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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 Take my hand, take my whole life too. ∞ Asaël
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MessageSujet: Take my hand, take my whole life too. ∞ Asaël   Mar 20 Juin - 2:15
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Asaël & Lénaïc


Il avait fallu trente-six heures à Lénaïc pour accoucher. A peine le bébé sortit, les sutures internes faites qu’ils l’avaient renvoyé chez elle. Quarante-huit heures. C’était le temps pour que sa vie change définitivement. Elle venait de signer pour plusieurs années. Comme si elle ne venait pas de donner la vie. Heureusement, Solveig avait été là à chaque instant et lui avait permis de se reposer quelques instants avant de sortir. Son corps lui faisait mal : pire que de mourir dans le jeu. Pourtant, et pourtant, elle tenait dans ses bras un petit être. Cela n’avait pas été en vain. Ces neuf longs mois interminables semblaient soudainement loin. Lénaïc avait donné naissance à un petit garçon qu’elle n’avait pas encore nommé : c’était Asaël qui devait trouver le prénom après tout. Le bébé en pleine forme dormait. Il ne ressemblait en rien à Cassidy. Il avait pris les cheveux et la couleur métisse de sa maman. Cependant, selon la sage-femme avec des yeux aussi bleus que les siens il est probable qui les garde. Son père ayant des iris bleus : il ne serait pas étonnant que le petit garçon en hérite. Il faut bien que les gênes de celui qui l’a engrossé transparaisse même si dans sa tête : il n’était pas le père. Avec un peu de chance, Asaël accepterait de prendre ce rôle. Mais jamais Lénaïc ne lui imposerait une telle chose. Si les rumeurs sont vraies, si les journaux de télévisions ne mentaient pas : elle venait de condamner une nouvelle âme à l’enfer. Ils allaient bientôt être enfermés dans Chicago. Son prêtre n’en était plus un : l’Eglise avait appris son appartenance au jeu. La jeune mère avait fait son possible pour soutenir Asaël, sans montrer évidemment qu’au fond elle était ravie de cette nouvelle. Parce qu’il était maintenant un homme lambda. Un homme qui pouvait faire partie entièrement de sa vie et de celle de son fils. En attendant, elle devait rentrer chez elle. Sortie de l'hôpital, elle mit du temps à trouver un taxi : la tension était montée d'un cran dans la ville, mais Lénaïc n'avait pas le choix. Elle ne pouvait pas rentrer chez elle à pieds avec un bébé.

Quand le petit garçon se réveilla pour regarder avec ses grands yeux sa mère, le cœur de Lénaïc fondit et elle se mit à pleurer. Le chauffeur de taxis la regarda : « Ca va pas m’dame ? Vous voulez retourner à l’hôpital ? » Lénaïc hocha la tête : « Ce… Ce sont les nerfs… C’est rien… » La chute des hormones. L’après-grossesse était selon les survivantes de cette période la pire. Lénaïc espérait juste que cela ne soit pas long.

Arrivé devant chez elle, elle descendit du taxi une fois payé en serrant son enfant contre elle. Elle enfila le sac sur son épaule et lentement, difficilement en se concentrant sur le petit être dans ses bras : pénétra dans l’atelier. Sa famille lui avait fait une surprise, ils étaient tous là. Le bébé se réveilla mais ce n’était pas grave. Lénaïc était heureuse.

(…)

Tout le monde était parti, il restait encore beaucoup de nourriture, mais Lénaïc était incapable d’avaler quoique ce soit, elle ne pouvait tout simplement pas. Le petit garçon était dans le berceau, elle venait de le nourrir et de le changer. Elle l’admirait tendrement quand elle entendit son portable. En voyant le nom d’Asaël elle se mit à sourire et alla ouvrir la porte de l’atelier pour se jeter dans ses bras : nichant sa tête dans son cou. Le talkie relié au lit du bébé dans sa main elle se remit à pleurer :

« On va bien… Il s’est endormi… » Elle s’éloigne et sourit avant de chasser ses larmes d’un revers de manche. Elle le laisse rentrer et monte : « Ils viennent tous de partir, si tu as faim : le frigo est plein. » Lénaïc est soulagé de l’avoir près d’elle.

Tout était différent et pourtant tout semblait familier. Il y avait maintenant une nouvelle vie sous son toit. Un petit être sans défense : « Tu… Tu veux le voir ? » Dit-elle avec un regard remplis de malice et de bonheur. Elle en était fière oui. Elle qui pensait ne pas être capable d’assumer l’enfant : aujourd’hui elle se rendait compte qu’elle était prête à vivre cette aventure.

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MessageSujet: Re: Take my hand, take my whole life too. ∞ Asaël   Jeu 22 Juin - 18:01
C’est un peu paniqué et te sentant complètement idiot que tu lis les messages envoyés par Lénaïc. Ils sont arrivés, soudainement, en rafale alors que tu redémarrais ton portable te semblant défectueux. Et tu ne t’es guère trompé sur le sujet : l’engin t’a bel et bien fait faux bon. Tu maudis mille fois la technologie défaillante, tournes trois fois dans l’appartement à la recherche de tes clés. Marches sur la queue d’Anubis qui furieux plante ses dents dans ton talon. Tu l’as mérité. Mais bon sang ce que tu ça fait mal. Au moins tu retrouves tes clés de l’appartement – tes deux colocataires, ton frangin ainsi que Louis étant partis faire des courses ou quelque chose de cet acabit selon ce dont se souvient ton esprit agité. Tu griffonnes rapidement un message à leur attention, très éloquent – Lénaïc, bébé, ils comprendront – avant de filer aussi rapidement que tes jambes puissent te le permettre.

Tout s’apaise soudain quand tu te retrouves face à elle. Lénaïc semble éreintée mais heureuse. C’est d’un geste commun que vous vous jetez dans les bras l’un de l’autre. Tu restes un moment la joue contre ses cheveux, les paupières closes. Son contact te semble si agréable que tu souhaites inconsciemment qu’il dure pour l’éternité. Que vous restiez là, dans une autre dimension, loin du désastre se déroulant au-dehors, s’abattant sur vos existences sans pitié. Tout va bien te dit-elle. Tes épaules s’affaissent alors, tandis qu’un sourire nait sur tes lippes. Te voilà rassuré. Tout va bien te répètes-tu à toi-même. Tu n’es pas vraiment intéressé par son offre d’aller voir ce qu’il reste dans le frigo, préférant la suivre doucement. C’est pour elle, pour son bébé que tu es venu. « Oui, oui bien sûr. » