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 horse to water | delilah
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MessageSujet: horse to water | delilah   Lun 27 Fév - 18:28
horse to water
Le soleil tapait doucement sur son dos, tandis que le vent déboulant du Canada frappait son visage de plein fouet, en faisant dodeliner l’eau du grand lac. Son manteau bien fermé, son écharpe bien enroulée autour de son cou et son bonnet bordeaux se tenait fièrement sur sa tête blonde. Louison n’étant pas frileuse de nature aimait beaucoup ce genre de météo, si bien qu’elle ne regrettait finalement pas d’être enfin sortie de chez elle. Depuis le Jour de l’unité, sa seule sortie fut pour aller manger chez ses parents le dimanche midi, une habitude qu’ils avaient pris après la mort de son frère pour se retrouver régulièrement autour d’une table pour partager un repas. La blonde n’avait pas vraiment envie d’un bain de foule ou même de subir la pitié de ses amis qui en d’autres termes se moquaient bien d’elle. Louison ne supportait plus les critiques et les remarques de Dustin ou Olivia, alors qu’ils savaient très bien pourquoi elle faisait tout ça. Ses cernes en disait long sur la fatigue qu’elle avait accumulé et elle était certaine de démarrer au quart de tour à la moindre remarque déplacée. Et pourtant, elle sortait bel et bien pour voir quelqu’un, une personne qu’elle n’aurait jamais pensé avoir envie de voir de sa vie, Delilah Powell. La jeune femme ne représentait pas grand chose dans sa vie, si ce n’était un coup d’un soir particulièrement agréable avec qui elle s’était un peu vidée la tête. Finalement, c’était ça dont elle avait besoin la blonde, d’un peu de légèreté avec quelqu’un qui ignorait tout d’elle.

Dans l’espoir d’avoir l’air plus fraîche, l’étudiante en cinéma s’était mis un peu d'anti cernes, mais elle n’était même pas convaincu du résultat. Perdre une vie supplémentaire ne lui avait clairement pas fait du bien et même après une bonne semaine, son corps tout entier lui faisait encore mal, bien qu’elle ne soit pas certaine que ce soit son esprit qui lui jouait encore des tours. Dans tous les cas, elle était finalement les pieds dans le sable à attendre la venue de quelqu’un, dans ce lieu chaque jour plus désert. Arrivée en avance, comme souvent, elle se posa sur le rebord en béton posant ses yeux sur l’eau scintillante grâce au soleil. Louison essayait comme souvent de faire le vide complet, mais c’était bien plus compliqué qu’elle ne l’aurait pensé. Tout le faisait pensé à la mort de son frère, à ses amis qu’elle perdait chaque jours un peu plus, à sa famille en deuil et à ce jour de l’unité qui l’avait bien plus marqué qu’elle ne l’avouait. La blonde commençait sincèrement à se demander si les choses allaient un jour s’améliorer ou si elle était vouée à attendre sa mort comme la plupart des joueurs désormais.

Finalement, alors qu’elle se rongeait nerveusement les ongles, elle remarqua une silhouette s’avancer le long de la promenade et essaya de se vetir d’un sourire sympathique. « Salut, ça va ? » Faire semblant d’aller bien était devenue une sorte de routine et elle ne se souvenait même pas de la dernière fois où elle avait vraiment souris ou rigolé. De sa main, elle replaça ses cheveux qui volait n’importe comment pour les recaler dans le bonnet afin de pouvoir voir la jeune femme. Delilah ne changeait pas, du moins pas physiquement, puisqu’elle avait forcément changé depuis le lycée pour se comporter de cette manière avec elle désormais. Le monde changeait, il était normal que les Hommes suivent.

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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Dim 12 Mar - 19:03
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feat. louison & delilah

Le sac de papier kraft dans sa main droite, sa cigarette dans la main gauche, Delilah hâta le pas. Elle allait être furieusement en retard si elle ne se dépêchait pas un peu et la brune n’avait pas pour but de faire attendre Louison sur la plage, surtout que c’était elle qui avait proposé qu’elles se retrouvent pour prendre un peu l’air.

Après les événements de leur nuit dans l’East Side et la sortie de cette vidéo gênante qui les avait toutes les deux clairement affichées sur Internet, la serveuse avait soupçonné un malaise chez McKenzie, une gêne palpable mais difficile à assainir. Sans pour autant oser s’imposer à elle par peur de lui rappeler les railleries sûrement désagréables d’autrui, la brune, en dépit du peu d’atomes crochus qu’elles possédaient, se souciait quelque peu des conséquences dans la vie de la blondinette. Elle avait cédé à son besoin de vérifier que tout allait bien, envoyant quelques messages à la jeune femme pour en savoir plus ; mais les réponses plutôt lapidaires de la concernée n’avaient pas vraiment rassuré Del’.

Mais si les choses s’étaient arrêtées là, tout aurait été plus simple. Seulement il y a quelques jours, le nom et le visage de Louison étaient apparus sur un endroit où elle ne l’aurait guère soupçonné : le Jour de l’Unité du Darwin’s Game. Mythos, son identité dans l’univers alternatif, s’était retrouvée jetée en pâture contre d’autres joueurs. Au choc de réaliser qu’encore une fois nombreux étaient les gens à avoir craqué face au jeu, avait suivi l’inquiétude. Qu’adviendrait-il d’elle dans une arène face à des hommes et des femmes redoutables, capables des pires atrocités pour survivre ?

Elle avait perdu. Sans réelle surprise pour quelqu’un d’aussi jeune, mais avec un réel soulagement qu’elle fut encore bel et bien parmi les vivants après ça. C’était idiot, surtout qu’elles n’étaient au final pas amies, ni même proches. Cependant ça ne la privait pas de vouloir faire un pas vers elle, de lui tendre la main. Si elle était dans ce jeu, après tout ce qu’elle avait vécu en si peu de temps, Del’ n’aurait pas été surprise de la voir imploser un jour ou l’autre.

Arrivée sur la promenade, la brune tira sa dernière latte avant de jeter le mégot par terre, l’écrasant du talon avant de foncer vers la petite silhouette aux cheveux rebelles virevoltans au vent sous son bonnet pour aller à sa rencontre. Louidon devait être dans un état plutôt moyen, mais Delilah n’imaginait pas que le moral de son ex-camarade de lycée fut à ce point bas. En constatant par elle-même les traits tirés et l’air d’outre-tombe de la blondinette, la brune crut avoir affaire à un mauvais costume de zombie. Soit elle traversait une phase d’insomnie tout à fait probable suite au Jour de l’Unité, soit elle avait définitivement passé trop de temps à sortir la nuit et à boire pour oublier. Oublier tout, et notamment oublier de dormir. « Ouais, ça va. » L’air de la blonde ne lui inspirait guère l’envie de s’étendre sur son cas personnel. « Toi t’as une mine radieuse ! » lança t-elle avec malice et légèreté pour contrebalancer la morosité qui ne paraissait jamais très loin pour les rattraper. Bien sûr que c’était faux, mais au moins, la blague médiocre lui arracherait peut-être un sourire.

« Tiens, comme promis. » Du sac, elle extirpa un muffin au chocolat qu’elle tendit à la blonde. Même si elle n’avait pas faim, elle l’obligeait au moins par le geste à faire un effort – parce qu’elle était comme ça Delilah, toujours un brin maternelle avec n’importe qui. « On marche un peu ? » Pour se dégourdir les jambes, pour essayer de discuter, de désamorcer la tristesse perceptible dans ses yeux bleus troublés, plus assombris que dans sa mémoire. « Ca va mieux avec tes parents ? »  Elle n’allait pas forcément insister davantage sur le sujet, mais elle ne pouvait s’empêcher d’y revenir, ne serait-ce que par pure spontanéité. Louison avait deux parents sûrement naturellement inquiets et soucieux pour elle, ce qui n’était pas vraiment son cas à elle, son père plus occupé à ses propres affaires et à leur réputation qu’au bien-être de sa fille.



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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Dim 12 Mar - 23:15
horse to water
Pile à l’heure, voilà arriver la naturellement sublime jeune femme les mains occupées d’un petit sac en papier avec l’insigne de la célèbre enseigne de café tout droit venu de Seattle. Partager un petit goûter en compagnie de quelqu’un qui ne la jugerait pas pour un oui ou pour un autre lui semblait être une bonne option pour l’aider à aller de l’avant. Louison n’avait jamais refuser l’aide des autres, contrairement à ce que pouvait dire Dustin ou Olivia, d’ailleurs c’était pour cette raison qu’elle avait ignoré les coups de téléphone de la brune et qu’elle avait ravalé sa colère en ce qui concernait son ancien meilleur ami. En effet, ce dernier était passé en quelques temps à peine de frère de coeur à plus grande déception au monde. Aujourd’hui, après s’être réveillée seule dans son appartement après le jour de l’unité, elle avait enfin réalisé à quel point elle avait pu se tromper à leur sujet. Louison se sentait réellement conne en ce jour et c’était d’ailleurs ce qui l’avait poussé à venir ici, sûrement en quête d’un peu de réconfort. « Et encore, sans anti-cernes je suis encore mieux. » Un petit sourire avant de se lever pour lui faire face. Delilah n’était pas vraiment différente des souvenirs de cette nuits endiablée et maintenant qu’elle se tenait en face, elle confirmait qu’elle ne regrettait rien.

