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 breathing underwater / cloé
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MessageSujet: breathing underwater / cloé   Jeu 8 Juin - 21:19
La porte émet un grincement strident, puis se referme dans un grand fracas. Du tintamarre de l’intérieur de la prison, Tilly passe à la quiétude du parking, interrompue seulement par deux gardiens qui tirent joyeusement sur leurs cigarettes en papotant. Ils n’avaient pas l’air pressés de retourner à l’intérieur et elle ne leur en tenait guère rigueur; son passage avait été relativement bref, mais elle abhorrait déjà l’idée que ce soit la seule façon de voir sa sœur régulièrement pour les prochaines années – quatre s’ils étaient chanceux, soixante dans le cas contraire. Les meilleurs avocats que l’argent peut embaucher étaient sur le cas, mais ça ne mettait guère de baume au cœur. L’un d’eux croise son regard alors qu’elle se dirige vers la voiture empruntée à sa mère, lui adressant un petit signe de tête compatissant en remarquant les globes rougis et les larmes qui perlaient au creux de ses paupières. Il ne dit rien toutefois et Tilly l’en remercie silencieusement alors qu’elle accélère le pas. Le sac de sport bleu délavé qui traîne sur la banquette du passager lui rappelle qu’il faut qu’elle se ressaisisse rapidement. Il ne servait à rien de paniquer avant que le procès ne commence, ce qui pouvait être long dans les circonstances actuelles, et pourtant, alors même qu’elle se range dans la circulation de l’autoroute, son cœur se serre, soucieuse de savoir rapidement l’avenir qui attendait sa cadette.

Elle monte les marches du studio de danse avec peu d’entrain, traînant les pieds sur le parquet dans un bruit de frottement irritant. « Lève tes pieds quand tu marches », lui reproche une vieille dame qui attend l’ascenseur; Tilly lui décoche un regard vide avant de poursuivre, faisant un effort minimal pour cesser de froisser l’inconnue. La blonde pousse finalement la porte de la salle où l’attend la coach. Ses lèvres s’étirent un peu, principalement par politesse, mais aussi par soulagement. Le studio de danse avait toujours été un endroit quasi sacré pour Tilly, depuis qu’elle y avait mis les pieds pour la première fois. Elle s’y était fait des amies sincères – autrement que les filles de l’un ou de l’autre des collègues de sa mère – qui partageaient toutes la même passion sans lui tenir rigueur de ses limitations vocales. Pas besoin de crier quand on danse : ça rendait l’exercice cathartique. Les filles n’étaient d’ailleurs pas là, aujourd’hui. Si elle aimait l’aspect social du cours de danse en groupe, elle n’était pas assez naturellement douée pour progresser sans des leçons personnelles. Hey Cloé, signe-t-elle avec un petit sourire. Avec le temps, il devenait facile de reconnaître les gestes qu’elle utilisait pour s’exprimer, surtout qu’elle avait pris l’habitude de signer ses paroles même lorsqu’elle parlait. De plus, les filles du cours adoraient apprendre des petits mots par-ci, par-là. « Désolée de mon retard », finit-elle par lâcher en voyant les aiguilles de l’horloge suspendue au mur; cinq minutes n’étaient pas grand-chose, peut-être, mais elle avait pour habitude d’être ponctuelle, voire d’avance. Sa voix est encore plus écorchée qu’à l’habitude, moins vive, son regard moins enthousiaste, mais elle ne fait mine de rien, déposant son sac contre le mur. Se changer les idées ferait le plus grand bien, dépenser l’énergie du désespoir, se concentrer sur autre chose pendant un instant béni. Elle s’approche de la Polonaise, par simple commodité, se laissant tomber au sol pour entamer des étirements sommaires sans rien ajouter.


Some might say I talk loud, see if I care
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