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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 god's whisper ; caïn & hazel
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MessageSujet: god's whisper ; caïn & hazel   Sam 18 Fév - 1:55
Les cœurs enchaînés s'immoleront dans le chaos proclamé. L'enfant et la poupée, la princesse et le soldat, seront unis pour l'éternité dans un délit de naïveté. Hazel, elle a une once de nostalgie sans aucun brin de mélancolie. Cela faisait près de quatre ans qu'elle avait fait cette connerie et jamais elle n'aurait pensé la refaire. Mais le jeu a changé, et ses règles aussi alors pourquoi ne pas recommencer une partie en enfer? Les adversaires ont muté en un enjeu effronté. Et l'acolyte... rien du salopard égoïste et tout du gamin idyllique. En son iris azur, aucun doute ne rend ses intentions obscures. Pour la première fois depuis son « drame », elle réussit à évanouir ses sentiments. Ses poumons se gonflent à cause de la peur. Elle peut regarder Caïn, son éventreur, sans la teinte d'amour accusateur. Ce qu'ils s'apprêtent à faire l'excite. C'est peut-être mieux que sa première connexion au darwin's game ou sa première descente de flics. Une envie partagée, un déclic.  L'adrénaline se distille dans ses veines. La blonde a beau se doper au chaos, elle ingurgite une telle méfiance pour protéger l'effluve de sa romance.

Elle se gare à l'entrée de la banque sans couper le moteur. La mercedes 190 e ronronne sous une lune d'empereur. Hazel, elle a vérifié et récupéré quelques pièces pour le moteur. Lui s'occupait du butin et elle, elle devait gérer la fuite. Son passif lui a appris une chose : vole un bonbon, 10 euros ou la couronne de la reine d'Angleterre, dans tous les cas tu ne peux t'en sortir qu'en réussissant ta fuite. La skateuse a mis à profit ses compétences acquises auprès de Jack pour booster le tacot dérobé la veille. Leur plan est simple et précis. Ils connaissent l'heure et les gestes, les conséquences et le reste.
Hazel crispe ses phalanges sur le volant. Ces dernières sont toujours partiellement cachées par le tissu de son sweat. La capuche tente d'ombrer son visage et masquer le blond de ses cheveux pour que ne rien ne se voit, rien ne se filtre. Son regard se perd sur la lueur du lampadaire à l'orange étincelant. La parano la gagne, un passant sur le trottoir, des yeux de guetteur dans le noir... Elle baisse les yeux avant qu'une de ses mains ne se détachent. Elle sort un flingue automatique de sa taille. Il est imprégné de la chaleur de sa hanche, ayant été coincé entre le jean et la chair.
La poupée le tend d'un mouvement tremblotant vers le garçon. Elle ose enfin le regarder. Rien à voir avec leur passé et tout à voir avec le futur. Ses yeux noisette sont d'un éclat nouveau. Doit-elle s'inquiéter ? Elle enterre son anxiété en brisant le silence épuré.

Il y a trois balles dedans. S'ils ne t'écoutent pas, tires-en une en l'air.

Son ton est plus autoritaire que ce qu'elle imaginait. Un sang-froid de félin, à croire qu'elle a joué à ça plus d'une fois qu'avec le malin.  Mais Hazel sait qu'il en faut toujours un pour rassurer l'autre. Elle l'avait foutu dans cette merde, c'était son rôle. Ils ne sont pas idiots mais cet exercice demande une virtuosité. Et dans vingt minutes, ils sauront s'ils sont dignes des divinités. Un sourire retrousse ses lèvres. Elle finit par effleurer le foulard autour de son cou, comme une dernière prière avant d'affronter les mille et un cerbères.

Je t'attends.



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MessageSujet: Re: god's whisper ; caïn & hazel   Dim 19 Fév - 5:46
Big dreams, gangsta —

 

 

 

— HAZEL & CAÏN
Gamins abusés. Enfants dépaysés. Face à une réalité de cruauté. Face à un défi bien trop carnassier. Jour gravé. Jour de leur condamnation à perpétuité. Sentence prématurée face à leurs envies délabrées. Bourreau bien trop avancé. Ils sont face à leurs décisions ces avortons, confrontés à cette vérité qui devenait bien trop réel face à cet environnement solennel. Jour J. Jour de leur élévation ou de leur crucifixion. Ils sont sous pressions ces deux fascinations, écrasés par le poids de cet univers trop cruel. Mais ils ne peuvent plus faire marche arrière dans cette ritournelle. Quotidien lassant, oppressant. Manque d’argent, manque de temps. Les enfants ils n’attendent plus, ils se mettent en danger pour un peu de postérité. Pour un peu de cette drogue insensée, cette adrénaline qui se dilue dans leurs veines creusées. Coeurs battants, espoirs virulents. La voiture se stoppe, leurs regards sont chargés d’électricité. Ils ne se regardent pas les orphelins d’anxiété, trop concentrés face à ce but tant escompté. But auquel ils avaient longuement dialogué pour resonger à toutes les possibilités. Possibilité de se faire chopper. Possibilité de se faire tuer. Possibilité de se faire enfermer. Leur liberté avait un frais, et ils étaient prêts à le payer. Mais le gamin il ne se sent pas vraiment bien. Trop excité par cette opportunité, trop inquiet par les conclusions que cela pouvaient engendrer. Car Caïn il n’est pas seul, il ne peut pas abandonner sa liberté pour quelques billets, il doit veiller, sécuriser ce foyer brisé. Il doit réussir pour ne pas devenir martyr. Il doit gagner pour pas perdre tous ce qu’il lui restait. Il doit la sauver. Cette gamine arrachée. Sa Lula kidnappée. Il doit y arriver pour sa poupée. Et putain il est tétanisé. La peur le bousille de l’intérieur à ce pauvre enfoiré qui n’est pas prêt. Pas prêt d’abandonner cette lutte vaine, cette vie malsaine. Pourtant tout est en place. Chaque détail insignifiant. Ce tissu sur sa mâchoire qui recouvre son nez pour cacher son identité, ce  bonnet qui cache ses mèches entremêlées. Tout était prêt pour ce condamné. Il ne manquait plus que cette impulsivité. Cet élan de violence qui le caractérisait si bien dans cette réalité. Le brun soupire, puis aspire. Son agonie se taisant un instant tandis qu’il essaye précipitamment de gober tout l’air véhément. Mais l’environnement le panique, l’enferme dans cet horreur sadique. Les yeux étrangers qui se perdent dans l’étroite ruelle, les guetteurs qui attendent simplement un mouvement pour se faire terreur. Caïn il n’est plus que cette boule d’anxiété, qu’un mélange insensé de sentiments dérisoires, aléatoires. Mais il n’a plus le temps de réfléchir comme auparavant.

