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 « Tu ne tueras point. » × NS
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MessageSujet: « Tu ne tueras point. » × NS   Lun 6 Fév - 4:21
Nils Söderblom & Zoey Murray
« Tu ne tueras point. »

Il pleut. Je déteste ça, ça me décoiffe. Cela n'a pas été une bonne surprise lorsque je me suis connectée. Mon humeur a bien vite changé dès que j'ai senti les premières gouttes me tomber dessus. Ayant trouvé une porte au milieu de la rue la dernière fois, j'avais un peu de chemin à parcourir avant d'arriver dans un endroit où je pouvais protéger mes cheveux. Je ne me suis pas mise à courir malgré ma grande envie de le faire, au cas où il y aurait quelqu'un qui serait en train de m'observer. Je regardais tout de même autour de moi, pour vérifier si tel était le cas. Je suis à Chinatown, même en étant pas du tout experte de Chicago, un jour je vais combler cette lacune, cela se voit assez facilement au vue de l'architecture de l'endroit. Je me suis installée dans l'un des restaurants abandonnés qu'il y a beaucoup par ici, en attendant que cela passe. J'espère que ça ne va pas durer, je ne suis pas connectée pour regarder la pluie tomber. Certes, je pourrais très bien sortir et endurer mes cheveux trempés, mais je n'en n'ai pas très envie. Peut-être si la pluie continue de tomber encore un moment. Pour l'instant, je me me pratique à lancer ma dague et mon couteau afin d'avoir le plus de précisions possibles. J'essaie de les lancer toujours au même endroit le plus possible, bien que autres n'allaient sûrement pas restés immobiles. Si avec mon couteau ça va, avec ma dague, c'est un peu plus compliqué. Je ne l'ai pas depuis longtemps, c'est normal.

Je m'avance pour aller les chercher, le couteau exactement sur le visage d'un Bouddha accroché au mur, la dague un peu plus loin lorsque j'entends des pas qui s'approchent du restaurant où je suis. Je les entends malgré la pluie. Je ne sais pas qui c'est, mais il ne doit pas être un très vieux joueur s'il fait autant de bruit en marchant. Ou quelqu'un qui s'en fout, il y a toutes sortes de joueurs ici après tout. Je récupère mes deux armes, je m'approche ensuite de la porte lentement, portant un regard sur le côté, prête à attaquer. Ce que je ne fis pas, à ma grande surprise. « Tu te prends pour un train ? » C'est Daredevil. Des sentiments contradictoires m'envahissent, mais je garde tout de même ma dague pointée vers lui. La contradiction ne va pas m'empêcher de le tuer s'il tente quoi que ce soit vers moi.










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MessageSujet: Re: « Tu ne tueras point. » × NS   Jeu 9 Fév - 2:56
Nils Söderblom & Zoey Murray
« Tu ne tueras point. »

Il pleuvait ce jour-là. Ce n'est pas comme si c'était un détail très important, pas comme si ça allait changer le cours de l'histoire mais pourtant quand plus tard tu reviendras sur cet instant de ton existence, la première chose qui te reviendra en mémoire sera la pluie, tu te rappelleras l'odeur de goudron humide, le bruit que faisaient les gouttes qui s'écrasaient contre le bitume, contre les vitres brisées des restaurants abandonnés, tu te souviendras de la sensation de l'eau qui dégoulinait le long de tes cheveux, sur ton visage, qui imprégnait tes vêtements et, surtout, tu te rappelleras avoir été encore une fois émerveillé devant le réalisme des sensations que tu ressentais.
Même après un an à jouer, même après toutes les horreurs auxquelles tu avais assistées, tout le sang qui avait déjà coulé, tu n'avais pas pu t'empêcher de voir encore une fois ce qui était parfait, tu étais comme ça au fond, un éternel optimiste, un esthète qui ne voyait que la beauté des choses, même lorsqu'elles étaient laides à faire peur, tu l'avais toujours été, c'était probablement ta manière à toi de te protéger : sourire, voir le positif, rire, c'était probablement ta manière à toi de ne pas t'effondrer, parce que tu savais que si un jour tu laissais la douleur percer ne serait-ce qu'un peu ton apparence, ton masque souriant, alors ce serait trop tard, tu exploserais, en milliers de morceaux que personne ne serait capable de recoller, alors tu souriais ce jour là sous la pluie, tu souriais alors que le reste du monde était en train de brûler, tu souriais alors même que la dernière mise à jour t'avais condamné, alors que tu savais que tes jours étaient dorénavant comptés.

