Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



Le forum appartient à sa fondatrice Alaska. Le forum est optimisé pour Chrome. Toute copie partielle ou complète est interdite.
LE FORUM EST FERME POUR LE MOMENT. MERCI D'AVOIR ÉTÉ LA.


 the mother we share △ (amadeus)
Répondre au sujetPoster un nouveau sujet
avatar
<b>bavardages</b> 398 <b>présence</b> REDUIT
AVATAR : jared leto
CREDITS : avatar © swan
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : neutre


MessageSujet: the mother we share △ (amadeus)   Sam 28 Jan - 14:45

99% of my life i was lied to ; i just found out
my mom does more dope than i do

Parvenir à avoir un vol se faisait une tâche de plus en plus ardue ces derniers temps, et la situation n'allait pas en s'arrangeant : la population, naturellement, n'avait pas vraiment le cœur à voyager trop loin de leurs écrans ; le personnel aéroportuaire manquait cruellement, les hôtesses de l'air, stewards et pilotes n'étant malheureusement pas épargnés par la vague de mortalité qui frappait le pays et le monde entier ; et Chicago, de manière générale, était plus ou moins officiellement mise en quarantaine par le reste de la planète. Avec les échanges commerciaux, l'immigration professionnelle et le tourisme étaient au plus bas, les vols étaient de plus en plus fréquemment annulés et en obtenir un relevait du miracle. Dans une moindre mesure, NYC continuait d'entretenir des rapports, certes, espacés, mais encore plus ou moins réguliers, avec l'aéroport de Chicago, bien que faisant l'objet de retards considérables qui avaient poussé la bête de south side et son neveu, ce matin, à patienter, assis à la terrasse de l'un des cafés de l'aéroport. L'attentat du Lee's Unleaded Blues survenu la veille faisait la une des journaux et avait attiré l'attention du loup qui, tandis que la serveuse leur apportait leurs cafés, feuilletait un quotidien d'une main et de l'autre écrasait le mégot de feu sa cigarette au fond du cendrier qui trônait au milieu de la table.

Merci.

Repliant le journal qu'il tenait entre ses doigts, l'assassin se redresse sur sa chaise et d'une main distraite abandonne la liasse de papiers périodique pour venir cueillir son irrésistible dose de caféine quotidienne. Il porte à ses lippes les bords de la tasse en céramique et, d'une gorgée de café bouillant, brûle son œsophage sans ciller, trop impatient par nature pour sagement laisser le liquide se refroidir. Levant ses iris cerulescentes vers son neveu, il le remarque plus prudent et, le voyant siroter face à lui la même sorte de boisson, sent son cœur soudainement bousculé par la vieillesse. Car il ne l'avait pas vraiment vu grandir, ce petit, et voici qu'il se tenait là aujourd'hui, assis comme un homme face à lui et inondant déjà de caféine le sang qu'ils partagent. Loin derrière eux semblait le temps duveteux où l'enfant foulait encore maladroitement le sol de ce même aéroport, son rire retentissant comme des couleurs sur les murs trop blancs. Désormais, plus de dessin gribouillé au feutre rose pour accueillir son père mais un bulletin de résultats scolaires irréprochable et les sincères félicitations du corps enseignant, promesse d'un avenir brillant et d'une place assurée au sein des plus prestigieuses universités du pays. Il s'était envolé, le petit garçon aux énormes joues collantes de sucre et aux salopettes tachées de confiture de fraise ; ses baisers dorénavant avaient l'odeur de l'après-rasage et il portait un impeccable complet marine si propre et bien arrangé qu'il semblait avoir été repassé sur lui.

Alors il sentait son cœur, ou ce qu'il en restait, se gonfler d'orgueil et de fierté, le loup de south side, lorsqu'il toisait ainsi ce garçon.. que dis-je? Cet homme, qui, à défaut d'être sa progéniture directe, n'en était pas moins, jusqu'à preuve du contraire, son unique descendant et, juridiquement parlant, l'héritier de sa fortune personnelle. Des stigmates d'enfance persistaient cependant aussi fermement qu'était nouée la cravate du jeune homme, gravant un sourire narquois au visage de son oncle tandis que le petit buvait son café viennois à la paille, coudes appuyés sur la table et tibias croisés sous sa chaise. Sourire qui s'étire alors considérablement lorsqu'il aperçoit, pas intégralement cachés par le short de son costume et le cachemire de ses chaussettes hautes, les genoux du garçon s'agiter de nervosité, autre indice trahissant discrètement son jeune âge.

Nerveux ?

Le gamin hausse les épaules, muet ; peu habitué, en réalité, à ce que son oncle daigne accorder le moindre intérêt à ses états d'âmes. États d'âmes qui, pourtant, étaient on ne peut plus variés, et dont le peu d'entre eux, ces derniers temps, parmi les infinités d'émois qui l'agitaient, n'avaient rendu son cœur plus léger. Aux traits moroses de son visage, on devinait au contraire aisément le palpitant du garçon sauvagement fusillé du plomb de ses tourments. Et, tristement impuissant, le loup de south side constatait le regard de son neveu de plus en plus similaire à celui des crapules des rues qu'il côtoyait trente ans plus tôt. Il avait, dans l'abîme de ses pupilles, cette même lueur vengeresse, cette étincelle de chagrin, cette flamme de haine, cet éclat mystérieux et contradictoire qui brûlait dans les yeux de quiconque avait le cœur atrophié par la contrainte de grandir trop vite, d'être adulte trop tôt. Les frères Pimkins l'arboraient depuis qu'ils avaient ouvert les yeux sur le monde, cet étrange regard d'adulte sur visages d'enfants. Ils avaient autrefois fait partie de ces mômes qui, à dix ans, avaient enduré plus de cauchemars et de souffrance que des vieillards en fin de vie ; on le lisait dans la sévérité de leurs yeux, on le devinait à l'abondance de leurs cicatrices, on le réalisait à la dureté de leurs paroles. Courir ventre à terre entre les balles qui sifflent à leurs oreilles pour espérer atteindre vivants les portes de leur immeuble, plonger les mains dans la poudre et le sang pour espérer bénéficier d'une vie meilleure, puis finalement se réaliser damné par les mauvaises actions et reporter ses espoirs sur une descendance aux mains encore blanches.

Comme tout aîné, le vil assassin aurait aimé offrir à cet unique descendant la jeunesse insouciante qu'il n'avait pas eu la chance d'avoir ; lui dire Nous sommes condamnés mais toi tu es sauvé. Cruelle naïveté. Le temps s'était écoulé et, avec lui, le monde avait changé depuis. Il ne suffisait désormais plus de naître avec une cuillère d'argent sur la langue et de fréquenter les beaux quartiers pour être à l'abris du fléau qui frappait la planète entière, aujourd'hui : les balles venaient siffler jusqu'aux seuils des majestueuses villas, aux pieds des antiques manoirs, aux portes des somptueux palaces. Désormais, les quartiers défavorisés n'étaient plus les seuls à pleurer leurs enfants perdus dans les fusillades, l'hécatombe vidéoludique n'épargnait pas plus les fortunés que les miséreux et le dernier-né Pimkins voyait ses camarades tomber un à un comme ses deux aînés avaient vu les leurs sombrer à leur époque. Brisant le silence instauré, la voix juvénile du gosse résonne. Elle est comment... il laisse traîner la dernière syllabe, marque une pause, semble hésiter un peu, conscient de l'aspect un peu particulier de leur situation familiale et ne sachant réellement comment il devait l'appeler ...Norah ? finit-il simplement par mumurer. Définitivement, les termes mamie et grand-mère semblaient à ses yeux aussi inadéquats que le terme maman était étranger au langage de son père et de son oncle lorsqu'il s'agissait de cette femme.

Une salope. Une vraie sorcière ; cinglée... droguée... dépressive...

Pressentant le regard insistant de son neveu peser sur lui, le monstre s'interrompt pour remarquer, non sans un certain agacement, un sourire moqueur lier les oreilles du gamin d'une part et d'autre de son visage, tandis qu'il lance, mesquin : L'adage dit vrai alors. La pomme ne tombe jamais très loin de l'arbre. Petit con. La bête de Chicago, face à l'irrévérente jeunesse, serre les dents. S'il avait été de quelques années plus jeunes, une gifle aurait fusé, mais le vieux loup jugeait son petit trop grand, désormais, pour être ainsi corrigé de la sorte, et le savait maintenant assez fort, et peut-être même assez courageux, pour répliquer, bien qu'il le connaissait de nature docile et respectueuse, ou du moins pas assez insolente pour lever la main sur un aîné. Acerbe, certes, car, comme il le disait si bien, la pomme ne tombait jamais loin de l'arbre, et il avait, lui également, hérité du mordant des doyens Pimkins, mais docile et respectueux car éduqué, comme un homme, aux menaces et aux gifles. Le plus vieux s'apprête à répondre avec la même amertume, cruellement inspiré par les réminiscences de feu la propre mère du petit, lorsqu'un jingle criard retentit à leurs oreilles, rapidement suivi par la voix presque robotique d'une femme annonçant l'atterrissage réussi de l'avion en provenance de NYC et le débarquement de ses passagers.

Avalant d'une traite sa dernière gorgée de café, il repose la tasse sur la petite table ronde dans un tintement de porcelaine et se lève, le loup, abandonnant derrière lui le journal qu'il avait terminé de lire et un chaleureux pourboire. Rapidement rejoint par son neveu, les talons de leurs chaussures cirées claquant contre le sol lustré du bâtiment, il s'élance vers l'espace d'accueil des passagers d'un pas assuré puis navigue entre les voyageurs agglutinés et leurs proches retrouvés, manquant de semer le sien au passage. Puis, apercevant son frère entre les familles qui s'enlacent et les couples qui s'embrassent, lui adresse un bref signe de la main afin d'attirer son regard et de signaler sa présence. Une fois leurs iris finalement croisées, il s'avance vers lui d'un pas altier, les canines découvertes en un sourire franc et la main généreusement tendue.

