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 Falling apart (Winston & Alex)
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MessageSujet: Falling apart (Winston & Alex)   Dim 11 Juin - 23:54


Falling apart


Winston & Alexander

 
Il était tard, encore une fois, et perdu au milieu des heures défilantes de la nuit, l'homme n'avait plus vraiment la notion du temps. Il avait essayé de peindre un peu, plus tôt dans la soirée, mais cela n'avait rien donné de bon : la faute à quoi ? Sans doute peut-être que son esprit était trop dissipé, que ses mains tremblaient encore trop, comme bien souvent ces derniers temps. Depuis l'arrivée du jeu, il avait vu la ville changer, se ternir encore plus qu'elle ne l'était déjà auparavant, mais dans tout ça, lui aussi avait pris un bon coup dans l'aile. Depuis l'arrivée du jeu, il avait changé, et tout autour de lui semblait se mouvoir dans un ensemble incontrôlable et flou, mais assez déstabilisant pour lui rendre la vie bien plus difficile qu'à l'accoutumée. Alex savait, au fond, que tout cela n'était sans doute qu'un engrenage qui allait le tirer vers le fond : la première page était tournée depuis longtemps déjà, et ces histoires ne faisaient sans doute que que l'enfoncer de plus en plus.

Tuer, cela n'avait jamais réellement été le genre de sujet qu'il retournait dans sa tête ; il pensait souvent à la mort, mais d'une façon.. Plus artistique. Ce soir-là, il avait essayé de la peindre, mais comme trop de fois, il s'était retrouvé face à une toile blanche. Il avait lentement trainé ses paumes dessus, sentant les aspérités du lin sous l'épiderme de ses mains tremblantes, et les oreilles bourdonnant du bruit infernal que lui renvoyaient les rues de Chicago. Le soleil avait depuis longtemps terminé sa course dans le ciel rosé par la pollution, et les lumières trop criardes de la ville étaient venues se refléter dans les baies vitrées de son appartement. Pendant un moment, il avait hésité, et puis cela lui avait soudainement paru insupportable. Lui qui d'ordinaire trouvait toujours de quoi peindre ce monde trivial, il était incapable d'apposer la première couche de peinture. Il avait hurlé, il avait réveillé le bébé des voisins qui s'était mis à pleurer, il avait vidé les tubes de peinture en les jetant avec violence contre la toile, qui s'était alors parée d'un mélange de couleurs improbable et tout aussi chaotique que ce qu'il ressentait dans son cœur. Haletant, il avait fini par abandonner son atelier avant de n'être poussé à bout : c'était bien trop facile de sauter du treizième étage pendant une crise.

Descendant les escaliers avec empressement, il s'était retrouvé sur le perron, à chercher du regard où aller. Il connaissait un bar, à quelques rues d'ici, où il n'aurait pas franchement de mal à trouver sa poudre. Ses mains tremblantes fourrées dans ses poches, la brise aux relents macabres sur le visage, il avait alors fait son chemin, sans rien de plus sur lui qu'une liasse de biffetons et une assurance plutôt feinte. Quelques pas, il avait failli se faire renverser trois fois avant d'arriver ; quand il se planta finalement devant l'entrée, le regard trouble et la tête qui tapait. Un soupir échappé, il passa alors l’entrebâillement pour se faufiler jusqu'au comptoir où il se fit rapidement reconnaître.

« Alors, t'es encore dans les parages, gamin ? Pourtant t'es venu y a deux jours, je pensais pas t'revoir de sitôt » marmonna le barman en le regardant de haut en bas, un sourire étirant ses lippes. « Dis-moi, t'as l'air de plus tenir bien longtemps avec ta dose, mais tu sais, si tu me donnes, disons.. Cinquante bucks de plus, je te file un peu de rab » Fatigué, mais tout aussi sous l'effet du manque, le jeune homme ne prit pas tellement le temps de discuter. Il fouilla dans ses poches, bazardant rapidement la petite liasse qui devait contenir sûrement un peu plus que ce que l'on attendait de lui. Alors on lui donna ce qu'on lui devait, et il se fit servir un verre de whisky avant de tracer sa ligne de poudre à même le bois du comptoir, et l'ajustant avec la carte de crédit de son voisin pour la rendre parfaitement rectiligne.

