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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS
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MessageSujet: Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS   Mer 8 Fév - 3:57
Solveigh Söderblom & Zoey Murray
Sous les feux des projecteurs ; mars 2016

L'heure, l'écran de ton ordinateur, l'heure, l'écran de ton ordinateur. Tu fais ce mouvement plusieurs fois. Tu essaies de te convaincre que tu n'as pas le temps de te connecter, et que tu as le temps de le faire. Tu dois être partie dans moins de quarante minutes. Tu n'as pas besoin de te préparer, tu t'en vas à une séance photo où les vêtements et le maquillage va être fourni, et la coiffure faite aussi. C'est plutôt simple. Si au début de sa carrière, tu te préparais le plus possible, le nombre de regards et de soupirs qu'on faisait en ta regardant t'a bien découragée de continuer. Tu n'aurais pas voulu avoir la réputation de celle qu'il faut toujours démaquiller et décoiffer. Un simple fond de teint est parfait la plupart du temps, sans oublier un bon nettoyage de peau, ou bien tu amènes le tien, et quelques autres bases, pour montrer ce qui te va mieux, quitte à ce qu'ils l'utilisent sur toi. Bref, tu as du temps. Une minute de moins. Tu soupires, tu rampes dans ton lit pour aller te cacher sous tes draps pour éviter de voir l'icône du jeu. C'est la meilleure des choses à faire, tu ne voudrais pas être en retard. Tu mords ton oreiller, essayant de te calmer. Tu sors la tête une quinzaine de minutes plus tard, refais ton lit, mets tes bottes et ton manteau lentement, et tu sors de chez toi. Tu va te prendre un café, tout en lisant les dernières nouvelles dans le journal ; papier. Rien n'a vraiment changé. Une fois que le reste du temps est écoulé, tu vas prendre la station de 'L' la plus proche.

Tu te rends au point de rendez-vous, soit devant une fontaine dans un parc. Il y a déjà deux personnes qui sont là, un responsable et un autre mannequin. Vous attendez devant une fontaine le dernier mannequin. Une fois celui-ci arriver, vous marchez, alors qu'on vous expliques ce qui va arriver durant les prochaines heures. Ça va être à l'extérieur, et c'est pour l'été. Vous allez avoir froid. Mars ce n'est pas février, mais il y a certaines journées où il fait encore bien frais. Et c'est parti pour un futur rhume songes-tu. Vous vous dirigez un peu plus loin dans le parc, où des barrières et deux caravanes ont été mises, la neige restante a été enlevée complètement. Les trois danseurs sont déjà là. Vous êtes réunis, des danseurs et des mannequins, à cause d'un thème qui n'est pas très compliqué : quand la danse rencontre la ville. Tout simplement, pour promouvoir un nouveau festival qui allait avoir lieu cet été. Bien que tu doutes que cela allait se faire. C'est fou ce que la ville pouvait essayer de faire pour éviter que le jeu ne se propage encore plus. Toi, tu ne sais que tu ne comptes pas arrêter de jouer. Vous vous présentez l'un après l'autre, vous serrant la main, vous dites que vous êtes enchantés. La dernière main que tu serres, tu la connais. C'est Fuller. Cela risque d'être intéressant. Tu lui fais un sourire, un grand. « Zoey Murray. » te présentas-tu, lui présentant ta main. « Enchantée. » Tu fais comme si de rien n'était, après tout, le jeu n'est pas la réalité, non ?










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Dernière édition par Zoey Murray le Sam 27 Mai - 4:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS   Sam 11 Fév - 21:11

solveig & zoey
sous les feux des projecteurs
La répétition venait de s’achever lorsque l’homme est rentré dans la salle. Les vêtements collant à la peau humide, les perles de sueur venant s’amasser au creux de leurs cous, ils pouvaient enfin se permettre de relâcher leurs muscles et de s’éponger le front, les plus pressés s’affairant déjà en direction du vestiaire lorsque d’autres prenaient le temps de s’étirer, en en profitant pour discuter avec leurs collègues. Toutefois, chacun d’entre eux fut contraint de s’immobiliser dès lors que la voix s’éleva afin de leur demander leur attention, comme si le timbre de la voix en question n’était pas assez grave pour la capter d’elle-même. Les mots de son interlocutrice se muant en silence aussitôt que celui-ci fut exigé, Solveig tourna son intention vers l’homme en question. Il lui semblait ne jamais l’avoir vu auparavant mais sachant que sa compagnie engageait nombre de personnes chargées de l’administration, que son visage ne lui soit pas familier ne signifiait pas grand-chose, tout au plus qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de le croiser auparavant s’il travaillait effectivement dans le même bâtiment qu’elle. Cependant, qu’il soit un tiers de la compagnie ou non, son annonce était loin d’être ce à quoi ils auraient pu s’attendre. La ville souhaitait organiser un festival cet été, dans une tentative désespérée de communication bienveillante pour contrer les conséquences néfastes du Darwin’s Game, et afin de promouvoir cet événement, une séance photo allait être prochainement organisée. L’intitulé du thème choisi pour cette séance fit esquisser un sourire quelque peu railleur à la danseuse qui, tout en continuant d’écouter l’annonce, concentra son attention sur ses chaussons dont elle voulait se défaire. Dans un brouhaha de murmures, elle pouvait entendre toutes sortes de réactions allant des glapissements enthousiastes à des moqueries en passant par des râles de personnes estimant qu’elles avaient autre chose à faire que « faire joujou devant un appareil photo ». L’homme acheva son propos en informant que la liste des danseurs souhaités pour cet événement leur serait prochainement notifiée et sur ce, chacun retournant vaquer à ses occupations, la séance photo étant sur la bouche de tous avant de faire place à d’autres sujets dans les vestiaires. Seulement, si Solveig se trouvait maintenant quelque peu bousculée par les tremblements du métro sur les rails en compagnie de deux de ses camarades c’est qu’il s’est avéré que son nom faisait effectivement partie de la liste et ce, sans pourtant lui demander de teindre ses cheveux d’une couleur plus passe-partout. Le salaire pour la journée n’était pas négligeable, du moins pas en fonction des dépenses que le foyer Söderblom devait encore effectuer dans le mois, alors cela peut-être la peine de gâcher sa journée de repos à poser devant un objectif, même elle aurait sûrement préféré passer sa journée ses yeux rivés sur l’écran de son téléphone.