On avait presque abandonné l'espoir de te revoir un jour... fausse joie.

Malgré le ton goguenard et le sourire railleur, l'animal aux yeux de glace offre à son frère une accolade brève mais sincère, lui transmettant principalement son affection et sa joie de le revoir dans la fermeté et la chaleur de sa poignée de main, tandis qu'à ses côtés, le gosse un peu intimidé se contente d'un sourire poli et d'une salutation presque formelle, à l'égard de son père.




God knows what is hiding in that weak and drunken heart, I guess you kissed the girls and made them cry, those Hardfaced Queens of misadventure. God knows what is hiding in those weak and sunken eyes, A Fiery throng of muted angels Giving love and getting nothing back. (People help the people, Birdy)
avatar
<b>bavardages</b> 172 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : christian bale
CREDITS : Whorecrux
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Neutre (anti-dg).


MessageSujet: Re: the mother we share △ (amadeus)   Ven 17 Fév - 18:21
Secondes inconstantes, minutes intemporelles. Des heures mortelles pour ces quelques jours effroyables.

Il était coupé du temps, enfermé dans cet avion pour trois heures consécutives, lorsque l'on oubli les deux heures de retard à nyc. Un pilote manquant à l'appel. Personne ne réagit, mais tout le monde pense à la même chose : un toxico de plus qui a reniflé trop fort une nouvelle dose du dg, un homme qui s'est fait sauté la tête et qui est probablement tombé mort d'une crise cardiaque. Cette simple réalité a suffit à pousser Amadeus Pimkins à compter le nombre de secondes qu'il ne s'était pas connecté, ces minutes qui lui échauffaient le sang, ces heures qui vrillaient son crâne d'une douleur intense, ces jours qui martelaient son corps déjà à cran. Il avait trouvé le temps entre deux rendez-vous, deux poignées de mains, un verre et une pute de se connecter quelques minutes. De-ci, de-là. Rien assez pour sustenter le manque qui irradiait sa chair. Les stigmates du manque le prenaient, traçant quelques rictus de dégoût sur son visage. Lui, qui n'avait jamais touché la drogue - aussi étonnant soit-il dans son univers à lui - redécouvrait les affres de la privation de ce jeu devenue arme qui prenait tous ses joueurs en otages.
Il fermait les yeux quelques longues secondes, perdant toute notion du réel qui l'entourait dans la première classe de cet avion qui avait été attendu avec désarroi. Il massait lentement ses tempes, ses mâchoires crispées. Il était porteur de bonnes nouvelles, après ces quelques jours passés à la grande pomme. Revoir leurs pères de la pègre new-yorkaise pour acquérir quelques aides financières afin de blanchir leur argent sale qui s'accumule, en échange de certains services ou parts de leurs marchés... Son emploi du temps avait été chargé, surchargé : il avait profité de son voyage pour croiser le fer en silence avec ces criminels ou hommes d'affaires émergents et imminents désireux de se faire une place dans les hautes sphères. Il en avait profité - non sans une certaine amertume - à abandonner son costume et se pencher au chevet de sa mère. Ou tout du moins, d'une femme qui ne cessait de le siffler, se lamentait de l'absence de son autre fils, Joseph-Isaac. Neutre, l'homme à ses côtés tentait plus bien que mal à ne faire corps qu'avec la pitié, s'empêchant de divaguer trop longuement à ses quelques envies de la faire taire. Il n'était nullement de ses intentions d'outrer et se mettre à dos les démons de nyc alors qu'il venait les caresser dans le sens du poil pour s'unir à leurs ombres vivaces.
Durant le vol, son inactivité fut hachée de quelques périodes où il était incapable de tenir en place. Ses doigts avaient besoins de s'occuper, trahissant la nervosité qui faisait palpiter ses organes vitaux. Un stylo pour raturer, annoter des dossiers qu'il se trainait. Les touches d'un clavier à maltraiter pour mettre à jour certaines de ses données, pour consulter ses données chargées en hors-ligne. Son téléphone portable pour parcourir les derniers messages envoyés, retombant sur ceux envoyés à son frère, ou la belle presque-inconnue à qui il avait posé un lapin à Chicago.
Voyager devenait un véritable calvaire. Il se sentait étouffer malgré l'espace qu'il avait ; cet habitable à l'odeur de cuir et de repas chaud. Il desserrait sa cravate, changeait de position, changeait d'activité, d'objet à torturer entre ses doigts agités. Il serrait les dents, regardait au travers de l'hublot, s'attardait sur les passagers alentours, avant de fermer les yeux de nouveaux et inspirer lentement pour tenter de se calmer.

Lorsque l'atterrissage est annoncé, un soupire franchit ses lèvres. La tension dans son crâne et ses muscles s'accentue un peu plus : l'impatience muette le dévore, racle l'intérieur de son être pour y planter ses griffes profondément. Il descend parmi les premiers, sa veste de costume sur le dos, sa sacoche à la main, ses lunettes de soleil dans ses cheveux. Son pas est rapide, assuré. Il dégage cette même assurance que vous avez acquis au fil du temps. Vous êtes puissants. Vous avez le pouvoir. Vous dégagez cette chose qui attire le regard, qui accroche l'attention. Bientôt, il te voit agiter la main pour lui faire signe. Ses yeux ne tardent pas à remarquer son fils qui t'accompagne.

Vos chemins se croisent, vos mains se retrouvent apaisant les inquiétudes muettes du plus vieux, avant que les bras s'en mêlent. Une accolade fraternelle brève, mais apaisante. Sa main claque légèrement dans ton dos, avant qu'il ne se redresse, un sourire crispé se glissant sur son visage en t'entendant. « Interminable. J'allais devenir dingue. » Amadeus est rarement impatient : c'était l'une des choses qui vous différenciait parfois. Il était minutieux, patient, torve et manipulateur. Lorsque l'impatience le gagnait, c'était souvent la preuve que quelque chose ne se déroulait pas selon ce qu'il espérait, ce qu'il avait prévu, ce qu'il avait provoqué.

Lorsqu'il se tourne vers son fils, ce n'est qu'un simple sourire qui est échangé, un léger froncement de sourcil alors que son regard perçant, vicieux et si précis détaille rapidement la l'accoutrement du plus jeune. Il reprend la marche, avec vous, pour sortir de l'aéroport et s'engouffrer dans la voiture blindée aux vitres teintées qui vous attend. C'est en chemin qu'il récupère le dossier scolaire de son fils lorsque celui-ci annonce avoir reçu ses résultats. Amadeus n'a jamais été démonstrateur avec son fils. Leur relation était froide, cordiale, parfois presque professionnelle. Pourtant, au même titre que toi, il était de son sang et sa chair. Il ne prononce pas les mots, mais il tient à vous. Lorsqu'il a fini de constater les résultats glorieux de son fils, il souffle : « Je n'en attendais pas moins. » Exigent. Froid. Distant. « Concernant ton choix d'université, il est hors de question que tu quittes Chicago. Sauf pour New-York. » Il ignore si son fils désirait ailleurs. Et il ne compte pas lui laisser le temps d'exprimer une quelconque frustration. Son regard est presque sans appel. Il ne laissera pas à grand monde le soin de la sécurité de son propre fils. C'est stupide, mais il préfère le savoir non loin. Putain de jeu. Putain de monde qui partait dans tous les sens.

La portière claque derrière vous. Il se débarrasse de sa veste, avant de poser son regard sur toi. Il est silencieux quelques secondes. « J'ai vu pour le Lee's Unleaded Blues... Nous avons un quelconque rapport avec cela, ou c'est bien l'oeuvre des activistes ? » Il se méfie toujours de la presse. La presse est manipulée. Vous la manipulez parfois. Il était facile de faire croire certaines choses pour rester hors d'atteinte. Il attend ta réponse, t'écoute et hoche légèrement la tête. Sa langue glisse sur ses lèvres. Sa mâchoire se crispe un instant, alors qu'il défait d'un geste sec sa cravate. « Concernant mon voyage... Ils seront capables de blanchir quelques millions tout au plus. J'ai les détails des cargaisons et le types de femmes qu'ils veulent, je te laisse t'en charger si tu as le temps. » Il inspire profondément. Il a soif. Il a faim. Il a envie de baiser. Il a envie de tuer. Il a dans la chair, le manque ardent de ce jeu. « Par contre, on tiendra pas comme ça indéfiniment. Il va falloir qu'on s'adapte au changement de climat. Sauf si on considère qu'il y aura de moins en moins de personnes pour nous contrôler. » Son regard perçant vient chercher le tien quelques secondes. Il te fixe trop longtemps. Te détaille quelques secondes. Vous êtes tous les deux en vie. Il avait parfois envoyé quelques messages durant son voyage pour se tenir vaguement au courant. Il attendait des réponses. Simplement s'accrocher aux souffles de vos vies. Il remuerait ciel et terre pour venger vos morts. Mais il ne s'imagine pas pourquoi continuer de la même manière sans toi. « Qu'est-ce que j'ai raté ? »


avatar
<b>bavardages</b> 398 <b>présence</b> REDUIT
AVATAR : jared leto
CREDITS : avatar © swan
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : neutre


MessageSujet: Re: the mother we share △ (amadeus)   Mar 21 Fév - 19:52

99% of my life i was lied to ; i just found out
my mom does more dope than i do

Au sortir de l'aéroport les attendaient un bolide d'un noir flamboyant et deux hommes de main. L'un d'entre eux avait réceptionné la valise du boss de façon presque protocolaire et s'affairait à la faire entrer dans le coffre tandis que le second ouvrait la portière aux patrons et à leur petit. L'intérieur du véhicule, spatieux, luxueux, presque neuf, comportait deux banquettes arrières disposées face à face, permettant au cadet Pimkins de s'installer face à son frère, aux côtés de son neveu. Profitant du silence qui s'était établi le temps que le maître du foyer jette un coup d'oeil aux résultats scolaires de son fils, le loup de south side glisse au chauffeur le nom du restaurant qui les attendait ainsi que la rue au coin de laquelle il se situait. Un claquement de coffre ponctue sa directive, rapidement suivi par les claquements successifs des deux portières avant, puis le moteur se met à vrombir et le véhicule démarre. À travers les vitres teintées du bolide, les voitures du parking défilent, puis l'aéroport s'éloigne tandis que le doyen de la famille félicite froidement son héritier. Si les notes et le nom de famille du garçon étaient loin de restreindre ses choix d'université, son propre père s'en chargeait lui-même, mais, heureusement pour le jeune homme, l'université de Chicago n'avait rien à envier à Harvard, ni à Yale, et les établissement new-yorkais étaient tout aussi prestigieux et réputés internationnalement.

