps, mais les deux blessures qui t'inquiétaient réellement était celle qui faisait suinter du sang à sa tête et celle au niveau de sa gorge. On aurait dit que quelque chose l'avait heurtée... Tu fronças les sourcils. Ce n'était donc pas elle qui avait pu parler et t'appeler il y a un instant, pourtant... Secouant la tête, tu pris la main intacte de la demoiselle blonde :

« Mademoiselle, vous m'entendez ? » Son pouls était lent mais battait régulièrement. Tu relâchas sa main et continuas à lui parler tout en cherchant sa plaie sur son crâne. « Je sais que vous avez du mal à parler et peut-être même à respirer mais j'ai besoin que vous ouvriez les yeux pour vérifier que votre cerveau n'est pas endommagé. » Parler, sans cesse, sans t'arrêter. Tu n'avais aucune idée si tes mots étaient compris voire même entendus, mais tu devais essayer de la réveiller.
Derrière toi, un pompier s'avança et tu te retournas pour lui indiquer l'adolescente brûlée. « Il me faudrait aussi plus de compresses et... » Tu t'arrêtas en sentant la jeune femme bouger.


until the end
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MessageSujet: Re: GOSPEL FOR THE FALLEN ONES / HÉLÈNE.   Jeu 8 Juin - 12:03
Le froid se fait étreinte mordante sur ton corps mutilé, ancré aux pavés souillés de larmes et de sang. En même temps que ton oreille s’accommode aux acouphènes provoqués par la déflagration, te laissant percevoir la panique s’étant emparé des lieux jusqu’alors si festifs, la douleur s’éveille, lancinante  contre ta peau – chaque parcelle de ton corps n’est qu’agonie, et contre ton crâne amoché tu perçois le liquide écarlate et visqueux qui s’écoule de la plaie causée par ta chute. Ta jambe droite ne semble plus répondre aux stimuli lancés désespérément par ton cerveau, aussi restes-tu avachies sur le trottoir, à demi-consciente, étouffée par les cris d’horreur et les plaintes de ceux qui ont encore la force de faire rugir leur voix. Les paupières refermées sur tes opales, tu ne peux qu’imaginer le chaos que tu ne parviens à distinguer, alors que ton cœur s’emballe un peu plus à chaque seconde écoulée – tes lèvres parviennent à peine à remuer, à prononcer un appel à l’aide de ta gorge écorchée, cependant noyé dans le fracas des sirènes, dans le crépitement encore brûlant des ruines calcinées, dans les débris remués de murs défoncés. Et pourtant, une caresse glacée qui s’empare de ta paume, des doigts froids qui cherchent le creux de ton poignet, contre lequel résonne ton pauvre cœur affolé. « Isak… ? » tu articules à peine, souffle inaudible jeté dans la bise de janvier à peine levée, râle morbide aux dessus des damnés. Cependant c’est une voix féminine que tu perçois et qui s’enquiert de ton état, et un instant tes lèvres tremblent, réprimant ce sanglot qui menace de déborder tandis que la panique t’enserre à ton tour. La voix ne cesse de résonner, et tu ne sembles entendre plus qu’elle, seulement ces intonations doucereuses qui apaisent ton palpitant malmené. Tes paupières vrillent à sa demande, et tu te bats de toutes tes forces pour enfin laisser pénétrer la lueur des néons de la rue sur ta rétine aveuglée, cherchant un moment à te sortir de ce brouillard opaque qui t’empêche de bien voir. L’image se détache au dessus de toi, les traits tracés gracieusement sur ce visage inconnu et ses prunelles qui te toisent avec une inquiétude mesurée cependant. Sans tarder elle observe le fond de tes iris encore vitreux et égarés, alors que tes paupières papillonnent pour t’accommoder à la lumière brûlante, à la foule qui accourt en tout sens – tu voudrais te redresser, mais ta jambe est de plomb, te laissant clouée sur le sol alors que tu te débats contre ton propre corps qui s’effrite, une grimace balafrant ton visage noirci par les fumées. « Je... Ma jambe. » tu grognes de ta voix rauque, avec cette impression de sentir ton cœur palpiter contre tes tempes trempées de sueurs froides. Et alors que la femme ausculte ton corps de poupée brisée, tu remets en ordre tes pensées embrouillées.

La musique, les rires, le verre qui s’entrechoque, et la ferveur de la nuit se sont envolés, soufflés par la détonation brûlante. Tu te souviens avoir à peine posé tes doigts contre la porte, prête à t’engouffrer dans la moiteur bruyante du bar à l’ambiance réchauffé. Et Isak. Un frisson te fait tressauter, et la boule formée dans ta gorge t’empêche à nouveau de respirer. Isak était à l’intérieur. Où était-il désormais ? S’en était-il sorti indemne ou son corps avait-il été soufflé par l’explosion, réduit à l’état de chaires disloquées, gisant parmi les décombres et d’innombrable autres âmes perdues ? Tu refermes aussitôt tes paupières avec rage, t’enfermant dans ce noir quasi réconfortant, l’irréalité de te savoir protégée de ces horreurs tant que tu ne les voyais plus. Il faut pourtant que tu te lèves, et que tu cherches à le retrouver, à savoir s’il allait bien, s’il n’avait été que partiellement blessé. S’il était vivant. « Où est-il… Isak. Pitié, où est mon frère ? » tu sanglotes doucement, les perles salées échappant à tes prunelles fermées, roulant contre tes joues tuméfiées. Désespérée, tu cherches la main de celle qui est penchée sur ton corps, serrant ses doigts entre les tiens comme pour t’accrocher à sa présence. « Aidez-moi, je… Je dois le trouver, je dois trouver Isak… » Nouvel appel à l’aide, nouvelle plainte d’agonie alors que ton cœur se meurt à la seule idée qu’il lui soit arrivé quelque chose. « Qu’est-ce que… que s’est-il passé… ? » tu oses demander du bout des lippes, quand bien même tu préfèrerais ne pas savoir et enfin te réveiller de cet odieux cauchemar.