Ils étaient arrivés et le temps s’écoulait. Plus une seconde pour songer. Hazel elle s’agite à ses côtés et il sait que ça va déraper. Le visage de l’orphelin se pose avec curiosité sur sa coéquipière qui a l’air bien plus sereine que lui, mais vite à son tour elle se laisse submerger par toute cette appréhension lorsqu’elle lui tend un canon. Flingue chaud qui comporte avec lui tellement d’échos. Le brun il devient pale sous les éclats du métal. Mais il ne se fait pas la malle.

« Il y a trois balles dedans. S'ils ne t'écoutent pas, tires-en une en l’air. » Mots autoritaires. Echos précaires de cette misère. L’orphelin il attrape le revolver avec une volonté de fer, acquiescant sous les dires de la carnassière. Et cette pression. Cette tension. Caïn il ne respire plus, Caïn il est perdu. Il est distordu. Mais sous la voix agitée de son amie, il tait son déni pour se faire folie. « Je t’attends. » Conclusion sanglante. Adieux béants. Le gamin il se perd en fermant ses paupières, un dernier souffle entre ses lèvres. C’est le moment. Ton grand moment. Merde pas tout putain d’échec. Réajustant son bandana sur le bas de son visage, il abaisse son bonnet un peu plus bas et se retourne vers le fracas. L’espace d’un instant il fixe son sourire, puis il revient à la réalité une dernière fois. « Si tu entends un troisième tir, casse toi. » Son sérieux fait défaut, et pourtant il n’a jamais été aussi dur cette ordure. Son ambre brillant soudainement, il guette l’absence de gens sur le trottoir et ouvre la portière pour entrer en enfer. Attrapant le sac par la fenêtre, il s’éloigne sans se douter du carnage. Mais il est trop tard pour ce crevard. Son corps est crispé, sa respiration tétanisée et pourtant il est déterminé. Il s’avance vers sa déchéance cette violence. Les membres ankylosés, le coeur parasité. Il cache le gun dans son jean, puis il entre dans le piège aux loups sans se retourner pour apprécier le regard inquiet de sa poupée.