Après tout, elle avait le droit de se faire plaisir après tout le mal qu’elle se donnait à essayer de bien faire pour des gens qui se moquaient bien d’elle. « Cool, j’ai pas trop mangé exprès. » Les petits gâteaux avaient l’air plus que appétissant et bien qu’elle ne soit pas une goinfre elle était contente de pouvoir en manger un peu. Il fallait dire que depuis quelques temps, le grignotage était devenu sa spécialité, remplaçant même quelques repas de temps à autres. « Si tu veux. » Marcher ne pouvait pas lui faire du mal, au contraire surtout que le vent était un peu froid aujourd’hui. Comme pour prendre les devants, elle commença à marcher, s’assurant d’être suivit. Ses chaussures s’enfonçaient un peu à chaque pas, tandis qu’elle promenait son regard sur le bleu de l’eau.

La conversation aborda rapidement les sujets un peu plus sérieux, ce qui ne l’étonnait pas vraiment. D’ailleurs, elle trouvait cela assez logique et sympathique de la part de Delilah, surtout que contrairement aux autres elle donnait l’impression d’être sincère. « Euh oui, enfin ça peut aller... » Le mensonge était visible à des kilomètres, si bien qu’elle décida de la jouer un poil plus honnête ne serait-ce qu’avec elle même. « Ils s'inquiètent juste, je suis tout ce qu’ils ont maintenant. » Louison n’en voulait pas le moins du monde à ses parents de s'énerver contre elle, parce qu’elle savait que c’était uniquement parce qu’ils avaient peur de perdre leur deuxième enfant. Déjà que perdre leur fils devait être assez invivable comme ça.

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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Mer 15 Mar - 22:45
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Delilah esquissa un sourire chaleureux tandis que Louison s’appliquait à dévorer la pâtisserie tendue. Il n’y avait pas beaucoup de désavantages à travailler dans un Starbucks, et les invendus faisaient partie d’un lot de consolation plutôt plaisant – surtout après une dure journée. Au moins la blonde avait l’air de se régaler et de sourire un peu plus, ce qui était déjà une petite victoire aux yeux de la serveuse. « Tant mieux ! Ca m’évitera d’en manger pour deux. » Elle ne plaisantait qu’à moitié, la plupart des gourmandises qu’elle récupérait n’allant plus pour sa consommation personnelle à force d’avoir un peu trop abusé. Si ça pouvait faire le bonheur de quelques sans-domicile ou d’autres personnes bien plus en demande qu’elle, Del’ cédait volontiers ses contreparties alimentaires sans le moindre problème.

Son père désapprouvait tout particulièrement ce genre de comportements, inutilement généreux et naïvement bon. Donner sans aucun retour ne représentait pas d’intérêt véritable pour l’avocat, bien plus ancré dans la réalité terre à terre et cynique du monde réel – de son monde à lui. Si l’on voulait quelque chose, on devait se donner les moyens de l’obtenir sans avoir besoin des autres. Peut-être qu’il avait perdu une part de cette bonté qu’il avait du nécessairement lui transmettre lorsqu’elle était plus jeune ; ou peut-être qu’il continuait tout simplement à devenir cet homme de moins en moins familier, de plus en plus froid aux yeux de la brune. A entendre Louison évoquer ses liens familiaux, Delilah se surprit à regretter de ne pas avoir été davantage sermonnée par son paternel, qui avait privilégié le rationnel et le pragmatisme en faisant jouer de ses contacts pour faire en sorte que la vidéo de sa chère fille ne vienne pas entacher ses affaires. Pour le reste, la jeune femme pouvait bien assumer ses « erreurs », qui d’après lui, n’étaient que le résultat d’un manque évident de maturité. « C’est normal, c’est ta famille, ils tiennent à toi. » s’entendit-elle répondre à l’étudiante en cinéma comme pour la rassurer. Mieux valait qu’ils se fâchent plutôt qu’ils soient indifférents à son sort.

Un détail avait cependant retenu une partie de l’attention de la demoiselle, ou plus particulièrement une formulation, un choix précis dans les mots employés par McKenzie pour parler de l’inquiétude de ses parents. Tout ce qu’il leur restait, est-ce que ça voulait dire qu’elle avait eu des frères ou des sœurs à présent disparus ? Et pour quelle raison ? Depuis combien de temps ? Le sujet semblait miné et propice à effacer les maigres traces de joie qui s’étaient dessinées sur le visage de son interlocutrice, aussi Delilah recentra t-elle délibérément le sujet sur autre chose, pour éviter le pire. « Ils étaient au courant que tu … Bah, que tu sortais parfois avec des filles ? » Autant appeler un chat un chat. En effet, hors du fait d’avoir été filmée dans un lieu extérieur illégalement ouvert durant les heures de couvre-feu, c’était aussi leur sexualité qui se retrouvait placardée au sus de tous. Il n’aurait plus manqué que cela pour créer un climat chaotique chez elle, et la brune espérait que ce n’était pas le cas.

Delilah n’arrivait malgré tout pas à se retirer de la tête l’idée que Louison participait au Darwin’s Game, et encore moins qu’elle ait du traverser l’épreuve du Jour de l’Unité. Comment aborder la chose sans qu’elle se braque ? Ca paraissait trop tôt, difficile et déplacé pour quelqu’un qui la connaissait aussi peu, qui était si peu proche d’elle. Pourtant, parfois, se confier à un étranger était plus simple qu’à son plus fidèle ami. D’ailleurs, un de ceux de la jeune blonde ne manquait pas de faire débat dans son esprit en ce moment. « Si ça peut te rassurer, ton meilleur ami m’adore encore plus depuis la vidéo. » Dans sa voix et dans son sourire en coin, l’ironie était reine. « J’ai trouvé ça débile. Enfin je sais que c’est ton pote, et je respecte ça. » Elle n’attendait pas que son interlocutrice l’approuve, après tout si Dustin était respectueux envers Lou, c’était tout ce que Delilah pouvait souhaiter entre deux personnes qui se qualifiaient de meilleure amie. « Mais je te jure, si les gens pouvaient se mêler de leurs affaires … » Un soupir, trahissant sa consternation devant tant d’irrespect et de jugement, s’échappa de ses lèvres. « Ah, des fois j’aimerais bien recroiser le tocard à qui appartenait ce putain de téléphone. Ca réglerait pas mal de problèmes. » Elle aurait pu lui renverser son verre dessus ou tout simplement lui prendre son téléphone pour l’écraser d’un bon coup de talon. Débarrassée en quelques secondes, par une multitude de moyens potentiels, d’une tonne d’ennuis.



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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Dim 19 Mar - 21:15
horse to water
Pour la première fois depuis un moment, elle pouvait profiter d’une balade en extérieur avec une personne qui ne connaissait rien d’elle et surtout qui ne la jugeait pas. D’une certaine manière, la scène avait quelque chose de simple et naturelle qui la rendait secrètement nostalgique. Le temps où elle dévorait des gâteaux sur la plage en compagnie de son meilleur ami ou alors avec Oliva semblait révolu et bien qu’elle était incapable de prévoir l’avenir, elle doutait pouvoir recommencer un jour. Après tout, elle voyait bien que son sort et que sa vie n'intéressait plus ces derniers, alors inutile de croire que les choses allaient s’améliorer. « Je mange tout le temps pour deux. » Un petit sourire avant de croquer dans la petite pâtisserie riche en calorie, qui ne faisait pas peur à la blonde qui avait l’habitude de se dépenser à longueur de journée. Bien sûr, elle allait moins souvent à la salle en ce moment, mais cela ne l’empêchait pas de faire du sport dans son appartement pour garder une condition physique optimale au cas où les compétitions de boxe reprendront. Sa vie entière semblait s’être arrêté avec l’arrivé de ce jeu, réduisant tout ce qu’elle aimait à de simples souvenirs. Si un jour elle avait l’occasion de se trouver dans le créateur de cette chose, elle ne préférait même pas imaginer ce qu’elle lui ferait endurer pour lui faire payer sa misère.

