Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



Le forum appartient à sa fondatrice Alaska. Le forum est optimisé pour Chrome. Toute copie partielle ou complète est interdite.
N’HÉSITEZ PAS A VARIER LES ÂGES ET JOUER DES PERSONNAGES PLUS MATURES, BIEN ACCUEILLIS
PENSEZ A JETER UN COUP D’ŒIL AUX PRE-LIENS POUR FAIRE PLAISIR A NOS MEMBRES.
SI VOUS SOUHAITEZ JOUER UN PERSONNAGE ISSU DE LA MAFIA OU DE LA PÈGRE, RDV PAR ici D'ABORD

 Seamus. Youth Has No Age
Répondre au sujetPoster un nouveau sujet
avatar
<b>bavardages</b> 214 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : Dajana Rads
CREDITS : Nightingale
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Cour des Miracles


MessageSujet: Seamus. Youth Has No Age   Ven 3 Fév - 18:10
Personne n’osait le dire sans devoir chercher d’explications, mais la vie était parfois un phénomène qui ne relevait pas de la science. Quelque chose qu’on devait tout simplement laisser aller. La laisser prendre de l’ampleur et créer des amitiés insoupçonnées.

Jamais on n’aurait pu croire que ces deux-là puissent réellement devenir des amis. S’il n’y avait pas eu le DG et qu’il n’y avait pas eu la Cour, il est vrai qu’elle aurait surement passé son chemin devant le scientifique d’une quarantaine d’années sans même lui adresser la parole. Peut-être aurait-ce été le cas de Seamus face à cette jeune femme qui semblait froide à première vue. Peut-être qu’ils se seraient croisés à quelques endroits que ce soit, à la bibliothèque, dans la rue, dans un parc, dans un café, etc. sans plus. Peut-être que l’un d’eux auraient pu voir le visage de l’autre dans le journal, vantant les avancés ou le génie de Seamus ou de Mirza en lisant l’article en diagonale. Tout cela, dans une vie urbaine, agitée et calme à la fois.

Du moins, plus calme que l’ambiance post-DG qui régnait maintenant en maître sur la ville de Chicago et un peu partout ailleurs dans le monde. Pourtant, ça ne les empêchait pas d’essayer de vivre normalement à l’extérieur des manifestations et des autres organisations de la Cour. Car, malgré les problèmes que le DG et leur alignement semblait causer, ils étaient encore très attachés à leur emploi, ou du moins, à ce qu’il en restait. Ils étaient comme deux naufragés s’accrochant à une bouée. Ils avaient finalement levé le regard vers la personne en face d’eux, celle qui avait aussi réussi à s’accrocher. Ils s’étaient souri, avaient entamé les présentations et rapidement, les conversations tournèrent autour de leurs découvertes, rendant l’attente des secours vivable et même… joyeuse.

Elle ne se rappelait plus exactement quand tout cela avait commencé, mais du moment où ils avaient commencé à parler de leur travail, plus rien autour n’avait réussi à les déranger. Ils étaient comme deux gamins dans leur monde. Lorsque la Cour se réunissait pour faire des annonces, on pouvait souvent voir les deux protagonistes dans un coin de la pièce en pleine discussion. Portant attentivement l’oreille aux annonces au début de la réunion, et parfois, trop enflammés, ils arrivaient à oublier de tendre l’oreille. Remplaçant les silences de fin de réunion par des murmures et des rires.

Seulement, cette fois, ce qu’ils avaient l’intention de faire était différent. Ils allaient passer outre les lois, et se confronter à la précarité à un autre niveau. Ils attendaient le couvre-feu et allaient entrer dans les bureaux de Mirza. Elle avait repéré les caméras de surveillance et avait regarder dans sa garde-robe pour une tenue noire. Elle était totalement dans son rôle d’espionne, quoiqu’elle ne crût pas que les conséquences ne soient réellement compromettante pour elle et Seamus. Après tout, ce n’était pas une entrée par effraction si elle avait les clés, non?

Bref, elle avait entraîné le scientifique dans son envie de jouer aux agents secrets. Et fut à peine surprise de voir qu’il avait accepté. Ils allaient donc voir les cartes de la ville et les maps qu’elle avait finalement laissé dans son bureau, en sécurité ce soir. Après quelques semaines de préparations, elle regarda Seamus droit dans les yeux, enthousiaste et terrifiée à la fois. C'était enfin la journée fatidique. C'était maintenant!

« T’es prêt? », dit-elle en entrant la clé de sa voiture dans le contact. « On peut toujours faire ça en plein jour, et on te fait passer pour un grand architecte, mais ça ne serait pas aussi amusant. »

Après de nombreuses heures d'observations, de questions et d'investigation, elle se devait de ne plus douter. Chaque chose avait été réfléchit, et puis, de jour, ça l'aurait été aussi risqué que maintenant. Il y aurait eut tous ces collègues, et jamais on lui aurait confié un client si important pour qu'elle lui présente la salle des plans et les plans de la ville de Chicago, plus maintenant. Ils devenaient paranoïaques depuis la grande mise à jour du DG. Ou c'était elle qui se faisait des scénarios? Elle reporta son regard sur Seamus en se rassura intérieurement. Ils avaient pensé à tout. Ils avaient vraiment pensé à tout? Elle devait arrêter de réfléchir et faire comme elle savait si bien le faire, se lancer dans l’aventure.


Dernière édition par Mirzaya Kehiayan le Sam 4 Mar - 2:48, édité 6 fois
avatar
<b>bavardages</b> 333 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : David Tennant
CREDITS : nuit parisienne
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Cour des Miracles


MessageSujet: Re: Seamus. Youth Has No Age   Mar 14 Fév - 16:43
youth has no age
mirzaya kehiayan & seamus orchard

T’es prêt ? La question te tire de la contemplation du tableau de bord, ton regard glissant jusqu’au visage de la demoiselle. Tu scrutes ses traits dans la pénombre avant d’acquiescer lentement. Mirzaya est l’une de ces rares personnes en qui tu fais entièrement confiance. Parce que, quelque part, elle est comme toi. Assez folle pour continuer à s’acharner sur son travail alors que le monde tombe morceau par morceau. Vos conversations te rassurent souvent, te confortant dans l’idée que tu n’es pas devenu complètement dingue. Son travail t’intéresse particulièrement. Tu aurais pu faire semblant de s’intéresser à elle jusqu’à obtenir ce que tu souhaitais de la jeune femme. Mais ce n’est pas cela, non. Cette demoiselle fait partie des rares personnes avec qui tu as accroché, l’une des rares personnes que tu le considères comme telles et non pas comme de simples moyens te permettant d’arriver à tes fins. Tu lui offres un léger sourire. C’est ce que tu as de plus sincère en stock, de plus franc. Tes lèvres ne s’étirent guère souvent ces derniers temps. Tu as beau tenir le coup extérieurement, en vérité tu es bel et bien anéanti de l’intérieur. Tu n’en montres rien, bravant les coups que chaque jour te porte avec un moral d’acier. Parce que tu n’as pas le droit de tomber, ce serait donner raison à tout tes détracteurs. Ce serait ficher en l’air tout ce que tu as arrivé à accomplir aujourd’hui. Alors tu te raccroches férocement à l’idée que tout ce que tu entreprends a encore du sens et continueras à en avoir seulement et uniquement si tu tiens encore debout. C’est ton seul espoir.