Chacun pour soi c'était leur nouveau mot d'ordre, plus de team, plus d'alliés, plus rien, juste toi, et le reste du monde comme seul ennemi. Pour certains c'était probablement une libération, pour toi c'était une punition, une condamnation, tu te retrouvais seul alors que tu n'avais jamais rien fait d'autre que compter sur ta team pour te soutenir, alors que tu les avais même acceptés comme une seconde famille, ça te faisait mal au fond, de ne pas savoir qui était encore vivant ou non, de savoir que si certains s'en sortiraient, d'autres allaient probablement mourir dans les jours à venir, ça te faisait flipper cette nouvelle règle, ces nouvelles lois, ça te faisait mal cette solidarité qu'on t'avait arrachée mais tu avais dû avancer, tu avais dû te débrouiller et tu avais pris le parti de te cacher.
Tu allais d'abris en abris, tu pillais de quoi manger, de quoi survivre, tu ne faisais que ça de tes journées, pour un peu tu aurais pu te croire dans un de ces films post apocalyptiques que Raphaël aimait regarder à la seule exception que cette fois, c'était bien ta réalité.

Ce jour là, tu t'étais replié sur Chinatown, tu savais que personne ne te suivrait ici, ou du moins que personne ne saurait te retrouver ici toi qui connaissait les moindres raccourcis et recoins de Chicago, résultats d'années passées à te faire courser par des policiers. Tu as fini par repérer un restaurant dans un coin, petit, abandonné,presque invisible, parfait pour rester quelques jours, quelques heures dans le pire des cas mais tu n'aurais jamais pu imaginer que quelqu'un d'autre ait eu la même idée que toi. C'est probablement pour ça que tu ne t'es pas méfié, que tu es entré sans même avoir ton arme en main, erreur de débutant, erreur d'un être naïf et beaucoup trop confiant.
Tu as sursauté en entendant la voix, paniqué en voyant les armes pointées vers toi, par réflexe tu as essayé d'attraper ton pistolet à ta ceinture mais tout ce que tu as réussi à faire a été de le faire tomber dans un grand fracas, gamin définitivement trop maladroit.

« Putain... »

Ta voix sonnait bizarrement dans cet endroit lugubre, trop sombre alors que toujours brillait cette lame devant tes yeux. Tu sentais ta respiration qui s'accélérait, ton cerveau qui analysait, cherchait une issue, une solution, calculait tes chances de survie, il ne s'arrêtait pas, ne s'arrêtait plus et tu devais juste avoir l'air complètement perdu. Tu as relevé les yeux discrètement, vers ton assaillant, et pour la seconde fois dans la même minute tu as juré.

« Merde... »

Tu as juré, parce que tu connaissais bien le visage en face du tien, parce que même dans l'obscurité tu la reconnaissais. Fairy. Tu avais passé assez de temps avec elle dans l'ancienne version du jeu pour la connaître au moins un peu et si il y avait bien une chose dont tu étais sûr, c'était justement qu'à cet instant précis tu ne pouvais être sûr de rien.
Si tu doutais qu'elle te tue de sang froid, tu doutais encore plus qu'elle t'épargne en souvenir de votre ancienne amitié...complicité, ou peu importe le mot utilisé, tu allais donc devoir faire vraiment attention au choix de chaque mot utilisé.

Doucement tu as levé les mains en signe de reddition, elle avait vu ton arme tomber et savait de toute façon pour avoir assisté à tes entraînements que tu n'en possédais aucune autre...Aucune autre avec laquelle tu ne risquais pas de te blesser toi-même du moins.

« Je croyais que j'étais seul, désolé »

Tu aurais aimé en dire plus, tu aurais aimé la harceler de questions, lui demander comment elle s'en sortait seule, lui demander comment elle survivait, si tout allait bien, mais, et pour une fois, plutôt sagement, tu as décidé de patienter un peu, ne te jugeant pas vraiment dans la position idéale pour lancer une discussion.
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MessageSujet: Re: « Tu ne tueras point. » × NS   Jeu 16 Fév - 2:52
L'éléphant me donne l'impression qu'il vient d'entrer dans un magasin de porcelaine. Il semble être inquiet, à se demander ce qui va arriver (il n'a pas tord, car moi-même je ne le sais pas). Il jure, c'est un début comme un autre et mes oreilles ne sont pas très sensibles à cela. Il a échappé son arme, rien de très impressionnant. Dans une comédie, il y aurait sûrement eu des rires en boîte pour souligner ce moment manquant de professionnalisme pour quelqu'un jouant depuis quelque temps. Il y a un nouveau juron quelque instant plus tard. Il lève les mains, ce qui est plutôt sage, bien que d'avoir échappé son pistolet lui a déjà enlevé tout crédibilité et raison d'avoir peur de lui (bien que j'ai peur de personne). En plus de se prendre pour un éléphant, il a la tête dans les nuages. C'est un miracle qu'il soit toujours là en fait. Au moins il ne se prend pas pour imbattable sans équipe. En même temps, de ce que je me souviens de lui, ce n'est pas très surprenant, pas comme le fait qu'il lui reste toujours des vies à présent que nous sommes tous seuls. « Cogne la prochaine fois. » dis-je, moqueuse. Nouvelle technique pour être sûr et certain de se faire remarquer. Même moi je n'ai pas assez une mauvaise foi pour dire qu'il aurait dû savoir que j'étais là. Il n'avait aucune raison de le savoir, il n'y a aucune raison pour que je m'emporte à ce sujet, même en cherchant bien.

Je cherche aussi pourquoi je ne l'ai pas tué. Nous ne faisons plus parti de la même équipe, je n'ai plus aucune raison de ne pas vouloir le tuer. Pourtant, il est toujours là. La raison ne me reste pas très longtemps inconnue. Un point commun qui ne l'est pas. Le seul qui m'a donné l'impression de me comprendre sur ce sujet. Je ne sais plus combien de questions j'ai pu lui poser, et je voudrais pas qu'il me dise n'importe quoi en cas de nouvelles. Il y a toujours internet, mais il n'y a rien de mieux qu'une personne réelle à ce sujet et je ne peux pas le consulter à partir d'ici. Le jeu est parfait sur bien des points, mais sa technologie n'est pas ce qu'il y a de mieux. Je me sens un peu étrange d'être hésitante sur le fait de tuer quelqu'un. Habituellement, la réponse est très simple : je tue. Je suis plus humaine que je ne le pensais au final. Je ne suis pas complètement un cas désespéré. Cette pensée ne dure pas très longtemps dans mon esprit, juste assez pour que je pense à autre chose. Il est ici, dans ce resto. Pur hasard comme moi ou bien il sait qu'il existe ? Le jeune homme pourrait m'être encore utile, si sa réponse à la question suivante est la bonne. « Tu connais bien Chicago ? » Oui, non. Un peut-être serait acceptable si son peut-être n'est pas le même que le mien. Ma dague est toujours dans ma main, et je me mets à jouer avec elle pour avoir l'air occupée, et, naturellement, dangereuse, afin qu'il puisse bien réfléchir à sa réponse. La vérité. Parce que un ''oui'' qui serait au final un ''peut-être'' ou pire un ''non'', ça serait très dommageable pour une de ses vies, et plusieurs en fait, par la suite. S'il est honnête tout de suite, ça va moins mal aller pour lui plus tard. À moins que je ne change d'avis, ce que je ne peux pas prédire, tout comme mon non envie de meurtre envers lui.










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MessageSujet: Re: « Tu ne tueras point. » × NS   Jeu 16 Fév - 22:18
Nils Söderblom & Zoey Murray
« Tu ne tueras point. »

Excuses qui s'échappèrent de tes lèvres alors que tu levais les mains en signe de reddition sous la menace de ses lames, tu aurais aimé pouvoir dire que tu n'étais pas effrayé, tu aurais aimé pouvoir être sûr qu'elle n'allait rien te faire, en souvenir de l'époque où vous étiez alliés mais c'était impossible, tu avais beau être un éternel optimiste, tu avais beau être une des dernières personnes sur cette planète à imaginer sérieusement que tout puisse redevenir comme avant, tu n'étais pourtant pas naïf, dés la disparition, dissolution des team, tu avais compris qu'à présent plus personne n'était digne de confiance, qu'à présent c'était chacun pour soi et que les meilleurs survivent. Les meilleurs...ou les plus rusés et si tu n'étais clairement pas l'un, tu étais parfaitement l'autre.

Tu n'avais jamais rien eu d'un combattant, trop fragile dans la vraie vie pour t'engager dans des batailles sans fin, trop maladroit même une fois débarrassé de ta maladie par le miracle du virtuel pour réussir à avoir l'air impressionnant, mais tu avais toujours su parler, et quand les mots ne suffisaient plus, tu avais su ruser, ton esprit, ton cerveau était ton arme la plus destructive, une arme de destruction massive, tu n'étais peut être pas un combattant mais tu avais tout d'un survivant, et ton enfance, ton adolescence dans les rues de Chicago étaient aujourd'hui, depuis que la carte avait été modifiée, la garantie de ta survie dans ce monde dévasté, ton petit secret.
Secret qui intriguait, tu voyais clairement Fairy te dévisager, s'interroger, sans faire un seul geste pour t'achever, tu imaginais assez facilement les dialogues qui devaient se jouer dans son esprit, se demandant pourquoi le petit Daredevil, qui avait mis de longues semaines à maîtriser suffisamment son arme pour au moins ne plus tirer par accident sur ses coéquipiers était toujours vivant, tu n'étais pas stupide tu savais qu'on t'avait probablement déjà enterré, oublié, tu savais que les créateurs avaient en quelque sorte appliqué virtuellement la sélection naturelle, condamnant les plus faibles, les plus maladroits, les erreurs, comme toi, ou du moins comme on te percevait jusque là.
Tu devais l'admettre au fond, tu étais assez fier de toi, fier de ta mémoire photographique, fier de tes connaissances survivalistes, fier de déjouer les statistiques, et en l'entendant te demander si tu connaissais bien Chicago, tu n'as pas pu t'empêcher de laisser cette fierté se refléter dans tes yeux clairs, dans ton sourire de gamin, c'était plus fort que toi, pour une fois que tu avais quelque chose pour toi.

