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 Wise men say only fools rush in. ❥ Seamus
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MessageSujet: Wise men say only fools rush in. ❥ Seamus   Mar 20 Juin - 2:07
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Winston regardait nerveusement son portable. Il espérait comme un idiot recevoir un sms, un appel, un signe de vie de la part de celui qui était encore légalement son époux.
Évidemment qu’il avait entendu parler du livre de DG, qu’il avait vu le nom de son aimé sur le manuscrit PDF et il n’a pas fallu longtemps avant que les autorités frappent à la porte de leur ancienne maison. Ils lui ont dit qu’ils allaient revenir. Le docteur avait pourtant dit la vérité : cela faisait des semaines qu’il n’avait pas eues de contact avec Seamus. C’était le prix à payer quand vous êtes un fugitif non ? Naturellement, même si cela avait été le cas jamais il n’aurait jamais trahi l’amour de sa vie. Cela était tout bonnement impossible. Qu’importe que le divorce soit bientôt prononcé : jamais il ne le trahirait. De toute façon, le système juridique étant en chute libre : il n’était pas certain que leur dossier soit traité. Un mal pour un bien : Winston aimait toujours désespérément cet homme. Il l’avait réalisé alors que l’anxiété l’empêchait de vivre. Manger, dormir, ouvrir des corps : tout lui semblait insurmontable.

Étant donné que le sommeil ne le trouvait pas, il passait son temps libre à arpenter la ville. De long en large, en travers, à la recherche du scientifique. Tentant chaque endroit important pour leur relation. Le campus où ils ont partagé leurs premiers émois et leur premier baiser ; leur premier logement minable et aujourd’hui encore abandonné. Le seul endroit qu’il n’avait pas essayé était celle où Winston avait sorti le grand jeu pour lui demander sa main. C’était sa dernière chance. Il était à court d’idée. Le cœur lourd il gara la voiture et resta quelques instants dans l’habitacle. Le docteur prit quelques secondes pour se poser et réfléchir tandis que son regard se perdait à l’horizon. Quelques bateaux étaient visibles : probablement militaires. Ils avaient encerclé la ville et n’étaient pas assez con pour laisser l’océan sans surveillance. Ils étaient piégés, comme des rats. Winston réalisa amèrement que son automobile sera inutile dans quelque temps : les pompes seront vides et ils devraient tous se déplacer à pieds. Winston s’en moquait éperdument. Cela ne l’avait jamais dérangé de se déplacer sur ses deux jambes. Après tout, elles étaient là pour cela non ?
Il lui a fallu une heure pour sortir de la voiture, il enfila sa veste et descendit les marches pour atteindre le sable encore chaud de la plage. Il pouvait sentir le sable rentrer dans ses chaussures de ville : mais encore une fois ce détail n’était pas important. Ses deux yeux azur couvrent chaque centimètre de la plage. A la recherche d’indice, quelque chose qui indiquerait que son compagnon était là. Mais rien. Pas une seule trace de lui. Alors, Winston se laissa tomber au sol et assis dans le sable se mit à pleurer. De mémoire, il n’avait que rarement épanché ses sentiments. Les larmes n’étaient pas quelque chose qui le caractérisait mais la douleur dans son cœur, le poids dans ses tripes brisaient son masque. Il ne pouvait pas être fort. Pas alors que Seamus était peut-être mort sans savoir au combien il l’aimait. Qu’il était désolé de l’avoir forcé à signer les papiers. Qu’ils donneraient tout pour retourner en arrière et repartir à zéro. Prendre soin de lui, tenir la promesse de le chérir jusqu’à ce que la mort les sépare. Car cela était son plus grand regret : lui qui clamait à qui voulait bien l’entendre qu’il était un homme de parole n’avait pas réussi à aller jusqu’au bout de son engagement. Pourtant que Dieu lui en soit témoin, il avait pensé chaque mot prononcé lors de l’échange des vœux. Peut-être que Winston aimait bien trop Seamus pour que cela soit bénéfique ? L’amour débordant pour le scientifique l’avait rendu accro, dépendant de sentiments au fond bien aléatoire. S’accrocher à une seule et même personne n’avait jamais été conseillé. Mais quand cette personne était la bonne, la seule qui vous faisait sentir entier et aimer : est-ce qu’une autre solution s’offrait ?

