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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 then we fight, together. (whitehills)
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RAGNARÖK
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MessageSujet: then we fight, together. (whitehills)    Mar 11 Avr - 0:08
Le message l'avait laissé tétanisé, les doigts crispés sur le téléphone, les yeux dans le vide. Dans sa poitrine la rage devient détresse. Pourquoi offrent ils aux ennemis le cadeau d'un reproche ? Pourquoi ont-ils attaqué sa sœur, pourquoi elle, pourquoi une milicienne si insignifiante, si peu dangereuse ? Pourquoi ont-ils attaqué ici, pourquoi rendre le monde encore plus mauvais, pourquoi accélérer sa destruction ?

Pourquoi Tania ?
Pourquoi une putain d'innocente ?
Et si ce n'était qu'un hasard, un paumé ?

Son père l’appelle, ils ont eu un message eux aussi, bien entendu, le téléphone vibre entre ses doigts douloureux, alors il le balance dans le salon sous un cri de rage. Il refuse de les entendre ces hypocrites inutiles qui trouveront une façon de lui dire que c'est de sa faute. Qui trouveront une façon de remettre le malheur sur leurs épaules, mais ils ne devraient plus compter, plus depuis des années. Nash sort sa tête dans l’entrebâillement de la porte, les sourcils arqués par la surprise et le reproche, c'est pas faute de lui avoir dit mille fois qu'il ne fallait pas hurler. « Papa ? » ces derniers jours, il a prit cette habitude, mais le bruit dans son crâne l'empêche de sourire, la migraine menace, qu'il l'appelle papa ou débile ça ne change rien. Voix cassée, il parvient à articuler, « Fini de te préparer. On ne va pas chez Kil, ta tante est à l'hôpital. » Changement de programme bien trop brusque, il devait rejoindre un petit groupe pour récolter des conserves, des aliments. De quoi aider quelques mômes qu'ils ont croisé dans la rue, histoire de s'aider eux aussi, et de payer la baby-sitter merveilleuse que Billie avait trouvé. « Faye s'est blessée ? » Un pincement de lèvres, il n'a rencontré que Faye. Parce que c'était trop compliqué, parce qu'il ne voulait pas la blesser, parce qu'il ne savait pas quoi dire. Parce qu'ils sont tous revenus lâches. « Non, Tania. Tu ne l'as jamais vu. Et tu vas probablement croiser... Tes grands parents.» Personne n'est au courant pour Nash en dehors de Faye et de la cour. Ce petit secret devenu trop grand pour eux deux. C'est le raz de marée au fond de lui. Qu'est ce qu'il faut faire? Absent, il enfile sa veste, attrape leurs clés et vérifie que son fils est bien couvert. Ils font la paire avec leurs fringues trop usées, rapiécée par les courses et les entraînements. Nash lui tend le téléphone ouvert sur le numéro de Faye et il pianote un message rapide, paniqué, où est-elle bordel ? Où sont-ils tous ? Il ne veut pas y aller tout seul, sa main se referme autour de celle de son fils et il fracasse la porte derrière eux.

Les parents ne sont pas encore là, ils habitent plus loin, mettront plus de temps. Ils ne connaissent pas les recoins et les chemins invisibles pour traverser cette ville. Nash le suit et il garde un œil sur lui quand ils passent d'un toit à l'autre pour éviter un grand carrefour dangereux. Des rafales de balles ont troués les murs qui défilent sous leurs pieds. Père paumé, il n'a pas trouvé mieux que de l'entraîner à fuir et à se cacher. A se démerder seul si jamais il lui arrive quelque chose. Qu'est-ce qu'il pourrait lui apprendre d'autre, de toute façon ?