« Ça fait treize ans que je joue à cache cache avec les flics dans les rues de Chicago, donc plutôt pas mal oui »

Tu savais que ce n'était pas vraiment la réponse qu'elle attendait mais tu n'y pouvais rien, tu aimais bien mettre en avant cette partie de toi, ces jeux que tu avais avec les flics, les conneries que tu faisais, les fois où tu te faisais attraper et où tu éclatais de rire au commissariat, pour beaucoup tu étais taré mais toi tu ne changerais ça pour rien au monde, c'est dans ces instants là que tu te sentais vivant, que tu te sentais exister pourtant tu ressentais le besoin de te justifier.

« On s'amuse comme on peut »

On s'amuse comme on peut quand on est un gamin des quartiers pauvres, quand on est un gamin délaissé que la vie n'a pas gâté.
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MessageSujet: Re: « Tu ne tueras point. » × NS   Ven 24 Fév - 4:10
Après avoir posé ma question, Daredevil ne tarde pas à se mettre à sourire et à répondre de manière un peu plus claire, enfin, surtout à la fin. Pourquoi je devrais savoir qu'il fuit les policiers ? Ça ne me sert pas vraiment. Je ne dis rien, je le regarde le jaugeant. S'il ment, je vais m'en apercevoir assez vite, je ne connais peut-être pas très bien Chicago, sauf que je ne suis pas stupide et une fois déconnectée, je peux très bien vérifier ce qu'il me dit par moi-même. Ce que je pourrais très bien faire tout le temps pour m'accoutumer à cette ville, mais je ne trouve pas cela très motivant. Là, avec l'option de le tuer s'il m'apprend n'importe quoi, c'est beaucoup mieux. Bref, je devrais peut-être lui suggérer (intimer) l'idée que j'ai en tête, qui ne doit pas non plus être bien difficile à deviner. Il doit bien savoir que je parle rarement sans but. « Apprends-moi Chicago et je te tue pas. » offre comme une autre. Plutôt intéressante pour un joueur comme lui, pas très doué avec tout ce qui concerne le combat. Ce qui lui amène à penser qu'il risque de se faire tuer alors qu'il lui apprend à se débrouiller dans la ville. Ce qui ne me serait pas très utile. « Et je te protège. » je rajoute un instant plus tard. Ça me coûte de le dire, un peu plus et je me serais étouffée, mais je dois penser à mes intérêts. Intérêt qui est d'être capable de me cacher, de prendre des raccourcis, de savoir où aller sans que je ne me perde en cours de route. « Je te vengerais pas par contre si tu te fais quand même tuer. » Ma protection a des limites. Après tout, nous n'allions pas toujours être ensemble. Nos connexions vont sûrement différées. Je ne sais pas trop comment faire pour qu'on se retrouve une fois de temps à autre. Je ne suis pas très douée pour garder contact avec les autres. Je vais y penser s'il accepte...

Je ne lui dis pas que c'est à prendre ou à laisser comme offre. Il n'a pas trop le choix de la prendre en fait. Sinon, il sentirait une lame, et se retrouverait chez lui, ou peu importe d'où il s'est connecté pour arriver ici. C'est bien un détail dont je me fiche complètement. Que je lui prenne sa dernière vie aussi. Je ne m'arrête pas à ce genre de détail à présent. Si cela m'effleurait un peu l'esprit à mes débuts de joueuse, c'est parti avec le temps. Au fil des connexions et de mes vies perdues. Rien d'anormal en me connaissant un peu. Je n'ai jamais trouvé que la vie des autres étaient très importantes. « Tu veux commencer tout de suite ou tu as besoin de te préparer ? » On ne sait jamais. Peut-être qu'il veut des cartes et que cela irait mieux pour moi. Je le regarde, attendant de savoir ce qu'il va tenter de faire. S'il essaie de fuir, je pense que je devrais réussir à le viser, il est plus gros que le Bouddha sur le mur avec lequel je me suis entraînée avant qu'il arrive.