Une, et puis deux, et puis.. Une troisième ? Les minutes ou les heures filaient sans même qu'il ne s'en aperçoive, et sans non plus qu'il prenne réellement son temps. Alex était mal, ces derniers temps, il était mal et le manque cruel d'inspiration n'était franchement pas pour l'aider. Mais là, alors qu'il sentait sa tête taper et taper encore, il avait l'impression que ses doses n'allaient jamais suffire. Une quatrième..? Oh, et puis.. Et puis trop vite, il avait pris la quatrième, et puis trop vite, il s'était retrouvé à dégobiller par terre avant de s'écrouler sur le sol.

Il avait eu le temps d'entendre les gens bouger autour, d'entendre le barman qui demandait d'appeler du secours, et puis finalement, il avait laissé tomber pour se retrouver dans un néant où il était incapable de distinguer quoi que ce soit.
 

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MessageSujet: Re: Falling apart (Winston & Alex)   Dim 18 Juin - 15:02


Falling apart


Winston & Alexander

 
Plus d’une dizaine corps attendaient encore sagement dans les chambres froides d’être examinés par le docteur. Winston prenait son temps, c’était le seul avantage à travailler avec des macchabées : ils pouvaient attendre. Ils ne se plaignaient pas et au moins si jamais ils n’aimaient pas la musique qui passait dans la morgue eh bien ils se la fermaient. Oui. Il aimait son job bien que l’adrénaline des urgences lui manque. Pourtant, il avait depuis longtemps réalisé que le monde des vivants n’avait plus de place pour lui. Seamus était sa raison de vivre, ce dernier maintenant parti : il ne lui restait plus rien si ce n’est sa loyauté envers les Pimkins. Alors il était repassé dans le côté obscur de la force : embrassant la noirceur qui avait pris possession de son corps il y a des lustres de cela maintenant. Qu’est-ce qu’il pouvait faire d’autre après tout n’est-ce pas ? Il n’était qu’un mortel.
Le scalpel en main, il ouvre la jeune femme qui selon le dossier avait seize ans. C’est jeune, bien trop mais comme beaucoup âmes de son âge DG était passé par-là pour lui arracher la vie. Alors c’était le travail de Winston de faire une autopsie pour tenter de comprendre comment cela marche. Le directeur de l’hôpital ne savait plus où donner de la tête et Winston ne serait pas étonné de savoir qu’un jour il s’est suicidé. La pression sur les médecins et les infirmières était telle qu’en dernier recours on appelait même Winston pour qu’il abandonne les morts et aide les vivants à ne pas finir sur sa table. Il le faisait. Par obligation plus que par bonne volonté. Cela faisait des mois qu’il n’en avait plus rien à faire. Bien sûr, il s’était insurgé contre les fosses communes dans les débuts, puis il avait laissé le tout se tasser, passer. Après tout : qu’est-ce qu’il pouvait faire. Au moins Seamus a toujours un travail. C’était ce qui comptait. Même loin de lui, Winston ne pouvait pas s’empêcher de penser à lui quotidiennement, de prendre soin de son aimé. De loin, dans le silence et le secret le plus total, mais au moins il le savait en vie. Heureux ? Cette information ne lui était jamais parvenue, mais il l’espérait de tout son cœur. Quand on aime quelqu’un aussi fort la seule chose que l’on peut désirer c’est son bonheur et rien d’autre. Même si ce n’est plus ses bras qui le procurent. Il s’était fait une raison. Il n’avait pas le choix. Et puis après tout, il avait été celui qui a commencé le divorce. Parce que Seamus aimait plus DG et son travail que Winston et que pour un être mal aimé comme lui cela n’était pas supportable. S’il peut compter sur l’appui infaillible de son brillant frère : il ne pouvait pas remplacer l’amour de sa vie. Personne ne pourrait prendre sa place. Mais concernant ce détail aussi Winston s’était fait une raison.