Et personne ne semble le remarquer pendant quelques secondes, la routine habituelle occupant ces étrangers à leurs faits. Echanger de la monnaie, la gaspiller, faire des prêts. Que des taches d’une insupportable morosité. Mais Caïn il vient couper le calme entier tandis qu’il tend le revolver vers le haut pour briser l’air d’une détonation carnassière. La balle vole et la quiétude s’envole en des hurlements béants. Mais le brun ne laisse plus le temps à ces gens de comprendre cette scène terrifiante. Sa voix résonne entre les murs étroits de ce piège d’effroi. « Jacques a dit tout le monde à terre, les mains en l’air et on ferme bien gentiment sa gueule. » Ses mots sont sadiques, iconiques. Souvenir idyllique de sa poupée qui ne peut l’entendre crier ses menaces tenaces. Mais le gamin reprend ce manège oppressant, abaissant son arme il le pointe sur les employés pour leur dicter leurs faits. Ces derniers terrifiés s’y accommodent dans une agitation délabrée  et Caïn il ne songe plus à son anxiété, il se fait incisif et corrosif. Il se précipite et empoigne une jeune femme derrière une caisse, le canon du flingue se déposant sur sa tempe, il laisse son bras sur sa gorge serrée puis il reprend son discours percutant, se remémorant chaque étape de ce plan. « Toi tu viens avec moi. » La poupée a le corps tremblant pourtant elle acquiesce lentement, sa respiration se répercutant allègrement sur la peau du déviant. Et le dérangeant il la tire doucement en arrière, la guidant vers les coffres avec précaution, guettant la moindre réaction, puis pour taire toute agitation ou tout affront, il offre enfin sa violence en quelques syllabes. « Si un de vous se sent pousser des couilles, je redécore les murs avec sa jolie cervelle. » Le silence se fait entier, puis tout s’enchaine. Tout se déchaîne. Les secondes s’effilant, le coeur s’enfilant sous les battements. Le temps devient insolent. Et le gamin perd de son calme arrogant. «  Tu me remplis ça vite fait, et pas les billets marqués s’il te plait. » Il laisse la poupée rentrer dans le coffre, tandis qu’il porte son attention sur les rescapés couchés. Son regard ambré se perdant sur chacun des visages tirés par l’anxiété. Et il attend impatiemment. La fin de toute cette connerie. La conclusion de toute cette pression. Il laisse ses prunelles vagabonder de temps à autre sur la beauté qui s’agite à proximité et revient vite sur les étrangers. L’adrénaline le dérouillant, l’obligeant. Il ne devient plus que ce gamin un peu trop paumé pour songer. Toutes ses pensées ne sont qu’un bazar hagard. Son corps est crispé. Ses mains accrochées à cette gâchette damnée. Il pense qu’il est en sécurité cet enfoiré. Il pense qu’il va y arriver lui et sa poupée. Pendant un instant, il y croit vraiment sous les minutes s’égrenant. A cette fin aisée, à cette victoire bâclée. Un sourire vient se dessiner sur ses lèvres acidulées tandis qu’il se laisse bercer par cette illusion. Mais vite la réalité vient le percuter de plein fouet. Sous le retentissement de cette alarme grisante. Refrain malsain de son échec cuisant. Et soudainement, l’orphelin il perd pied, il s’agite sous le temps qui vient de s’écourter. Car ce chant béant n’avait qu’une seule signification, l’écoulement de sa liberté. Son regard vient percer le pauvre gars qui avait osé le mettre en danger et l’arme toujours au poing il le vise, contenant son excès de rage malgré ses doigts naufrages. Caïn est sur le point de tout exploser, mais il se contient difficilement, la panique l’encerclant, les visages changeants. Tout allait partir en couilles. Accourant à côté de la jeune femme, il l’aide à charger le sac en entier à une vitesse forcenée, pendant l’espace de quelques secondes. Puis il revient à la réalité tandis qu’une autre sirène sonne à proximité alors qu’il s’échappe vers l’entrée. Les flics. La peur se fait entière, le visage défait et le coeur précipité, il accoure vers Hazel le brun lui criant soudainement. «  Roules. » Les gyrophares se répercutant entre les ruelles étroites, il se jette l’enfoiré ouvrant la portière en quelques mouvements agités. Puis la voiture démarre sous un crissement aiguë.
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MessageSujet: Re: god's whisper ; caïn & hazel   Mar 28 Fév - 0:30
Je t'attends.

Une promesse qui cadenasse leurs destins en un et un joyau de bienveillance devenu anodin. Hazel, elle le sent troublé voire perdu dans un vide presque reclus. Dans un pic d'émotion, on oublie par moment le sens de nos gestes. Peut-être que la blonde perçoit ce question entre une respiration et un battement de cil. Ce bandana effleuré se dresse en muraille contre sa chair épurée, cachant alors ses deux lignes et ce poil mal rasé. Son regard devint vif alors que sa voix, étouffée par l'épaisseur du tissu, annonce l'alternatif. A cet instant la blonde culpabilise. Trois coups de feu, jamais. Ni pour lui ni pour un autre. Face à tant de détermination, elle n'a pas d'autre choix que d'acquiescer. Pour lui faire plaisir toujours... Elle l'avait foutu dans un bourbier, le rendant monstre. Si elle part sans lui ou qu'il lui arrive simplement un drame, Haz ne s'en excuserait jamais. Il a beaucoup donné, elle ne peut pas prendre autant. Ce serait le viol d'un accord tacite virevoltant indéfiniment. Avec amour.
Elle le voit, sortir, claquer la portière et prendre le sac à la volée. Caïn disparaît dans une lumière dorée. A mesure qu'il rétrécit dans son champ de vision, les mains de Hazel se crispent sur le caoutchouc du volant. Un pincement de lèvres presque à sang. Un désir violent de libération pourrait les conduire à la plus impitoyable des soumissions. Ses sens demeurent aux aguets tandis que son corps bouillonnent. Elle surchauffe sous son sweat large et ses paranoïa barges. Elle fixait l'horloge digitale du tableau de bord. La première minute est longue et déjà, la poupée trouve que son joueur prend trop de temps. Il faut trois minutes. En fait le premier coup part vite, sortant notre conductrice de sa torpeur. Elle guette l'entrée de la banque dans l'espoir de voir la silhouette du brun sortir indemne. Elle souhaiterait pouvoir lâcher sauvagement un amen, preuve qu'elle est redevenue sereine. Mais rien, en vain. Le moteur ronronnant patiemment lui semble encore lointain. Elle guette son boitier de vitesse et check inconsciemment son rétro. Elle ouvre sa fenêtre car la chaleur lui semble insupportable, alors que tout est dans sa tête. Une sirène hurle là où Haz a laissé pénétrer Caïn. Ses émotions flanchent, son visage pâlit et son cardiaque s'emballe. Elle hésite entre partir ou rester. Elle n'a aucune idée de ce qu'il se passe à l'intérieur. Hésitation primitive laissant Hazel cavalière dans un bal de lâcheté, tout ce qu'elle a toujours su danser. Mais une pensée dévastée tranche les autres. Sa cervelle se crame sous les copeaux de la culpabilité. Mais pire, elle a déjà perdu une être chère et elle songe à la suite sans son Moriarty. Icare peut-il se brûler les ailes deux fois sans percuter le sens de son erreur ?
Hazel se retrouve en tétanie, les pupilles dilatés par le bruit sonnant la fin de leurs temps. Elle préfère se laisser couler ici plutôt que de sortir la tête hors de l'eau là bas. C'était lui ou personne. Elle n'avait pas de famille, pas de logement, pas de courage, pas d'argent, pas de team, pas d'amour, pas d'ambition... Elle n'avait rien et ne valait rien, juste une vaurien. Un souffle et Caïn, voilà son dernier bagage, dernier accrochage avant de provoquer les vautours au détour d'une bataille. Elle guette encore, une dernière fois le carré illuminé où s'est engouffré le lutteur.