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MessageSujet: Re: « Tu ne tueras point. » × NS   Ven 3 Mar - 3:21
Nils Söderblom & Zoey Murray
« Tu ne tueras point. »

Dés l'instant où Fairy t'avais demandé si tu connaissais bien Chicago, tu avais commencé à deviner ce qu'elle avait en tête, pas que ce soit très difficile en soi, mais voyant une porte de sortie se dessiner pour toi tu n'avais pas hésiter à t'y engouffrer, à vanter, ce qui, ici en tout cas pouvait bien être ton unique qualité, connaître Chicago et tous ses secrets. Tu te doutais de ce qui allait venir ensuite, tu te doutais qu'elle allait essayer de passer un marché avec toi, parce qu'elle ne laissait jamais rien au hasard, qu'elle ne parlait pas sans savoir et tu savais aussi qu'elle n'avait pas renoncé, à t'assassiner, alors tu attendais, tes yeux trop clairs posés calmement sur elle, tu attendais, qu'elle te propose les termes du marché, qui ne tardèrent pas à venir : Si tu lui apprenais Chicago, tu aurais la vie sauve. Tu haussas un sourcil, comme pour lui signifier que ce n'était pas assez, tu n'allais pas troquer une simple vie, des dix que tu avais encore, contre la totalité de tes secrets, il t'en fallait plus pour ça...Plus, comme la protection qu'elle t'offrit ensuite : Si tu lui apprenais Chicago, elle te laisserait la vie sauve aujourd'hui et te protégerait ensuite, c'était intéressant, pour quelqu'un comme toi qui n'avait aucune compétence pour le combat en dehors de la fuite, intéressant et puis au fond tu ne la détestais pas, tu l'aimais même plutôt bien, quitte à t'allier à quelqu'un, autant que ce soit à elle plutôt que qu'un autre, sous une autre contrainte probablement plus déplaisante.
Alors, après avoir rapidement pesé le pour et le contre dans ton esprit, tu as simplement hoché la tête, sans perdre le sourire qui éclairait constamment ton visage.

« Deal »

Le silence s'installa, un bref instant, le temps de se jauger du regard, probablement l'un comme l'autre encore un peu méfiant, avant qu'elle ne prenne la parole à nouveau, te demandant si tu voulais commencer tout de suite ou si tu voulais un peu de temps pour te préparer. Tu aurais aimé lui mentir, lui demander un peu de temps, pour échapper à sa présence, pour échapper à la tension palpable entre vous, la méfiance réciproque qui mettrait probablement un certain temps avant de s'évaporer, si tant était qu'elle s'envole un jour, mais tu ne le fis pas, tu n'avais aucune excuse pour attendre, les cartes déjà dans ta tête, tes affaires déjà sur toi.

« On peut y aller maintenant »

Un regard par la fenêtre et tu remarquais qu'il pleuvait encore, un soupir et tu rabattais ta capuche sur ton visage, étrangement tu n'étais pas certain que Fairy ait réellement envie de ressortir affronter le froid et l'humidité, et au fond de toi, tu ne pouvais pas t'empêcher de jubiler.

« Désolé avec moi tu vas devoir apprendre sur le terrain. Viens. »

Et tu as attendu qu'elle sorte la première, qu'elle franchisse la porte avant toi, par peur qu'elle s'imagine que tu l'avais piégée pour t'en aller, après tout, elle savait qui tu étais, elle savait que la répartition des team, même si elles n'étaient plus aujourd'hui, ne se trompait jamais, elle savait que derrière ton air angélique, quelque chose de plus sombre devait exister, bien caché.
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MessageSujet: Re: « Tu ne tueras point. » × NS   Jeu 16 Mar - 0:51
Cela lui va. Quelque chose me dit que ça n'a pas dû être un grand dilemme. Entre perdre une vie et ne pas perdre une vie, la décision est assez simple. Je préfère en garder autant que possible et avec les conséquences qu'il y a plus on en perd, cela doit être aussi le cas de tout le monde. Je ne suis pas très douée pour me mettre à la place des personnes en général, mais je ne pense pas me tromper sur ce point. Peu m'importe les raisons du pourquoi Daredevil a accepté, l'important c'est qu'il l'ait fait. Lui enlever une vie ne m'aurait pas dérangé, mais qu'il me soit utile à la place, ne me dérange pas non plus. dans les deux cas, j'aurais été gagnante. Ne reste plus qu'à décider quand on commence. Tout de suite fut sa réponse. Je range ma dague. Elle est à portée de main, comme mon couteau et ma batte. Qu'il ne prenne pas ce rangement pour une invitation à m'attaquer. Je préfère avoir les mains libres quand je bouge, cela permet plus de réactions en cas de besoin. Je n'ai pas à garder une main fermée et moins utile. Je suis capable de me défendre sans arme aussi, j'ai appris dans le jeu.