« Oui, je sais bien. » Si ses parents n’étaient pas là, elle ne serait sans doute pas ressortie de chez après la vidéo et encore moins depuis le jour de l’unité. D’ailleurs, bien que cela l’attristait un peu, elle voyait bien qu’ils étaient les deux seules personnes à réellement s’inquiéter réellement pour elle -avec peut-être ce bon Jonah. Les messages pathétiques de Olivia l’avait très clairement agacés et au lieu de l’envoyer valser, elle s’était contentée de les ignorer. C’était trop facile de s’inquiéter quand le mal était fait après s’être comportée comme la pire des ingrates. Louison lui en voulait personnellement, tout comme elle en voulait à Dustin. Ils l’avaient abandonné, après tout ce qu’elle avait fais pour eux. Un acte qu’elle ne pardonnait pas du tout, surtout au lendemain de cette journée en enfer dans ces arènes. Même Revan qui était certes un sombre idiot, mais un partenaire dans le jeu l’avait tué sans la moindre hésitation, comme si elle ne valait rien.

La blonde était fatiguée qu’on la traite comme une merde, alors qu’elle essayait réellement de faire de son mieux pour rejoindre les deux bouts. Son équilibre mental était de plus en plus menacé et finalement la seule chose à laquelle elle pouvait s’accrocher c’était ses parents. Bien sûr, elle avait encore quelques personnes sympathiques dans son entourage, des personnes qu’elle savait pouvoir appeler si l’envie lui en prenait comme Jonah, Jill ou même visiblement Delilah. Seulement ce n’était pas aussi sécurisant que la chaleur de ses parents et particulièrement de son père. Louison bien qu’un peu rebelle dans l’âme avait toujours entretenu une relation exemplaire avec eux et savait qu’ils seront toujours là pour elle. D’ailleurs, ils avaient très bien accueillis d’apprendre qu’elle était bisexuelle, jugeant que c’était important d’être à l’aise avec sa sexualité, peu importe laquelle. « Oui, ils s’en fichent de ça par contre, du moment que je me sens bien. Et je crois que mon père il préfère. » Un petit sourire en se souvenant l’interrogatoire qu’avait subi son dernier copain, un des sportifs du club, de la part de son père dans le but de le dissuader. Bien que cela était un peu ridicule sur les bords, elle savait que c’était uniquement dans le but de la protéger -une chose qu’elle ne reprochera jamais à qui que ce soit, elle au moins.

Visiblement, Dustin n’était pas désagréable uniquement avec elle, mais aussi avec l’autre fille. Dans ses souvenirs, son ami n’avait jamais beaucoup apprécié cette dernière, mais elle trouvait cela surprenant même de sa part qu’il se permette encore aujourd’hui de lui faire des remarques. « Dustin fait sa vie sans moi, alors j’ai le droit de faire ce que je veux. » Si Delilah avait senti indispensable de justifier sa critique, elle en avait aucunement besoin. Ce n’était plus Louison qui allait prendre la défense du garçon dans ce genre de situation. Il ne lui avait pas envoyé un seul message depuis la dispute en salle de classe, pas même après sa mort en direct. Quelque part, une part d’elle aurait aimé le voir à son reveil dans la chambre pour la prendre dans ses bras quand elle s’était retrouvé en crise de panique dans son petit appartement, dans la plus grande des solitudes. Seulement, après sa mort, Louison s’était retrouvée seule avec ses larmes, comme si cela ne faisait absolument rien à personne.

Pour la première fois de sa vie, Louison le critiquait réellement directement, ce qui d’une manière lui faisait un peu de bien. Elle avait besoin de cracher son venin, besoin de sortir ce qu’elle avait sur le cœur depuis un moment. Si bien que même si Delilah parlait sûrement des gens en général en les accusant de commérage, elle visa très clairement ses amis -enfin ceux qui l’avaient été. « S’ils arrêtaient de critiquer les choix et les actions des autres au lieu d’essayer de les comprendre ça ferait du bien. » L’étudiante en cinéma avait toujours trouvé ce comportement extrêmement injuste de leur part, surtout que c’était bien facile de la part de personnes qui n’avaient jamais perdu quelqu’un de proche. Ils n’avaient pas à se plaindre son comportement protecteur et encore moins à juger son opinion sur ce jeu atroce. Seulement, ça encore ils ne le respectaient pas, n’écoutant qu’eux, comme des idiots se pensant invincibles.

Si Louison pestait contre ses amis d’hier, l’étudiante en cinéma elle espérait retrouver l’imbécile qui avait posté cette vidéo. Bien sûr, il était con et méritait sûrement de se faire sermonner, mais au fond cela importait très peu à la blonde. Après tout, sans cette vidéo, elle n’aurait pas vu le véritable visage de Olivia et encore moins remarqué à quel point Dustin était une personne sans cœur. « Au final je m’en fiche pas mal, j’ai pas à justifier avec qui je couche ou pas. Les gars, ils m’adressent à peine la parole et après ils viennent me le reprocher ou cracher sur ma gueule en screed. Qu’ils aillent se faire foutre s’ils sont aussi cons que ça. » Là encore, elle ne parlait que de ses anciens alliés qui l’avait trahis au moment où elle en avait le plus besoin, ce qu’elle avait réellement du mal à encaisser. En effet, au moment où elle aurait eu le plus besoin d’un câlin ou de paroles douces, elle devait se contenter d’une presque solitude, un peu plus lourde chaque jour.

Étrangement, alors qu’elle n’était absolument pas de nature à critiquer les autres, elle y trouvait une certaine libération. En effet, bien que Delilah n’allait sûrement pas tout comprendre, elle se sentait un peu plus légère d’en avoir parlé à voix haute. Ressasser était mauvais pour la santé, elle le savait très bien. Espérant ne pas avoir blasé la jeune femme, elle lui adressa un sourire. « C’est vrai, qu’est ce que ça peut nous faire ? C’était un bon moment, point. » Louison ne regrettait rien de cette nuit, qui lui avait apporté un sentiment de chaleur et de sécurité, chose dont elle avait terriblement besoin et elle espérait que cela soit la même pour Delilah. « Il est pas mauvais le muffin. » Elle termina le gâteau d’une bouchée, avant de ses tapoter les mains pour retirer le gras qui s’était installé sur le bout de ses doigts un peu rouge à cause du froid. Une fois propres, elle les glissa dans sa poche, tout en relevant un peu plus la tête vers l’horizon. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'elle avait bien pu faire pour se retrouver aussi bas et malgré tout ce qu'elle pouvait faire, elle ne voyait même pas comment cela pourrait s'améliorer.
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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Mar 4 Avr - 22:30
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feat. louison & delilah

Un certain poids se libéra de la culpabilité qui avait envahi partiellement l’inconscient de Delilah à la publication de la fameuse vidéo ; au moins, sa famille ne découvrait rien de plus problématique que l’illégalité des sorties de leur fille. Elle ne rajouterait aucun drame familial et c’était déjà une petite victoire en soi. La remarque quant au côté protecteur du père McKenzie arracha un sourire étonnamment silencieux à la brune. Elle comprenait sans vivre sa version de l’histoire. La plupart des gamins, adolescents, devenus finalement jeunes adultes enviaient la liberté et l’indépendance accordée aux gosses de riches. Fais ce que tu veux, fais ce qu’il te plaît, tant que ça ne nous met pas dans l’embarras. Tant que ça ne se sait pas. Son géniteur n’avait pas toujours été ainsi. Quand leur mère était encore là … Elle coupa court au remue-ménage intérieur qui commençait à occulter jusqu’à la voix de la boxeuse. Se focaliser sur elle était après tout la raison véritable de leur petit rendez-vous anodin.

Delilah sentait que sous toute cette couche de sujets badins et de plaisanteries légères, il y avait un magma bouillonnant de non-dits, d’amertumes, de plaies encore ouvertes qui peinaient à cicatriser. Chaque long silence les rouvrait, chaque mot, trop court, les refermait péniblement sans la débarrasser de la douleur continuelle. Curieusement, la jeune serveuse n’était pas vraiment perturbée par l’idée d’aborder des sujets qui auraient nécessité plus de confiance envers l’autre avec Louison. Ce n’était pas uniquement du au fait qu’elles avaient passé la nuit ensemble : il y avait autre chose, le sentiment sous-jacent que si elle pouvait bien parler à cœur ouvert à une fille, c’était à elle. « Mais évidemment ! Et après quoi, on va se laisser dicter ce qu’on doit faire de notre cul par quelqu’un d’autre ? » répondit-elle en écho aux propos véhéments de l’étudiante en septième art. Les gens s’étaient toujours permis de se juger, ce n’était ni nouveau ni étonnant. Elle ne tombait pas des nues en découvrant qu’avoir une vie nocturne faisait d’elle aux yeux de tout un tas d’inconnus une traînée ou une fille facile. Et ça ne l’avait jamais touchée. Sauf peut-être cette fois dans le Darwin’s Game où Dustin Ramirez avait dépassé les bornes. Inconsciemment, la brune n’aurait pas eu à s’en formaliser ; ils n’avaient aucun rapport amical, ils étaient tout juste deux connaissances de lycée. Mais même si ça lui écorchait la bouche de le dire à haute voix, elle se souvenait trop vivement de ses insultes et de la clarté froide avec laquelle il lui avait fait comprendre quel genre de personnes elle représentait à son avis pour que cela ne l’ait pas atteint.

Delilah n’avait pas forcément prévu que la discussion tourne aussi vite à l’acharnement sur le mexicain et sur tous les abrutis bien-pensants. Si cela pouvait faire en sorte que Louison se délivre un peu du poids qui lui pesait sûrement, la jeune barmaid prenait volontiers cette direction. Mais ce vidage de sac temporaire ne serait qu’une façade. Le vrai problème ne se déguisait pas sous les traits de son meilleur ami ou d’un téléphone portable voyeur. « Si ça peut te rassurer, je pense que c’est le fait que t’aies couché avec moi qui joue en ta défaveur. » constata avec un sourire en coin peu amusé la jeune Powell. Quant à savoir si l’une ou l’autre regrettaient ce qui avait eu lieu … Lou avait parlé, et son interlocutrice la suivit sans vraiment hésiter ni se tromper, confiante en ses intuitions et en son impulsivité naturelle qui la faisait souvent vivre sans regrets. « Je suis d’accord avec toi. »

Ses mains glissées dans ses poches s’agitèrent, à la recherche d’une nouvelle cigarette. La menthe ou le tabac manquaient à ses poumons, à moins que ce ne fut simplement pour cacher l’ombre de tension qui habitait ses yeux bleus et fourmillait jusque dans ses phalanges. Lorsqu’elle dénicha enfin son trésor, elle s’arrêta une seconde à peine pour faire éclater la minuscule flammèche du briquet et faire grésiller la nicotine, une brève vague de fumée blanche s’échappant de son souffle alors qu’elle reprenait la conversation. « Y a quand même plus grave dans le monde en plus. Genre, je sais pas moi, un jeu de tarés où les gens sont obligés de s’entre-tuer pour s’en sortir ? Les attentats qui ont lieu à cause de ce même truc de merde ? Ca, ça choque personne. » Sa voix s’était emportée, suivant le diapason du tambour qui agitait son cœur. Repenser au Lee’s Unleaded Blues, l’évoquer, c’était peut-être un peu trop gros pour pousser Louison à parler de sa propre plaie. Peut-être qu’elle ne serait même pas capable d’en parler, peut-être qu'elle se trahirait d'elle-même. Elle recracha à nouveau quelques volutes grisâtres avec humeur. « Bientôt ça sera presque normal de retrouver ses potes inscrits au Darwin’s Game. » Cadeau de la majorité, fardeau d’une vie d’adulte qui commence : l’âge tant sacré des dix-huit printemps serait, dans un futur cynique, celui où on prendrait les armes pour la première fois.



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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Jeu 6 Avr - 21:56
horse to water

En coeur, elles lâchèrent un sourire en jouant les rebelles de la société qui refusaient de se faire dicter leur vie. Elles étaient parfaitement libre de faire ce qu’elles voulaient de leurs corps et fut un temps c’était même Dustin le premier à défendre une liberté des femmes totale. Il n’y avait aucune raison qu’elles soient vu comme des putes, alors qu’elles se comportaient comme la majorité des hommes. Ce monde était peut-être en train de s’écrouler et pourtant certaine injustice y existaient toujours, seulement il était sûrement trop tard pour les combattre -après tout, on ne pouvait pas être sur tous les fronts. Puis au final, ce n’était pas le fait que des milliers de personnes aient pu voir cet vidéo qui la dérangeait réellement, mais plutôt le fait d’avoir pu décevoir ses parents ou ses amis, bien qu’elle n’était pas vraiment sûre de savoir pourquoi ils étaient vexés au juste. Ses amis l’avaient jugés, alors que c’étaient eux qui l’avait écarté de leur vie, comme si elle ne comptait plus. Louison avait perdu ses repères, ses bouées de sauvetage qui lui avaient toujours permis de rejoindre le rivage, si bien qu’elle dérivait seule dans l’inconnu. Pourtant, il se trouvait que certaines personnes, sûrement aussi paumée qu’elle se présente, même pour un temps éphémère pour souffler un peu, comme Delilah dans ce bar et encore aujourd’hui.

Elle pourrait céder à la tentation et cracher sur la gueule de Dustin, mais ce n’était pas vraiment dans son caractère de descendre les gens, encore moins ceux avec qui elle avait tant partagé. Alors oui, elle lui en voulait terriblement et n’était même pas certaine de pouvoir le pardonner un jour, mais ça ne changeait rien à tous les bons moments et à l’opinion qu’elle avait de lui avant. Le critiquer ne serait finalement que déchirer en morceaux cette amitié qui même aujourd’hui restait cher à son coeur. Louison aurait aimé pouvoir compter sur eux dans les moments durs, mais elle avait dû s’en passer. Seulement, pour rester la tête hors de l’eau et ne pas sombrer, elle s’était résignée à accepter l’aide venant des autres, sachant mieux que personne que la solitude n’amenait malheureusement rien de bon. Ce n’était pas parce qu’elle devait se passer d’eux qu’elle était obligée de rester seule et elle était plus que satisfaite de pouvoir faire un tour avec la jeune étudiante en droit.

Alors que ses yeux se promenaient sur l’horizon, se plissant légèrement à cause du vent, la conversation se porta doucement sur le jeu. Elle ne pouvait pas en vouloir à Delilah d’en parler, après tout il était devenu omniprésent dans ce monde et occupait presque toutes les conversations et esprits depuis maintenant plus d’un an. Tout le monde y jouait et il était presque plus rare de rencontrer des non-joueurs que l’inverse. D’ailleurs, elle était parfaitement conscience des chances que la jeune femme aussi soit une joueuse et que cette rencontre n’ait rien d’un hasard, mais elle préférait simplement ne pas y penser. « Ouais… Presque normal... » Un murmure presque fatidique, avant de se perdre un peu dans ses pensées, visualisant les visages de tous ses gens qu’elle avait pu croiser sur son chemin et qui mettaient leur vie en danger, comme si ça n’avait aucune importance, comme si c’était un jeu. Elle avait déjà perdu beaucoup trop de gens depuis le début et elle savait que ce n’était que le début de la fin. Louison le savait, elle en fera d’autre des enterrements, jusqu’à ce que ce soit elle qui se retrouve six pieds sous terre. « Mon frère est mort à cause du jeu, j’aime pas trop en parler... » Un confidence pour dévier la conversation, espérant ne pas avoir à parler trop longtemps de ce jeu qui lui dévorait peu à peu son âme.

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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Mar 21 Nov - 19:45
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Elles déambulaient et leur discussion, aussi futile et un brin clichée pouvait-elle être, leur faisait plus de bien qu’elles ne l’admettraient. Il y en avait assez de ces comptes à rendre, assez de ces attentes non-formulées auxquelles il fallait obligatoirement répondre pour être acceptable, pour ne pas déplaire. Un meilleur ami n’était-il pas là pour soutenir, peu importait les erreurs commises ? N’était-il pas là pour être tolérant et accepter ses choix ? Au final, Dustin se montrait bien plus fermé d’esprit qu’il ne le prétendait et si Delilah se sentait peu concernée par cette étroitesse d’esprit, Lou, elle avait tous les droits de crier à l’injustice.

Vider leur sac était reposant, pour autant la jeune McKenzie possédait un sens fort de la loyauté au point qu’elle retenait les coups sur son camarade. Elle ne le descendrait pas plus bas que terre même si son inconscient réclamait un peu de méchanceté pour apaiser les blessures que Ramirez avait laissé après son passage. Del’ accepta son silence et son envie de s’arrêter là, continua de marcher simplement aux côtés de la blonde sans en rajouter. Il n’y avait pas de camp à choisir, seulement du temps à donner au mexicain pour qu’il comprenne qu’il avait sûrement dépassé les bornes et que des excuses envers la boxeuse seraient de mise pour la prochaine fois.

En fouillant dans le regard de la petite demoiselle, la brune sentait en arrière-plan quelque chose d’implicite, une imperfection masquée grossièrement, une contrariété fraîchement enfouie que des gâteaux et quelques paroles réconfortantes ne suffiraient pas à amoindrir. Si la joueuse pensait qu’elle avait pu être un remède efficace pour distraire Louison, elle allait vite comprendre qu’il fallait bien plus qu’une entrevue pour changer les idées obscurcies de cette dernière.