Tu te redresses un peu avant de t’enfoncer dans le siège de la voiture. Tu n’as pas hésité avant de venir. Tu as passé la journée à noter quelques idées qui pourraient vous être utiles. Tu as eu la brillante idée de te repasser les premiers enregistrements que tu avais fait. Le contraste avec le toi d’il y a plusieurs mois t’a frappé. Même toi tu as remarqué comme tu as changé. En mal. En très mal, même. Il ne faut pas être psy pour comprendre que tu es en train de sombrer, avec ta gueule de déterré. Tu ris un peu à la proposition de Mirzaya. D’un rire nerveux, du genre qui s'échappe soudain sans qu’on s’en rendre vraiment compte. Est-ce que tu nerveux ? Pas de partir, non. C’est un état permanent, qui te ronge les nerfs. Comme à vous tous, paranoïaques partisans du Darwin’s Game. « Oh, non, non, ça ne marchera pas. J’ai été définitivement catalogué comme fou, ils peuvent me reconnaître. On a même fait des articles sur moi. » Pas de ceux pour louer tes exploits, ah cela non. Un nouveau rire s’échappe de ta gorge, un peu tremblant, parce que cela te désole. « Je crois que l’un d’eux s’intitulait Le savant-fou de l’Université de l’Illinois. » Tu fronces les sourcils. « Ce n’était pas très recherché. Les journalistes sont fainéants. » Tu laisses les mots filés sans vraiment t’en rendre compte. Tu prends conscience que tu n’as jamais été aussi seul avec Mirzaya. D’ordinaire il y a toujours quelqu’un de la Cour des Miracles rôdant dans les parages. Mais toi, toi tu es seul depuis un moment et tu te rends enfin compte que tu te confies peut-être un peu trop à la demoiselle. Tu te racles la gorge avant de faire un signe de la main comme quoi vous pouvez démarrer. « On peut y aller, oui. Dans le pire des cas, je t’autorise à m’utiliser comme excuse. Si tu dis aux flics que je suis dingue et que je t’ai forcé à m’emmener, ils te croiront sûrement. » Tu hausses un peu les épaules. En voilà un bon plan de secours, surtout pour elle. Cela t'étonne toi-même un peu. T'es du genre à te carapater en premier, sans trop penser aux autres. Dans tous les cas, tu espères ne pas rencontrer le moindre problème, après tout vous avez passé des heures à mettre en place cette petite virée. Tu poses alors une main presque paternelle sur son épaule - cela fait longtemps que tu as l'impression que c'est ton rôle au sein de la Cour des Miracles. « Mais t'inquiète pas, ça va aller. Les flics ont autre chose à surveiller que quelques maquettes. »
darwinsgame.com (c) 2015



THE SOUND OF SILENCE

Hello darkness, my old friend I've come to talk with you again, because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence © anaëlle.
avatar
<b>bavardages</b> 214 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : Dajana Rads
CREDITS : Nightingale
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Cour des Miracles


MessageSujet: Re: Seamus. Youth Has No Age   Sam 4 Mar - 2:29
La différence d’âge entre eux ne changeait rien à leur complicité. Même qu’elle semblait les rapprocher dans un sens. Elle regardait l’homme différemment. Avec une certaine admiration. Elle regardait avec quel sang-froid il semblait mener la Cour vers des objectifs, des façons de pensée dont elle n’aurait peut-être jamais cru adhérer sans voir Seamus s’exprimer. Cependant, même si elle jouait parfois à l’autruche, elle semblait comprendre les mécanismes de Seamus. Elle était un peu comme lui après tout. Elle cachait ses problèmes derrière un lot de paraître. Se disant que des faux sourire vous amenait à sourire tout de même. Que si on faisait semblant que tout allait bien, tout finirait par bien aller.

Elle ne pouvait pas confirmer tout cela, mais c’est ce qu’elle ressentait lorsqu’elle était en sa présence. Il était pour elle comme une version masculine et sage d’elle-même. Et ses petites confessions semblaient le prouver. Elle ne savait jamais trop quoi dire dans ces moments, après tout, elle était souvent celle qui était cynique et un peu vache en vous ramenant la réalité au visage. Mais elle était aussi humaine de temps à autre. Elle lui fit un petit sourire désolé, en se rappelant à quel point elle avait souvent fulminé devant ces journalistes qui traînait dans la boue qui mieux mieux.