La pluie, elle n'a pas cessé. Génial. Je vais faire avec, il y a plus important que ma coiffure (!). Apprendre les rues de Chicago et ses coins, pour surprendre, pouvoir me débrouiller, me cacher, perdre les autres et me rendre plus rapidement d'un point A à un point B, par exemple. Je n'hésite donc pas, me dirigeant vers la porte. Je ne compte pas montrer de faiblesse, il ne faudrait pas que cela se retourne contre moi. Le terrain me va, cela va m'apporter quelque chose en retour. Sans décoiffage, cela aurait été parfait. Je sors devant lui pour ensuite l'attendre, ne sachant pas où il veut m'amener. En espérant que ce soit jusqu'à un magasin de parapluies. Quelle idée de faire apparaître la pluie même ici. « J't'écoute. » Car juste le suivre ne m'indiquerais pas où je suis. Il marche, je reste derrière lui, regardant autour de moi, attendant de savoir s'il a quelque chose de particulier à me dire sur la direction qu'il prend. Peut-être qu'il veut me faire partir d'un endroit, ou encore il veut savoir à quel point il peut me mener en bateau. Décision qui serait très dangereuse pour lui. Il n'a pas le temps de ne rien faire, puisque la pluie commence à tomber drastiquement. Je cligne des yeux, après avoir eu un cri de surprise à cause de l'eau bien froide, essayant de voir plus loin, mais c'est impossible tant c'est dense ce qu'il tombe. Une bruit de tonnerre, assez violent, se fait entendre, et un éclair ne tarde pas à apparaître à son tour, tout près. Je ferme les yeux, voyant encore la lumière, et elle continue d'être là par la suite, réduisant encore plus ma vision.

Je ne sais pas pour l'ex Eshu, mais moi, je compte remettre à plus tard cette leçon. Finir sous un éclair n'est pas dans mes plans, bien que se serait mieux que de finir sous la main d'un joueur. Je me dirige vers ce qui me semble être un immeuble, tandis que le tonnerre se fait de nouveau entendre tout comme  la foudre qui ne tarde pas à se faire voir.










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MessageSujet: Re: « Tu ne tueras point. » × NS   Mer 22 Mar - 3:01
Nils Söderblom & Zoey Murray
« Tu ne tueras point. »

Le temps pour elle de ranger ses armes, le temps pour toi de ramasser la tienne, rabattre ta capuche sur ton visage et vous étiez à nouveau dans les rues de Chicago, dans le silence inquiétant, presque oppressant de Chinatown.
Si d'habitude tu aimais bien ce quartier, le dédale incessant des ruelles, la possibilité de pouvoir se cacher partout, mieux semer les ennemies, tu n'aimais pas vraiment l'ambiance qui y régnait aujourd'hui, le silence, juste le bruit de vos respirations et celui de la pluie qui continuait de tomber sans discontinuer, traversant tes vêtements, dégoulinant sur tes mains, ton visage, tu n'avais pas vraiment envie de t'attarder ici, alors lorsqu'elle te demanda où tu voulais aller, quand elle t'annonça qu'elle t'écoutait tu pris la parole, d'un air sûr de toi qui contrastait avec le visage que tu avais l'habitude de lui présenter, tout en continuant d'avancer, espérant qu'elle te suivrait.

« Je vais te montrer comment rejoindre le centre ville, et surtout comment le faire sans s'attirer trop d'ennuis. N'importe quel abruti peut réussir à se déplacer d'un point A à un point B sur une carte, n'importe quel abruti ne peut pas le faire sans perdre de vies. La clef c'est d'écouter et de savoir où se cacher au moindre bruit suspect. Suis moi »

Mais pas le temps de faire plus d'une centaine de mètres, plus de quelques minutes de marche que déjà, la pluie s'intensifiait un peu plus, arrachant un cri de surprise à Fairy alors que tu essayais tant bien que mal de continuer d'avancer, même si ta visibilité diminuait de seconde en seconde, jusqu'à ne plus voir qu'à quelques centimètres de toi. C'était inquiétant tu le savais, mais n'avais pas vraiment envie de renoncer, alors tu as continué d'avancer, péniblement, jusqu'à ce qu'un coup de tonnerre violent te fasse sursauter, la lumière pâle de l'éclair qui suivit, éclairant soudain le monde autour de vous. Ton instinct de survie ne te disait qu'une chose, une seule, courir, vite, vous abritez, une tempête comme celle là et de surcroît dans un jeu comme celui là où tout semblait être prétexte à vous tuer, ne pardonnerait pas.

Un nouveau grondement, une nouvelle fois la même lumière et à tâtons, la vision rendue floue par la pluie et les éclairs, tu as attrapé la main de Fairy qui se dirigeait déjà vers ce que tu semblait distinguer aussi au loin comme étant la carcasse sinistre d'un vieil immeuble, probablement délabré pour ce que tu en savais, mais vous n'aviez pas le choix, c'était s'abriter, même dans un abris qui ne paraissait pas comme idéal au premier regard, ou mourir là, au milieu de la rue, foudroyés.