La confession tomba brutalement – de toute manière, il n’y avait pas de façon douce d’annoncer la chose. Elle avait perdu quelqu’un dans ce jeu, à cause de ce jeu ; et pourtant elle y était bel et bien, ce qui rendait le tout encore plus incompréhensible. « Merde. » cracha spontanément la danseuse dans un nuage de fumée, portant une main à ses lèvres puis dans ses cheveux pour chasser la sensation poisseuse d’avoir mis les deux pieds dans le plat sans aucune délicatesse. « J’suis désolée, je savais pas. » Ses sincères condoléances ne changeraient rien à l’état de ce garçon dont elle ne savait rien, et elle n’avait aucunement envie de faire naître des larmes aux coins des yeux déjà trop tristes de la jeune fille.

Pourtant, tout ça tourbillonnait en elle. Trop de détails qui comptaient, trop d’informations qui ensemble donnaient un puzzle erroné. Delilah avait besoin d’en savoir plus, non pas pour assouvir sa curiosité mais parce qu’elle souhaitait sincèrement comprendre les motivations d’une fille qui méritait tout sauf de vivre une tragédie de plus à cause de ce jeu de merde. Elle avait envie de l’aider, elle avait envie d’être une sorte de coup de pouce discret qui pourrait la faire s’extirper de la morosité dans laquelle elle semblait s’être engluée. Et pour la jeune femme, tendre sa main vers elle passait par un minimum de franchise, quitte à courir le risque d’aller trop loin et de vexer la blonde qui pouvait la trouver étonnamment culottée et intrusive. « Louison, tu – » Elle reprit une longue taffe nerveusement avant de s’arrêter de marcher pour regarder la blonde droit dans les yeux aussi bleus que les siens. « Je joue au Darwin’s Game. Je suis dessus. » Ca venait comme un cheveu dans la soupe, certes. Peut-être que Lou saurait lire entre les lignes. « Si tu veux me dire quelque chose, tu peux. » Un passant les croisa, obligeant la brune à se taire pendant un temps court avant de poursuivre. « Si tu veux rien me dire … Tu peux aussi. Je respecte ton choix, ok ? On se doit rien, en fait. J’ai rien contre toi, et je suis même sûre qu’on pourrait bien s’entendre. » Là-dessus aussi, elle n’avait pas envie de mentir. Ce n’était pas des querelles de lycéennes qui devaient entériner quoi que ce soit entre elles. « Après tout, les temps sont pas faciles, autant avoir des amis pour être dans la même merde. » Delilah tenta une esquisse de sourire réconfortant qui n’était pas aussi mal qu’elle aurait pu l’imaginer – elle avait plus de talent pour remonter le moral des gens que pour régler ses propres soucis.



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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Mar 21 Nov - 23:23
horse to water

La marche aidait a gérer un peu plus les émotions qui se bousculaient dans sa tête, alors qu’elle abordait le sujet de son frère. Parler de lui était toujours aussi douloureux et si elle ne pouvait pas perdre son regard sur l’horizon du lac, elle aurait certainement du mal à canaliser sa tristesse. Sa voix se serrait naturellement, alors que l’autre s’excusait déjà d’avoir misé sur le mauvais cheval pour faire la conversation. Néanmoins, Louison ne pouvait pas lui en vouloir, après tout elle ne pouvait pas savoir et n’avait sûrement pas fait exprès de parler de ce jeu maudit. « Tu ne pouvais pas savoir, ce n’est pas grave. » Après tout ce qu’elle avait traversé pour en arriver là, une conversation difficile n’était qu’un détail parmis tant d’autres et elle n’en tiendra aucunement rigueur à la jeune femme. Principalement parce que parler à quelqu’un lui faisait réellement du bien, après s’être réveillée seule dans sa chambre, devant un ordinateur qui lui avait encore une fois retirer une vie.

Seulement, alors qu’elle s'apprêtait à changer de sujet pour passer à autre chose, une sorte de revirement de situation s’opéra dans l’ombre. Louison ne mit pas longtemps à comprendre que Delilah n’était pas si innocente que ça et la suite le confirma assez rapidement. Un nom de plus s’ajouta à celui des joueurs et par conséquents de futurs victimes de ce jeu. « Ah... » Ce n’était pas réellement de la surprise, après tout la majorité de la ville jouait à ce jeu sordide, mais plutôt une sorte de déception. Louison s’était imaginé quelque part que cet intérêt pour elle n’avait pour une fois rien a voir avec Mythos, mais malheureusement une fois de plus ce jeu l’avait traqué.

Si la brune jouait les innocentes qui se trouvait ici par hasard, Louison savait pertinemment que si elle se voyait aujourd’hui sur le bord du lac, c’était principalement parce qu’elle avait du la voir dans l’arène pendant les matchs. Bien qu’un peu déçue par la tournure des événements, la boxeuse resta très calme, se disant que malgré son côté maladroit, elle restait finalement la seule personne qui semblait réellement s’inquiéter pour elle au lendemain de ce traumatisme. « Delilah, je ne suis pas conne, je sais très bien de quoi tu veux parler. » Un long soupire souligna cette phrase, avant qu’elle ne s’arrête face à la mer, fixant les yeux clairs de la danseuse.

« J’ai perdu, je suis morte encore une fois et oui, j’ai perdu pas mal de vie depuis la dernière fois que tu as vu mes côtes. Mais, tu veux que je dise quoi de plus ? Que je ne vais pas très bien ? » Depuis les baisers de l’autre, ses vies ne cessaient de descendre et la mort se rapprochait à grand pas. Le destin se scellait déjà et tout cela n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne passe de l’autre côté. « Je pense que tu connais déjà la réponse. » Fatidique conclusion, qui confirmait son mal être intérieur, en espérant que Delilah, contrairement aux autres voyait les choses du même point de vue qu’elle -parce que Louison était trop fatiguée pour se justifier.

« Ce n’est pas ta faute, te sens pas obligé de faire tout ça. On a couché ensemble, c’était cool, mais tu ne me dois rien. » Certes, le geste pouvait se montrer sympathique, mais la méfiance de la blonde la poussait à mettre des barrières, comme se protéger. A force de voir ses propres amis la pointer du doigt, elle ne savait même plus en quoi croire et n’était même pas certaine de savoir réellement ce que voulait dire, être une amie. Peut-être que les autres avaient raison, peut-être qu’elle était devenue toxique à force de jouer à ce jeu et que finalement, elle déraillait complètement. D’ailleurs, quand elle repensait à la journée de l’unité, elle ne pouvait s’empêcher de se dégouter elle-même. « Et sans vouloir être méchante, après ce que tu as vu, pourquoi tu voudrais de moi en amie ? » L’incompréhension et la prudence régnait, alors qu’elle glissait ses mains gelées dans ses poches pour les réchauffer.

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Dernière édition par Louison McKenzie le Mar 28 Nov - 19:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Mar 28 Nov - 19:36
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La brune aurait préféré ne pas saisir au vol cette lueur de déception dans le regard de la jeune femme. Elle s’était apparemment attendue à autre chose de sa part – signe que certaines personnes l’estimaient plus maline qu’elle ne l’était pour ne pas s’inscrire à un jeu aussi mortel que celui-ci.

Mais ce n’était que retarder l’échéance à lui cacher qu’elle ne participait pas elle aussi à cette vaste mascarade. Dustin, Louison, elle, et tant d’autres. Tous à leur façon, ils alimentaient un process – lequel restait un mystère sans nom – qui les menait droit dans leur tombe. Des événements comme ceux qu’avait vécu McKenzie accéléraient fortement le cours des choses, Del’ le soupçonnait très fortement. Après les combats forcés pour sa survie qu’elle avait du mener, n’importe quel joueur en serait ressorti plus fragilisé, plus proche du précipice qui bordait la frontière entre réalité et folie.

Alors même si ça n’avançait sûrement à rien d’en parler, c’était la seule chose qui leur restait pour exorciser cette douleur, ces très mauvais souvenirs. Si elle voulait peut-être faire tous sauf en parler, si elle désirait de fait s’échapper des cauchemars vivaces du JDU, elle se retrouvait dans une position désagréable. Ce n’était ni de la pitié, ni de la miséricorde dans le regard et la voix de la serveuse, mais plutôt de l’attention et de l’écoute réelles. Il aurait été vain de vouloir imaginer et comprendre ce qui s’était passé pour la boxeuse, qui en avait sûrement plus qu’assez de la compassion surannée des autres. Qu’est-ce qu’ils en savaient ? « Non, tu me dis ce que tu veux en fait. » répondit le plus platement du monde la demoiselle, la cigarette à demi-consumée coincée dans sa main pendant quelques secondes avant que celle-ci ne retourna entre ses lèvres, piégée pour un instant.