Elle était la première à vouloir défendre bec et ongle ce nouvel ami. Il était un génie à ses yeux. Et il faut se le dire, mais Mirza n’est pas facilement impressionnable. Il avait réussi à capter son attention et les recherches de l’homme avait rapidement alimenter sa curiosité, sa soif d’aventure et cette curieuse envie de continuer activement son propre travail. Elle était la première à chiffonner les articles diffamatoires envers Seamus, au grand malheur des vendeurs de journaux.

C’était sa façon de le soutenir et de montrer aux gens que les journalistes ne savaient tout simplement pas de quoi ils parlaient. Après tout, les petits sourires désolés ne montraient pas l’ampleur de son empathie. Elle l’écoutait parler de ces journalistes et aurait voulu lui promettre de faire cesser ces commérages, mais le mal était déjà fait, et le point de non-retour, surement déjà atteint. Elle aurait beau essayer de rabattre les oreilles de ces écrivains n’ayant pas été au bout de leur passion ou n’ayant pas assez de talent, qu’ils finiraient juste par pondre un autre gros article merdique.

Le raclement de gorge de Seamus mit cours aux envies de vengeance et aux plans saugrenus de Mirza. Elle reporta son regard sur ses clés qui se balançaient encore d’avant en arrière tout en écoutant le plan de dernier recours de Seamus avant de sentir la paume de celui-ci sur son épaule. Cet ultime geste lui réchauffa le coeur tout en lui laissant un goût amer en bouche. Elle sentait qu’elle avait associé le quarantenaire à un être paternel sans réellement se rendre compte que ce rôle pouvait être difficile à incarner. Et pourtant, comme une jeune fille bien élevée, elle regarda Seamus dans les yeux, avant de tourner la clé dans le contact, de sentir le vrombissement de la voiture et de voir les phares éclairer l’asphalte de son entrée. Mains sur le volant, clignotant paré, elle ne put s’empêcher de faire un sourire malin avant de répondre quelque chose qu’elle n’aurait cependant pas dit à son véritable père.

« J’ai pas mal d’expérience pour semer les flics maintenant, ça devrait bien se passer. »

Après toutes les manifestations et les changements de QG de la Cour, ils avaient pas mal d’expérience pour prendre leur jambe à leur coup. Ses lèvres finirent par arrêter de sourire en coin et sans vraiment s'en rendre compte, la radio jouait en arrière-plan, alors qu’elle lui demandait un peu comment c’était passé ses dernières connexions. Disons qu’elle ne le croisait pas souvent dans le jeu, et elle aimait bien prendre de ses nouvelles, et elle voulait éventuellement, lui offrir sa protection. S’il le voulait bien. Elle glissa aussi un mot en faveur de ce couvre-feu, comme quoi, ils pouvaient enfin rouler au lieu d’être coincé dans le constant trafic. Tout cela en regardant la route qui était déserte.
avatar
<b>bavardages</b> 333 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : David Tennant
CREDITS : nuit parisienne
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Cour des Miracles


MessageSujet: Re: Seamus. Youth Has No Age   Jeu 23 Mar - 9:42
youth has no age
mirzaya kehiayan & seamus orchard

Tu ne peux t’empêcher de sourire à la réplique de la jeune femme. Après tout, vous êtes presque des délinquants, pas vrai ? Tu te demandes encore parfois comment tu as pu te retrouver à la tête de la Cour des Miracles. Cour des Miracles, c’est un peu pompeux d’ailleurs comme nom. Il faut ce qu’il faut, penses-tu. Quelque chose auquel les gens peuvent se raccrocher, un nom dont tout le monde puisse se rappeler sans peine, une appellation qui claque dans les esprits et y restent figés. Cela aurait pu être n’importe quoi d’autre. Tu ne sais même pas sous quels critères Oz a choisi ce nom. Parce que ça sonnait bien ? Cour des Miracles. Plus tu y repenses et plus cela sonne comme rien. Vous ne sonnez comme rien. Il y a ces moments terribles où tu te rends compte que ta vie n’a plus aucun sens, plus aucune contenance. Comme c’est terrible. Alors tu t’accroches à la Cour, alors tu attends… non, alors tu décides de provoquer les miracles qu’elle promet. Tu sais que ce n’est pas un hasard que tu sois arrivé là – pas totalement. Tu as besoin de la Cour. Et tu as persuadé qu’elle a tout autant besoin de ton être. Alors, il faut que tu te fasses pilier et cesses donc de douter d'eux, de vous.