Ils grimacent à l'hôpital quand ils entrent, ce n'est pas la première fois qu'Oz débarque en trombe - ce ne sera pas non plus la dernière. Le type de l'accueil est le même que les dix dernières fois et il lui indique un couloir après qu'il lui ait demandé où était sa sœur. Le bruit s'apaise et Nash s'accroche quelques secondes à sa jambes. C'est loin d'être un chouette endroit. Un médecin passe à sa portée et il lui attrape le bras, presque menaçant, indique le nom de Tania. Ses yeux s'égarent dans le vide quelques instants avant qu'elle ne se souvienne. Elle a l'air épuisé par des journées de plus en plus longues, par ces blessés de plus en plus nombreux. « Elle a été attaqué dans la rue, violemment. Elle a perdu la mémoire, il nous semble, et ses blessures sont... plutôt importantes. La police ne devrait pas tarder, je crois. S'ils passent. Vos parents ne sont pas encore là, voulez vous attendre ? » Un rire surgit brusquement, depuis quand attendent ils leurs parents pour agir ? Ils n'ont été que des payeurs, c'est tout. Ils s'occuperont des flics s'ils arrivent un jour. Jamais il n'attendra ses parents - même si au fond, il aimera oser le faire. Ou au moins attendre Tania. Redevenir le petit frère qui attend au fond du couloir qu'on vienne lui annoncer les affreuses nouvelles. Il s'accroupit à la hauteur du gosse, les mains sur ses épaules. Un peu hésitant. « Je vais entrer en premier, d'accord ? Juste pour voir. Je viendrais te chercher. Tiens, prends mon téléphone, tu peux appeler Jules si tu veux, ou jouer. » La médecin s'efface et Oz pousse la porte.

« Hey Tania. » il tente un sourire, il n'a pas souri à sa sœur depuis des millénaires alors c'est un peu bancal. Il reste en retrait sans oser avancer de peur de la brusquer ou de l'effrayer. Et parce qu'il aimerait se faire tout petit, au fond de la pièce, quand il voit ses blessures et tous ces fils emmêlés, ces machines qui bippent et qui l'apaisent, ou la raccrochent à la vie, il ne sait pas trop. « Je suis ton frère, Oz. Nos parents ne sont pas encore là. » Que dit-on à une personne qui a perdu la mémoire ? Il enfourne ses mains dans ses poches pour en cacher le tremblement infernal, sans son téléphone pour s'occuper il ne sait pas à quoi se raccrocher. Il fait quelques pas et réussit à sourire. Il ne peut pas lui demander si ça va, bien sûr que ça ne va pas, putain. Il ne peut pas lui demander si elle se souvient de qui c'était, pour aller lui écorcher le visage à son tour. « Faye va arriver, sûrement. C'est notre autre sœur. La plus grande. » Les mots sont hachés, et il s'efforce de respirer plus lentement. je suis désolé Tania, il a envie de lui demander pardon, de dire que le coupable le payera, que les putains de ravagés dans le genre devraient mourir, désolé d'être dans ce camp là. Il indique la chaise à quelques centimètres du lit. « Ça te dérange si je m'assied là ? »


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MessageSujet: Re: then we fight, together. (whitehills)    Ven 2 Juin - 21:31
THEN WE FIGHT (TOGETHER)
tania & the whitehills

Assise en tailleur sur le lit, Tania serrait les draps dans ses mains pour ne pas s’arracher le visage de ses ongles – qu’on lui avait d’ailleurs coupé à ras pour éviter qu’elle ne se blesse volontairement, comme elle ne cessait de le faire depuis son réveil. Son corps tout entier était douloureux, mais il n’y avait rien de plus pénible que la sensation de ce pansement qui cachait une partie de son visage et l’empêchait de voir correctement. En réalité, ça l’agaçait plus encore que de ne se souvenir de rien. Ne gratte pas, ne gratte pas ! répétait-elle dans sa tête, en serrant les draps plus fort encore. Malheureusement, la jeune femme n’avait pas beaucoup de distractions qui lui permettent de penser à autre chose qu’à l’état lamentable dans lequel elle se trouvait. Simplement, elle remarqua qu’elle était extrêmement souple et que, malgré la fatigue et la douleur, elle pouvait adopter d’amusantes positions. On se divertissait comme l’on pouvait, dans ce genre de situation.