« Changement de programme, on court. »


D'un geste plutôt doux, bien que ferme, tu la tirais par la main, pour qu'elle suive ton rythme et surtout pour ne pas la perdre en chemin dans le chaos environnant.
L'immeuble n'était pas si loin, quelques dizaines de mètres, un peu plus, ou un peu moins, et tu courais, comme si ta vie en dépendait, parce que vos vies en dépendaient, la pluie battant contre ta peau, la grêle commençant à s'abattre à son tour, tu courais ignorant ton corps qui protestait, tes poumons qui te brûlaient, tes muscles qui se rebellaient, tu courais embrassant ces sensations, les accueillant à bras ouverts, tes anciennes alliées, comme à l'époque où tu fuyais les policiers dans les bas quartiers, et comme jadis, sans même le contrôler, tu souriais.
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Les monstres et les fantômes existent. Ils vivent à l`intérieur de nous, et parfois ils gagnent. × Stephen King
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MessageSujet: Re: « Tu ne tueras point. » × NS   Jeu 13 Avr - 4:18
Il se mit à m'expliquer ce qu'il va me montrer. Juste me montrer m'irait très bien, il n'est pas obligé de parler autant, surtout qu'il ne dit rien que je ne savais déjà. C'est pour ça que je veux qu'il me montre la ville, sinon, je lui aurais juste fait perdre une vie. Je le suivis donc, puisque je suis là pour ça. Si ma motivation est bien là, c'est aussi le cas de la pluie qui ne m'aide pas à vouloir continuer. Elle ne fait que s'accentuer, bientôt rejointe par le tonnerre et une éclair. Rien de très bon ici, cela peut très vite dégénérer. Alors, me réfugier devint une priorité, et non pas la leçon. Le jeune homme pense à la même chose, car il me prend par la main, je me dis qu'il doit vraiment tenir à ses vies pour faire cela. Si j'avais été dans la même situation que lui, j'en aurais profité pour espérer avoir une pause de l'autre. Tant pis, je ne vais pas m'obstiner, l'important c'est de ne pas finir noyée sous cette averse. Bref, il me prend par la main et m'amène vers le bâtiment que j'ai repéré il y a un instant. Je ne peux qu'être d'accord avec ce changement de programme, tout comme le fait de courir. L'immeuble se rapproche, la grêle tombe, mais elle est petite. La porte est ouverte sans la moindre résistance, tout comme la seconde.

Une fois à l'abri, protégée de la pluie, je m'éloigne du jeune homme, je crache par terre ce qui a atterri dans ma bouche sans que je ne le veuille. Je secoue la tête, essayant de faire partir l'eau qui s'est insinuée dans mes oreilles. Technique qui ne sert à rien, mais je ne peux pas m'empêcher de le faire. Je passe la main dans mon visage pour essayer de le rendre sec un peu, ce qui ne va pas rester longtemps vu l'état de mes cheveux. Quelques tambourinements se font entendre, la grêle s'est intensifiée, les grêlons devenant plus gros. Je regarde à l'extérieur un instant, puis me détourne de celle-ci. S'éloigner des fenêtres est une bonne idée, avec la taille de plus en plus grosse de ce qui nous tombe dessus, je préfère éviter de me retrouver avec de la vitre ou bien de recevoir de la glace par la tête. Penser au pire ici, c'est ce qu'il y a de mieux à faire pour être sûr d'être bien préparé. C'est de cette manière que je pensais assez souvent. J'observe la pièce où nous sommes afin de vérifier si nous sommes seuls. Je ne voudrais pas me faire surprendre par un joueur s'étant réfugié ici avant que la pluie commence ou bien après passant par une autre porte ou fenêtre.

Il est facile de voir que c'est une pièce abandonnée. Quelques boîtes de carton, un sofa déchiré, des morceaux de bois, la lumière qui clignote. Je ne sais pas trop quel genre d'immeuble c'est dans Chicago, mais il manque des sans-abris et des camés pour rendre le tout plus réaliste. Ici, ce n'est qu'un lieu de plus où il peut y avoir des tonnes de danger. Il y a ce qui doit être le hall principal, avec des escaliers, des ascenseurs, des portes. Plusieurs portes. Trop de portes selon moi pour faire comme si elles n'existent pas. Je prends ma batte, m'avance en essayant de faire le moins de bruit possible, vers le potentiel danger le plus près.










    I'm bored, of quality × I'm tired of keeping disciplined × I'm sweltering, the heat is too much for me × Producing this shit is pure vanity × I got a frostbite in my frontal labe × I got no empathy, no sensitivity
    Spoiler:
     

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MessageSujet: Re: « Tu ne tueras point. » × NS   Jeu 20 Juil - 3:30
Nils Söderblom & Zoey Murray
« Tu ne tueras point. »