Toutefois, si découvrir le monde du mannequinat ne serait-ce que l’espace d’une journée pouvait présenter quelques intérêts, le fait de prétendre durant de longues heures d’être écroulé sous la chaleur de l’été alors que l’on n’était encore qu’en mars et au beau milieu d’un parc semblait être une idée bien moins alléchante. Néanmoins, l’on ne leur laissait pas leur mot à dire et cela s’était démontré dès leur arrivée au point de rendez-vous où ils furent immédiatement pris en charge comme les étrangers à ce monde qui n’était pas le leur bien que l’esthétique y jouait une part tout aussi importante, si ce n’est plus que dans celui du ballet. Alors qu’on leur expliquait encore le déroulement des opérations, d’une façon mécanique voire ennuyeuse, ils purent apercevoir les mannequins s’avancer vers eux d’un coup d’œil. La danseuse dû cependant s’y reprendre à deux fois lorsqu’un visage en particulier capta son attention et ce fut avec une amère rancœur, teintée d’une surprise certaine mais contenue, qu’elle réalisa que sa  vision ne lui avait pas joué des tours. Fairy se tenait devant elle, seulement ce n’était pas véritablement Fairy puisqu’elles ne se trouvaient aucunement dans un monde virtuel mais bien dans le monde réel, le Chicago où perdre une vie était fatal, la méfiance de la jeune femme aux cheveux multicolores n’en étant que renforcée face à celle qui lui avait ôté sa première vie de façon nauséabonde. La mâchoire serrée, elle serra la main aux mannequins accompagnant la joueuse, feignant un sourire enjoué pour chacun d’entre eux. Son regard s’attarde sur la dernière main tendue, dans un rappel sarcastique de leur première rencontre, avant de se lever vers ce grand sourire qui lui est offert alors que l’identité derrière le pseudo est levée brutalement. Si la seule envie de la danseuse est de faire ravaler son sourire dérangeant à la jeune femme se tenant devant elle, elle lui renvoie toutefois son sourire avec la même énergie et lui serre la main mais peut-être avec une poignée plus ferme qu’elle ne l’avait été pour les autres. « Solveig Söderblom » Aucunement enchantée de te rencontrer, crevarde. Votre visage m’est vraiment familier… J’ai sûrement dû vous voir dans une publicité ou dans un magazine récemment. A vrai dire, elle aurait été tout bonnement incapable d’affirmer si elle avait effectivement déjà aperçu le visage de Zoey autre part que dans le jeu et en toute honnêteté, elle n’en avait pas grand-chose à faire. « Quelle idée de faire une séance photo estivale dans un parc à la fin de l’hiver. dit-elle sur le ton de la plaisanterie pour faire la conversation, resserrant sa veste autour d’elle. Enfin, je suppose que ce n’est pas la première fois que ça vous arrive. » Cela avait suffit pour lancer d’un mannequin sur une anecdote futile à laquelle elle ne prêta attention à moitié, préférant jauger du regard celle qu’elle avait du mal à identifier autrement que par son pseudo Fairy. Elle n’avait pas pris la peine d’imaginer quelle pouvait être sa vie lorsqu’elle se déconnectait du jeu mais si elle l’avait fait, nul doute que le métier de modèle n’aurait pas été dans ses premières suppositions mais au final, jouer la comédie de façon active ou de façon passive devant un objectif, cela revenait presque au même alors il n’y avait peut-être rien de bien étonnant là-dedans. Elle profita de l’ouverture laissée par le mannequin qui venait d’achever son histoire afin de poser une question tout aussi insignifiante que ce qui venait d’être raconté mais qui permettait au moins de perpétuer l’illusion d’une discussion parfaitement anodine où deux des interlocuteurs présents ne s’étaient pas déjà battus à mort. « Vous faites du mannequinat depuis longtemps ? » demanda-t-elle, son regard posée sur celui du premier mannequin, un sourire charmeur aux lèvres, avant de balayer ses collègues pour terminer sa course sur celui de Zoey.







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MessageSujet: Re: Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS   Sam 18 Fév - 3:28
La joueuse n'a pas le choix de se présenter à son tour, après tout, vous êtes dans la réalité. Elle n'a aucune raison de t'en vouloir ici, tu n'as rien fait. C'est la première fois que vous vous rencontrez, il n'y a aucune raison de se montrer froide et agressive l'une envers l'autre. Il est vrai que tu pourrais avoir quelques a préjugés sur quelqu'un qui t'aurais tué, c'est arrivé, pas très souvent, si tu le rencontrais ici, tu réagirais sûrement mal en fait. Tu as une très bonne maîtrise de toi-même, cela aiderait sûrement. Tu ne peux donc pas blâmer la jeune femme pour les appréhensions qu'elle a envers toi. Tu sais qu'elle en a, tu le sens, et si son visage est plutôt fermé, ses yeux, c'est autre chose. Quelque chose te dit que si elle avait des couteaux sortant de ces derniers, tu serais morte. Pas de couteaux, mais un commentaire à propos de ta carrière. « Probablement, je travaille beaucoup. » Parfois on ne te vois même pas au complet. On ne voit qu'une partie de ton corps, mais ça ne te dérange pas. Tu es payée pour et cela te permet de te faire connaître derrière la caméra. Plus tu rencontres de personnes, plus tu as de chance d'être contactée par quelqu'un qui s'est souvenu de toi. C'est déjà arrivé quelque fois, même pas besoin de ton agent pour ceci. Tu ne dirais pas qu'il est inutile, il te trouve bien des projets, c'est sûrement la personne que tu fréquentes le plus, et c'est justement ce que tu n'aimes pas trop. À force, il se doute bien que tu n'es qu'hypocrisie et tu as peur qu'il le dise à tous. Tu essaies de bien le traiter le plus possible, de bien le payer aussi, mais tu ne peux pas dire si cela va fonctionner. Tu ne sais pas que tu t'inquiètes pour rien, tu ne te doutes pas qu'il va se mettre à jouer lui aussi, qu'il va finir chez les Gaia et qu'il va perdre ses dix vies assez rapidement.

Solveigh aborde le sujet de la séance en cette saison. Tu ne peux être que d'accord. Pourquoi ils n'ont pas pensé à un studio et un écran vert ? Peut-être pour éloigner toute idée de technologie (outre les retouches sur Photoshop qu'il va y avoir par la suite, c'est sûr et certain), et donc toutes pensées reliées au jeu. « J'espère que vous avez une bonne santé, j'suis souvent malade après des séances de ce genre. » Ce qui est la vérité. Rhume, grippe, ce n'est pas toujours très agréable. Un peu plus quand les organisateurs t'envoies des médicaments, des mouchoirs, du miel ou autres soins de toutes sortes contre ces maladies pour ne pas que tu portes plaintes. « J'ai fait quelques trucs adolescentes, mais j'ai surtout commencé vers mes dix-neuf ans. » réponds-tu. Tu as arrêté tes études au théâtre l'université pour pouvoir te consacrer au mannequinat à temps plein après plusieurs contrats que tu as pu décrocher. Tu n'es pas populaire, pas vraiment, pas très connue non plus. Tu es trop petite pour cela. Pas de défilés pour toi, cela offre moins d'opportunités. Tu ne sais pas du tout ce que tu vas faire après, et tu t'en fiches à présent. Le jeu t'es de plus en plus important. À ce rythme, il n'y aura plus de métier, ni plus d'avenir. Tu ne peux pas prédire le futur, mais, comme on dit, si la tendance se maintient... tu espérais être là pour ce moment.

« Du peu que je sais de la danse, vous devez aimer travailler. » Avoir mal, c'est ce que tu veux vraiment dire. Elle a bien le droit de faire comme elle veut, tu fais juste la conversation car tu es en mode hypocrite. Tu dois donc agir comme la plupart des personnes le font, une personne sociable, gentille et peut-être pas toujours très vite. « Vous allez sûrement nous trouvez ridicule à essayer de faire comme vous, même juste un peu. » Pour que le tout soit abordable pour les citoyens de Chicago, il ne fallait pas que des professionnels de la danse. Mais madame et monsieur tout le monde ; enfin, presque. À quelques détails près comme l'apparence et le compte en banque. Des tous petits détails, rien de très important. Toi, tu es souvent engagée pour cela. Tu es petite, tu fais encore plus madame tout le monde. On joue souvent avec cela. Tu regardes vers les autres, certains parlent, d'autres non. Rien d'anormal. Les organisateurs sont plus loin, arrangeant sûrement les derniers détails d'avant les photos. Toi, tu espères voir des radiateurs portables ou n'importe quoi pouvant vous réchauffer un peu lorsque vous serez habillés en été.