Hey, Tania ! La jeune femme lâcha des yeux la fenêtre ouverte pour se concentrer sur le nouveau venu. Le médecin l’avait prévenue que des membres de sa famille risquaient de passer la voir incessamment sous peu, et d’autres proches à qui le message aurait pu être relayé mais Tania n’avait pas réalisé l’ampleur de la tâche à venir avant que ce garçon qui n’évoquait rien en elle franchisse le pas de la porte. Naïvement, elle avait espéré recouvrer la mémoire instantanément, au premier visage familier. Tant pis, il faudrait composer avec. La brune ne répondit pas tout de suite, se contenta de hocher la tête. Elle garda une certaine distance, comme pour se protéger d’un danger imminent dont elle n’avait pas conscience. Oz – « Oswald. » souffla-t-elle, en écho au prénom prononcé par le docteur Sallinburg un peu plus tôt.  Puis elle hocha encore la tête pour signifier qu’elle avait compris. « Je t’en prie. » murmura la demoiselle quand il demanda s’il pouvait s’asseoir. Elle le dévisagea un moment – autant que possible avec un seul œil en tout cas – puis esquissa l’ombre d’un sourire pour tenter de le rassurer. Oz semblait bien plus déboussolé qu’elle qui n’arrivait pas réellement à souffrir, puisqu’elle ne se rappelait rien. C’était comme vivre dans le néant, devoir se réinventer une vie à partir de souvenirs d’autres personnes. C’était terrifiant, fatigant surtout, mais Tania ne voulait pas avoir l’air d’une victime. Quelque chose en elle lui disait qu’elle n’était pas quelqu’un qui se laissait submerger par les mauvaises épreuves de la vie. Et quelque part, c’était rassurant. « Je suis désolée de vous avoir inquiétés Faye et toi. Enfin, si ça vous a inquiété. Je ne sais pas vraiment quelle relation on avait. » Sa voix était douce, presque inaudible. Ca lui coûtait beaucoup de parler, mais elle avait trop de questions pour se taire. S’entendait-elle bien avec sa famille ? Avec Oz, sûrement : il ne serait pas venu aussi rapidement, dans le cas contraire. Avec Faye aussi, peut-être. Mais les parents ? Si Tania avait eu un enfant, elle aurait été la première à accourir pour le voir si on lui avait annoncé qu’il était blessé. Elle laissa pendre ses jambes hors du lit en les balançant doucement. Elle n’avait pas le droit de marcher sans la présence d’une infirmière, mais elle n’en pouvait plus de pourrir dans ce lit, bien qu’elle n’y soit que depuis la nuit précédente. C’était comme s’il manquait quelque chose d’important à sa vie, outre sa mémoire qui faisait défaut. « Je suppose que le médecin t’a raconté ce qu’il s’est passé. »

« Je suis désolée de ne pas me souvenir, aussi. J’aimerais vraiment, mais je ne me rappelle rien. Pas l’ombre d’un souvenir. Même mon nom ne m’évoque rien. Est-ce que tu veux bien … Me parler de toi ? Et de nous ? » Elle ne voulait pas de mensonges, pas d’hypocrisie, juste la vérité. Sur lui, sur eux, sur la famille en général. Elle était prête à tout entendre, sauf peut-être qu’elle était quelqu’un de mauvais. Son regard azur chercha celui du garçon qui se faisait appeler « frère ». Bien que son visage ne lui évoque rien en particulier, elle se sentait étrangement agitée en sa compagnie. C’était peut-être parce qu’elle cherchait désespérément à se souvenir, ou parce que les frères et les sœurs étaient naturellement faits pour se chamailler. « Lequel de nous deux en a fait voir de toutes les couleurs à l’autre ? Je parie sur moi. » lança-t-elle avec un sourire malicieux bien que faiblard. C’était douloureux de sourire, pour la partie cachée de son visage qui était loin d’être cicatrisée.  Tania se rapprocha prudemment d’Oz sans quitter son perchoir – son lit – et tendit la main vers lui pour toucher son visage. A cause des fils qui la retenaient prisonnière elle ne put qu’effleurer sa joue, mais ce simple geste suffit à la faire rougir. Ça devait paraître étrange comme geste, mais elle en avait besoin. « Est-ce que tu veux bien me serrer dans tes bras ? » murmura Tania, dont le sourire avait disparu. Maintenant, elle avait plutôt envie de pleurer.






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