Son regard embrumé par les larmes ne pouvait pas arrêter de contempler son alliance qu’il portait encore. Parce dans son cœur il n’y avait de la place que pour un seul homme et c’était Seamus bien qu’il le détestait presque viscéralement de l’avoir fait passer au second plan. Orchad restait son seul et unique amour. Et cette pensée était pitoyable, lui donnait envie de vomir. C’était niais et merdique. Aussi pitoyable que son état alors qu’il se faisait à l’idée qu’il ne reverrait probablement plus jamais Seamus.
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MessageSujet: Re: Wise men say only fools rush in. ❥ Seamus   Mer 21 Juin - 22:26
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C’est quand ils sont venus frapper à ta porte, que tu as compris que tu étais définitivement fini. Tu es officiellement devenu illégal. On t’a nommé chef de la Cour des Miracles et c’est une étiquette dont tu ne te déferas jamais – alors qu’elle est fausse, tellement fausse, il n’y a pas de chefs, juste quelques têtes qui essayent de penser pour le mieux. Tout ce temps tu as observé ton monde se décharner, morceau par morceau, il s’est effrité jusqu’à ce moment fatidique où il s’est finalement écroulé. Tu y as beaucoup contribué, tu le sais. Mais tu devais publier ce manuel, pas vrai ? Pour sauver quelques vies, aider les plus paumés et te racheter un peu pour toutes les erreurs passées. Soutenir la Cour. Parce que tu n’es plus cet étranger arrivé un peu par hasard parmi ces jeunes rebelles. Tu es désormais l’un des piliers, l’un de ses gardiens. Ce combat est tout ce qu’il te reste. Cela finira mal assurément mais tu as décidé de faire front. Quitte à en crever, autant être achevé pour des raisons auxquelles tu crois.

Tu attendais ce moment. L’avais prévu. Tu savais qu’arriverait cet instant où ta vie deviendrait une chasse inlassable. C’est avec un étrange détachement que tu as tout laissé filer. Tu as répété cet instant T au moins un millier de fois au fond de ton crâne. T’es fait à l’idée de lâcher-prises les quelques dernières ficelles te retenant à l’illusion d’une vie paisible, normale, si cela pouvait encore exister. A l’idée que tu devais endosser le rôle que le monde t’a dédié : l’homme qui est devenu criminel en publiant un manuel, l’homme que l’on a désigné comme chef de la Cour des Miracles, l’homme qui est devenu cible vivante. Cela te plaît déjà plus que savant-fou. Tu as ri un peu en pensant cela. Tu t’es étonné de trouver encore un peu d’optimisme en ton sein. C’est que ces derniers mois t’ont vidé, anéanti. Cela se voit sur ta face : tes joues se sont creusés, tes traits assombris. Mais ton regard ne s’est pas éteint. Tu as eu tes instants de désespoir mais aujourd’hui ; tu t’es promis de tenir bon, de faire front et de ne jamais capituler.

Mais il y a quelque chose, au fond de ton cœur, qui te retient un peu en arrière. Quelqu’un. Bon sang, c’est surtout pour lui que tu as peur. Tu penses bien sûr à tous ceux qui forment la Cour ; Oz, son gosse, Rhys et ses angoisses, Mirzaya et ses plans. Pour chacun d’entre eux, tu angoisses. Mais pour lui ce n’est pas pareil. Harry. Tu ne sais même pas où il est. Refuses de lui donner des nouvelles parce que tu crains trop qu’on le surveille, qu’on s’en prenne à lui si jamais tu dévoiles d’une quelconque façon que tu tiens encore à lui. Finalement, il voulait divorcer non ? Vous vous séparez enfin, réellement. Tu sais que c’est faux. Même avec toute la volonté du monde, tu ne saurais pas vraiment t’en convaincre. Les quelques jours que tu as passés à ses côtés après avoir accouru en apprenant qu’il avait été blessé te l’ont démontré.