Mirzaya chasse tes idées noires, te questionnant sur tes dernières connexions. C’est un sujet qui te passionne toujours, dont tu ne te lasseras jamais, duquel tu pourrais parler des heures durant. A vrai dire, c’est presque devenu l’unique sujet de conversation te motivant vraiment. Il n’existe, il ne persiste plus que le Darwin’s Game au sein de ton esprit. Une obsession maladive qui causera ta perte assurément. Mais tu ne t’en soucies pas, préfères ignorer l’épée de Damoclès qui se balance allègrement au-dessus de ton crâne. Pour l’instant, il n’y a qu’un seul tracas qui te chiffonne un peu : il ne faut pas que la police décide que vous soyez assez suspects que pour vous arrêter. Le couvre-feu est passé, vous êtes dans l’illégalité – et comptez bien continuer dans cette voie. Mais tu sais – tu espères – qu’ils ont mieux à faire. L’apocalypse, c’est quelque chose de très préoccupant, n’est-il pas ?

Il n’y a personne sur la route. Seules quelques véhicules ressemblant à des fantômes errant sans but à travers la ville. Tu reconnais les rues empruntées, arpentant depuis longtemps les  entrailles de Chicago. North Side n’a plus beaucoup de secrets pour ton être. Descendant de la voiture, tu chasses les derniers doutes persistant au fond de ton esprit. Tu ne t’es jamais attardé sur le bâtiment en face duquel vous vous trouvez désormais. Tu en observes la façade, n’omettant pas de jeter un coup d’œil aux alentours. Ton regard longe les briques jusqu’à lorgner le ciel noir. Une nuit sans lune, qui te semble particulièrement sombre – ou est-ce juste que tu as perdu l’habitude de te promener à une heure aussi tardive ? Autour de vous, seulement quelques âmes glissant dans la peine ombre, pressées de rentrer dans leur doux foyer ou de profiter du couvert de la nuit afin de s’adonner à leurs occupations peu reluisantes. A n’en pas douter, vous n’êtes pas les pires criminels du coin. Tu te rapproches de quelques pas de la jeune femme, continuant à observer les alentours, l’œil alerte. Parce qu’à vrai dire, ce n’est pas la police que tu crains le plus finalement. S’il y a des types assez dingues pour filmer en live un assassinat, il y en a bien d’autres pour s’adonner à ce genre d’activités en pleine rue. Il n’y a plus de limite à la violence, tu l’as bien compris. Et puis vous pourriez être une cible, ce n'est pas un secret que les pro-DG n'ont pas vraiment la cote ces derniers temps. Posant enfin le regard sur ta compagne de route, tu prends la parole d’une voix basse, se voulant discrète. « Alors par où on commence ? » Tu ne sais pas si la demoiselle compte tout simplement t’emmener par la grande porte, l’air de rien ou si elle connaît une entrée un peu plus discrète. Dans tous les cas tu lui fais entièrement confiance. Tu doutes parfois encore de quelques éléments de la Cour des Miracles mais pas d’elle – dans le cas contraire, tu ne seras pas ici.
darwinsgame.com (c) 2015



THE SOUND OF SILENCE

Hello darkness, my old friend I've come to talk with you again, because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence © anaëlle.
avatar
<b>bavardages</b> 214 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : Dajana Rads
CREDITS : Nightingale
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Cour des Miracles


MessageSujet: Re: Seamus. Youth Has No Age   Sam 15 Avr - 20:03
La conversation avec Seamus semblait aussi enflammée que d’habitude, même si Mirzaya commençait à se rendre compte que même si elle appréciait l’homme, elle voyait qu’en dehors du jeu, en dehors de sa profession et de ses recherches, elle ne le connaissait à peine. Elle ne se le reprochait pas tellement, après tout, elle aimait bien son intimité et Seamus devait aussi être de cet avis. Éventuellement, si elle croyait que Seamus avait besoin d’aide ou d’une confidente, elle n’hésiterait pas à trouver son adresse et squatter chez lui s’il le fallait, cependant, elle n’était pas la plus observatrice pour ce genre de chose. Tant qu’on ne lui pleurait pas à chaudes larmes à la figure ou que votre visage ne ressemblait pas à un déterré, pour elle, vous étiez sain d’esprit.

Elle aurait pourtant dû être une des premières à comprendre que l’orgueil vous poussait à tout refermer à double tour. Garder à l’intérieur et exploser lorsque ce serait nécessaire et plus possible de réellement camoufler l’énormité. Et pourtant… elle n’avait que dirigé la conversation vers un sujet qui les passionnait tout deux. L’évitement, c’était devenu son deuxième prénom.

Le trajet lui semblait court, peut-être parce qu’elle avait décidé de ne pas partir de West Side comme elle le faisait à tous les matins depuis deux ans. Il ne fallait pas non plus croire qu’elle pourrait faire autant de kilomètres sans s’inquiéter d’avoir les autorités aux trousses! Elle avait averti Jenna qu’elle ne rentrerait surement pas, qu’elle allait arrêter prendre des nouvelles de Rhys, mais c’était un autre de ses piètres mensonges. Elle lui en racontait de plus en plus souvent. Elle n’avait toujours rien dit pour la Cour, ni pour le DG.  

Elle avait un peu honte de son engouement de ces derniers temps pour le jeu. Elle avait parfois l’impression que le jeu était plus réel que la réalité. Elle se sentait bien plus vivante lorsqu’elle survivait, alors que dans le Chicago actuel, elle avait l’impression de vivre un drame psychologique en permanence et d’être une épave qu’elle traînait péniblement partout. Du moins, ça ne s’appliquait pas au contexte de la mission : Seamus et Mirza entre par ''effraction" pour regarder les plans de la ville.    

En ce moment, elle vivait les mêmes sensations que lorsqu’elle se connectait. Elle avait encore cette pression sur les épaules qu’était devenue la vie en IRL avec tous ses attentats, ces criminels échappés, ce couvre-feu et tout, mais elle avait l’impression d’être tout de même dans le feu de l’action. À peine plus légère, en alerte et fichument enthousiaste pour rien. Elle avait l’impression d’être invincible, même si une fois sortie de la voiture, elle vit des gens louches. Avec le DG, elle avait eu le temps de retravailler ses bases d’auto-défense.

C’était presque surprenant à quel point elle ne doutait plus d’eux, alors qu’au début de leur trajet, elle doutait encore. Toutes ses entrailles qui se tordaient sous l’effet de l’adrénaline avait eu raison de son angoisse. La seule chose qui lui manquait, c’était une arme, mais bon, ici, il était préférable qu’elle n’en ait pas. Le côté irréversible de la chose. Elle l’avait vu, elle savait, et elle n’avait pas besoin d’un second fantôme pour la hanter.

Non, elle était aussi terriblement trop énervée. Comme une étudiante qui montrait les ébauches de son projet à son prof-responsable, ce qui heureusement n’était pas arrivé. Si elle avait fait une maîtrise, le prof-responsable de son projet aurait certainement fuit en courant vu son enthousiaste débordant. Elle respira un bon coup en voyant que Seamus ne semblait pas aussi enthousiaste qu’elle en voyant les alentours. Il était préférable de rentrer dans le bâtiment avant de s’exciter comme une puce. Il n’avait pas tort.