Ce qui ne devrait pas tardé à arriver, on vous fait signe d'avancer vers les caravanes. Les hommes d'un côté, les filles de l'autre, ce qui n'arrive pas tout le temps. « J'espère que t'es pas prude. » Elle va devoir se changer devant plusieurs personnes, dont toi et les autres filles, l'habilleuse, et peut-être la maquilleuse, la coiffeuse si elles sont là. Elles, peut-être ils aussi, ou qu'importe leur sexe. Certaines personnes détournent le regard par politesse, mais d'autres non, afin d'évaluer avec qui elles vont devoir travailler. Ensuite cela va être les retouches sur les vêtements en cas de besoin et donc, il ne faut pas non plus que cela dérange d'être touché. Tu dis qu'avec une danseuse ça ne doit pas être trop dérangeant, elle est habituée avec son partenaire de danse supposes-tu, mais on ne sait jamais. Elle peut être timide au début.










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MessageSujet: Re: Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS   Mar 21 Fév - 23:10

solveig & zoey
sous les feux des projecteurs
Les mots paraissent faux et creux, des sons insignifiants faisant vibrer sa langue pour alimenter une conversation pour le moins saugrenue et qu’elle n’a en réalité aucune envie de poursuivre. S’il lui paraissait aisé de sourire et de discuter avec des inconnus, ayant cette facilité déconcertante à s’entretenir avec des inconnus suffisamment chaleureusement pour rendre la discussion agréable qui manquait à ces personnes plus réservées qui semblaient ne jamais trouver les mots adéquats à la situation, préférant se taire faute de mieux, la présence inattendue de Fairy à ses côtés l’avait mise mal à l’aise, faute de terme – ironiquement – plus adéquat. Lorsqu’elle croisait un individu qu’elle avait croisé dans le jeu dans la vie réelle, Solveig préférait prétendre ne pas le reconnaître et continuer son chemin sans lui prêter la moindre attention mais bien sûr, elle n’avait jamais jusqu’ici été dans l’obligation de travailler avec ledit individu. Un sourire chaleureux aux lèvres pour tenter de camoufler sa mâchoire contractée et son regard rancunier, elle les écoute répondre à ses maigres tentatives de conversation, prêtant une oreille particulière aux propos de cette Zoey alors que le comportement de cette dernière l’irritait davantage au moindre mot prononcé. A  vrai dire, elle n’aurait pas su à quoi s’attendre si elle avait su qu’elle rencontrerait cette joueuse exécrait tant lorsque le monde qui l’entourait était composé exclusivement de pixels ; peut-on réellement tenir pour responsable une personne pour son comportement dans un jeu ou cela serait-il dépasser la ligne floue séparant la réalité du virtuel ? Et pourtant, elle lui en veut terriblement, pour lui avoir ôté une vie de façon aussi fourbe mais également – et surtout – à cause de l’humiliation qu’elle a pu ressentir face à cette femme qui en a profité allègrement et voilà maintenant qu’elle lui faisait de grands sourires tout en discutant aussi simplement comme si de rien était, comme si la dernière fois qu’elles s’étaient vues cela n’avait pas été cinglant et sanglant. Peut-être aurait-ce été quelqu’un d’autre, les choses auraient été différentes mais en l’état des choses,  elle ne pouvait s’empêcher de jauger du regard l’autre femme à ses côtés tout en feignant une insouciance, ne serait-ce que pour se jouer de ses collègues et des autres modèles, à défaut de se jouer de son interlocutrice. « C’est une discipline comme une autre. glisse-t-elle avec un sourire voilé à l’intention de Zoey lorsque celle-ci fait référence à leur métier après avoir répondu aux questions que la danseuse lui avait posé. Une discussion banale avec des questions anodines, le type de remarques que l’on sort pour prétendre s’intéresser à la personne à laquelle on s’adresse alors qu’on ne lui reparlera probablement plus jamais. La modèle la dérange véritablement et elle doit contenir chacun de ses mots pour éviter de faire ressortir l’agressivité qui désire tant empoisonner les sons échappant de ses lèvres pour les rendre cassant et cuisants, ce manège de fausses civilités lui paraissant insupportable. Je suis sûre que vous vous débrouillerez très bien, c’est peut-être nous qui auront des difficultés. Il faut dire qu’on n’a pas l’habitude d’être statiques. » Le ton se veut rassurant mais le sourire est presque narquois, bien qu’elle s’empêche de continuer à haute voix ses pensées. Rester immobile et rien foutre devant un objectif, c’est un sacré gagne-pain. Enfin, si les dernières minutes s’étant écoulées pouvant attester de quelque chose, c’est bien que la modèle semblait exceller dans les sourires contrefaits. Faire semblant, elle connaît bien Zoey, du moins Fairy a déjà pu lui démontrer ses talents indéniables ; à en couper le souffle.