Son portable sonne, il enlève ses gants et cherche l’appareil électronique dans la poche de son pantalon. Le numéro qui s’affiche n’est pas enregistré, mais il le connaît. C’était celui d’un des bar des Pimkins. Il souffle longuement, décroche et le barman lui dit simplement :

« Y’en a un autre, vient le chercher. » Puis il raccroche.

Winston soupire et range son portable avant de finir remettre le corps dans sa chambre froide. Il se change, remet son costume trois pièces puis sort de l’hôpital. Il lui faut à peine dix minutes pour se garer devant le pub. Tout était calme, trop calme peut-être. Le couvre-feu serait bientôt en place et avec les tensions dans la ville : personne ne restait tard de toute façon dehors. Il passe la porte du bar et voit son futur patient affaler sur la banquette : du vomi partout sur lui. C’était moche. Il y a un échange de regard avisé avec le barman et il fait signe à deux patibulaires de s’approcher. Winston prend le poul de l’homme inconscient, ouvre ses paupières et tests ses rétines avec une petite lampe torche.

« Il est encore là. Quelque part. Charger le dans ma voiture je vais l’emmener chez moi. » Les deux hommes portent le corps jusqu’à la voiture du doc. « Il a un nom ce jeune homme ? – Alexander Cassidy, c’est un associé des patrons. » En gros, Winston devait le sauver coûte que coûte. Le doc hoche la tête : « Il est entre de bonnes mains. » Puis il sort sans plus de cérémonie.

(…)


Le médecin légiste à emmener Alexander chez lui, il l’a installé dans la chambre d’ami : lui injectant des calmants avant de le perfuser. Une fois sorti d’affaire, il a pris soin de le laver et de lui enfiler des vêtements propres. Il avait l’habitude des poids morts : Winston avait habillé et déshabillé plusieurs corps sans vie. Une fois terminé, il regarde son travail, le met sous la couverture et va se faire une bonne tasse de thé. Il ne pouvait rien faire de plus. Son mug en main, il prend une chaise pour s’asseoir au chevet du jeune homme : attendant patiemment que ce dernier se réveille et gardant constamment un œil sur ses signes vitaux. Il avait évidemment pris soin d’envoyer un message aux Pimkins pour leur dire que Cassidy allait s’en sortir sans dire plus de détails. Winston n’avait jamais fait confiance à la technologie.
Quand le brun montre des signes de vie, commence à bouger, le docteur pose son thé sur la table de chevet et prend à nouveau le poul. Il allait se sentir comme une grosse merde, mais il allait vivre.

« Bienvenue parmi nous. » Dit Winston en souriant : « Je suis le docteur Delaney, Winston Delaney et je travaille avec les Pimkins. Tu es en sécurité ici. »
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Dernière édition par Winston Delaney le Mar 20 Juin - 23:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Falling apart (Winston & Alex)   Lun 19 Juin - 15:38