L'université privée de Chicago est l'une des plus prestigieuses universités du pays, paraît-il. Notre ancien président y a fait ses études. Ne t'en fais pas, t'y seras bien, tu verras... si la bâtisse est encore debout d'ici là.

Sarcastique, le loup cruel ponctue ses dires d'un rire amer qui arrache à son neveu un bref coup d'œil agacé, avant que le petit ne décide finalement d'ignorer les provocations de son oncle et ne se tourne vers la fenêtre. Il était plus d'une fois arrivé au cadet Pimkins de remettre en cause plus ou moins sérieusement la paternité de son frère, puis son choix de ne pas avoir cru bon d'utiliser des moyens de contraception, ou encore son refus de se débarrasser de l'enfant, de le perdre quelque part, de l'abandonner, de le confier à qui voudrait de lui ou bien de le vendre au plus offrant comme il le lui avait parfois suggéré entre deux verres d'alcool superflus, mais jamais l'idée de remettre en question la conception de l'éducation de son frère n'avait un jour effleuré l'esprit du cadet Pimkins. Si le simple fait d'imposer ses propres choix à sa progéniture comme Amadeus avait l'habitude de le faire ne le choquait pas plus que cela, c'était simplement qu'il avait lui aussi été, comme son aîné, élevé dans l'optique que l'enfant n'avait pas son mot à dire, ni d'avis à donner, et n'avait d'autres choix que celui de se plier au bon vouloir de ses aînés, qui indéniablement savaient mieux que personne, mieux que lui-même, ce qui était bon et juste pour lui. Et si par malheur son frère allait trop loin, si le gamin, à tort ou non, entrait dans une colère noire ou s'il était pris d'un inconsolable chagrin, la bête de south side était bien trop occupée et négligente pour accorder une quelconque importance aux humeurs de son neveu et remarquer l'amertume de ses états d'âmes.

C'est qu'il était assurément doté d'un instinct de protection viscéral, bestial, animal, parfois meutrier, souvent agressif, qui lui donnait l'air d'être à lui seul plus efficace, radical et dissuasif qu'une meute entière de chiens de garde lorsqu'il était question de protéger son sang. Mais il défendait les siens par instinct de préservation davantage que par amour véritable ; il n'avait dans le coeur aucun semblant de tendresse et demeurait incapable de communiquer de réelles démonstrations d'affection, en particulier lorsqu'il se trouvait confronté à un individu de sexe mâle. Ainsi l'attention qu'il portait à son neveu jamais ne franchissait les limites du bien-être et de la sécurité physique. Le savoir vivant était tout ce qui lui importait. Le savoir heureux ? C'est superflu. Lorsque son aîné émet l'hypothèse d'un quelconque lien entre l'attentat du Lee's Unleaded Blues et leurs affaires, le second-né Pimkins secoue légèrement la tête en signe de négation. Il était le premier prévenu lorsque leurs hommes déclenchaient émeutes et règlements de compte, le fait que personne ne soit déjà venu se plaindre à lui semblait assez irréfutablement prouver l'innocence de ses subordonnés, mais, sûr de rien, il se contente de répondre, non sans une certaine réserve.

Aucune idée, mais ces connards vont finir par nous attirer des ennuis. Quelques-unes de nos filles et certains de nos hommes travaillaient près du Lee's Unleaded Blues. Trop de flics ont investi l'endroit, depuis hier, et Karl me rapporte que les putes et les dealers commencent à s'énerver. Ça va mal finir...

Depuis un certain temps déjà, les forces de l'ordre avaient renoncé à tenter de poser ne serait-ce qu'un pied dans certains quartiers de south side. La pègre en son royaume ne faisait appliquer que sa propre loi et la présence d'une éventuelle brigade de police y était aussi indésirable qu'inutile. Quand une fusillade éclatait aux pieds des immeubles, quand un règlement de compte ébranlait un bar-café, quand une famille était décimée, seul l'underground chicagoan en connaissait les raisons et les coupables. Il s'agissait bien souvent de représailles engendrées par d'autres représailles, elles-mêmes engendrées par de précédentes représailles. Impuissants, les flics ne pouvaient rien y faire ; les affaires qui concernaient le monde du crime ne dépassaient jamais son giron et tout individu étranger à cet environnement n'avait pas à y mettre le nez. Les différents réseaux criminels avaient leur propre souverain, leur propre justice et leur propre armée, les incidents qui éclataient en leur sein restaient en leur sein. L'important était d'épargner les civils du mieux qu'ils pouvaient, et les flics n'auraient aucune raison d'intervenir au cœur des bas-quartier : essayer d'empêcher des criminels de s'entretuer relevait de la stupidité. Et dans ces sordides voisinages, peu nombreux étaient les innocents. Les mères de famille cachaient la drogue dans la poussette de leurs bambins et les gamins jouaient au ballon et cassaient des voitures flingue à la ceinture. Seulement, certains établissements du south side avaient conservé un minimum de pureté, si l'on excluait les vautours qui rôdaient à leurs alentours, et, contrairement à la pègre, qui à la plèbe jamais ne se mêlait, c'était précisément cette innocence que les activistes visaient.

Lorsque le pétrin est inévitable, il est plus prudent de s'y embourber soi-même avant que d'autres ne s'en chargent. De cette façon, l'on garde un certain contrôle sur la situation, aussi mauvaise soit-elle. Et, en étant un peu plus malin que la moyenne, on peut même en tirer profit. D'après ce qu'on me raconte, un certain Sykes l'a bien compris et a pris de l'avance sur nous en armant les militants. La faille, c'est qu'il est seul et qu'il a peu de moyens, il sera facile à racheter.

C'était la dure loi du marché, les entreprises les plus grandes assuraient leur accroissement, leur engraissement, leur expansion, en rachetant les plus petites. Mais les dires présentaient Sykes comme un homme dur en affaires et la petite voix de la raison du cadet Pimkins était sortie de son mutisme de trente ans pour lui chuchoter de se méfier. À ses côtés, son neveu avait décollé le nez de la vitre et, non sans un regard suspicieux, lançait à son oncle Tu veux te servir de lui pour faire des affaires avec ces fanatiques pro-Darwin's Game et réclamer une part des bénéfices ? Perspicace, le gosse l'était, oui, à retardement, peut-être. Aux yeux du loup, il était surtout doué pour reformuler tout haut ce qui était murmuré à demi-mots. Mais il était encore jeune et naïf, son esprit candide et juvénile n'était pas assez tordu et malhonnête pour entièrement comprendre où son oncle voulait en venir, et il ne saisissait jamais qu'une seule partie de la blague, le premier acte de la mascarade. Pourquoi n'armer qu'un seul camp alors que soutenir les deux partis nous rapporterait deux fois plus..? Pensif et hésitant, le môme jette un bref regard de côté avant de poser les yeux sur son père comme pour chercher une réponse de sa part dans l'abîme de ses yeux froids, durs et impénétrables. C'est dans ce regard, pourtant, qu'il obtient la confirmation que son oncle parlait bel et bien sérieusement. Intrigué, il s'étrangle finalement C'est de la trahison...

Non, c'est du business. Le vieux Ritchie, une pointure de l'armement à New-York, se fait des couilles en or en important ses produits jusqu'au Moyen-Orient depuis qu'on est tout gamins, ton père et moi. Tu crois qu'il fait le tri entre ses clients..?

Question rhétorique. Indéniablement, les trafiquants d'armes accordaient moins d'importance à l'usage que feraient les clients de leurs produits qu'à l'argent versé par ces mêmes clients. Les Pimkins ne dérogeaient pas à la règle ; peu pointilleux quant à l'âge, les valeurs et les antécédents de leurs clients, on ne pouvait au moins pas les accuser de discrimination. Plus jeune, le cadet Pimkins avait parfois assisté ce Ritchie alors qu'il concluait des affaires avec les principaux grands acteurs des conflits du Moyen-Orient, ses plus fidèles clients. Il avait serré les mains de pourritures un jour et serré celles de leurs ennemis le lendemain sans état d'âme, et leur avait vendu des sourires commerciaux tout en ne manquant pas de constater, en son fort intérieur, qu'aucun des deux camps ne valait finalement mieux que l'autre. C'était là toute l'ironie de la guerre : aucun camp ne gagnait véritablement, la victoire heureuse était un mythe, elle semblait en réalité bien fade une fois la contrée ensanglantée, déchirée, stérile et meurtrie ; victorieux comme perdants avaient à faire le deuil d'une population décimée et rebâtir une civilisation dévastée. Les véritables gagnants étaient ceux qui restaient étrangers au conflit et évitaient de prendre parti tout en tirant profit de la situation, ils n'avaient de cette façon rien à perdre mais tant à gagner.




God knows what is hiding in that weak and drunken heart, I guess you kissed the girls and made them cry, those Hardfaced Queens of misadventure. God knows what is hiding in those weak and sunken eyes, A Fiery throng of muted angels Giving love and getting nothing back. (People help the people, Birdy)
avatar
<b>bavardages</b> 172 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : christian bale
CREDITS : Whorecrux
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Neutre (anti-dg).


MessageSujet: Re: the mother we share △ (amadeus)   Ven 10 Mar - 13:16
«… si la bâtisse est encore debout d’ici là. « Amadeus ne réagissait pas. Son visage restait de marbre, son regard préoccupé par les chiffres apposés sur le dossier de son fils. Le cynisme dont faisait preuve son frère l’agaçait d’une certaine manière. Evidemment, son cadet était parfaitement réaliste… Et c’était bien cela qui dérangeait l’aîné : ils n’étaient pas de ces générations à connaître la guerre entre un pays et un autre sur leur propre territoire, entre un pays et ses propres terroristes. Non. Eux, c’était la guerre dans les rues, entre plusieurs groupes et leurs histoires de pouvoir et d’influence. Armes, argent, prostituées, alcool et on passait d’un règlement de compte à un autre. Ils n’étaient pas de ces générations à se préoccuper des guerres que menaient leur propre pays sur d’autres territoires. L’idée que voir tout ce qu’il avait pu construire ici s’effrondrer, l’idée de voir son fils être privé d’un avenir un minimum certain, non pas à cause d’une mauvaise stratégie face aux autres mafias… mais à cause de ce jeu… Non. Cela ne le faisait pas rire, ni même apprécier l’humour noir de son propre frère. Cela l’énervait plus qu’il ne voulait bien le dire. Mais les frères Pimkins ne sont pas policitiens, ni des soldats. Ils n’avaient ni âmes, ni pitié. Il n’était pas dans leur préoccupation de prendre position dans de tels conflits, sauf si cela pourrait leur sauver la mise, ce qui n’était pas question pour l’heure. Pourtant, l’aîné possédait des hommes et des femmes aussi douéq que lui en informatique et en piratage. La somme de tout ces savoirs, de ces expériences, d’avidité pourraient peut-être suffire pour réussir à destabiliser le système du Darwin’s Game… A ceci prêt, qu’ils utilisaient des technologies qui dépassaient l’entendement. Qu’ils auraient probablement dix coups d’avances sur eux et que s’en prendre à eux signeraient définitivement leur arrêt de mort. Mais Amadeus n’avait pas pour habitude de reculer ou de tourner le dos aux difficultés, bien au contraire. Il se connaissait néanmoins assez pour avoir conscience que tôt ou tard, il avancerait ses pions pour se frotter à cette boule ténébreuse de mystère. Il devait simplement être minitieux et surtout faire extrêmement attention… Ce qu’il ne comprenait pas, surtout, c’était ce que ces hommes avaient à gagner. Ils comptaient faire quoi ? Détruire l’économie et la politique de la majorité des pays, pour prendre main dessus ? Et après quoi ? Stopper le jeu ? Reprendre comme si de rien n’était ? Mettre en place une société régit par le jeu ? Mais étaient-ils seulement intéressés par l’argent ou le pouvoir ? Rien n’était plus imprévisible et dangereux qu’un homme qui n’est pas régit par l’argent et le pouvoir.

Amadeus se redresse doucement, refermant le dossier scolaire de son fils, qu’il pose a ses côtés. Il remonte ses manches doucement, ayant certainement un peu chaud. Il t’écoute. Il t’observe et t’écoutes. Son regard se perd dans le vague un instant. Il n’était pas question de déplacer ces dealers et ces putes. Votre territoire était quadrillé, pensé de manière à éviter les débordements… La police ne fouinait pourtant jamais. « Tu pensais à quoi ? « Il te demande ce que tu comptes faire pour éviter que cela finisse mal. Amadeus descend rarement voir ces personnes là, il était moins en contact que toi de tous ces hommes et femmes. Mais si vous régnez sur ces quartiers, c’est parce que vous exercés une certaine pression. Vous protégez ces marchands et habitants comme des services ou simplement de l’argent… Evidemment.

« Hm. « Sa réaction est sommaire. Il avait lui-même déjà penser à armer les militants. Seulement, cela n’arrangerait en rien la situation. Les habitants de Chicago se pressaient déjà aux coins des rues pour archeter des armes. L’on disait lentement adieu aux prostitués, aux casinos… pour remplacer par des armes et potentiellement de la drogue pour tenir le rythme qu’imposait le jeu. Tout le monde avait peur, tout le monde avait besoin de se rassurer et de s’armer… Maintenant qu’ils avaient appris à se servir de ces armes dans le jeu. Amadeus échappe un soupire alors que son fils prend la parole. Olivier ne tarde pas à comprendre ce que son frère cherche à amener comme solution. « Ce sont effectivement nos pays qui alimentent les pays du Sud en armes… Ces mêmes armes qui permettent à des dictateurs de tenir leurs pays… Ces pays que nous pointons du doigts en les nommant de tortionnaire, ne respectant pas les saintes valeurs de l’humanité… « Son regard se perd un instant vers l’une des vitres teintées et il souffla : « Nos armes tuent moins de mondes que le tabac, l’alcool ou même les voitures. Mais nos pays ne refuseraient jamais de brasser une telle économie. « La naïveté de son fils semble le titiller aussi, alors qu’il passe ses doigts contre l’une de tes tempes. Tu parles de Ritchie et ses souvenirs aussi viennent dévorer son crâne. Lorsqu’il se redresse, il annonce : « Ce sont des clients. Pas des alliés. Ce ne sont pas nos guerres. « Prendre position était signer votre arrêt de mort. On ne survit pas lorsque l’on commence à faire la guerre contre soi-même.

Le silence s’installe un instant dans l’habitacle. Ses doigts s’agitent encore, entre un bouton de sa chemise ou à tapoter le cuir lentement. Il est nerveux.  Il est à cran. Il est sur les nerfs. Il serre les dents quelques secondes, la douleur était réellement, inondant ses nerfs. « Prend contact avec ce Sykes… « Et si Amadeus ne précise pas la manière de mener la chose, c’est qu’il se moque probablement de l’avenir de ce type. Ce qu’il en retient c’est que l’on ne doit pas faire croire que les Pimkins ont été affaiblis. Qu’on les devance sur leur propre territoire, dans leur propre domaine n’était pas pensable. Un homme face à leurs hommes… « Je doute qu’il soit de notre trempe. Un électron libre peut faire plus de dommage qu’une armée… « Mais il fallait pouvoir le connaître pour savoir comment l’acheter, quel était son bouton si sensible. « Je n’ai trouvé aucun lien entre ces groupes et Humphrey… Mais cela ne serait probablement pas tarder. « Il reposa son regard sur son frère et serra un peu les dents quelques secondes. « Va peut-être falloir qu’on renforce notre présence dans les pays du Sud… « Les pays les plus touchés par le jeu étaient ceux du Nord, l’ont les économies partaient à vrilles à cause de… cette nouvelle addiction. Même lui, a du mal à avoir un discours fluide. Ses pensées sont décousues, la douleur paralysant ses pensées par moment.  


avatar
<b>bavardages</b> 398 <b>présence</b> REDUIT
AVATAR : jared leto
CREDITS : avatar © swan
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : neutre


MessageSujet: Re: the mother we share △ (amadeus)   Sam 18 Mar - 22:10

99% of my life i was lied to ; i just found out
my mom does more dope than i do

Nonchalamment, le terrible loup de Chicago s'affale avec flegme dans le confort dispendieux des sièges cuirassés du fastueux bolide et, tandis que le fraternel gratifie sa marmaille de quelques leçons de commerce, l'attention du cadet, habituellement perpétuellement pendue aux lèvres de son frère aîné, finit progressivement par s'échapper, et ses oreilles, indifférentes, se font sourdes aux échanges didactiques que pouvaient entretenir le môme et son père et qui finalement semblait alimenter la majorité de leurs rares conversations. Bleues de givre, les deux belles iris de la bête s'attardent sur l'intérieur de son carrosse, contemplent avec délice cette fraîche acquisition, apprécie la pureté de son cuir noir, admire la finesse de ses ornements, parcourt les enjolivures argentés qui parementent les portes, et en son fort intérieur, louange intimement ce nouvel achat. Son regard venait d'achever sa course sur les néons qui, au-dessus de leurs crânes, réfléchissaient sur leurs cheveux une lumière froide et bleutée, lorsque son aîné le somme de prendre contact avec Sykes, ce qu'il prévoyait de faire depuis quelques jours déjà, mais il n'en dit rien, et se contente d'un faible et respectueux: Entendu. Il ne pipe pas un seul petit mot de plus, par la suite, écoutant simplement le premier-né divaguer. Mine de rien, il apprenait tout autant du subconscient de son frère et de ces quelques moments d'absence lors desquels ce-dernier gambergeait à voix haute, que de ses plus lucides paroles, et la réflexion soulevée au sujet d'Humphrey fait ressurgir en lui quelque autre interrogation qu'il prend soin de taire, cependant. Chaque chose en son temps.