Finalement, on leur fit signe de rejoindre les caravanes et Solveig fit séparée de ses collègues lorsqu’ils envoyèrent les hommes d’un côté et les femmes d’un autre, la laissant ainsi avec Zoey pour son plus grand bonheur. Si la situation lui paraissait fort déplaisante, elle était d’autant plus agaçante qu’en dehors de son aspect malaisant, la danseuse ignorait complètement comment la gérer. Elle souhaitait plus que tout cesser cette courtoisie déguisée mais pour faire quoi ? S’énerver ? S’en aller ? La frapper ? Aucune de ces solutions n’était convenable et force était de constater que les simagrées devraient continuer aussi longtemps que durera cette séance photo qu’elle aurait dû refuser, si seulement elle avait su ce qui l’attendait. Surprise par la remarque – qui paraissait presque moqueuse aux oreilles de la danseuse déjà irritée – qui la fit sortir de ses réflexions, la jeune femme aux cheveux multicolores se contenta de lui répondre d’un ton plat : « J’ai l’habitude. L’on ne pouvait pas se permettre d’être prude lorsque l’on devait se changer et se doucher dans des vestiaires constamment peuplés d’autres jeunes femmes et parfois de jeunes hommes également. Si l’on pouvait être gêné par son corps – ou intrigué par les corps d’autrui – à ses débuts, cela s’estompe rapidement lorsque les formes et les couleurs de peau s’entremêlent pour devenir un tableau habituel auquel l’on ne prête plus attention, comme l’on ne fait plus cas du bourdonnement des voix chuchotant ou s’esclaffant à haute voix alors que le jet des douches frappant le carrelage retentit en bruit de fond. La danseuse jeta un coup d’œil rapide à l’intérieur de la caravane, voyant ainsi toutes ces personnes s’affairer dans cet espace si restreint, lui rappelant les coulisses des spectacles de sa compagnie, ce sentiment familier la rassurant quelque peu dans cet univers qui n’était pas le sien. Finalement, c’est pas si dépaysant pour l’instant. Se faire habiller et maquiller, ça va de pair avec chaque représentation mais nos tenues et maquillages sont sans doute plus extravagants que ce dont vous avez l’habitude, encore que, on doit vous faire porter de ces choses. Alors que l’habilleuse était occupée à trouver les tenues qui leur étaient assignées puis à les accrocher à leur proximité, les étiquettes avec leurs noms inscrits dessus placées bien en vue sur leurs tenues respectives, la danseuse retira sa veste et son pull, approprié pour le vent cinglant de mars mais beaucoup moins pour une séance photo au thème estival. Se tenant ainsi l’une à côté de l’autre, elle put d’ailleurs observer quelque chose qu’elle n’avait pas forcément eu l’occasion de remarquer au sein du jeu à savoir qu’elle était bien plus grande que Zoey, au moins d’une bonne quinzaine de centimètres les séparait. Cependant, son regard ne s’attarda pas sur la modèle, ne voulant pas la scruter plus que nécessaire bien que se faire examiner sous toutes ses coutures devait certainement être dans ses habitudes, ce qu’elle ne put s’empêcher de remarquer à voix haute. C’est quand même étrange de se lancer dans un boulot où l’on sait qu’on va être trituré et reluqué toute la journée, tout ça pour faire acheter à des gens des choses bien souvent inutiles. T’as toujours voulu faire ça de ta vie ou c’est simplement un mec qui t’as dragué en te disant que tu devrais faire mannequin et tu l’as pris au mot ?  Elle ne prend même plus la peine de cacher son dédain destiné, malgré ses mots, davantage au modèle qu’à son métier, sans toutefois aller à l’offensive directement ; si cela les enchante de poser des heures durant pour être imprimé sur des magazines aussi longtemps que leur apparence ne sera pas flétrie par les effets de l’âge, grand bien leur fasse. L’on pourrait bien reprocher à la danse que cela n’a pas de finalité, encore que cela dépend de l’orateur, mais c’est un art qui ne cherche pas à vendre ou à instituer des canons de beauté dérisoires ; la danse libère alors que la photo capture. Mais là encore, tout dépend de l’interprétation que l’on donne à ces matières superficielles et surtout, de quel côté l’on se trouve. D’ailleurs, ta taille te pose pas trop de problèmes ? » Meubler le silence pour feindre la sympathie et la curiosité sincère aux yeux et aux oreilles des personnes s’affairant autour d’elles, faire la conversation aussi longtemps que durera la séance, des objectifs pitoyables mais qui devront faire l’affaire le temps qu’elle parvient à mieux cerner la jeune femme se tenant face à elle.







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MessageSujet: Re: Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS   Dim 5 Mar - 0:42
De part sa réponse, tu te dis qu'elle n'a pas du tout envie de parler avec toi. Ou t'en dire sur elle. Encore moins que toi tu as envie de le faire. Il est vrai qu'elle, elle n'a aucune image à préserver dans le milieu du mannequinat. Après tout, une séance de ce genre n'arrive pas très souvent, il y a donc très peu de risque pour qu'elle en fasse d'autre. À moins qu'elle n'ait la piqûre durant les prochaines heures, ou encore qu'on l'approche par la suite, elle peut agir comme elle veut sans que cela ne lui cause de problème. Tu pourrais bien insister, pour essayer de la faire sortir de ses gongs, mais cela serait louche provenant de toi ici. D'un point de vue extérieur, on pourrait peut-être penser qu'elle est timide ou intimidée et que tu fais attention à rendre son expérience la plus agréable possible. Tu pourrais toujours revenir sur le sujet un peu plus tard. Vous ne faites que commencer à passer du temps ensemble, à s'imiter l'une et l'autre puisque vos domaines vont l'être aussi. « On va devoir s'entraider j'imagine. » dis-tu, avec un ravissant sourire, comme s'il n'y a rien de mieux que cette idée et que tu as hâte qu'elle se réalise. C'est une manière d'élargir tes horizons et tu aimes toujours faire cela... peu importe avec qui.

Un instant plus tard, vous voici  appelez pour que vous puissiez vous changer pour la future séance. La jeune femme ne va pas être atteinte de pudeur selon ses dires, alors ça va être bien moins compliqué. Une fois arrivées dans la caravane, elle dit qu'elle est en terrain connu à ce niveau. « Ne restent plus qu'à savoir comment vous supportez les flashs. » Et pas seulement deux trois fois, mais à répétitions. Sans oublier les projecteurs pour mieux vous illuminer, et oui, même s'il fait soleil il y en a. Le soleil est trompeur, il peut se faire cacher par nuages, sans oublier que la Terre bouge donnant l'impression que c'est le soleil qui n'est plus à la même place. Alors, les projecteurs sont importants. Ça fait beaucoup de lumière d'un seul coup. « Et le froid. » Comme cela a été abordé un peu plus tôt. Tu ne penses pas qu'il va soudainement y avoir une augmentation de chaleur durant les prochaines heures. Vous allez carburer au café ou au thé chaud, aux manteaux, aux couvertures chaudes entre les prises de photos et les changements de décor. Si elle est avare de détail sur son métier, elle pose bien des questions sur le tien. Tu te prêtes au jeu, après tout, ici, tu n'as rien à cacher selon l'image que tu donnes. « J'ai toujours aimé être le centre de l'attention. » Ce qui est plutôt contradictoire avec le fait que tu ne sois pas sociable, ta froideur et ta tendance à trouver tout le monde ennuyant assez rapidement. Tu les aimes surtout silencieux et admiratifs, ce qui ne va pas souvent de pair.

« Faire attention à moi. » Faire tes ongles, te maquiller, bien choisir tes vêtements, prendre soin de ta peau. Ton apparence a toujours été très importante pour toi. « Alors le mannequinat c'est imposé. » Ou bien le théâtre, qui était ta deuxième option. Tu avais commencé à suivre des cours à l'université lorsque ta carrière de mannequin avait commencé à décoller : un vrai contrat.  « Je vois ça comme un défi. » Ta taille et essayer de percer dans ce milieu. Les défilés importants tu en es toujours exclue. La célèbre Kate Moss avec son mètre soixante-dix est une exception, alors, toi qui fait dix centimètres de moins, tu n'es pas dans leur vision (!). « Essayer de faire changer cette norme. » expliques-tu. Si personne n'essaie, ça ne risque pas d'arriver. « Peut-être que je vais inspirer quelqu'un qui va réussir à la modifier... on ne sait jamais. » Tu ne mens pas. Tu as beaucoup de défaut, mais tu es ouverte d'esprit. Tu détestes tout le monde, d'autres plus, d'autres moins, mais ils ont tous le droit de vivre comme ils le veulent (sauf s'ils te dérangent). C'est la même chose pour tout ce qui est cliché, interdit, norme qui n'ont pas grand sens à tes yeux. Surtout pour la question de taille qui est une vraie épine dans tes pieds. Tout aussi égoïste que tu es, tu espères que ces dites normes vont changer. Certes, tu préférerais vraiment que ce soit à cause de toi et non pas grâce à toi car tu as été une inspiration, mais si la taille ne compte plus, tu vas en être contente. Tes aspirations sont presque pures à ce sujet. Si on enlève quelques détails de ta personnalité.