Elle lui fit donc un signe de la suivre, alors qu’elle longeait le côté de la bâtisse. Ses yeux s’habituant péniblement à l’obscurité, elle touchait à tâtons le mur de brique avant de toucher le métal de la porte d’employés. Elle reprit donc ses clés, remerciant mentalement son patron qui n’avait pas adhérer à toute la technologie des badges d’employés et tout le bataclan.

Disons qu’elle aurait eu du mal à expliquer son entrée à cette heure dans les bureaux. Ou pas. Le jeu avait le don de vous faire mentir de façon crédible. Son cerveau semblait toujours réfléchir à une vitesse qu’elle n’avait plus réellement cru possible vu le nombre d’heures de sommeil à rattraper cumulés. Elle finit par trouver la bonne clé, et ils entrèrent dans un coup de vent. Elle prit la peine de refermer doucement la porte derrière eux, car elle avait le don de faire un de ces vacarmes.

« Alors, voilà, ici on boit le café. C’est pas extra, mais on prend habituellement des cafés pour emporter », dit-elle, digne d’une guide touristique. « Non, plus sérieusement. On a les plans de la ville, dans la grande salle du fond. On a des plans de Chicago remontant à 1930. C’est… Oui. On va plutôt regarder les plans d’aujourd’hui avec les maquettes que j’ai commencées » dit-elle en coupant cours à son élan passionné. « Mon bureau ou mon capharnaüm personnel est là. »

Elle pointait un bureau fermé à clé, ainsi qu’un espace partagé. Après tout, le contrat du DG venait avec quelques privilèges, dont une légère augmentation et un bureau personnel. Elle marchait ici de façon naturelle, allumant une lampe torche qui traînait dans un des tiroirs. Ils étaient prêts pour les pannes d’électricité ou pour rester jusqu’à tard le soir pour fouiller et montrer des données confidentielles, comme vous voulez.

Elle ouvrit donc la porte sur un bureau dans un désordre peu professionnel. Elle tassait les feuilles dans un coin, alors qu’un couloir libre où les cartons et les maquettes ne s’étaient pas encore accrochés au sol guidait à une table remplis de maquettes, elle aussi. Elle eut un petit sourire un peu malaisé, comme lorsque sa mère entrait chez elle alors qu’elle n’avait pas eu le temps de ranger.

« C’est à se demander si je suis pas somnambule et que je ne me pointe pas la nuit pour mettre du désordre ici », dit-elle avec un peu d’ironie tout en faisant une allusion peu discrète à leur petit escapade nocturne du moment.          

Elle ne savait que détendre l’atmosphère de cette façon, sérieusement. Elle ne se supporterait surement pas elle-même si elle avait été à la place de Seamus. Elle semblait toujours ne rien prendre au sérieux, alors qu’elle était tout simplement encore en train de réfléchir à quel sujet aborder d’abord. Elle finit tout de même pas parler des échelles. Comme quoi, elle voulait surement essayer de reproduire à l’échelle le jeu, savoir si la ville du jeu avait une taille moins grande que celle de Chicago.

Elle parla aussi de ces punaises rouges et des post-it avec une date et une heure dessus. En fait, ces punaises disposées un peu n’importe où sur les maquettes indiquaient les portes de sortie du DG. Elle prit le temps de reprendre son souffle tout en laissant Seamus prendre la parole s’il en avait envie. Elle savait bien, qu’elle aurait bien d’autres détails à lui raconter ensuite et que tout dire d’un coup, ce n’était pas vraiment un échange constructif. Peut-être même qu’il pourrait lui donner des idées sur ses prochaines recherches aussi.
avatar
<b>bavardages</b> 333 <b>présence</b> PRÉSENT(E)
AVATAR : David Tennant
CREDITS : nuit parisienne
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Cour des Miracles


MessageSujet: Re: Seamus. Youth Has No Age   Lun 19 Juin - 23:31
youth has no age
mirzaya kehiayan & seamus orchard