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Winston & Alexander

 
C'était sans trop réfléchir, qu'il avait enchainé ses traits de poudre blanche jusqu'à en écouler trop rapidement la maigre quantité qu'on lui avait encore donnée. De la cocaïne, il en usait depuis maintenant quelques années, et à vrai dire : cela n'avait été qu'un problème de plus venant s'ajouter aux autres, sans trop d'incidence au final, parce qu'il se pourrissait déjà tellement la santé entre les clopes et l'alcool qu'il ne voyait pas tellement de différence. Le bien-être que ça lui avait apporté n'avait pas franchement duré longtemps : bien vite remplacé par une envie toujours plus prenante d'assouvir ses besoins. Des crises, il en avait déjà fait des dizaines. Il savait ce que cela faisait, de se retrouver entre deux eaux, à un stade où il était incapable de s'arrêter, où il était incapable de trouver un seuil de satiété qui pourrait à la fois le sustenter pendant un temps et éviter de l'envoyer dans l'au-delà. Alex savait pourtant qu'un jour où l'autre, cette douce folie commencerait à avoir raison de lui, et qu'il ne pourrait plus maitriser tout ce qu'il faisait, et qu'il ne pourrait rien faire de plus qu'attendre patiemment que son cœur ne cesse de fonctionner, avant de s'étouffer dans ses rejets.

Il avait dépassé les bornes, encore une fois : c'était de plus en plus fréquent depuis l'arrivée du jeu dans sa vie. Parce qu'il n'avait pas tellement de mal à assumer ses magouilles et ses arnaques du côté de Chicago, et s'il s'affairait à prétendre que tuer dans le jeu était pour lui un simple amusement, il était loin du compte. Oui, ça ne lui posait pas nécessairement de soucis de tuer quelqu'un d'autre, tout bonnement parce qu'il se foutait bien des gens, qu'il ne les connaissait pas et qu'ils avaient certainement encore des vies à leur compteur. Mais ce qui le hantait le plus souvent, dans ses heures de sommeil manquées, c'était ses morts à lui. L'artiste était fasciné, mais pas moins touché par cette expérience relativement traumatisante. Il s'était laissé plongé, ce soir encore, dans ce qu'il ne maitrisait pas.

Le néant s'était fait envahissant, radical. Tout était devenu noir autour de lui, et le son étouffé contre ses tympans lui donnait mal au crâne : il avait senti vaguement qu'on le transportait, qu'on le refourguait à l'arrière d'une voiture sans qu'il n'ait foutre aucune idée de la personne qui pouvait conduire. Vite, bien trop vite, tout était redevenu noir et quand il avait finalement rouvert les yeux, Alex se trouvait dans une chambre qui lui était totalement étrangère. Il referma presqu'aussitôt ses paupières, gêné par la lumière qui venait troubler la quiétude de ses prunelles encore endormies. Un mal de crâne commença à taper dès lors qu'il avait laissé filtrer les rayons des néons du plafonnier. L'on entendit grogner, rapidement, et le jeune homme peinait encore à ouvrir ses yeux quand il sentit contre sa gorge les mains d'une personne qui n'avait pas été invitée à les poser là. Sans plus de réflexion, ce fut dans un brusque mouvement de recul que le jeune homme ouvrit grand les yeux et tenta de se soustraire aux mains d'un homme dont il peinait à reconnaître le visage.

Dans la panique, il ne se posa pas de questions : reculant brutalement, il se tapa la tête contre le mur au fond du lit, les pupilles très dilatées couvrant presque la couleur dorée de ses iris. Haletant, il sentait son souffle s’accélérer à mesure que son cœur battait lui aussi de plus en plus vite, et le blanc de ses yeux marquait l'évidence d'une panique non maîtrisée. Alex chercha rapidement du regard, sans dire un mot, ce qu'il pouvait identifier dans la pièce. Mais rien, non rien ne lui disait où il se trouvait. Il regarda un peu de travers l'homme qui lui parlait, avant de se décider à s'asseoir dans le lit, aussi maladroitement que possible : il avait très peu d'équilibre, encore sous le coup des soins et de son overdose.

Trop rapide, c'était trop rapide : il sentait sa tête tourner, ne se souvenant qu'à peine de ce qui avait pu se passer avant qu'il ne se réveille ici. Alex eut un mouvement maladroit pour tenter de se rattraper, avant de lever le regard une nouvelle fois vers l'homme qui semblait être un médecin, de ce qu'il s'était présenté. « Réveillé, partir d'ici.. » grogna encore le jeune homme, alors qu'il commençait à poser la main sur les fils de la perfusion reliée à son bras pour tout arracher.
 