Vous devez vous déshabiller pour enfiler vos vêtements pour la séance. Ce que tu fais, sans discuter. Tu changes de soutien-gorge pour une brassière beige que l'on porte dans la danse supposes-tu, elle ne ressemble pas à celles que tu portes pour faire du sport, sans aucune gêne. Peu importe Solveigh et les autres. Tu es habituée, tu penses plutôt à tes tatouages du jeu, sous ton aisselle gauche. Tu as mis un pansement dessus et tu as espéré qu'on ne te demande pas de l'enlever.  Heureusement, cela n'a pas été le cas. La brassière en recouvre une bonne partie, et ce que tu vas mettre aussi, après tout c'est pour toute la famille. Par la suite, tu te retrouves avec une jupette de ballet, des ballerines, un top ainsi que quelques accessoires qui ne doivent pas se retrouver en danse, ou bien ils doivent être vraiment bien attachés pour éviter qu'ils ne voltigent partout. Tu fais très boho chic.  Un équilibre, assez réussi trouves-tu, entre les vêtements aériens de la danse et ceux plus normaux de la ville. On t'enlève quelques bijoux et foulard, on t'observe sous toutes tes coutures. On ajuste la jupe, le top, on te fait asseoir pour commencer à te coiffer et à te maquiller ; les deux en même temps, quand c'est possible. « Ça va ? » demandes-tu à la danseuse. Faire semblant de te préoccuper de quelqu'un de nouveau dans le domaine, même si c'est seulement une première et dernière fois est ce que tu fais toujours. Tu dois faire bonne figure et cela en fait partie.










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MessageSujet: Re: Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS   Lun 20 Mar - 19:59

solveig & zoey
sous les feux des projecteurs
Si la tonalité de sa phrase suggère une interrogation, les mots choisis ont davantage l’effet d’une critique ou d’une joute verbale à peine dissimulée, n’étant guère friande des faux-semblants, mais cela n’empêche pas que pour  l’oreille non avertie, ses propos pourraient simplement s’apparenter à une question à l’esprit taquin et non un commentaire dénigrant. Cela n’empêche pas non plus sa collègue d’un jour de lui répondre en ignorant totalement le jugement perceptible dans la voix de Solveig pour lui répondre sans détour que ce métier ne pouvait que lui convenir, elle qui savourait être au centre de l’attention. Une réponse pour laquelle la danseuse dut retenir un reniflement dédaigneux afin d’opter pour un plus subtil, mais n’en pensant pas moins, léger sourire en coin. Au moins la jeune femme ne donnait pas des excuses grandiloquentes sur la beauté de l’art ou la technique de son métier pour expliquer son attachement à celui-ci . De toute manière, ces excuses auraient été bien plates face au genre de publicités auxquelles elle avait sûrement dû s’adonner, dénuées de toute poésie ou d’élégance, où l’on cherche seulement à faire vendre au téléspectateur une marque de croquettes pour chat à un prix déraisonné. Mais il fallait bien des personnes pour faire vendre les produits de quotidien, comme il fallait bien des gens comme Solveig à l’arrière de la scène. La seule différence est que cette dernière n’appréciait pas forcément un trop-plein d’attention à son égard.

Ne formulant pas ses pensées à haute voix, elle se contenta de renchérir en offrant à la mannequin une remarque quant à sa taille, sous la forme d’un pique qui n’en était pas vraiment un. Solveig souhaitait seulement tenter de l’agacer et la déstabiliser, sans forcément obtenir le résultat escompté. Cela lui permettait au moins de se défouler contre Fairy dans le monde réel. Seulement, là encore, rien ne semblait pouvoir décontenancer Zoey, si sûre d’elle qu’il paraissait inutile de s’acharner davantage, ce qui – étonnamment – amusa la danseuse au lieu de l’agacer. Elle faisait face à un drôle de personnage, cela était certain. « C’est un projet honorable. Et elle le pensait vraiment, bien que ce projet semblait encore loin de la concrétisation ; pour cela, il faudrait qu’elle soit véritablement sous les projecteurs à poser pour les plus grands noms, que ce soit les patronymes de photographes renommés ou l’appellation d’illustres magazines de référence. Mais qui sait, elle pouvait très bien devenir la muse d’un photographe célèbre du jour au lendemain et y parvenir. Quoi qu’il en soit, sa volonté était louable ; qui sait, la vulgarisation des mannequins de plus petite taille que leurs consœurs dans les magazines au papier glacé pourrait engendrer d’autres bouleversements quant à ces corps identiques semblant sortir d’une même usine, calibrés avec précision et jetés aux oubliettes s’ils ne rentrent pas dans les critères de vente. Une métaphore qui paraît scandaleuse mais est-elle vraiment loin de la vérité dans notre société actuelle ? J’espère que tu arriveras à changer la norme alors, du moins à amener l’industrie un pas dans la bonne direction. » Un souhait sincère et même si la mannequin ne se préoccupait peut-être pas de son avis sur la question, elle avait souhaité le donner, d’autant qu’elle ne voyait plus aucun intérêt à la chercher alors que l’autre jeune femme restait stoïque, comme si rien ne pouvait la perturber. Son discours, d’abord sur son intérêt pour son métier puis sur sa taille, paraissait déterminé et honnête mais aucune émotion ne semblait se dégager de Zoey, comme si ses propres opinions ne pouvaient pas atteindre sa façade immuable. Si Fairy lui avait toujours paru agressive, Zoey ne semblait animée par aucune fougue particulière, comme un observateur qui se contente de jauger le monde entoure. Une personnalité étrange qui l’intriguait presque mais elle ne se permit aucun commentaire supplémentaire alors que les deux jeunes femmes se déshabillèrent afin d’enfiler les tenues qui leur avaient été prévues. La tenue en question de Solveig était quelque peu comique à ses yeux mais elle se souvint qu’il s’agissait d’une séance de photos et non d’une représentation alors qu’importe si les vêtements lui semblaient légèrement en inadéquation avec la danse ; après tout, le but de l’événement est bien de mêler les genres et elle a porté des costumes bien plus incongrus.

Une fois habillées comme convenu, les deux jeunes femmes furent assises devant leurs coiffeuses respectives afin d’entamer la cession de maquillage, agrémentée d’épingles à cheveux et de laque venant piquer les narines, ce que Solveig ne connaissait que trop bien lorsque après plusieurs mois de dur labeur où les répétitions s’enchaînent, est venu le temps des représentations où la même dynamique se répète chaque soir. Des soins que la danseuse avait appris à apprécier, exception faite de quelques remarques sournoises qu’on avait pu lui faire sur sa couleur de cheveux mais elle ne reçut aucun commentaire de ce genre aujourd’hui. À la place, Zoey reprit la conversation en lui demandant si ça allait, sûrement plus par politesse que par réel intérêt mais qui sait, peut-être s’en intéressait-elle vraiment. « Oui, rien de bien dépaysant pour l’instant, c’est dehors que ça va se compliquer. Si le mannequin désirait faire la conversation, soit, elle pouvait l’entretenir. Et tant qu’à faire, autant que cette conversation lui soit utile, permettant par la même occasion à Zoey de pouvoir témoigner de son expérience. Des choses que je devrais savoir ou des conseils à me donner? Pas que la jeune femme souhaitait se reconvertir dans le mannequinat mais mieux valait faire bonne attention tout à l’heure, d’autant qu’il ne faisait aucun doute que des échos de la séance remonteraient aux oreilles des dirigeants de sa compagnie.