Car voilà que le véhicule freine lentement et s'arrête aux portes d'un somptueux restaurant sous l'enseigne duquel scintillaient fièrement trois belles étoiles ardument gagnées et infiniment méritées. Le criminel ouvre la portière et, sur le velours du tapis rouge devant l'entrée, pose enfin pied à terre. S'extirpant de la voiture, il se redresse, resserre un peu sa cravate et réajuste la veste de son costume. Puis, railleur, il lance à son frère, lorsque ce-dernier le rejoint: Je sais qu'après un trajet en avion, tout ce dont on rêve c'est d'une douche, d'un lit et, accessoirement, d'une pute, mais Loulou a hâte de te revoir et il m'a fait promettre de te ramener ici au sortir de l'aéroport, alors j'espère que t'as faim. S'avançant vers l'entrée du luxueux bâtiment tandis que leur chauffeur se charge de garer le bolide, il laisse affectueusement la paume de sa main reposer contre la nuque de son neveu pour le faire avancer à son rythme, mais abandonne rapidement l'épiderme du jouvenceau pour serrer la main du majordome, au seuil des énormes portes d'entrée, qui les salue d'un sourire courtois et les laisse pénétrer dans la bâtisse sans même demander leurs noms ou vérifier la liste des réservations. Dans l'immense hall d'entrée, les employés les accueillent par leurs noms et demandent à l'aîné s'il a fait bon voyage, mais, tonitruant par dessus toutes les voix qu'il couvre sans peine, le chef des lieux, communément appelé le Gros Louis ou encore Loulou, reçoit chaleureusement les Pimkins comme il recevrait ses propres fils, non sans un éternel accent français à couper au couteau. Dans un élan d'affection, il les serre tour à tour dans ses bras, claque sur leurs joues des baisers typiquement européens et, en lui caressant le menton, vante combien le petit a grandi, a changé, s'est embelli et ressemble à son père.

Tandis qu'il grimpe les escaliers afin de les accompagner à leur table, le chef cuisinier, et propriétaire de la maison, échange quelques banalités amicales avec les deux vieux loups tout en gardant les épaules du gamin sous son bras, non sans lui adresser, au passage, quelques petits apartés complices visant à taquiner un peu ses deux aînés. Excité par la présence de ses convives, il parlait beaucoup, très fort et trop vite, prenait à peine le temps de reprendre son souffle entre ses phrases, et enchaînait ses dires de manière décousue, mais amusante. Né et élevé à New York, mégapole nerveuse et stressée, et dont l'accent et le dialecte étaient bien connus pour leur vélocité, le cadet Pimkins avait lui-même un débit de parole assez particulier et, de ce fait, était plus impressionné par l'accent étranger du chef, qui rendait parfois quelques de ses phrases incompréhensibles, que par la rapidité avec laquelle il enchaînait les sujets. Naturellement, le Gros Louis les installe à la meilleure table, près d'une fontaine et d'une immense huile sur toile qui, à elle seule, couvrait toute la longueur d'un mur, puis il ordonne que l'on amène sur la table le meilleur vin de la cave afin de faire patienter ses invités et reste un instant pour bavarder, jusqu'à ce qu'un jeune serveur ne vienne couper court à leur conversation en rappelant au chef qu'il avait du travail en cuisine et que ses subordonnés le réclamaient. Dérangé dans ses retrouvailles, l'homme peste, grommelle et lance quelques jurons en français, mais retourne au travail non sans avoir une énième fois souhaité un bon repas à ses amis. Un silence s'installe un instant, rapidement brisé par le gosse qui quitte la table, prétextant une envie pressante, puis par son oncle, pour une fois détendu.

C'était une bonne idée d'allier le trafic médicamenteux au trafic de stupéfiants. Les pharmacies sont fermées ou bondées à cause du jeu, et le pauvre petit citoyen lambda est souvent trop prude pour acheter de la drogue, mais assez malhonnête pour se procurer des médicaments de manière illégale. À tort... je connais peu de drogues plus perverses que les médicaments de prescription.

Il parlait, hélas, en connaissance de cause ; en témoignaient les multitudes de comprimés aux teintes fades, de gélules aux composantes inquiétantes et de petites morts en cachets qui envahissaient les placards de la salle de bain, pullulaient sur les tables de la cuisine et du salon, et que le terrible loup de south side avalait par trentaines chaque matin en guise de petit-déjeuner, dans l'espoir vain et naïf de soulager ses os brisés par les seringues et ses muscles ravagés par l'absinthe, puis qu'il gobait encore quelques soirs, également, pour plonger son corps meurtri et son esprit tordu dans un sommeil purement artificiel, l'espace de quelques heures... Mentant éhontément à son sang, il osait appeler « dormir » cet état comateux dans lequel il se plongeait et, pour n'inquiéter ni son frère, ni son neveu, soufflait simplement entre ses lippes blafardes qui, pathétiquement, affichaient le sourire du malade: Je vais me coucher... Dieu savait pourtant à quel point l'archange en perdition avait cruellement besoin de ces dragées ; il en avait besoin comme il avait besoin des aiguilles dans son bras, de la poudre dans ses narines et de la liqueur dans son gosier ; il en avait besoin pour taire les sifflements dans ses oreilles, les pleurs coincés dans sa gorge, l'angoisse tapie dans ses tripes et les anges étouffés qui dans son crâne l'accusaient de tous les maux ; il en avait besoin pour maintenir en vie le myocarde de pierre qui, dans sa poitrine, luttait vaillamment, artificiellement assisté depuis des années.

Quelques drogues et certains médicaments que l'on propose au commerce ne causent pas de dépendances, mais, pour s'assurer la fidélité du client, nos laboratoires ont tout simplement pensé y ajouter un composant addictif.

L'irritable monstre s'interrompt un instant lorsqu'un serveur approche, portant sur un plateau la plus illustre bouteille de la réserve, une carafe d'eau et trois cartes de menu. Il pose la première devant la chaise vide du benjamin Pimkins, puis tend les deux autres au père et à l'oncle, avant d'ouvrir soigneusement la bouteille de vin, de remplir les verres des deux hommes et de verser un peu d'eau dans le celui du petit. Une fois la bouteille et la carafe posées sur un coin vacant de la table, le serveur s'éclipse et le loup, à voix basse, peut reprendre. Il s'installe un peu plus confortablement dans sa chaise et déplie la carte du menu qu'il parcourt d'un œil distrait tout en continuant de rapporter fidèlement les dernières nouvelles à son frère. Quant au casino... des publicitaires travaillent actuellement sur des campagnes et des affiches visant à sensibiliser et informer la population sur ce... jeu, et ses effets néfastes. Ils m'ont proposé de financer le projet et la diffusion de leurs produits. Des études ont prouvé qu'instaurer un climat de peur collectif pousse le peuple à consommer davantage. L'idéal serait de viser un public adulte, les trentenaires et au-delà, père et mères de famille, en menaçant ce qu'ils ont de plus précieux au monde. Tu es bien placé pour savoir de quoi je parle, n'est-ce pas, Ama..? Un rire empreint de sarcasme ponctue sa phrase. Les faits et gestes du terrible loup étaient principalement dictés par un puissant instinct bestial. Il était capable de protéger ses petits au péril de sa vie s'il le fallait ; descendant direct ou indirect, enfant légitime ou bâtard ; et ces pulsions viscérales, presque animales, le liaient intimement à son neveu en plus de la chair et du sang. Mais il regrettait toujours amèrement la naissance du jeune homme et, exécrablement rancunier, ne manquait jamais une seule occasion de le faire savoir.




God knows what is hiding in that weak and drunken heart, I guess you kissed the girls and made them cry, those Hardfaced Queens of misadventure. God knows what is hiding in those weak and sunken eyes, A Fiery throng of muted angels Giving love and getting nothing back. (People help the people, Birdy)