Face aux éléments qui se déchaînaient autour de vous, tu n'avais pas hésité un seul instant, laissant seulement ton instinct de survie prendre le dessus alors qu'après le second éclair qui avait déchiré le ciel, tu avais attrapé sa main pour la guider.
Tu savais pourtant que la plupart des autres joueurs en auraient profité pour semer l'autre, pour disparaître dans le dédale infini des rues, la laissant derrière et perdue, mais tu n'étais pas comme ça toi, n'étais pas comme eux, pas encore, tu avais toujours en toi une lueur vacillante d'une humanité bien trop souvent égarée, tu étais encore à ce moment là un gamin innocent qui jouait un peu trop aux héros, jouait un peu trop avec ses vies, tu étais le gosse qui sauvait les autres, le gosse qui respectait les marchés, un gosse pour qui la loyauté était une valeur plus qu'un mot oublié. Tu étais le gosse qui au milieu de la tempête au lieu de se sauver lui, la sauvait elle, tu étais le gamin qui attrapait les mains et guidait les gens, tu étais encore quelqu'un de bien en ce temps, tu étais l'écho d'un passé oublié, d'un passé qui se mourait et tu courais. Ta main dans celle de l'autre joueuse, tu courais, la pluie roulant sur ta peau, transperçant tes vêtements, tu courais, jusqu'à ne plus sentir l'oxygène atteindre tes poumons, jusqu'à avoir la désagréable impression de te consumer sur place, jusqu'à cet immeuble abandonné, jusqu'à passer une porte, puis deux, jusqu'à, enfin, te sentir en sécurité.

Une fois à l'intérieur, tu la laissas s'éloigner de toi, tu ne la retins pas contre toi, rassemblant plutôt tes forces pour essayer de reprendre ta respiration, pour essayer de stabiliser ta vue qui ne cessait de se brouiller, à croire que ton corps voulait te faire payer cette course inattendue dans les rues, comme si cela ne te suffisait pas déjà d'avoir failli y rester. Lentement, prudemment, tu retiras ta veste que tu abandonnas sur le sol poussiéreux de l'appartement, pour en sortir une autre, vaguement plus sèche, de ton sac à dos, profitant de la chaleur qui t'enveloppait pour scanner la pièce où vous vous étiez réfugiés du regard sans toutefois y remarquer quoique ce soit d'extraordinaire : quelques cartons, des morceaux de bois, des meubles éventrés, rien de plus qu'une pièce délabrée comme toutes les autres que tu avais déjà pu visiter, à croire que les développeurs avaient eu envie d'accentuer le côté post-apocalyptique du jeu, comme une sombre prédiction de l'avenir qui vous attendait, tu t'en doutais...

Chassant cette pensée, un peu trop glauque, un peu trop négative de ton esprit, tu laissas cette fois ton regard dériver jusqu'à la fenêtre, ne pouvant que constater qu'à l'extérieur les choses ne s'arrangeaient pas, ne faisaient qu'empirer même, alors que le bruit de la grêle, de la pluie et du tonnerre t'empêchait presque de penser. Tu avais déjà vu des orages comme celui-ci, tu savais pertinemment qu'il n'y avait rien à faire de plus qu'attendre que les choses se calment d'elles-même, parfois juste quelques heures, parfois des jours entiers, comme si les créateurs se délectaient de vous voir vous cacher, de vous voir mourir de froid, de faim, de peur, de solitude, comme si leur seul et unique plaisir malsain était de vous mettre de plus en plus en difficulté, tu te demandais même si, dans tout leur sadisme, ils vous regardaient.

Rapidement, et parce que tu ne savais que trop bien le peu de vivres que ton sac contenait, tu en arrivas à la conclusion que tu ne pourrais pas rester là, que tu ne pourrais pas attendre, une chance pour toi, peut-être pour vous, tu savais qu'une porte de sortie n'était pas très loin, à peine quelques mètres à pieds sans vous exposer à la pluie et, pour l'avoir vue seulement quelques heures auparavant, tu doutais qu'elle ait déjà pu se déplacer.
Tu t'apprêtais à te tourner vers Fairy, pour lui exposer ton idée, lorsque, sentant ton cœur louper plusieurs battements, tu réalisas qu'elle n'était plus derrière toi, d'un mouvement un peu trop brusque tu te retournas à nouveau cherchant sa silhouette du regard et lorsque tu la vis, en train de se déplacer vers une des portes, arme à la main, ton cœur loupa à nouveau quelques battements, à se demander comment tu pouvais être encore vivant

« Fairy ! »

Juste un murmure qui résonna un peu trop fort, comme répercuté contre chaque mur avant de parvenir à ses oreilles

« Laisse tomber l'idée de combattre des ennemis invisibles, la tempête ne va pas s'arrêter, je pense que le moins dangereux ce serait de se déconnecter pour le moment, je connais une porte de sortie à seulement quelques mètres d'ici, tu peux me suivre si tu veux »

Et sans attendre sa réponse, parce que tu savais qu'elle saurait prendre une décision rapidement, qu'elle n'était pas comme toi le genre de personne à tout analyser pendant des heures, tu t'es dirigé vers la sortie, capuche rabattue à nouveau devant les yeux, sourire aux lèvres, bientôt tu serais chez toi, c'était l'époque lointaine où tu trouvais encore un certain réconfort, une certaine sécurité dans la réalité, tu ne savais pas encore que les choses étaient sur le point de changer

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