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MessageSujet: Re: Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS   Ven 7 Avr - 4:38
La méfiance continue de régner chez Solveigh dès que vous vous parlez ou qu'elle te regarde. Tu peux la comprendre, tu sais bien que tu peux être effrayante dans le jeu. Peut-être plus que ce que tu penses puisqu'elle y pense, non connectée. Tu ne peux qu'en être fière, tu aimes y jouer et y être douée est un avantage selon toi. Avantage à quoi, c'est une autre histoire. Le jeu parle de survie, mais sans parler de lot gagnant ou de tu ne sais trop quoi dont il peut être question. Il lui semble voir une lueur de surprise chez la demoiselle lorsque tu lui parles de ta taille, du défi, des changements que tu voudrais apporter. Tu n'es pas une si sans cœur que cela. Enfin, si, un petit peu de positif en toi ne change pas tout le reste. Surtout qu'au fond, tu espères que ce soit toi qui change cela. Pas de générosité pure et simple pour toi. Des arrières-pensées, tu en as toujours des tonnes, peu importe ce que tu peux faire. Tu te contentes de sourire à la jeune femme, cette dernière devant se douter que tu espérais la même chose, encore plus qu'elle.

On se met à te coiffer, on te fait quatre petites tresses, chacune cachées en-dessous des autres cheveux*. La jeune femme te demande ensuite des conseils. Tu réfléchis un instant, ne sachant pas par où commencer comme elle est débutante. « Il faut écouter. » débutes-tu. Ce qui n'est pas vraiment un conseil de fou, dans n'importe quel métier il faut écouter. Tu vas te montrer un peu plus précise. « À moins d'avoir une très bonne raison, t'as tort. Si le photographe te dit te baisser la main, tu la baisses peu importe pourquoi tu l'as levée. » Ce qui n'est pas très encourageant. Si toi avec tes années d'expériences tu sais plus quoi faire, quoi tenter, déchiffrer l'air des photographes, pour Solveigh, c'est autre chose. « Il sait mieux que toi l'effet de la lumière ou les ombres ou si une certaine pose te donne une drôle d'apparence, ou si l'expression que tu affiches n'est pas celle que tu penses. Ou peu importe ce qu'il pense qui n'est pas correct. » Surtout qu'elle n'a pas d'expérience de ce genre. Elle ne sait pas trop comment la danse fonctionne, mais comme elle a demandé à avoir un conseil, c'est ce qu'elle lui donne. Elle peut toujours essayer de faire à sa tête, mais ça ne serait pas conseillé, pas pour une débutante. Certes, pour les mouvements de danse, elle va pouvoir expliquer, sauf que pour le reste, se serait mieux pour elle d'oublier cette idée.

Un instant plus tard, on cogne assez violemment à la porte pour indiquer qu'il est temps de sortir, et qu'il faut vite finir de se préparer. Tu te lèves de ta chaise, remercies les personnes qui se sont occupées de toi (ne jamais négliger les personnes qui ne tiennent pas l'objectif, elles peuvent faire des coiffures horribles, maltraiter la peau et bien d'autres choses pour ne pas aider), tu prends ton manteau que tu enfiles, ne l'attachant pas, te contentant de refermer les bords l'un contre l'autre et de serrer tes bras par-dessus, faire plus serait inutile. « Et c'est parti. » dis-tu, tout en franchissant la porte et descendant ensuite les escaliers pour se diriger quelques mètres plus loin là où les projecteurs sont installés devant ce faux été. Il y a des tables avec des thermos de café ou d'eau chaude ainsi que des sachets de thé. Des chaises avec des douillettes dessus et probablement quelques sachets qui gardent la chaleur. Ce qui peut être vue comme encourageant, peut, car la plupart du temps, ils vont être immobiles à faire semblant de ne pas avoir froid. Les autres ne tardent pas à arriver, et vous vous rendez devant le photographe qui vous salue et qui commence à vous dire comment vous placer.


*comme ça, c'est plus clair :rire:










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MessageSujet: Re: Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS   Sam 20 Mai - 19:46

solveig & zoey
sous les feux des projecteurs
Les cheveux sont brossés, tirés, tressés et coiffés à ressort de brosses, mains agitées et de laque à outrance mais rien qui ne lui paraissait inhabituel ; les gestes étaient les mêmes, simplement effectués par des personnes différentes. Elle reste immobile, se contentant de bouger ou d’incliner sa tête docilement aux instructions données pour leur faciliter la tâche. Les coiffures et le maquillage sont souvent trop recherchés à son goût mais on ne lui demande pas son avis, pas plus qu’on ne lui demande lorsqu’elle doit danser et non poser devant un objectif. Seulement, ces artifices lui servent habituellement à habiter un personnage mais il doit sûrement en être de même dans le mannequinat. De ce qu’elle en sait, ces personnes sur papier glacé ne font que représenter un idéal donné, la seule différence étant qu’il leur manque le mouvement mais elle n’a jamais eu à occuper un rôle sans mouvement Solveig. Alors elle demande à sa collègue éphémère des conseils : qu’est-on censé faire lorsque l’on ne peut se mouvoir ? Bouger, se déplacer, s’agiter, cela lui semblait presque aussi essentiel que respirer, sûrement parce qu’elle détestait rester en place. [i]Il faut écouter.[/i) La danseuse acquiesce, écoutant le reste des conseils de Zoey avec attention mais gardant son regard posé sur son reflet. Écouter, faire ce qu’on nous dit de faire, se plier aux exigences. En somme, elle devait adopter le même comportement vis-à-vis du photographe qu’avec les différents chorégraphes qu’elle a pu rencontrer. Les similarités entre les professions se révélaient finalement plus nombreuses que prévues mais il n’en restait pas moins que Solveig ignorait si elle pouvait faire de même en feignant un mouvement perdant ainsi tout son naturel. L’on frappa avec violence à la porte pour leur signifier qu’il était temps de sortir et une fois les dernières vérifications effectuées, les deux jeunes femmes sortirent à nouveau dans le froid pour rejoindre le photographe. Il lui suffira d’être un objet inanimé, modelable à sa guise, et faire semblant de faire ou de ressentir ce qu’on lui demande. Rien de bien extraordinaire pour elle dans le fond.