Invité
Invité


MessageSujet: Re: the mother we share △ (amadeus)   Lun 27 Mar - 20:54


the mother we share
+ papa et tonton slt
ce silence s'apparentait tellement à un rien que je n'ai pu m'empêcher de fuir
mais avec vous, il n'est jamais question de rien
ce n'est pas simple,  ça n'arrache pas des sourires amusés juste quelques un qu'on pourrait qualifier d'amer affreusement amer
avec vous, c'est toujours cérémonial
c'est toujours les épaules redressées et le menton haut ; les soupirs ne s'échappent pas non ils restent coincés dans le creux de la gorge vous savez à force ils vont m'étouffer ils me bouffent peu à peu de l'intérieur
tellement de
frustration
mais ça a toujours été ainsi ; ça a toujours été tu fermes ta gueule ou tu dis seulement des trucs intelligents des trucs qui ont de la valeur car ça ne sert à rien à rien strictement à rien de l'ouvrir pour raconter des conneries d'adolescent
et je crois que le problème est là ; il est là car je ne suis plus adolescent pas jeune adulte non plus non je suis rien de tout ça je suis un peu trop adulte mais un peu trop gamin je crois je me perds les pinceaux et je sais plus où regarder
((surveiller mes arrières))
ou faire attention de marcher droit
c'est dur c'est dur d'être parfaitement impassible de ne pas laisser échapper des yeux qui roulent ou la tendresse d'un rire c'est dur de ne pas être complètement humain d'être le robot impassible qui reprendra dans plusieurs années les rênes
et pourtant je faute encore et encore ; je m'impatiente et en deviens nerveux et rien ne vous échappe vous êtes loups et je suis proie vous êtes excessivement grands et moi excessivement petit
je suis dans ma bulle cette bulle dans laquelle vous m'avez placé ouais j'ai jamais eu le droit de dire mon avis d'émettre ce qui me semblait être bon pour moi pour mon esprit fatigué de lutter et d'attendre ; attendre que le jour vienne et que je sois vous en quelque sorte
mais d'un autre côté je me dis quand je me regarde dans le miroir de ces toilettes excessivement luxueuses (sérieusement qui met autant d'argent dans des putains de toilettes)
je me dis que je serai jamais votre reflet car dans les courbes de mon nez dans mes sourcils qui ne se froncent que rarement dans mes sourires trop francs sans doute un peu trop gamins je ne vois rien rien de vous rien des prédateurs rien des frères pimkins
et souvent je me dis, que j'ai hérité de ma mère
mais je ne l'ai pas connue donc je ne peux dire alors sûrement de jen sûrement de cette femme qui m'a tout appris quand vous fondiez votre empire sur des bases parfaitement solides
encore une fois
je soupire
je me laisse aller passe mes mains sous le robinet qui tente vaguement d'imiter les chutes d'eau exotiques et nettoie mes joues mon front mes yeux salis pourris par tout ce surplus
l'aéroport
l'appréhension (et la joie ; cela serait mentir de dire que je ne suis pas heureux de votre présence) de te vous (tutoiement vouvoiement ; les limites ne sont jamais assez claires à mon goût) revoir père
le manque le manque du jeu le manque et ça serait tellement tentant je fixe l'écran de mon téléphone dernier cri et m'abreuve de sa lumière bleutée tout m'appelle tout me crie d'appuyer et d'y retourner mais pas ici ici j'ai bien trop peur de m'emporter et de revenir trop tard me réveiller menotté
il
suffirait
de
tourner
le verrou
mes pensées se délient et je lutte ; je gémis et profite de ces derniers instants de répit ici dans ce lieu loin de toute la tension de tous les devoirs
là-bas non plus
je n'ai pas d'obligations
((juste survivre))
survivre parmi les singes les vipères et les canidés
je remets ma veste correctement laisse mes doigts filer dans ma tignasse remettant un ordre pourtant déjà instauré
et je repousse la porte adressant un sourire à quiconque croisant mon regard (évidemment tout le monde me le rend c'est attristant à quel point il n'y'a pas de naturel dans ces moues joyeuses qui ravissent mon esprit de gamin)
tout est trop lumineux ça m'aveugle
l'or m'aveugle
les pièces qui tintent me rendent sourd
le bruissement des billets m'irrite
le jeu m'a changé sensiblement je ressens et je vibre disons différemment
je cherche
ce frisson qui n'existe pas dans tout cet ivoire tout ces diamants qui miroitent tristement
je cherche
la dureté du sol qui cogne contre la joue ; pas le craquement de mes chaussures en cuir parfaitement cirées
je retourne à cette table qui est plus vôtre que nôtre plus nôtre que mienne
et vous mon oncle vous riez et ça m'arrache un de ces frissons dégueulasses que vous avez le don de me provoquer ; il parcourt mon échine et me donne la chair de poule dans la nuque mais j'en reste à un sourire désolé d'interrompre par ma présence cette conversation visiblement hilarante ou du moins amusante
ne dis rien ollie ne dis rien
apprendre à se taire c'est dur vous savez
je m'arme de la carte et lis sans enregistrer ; je survole les mots sans les avaler
je n'ai pas envie de manger pas avec vous du moins
j'ai pas la dalle ; je crève pas de faim alors je vais juste faire semblant pour la politesse pour la bienséance
juste pour respecter les règles instaurées pour ne pas passer pour un sauvageon dans la société
faire honneur au cuisinier, sans doute
je prends la parole avec assurance sans tomber dans l'audace ni l'insolence faire mine de s'intéresser à ses problèmes qui devraient n'être autorisés qu'aux êtres de plus de trente ans autour d'une table
j'ai raté des détails importants de la conversation ?
parfois ma propre voix me surprend ; les échos graves qui n'ont plus rien à voir avec ceux d'il y'a quelques années
et je vous regarde plus père que je croise vos pupilles d'assassin mon oncle car j'ai bien peur d'y découvrir quelque chose que j'aurai préféré garder dans les abysses de mes cauchemars
hrp : merci
codage par evil triangle
avatar
<b>bavardages</b> 172 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : christian bale
CREDITS : Whorecrux
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Neutre (anti-dg).


MessageSujet: Re: the mother we share △ (amadeus)   Mar 28 Mar - 16:43
Le silence cisaille. Son regard se perd au travers des vitres teintées. Il ne reconnaît pas les bonnes rues. Evidemment qu’ils ne rentrent pas. Ils ne rentrent pas. Pourquoi le feraient-ils ? Pourquoi son fils serait-il ici, s’ils n’allaient pas en représentation ? Ailleurs. Quelque part. Nulle part. Il s’en fou. Il s’en tape. Il ferme les yeux. « … mais Loulou a hâte de te revoir et il m’a fait promettre de te ramener ici au sortir de l’aéroport, alors j’espère que t’as faim. » L’irritation est palpable. Il étouffe. Son regard est trop sombre lorsqu’il croise tes prunelles trop claires. Deux opposés. Deux univers. Deux caractères qui ne s’emboitent pas. Perpétuel affrontement étouffé durant leurs jeunesses désabusée et saccagée. Ses envies de violence l’oppressent. Il ne dit rien. Ses mâchoires sont serrées. Crispées. Ses dents crissent ensemble. Ensemble. Toi, son fils et lui. Son fils, toi et lui. Un trio pourtant facilement séparable. Un gosse surprotégé. Un gosse qui avait connu le confort de Chicago, le confort de la thune durement et salement gagnée. L’odeur de la sueur. Le goût du sang.

Il renfile sa veste, boude sa cravate. Il sort, passant ses doigts dans ses mèches brunes trop longues. Il est devant. Il avance. Il serre des mains, échange quelques banalités, sans remarquer toutes ces petites choses, ces preuves de privilèges auxquelles il est devenu trop habitué. Un quotidien doré. Un quotidien entretenu. L’enfer aux dorures d’or blanc et serti de pierres.
Habituellement, il jouait son rôle avec brio. Habituellement, il laissait quelques sourires étirer ses lèvres, entre sympathie, douceur et promesse d’horreur. Il était là, tout aussi imposant que son frère, unité morcelée d’une union primaire et bestiale. Les frères Pimkins. Et il la regarde la relève. Il la regarde et il la juge durement de ses prunelles glacées. Il la juge car il n’est pas d’humeur. Il la juge car il a soudainement envie de l’écraser, alors qu’il la surprotège trop souvent. De loin. Comme son frère trop fou, trop drogué, trop con, trop insupportable. Habituellement, il joue son rôle. Mais aujourd’hui l’aîné laisse transpirer la fatigue. Le manque. Son regard se pose longuement sur son frère alors qu’ils sont bercés, bousculés par la voix tonitruante du gros chef. Ce regard aurait pu être complice. Ce regard aurait pu être entendu, partageant avec son vieux loup le comique de la scène. Mais ce regard est dur. C’est un jeu muet. Le retour du bâton. La monnaie de sa pièce. L’aîné n’a jamais été tendre avec son cadet. Il était la loi, le juge et l’exécuteur. Le fils de pute qui ne supportait pas que les choses n’aillent pas dans son sens. Que tu n’ailles pas dans son sens. Que tu te fasses bousiller par la drogue. Connerie.

Le jeune Pimkins s’excuse et s’éclipse. Son regard le suit un instant avant de se reposer sur son frère. Un tête-à-tête presque intime. Impersonnel. Il l’observe sans sourire. Il l’écoute. Médicaments. « Il suffisait d’ouvrir les yeux et s’inspirer de nos quotidiens… » Le sien. Le tien. Celui du commun des mortels. Des joueurs. Les nuits sont de plus en plus courtes. La fatigue cisaille. Le repos n’existe plus. « … n’est-ce pas ? » Un léger sourire ponctue ses paroles. Passif-agressif. Mais il ne semble pas totalement d’accord avec toi. Son regard s’élève et son dos se pose sur le dossier de sa chaise. « Tu crois ? Je dirais que c’est l’espoir ou la certitude devenue commune que drogue ou médicament puissent apporter quelque chose… sans même s’intéresser à l’accoutumance et à l’adaptation de notre organisme. » Il te mord les doigts. Ce sujet ne l’intéresse pas. Ce sujet l’agace aujourd’hui. Si il avait trouvé cette idée ingénieuse, aujourd’hui il n’a pas envie de t’entendre en vanter les mérites. Aujourd’hui il récent le manque. Aujourd’hui il se sent toxico. Aujourd’hui, il se sent comme toi. Il se sent emprisonné et désarmé. Il se sent faible et il a envie de tout détruire. Mais la principale envie est de se jeter sur sa drogue. Ce jeu. Ce putain de jeu. Alors il te déteste un peu plus pour être tombé dans cette connerie. La drogue. Pas le jeu, mais celle qui glisse dans tes aiguilles puis dans tes veines. Celles que tu sniffes, celles que tu avales. Et il s’en veut de t’avoir proposé ce jeu. Pas l’un pour rattraper l’autre.  Vous étiez des hommes morts. Son fils avec. Ce blondinet trop naïf, trop candide qui s’était inscrit. Il aurait pu tout faire pour l’en empêcher, il aurait toujours trouvé un moyen de tester. Tester. Les Pimkins devenus moutons. Les Pimkins prit à l’otage. Et cela le rendait malade.