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MessageSujet: Re: Falling apart (Winston & Alex)   Mer 21 Juin - 0:13


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 Des drogués, il en repêchait souvent. Peut-être trop et il s’en inquiéterait s’il en avait quelque chose à faire. Mais ce n’était pas vraiment son rayon et sa tasse de thé. Les hommes mourraient. C’était une des premières choses qu’on apprend dans la vie. En tant que médecin, il avait vu des gens rendre leur dernier souffle ses yeux. Cela fut difficile au début, il se souviendra toujours des premiers cas : pourtant il avait pris l’habitude. Autant dire que depuis qu’il avait atterri dans la morgue : cela ne lui faisait ni chaud, ni froid. C’était triste, il s’en rendait compte et son frère adoptif lui rappelait horrifier qu’il ne pouvait pas être aussi distant avec la mort. Pourquoi ne le pourrait-il pas ? Il n’est pas une déité, il n’est qu’un mortel qui n’a pas de super pouvoirs. Alors s’il pouvait aider : Winston le faisait. Dans le cas contraire : il ne se sentait pas coupable. Son serment d’Hypocrate à plusieurs fois sauvé des gens, il avait fait vœu de servir et de soigner son prochain après tout. Sans quoi il aurait tourné les talons un bon nombre de fois.
Sur le chemin de sa maison, il faisait attention à ce qu’Alexandre respire encore. Il ne s’agirait pas que ce dernier meurt sur sa banquette arrière. C’était bien la dernière chose qu’il souhaitait. Alors Winston regarde plusieurs fois dans le rétroviseur. Il était dans les vapes. En même temps il restait de la poudre autour de son nez même si le vomi cachait le reste. Ce jeune homme avait abusé de la blanche. Pourquoi ? Il ne lui demanderait pas. Ce n’était pas ses affaires et il se gardait bien de mettre son nez dans des affaires qui ne regarde pas Seamus ou bien sa propre personne. Il avait assez de ses propres soucis pour prendre ceux des autres sur ses épaules. Il n’était pas Atlas.

Le temps passe, il n’y avait rien d’alarmant selon Winston qui gardait une trace écrite avec les heures, l’état et les constances de son nouveau patient. Il buvait tranquillement son thé, attendant que la Belle au Dormant ouvre ses yeux. Quand enfin elle daigne se réveiller : il panique et sa tête vient percuter le mur ce qui fait soupirer le docteur :

« Cela ne va pas arranger ton mal de tête, reste calme. »
Souffle-t-il. « Si je te voulais du mal tu serais déjà mort ou attaché. » Il garde son calme. Ses mots trouvent font-ils écho dans le cœur du jeune homme ? Tout est-il qu’il semble se calmer. Il s’assoit, le docteur le déconseille : « Rallonge-toi, tu te sentiras mieux et ton corps t'en sera reconnaissant. » Ordre du médecin.

Quand Winston voit la main du patient se poser autour de la perf : il se redresse vivement et bloque son poignet pour pas qu’il termine son geste. « Cela non plus ne va pas arranger ton état ! Tu n’es pas un gosse : tiens-toi tranquille. » Winston attrape sur la table de chevet de l’élasto et doucement consolide la perfusion pour ne pas qu’il l’enlève. « Tu as fait une overdose, le patron du bar m’a appelé pour que je te repêche et pour prendre soin de toi. Ce n’est pas le moment d’abuser de la drogue en ces temps. Pas en public tout du moins. » Il regarde Alexandre et prend la petite lampe torche pour tester ses réflexes visuels. « Demain matin tu pourras partir. Je te ramènerais chez toi. Pas avant. Tu n’es pas en état. »

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MessageSujet: Re: Falling apart (Winston & Alex)   Mer 5 Juil - 14:47