C’est en marchant le long de la place que tu as repéré cette voiture ne t’étant pas inconnue. Tu traînes près des docks ces derniers temps, y travailles un peu en noir. Ils se sont fichus de ta gueule au début – disons que t’as pas vraiment le physique de l'emploi. Mais les derniers mois passés au cimetière t’ont fichu dans une assez bonne condition que pour fermer leur grande gueule.  Ils ont bien vite compris que tu faisais ça pour survivre : un petit job non déclaré par-ci, par-là. Tu fais tout pour que l’on ne te retrouve pas. Tu t’es arrêté à quelques pas de l’engin, vérifiant la plaque et l’intérieur que tu connais par cœur. Winston est revenu ici. Et tu sais pourquoi. Les mains fichées dans les poches, tu restes un long moment figé. Tu soupires longuement, clos les paupières. Bon sang, qu’est-ce que tu es censé faire ? Tu ouvres soudainement les yeux, vérifiant qu’il ne soit pas dans les parages. Il faut que tu déguerpisses avant qu'il ne te voit. Tu décides de partir, continuer à n’être qu’une ombre dorénavant dans son existence, espérant qu’il passe enfin à autre chose. Mais chacun de tes pas te semblent trop lourds. A tel point que tu finis par t’arrêter et après une demi-seconde de réflexion, te mets à jurer. C’est que tu sais depuis l’instant même où tu as repéré sa voiture, tu savais que tu craquerais. Fuir en le sachant si proche, c’est bien trop difficile pour ton être.

Il est la seule silhouette contrastant avec le sable. Les épaules basses, assis sur le sol, il n’a pas fière allure. Oh, toi non plus tu ne dois pas être très beau à regarder. Tu soupires doucement, t’arrêtes à mi-chemin. Le dernier doute que tu balayes. Qu’il te revoie, juste pour savoir que tu vas bien. Juste pour lui dire qu’il ne doit pas s’inquiéter pour toi et qu’il fasse attention à lui. Alors tu reprends la marche, te stoppes seulement à sa hauteur. Les mains toujours fichées dans les poches, tu t’es prostré à côté de lui, gardant un peu de distance. Tu hésites un peu avant de t’asseoir à ton tour, tout proche de son être. Sa présence t’avait terriblement manqué : le simple fait de l’avoir maintenant à côté de toi t’apaise un peu. Tu ne sais pas vraiment par où commencer. Alors tu ne décides de rien dire. De juste profiter de ce drôle d’instant suspendu ; vous deux, le calme de la plage et les monstres qui te poursuivent bien loin d’ici.