« Je sais, Jon m’a contacté à ce propos. Il faut qu’on lance des tests. Je doute que l’on ait vraiment le temps de nous emmerder avec cette connerie, mais il faut que l’on soit le plus clean possible pour Bobby. » Il parle des traces de la drogue. Que cela soit suffisant pour qu’ils reviennent, mais trop infime pour que l’on ne puisse pas faire le lien entre les médicaments et la drogue. « Evidemment, si l’idée de lancer ça à plus grande échelle est toujours d’actualité. Y a pas que Chicago qui joue. » L’idée même de corrompre des pharmacies, à leur insu ou pas, était particulièrement tentante. De l’argent légal. Alors que l’on pourrait écouter un part infime de drogue. C’était tout bénef pour. Et ils en avaient besoin.  « Il faut qu’on creuse absolument ça, cela pourrait être notre principal avenir. » Il attrape la carte tendue et observe les verres se remplir. Vin. Eau. Cela lui arrache presque un sourire narquois. C’est con. C’est stupide. L’aîné attrape le verre d’eau, qu’il descend lui-même, poussant son verre de vin vers la place libre. « Et j’imagine que les types qui ont réalisés ces études sont aussi cramés que toi, non ? » Il attrape la bouteille de vin qu’il détaille un instant et posa son coude sur la table. « Ferme-là si c’est pour jacasser une telle merde. » Il a été connu plus agréable. Il passe sa main sur son visage. Il a chaud. Il a peut-être faim. Il a mal. Mal au crâne. Mal au corps. Mal partout. Ses muscles le tirent, son crâne est douloureux. Putain de merde. « Mais qui est à l’origine de ces publicités ? » Il s’étonnait que cela ne soit pas le gouvernement. Il repose son regard sur toi. Il est habituellement au-dessus de tes piques. Mais aujourd’hui, il y répond, il s’y abaisse, il agit comme l’enfant cruel qu’il a toujours été… Il y a des années. Des années. Lorsque vous saigniez ensemble. Lorsque vous hurliez ensemble. Lorsqu’il cognait plus fort que toi pour se faire respecter. Il regarde son supposé fils revenir. « J’ai raté des détails importants de la conversation ? » Il incline la tête, le père un instant et repose son regard sur jip avant de souffler : « Hilarant, même, je dirais. » Il n’ouvre même pas la carte et cela ne lui ressemble pas. Lui qui habituellement se fait un plaisir sans nom de s’afficher et de profiter de cette vie luxueuse. Il aime la grande gastronomie, le bon vin et les putes. Il aime les armes, l’argent et plus que tout l’information. Il aime les hommes, les femmes et leurs faiblesses. Il aime les faire trembler, les enfermer, les voir se recroqueviller et se livrer petit à petit. Craquer un programmer comme l’esprit d’un être humain. Obtenir ce qu’il désirait tel un saint graal inespéré. « On parlait de toi et de tes dernières prouesses dans le jeu… » Manière d’une délicatesse illusoire de réclamer des nouvelles. Le gosse est en vie. Le clebs est en vie. Mais combien vous restent-ils de vies dans cette putain d’autre vie ? Connerie. Chienne.

Il se racle la gorge.

Il attend des réponses.

Son regard est dans le vague…Vague. Puis il souffle tout bas : « Mais quelle idée brillante, vraiment… » Ses pupilles sont dilatées, et il ferme les yeux un peu plus longuement, avant de poser ses orbes défoncés sur son frère. Il échappa un léger soupire. Il n’a pas envie d’être ici. Ses doigts glissent contre sa barbe avant qu’il ne remplisse son verre de vin.

avatar
<b>bavardages</b> 398 <b>présence</b> REDUIT
AVATAR : jared leto
CREDITS : avatar © swan
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : neutre


MessageSujet: Re: the mother we share △ (amadeus)   Sam 1 Avr - 18:23

99% of my life i was lied to ; i just found out
my mom does more dope than i do

Fuyant le regard de son frère, le loup se contente d'ignorer ses sarcasmes, peu enclin à laisser son aîné le faire culpabiliser quant au surplus de nicotine dans ses poumons, d'héroïne dans son sang et de cocaïne dans ses narines. Qu'il esquinte sa propre santé ne regardait personne d'autre que lui, il pouvait se détruire, se massacrer, se tuer à petit feu, il demeurait le seul à en pâtir. Incapable d'éprouver du remord, du scrupule, de la pitié, envers quelconque victime de sa cruauté, de son fiel, de ses griffes assassines et de ses crocs affamés, il n'était pas plus capable de se sentir coupable de son propre sabordage. Son frère n'avait aucun droit de l'empêcher de disposer de son corps et de son être comme bon lui semblait, il possédait déjà une emprise considérable sur lui et était à l'origine de maintes frustrations entravant sa liberté, mais il ne comprenait pas, le monstre de south side, pourquoi son aîné lui reprochait de noyer sa douleur dans la came et la débauche alors que cela ne causait de tort qu'à lui-même. Tare commune aux Pimkins, il ne savait pas voir l'amour là où il était le plus flagrant et, aveuglé par son plaisir, il ignorait le vice. C'était là toute la différence entre l'aîné trop prudent et le cadet trop gourmant, l'un avait de la retenue, l'autre s'abandonnait à tous les délices que la vie pouvait lui offrir, même les plus éphémères, et surtout les plus pernicieux. La réserve et la précaution du premier-né arrachent un énième soupir de frustration au second lorsqu'il est question de rester sage et discret pour ne pas surcharger leurs avocats. Nerveux, sa jambe gauche sous la table se met à s'agiter et, dans un grognement, il siffle entre ses mâchoires crispées, agacé.

Oh, je t'en prie, Ama... Je pourrais fusiller une école maternelle devant toute une assemblée que Bobby arriverait encore à les convaincre de mon innocence.

Leurs deux avocats étaient des monstres d'éloquence et de belles paroles, ils persuadaient mieux encore que le diable lui-même, le prince puîné, le loup doucereux, qui pourtant avait bâti son empire et sa fortune sur son habileté à mener autrui par le bout du nez. Hommes et femmes dansaient pour ses beaux yeux, le plus vertueux de ses garçons à sa demande devenait meurtrier, la plus prude de ses filles à sa demande devenait catin, le plus despotique des rois à sa demande devenait serviteur. Pour lui, des innocents appuyaient sur la gâchette, des vierges ouvraient les cuisses et des tyrans courbaient l'échine, chacun se pliait à son bon vouloir, à sa capricieuse volonté, genou à terre aux pieds du prince impétueux. Leurs avocats n'étaient pas de cette trempe, parce qu'ils ne servaient pas leurs propres intérêts, ils n'étaient pas les souverains de ceux qu'ils souhaitaient convaincre et ne cherchaient pas non plus à l'être. Ce n'étaient pas des dominateurs, ils n'exigeaient d'autrui aucune forme de soumission, mais, bienveillants, ils cherchaient à susciter la confiance, valeur à laquelle les Pimkins, eux, n'accordaient aucune importance si ce n'était celle qui les liait tous deux, bien que leurs hommes semblaient naturellement leur vouer une foi sans borne, mais artificielle et principalement guidée par la crainte et la servitude. Alors, la foule buvait les paroles de ces hommes de droit et, parce qu'ils se faisaient rassurants, avalait leurs honteux mensonges comme des oies que l'on gave pour être mangées. Tous, jusqu'au dernier, finissaient alors intimement persuadés que les frères Pimkins, qu'ils accusaient de tous les malheurs du monde tantôt, n'étaient pas plus offensifs que le plus jeune et le plus doux des agneaux.

Pas un mot de plus n'échappe des lippes closes de la bête, quant au trafic médicamenteux, mais il opine du chef aux dires de son frère. De tous leurs produits, les médicaments semblaient être les plus prisés par la population chicagoane, en particulier parce qu'il ne portaient pas le nom de drogues, bien qu'ils en aient les effets. Chicago, véritable ville carrefour des États-Unis, était déjà un emplacement de choix, pour les affaires, c'était l'une des principales raisons pour lesquelles les parrains de New-York y avaient envoyés leurs deux petits princes onze ans plus tôt, et étendre le commerce médicamenteux à une plus grande échelle était une stratégie à la fois aisément faisable et rentable, qu'il serait idiot de négliger. Le cadet n'y voyait rien à redire. Il ne sort pas de son mutisme, par la suite, lorsque la langue fraternelle chante brimades et injures à son égard, lui témoignant un irrespect qu'il n'aurait toléré de personne d'autre que cet homme. Ce qu'il vivrait comme une offense de la part d'un inconnu devient familiarité de la part de son frère. Le loup avait sorti les crocs en premier, après tout, la réaction de son aîné était prévisible ; il l'avait cherché, l'avait trouvé, et affichait désormais sur son visage un sourire satisfait. Peut-être lui aurait-il même tiré la langue comme il le faisait trente ans plus tôt, s'il avait été d'humeur plus taquine. Schéma typique d'une fratrie presque classique, le cadet provoque, l'aîné réplique, et, plus jeunes, ces chamailleries se terminaient toujours en pleurs. Ils avaient grandi, mais si peu changé, au final, à la seule différence que l'aîné cognait aussi rarement que le cadet pleurait, désormais.