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Le jeune homme ne comprenait pas grand chose à ce qu'il se passait ; tout d'abord, parce que tout semblait tourner autour de lui, le menant dans un cauchemar aux airs vertigineux, et aussi parce qu'il se retrouvait chez un mec dont la face ne lui revenait pas, et qui vraisemblablement lui avait prodigué certains soins. Pour quoi ? Il ne se souvenait pas franchement d'autre chose que d'une soirée au bar, d'un verre de whisky et du mec qui lui avait vendu sa cam. Mais.. L'un dans l'autre, il ne refaisait quand même pas le cheminement jusqu'à son état et sa situation présente. Cet homme en face de lui, cela pouvait être n'importe qui. Du médecin trop gentil qui souhaite aider les délabrés comme lui, à l'infirmier qui a perdu son travail mais qui ne peut jamais rester loin d'une vie à sauver ; du mafieux qui tente de racheter son honnêteté auprès de dieu, ou encore même du connard sans scrupules qui ferait des tests sur des patients volés à la rue. Oui, il pouvait lui passer n'importe quoi dans l'intraveineuse qu'Alex avait déjà pris entre ses doigts pour la déloger prestement de l'endroit où on l'avait piquée.

Il se fit rapidement arrêter. Ce n'était pas tellement étonnant, songea-t-il entre ses bribes de raison qui parvenaient à se faire un chemin jusqu'à sa conscience. L'homme avait sans doute du prendre beaucoup de temps à trouver une veine utilisable sous les usures déjà bien trop présentes qu'il y avait laissé, à coup d'aiguilles pas toujours sagement plantées. Il n'aurait sans doute pas voulu qu'on détruise aussi facilement un travail long et fastidieux pour un gamin qui s'emportait un peu trop facilement. Il l'aurait réellement arrachée, si l'homme ne s'était pas interposé pour protéger son labeur, et il se serait fait la malle de cet appartement, sans doute pour se retrouver dans la rue à moitié dans les vapes, à chercher son chemin jusqu'à se faire tomber dessus par une bande de racailles du coin.

Si le médecin semblait de bon conseil ou essayait de protéger son patient, Alex, lui, n'était pas franchement en mesure de reconnaître ce qui était bon pour lui de ce qui ne l'était pas. Il avait depuis longtemps sombré dans la drogue, et ça, ce n'était pas bon. Il buvait, beaucoup, et ce n'était pas bon non plus. Et là, alors qu'il recevait des soins, tout ce qu'il avait à l'esprit, c'était de déguerpir pour s'enquiller encore une ligne, et surtout, de disparaître de chez cet inconnu. Pourtant, le mal de tête qui frappait dans son crâne n'annonçait rien de bon, et il aurait largement pu quémander un peu de morphine s'il n'était pas assez méfiant. La pièce autour de lui n'était alors plus qu'un fouillis bizarre dépourvu de couleurs, terne et difforme ; tout semblait se mouvoir sous ses yeux, alors, il songea qu'il serait peut-être bon d'écouter les conseils de l'homme qui lui demandait de se reposer. Que pouvait-il faire de plus ? Il n'était pas franchement en mesure de déloger la perfusion, ni d'assommer son rétentionnaire assez longtemps pour pouvoir trouver les clefs de l'appartement et se carapater avec aussi peu de clairvoyance.

Alex hésita un long moment, le regard vide, très inexpressif, et surtout, perdu. Il était incapable de dire si cet homme lui voulait du bien ou du mal, et ça, ça le perturbait beaucoup. Ses perceptions clairement biaisées, il n'avait pas vraiment d'autre choix que de se recoucher dans le lit, la perfusion toujours branchée à son bras au travers de sa peau meurtrie. Il n'avait probablement aucune envie de rester là, à patienter pour ne pas tuer son corps à petit feu comme il le faisait déjà. Mais s'il parvint à rester calme quelques minutes, à regarder en coin l'homme qui se tenait toujours dans la même pièce que lui, Alex sentit pourtant une quinte de toux lui arracher les poumons, et quand il rouvrit les yeux, il avait maculé sa paume de sang. Alors il leva les mirettes vers le médecin, inquiet, au bord de la panique, demandant silencieusement de l'aide.