Là, il apparaît. Les gestes en pagaille et les rotules en cavale. Visage couvert et le sac en épaulière. Il lui ordonne de rouler et elle obtempère sans une once de misère. Elle ne remarque pas les halos cyans quelques rues plus loin. Un clic de portière, de quoi baisser le frein à main pour prendre la fuite. Ils descendent la Santa Barbara Street. Vitesse trois, Hazel jette un coup d'oeil à l'arrière.

Putain...

Elle serre les dents. Un court instant, Caïn n'existe plus, l'argent n'existe plus, le darwin's game non plus. Tout Chicago s'évapore. Juste elle en voyou et ces policiers en bourreau. Il y a quelque chose d'excitant dans son corps euphorique mais il y a quelque chose de nostalgique dans son cœur larmoyant. Ce qu'elle vit vaut toutes les courses de skate de sa vie, même les plus dangereuses. Vitesse quatre. Les deux fenêtres provoquent un énorme courant froid. Ses cheveux gravitent devant ses yeux alors maladroitement, elle remonte sa fenêtre sans s'y attarder, à l'aveuglette. La poupée possède le plan des rues de Chicago dans sa tête, rien de surprenant quand on a vécu 3 ans dans celles-ci.Il faut d'abord qu'elle prenne des grands boulevards. Sans accélérer. Elle connait un peu la machine, elle sait comment la voiture doit réagir et de toute manière, elle ne lui laisse pas le choix. Entre les deux, seule la gamine est indocile. Ce qui est étrange entre elle et une bagnole, c'est que c'est de l'ordre de l'instinct. Comme si elle sentait le moindre problème et le moindre gain. Elle n'a pas un fort niveau intellectuel mais elle pourrait deviner la force et le temps de chaque auto. Les gyrophares éclatent en stroboscope à l'intérieur de la bagnole. Et leur sirène, véritable ode au danger, menace de mettre un terme à leur idylle égarée. Une, trois, cinq voitures les poursuivent avec les crocs acérés. Elle mettrait sa main à couper qu'elle connaît l'identité de la moitié de ces policiers. Hazel se dirige vers le périph' pour prendre l'autoroute.
Pour prendre l'autoroute en sens inverse. Dès qu'elle s'engage, son pied presse la pédale d'accélération.



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MessageSujet: Re: god's whisper ; caïn & hazel   Mer 12 Avr - 23:25

Erreur fatale. Panique abyssale. Les gamins ils sont piégés. Ils se sont précipités dans la démence de leurs rêveries infernales. En quête d’un idéal ils se retrouvent dans un manège létal. Les choix s’amincissant, les libertés s’envolant. Pour quelques billets légers, pour une poignée de facilité. Que du papier facile à bruler, horreur de cette société. Mais réponse à toutes ces emmerdes entremêlées, à ces existences bafouées. La poupée elle faisait ça par avidité et le gosse il faisait ça pour s’échapper d’un loup aux canines bien trop aiguisées. Seulement ils avaient bien trop calculés chaque possibilités ces enfants éparpillés, jonglant entre rationalité et besoin entier. Et le résultat tant redouté, la conclusion à laquelle ils avaient songé sans même s’en parler, elle se trouvait face à eux, brûlant les enjeux de leur maigre jeu. Tout s’enchainant avec un bordel instantané, désordre macabre. Et ces sentiments bancals, de minables. Les prédateurs retrouvant leur place de brebis. Ils sont démunis, livrés au sort d’une vie répétitive, incisive et corrosive. Et Caïn il avait accouru avec son sac de taulard, se jetant dans la voiture de crevard sous les gyrophares. Le souffle coupé, le coeur en apnée. Et la voiture dérapait, s’enflammait sous les bruissements des pneus abimés. Leur sort était lancé. Les dès roulaient sur ce plateau délabré. Echiquier dans lequel ils s’étaient rebellés refusant leurs infériorité de simples pions.

Putain...

Le mot est vulgaire, le silence solaire. Ils sont égarés les deux gamins aux traits tirés. La voiture roule à une cadence régulière, les lumières bleus ceinturant la route de ces éclats contrastés. Et la panique monte, la peur s’enlise sous la vitesse augmentée. Vitesse 3. Coeurs en fracas. Cage thoracique de dégâts. L’étincelle elle ne bouge plus de son siège, seul son regard se perd par instant derrière pour guetter leur insécurité. Il voudrait gueuler, dire à Hazel de foncer, mais il tient trop à cette vie à chier pour la parier pour un simple désir de danger. Alors il se maintient, une main accrochée à la portière, l’autre injuriant le siège. Bête en cage qui tait l’orage de ses pensées, qui essayait de s’évader. Il la voit sa poupée, ce rêve tant idolâtré, de retrouver ce petit ange incarcéré. Il se renferme sur ce paradis faussé, juste pour s’évader de la prison qui s’approche, qui s’accroche. Mais son corps est boosté, sa carcasse est victime de cette drogue perfide qu’est l’adrénaline. Dépendance déjà bien ancrée chez cet enfoiré. Aimant de violence. Amant de la déchéance. Vitesse 4. Le vent s’engouffre dans la cage métallique, les mèches s’envolent sous la brise frivole. Elle emporte les battements de palpitant, la fiévreur de leurs peurs. Seule l’excitation reste intacte, produisant un béant impact. Impact douloureux de leurs sens en alerte. Les regards s’échappent, le paroxysme éclate. Ils sont altérés ces deux gamins paumés par tout cet orage de sentiments, ce carnage sanguinolent. Mais ils filent sur un fil. Dans cet équilibre infernal, létal. Et les gyrophares reprennent leur mélodie sadique, les couleurs rougeâtres et bleutés se répercutant sur la carcasse de leur voiture défoncée. Et le requiem de cette peur qui frappe, qui torture à l’usure. Haz et Caïn. Bonnie et Clyde. Ils n’ont plus d’autres choix. Ils sont cernés, prêts à se faire enfermer. Mais la vitesse 5 s’enclenche et le brun commence à comprendre où se situe le véritable danger. Juste à ses côtés. Poupée qui perd pied. Poupée qui veut fuir à n’importe quel frais. Elle s’oppose à ces voitures à contre sens sur l’autoroute, appuyant sur l’accélérateur pour semer leurs erreurs. Et le brun il devient blême, les yeux emplis de panique entremêlée, ses phalanges se renferment sur son siège plus férocement, plus précipitamment. Et cette excitation trop pressante, trop violente. Tout se mélange, tout ne devient plus que désordre ambiant. Il est tordu le perdu. Il devient confus. Entre cette agitation qui s’éprend de son corps, de sa masculinité, dessinant tout son attraction pour le danger, et ce bordel de sentiments. Il ne réfléchit plus le brun, il se fait spectateur de la terreur. Les voitures filant, freinant, les gyrophares cinglant s’éloignant. Hazel elle se faufile entre les carcasses métalliques, filant avec ce néant sur son visage renfermé. Elle bifurque, elle tourne le volant avec une démence béante. Et le temps se précipite soudainement, le virage, le dernier tournant. Les flics sont loins, essayant de suivre la furie blonde. Mais la distance augmente et leur condamnation se lamente. Ils s’échappent, ou du moins ils y croient les deux gamins malsains. Le bitume s’efface. La nature peint sa trace dans cet environnement violent. Et ils se cachent ces laches, après quelques kilomètres ils se teintent dans l’environnement. La voiture se stoppant soudainement, les souffles résonnant, les coeurs battants trop férocement…



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MessageSujet: Re: god's whisper ; caïn & hazel   Dim 7 Mai - 17:08
Son cœur s'était dressé sous la gravité de ces lois bafoués. Une autoroute, un sens interdit, et voilà que leurs vies se menacent sous le caprice inadéquat de la jeune fille. Dans ce jeu, elle ne se prétend pas aigle de la route, elle se prend juste pour la reine des règles et peu importe le prix que ça coûte. Une heure a sonné, celle des insoupçonnés. Ceux qu'on ignore, qu'on oublie ou ceux à qui on assure les torts. Outre ce sentiment d'insolence, cet élan de violence, Hazel ressentait un incroyable silence. Elle serpente sans innocence entre les phares jubilés des travailleurs aliénés. Oui son cœur se dresse, peut-être égoïstement car l'adrénaline lui fait oublier son partenaire durant cet instant, mais les effluves de la liberté pénètrent dans son sang. Malgré l'euphorie, cet extase à dix mille mètres de l'état mét', ses phalanges ne quittent le volant. Tout s'enivre en elle, dans ses abysses ou en surface. Tout la dépasse dont son passé qui s'efface à mesure qu'elle voit défiler les lignes jaunes toutes tracées. Parce que Haz est juste une enfant qui a horreur du surplace. La seule chose qu'elle headshot, c'est la routine. Et là, c'est tout le système qu'elle envenime. Pupilles dilatées, sirènes de flic irrités, ronronnement de moteur éclaté, cages thoraciques esquintés, bienvenue dans la symphonie des deux malheureux ratés.
Le visage de Caïn est de craie quand il voit un cinq de vitesse se prôner. La blonde joue avec les pédales quand elle voit une sortie se dessiner. La voiture déraille, ils s'envolent quelques secondes. Déviés, ils sèment leurs poursuivants avant de s'éloigner sur une route de campagne. Dans le retro, Hazel perçoit des points bleus clignotant de plus en plus petits. Une œuvre de pointilliste. Mais elle ne freine pas, plus par gourmandise que par appétit. Elle savoure parce qu'elle ne vivra plus cette sensation jusqu'à sa prochaine connexion azerty. Le soleil les renie mais la lune les bénit de son éclat gris. Hazel ralentit doucement, elle prend le temps d'admirer les champs sur son flanc, un sourire victorieux se dessine fièrement. Ce froid cosmique a soudainement fait place à une chaleur fiévreuse, comme on laisserait place à un refrain dans une chanson. Suite attendue, suite logique. Sous le ronronnement de la voiture se cachent deux poitrines haletantes, à moitié déchirées et apaisées. Les paysages défilent mais la poupée profite de ce retour à la réalité pour vérifier qu'aucun ne les rattrappe. Malgré la nuit, le vert envahit en conquistador leur espace. Ils s'engouffrent dans un bois et s'étouffent comme des rois. Au bout de quelques minutes qui semblent durer à la fois une seconde et une éternité, Hazel coupe le contact. Son front se plaque sur le volant, essoufflée et à court de pensées. Elle déplane en chute libre comme une vulgaire toxico à qui on vient de couper les vivres. D'autres sensations suscitent. Elle fourmille et se démange d'une énergie nouvelle, d'une force universelle. Elle se redresse et glisse quelques mèches tombées avec la nerveuse envie de rire.
Enfin, elle fixe Caïn. Et ce n'était pas pour savoir si ça allait bien ou pour le congratuler. Elle ne cherche pas à briser ce silence des plus transcendants. Tout ce qu'elle cherche à présent, c'est autre chose de plus ardent. Son sourire tombe quand la noisette de ses yeux croisent son azur parce qu'elle comprend et ressent ce désir brûlant autrefois évanoui. Hazel, elle bondit de son siège pour chopper le visage du garçon entre ses mains, avec une poigne inouïe. Leurs lèvres se pressent royalement. Sauvage aux sentiments anarchiste, elle ne lui laisse guère le choix. Comme une fille qui a vu la mort, elle embrasse la vie. Comme la mort qui s'enfuit, elle consomme son roi.