Nerveux, les doigts du loup pianotent machinalement sur le bois poli de la table dont les résonnances semblent étouffées par la nappe de soie aux teintes bordeaux et aux broderies dorées qui la recouvre. L'interrogation de l'aîné quant aux instigateurs de ces propagandes futures extirpe finalement le terrible criminel de son lourd silence. D'un air bougon, bien qu'insolemment fier d'avoir irrité son frère, il hausse négligemment les épaules. Je ne sais pas. Je n'ai pas cherché à savoir. Des associations, des organisations, des institutions liées de près ou de loin au gouvernement et soutenant le parti républicain, pour la plupart. Je n'ai pas voulu me renseigner davantage, ni leur donner une quelconque réponse, avant d'avoir eu ton avis. Lorsque le gamin revient s'asseoir, il ne lui adresse pas un seul regard, c'est à peine si son visage s'assombrit l'espace d'un instant. Comme à son habitude, lorsque père et fils conversent, l'oncle jaloux ne prend pas la peine d'écouter, agacé par la désagréable impression d'être de trop, simple témoin de ce lien privilégié qui lie un parent au fruit de ses ébats. Il ne sait duquel il est jaloux, de son neveu pour lui ravir l'attention de son frère, de son frère pour avoir donné naissance à un si beau fils ou des deux à la fois, pour entretenir une relation au sein de laquelle il se sentait étranger, mis à l'écart. Boudeur, le loup de south side étouffe un soupir quand le sujet dérive vers les frasques du benjamin, de l'autre côté du monde. Ça ne l'intéresse pas, le petit roi capricieux, il s'en fiche, ne se sent pas concerné et, par des mimiques exaspérée et ennuyées, le fait savoir en surjouant presque, comme un enfant. Brusquement, avant que le môme n'ait le temps de répondre à son père, il lui coupe la parole.

Quoiqu'il en soit, vient ensuite le problème des nouvelles générations. Les jeunes gens sont, pour la plupart, de sales petits cons écervelés, irrévérencieux et inconscients, dont l'unique dessein est de braver la mort et l'autorité de leurs vieux parents. Il faut procéder autrement avec eux, puisqu'ils n'ont peur de rien et puisque rien ne les arrête... Tu vas m'aider, Ollie. Si l'on diminue officieusement l'âge requis pour entrer au casino, est-ce que tu penses que tu pourrais y attirer les chers petits princes de bonne famille au milieu desquels tu étudies ? Après tout, ils sont riches, gâtés et surprotégés, ils pensent que le monde est à eux parce qu'ils en possèdent tout l'or et brûlent d'envie de s'émanciper de leurs parents. Ceux qui n'aiment pas jouer peuvent toujours profiter de la connexion internet à l'abris des regards, ils auront tout de même payé l'entrée...

Savoir comment son neveu se portait lui importait bien moins que savoir comment il pouvait se servir de lui, en quoi le gamin pouvait leur être utile. Il était né, après tout, sans que personne ne l'ait désiré, sans que ni le père, ni l'oncle, n'aient pu émettre leur consentement, il fallait bien qu'il se rende utile, désormais. Jouer sur les deux tableaux, c'est ce qui nous permettra de garder la tête hors de l'eau : on participe à l'armement des militants et des fanatiques pro-Darwin's Game, tout en soutenant également l'autre moitié de la population, le gouvernement, les activistes et toutes les institutions qui, eux, s'y opposent ; dans le même temps, on aide à faire régner un climat de terreur auprès des citoyens les plus âgés et impressionnables en pointant principalement du doigt les risques encourus par leurs chères petites têtes blondes pour qu'ils continuent de dépenser l'argent qu'ils n'ont pas comme s'ils vivaient leur dernier jour, tout en participant à la décadence de leurs petits trésors pour qu'eux aussi dilapident le contenu de leurs portefeuilles à notre profit... La gorge sèche d'avoir trop parlé, avec cette faculté qu'il avait d'enchaîner les syllabes si rapidement qu'il fallait se suspendre à ses lèvres, ou bien s'appeler Amadeus et tout simplement avoir l'habitude de son débit de parole, pour saisir chacun de ses mots et n'en laisser aucun, car lui-même ne laissait rien au hasard, il attrape son verre et le porte à ses lèvres, puis avale une gorgée du liquide carmin qui lui brûle l'œsophage. Ses paupières se ferment l'espace d'un court instant ; il n'avait jamais bu de vins aussi délicieux que ceux qui lui étaient offerts entre ces murs, et se demandait bien comment diable le Gros Louis faisait pour dénicher de pareilles bouteilles.

Nous devons faire en sorte que la société tremble, se divise et s'égorge, mais continue de s'alimenter mutuellement... ou, du moins, de nous alimenter.

Réalisant qu'il s'était quelque peu emporté en parlant et que sa voix, calme mais assurée, portait bien plus qu'il ne le pensait, il prononce ces derniers mots un peu plus bas, bien que les tables alentours demeuraient vides et que les autres clients semblaient trop loin d'eux pour entendre leur discussion. Louis les connaissait bien, trop bien ; il savait qui étaient ses vieux amis, était conscient qu'ils avaient besoin d'intimité et prenait toujours grand soin d'éloigner de leur table toute potentielle oreille baladeuse. S'il ne les craignait pas, s'il les accueillait toujours à bras ouverts, s'il leur vouait une amitié loyale et sincère, c'était tout simplement parce que la mafia n'était pas totalement étrangère à l'obtention de la prestigieuse troisième étoile de son établissement... un vieux cadeau que les Pimkins, fins gourmets, avaient fait au bon vieux chef cuisinier, quelques années plus tôt, en gage de leur amitié et en guise de remerciements pour son hospitalité, son professionnalisme, sa bonne humeur et ses bons petits plats.




God knows what is hiding in that weak and drunken heart, I guess you kissed the girls and made them cry, those Hardfaced Queens of misadventure. God knows what is hiding in those weak and sunken eyes, A Fiery throng of muted angels Giving love and getting nothing back. (People help the people, Birdy)

Invité
Invité


MessageSujet: Re: the mother we share △ (amadeus)   Mar 4 Avr - 23:08


the mother we share
+ papa et tonton slt

le verre de vin au coin de la table prouve tout ;
les enfants les adolescents ne sont pas censés boire une moindre goutte d'alcool en public
mais qui serait là pour m'interdire m'empêcher d'y goûter avec abus ou non
les rois n'ont pas de limite et je pense que je l'ai appris bien trop tôt
et qui sont les rois dans cette souveraineté
l'état
ceux qui détiennent l'argent noir
le peuple
peu importe mais j'en viens à saisir d'un mouvement délicat la coupe et y boire une gorgée
sans jamais cesser de vous fixer l'un comme l'autre
une interrogation poinçonne ma présence de votre part
(elle sonne presque comme un reproche)
le jeu ce jeu notre jeu sans doute on y est tous tombés et je sais que nos avis divergent nos avis s'en vont et jamais ne reviendront  au même point j'ai même peur qu'un jour ils nous séparent vous savez
mais je préfère juste ne pas y penser
j'agite les orteils de mon pied où se trouve le tatouage le précieux celui qui prouve que j'ai succombé et qui est si facile à dissimuler
mes lèvres s'entrouvrent délicates les avant-bras appuyés sur la table prêtes à répondre une réponse vague mais suffisante une qui fait comprendre que tout va bien que je suis encore assez en vie sans qu'on ait besoin de s'inquiéter
mais vous
vous !
vous me coupez d'une traîte ma langue claque contre mon palais
l'agacement vient vriller tout mon être et je roule mes deux yeux mauvais quand vous partez dans une de vos tirades auxquelles on doit (miséricorde) accorder toute notre attention
je reste impassible et pourtant j'aimerai juste vous couper ou me lever de table et partir je fais mine que ça m'ennuie un peu m'amuse avec le liquide bordeau que je trouve si fade en votre compagnie
je suis persuadé qu'avec des gens de mon âge (willow par exemple) tout serait plus intéressant tout serait plus palpitant aurait un goût un peu plus sauvage un goût
rajeunissant
c'est seulement à l'entente de mon surnom (que je déteste dans votre bouche que cela soit bien clair) que je m'intéresse à vos dires je m'accroche à votre visage visuellement à vos syllabes qui défilent trop vite à mon goût
(le temps file c'est ça)
il est vrai que vous commencez à vous faire vieux
et que bientôt dans trop trop trop peu de temps selon moi je serai à votre place je
déteste ça
je retiens une moue de répugnance à la proposition mais ai-je réellement le droit de refuser je ne pense pas je
je ne suis pas d'accord mais on ne m'a jamais réellement laissé le choix toujours les adultes hein
je mordille la chair à l'intérieur de ma joue paupières plissées encore ces histoires de trahison
en mon nom celui de pumkins
p u m k i n s
bordel des armes seront données à ceux qui font du mal à mes frères
je souffle du nez et appuie ma main à plat reprenant juste après pour
pour ne pas perdre le rythme pour ne pas me faire couper l'herbe sous le pied arriver à placer une de mes répliques un rien insolente
qu'est-ce que tu en penses ? cela me semble faisable mais ton avis est le plus important.
sourire confiant envers vous amadeus père tout ce que vous voulez
comprenez là, mon oncle
que j'en ai que faire de vos idées et que c'est celui de vous vous cher géniteur qui demeure le plus important
ne jamais aller en contresens par rapport aux adultes, c'est cela
je pense que vous serez en accord tous les deux à une nuance près oui mais non ce qui demeure le plus important c'est vraiment de montrer à quel point vous êtes à mes yeux ce que vous êtes
parfaitement futile
((même si je ne le pense pas un instant))
je baisse d'un ton et dis la vérité comme elle vient remettant ma cravate correctement à nouveau dans un foutu tic nerveux de ceux qui trahissent une nervosité naissante
ma marque se porte bien. je maintiens l'avis que cela a beau être du business, cela demeure une trahison.
je ne suis pas adepte de tout cela être déloyal pour l'argent être déloyal pour le pouvoir c'est pas humain non ou si justement peut-être un peu trop et et
je déteste cela
à peine ma phrase terminée que mon téléphone vibre un sourire d'idiot naît
j'espère que c'est willow jolie willow
si douce si pas comme eux si pas du tout tranchante
je jette un coup d'oeil
((raté))
à nouveau mon visage s'entiche d'une moue trahissant un profond ennui et surtout beaucoup trop de désarroi
hrp : merci
codage par evil triangle
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Page 1 sur 1


Sauter vers:  





liens utiles
AU RP ET AU FORUM