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MessageSujet: Re: Falling apart (Winston & Alex)   Mar 11 Juil - 8:46


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Dans cette maison grande, la vie semblait s’être arrêté. Il y avait deux chambres vides en plus de la sienne. Celle de Kore et celle d'ami. Il ne recevait plus, il n’avait plus le coeur de faire des efforts pour connecter avec son prochain. Ce n’était pas pour rien qu'il avait demandé à être dans la morgue. Les êtres vivants l’énervait. Surtout ceux qui étaient heureux. En couple ou en famille. Lui n’avait plus rien à part une pile d’album photos et des regrets à la pelle. Son coeur en peine ne trouvait aucun repos. Qu’importe sa volonté de vouloir vivre : il ne pouvait tout simplement pas remonter la pente. Pas sans son époux. Entre l'hôpital et les Pimkins, il avait de quoi s’occuper de toute façon. Quand ce n’était pas l’un, c’était l’autre. Rapidement, Winston était devenu l’homme à tour faire quand il était question de santé ou de blessures. Un travail qui lui allait. Il n’avait aucune scrupule à leur faire du mal et gâcher des antis-douleurs pour eux. Ils n'avaient qu'à faire plus attention. Quand il n’était pas d’humeur on ne pouvait pas attendre de sa part beaucoup de pitié ou de douceur. Loin de là. Le jeune homme avait de la chance, il n’était pas très fatigué et prêt à être patient. Une patience mise à rude épreuve alors il tentait d’enlever la perfusion. Vu l’état de ses veines, le temps qu’il avait mis à en trouver une saine : hors de questions de le laisser faire. Il allait probablement mourir de toute façon s’il ne restait pas à se reposer.

Winston prend à nouveau les constances de cet homme qui jouait avec le feu. Avec sa vie. Des assistés selon le docteur, des gens qui étaient un danger pour eux-mêmes et pour les autres. L’homme se rallonge et semble entendre raison. Alors Winston se rassoit et reprend sa tasse de thé. Cependant, cela n’est que de courte durée. Rapidement il se redresse et tousse du sang. Le docteur souffle longuement et prends une gorgée de sa boisson chaude sans paniquer plus que cela. Il repose son mug et se lève pour s'asseoir sur le lit.

“Quand je te disais de te reposer. Tu m’écouteras la prochaine fois.” Winston met son stéthoscope et le pose sur le torse du patient. “Sniffer c’est bien, mais tu détruis tes poumons. À ce stade-là tu finiras pas l'année. A moins que le jeu ne te tue avant. Je n'ai pas besoin de faire un scan pour savoir les dégâts.” Il avait remarqué le tatouage en le nettoyant et en lui mettant des vêtements propres. “T’en fais pas. Je vais te requinquer dans le pire des cas on ira faire un tour à l'hôpital.” Winston enlève l’outil et regarde Alexander. “Je suis le docteur des Pimkins. J’en ai vu d'autres des mecs comme toi. Et en moins bon état.” Il vérifie la perfusion. “J'ai prévenu le boss que je t'avais récupéré. Tu as choisi le bon bar pour faire l’overdose.” Winston se remet sur sa chaise et croise ses jambes.

“Quand tu te sentiras mieux, je te donnerais à manger. Je ne vais pas te laisser au crever, j’ai plus de matériel ici que l’hôpital.” Winston réfléchit. “Tu as une famille à prévenir ? Quelqu'un qui t'attend ?” Winston faisait des efforts. Sa famille était partie. Son coeur était vide et la maison hantée par des fantômes recréant un passé qui ne sera jamais plus présent. Mais peut-être que son patient en avait une qui l’attendait.


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