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MessageSujet: Re: GOSPEL FOR THE FALLEN ONES / HÉLÈNE.   Dim 25 Juin - 13:48
GOSPEL FOR THE FALLEN ONES
Devant l'ampleur de la catastrophe, tu avais conscience du miracle que signifiait le fait que la jeune femme soit encore en vie, aussi tu comptais bien te donner à 100% pour qu'elle le reste. Le pompier est oublié et tu n'as plus qu'un objectif : faire sortir de cet enfer la blonde. Ce sont deux prunelles bleues qui finalement croisent les tiennes, encore pourvues de vie mais vacillantes comme celles des survivants.
Autour de toi c'était le chaos ; policiers, démineurs, pompiers, urgentistes et médecins légistes, tout ce beau monde était réuni pour la catastrophe et étrangement tu trouvais dans ce brouhaha une certaine sérénité, la même que lorsque tu travaillais à l'hôpital voire identique aux émotions ressenties dans le Darwin's Game. Il n'y avait rien de réjouissant à cette situation mais c'était une panique, un stress que tu connaissais et qui te poussait au maximum.
Tu vois presque immédiatement les traits de la jeune femme se déformer, sans aucun doute sous la douleur, tandis qu'elle tente de bouger mais en vain. Tu n'avais eu le temps de ne faire qu'un examen préliminaire alors certaines blessures et leur gravité avait pu t'échapper. C'est finalement la blessée qui t'indique d'une voix brisée ce qui ne va pas. Ton attention Hélène, se tourna par conséquence vers son membre amoché que tu examinas d'un œil expert. De l'extérieur, hormis des bleus et des coupures, rien ne paraissait avoir endommagé gravement sa jambe droite... du moins à l'exception de l'hématome qui s'étalait sur sa cheville. Pressant deux doigts sur la tâche, tu fronças les sourcils en voyant l'absence de réponse de la demoiselle devant ce qui aurait du être un stimuli plus que brutal. Tu ne pouvais que supposer qu'un ou plusieurs de ses nerfs avaient été endommagés voire déchirés – à la suite d'une fracture ? - ce qui immobilisait sa gambette, et qu'elle avait potentiellement une hémorragie interne pour former un flux de sang aussi important.

Que devais-tu faire ? Engager des soins immédiatement ou réduire les dégâts en priant pour que son transfert dans un établissement médical soit assez rapide pour qu'elle ne perde pas sa jambe ? Tu en étais encore à hésiter, à t'imaginer tous les scénarios possibles, lorsque une main froide attrapa la tienne. Encore ce nom, le même que tu avais entendu plus tôt et qui t'avait fait te déplacer jusqu'à elle. Ce n'était pas le sien mais celui d'un homme, un ami ? Un amant ? De la famille ? Peu importe. « Chut. Vous ne devez pas parler, votre gorge a été touchée et il ne vaut mieux pas abîmer vos cordes vocales. » Tu serras sa main et t'apprêtas à lui répondre lorsque l'on vint t'apporter les compresses que tu avais demandé. Remerciant le pompier, tu t'empressas de te servir de cet outil pour nettoyer la plaie que la blonde avait à la tête. Cela te permit aussi de mettre de l'ordre dans tes pensées avant de répondre aux interrogations légitimes de la victime. « Il y a eu une explosion. Criminelle, l'explosion. Les autorités n'ont pas encore trouvé les responsables mais... » Tu pinças les lèvres. « Il semble que ce soit les artistes du bar qui aient été visés. » Tu n'en dis pas plus, laissant la blessée faire ses propres conclusions, tandis que tu appliquais un désinfectant, de quoi faire coaguler le sang, puis une compresse pour terminer. « Vous faîtes partie des chanceux qui se trouvaient à l'extérieur du bâtiment... » Tu dus t'interrompre quand on entendit le cri de désespoir d'un adolescent pleurant sur le corps à moitié brûlé de son ami. « Les flammes continuent encore à ravager le bâtiment. Si vous avez des difficultés à respirer, faites le moi savoir. Ce qui m'inquiète surtout c'est votre jambe, on doit vous emmener rapidement à l'hôpital. »
Les vieux réflexes étaient oubliés l'espace d'un moment. Envolés, les mots réconfortants et les paroles chaleureuses, dans l'angoisse de la situation, tu faisais au plus rapide au risque de faire pire.


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