Qui eut cru que faire la marionnette lui paraîtrait si exaspérant, elle qui faisait semblant chaque jour de sa vie que tout allait bien au titre de la bienséance. Lever le bras davantage, baisser le menton, froncer les sourcils, ouvrir la bouche, la refermer un peu, finalement rebaisser le bras ; plus le temps passait, plus elle avait hâte de rentrer chez elle. Finalement, elle aurait mieux fait de laisser sa place à quelqu’un d’autre de la troupe, cette séance ne faisait que lui mettre une épine dans le pied supplémentaire. Pas qu’elle et ses collègues se débrouillaient mal, au contraire, ils faisaient ce qu’on leur disait de faire chaque remarque l’une après l’autre mais leurs placements et expressions étaient bien moins spontanés et fluides que ne l’étaient ceux des mannequins professionnels comme Zoey placée plus en avant. Décidément, cette journée ne sera pas celle d’une épiphanie à propos d’un changement de carrière impromptu. Au moins avec la danse, elle pouvait extérioriser ses frustrations. Quand la pause fut enfin venue et que les assistants du photographe s’éparpillèrent tandis que les mannequins se dirigèrent vers les tables où boissons et en cas étaient mis à disposition, c’est avec soulagement que Solveig les suivit. Plus que quelques heures et elle n’entendrait plus les indications à répétition du photographe porter sur le moindre détail, même le plus futile. L’expérience n’était pas si déplaisante et cela lui faisait toujours une anecdote de plus à raconter en cas de manque de sujets de conversation mais toutes ces mises en scène étaient trop fausses pour qu’elle ne s’y attache. « Ce n’est pas épuisant de faire semblant constamment? ne put-elle s’empêcher de glisser à Zoey en se servant de l’eau chaude dans un verre, grelottant quelque peu malgré son manteau posé sur ses épaules. Enfin je suppose que non puisque c’est ton métier. Personnellement, je trouve ça lassant. Elle attrapa un sachet de thé entre ses doigts longilignes et le mit à tremper dans son verre avec une certaine désinvolture. Puis ça n’a parfois aucun intérêt, par exemple, à quoi bon prétendre ne m’avoir jamais rencontré auparavant ? J’ai peut-être rencontré Zoey aujourd’hui mais je connaissais déjà Fairy et en toute honnêteté, je suis loin d’être une fan. Elle arrêta de remuer le sachet et le laissa couler au fond de son verre, assombrissant ainsi lentement mais sûrement l’eau, posant pour la première fois depuis sa question ses yeux sur le mannequin à ses côtés, continuant toutefois ses propos comme de si rien n’était. Mais c’est pas pour autant que j’allais te sauter à la gorge et toute cette mascarade de présentations devant les autres ? Autant inventer un mensonge sur notre première rencontre si tu voulais éviter tout soupçon sur ton inscription. Ils doivent tous y jouer de toute manière. dit-elle en balayant du regard ses collègues mais aussi toutes les personnes s’agitant autour d’eux, du photographe et ses assistants aux techniciens. On fait des photos pour la promotion d’un festival censé nous faire oublier le jeu alors qu’on a sûrement tous ici le tatouage d’une équipe sur la peau. » finit-elle avec un léger sourire aussi défaitiste qu’ironique, son regard toujours posé sur les personnes les entourant. Après tout, c’était sûrement vrai. Quasiment tout le monde jouait ou, à défaut, connaissait quelqu’un inscrit au Darwin’s Game alors faire semblant que le jeu n’existait pas perdait chaque jour un peu plus de son sens. Elle en avait assez de faire semblant, du moins pour aujourd’hui.  







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MessageSujet: Re: Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS   Sam 27 Mai - 4:13
Que le travail commence. Dans le froid, vous vous faites retirer vos protections, et le flash ne tarde pas à se faire voir et entendre. Tout comme les conseils, et non pas les reproches. Le photographe a été choisi car il sait travailler avec ceux qui ne sont pas dans le domaine. Alors, il est plus habitué avec les inexpérimenté et il n'est pas découragé. Quelque temps plus tard, vous êtes libres. Tu soupires de soulagement, allant vite te recouvrir d'un manteau et de grosses bottes fournies et tu te diriges vers le coin où il y a la machine à café. Tu t'en sers une tasse, enfin un verre en carton, et tu serres tes doigts autour, soulagée. Solveigh est là elle aussi, et elle se met à te parler. Tu secoues la tête, et avant que tu n'ailles eu le temps de répondre, elle le fit à ta place. C'est ton travail. C'est vrai. « J'vois pas en quoi tu fais moins semblant que moi en te prenant pour un cygne ou pour une princesse... » Deux gros clichés du ballet, mais cela montre bien qu'elle aussi, elle fait semblant. Tu supposes. Elle ne doit pas danser de la même manière qu'un cygne, qu'une princesse, qu'un oiseau de feu, ou encore la jeune fille en danger (si cela existe dans le ballet)... ce qui ne sont que des suppositions. Peut-être qu'il n'y a pas de rôle, juste la danse, pas de comportement à apporter. Puis, elle se met à faire un lien entre ton métier et le jeu, à propos de faire semblant. Oh, si elle savait à quel point tu fais semblant ici.

Tu te rapproches un peu, afin que les autres n'entendent pas. On ne te connaît pas comme ça, alors il vaut mieux éviter que certaines oreilles indiscrètes ne viennent à t'écouter. Les ragots peuvent aller plutôt vite, surtout avec les personnes qui n'en font pas souvent les frais. Comme toi. À part les rumeurs sur ta froideur au lit, tu as beau essayé de faire semblant tu n'es pas si bonne actrice que ça, tu n'en as aucune depuis un moment, quelque sur ton cœur difficile à prendre, rien de bien grave. Tu évites d'attirer ce genre d'attention. « J'pensais pas que t'étais si naïve. » fis-tu, la regardant la tête penchée, la bouche en cœur... tu te moques d'elle en fait. Tu ne le caches pas, ton air l'indique très bien. « Bienvenue dans le monde des adultes où l'hypocrisie est reine. » lui apprends-tu, prenant le ton le plus officiel possible, afin que le tout soit encore plus moqueur. « Tout le monde le fait, alors il ne faut pas en parler.» Comme bien d'autres faits et détails de la vie humaine. Les odeurs, les toilettes, les poils des femmes, l'argent... et bien d'autres choses qui ne se fait pas en société. Le jeu s'est rajouté à la liste au fil des décès causés par ce dernier. Tu as dû en provoquer quelques uns depuis novembre dernier. Vous ne le savez pas encore, mais vous êtes à un mois du début des lois, à encore moins de l'évasion de prison. Vous êtes juste à la fin de l'ère où il n'y a pas de encore de loi, où tout pourrait être permis... où tu n'oses pas car tu as ton image à garder. Ce que tu ne comptes pas lui dire. Elle doit l'avoir devinée par elle-même.

« Et franchement, ça commence bizarrement une journée entendre : je sais qui t'es, je t'ai tué. » Même toi, tu aurais fait le saut. Autant c'est normal entendre cela dans le jeu, ici, c'est autre chose. Le temps que la connexion se fasse. On peut t'excuser, cela ne fait que quelques mois que tu joues. Tu n'as pas encore tous les bons réflexes à prendre dans la société, surtout quand le sujet est évité... et que tu ne parles pas tant que ça. « J'me défoule, j'vois pas pourquoi tout le monde devrait le savoir. » Il faut seulement remplacer 'j'me défoule' par 'je suis moi' et tout est vrai. Ton double-jeu doit être assez atteint avec ce que tu lui as dit, ton sourire et ton comportement. Mais tu n'avais pas pu te retenir, tu n'as pas trop su comment faire pour l'expliquer autrement. Tu lui fais un sourire, tu recules ensuite. Tu lui montres les sachets de thé et de tisane si elle veut autre chose que juste de l'eau chaude. Elle peut se servir. « C'est pas trop difficile ? » lui demandes-tu, quelques secondes plus tard. Tu continues de jouer à la marraine, de faire attention à la jeune femme, d'essayer de rendre cette expérience la plus agréable possible pour elle.










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MessageSujet: Re: Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS   Ven 2 Juin - 22:03

solveig & zoey
sous les feux des projecteurs
La question lui échappe, sincère et acerbe à la fois, avant même qu’elle ne puisse s’en dissuader. Elle n’attend pas une réponse particulière, pas une véritable, une douceâtre peut-être comme le reste de ce qu’elle avait pu entendre de la bouche de Zoey. Et pourtant, ce sont des mots cassants qui lui sont renvoyés, pas véritablement blessants mais au moins ils étaient dépourvus de toute fioriture superflue. Enfin. C’est pas trop tôt. « Sauf que moi mon boulot c’est danser, pas donner envie à tout le monde de ressembler à une princesse ou de s’acheter un cygne de compagnie. dit-elle en lâchant le sachet de thé dans le gobelet en carton. Peut-être résumait-elle là de façon trop exhaustive et superficielle le métier de mannequin mais ce n’est pas comme si l’autre jeune femme lui avait sorti un essai sur modalités de sa profession non plus. De toute manière, l’exactitude et l’objectivité n’avaient pas leur place dans cette conversation. La danseuse poursuit sur sa lancée, lasse de leur petit jeu de sourires et sympathies incongrues et décidée à le faire comprendre. Lasse, mais pas encore énervée avant que Zoey ne lui réponde, son sang ne faisant qu’un tour. Je pensais pas que t’étais aussi fausse. rétorque-t-elle immédiatement, d’un ton sec. Naïve ? Va te faire foutre. Elle n’avait jamais eu l’opportunité d’être naïve Solveig, à imaginer un monde immaculé empli de bonté, pas quand il fallait s’occuper de sa mère puis veiller son frère, sans pouvoir se reposer sur l’épaule de qui que ce soit. Elle ne pouvait pas se permettre d’être naïve car la réalité viendrait la gifler en plein visage aussitôt. Au moins Fairy a le mérite de paraître plus authentique. Elle en venait même à se demander si elle ne préférerait pas cette dernière dont les simagrées ont le mérite de poursuivre un but précis ; tuer. Que Zoey joue le jeu avec les photographes et ses collègues peut se comprendre mais que pouvait-elle bien obtenir de Solveig ? Une tape sur l’épaule ? C’est des foutaises. » souffle-t-elle alors que Zoey lui rappelle la règle d’or de l’humanité : tout le monde le fait, alors il ne faut pas en parler. C’est idiot, ni plus ni moins. Si l’on continue comme ça, l’on court à notre perte. S’ils estiment que le jeu est un problème, la première manière d’y trouver une solution n’est-elle pas de regarder le problème en face, sans prétention et faux-semblants ? Apparemment non. Il suffit d’organiser un festival et tout le monde cessera d’être agressifs et déconnectés de la réalité. L’éclair de génie à son paroxysme.

Le mannequin continue de remettre en cause ses paroles mais à tort cette fois-ci. « C’est pas ce que j’ai dit. glisse-t-elle avec un soupir  de fatigue, tout en continuant de regarder au loin. Évidemment qu’un tel accueil aurait suscité des réactions parmi les gens les entourant. Je dis simplement que les présentations mielleuses et les grands sourires, c’est trop. C’est pas parce que tu m’aurais accueilli sans montrer toutes tes dents qu’ils t’auraient regardé de travers. Son agacement est passé, aussi vite qu’il est arrivé ; elle en avait juste assez pour aujourd’hui. Elle se contenta d’avaler des petites gorgées de son thé, se brûlant la langue par la même occasion mais elle en fit abstraction. Peut-être que si tu faisais moins semblant t’aurais pas autant besoin de te défouler. Je sais que ça marcherait pour moi et dieu sait que j’en fais pas autant des caisses que toi. Ceci dit je peux comprendre, je suppose, à un moindre degré. Après tout, elle faisait aussi semblant constamment mais d’une autre façon ; elle passe son temps à prétendre que tout va bien et qu’elle gère au mieux sa situation familiale mais c’est faux et, parfois, la seule chose qu’elle a envie de faire c’est de hurler à plein poumons. Elle ne pouvait pas rajouter une autre forme d’hypocrisie sur ses épaules et c’est sans doute pour cela que sa question initiale lui avait échappé. Un poids à la fois. Non c’est bon. répond-elle à Zoey après qu’elle lui ait demandé si elle rencontrait des difficultés, changeant le sujet. Mais c’est lui le mieux placé pour en juger mais pour l’instant il ne m’a toujours pas crié dessus alors je suppose que c’est une bonne chose. » finit-elle avec un léger mouvement de tête en direction du photographe.  







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MessageSujet: Re: Sous les feux des projecteurs ; mars 2016 × SS   Mer 14 Juin - 23:32
Ta réponse n'a pas plus à la danseuse, car tu as tout faux. Elle ne vend rien. Supposée. Elle ne doit pas connaître très bien les effets de sa profession sur les plus jeunes. Tu ne vas pas continuer de t'obstiner à ce sujet avec Solveigh, votre sujet de conversation devient bien plus intéressant... sans oublier dangereux, pour toi, et l'image que tu veux garder ici. Tu retiens un rire à sa réplique suivante. Si elle savait à quel point tu es fausse, elle ne serait pas là, avec toi, en train de te parler. Elle aurait décidé de ne pas participer à cette séance une fois qu'elle t'aurais aperçue. Tu ne dis rien non plus face à l'authenticité de Fairy, car tu es toujours en train de peser le pour et le contre à propos de votre échange de paroles qui peut être dangereuse pour toi. Tu hausse les épaules ensuite. Foutaises ou pas, les rares fois où tu as entendu le sujet du jeu abordé, tu as perçu de la honte. Sûrement parce que les bas instincts sont libres dans le Darwin's Game. Ce qui n'est pas très convenable dans cette société où il y a des tonnes de lois qui les empêchent de l'être, libres. La ballerine n'a pas dû penser à tout cela, peu importe. Elle va la laisser mijoter dans sa naïveté, elle va peut-être désenchanter bientôt. « Si. Cela aurait été bizarre. » Ne pas accueillir quelqu'un de cette manière n'aurait pas été avec l'image que tu donnes. Gentille, avenante, sociable. Ne pas avoir agi comme tu l'as fait n'aurait pas été ''toi''. Est-ce qu'elle pense vraiment te connaître parce que tu l'as tué ? Est-ce qu'elle pense te connaître car vous avez parlé aujourd'hui ? Ça ne veut rien dire pour toi.

Elle te conseiller de moins faire semblant, sûrement d'être plus toi alors. Ce qui serait parfait pour toi, mais d'un autre côté totalement problématique. Être vraiment toi amène des contretemps qui ne sont pas acceptables ici. « Si je faisais pas aussi semblant... je serais en prison depuis longtemps. J'aurais sûrement commencé avec ma famille. » Tu ne dis pas pourquoi tu serais en prison, c'est facile à savoir avec comment vous vous êtes réellement rencontrées. Avec comment elle trouve que tu es si hypocrite, pas assez vraie, si fausse. « En espérant que j'sache jamais où tu habites. Tu viens peut-être de me donner des idées. » Tu lui fait ensuite un sourire, innocent, gentil, contrastant d'avec ce que tu viens de lui faire entendre. Image éclatée à ses yeux, encore plus. Tu devrais avoir peur qu'elle le raconte à tout le monde, mais ce n'est pas le cas. Après tout, tu pourrais vraiment trouver son adresse... ou bien la poursuivre dans le jeu jusqu'à ce qu'elle perde ses dix vies. Sans oublier que peut-être personne ne va la croire. Tu es dans le métier depuis plus longtemps qu'elle, ça pourrait être une technique pour essayer de percer.  

« Tant mieux. En espérant que la suite soit identique. » fis-tu, comme si tu n'avais pas parlé de la tuer, pour vrai, il y a de cela quelques secondes. Après tout, tu es fausse, alors autant continuer de l'être complètement.










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