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MessageSujet: Re: Wise men say only fools rush in. ❥ Seamus   Ven 23 Juin - 19:33
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Winston est perdu dans ses pensées, il tente de se souvenir de chaque étreinte, de chaque mot tendre prononcé entre deux souffles durant leurs ébats. Comme le contact de sa peau lui manquait, son gémissement quand ils arrivaient au climax de leur amour. Il aurait donné beaucoup de choses pour retourner à cette époque rêvé, pour avoir à nouveau la chance de caresser sa peau de baisers enflammés. C'est quand on perdait tout qu'il y avait un sentiment de dépendance au final. Il l'apprenait violemment, de la pire façon qu'il soit. Il n'y avait pas de retour en arrière. Il avait décidé ce divorce après avoir compris que Seamus fera toujours passer le jeu avant lui. Par fierté, parce qu'il a été déçu de sa conduite : Harry avait piétiné leur mariage jusqu'au point de le détruire. La providence faisait probablement bien les choses puisque maintenant il n'y avait plus de divorce. Plus d'épée de Damoclès sur leur couple : justes des souvenirs aussi douloureux que précieux. Au fond, la douleur qu'il ressentait dans son coeur, qui serrait ses entrailles était tout ce qui restait des beaux jours. Une pensée des plus morbides qui le rongeait de l'intérieur et pourtant pour rien au monde il accepterait qu'on enlève ce spleen.
Depuis qu'il avait quitté la maison une fois que Winston s'est remis sur pied, il n'avait jamais quitté son esprit. La maison n'avait pas bougé depuis son départ de toute façon. Toutes ses affaires étaient encore là : comme s'il revenait demain ou le surlendemain avec ses yeux fatigués et des idées plein la tête que Winston prendrait plaisir à écouter tout en servant deux verres de vin. Avec Seamus il pouvait parler de tout et de rien, il était fasciné par son époux et ses idées. Le jeu avait tout détruit, certes, mais jamais il n'a perdu son admiration pour l'homme de sa vie. Encore aujourd'hui, il serait prêt à beaucoup de choses. S'il le retrouvait, il avait même prévu de finalement accepter la proposition des Laboratoires. Comme ça sa maison serait protégée. Il avait le fol espoir que son mari revienne. Même s'ils faisaient chambre à part : tant qu'ils étaient sous le même toit ; tant que Winston n'avait qu'a traversé le couloir pour caresser du regard sa silhouette.

Perdu dans les méandres de son mal-être, la tête baissée, les yeux fermés et les larmes tombant une à une : il ne remarque pas tout de suite la personne qui venait de s'installer près de lui. Il devrait probablement être sur ses gardes, faire plus attention : mais il n'en avait pas la force. Seamus pouvait très bien être mort à l'heure où il était assis là comme un con. Alors non, passer l'arme à gauche n'avait plus d'importance. Clairement. Au moins, il le rejoindrait comme ça. Ils auraient alors l'éternité pour parler, pour rattraper les longs mois de séparation imposés par le docteur. Finalement, le vent emporte avec lui les effluves d'une odeur qu'il ne connaît que trop bien. Alors lentement, il relève sa tête et s'attend presque à ne pas voir Seamus : mettant cela sur le compte de son imagination. Cependant, c'est bien la tignasse brune de son époux qui est assise à côté de lui et un immense sourire apparaît sur son visage.
Sans vraiment réaliser, sa dextre se lève et vient glisser dans les cheveux du Scientifique. Il le couve du regard, exprime son amour pour lui sans pour autant ouvrir la bouche. Les mots étaient devenus superficielles et inutiles entre eux lorsqu'il était question de leurs sentiments. Rien ne semblait pouvoir exprimer l'ampleur de leur passion et la force de leur union. Alors, il s'approche et coince son menton dans le creux de son clavicule. Son front vient trouver sa tempe et il ferme les yeux de bonheur.

"Je pensais ne jamais te revoir. J'ai eu peur." Souffle-t-il finalement.

Son autre main glissa sur la joue de Seamus pour tourner son visage. Il ne fallut pas plus longtemps à Winston pour l'embrasser tendrement puis plus fougueusement comme si cet échange pouvait effacer les peines, pouvaient tout annuler. C'était pour Harry la promesse d'un lendemain heureux, avec Seamus. Et Kore. Leur fille adoptive, il avait espoir qu'elle revienne un jour chez eux, qu'ils vivent à nouveau comme une famille. Malgré les événements ou à cause. Le docteur ne voulait plus vivre dans le regret, il ne voulait plus vivre dans ses deux piliers. Il rompt le baiser pour le regarder :