Louison voulait passer outre les banalités, c’était donc ce qu’elles feraient. « T’es pas conne, certes, et moi je suis pas aveugle, Louison, je me doute bien que ça ne peut pas aller. Personne n’est prêt mentalement pour ça. » Triste réalité qui n’était vivable que pour les psychopathes et les grands malades, parfaitement inconscients du risque encouru.

Un sourire fleurit sur sa bouche, légèrement amusée par l’idée d’être redevable d’une histoire d’un soir. Delilah avait souvent entendu ou vu le contraire se produire, mais ça ne l’étonnait absolument pas de la part de la blonde de se montrer aussi assoiffée d’indépendance. Comme si elle avait un besoin vital de montrer qu’elle pouvait tout gérer seule. « C’est pas comme ça que je vois les choses. » Un crachat de fumée dans l’air avant qu’elle ne reprenne son explication. « Je pense juste que n’importe qui à ta place a besoin qu’on s’inquiète pour lui un minimum. » Delilah n’aurait pas souhaité un tel avenir et ce même à son pire ennemi. Vivre le Jour de l’Unité ressemblait au genre d’épreuve qu’on ne traversait pas sans conserver des stigmates plus ou moins profonds.

Quant à la possibilité de mépriser quelqu’un pour son jeu sur le Darwin’s Game, l’américaine haussait clairement les sourcils d’incompréhension. « Je t’apprends rien mais si je suis encore envie sur ce jeu, c’est que je ne suis pas toute blanche. » Elle n’en était pas à être capable de dire à voix intelligible qu’elle avait tué d’autres joueurs pour se préserver, mais c’était malgré tout ce qu’elle tentait de lui faire comprendre à travers les lignes doucement floues de son discours pour lui remonter le moral. « Qui je serais pour te juger ? Tu n’avais pas le choix, c’était eux ou toi. Je sais même pas ce que j’aurais fait si j’avais été dans cette arène. » Au moins, elle ne manquait pas de franchise sur ce point.

« Et puis t’es quand même une fille sympa, sous tes airs rebelles. » Là encore, la tentative de dérider un peu Louison et d’essayer de ne pas rendre l’atmosphère plus lourde et asphyxiante qu’elle ne pouvait l’être était ce qu’elle était. Mais Delilah éprouvait le sentiment que c’était ce qui fallait à Louison pour ne pas défaillir complètement – la détresse dans ses yeux bleus était difficile à distinguer mais d’autant plus pénible à ignorer.



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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Mar 28 Nov - 21:17
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Pour une fois, Louison se retrouvait face à quelqu’un qui semblait partager son avis sur le jeu ou qui du moins, tentait un minimum de comprendre ce qu’elle pouvait ressentir. L’année passée sonnait comme la pire de sa vie et si elle le pouvait, elle n’hésiterait pas à tout rembobiner et ne jamais cliquer sur ce lien débile. En entrant dans le jeu, elle s’était construite sa propre prison, où son âme pourrissait avant de finalement rejoindre le néant. Parce que oui, en devenant joueur, on acceptait quelque part de signer pour une mort certaine ou au moins à une folie latente. Certains joueurs s’amusaient à dire qu’on devait bien mourir de quelque chose, mais elle ne comprenait pas réellement comment on pouvait rire d’une addiction aussi dangereuse, tant pour l’esprit que pour le corps. Louison n’était certes pas encore morte, mais la folie commençait déjà à dévorer une partie d’elle, si bien qu’elle commençait à confondre le vrai du faux. Mythos n'appartient plus seulement au jeu et quand elle se regardait dans le miroir le matin, elle peinait à se reconnaître.

Comme le disait si bien la cheerleader, personne n’était prêt pour ce genre de choses et bien qu’elle serait parfaitement incapable de mettre le doigt sur ce qui l’avait fait basculer, elle savait que cela ne se résumait pas seulement à moment précis. « Ce tournoi n’est qu’un détail. » Elle aimerait pouvoir dire que ce tournoi à mort était la cause de tous ses mots, que ces amis ou son frère n’y étaient pour rien, mais ça serait se mentir à soi-même, ce qui n’était pas réellement dans la nature de la blonde. L'enchaînement maudit qui frappait sa vie ressemblait de plus en plus à l’enfer, et il n’était pas rare les fois où elle imaginait y mettre un terme une bonne fois pour toute. « Je déteste profondément ce jeu, même si j’arrive à comprendre pourquoi il a tant de succès. »  Sa haine ne la poussait pas à la stupidité ou à l’aveuglement et malgré ce que ses amis lui reprochaient, elle restait incroyablement compréhensive face à la popularité de ce jeu.

Elle le savait, le succès de Darwin’s Game était le bilan d’une société bien triste que l’histoire avait construit brique après brique, conduisant les hommes au plus grand fléau la solitude. Sur cette terre surpeuplée, tout le monde cherchait sa place et parfois la réalité était trop dure pour être accepté. Le jeu prenait alors place dans ce doute et cet ennui du quotidien, la marque de fabrique du XXIème siècle. Seulement, quand était-il réellement ? Ce jeu n’apportait pas réellement plus de réponses. La plupart des joueurs se mêlaient à une foule d’autres, sans jamais obtenir une forme de reconnaissance. Peu étaient les joueurs qui marquait cette épopée virtuelle -d’ailleurs, celle qu’elle venait sûrement de gagner, elle la laisserait bien à quelqu’un d’autre pour cela. Parce que la blonde n’avait pas besoin de ce jeu pour savoir ce qu’elle était et ce qu’elle voulait, dû moins ce qu’elle aurait voulu être si le monde n’allait pas à sa perte. « J’ai l’impression que les autres ne réalisent pas ce qu’on est en train de perdre. Je ne parle même pas seulement des gens qui meurent chaque jours, mais aussi de notre liberté et de notre bonheur. » La triste réalité se trouvait là, en voulant voir si l’herbe était plus verte ailleurs, les humains en avait oublié ce que leur monde avait de meilleur, détruisant doucement ce qui rendait l’humanité puissante et radieuse.

McKenzie n’avait jamais été une personne particulièrement optimiste, néanmoins sa mémoire ne lui faisait pas défaut et elle se souvenait d’avant. De cette vie où elle travaillait sur des projets de cinéma passionnant avec des gens extraordinaires, de ces soirées tranquilles à jouer à des jeux de sociétés avec une bonne bière ou simplement de tous ces étés sur la côtes ouest en compagnie de son frère de coeur pour faire tous les bons festivals de musique. Une époque révolue, qui ne verra sûrement plus jamais le jour, sauf dans ses plus beaux rêves -du moins si elle arrive à jour à retrouver des rêves dans son lit. « Je pourrais comprendre que ceux qui avait des vies nulles s’en servent pour se sentir exister, mais pourquoi les autres aussi ? Dustin était le gars le plus sympa que j’ai pu rencontrer dans ma vie et il semblait toujours incroyablement heureux. Pourquoi il veut tant jouer ? Et pourquoi il me repousse autant ? » L'incompréhension envers ses proches était réelle et bien qu’elle essayait encore de les préserver, elle savait qu’ils n’y étaient pas pour rien dans son désespoir. Si elle ressentait le besoin de parler de son ancien meilleur à la brune, c’était qu’il jouait définitivement un rôle important dans ce bordel indescriptible qui ravageait son cerveau à chaque instant.

Parler, bien qu’un poil libérateur n’avait rien de simple et pour dire vrai, Louison n’avait pas la moindre idée de par quoi commencer. Ses nerfs se trouvaient mis à rude épreuve et pour se calmer, elle devait régulièrement se défouler contre un sac de sable ou contre ces mobs de pixels que l’autre monde leur proposait. Sa vie avait perdu tout son sens et alors qu’elle essayait simplement de rester ce qu’elle avait toujours été, on la repoussait plus fort que jamais. « Une fois, ils ont dis que j’étais égoïste en disant aux autres de ne pas jouer alors que moi je le fais, mais ils arrivent pas comprendre que ce n’était pas mon choix. Que si je dis ça, c’est uniquement pour leur bien. » Parfois, la blonde se sentait comme nageant à contre courant dans un océan déchaîné, submergée par la froideur et la noirceur de l’humanité. Ce jeu faisait sortir le pire de chacun, anéantissant peu à peu le meilleur. Chaque choix menait vers un autre, comme une suite logique de l'algorithme poussant chaque être un peu plus loin dans ces retranchements.

Seulement, après tout ce temps à batailler dans le vie, la blonde se lassait de chercher du sens à tout ça et baissait peu à peu les bras. Le monde ne rimait plus à rien et même si Delilah lui tendait une main chaleureuse, elle n’était même plus certaine d’en valoir la peine. « Ca me fatigue, je fais de mon mieux pour aider et essayer de garder les autres en vie pour ne pas avoir a les perdre, mais ça foire à tout les coups. Peut-être qu’ils ont raison, que finalement ils sont meilleurs à ce jeu que moi. » A force de se comporter comme une battante, elle avait peut-être fini par se persuader d’en être réellement une. Seulement elle n’était peut-être pas tout ça et la preuve était qu’elle s’était tout de même fait pulvériser dans cette arène, face à ce joueur stupide qui avait été autrefois dans ses rangs.