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MessageSujet: Re: god's whisper ; caïn & hazel   Ven 30 Juin - 1:39

Adrénaline , drogue infime. Adrénaline, drogue sublime. Le sang bouillonne, le coeur tâtonne. Dans ces carcasses de chair qui ont vu les galères et les calvaires de vies éphémères. Existences dilapidées de sa beauté par cette société. Société rougie par les calamités et par ce besoin de supériorité. Société pourrie par les escrocs accrocs aux billets fléaux. Société démunie par la saleté qui se répand en nuée. Ils se tiennent en retrait ces damnés, jusqu’à exploser, jusqu’à imploser sous les besoins désorganisés. Aux frais plus couteux que les enjeux. Mais ils sont pervertis ces ahuris par les prouesses des érudits. Ils sont pervertis par la laideur de cette vie et c’est ainsi. Ils se jettent trop près des interdits pour consommer une folie, pour consumer leurs survies. Ils s’élancent, ils s’abandonnent à cette hérésie telle une voiture démontée à l’usure. Ils se faufilent dans cet engrenage aux airs de carnage. Fuyant contre la rationalité, s’échappant de leurs banalités, ils s’enferment trop près de cette condamnation à perpétuité. Cercle vicieux, cercle dangereux. Cercle d’envieux. Ils continuent leur route dans cette course effrénée, ils s’échappent dans leurs désespoirs dérisoires. Ils perdent pied. Ils se perdent dans ces rôles déjà joués. Bonnie et Clyde. Les voleurs instables, les pilleurs de banque. Ils changent d’identité ces deux rescapés pour les années effacées. Et ils s’y prennent à jouer les brigands, les errants, les arrogants. L’argent coule en liasse dans les besaces lasses. Et ils fuient ces crasses dans cette carcasse. Carcasse métallique, carcasse idyllique. Ils s’échappent au grès des sirènes rugissantes, au grès du vent qui s’abat contre les vitres grinçantes. La voiture s’enlace entre les autres, laisse sa trace puis s’efface. Les enfants désobéissants se retrouvent loin de l’effervescence des villes, enfermés dans la douceur de cette nature sans rancoeur. Les palpitants ahurissants, les souffles déments…

L’ivresse des sensations se dégradent. La chaleur s’étend lentement. Les respirations reprennent précipitamment. Muscles ankylosés. Yeux enflammés. Ils oublient de se reposer les deux orphelins sous l’urgence de leurs sentiments divergents. Ils tremblent encore de cette morphine relaxante et enivrante. Cette adrénaline suffocante. Et la poupée au regard bleuté, elle se pose sur ce volant abîmé, juste pour calmer les ardeurs de son coeur en apnée. Et le môme il reste en retrait, les mains encore agrippées au siège démonté, lui aussi tente de se remettre de toutes ces saveurs acidulées. Ces goûts salés qui le fait tant aimer le danger. Mais la poupée elle se soulève pour le fixer ce gars éparpillé, et les prunelles dilatées s’entremêlent dans ce besoin urgent de s’abandonner. Courant électrique qui les laisse extatique. Ils se fracassent de leurs regards audaces. Puis tout devient éparse. Les visages s’entrechoquent avec une violence inouïe, lui comme elle se dévorent de toutes ses sensations indolores. Elle l’attrape, il la rattrape. Les mains glissent sur la chair, les lèvres fendent l’air pour une agonie précaire. Ils ne demandent plus, ils se découvrent dans un brasier dément. Les bouches se tordant, les souffles se mêlant. Chaleur des corps, chaleur des coeurs. Saveur de leur moiteur. Caïn il veut encore aspirer la douceur de cette poupée dans le creux de cette voiture volée. Il veut lui voler la mélodie de son palpitant précipité. Alors il laisse sa bouche encore piller ces pétales rosées, il mord, il tort la pulpe acidulée de cette poupée pour y graver toute sa précipitation, tout son abandon. Puis ses paumes viennent la guider, viennent la briser, il ne laisse plus la distance les guider, mais bien la proximité s’envenimer. Il s’attache à ce corps plaisant, il l’attache à son corps brûlant. La guidant vers lui, il la soulève légèrement pour qu’elle s’assoit sur lui la jolie dans sa folie. Son bassin la cherchant précipitamment. Il n’est plus qu’impatience et démence. Et il ne cherche plus les réponses ni les questionnements, il arrache précipitamment son t-shirt à la poupée pour mieux la toucher, la bafouer de ses doigts glacés. Puis ses paumes viennent se poser sur ces courbes damnés, sur ces cuisses si bien dessinées. Et Caïn il perd la cadence, il perd sa patience. L’une de ses mains vient s’abandonner dans les mèches éparses de l’audace qu’il tire avec grâce, pour pouvoir mordre les battements de son cou, pour pouvoir gouter encore sa chaleur, sa fiévreur. Lèvres insatiables de chair, il se fait anarchique, sadique au creux de sa poitrine. Déviant qui ne voit plus que les firmaments dans les courbes de cet enfant. Il prend. Il apprend. Il s’éprend.