Tu ris doucement à sa réflexion sur l’ordre de la pièce. C’est le genre de bordel que tu connais bien ; c’est celui de ceux qui sont passionnés par leur travail, ceux qui sont tellement emportés dedans qu’ils en oublient leur environnement de travail. Tu la rassures : tu as déjà vu bien pire. Tu en as même fait les frais quelques fois – en perdant l’une ou l’autre copie de l’un des étudiants avant de la retrouver des mois après. Mais vous n’êtes pas là pour parler ménage, pas vrai ? Rapidement, les points qu’elle a mis en avant captent ton regard et tu écoutes avec toute l’attention du monde les explications qu’elle te donne. Elle te parle de ses projets et chacun d’entre eux te semblent fascinant. Bon sang, quelle chance que tu as eu de tomber sur elle. C’est comme si l’univers lui-même s’était mêlé de vous mettre sur la même route. Vous étiez fait pour vous rencontrer et partager vos savoirs communs. Les autres membres de la Cour des Miracles sont rarement passionnés par vos histoires d’échelle, de géographie et autres données scientifiques.

« C’est… c’est tout à fait incroyable. » Que tu lâches soudainement, les mains écartées, désignant la maquette trônant fièrement dans la pièce. A tes yeux, elle a des airs de véritables œuvres d’art. Tes pupilles n’ont de cesse de faire des va-et-vient entre chaque détail. Tu sors un carnet de ta veste – vieille manie de chercheur sur qui les idées tombent à n’importe quel moment, souvent les moins importuns. « Est-ce que ça te dérange si je prends des notes ? » Tu ne voudrais pas oublier quelque chose d’important. Surtout avec tout ce que tu as en tête ces derniers temps, tu as bien l’impression que ta mémoire te joue des tours. A moins que ce ne soit le jeu ? Oh, ce serait une autre approche intéressante, pas vrai ? L’étude de l’impact du jeu sur les fonctions cognitives. Pas ton domaine cependant. Ce serait tout à fait jubilatoire de fonder toute une équipe de recherches, n'est-ce pas ? « Imagine que toute une équipe de chercheurs bosse sur le sujet, on pourrait arriver à des choses incroyables ! » Mais peu de gens vous prennent au sérieux et pour sûr que le gouvernement vous verrait d’un mauvais œil. Tu soupires à cette idée. « Mais à deux, on fait déjà un travail incroyable. » Tu as appris au fil du temps à te contenter de ce que tu as et, sans vouloir trop te vanter, tu considères que le travail accompli jusqu’ici est plutôt concluant.

Une question au bout des lèvres, tu es soudainement interrompu par une étrange sensation que vous n’êtes plus seuls. A moins que ce ne soit un bruit que tu aies perçu ? Tu tends l’oreille, faisant signe à Mirazaya d’en faire de même. Certes tu es devenu parano depuis ces derniers mois mais cette fois-ci, ce n’est pas un excès de ton esprit malade : il y a bien quelqu’un qui approche, tu n’en doutes pas. Les lampes s’éteignent machinalement. Tu t’approches de la jeune femme, gardant les yeux rivés sur la porte. « C’est… un garde ou quoi ? Vous avez des gardes ? » Lui demandes-tu, le plus bas possible. Un garde sera encore gérable : Mirzaya pourrait prétexter avoir oublié quelque chose – et toi, toi tu es juste là pour l’accompagner parce que les rues sont dangereuses, non ? Alors dans tous les cas, quitte à ce que quelqu’un soit là, tu préférerais que ce soit un gardien prenant très au sérieux son travail. Parce que tu ne veux pas avoir à négocier avec quelqu’un d’une autre espèce.

darwinsgame.com (c) 2015



THE SOUND OF SILENCE

Hello darkness, my old friend I've come to talk with you again, because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence © anaëlle.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Page 1 sur 1


Sauter vers:  





liens utiles
AU RP ET AU FORUM