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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Mer 29 Nov - 21:51
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Un détail. Delilah en était à se demander si les deux jeunes femmes possédaient la même définition de ce terme mais elle n’osa interrompre Louison, soupçonnant d’avoir déclenché quelque chose de suffisamment important pour qu’enfin les réponses ne soient plus fermées. Elle l’écoutait, simplement motivée par la pensée que si elle n’était pas encore capable de comprendre tout ce que lui donnait Lou, elle pouvait au moins se sentir utile à libérer sa parole.

Les morceaux s’assembleraient d’eux-même à un moment ou à un autre, du moins la jeune femme l’espérait. Au-delà de la perception du Darwin’s Game par la boxeuse, c’était son sentiment de désillusion total qui se lisait en transparence de ses mots. Et peut-être la blonde était-elle un peu trop utopiste, persuadée qu’un idéal pouvait encore exister et qu’il y avait encore moyen d’expliquer tout ce qui avait amené à la naissance d’un jeu où se tuer était la règle. Pire encore, qu’il y avait nécessairement une logique derrière ces inscriptions en masse. Les gens ne pouvaient être à ce point ennuyés, dépressifs ou curieusement malsains. Il devait y avoir autre chose – ou peut-être pas. Et s’il existait un niveau encore plus insupportable à cette réflexion, c’était celui où l’on réalisait que son meilleur ami faisait partie intégrante de ces fous furieux qui avaient rejoint la danse. Elle était là, la douleur de Louison, dans l’incompréhension du geste désespéré d’un ami, dans l’impuissance de le tirer du mauvais pas qu’il avait exécuté seul. « Concernant Dustin … Je vais pas pouvoir t’éclairer, tu t’en doutes. » Les fossettes légèrement désabusées et amusées qui se creusèrent discrètement dans ses joues trahirent l’ironie de la chose. La brune reprit avec un peu plus de recul et de réflexion, non sans avoir le sentiment de débiter des lieux communs qui n’avançaient pas grand-chose. « Il y a peut-être des raisons qu’il vaut mieux ne pas savoir. Et puis est-ce que ça changerait quelque chose au bout du compte ? » Delilah avait bien rejoint ce délire en étant complètement ivre, aucune justification ne pouvait enjoliver les faits et à vrai dire, ce n’était pas un argumentaire en béton qui la sauverait d’une mort idiote dans la version alternative de Chicago. Ce qui était fait … était tristement et irrémédiablement fait.

Son regard s’attarda durant un moment certain sur la chevelure de l’étudiante en cinéma. « Tu peux pas protéger et gérer la vie de tout le monde, tu sais ? » finit-elle par se risquer à objecter avec douceur mais pragmatisme. Contrôler l’existence de son entourage était déjà bien assez complexe comme ça, alors dans un monde parallèle la tâche relevait de la mission impossible. Il aurait fallu être connecté vingt-quatre heures sur vingt-quatre, passer son temps à fliquer les allées et venues des joueurs connus, pouvoir s’assurer que chacun était apte à jouer sans trouver la mort tous les trois mètres. Une source de frustration et d’anxiété immense qui n’avait pas franchement sa place vu l’angoisse relative que procurait la gestion de sa propre vie sur le DG. « Et puis il faudrait carrément connaître un des développeurs du jeu pour parvenir à sauver tous ceux que tu connais qui sont avec toi dans ce jeu. » Autant dire qu’elles pouvaient rêver.

Dustin, tout comme ces mystérieux « autres » qui semblaient avoir contrarié Louison, ne trouvaient pas vraiment grâce aux yeux de la brune. Elle n’ignorait pas qu’elle n’avait là qu’une seule version des faits, mais elle mieux que d’autres pouvait concevoir et même s’identifier aux déceptions de la blonde. C’était celles qu’elle aurait pu ressentir en d’autres circonstances. Pourtant il ne fallait pas s’apitoyer ni l’encourager à s’enfoncer dans cette drôle de spirale macabre. Non, Lou avait besoin qu’on lui redresse le menton et qu’on l’épaule. « Sérieusement … on s’en fout d’être le meilleur. Le seul vrai but c’est de pouvoir survivre jusqu’à ce qu’il y ait un moyen de faire péter ce jeu, ou en tout cas d’en réchapper vivant une bonne fois pour toutes. » Delilah délesta des dernières bouffées de nicotine mentholée sa cigarette avant d’envoyer paître celle-ci sous le talon de sa chaussure et de reprendre, les yeux posés sur Louison. « Perds pas espoir, ok ? Tes amis sont sans doute bêtes – on l’est tous, parfois – mais ils finiront par comprendre qu’ils se sont trompés. » Elle occulta la partie où cette happy end n’avait pas lieu et où lassée de défendre son opinion, chaque partie finirait par s’éloigner l’une de l’autre. Louison ne pouvait pas attirer à elle des personnes foncièrement mauvaises ou toxiques, et sa brouille avec Dustin serait très sûrement passagère si le jeune homme mettait un peu son orgueil de côté cinq minutes.



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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Jeu 30 Nov - 16:21
horse to water

Parler pour se délester d’un poids. Une option qu’elle avait très rarement choisi, sauf quelquefois en compagnie de Jonah, certainement son plus grand soutien moral aujourd’hui -malgré le fait qu’il ne comprenait certainement pas un quart de ce qu’elle pouvait lui raconter. Louison et son partenaire de jeu ne possédaient clairement pas la même sensibilité face au monde qui les entoure, et bien qu’ils soient très proches, une sorte d’incompréhension restera certainement toujours présente entre eux. Delilah et elle ne se fréquentaient certes pas depuis longtemps, mais la blonde savait déjà que cette dernière avait plus de chance de comprendre un peu ce qui se passait de son esprit -si bien que Louison se laissa aller à quelques confidences déconstruites. « Je ne peux pas non plus rester simple spectatrice, si je me suis inscrit dans ce jeu, c’était pour essayer d’aider... » Si le sauvetage de son grand frère s’était avéré parfaitement foireux, elle espérait encore au fond d’elle de ne pas avoir a enterrer d’autres proches et d’autres souvenirs joyeux de son passé. La force de la blonde venait de ce pourquoi elle se battait, si elle perdait tout, à quoi bon continuer le combat ? Tout feu finit par s’éteindre si on ne l’attise pas.

Le message presque optimiste de l’étudiante en droit trouva un écho dans l’esprit de la blonde, qui la stoppa dans sa marche. Fut un temps, elle aurait sûrement tenu le même genre de discour face à une fille comme elle, et pourtant aujourd’hui, elle trouvait tout cela bien dérisoire. Louison plus que jamais se retrouvait perdu dans une sorte de noirceur épaisse qui la noyait chaque jour un peu plus. Quelque chose sonnait faux en elle, comme si elle avait égaré son essence propre quelque part. Une douleur l’habitait et face à ce constat, elle se retrouvait désemparé. Ses yeux, perdus dans l’horizon, s’humidifièrent doucement, tandis qu’elle prit une grande respiration pour essayer de garder le contrôle. « Tout devient trouble. » Au delà de sa vue, c’était le monde tout entier qui se troublait chaque jour un peu plus l’étudiante en cinéma et pour la première fois, elle essayait réellement de mettre des mots sur ce qu’elle traversait.

« Parfois je n’arrive pas à savoir si je suis dans le jeu ou pas. Quand je me regarde dans le miroir, je ne me reconnais pas… Je ne sais même plus qui je suis. » Égarées entre la réalité et le faux, Mythos et Louison devaient cohabiter, mélangeant deux mondes qui devraient rester distincts. Accablée, elle se recoiffant maladroitement, comme pour cacher sa vulnérabilité certaine, comme pour essayer malgré tout de garder son image de femme forte face à Delilah. « Avant, j’étais une ado comme les autres, qui aimait faire la fête, rigoler et passer du bon temps loin des grandes responsabilités. Aujourd’hui, je suis juste… Je ne sais même pas ce que je suis, quelqu’un de chiant je suppose. » Un rire nerveux s’échappa d’elle, comme pour ponctuer l'ironie de cette phrase. Louison était peut-être déjà morte d’une certaine manière, une idée qu’elle ne pouvait pas supporter un seul instant. La colère et la tristesse lui serraient la gorge, tandis qu’elle tournait déjà le dos à la brune, honteuse de ces émotions qui faisaient surface toutes en même temps.