"Reviens à la maison... S'il te plaît. Reviens-moi. J'ai besoin de toi. J'y arrive pas, sans toi dans ma vie je suis rien." Avoue-t-il. Lui qui était pourtant fier brisait les barrières : "Je t'aime Seamus. Je t'aime tellement que parfois cela est plus douloureux qu'agréable. J'ai besoin de toi."
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MessageSujet: Re: Wise men say only fools rush in. ❥ Seamus   Dim 2 Juil - 23:58
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Tu ressens le cognement infernal de ton cœur contre ta cage thoracique. Les secondes s’égrènent comme des heures et il est difficile à dire si cela t’est plaisant ou insupportable. Harry est dans un autre monde, un monde de souffrance et de souvenirs palissant. Tu l’observes dans sa torpeur, regrettes déjà d’être venu jusqu’à lui. Mais la vison de son visage s’illuminant soudain à ta vue balaye tous les remords. La situation te semble idiotement absurde. Bien sûr, bien sûr que vous êtes condamnés à rester liés à tout jamais. Peu importe que le monde s’écroule sous vos pieds, qu’il s’acharne à vous anéantir. Presque machinalement – vos années de vie commune parlent –, ton visage vient trouver sa place auprès du sien. Tu te blottis tout contre son être, le serrant contre toi. Tu ne veux plus jamais partir, plus jamais le laisser derrière toi. Car tu sais à quel point tu as eu tort, à quel point tu es coupable du malheur qui est vôtre.

Tu ressens soudain le contraste brûlant des larmes qui couvrent doucement tes joues. Tu ne peux plus les retenir. Tu as tenté, tout ce temps, de te montrer fort. Tu as réussi, aux yeux du monde. C’était toujours dans la pénombre et seul que tu t’es accordé quelques moments de faiblesse. Mais l’instant est trop intense, tu ne peux plus lutter davantage. Et quand ton époux déclare avoir craint de ne plus jamais te revoir, tu ne peux t’empêcher de craquer définitivement, laissant éclater tous les sentiments noirs te rongeant depuis des semaines dans un sanglot. Tes doigts s’accrochent dans ses vêtements, le ramenant un peu plus vers toi. Son baiser t’apaise, calme les soubresauts ayant commencé à t’assaillir. Il est bien là, à tes côtés. Tes paupières se closent, tu te concentres sur sa présence réconfortante. Tu ne peux plus faire face au monde seul, tu as épuisé toutes tes forces, toutes tes ressources. Toutes ces années, vous les avez parcourues à deux. Il est temps de vous retrouver, que vos chemins se rejoignent à nouveau pour ne plus jamais se séparer.