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MessageSujet: Re: god's whisper ; caïn & hazel   Ven 28 Juil - 22:10
On explosait un compteur comme on explosait un cœur. Adrénaline sans aiguille, juste un contact sans clé qui grésille. Les mains de Hazel se sont plaquées naturellement sur le visage du garçon. Elle en avait tant rêvé putain. Plus ou moins inconsciemment, elle avait rêvé de glisser ses doigts sur sa peau et dans ses cheveux bruns. A présent, elle vit en Reine : leurs lèvres s'unissent avec férocité et sans gêne. Depuis des mois, ce chat s'était transformée en créature hautement inflammable. Dans ce tas de ferraille abandonnée, ces deux corps bouillonnant se cherchent à perpétuité. La buée se forme doucement sur ces vitres volées. Les souffles entremêlés trahissent la présence des deux fugitifs en pleine forêt. Haz, elle tressaille et vacille à mesure qu'il franchit petit à petit ces interdits. Parce que la chaleur était insurmontable et que la distante entre leurs deux chairs était invivable, la gamine finit par retirer par son sweat noir à capuche. Elle le balance à l'aveuglette après avoir eu quelques difficultés à enlever son bras de la manche. Ses gestes étaient si tremblants, si insouciants... Ils ont l'air de deux prohibés en apnée, prenant à tour de rôle une bouchée de l'autre. Son corps frêle se tortille sur ces cuisses épaisses. Il se retrouve enchaîné par sa poigne gourmande. Et Hazel, elle le sentit se mouver davantage sous ses courbes. Ses doigts le crochent à la nuque comme s'il s'agissait d'une ancre. Dans un geste inattendu et bestial, le garçon arrache le t-shirt en coton. Le tissu hurle sous cet écartèlement impulsif. Un léger froid épouse le teint laiteux de la Californienne amusée. Difficile d'apercevoir son sourire au coin dans la pénombre.  Elle frémit à mesure que les lèvres du brun triturent tendrement sa chair. Hors de contrôle, elle hésite entre chercher de nouveau le chemin vers son souffle ou lui ôter son vêtement. Son cou se plie sous les exigences de son partenaire. Haz retient un gémissement de surprise. Elle aimait le savoir si inattendu et si vif. Une voix lointaine l'assomme encore d'inquiétudes. Celles-ci ne concernent pas leurs vies en arrière ou leurs prières à venir.

Caïn...

A peine audible et si fébrile, pour lui dire quoi ? « j'l'ai jamais fait » ? Mais elle ne dira rien parce qu'elle a tellement fantasmé son bandit sur mesure. Ces baisers parsemés lui font l'effet de points de sutures. Le cœur toujours autant acharné, elle glisse ses phalange sous toutes les coutures.La volupté et la vivacité la contaminent. L'ivresse se déploie telle une invasion de vermine. Son ventre fourmille d'impatience alors ses dandinements deviennent de plus en plus incessants. Enfin Hazel reprend ses droits et kidnappe à son tour le tracé chaleureux de ses lèvres. Sans s'en rendre compte, elle fait voler le t-shirt de Caïn. La pulpe de ses doigts parcourt dans la hâte le contour de ses muscles. Palper  la douceur du corps, sentir son pouls, ne plus discerner son souffle du sien...C'était mieux qu'être en cavale, que de se faire blacklister d'une ville ou d'échapper à une horde de flics. Mais Hazel reste une enfant, elle a toujours le vice du caprice, elle en veut toujours plus. Elle reste aussi amoureuse alors elle prie, elle prie pour que cet instant dure éternellement.  