Le doute l’occupait à chaque instant de sa vie et elle ne voyait même plus comment elle pouvait remonter à la surface pour ne pas sombrer -d’ailleurs, était-ce d’ailleurs réellement souhaitable. A quoi ressemblera cette fille qui sortira gagnante après cette bataille interne ? Avait-elle réellement envie de la connaître ? Un tas de questions sans réponse qui lui donnait l’envie de vomir presque tous les jours, alors qu’elle continuait de faire semblant devant les autres. « J’ai peur de mourir, comme tout le monde, mais je crois que je préfère encore ça que perdre la tête. Un jour je finirais par faire une erreur et à ce moment là, il sera trop tard. » Depuis son premier jour dans le jeu, Louison ne redoutait qu’une seule chose, le jour où elle perdrait le contrôle et aujourd’hui plus que jamais, elle s’en sentait incroyablement proche.


D’un geste presque enfantin, elle se frotta un peu les yeux, en fixant ses chaussures, incroyablement fatiguée. Louison avait peut-être finalement fait son temps et l’heure de se retirer venait peut-être. « Malgré tout ce que je reproche aux autres, c’est envers moi-même que je suis le plus en colère. Enfin… Je crois... » Elle ne savait plus où elle en était et encore moins combien de temps elle allait encore pouvoir continuer ainsi.
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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Jeu 7 Déc - 22:55
You’ve got a fire in your eyes I’ve never seen before

feat. louison & delilah

Forcément. S’il en fallait bien une pour se dévouer et sacrifier sa vie pour les autres, c’était la blonde – et cela ne la surprenait guère. Bien que la serveuse n’ait jamais été proche de Louison et qu’elles se soient toujours observées de loin, connues par les a priori des autres, ce qu’elle avait cru cerner de son interlocutrice l’avait en partie guidée sur l’impression qu’elle n’aimait pas rester les bras ballants à contempler ses amis se planter en beauté. Vouloir les rattraper, c’était une belle chose, mais aux dépends de sa santé physique et surtout mentale c’en était une autre. Del’ avait de la chance de ne pas avoir retrouvé d’amis chers ou de membres de la famille qu’elle aurait craint de voir connecté sur le Darwin’s Game. Déjà, en étant ainsi proche de certains joueurs, elle sentait une affection trop dangereuse se développer qui lui coûterait sûrement un jour une vie ou quelques ennuis. « Tu pourras pas faire grand-chose pour aider les autres s’ils ne veulent pas de ton aide. » En disant cela, elle ne put s’empêcher de songer à Dustin et son indécrottable passion pour refuser chaque sourire ou chaque tentative de sympathiser avec lui et d’enterrer une hache de guerre unilatérale. « Et toi, qui s’occupe de t’aider, mh ? » Sans le savoir elle employait des mots que Louison avait déjà entendus et ne souhaitait très certainement plus avoir à affronter – mais c’était la vérité.

Ecouter la boxeuse lui fichait une angoisse étrange, comme un frisson qui parcourut sa nuque pour se glisser sous l’épaisse couche de vêtements qu’elle portait et se faufiler partout. A la description qu’elle dressait, Delilah la sentait ailleurs, loin de leur Terre ferme et loin des réalités. Elle était sûrement bien plus égarée qu’elle ne se le figurait et la brune ne voyait pas vraiment de moyen de le lui dire en douceur. Plus important encore, cette façon si précise et aigue de se sentir hors de ses pompes ne lui était pas vraiment familière. La jeune serveuse se rappela qu’elle avait peut-être moins d’expérience in game que son ancienne camarade de classe et que surtout, elle possédait un nombre de vies qui ne devait pas être identique au sien – cette supposition nécessitait confirmation. « Combien il te reste de vies, exactement ? » questionna la jeune fille avec un air un peu trop sérieux pour ne pas cacher l’appréhension d’un scénario où Lou lui dévoilerait un chiffre bien trop proche du zéro.

Bientôt, Delilah ralentit la cadence de ses pas pour finalement s’arrêter et pivoter, faisant ainsi face à la jeune demoiselle au visage fatigué et aux traits lourds d’une culpabilité qu’elle n’était pas prête à supporter pour le restant de ses jours – un poids que personne ne méritait d’avoir à subir. « Je sais que c’est sûrement facile à dire et que ça ne me regarde pas mais il faudrait que tu prennes du recul sur tout ça, Louison. C’est en train de te bouffer. » Le jeu ou la réalité, Delilah ne pouvait le définir avec certitude. Une chose demeurait certaine, Lou n’avait plus vraiment l’esprit clair et elle sombrait inconsciemment dans un versant qu’il était préférable de ne jamais avoir à explorer.

Même l’atmosphère paisible et champêtre du parc n’avait plus l’effet escompté, son calme s’estompant pour mieux laisser place au vide mort et angoissant de ses allées et aux silences tendus à peine froissés par quelques souffles du vent froid qui mordait leurs joues. « Tu veux qu’on aille ailleurs ? » Quelque part, n’importe où qui lui irait mieux, peut-être au chaud ou simplement ici si cela lui convenait réellement. Delilah ne voulait pas la froisser, mais plutôt l’inciter à aller jusqu’au bout de cette forme d’exorcisme des peurs qui la hantaient depuis un moment.



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MessageSujet: Re: horse to water | delilah   Hier à 23:36
horse to water
Ne pas essayer de protéger ce qui ne le veulent pas. Facile à dire, seulement la vérité était tout autre et bien que la blonde aurait sûrement donné le même conseil s’il ne s’agissait pas d’elle, elle ne pouvait s’y résoudre. Ils représentaient à ses yeux tout ce qui restait de son ancienne vie et les voir mourir revenait à enterrer ce qu’elle avait été. Malgré leur comportement parfaitement injuste et ingrat, elle continuait de se battre pour ces souvenirs heureux, tant pour eux que pour elle. Parce que si demain tout venait à partir en fumée, elle se retrouverait sans aucun but et sans cette flamme qui faisait battre son coeur. L’espoir représentait encore aujourd’hui son seul leitmotiv, et quand plus rien n’aura du sens à ses yeux, elle cessera d’être. Seulement, comme le relevait si bien Delilah, elle était seule et à cette vitesse, elle allait très certainement finir entre quatre planches de bois sans que personne ne lève le petit doigt. « Personne. » Une fatalité à laquelle elle ne s’habituait pas réellement, déçue par ceux qu’elle continuait d’aimer et qui encore une fois avaient frappé par leur absence. Une partie d’elle avait espérer voir Dustin ou Olivia à son réveil, pour sécher ses larmes, jouant pour une fois le rôle d’un véritable ami et non pas celui d’un bourreau. Seulement, cette époque était définitivement révolue et elle allait devoir faire face, comme toujours.

Seulement, à chaque tempête il lui était plus difficile de ressortir la tête de l’eau, usée par le voyage, elle se sentait de plus en plus entrainer vers le fond. Que ce soit la folie ou la mort, elle finira par se rompre, peu importe à quel point elle avait pu se montrer solide. Delilah devait d’ailleurs bien déchanter de la voir dans cet état après ce qu’elle avait pu connaître dans des temps plus anciens. Louison devenait peu à peu une coquille vide, un simple reflet de celle qu’elle avait pu être avant. Quand cette dernière s’aventura sur le sujet le plus tabou de la génération, elle ne manqua pas de marquer une certaine hésitation, les yeux toujours rivés dans un flou lointain. « Trois. » Un mot qui sonnait comme un appel au secour, tandis qu’elle restait parfaitement de marbre avant de finalement s'asseoir sur le rebord de la promenade, les pieds dans le sable et la frimousse dans le vent.

Devant sa détresse apparente, la brune semblait vouloir aider, mais y avait-il réellement quelque chose à faire pour elle ? Louison n’était pas spécialement du genre à se morfondre sur son sort, mais après tout ce temps elle ne trouvait plus aucune issue de secours pour remonter la pente. « Du recul ? Excuse-moi, mais je ne vois pas comment ? Il n’y a absolument rien qui aille. » Elle essayait encore de garder le cap pour ses parents, pour Jonah ou pour ceux qui la voyait encore comme une guerrière, une fille qu’elle aimerait être réellement. Seulement, elle ne savait plus qui elle était, où elle en était et surtout ce qu’elle pouvait bien faire désormais. La vie semblait chaque jour plus insipide que jamais et elle détestait se voir craquer. « Je me sens bien nul part. » La proposition de Delilah réveilla en elle se sentiment d’insécurité qu’elle ressentait chaque jour un peu plus et alors qu’elle avait retenue ses larmes jusqu’ici, elle craqua en silence, les joues humides, toujours immobile, les yeux dans l’horizon. « Pardon. » Honteuse, elle se frotta les yeux, avant de replier ses genoux contre elle, se demandant bien pourquoi elle avait accepté de sortir dehors après ce qu’il venait de se passer.

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