Accueil  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



Le forum appartient à sa fondatrice Alaska. Le forum est optimisé pour Chrome. Toute copie partielle ou complète est interdite.
LE FORUM EST FERME POUR LE MOMENT. MERCI D'AVOIR ÉTÉ LA.


 le roi et le joker
Répondre au sujetPoster un nouveau sujet
avatar
Einherjar
<b>bavardages</b> 168 <b>présence</b> REDUIT
AVATAR : pervers Dornan
CREDITS : Lolitaes (av) Anaëlle (sign)
<b>NIVEAU</b> <b>VIES</b>

ALIGNEMENT : Pro-DG.


MessageSujet: le roi et le joker   Mer 3 Mai - 1:03
KYLIAN
&
DAGMAR
JE CONNAIS LES RISQUES DE L'AMOUR MAIS J'AI TOUJOURS L'AMOUR DU RISQUE

Le petit peuple cède au grand roi.
Les mèches délavées par le temps se fondent dans la masse sans même crier garde. L’arrogant. Le maire a soixante ans, presque. Et Dagmar il est l’ange ; l’armoire à glace des vagues illusions de jeunesse. Dag, il réfléchit parfois à ce qu’il ferait s’il était ce vétéran administratif incontesté. Cette foutue vermine trop fripée pour gouverner ce royaumes de truands. Ce foutu grand-père incapable de se ramener en grand public sans son secrétaire. La cravate zébrée bien nouée autour d’un cou trop chiffonné. Les cernes d’un travailleur fauché. Il en crève d’envie, le blond au prunelles perverties. Le céruléen des iris ne ment pas, car le regard ne ment jamais.
Foutue vermine.
Ces putains des folies vagabondes se déhanchent à la folie d’un soupçon, d’une houle, d’une caresse de la main du maire. Ils l’aiment tous ; ils semblent tous l’aimer ; mais les absents sont souvent les plus sincères. Ces crevards de l’ombre sur qui Dagmar ose s’appuyer. Les grandes familles ; les nobles pourris ; ces constellations à la divinité de Cassiopée. Dagmar il s’est lancé dans cet immense dédale de silence et de nuisances qu’est le pouvoir. Et cette cohue. Cette cohue qui crève comme des bâtards de chiens à peine retenus par ces grisâtres barrières ; murs disloqués, abîmés, de poudreux ciment et de mauvaise pierre. La limousine derrière eux n’est toujours pas partie. Et le maire entre enfin dans ce commissariat peinturé où règnent pourtant les plus veinards de cette patrie. Crever en héros. La saturation de l’égo.
Les gorilles de la tête monarchiste de la céleste Chicago l’entourent comme une bande de jeunes mômes joueurs dans la cour de récréation. Il s’imprègnent d’eux comme des sardines fagotées aux hameçons. Leurs costumes sombres les font oublier de tous. Ces foutus larbins n’ont-ils pas la fureur de se fondre anonymes disparus parmi ces employés, ces salariés, ces réfugiés esseulés dans la peur du lendemain, de toutes ces frousses ? Comment finir dans l’ombre d’un type pareil que ce vieillard à la hiérarchie intègre, alors même qu’une femme à la veste incongrue tente en vain d’accrocher le bras de Dagmar. Ces femelles se tiennent insupportables circonvenues face à l’illusion de ses muscles saillants crevant le costume et son noir. Dag sait qu’il plaît, il sait qu’il est e mâle parfait. Noyé dans l’illusion de la séduction. Ces femmes en furie faisant naître leur émois sur la flaque de son poison. Dag il les a toutes. Toutes. Mais elles sont si prévisibles. Tant nuisibles. Dag il est invincible.
Alors les allées bureautiques se succèdent dans des allées trop freinées par une masse d’uniformes de policiers qui traînent, qui se traînent, qui s’entraînent. Une vie que Dagmar n’aura pas ; qu’il n’a jamais eu en réalité. Les bousculades, les cris, les débandades. La ruse de son charme ; le charisme est son arme. Il les croise ; il les observe ; il leur promet ce qu’ils veulent écouter ; il leur sourit sans loyauté. La larme acérée. Cette brillance des prunelles qui fait souffrir les voyeurs. Qui les fait hurler d’aimer le contempler, Dagmar, lui ce type aux multiples horreurs. Il tend la main à quelques-uns bien sélectionnés. Pas trop bourrus. Ni trop insalubres. Il détaille chaque membres tendus sous son regard droit. Il observe ces doigts souvent banalité ; parfois ambiguïté ; parfois sainteté ou effroi. Il embrasse alors les phalanges d’un homme ; le sourire chaleureux qui lui brûle les lèvres arrogantes. Mais le céruléen des iris ne ment pas, car le regard ne ment jamais.

« O’Twomey… Kylian ? C’est bien cela ? » Il le reconnaît à ces mains de travailleur sur le tard. Un gosse qui a tout eu gamin sous l’aile de parents étriqués de milliards de dollars. « Enfin je ne présume pas, j'en suis certain puisque j'ai cette fâcheuse habitude de ne jamais me tromper. » Dag sourit encore ; il a reconnu ces mirettes. Les même que la sœur, rouquine irrespectueuse ; les mêmes que la mère, épouse rugueuse. Cette famille qui lui fait cracher la fierté, les boyaux avec. Dagmar tourne un moment le visage ébloui. Le maire poursuit dans les allées, sort les phrases toutes façonnées du discours qu’il lui a la veille écrit. O’Twomey. Une famille. Un fief. Un clan ; presque une armée. Peu de choses terrorisent Dagmar, mais ce qui n’est pas contrôlable est trop bravé. Ils sont une influence à ne pas mépriser. Il sont un refus à se faire accorder. « Je me rappelle votre père. Un sacré bon homme, honnête comme rares les hommes le sont aujourd’hui. Mais je ne vous apprends rien de bien nouveau, tout ceci vous devez déjà le remarquer chaque jour. » Il s’ose à poser sa main soignée sur l’épaule du jeune policier.
Ce trésor, si Dag le perd, c’est qu’il aura trop fauté.


J'entends encore les cris du jeune Prince que j'étais : Rendez-moi ce qui me revient de droit. Le trône, la couronne, un royaume, de l'or et un trésor.


young king
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Page 1 sur 1


Sauter vers:  





liens utiles
AU RP ET AU FORUM