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MessageSujet: Re: god's whisper ; caïn & hazel   Dim 20 Aoû - 7:19

Température succulente, affolante. Les corps se dévoilent, les prunelles se voilent. Désir noir qui font oublier les espoirs aux dérisoires. Ils se noient dans cette luxure face à l’usure. Face à ce danger qui ne cesse de pomper le sang dans leurs veines serrées. Coeurs brisés qu’ils tentent de recoller, palpitants assoiffés qu’ils essaient de rassasier. Ils sont mutilés par leurs envies délabrés ces égarés. Ils essayent encore de se repérer dans cet univers damné. Mais ils se laissent guider par leurs instincts premiers. Tandis que les bouches s’emmêlent, dansent sous la mélodie croissante des battements de leurs carcasses béantes. Ils se découvrent, ils se dévorent sans aucun remord. Car le temps a eu raison de leur distance désorganisée, car les sabliers écoulés ont eu raison de leur ambiguïté. Alors ils se cherchent, ils se trouvent dans la chaleur de leur bouche rougies par le toucher. Il prend les commandes et elle s’anime la sublime. Sous l’écho des mots muets. Elle s’impose sur son trône de chair, sa beauté brillant de toute son animosité. Car elle l’a attendu cet instant tant espéré. Ce moment où tous deux allaient craquer pour se tuer de leurs caresses damnées. Cet instant où lui se fissurerait assez pour la gouter. Et il est impatient ce dément, car le temps l’a laissé convalescent. Car il s’est tenu trop longtemps et que le passé revient férocement. Il veut l’entendre supplier la poupée, de continuer jusqu’à l’excès. Il veut s’émerveiller de ces rougeurs insubordonnées, de ces gémissements incontrôlés. Il veut l’entendre juste s’extasier cet enfoiré. Voir la beauté dans son innocence qu’il a trop idolâtré. Alors il joue, il oublie les tabous. Ses mains sont incontrôlables tout comme son souffle délectable. Il abuse de sa proximité, il serre, il caresse, il oppresse. Il s’éloigne loin de sa détresse dans cette ivresse. Car la poupée est d’une chaleur incroyable et qu’il réclame encore de sa fiévreur. Et elle enlève son pull et il craque, sous les tremblements de ses doigts insatiables. De ses cuisses jusqu’à ses mèches entremêlées, il dessine un art abstrait. Ses lippes quant à elle se perdent sur les courbes de cette nuque sucrée pour descendre sur cette poitrine gonflée par la tumulte de ce coeur atrophié. Ouais les gamins ils ont cessé de jouer à leur jeu futile pour une mélodie plus subtile. Et elle s’accroche la jolie à la folie. Elle se maintient contre lui dans ses mouvements ébahis. Se tortillant légèrement, abusant contre les reins du déviant qui ne tient plus vraiment.

Caïn...

Et elle l’appelle, elle interpelle dans la violence de ses gestes. Et il s’arrête doucement le brun sous l’énonciation de son prénom. Car il ne sait pas à quel point la poupée est une pureté. Il ne sait pas qu’elle ne l’a jamais fait. Mais il ne veut pas la brusquer cet enfoiré, car il a changé sous les années. Il est devenu autre chose que cet animal qui s’enfouissait dans les reins pour se sentir serein. Mais elle s’agite encore la petite. Elle s’effrite tandis qu’il subit lentement ses mouvements incessants. Et son désir ne fait que s’affoler, tout comme son coeur alerté. Il ne pense plus bien Caïn, il ne pense plus du tout même. Il est perdu face à cette cohue. Et l’ingénue elle continue dans cette danse distordue. Elle reprend ses droits lorsqu’elle se rompt contre lui lorsqu’elle dévore ses lèvres avides. Et lui il a le coeur qui s’emballe, qui s’enflamme… Elle le dénude et il supplie encore et encore pour la mélodie des corps en désaccords. Il ne tient pas, il ne tient plus. Il veut plus… Et elle le charge d’électricité Hazel quand elle touche les déliés de sa carcasse agitée, quand de ses phalanges douces elle vient redessiner les muscles carrés. Et il se laisse alors totalement possédé le gamin des bas quartiers. Il envoie tout valser juste pour cet instant damné. Folie pure, drogue dure. Il l’éprend l’aimant, de ses paumes chaleureuses, il caresse doucement le fessier de la poupée puis il vient ouvrir légèrement le jean de la volupté. De ses phalanges glacées et un peu trop agitées. Il glisse le tissu lentement jusqu’à ne plus pouvoir à cause de la proximité et de cette position délabrée. Sa bouche quant à elle continue de déguster ces baisers éparpillés, cette pulpe sucrée qui se laisse dompter lentement. Puis il l’attrape doucement la poupée sous sa maladresse incroyable, il l’empoigne à la taille pour descendre son siège et pour les glisser avec quelques difficultés sur le siège arrière. Il grogne un peu sous l’inconfort et sous ce calvaire qui l’empêche de la toucher comme il le voudrait. Et pourtant il est d’une délicatesse damnée. Et il s’éloigne un peu le gamin le temps de retirer le jean de la blonde avant de se reglisser sur elle précipitamment, en ondulant inconsciemment. Et il retrouve cette bouche acidulée, cette drogue dont il est pas prêt de se lasser. Et le retour de son impulsivité, de sa bestialité. Il ne peut plus attendre de la consumer alors sa main vient s’échapper doucement, laissant son tracé sur son buste, chemin hasardeux qui se peint lentement. Entre ces seins entre son ventre qui tremble légèrement, entre ces reins. Il est avide ce pauvre futile de plus toujours plus. Et il se brule quand de ses lèvres il la mord là où les battements de son coeur luttent férocement, dans son cou, et quand sa main se glisse sous le tissu de ces sous vêtements pour entamer un piège bien plus dément. Ronds endiablés sur son intimité. Il enclenche déjà ce manège insensé pour l’entendre supplier de l’achever.



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