Tu écoutes chacun de ses mots avec attention. Ses paroles sonnent comme un écho à tes propres ressentiments. Tu déglutis lentement. Ce ne serait pas raisonnable de revenir. Tes sourcils se froncent, témoins du flot de pensées contradictoires t’assaillant à l’instant. Tu t’éloignes un peu – juste un peu –, prends le temps de réfléchir, laissant le silence s’installer entre vous. Tu finis par soupirer. Abandonner. Ton regard s’étant perdu sur l’horizon revient sur l’homme tandis que tu te rapproches à nouveau de son être. « Je suis désolé. » Lui souffles-tu, ta dextre cherchant sa propre main. De quoi es donc tu désolé ? « Pour tout. Tout ce que j’ai fait de travers. » Tu ressens à nouveau tes yeux s’humidifier mais ce n’est guère ta plus grande préoccupation à l’instant. « De t’avoir abandonné. » Parce que c’est ce que tu as fait et l’avouer là, maintenant, est sans doute l’une des choses les plus difficiles que tu aies eu à déclarer de toute ton existence. Ton étreinte se resserre davantage, tandis que tu reprends. « Vraiment, je suis désolé. » Tu n’as de cesse de le répéter car tu veux qu’il comprenne. Un seul regard sur ton visage peut lui confirmer à quel point tu regrettes, à quel point tu aurais souhaité que tout cela se passe autrement. Mais ce qui est fait, est fait et aujourd’hui il ne vous reste guère d’autre solution que d’avancer côte à côte. « Je ne veux plus te laisser. Jamais. » Cela sonne comme une promesse, c’en est une. « J’ai tellement eu peur qu’ils s’en prennent à toi. » C’était la pire des menaces qu’ils puissent avancer et ils le savaient bien. Sans doute te serais-tu montré bien moins farouche si Harry n’avait plus fait partie de ton existence, si tu ne les savais pas capables de t'atteindre en plein cœur. Même ces maudits militaires avaient bien compris que vous n’étiez pas tout à fait séparés – et ce n’était pas qu’un problème de justice devenue trop lente. « Je ne veux plus jamais ressentir ça. » Car parmi toutes les souffrances que tu as dû endurées ces derniers mois, celle-ci était la pire. Seulement, tu es quasiment sûr qu’elle reviendra, immanquablement. Du bout des lèvres, tu viens déposer sur le front de ton aimé un délicat baiser. « Je t’aime aussi, je t’aime aussi Harry. » Depuis toutes ces années que vous vous le répétez sans relâche, c’est une certitude, une vérité éclatante qu’il est impossible d’ignorer plus longtemps. Mais même tout l’amour du monde ne pourrait te rassurer face à votre avenir incertain. « Mais j’ai tellement… tellement peur pour toi. » Ta voix vacille, manque de se briser en un nouveau sanglot. « Je ne peux pas revenir, pas maintenant. Pas tout de suite. »

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MessageSujet: Re: Wise men say only fools rush in. ❥ Seamus   Ven 7 Juil - 0:45
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Il était si facile de détester, de remplir son cœur de noirceur. Au fond, on aime toujours trop ou pas assez selon certain. Harry avait cru bon de s’éloigner de lui, de commencer la procédure de divorce plutôt que de voir lentement leur mariage s’effondrer. Autant y mettre un terme une bonne fois pour toute. C’était-il répété encore et encore comme si cela était réellement la meilleure chose à faire. Force était de constater que sa volonté était à l’image de son désir de détester Seamus : faible. Non. Non il ne pouvait pas se séparer de ce scientifique qu’un hurluberlu avait qualifié de fou dans la presse. Évidemment qu’ils étaient condamnés à tomber ensemble et mourir dans la main. C’était le destin de tous les couples qui se sont aimés. Depuis des années maintenant ils sont liés, si bien que Winston ne se soit pas vivre sans Seamus. Sans lui il n’y avait rien, avant il n’était rien. Quand il l’a rencontré, quand ils se sont mariés : Harry à enfin trouver sa place dans un monde qui l’a rejeté. Après tout, sa mère s’était débarrassée de lui pour une raison non ? Il n’avait jamais ressenti le besoin de chercher cette femme, ni même à la remplacer par sa mère adoptive. Aucune d’entre elles étant assez intéressante à ses yeux pour jouer un rôle quelconque dans sa vie. La seule figure de ce passé -dont seul Seamus connaît les tenants et les aboutissants se trouve être en la personne de son frère adoptif. Mais encore une fois, il ne s’est jamais réellement senti à l’aise près de cet enfant prodigue qui lui a arraché selon lui la chance d’être dans une famille. Il n’avait été qu’un caprice de sa part, celle d’avoir un frère que ses parents mondains ne pouvaient lui prodiguer. Un traumatisme dont souffrait encore Harry qui ne s’est jamais senti à la hauteur. Il était le vilain petit canard des histoires qu’on raconte aux enfants : celui dans l’ombre qui meurt dans une prison de solitude et de mélancolie à la recherche d’un idéal qui ne viendra jamais.
Pourtant, avec Seamus : il avait cru qu’aucun nuage ne viendrait entacher cet avenir qui semblait tout tracé. Il y a encore deux ans de cela : il se voyait couler des jours paisibles dans un autre pays qu’ils auraient choisis au hasard. Pourquoi pas adopter un enfant et donner à Kore un petit frère ou une petite sœur ? Des projets morts dans l’œuf. Des souhaits puérils et pittoresques qu’il avait gardés pour lui-même étant convaincus que Seamus ne serait pas intéressé par ces derniers. Le jeu avait toute son attention après tout. Si Harry avait réussi à se raisonner en disant que chaque maître devait avoir un sujet d’étude captivant : il n’en restait pas moins qu’il avait souffert de la distance imposée par son époux. Aujourd’hui il voulait remédier à ça.

Il ne lui fallut donc pas longtemps avant qu’il se rapproche de lui pour sentir sa chaleur, pour respirer son odeur et tenter de renouer avec le savant. Harry était désespérément amoureux et ces sentiments dévorants causeraient sa perte. La providence faisait que leur divorce ne serait jamais prononcé et cela était un mal pour un bien à ses yeux. Il ne voulait plus perdre le titre d’époux. Alors, il se rapproche un peu plus encore de Seamus et l’embrasse comme si cela était la première fois. Il y avait cet élan de renouveau et de mea culpa qui rendait le tout encore plus intense. Seul l’idiot de la ville ne comprendrait pas que ces deux s’aiment. Peut-être trop. Et quand Seamus commence à parler, à trouver les mots pour s’excuser : l’amour d’Harry pour lui semble croitre tandis qu’un doux sourire se dessine sur son visage fatiguée. Alors, le docteur attrapa la main de son compagnon pour la serrer, pour le soutenir, pour le rassurer aussi. Il était évidemment touché par ce pardon. Naturellement, Winston allé passer l’éponge. Il le faisait toujours. Par amour.

« Je sais… Moi aussi. » Parce qu’il était aussi à blâmer dans cette histoire. D’une nature fière et intègre : courber l’échine pour paraître faible n’avait jamais été un problème à ses yeux quand il était devant son mari : « Pour avoir osé remplir les papiers. » Il se sentait coupable. « Je suis désolé. » Comme ça, ils l’étaient tous les deux. « N’en reparlons pas. Je crois qu’on a d’autres combats à venir de toute façon. »

Parce que le monde tombait dans la folie. Chicago notamment. Harry souhaitait par-dessus tout revoir son mari revenir dans le lit conjugal. Même si cela était dangereux. Le scientifique ne tarda pas à confirmer ce dont il se doutait déjà.

« Ils sont venus. A part foutre le bordel, ils ne m’ont rien fait. »
Pas la peine selon lui de dire qu’il a été frappé. Son corps s’en était remis même s’il avait encore des hématomes et des traces de ce passage à tabac.

Le baiser sur son front le fait soupirer de plaisir. Il se sent plus léger. Plus heureux aussi. Moins angoissé à l’idée d’affronter leur futur. Les déclarations d’amour de Seamus finissent d’apaiser son esprit.

« Je ne vais pas tenir sans toi. » C’était une certitude. « Reviens, je t’en prie. » Il réfléchit puis souffle : « Je vais accepter le poste que les laboratoires m’ont offert. Je vais te protéger, tu pourras revenir chez nous : tu y seras en sécurité et moi rassuré. » Il redresse sa tête pour le regarder dans les yeux, essuyant avec son pouce la joue de Seamus : « S’il te plaît. Rentre à la maison. » Il le suppliait oui. « On ne sait pas ce qui va nous arriver demain. Je n’ai pas envie de crever alors que t’es loin de moi. » Autant parler franchement. « On a toujours réussi à surmonter les épreuves ensemble. Si on veut survivre, si on veut rester en vie : va falloir qu’on refasse équipe. » Winston l’embrasse à nouveau : « M’oblige pas à utiliser la manière forte pour te convaincre… » Menace-t-il d’une voix mi-amusée, mi-sérieuse. « Tu sais que j’arrive toujours à mes fins quand je le veux. »
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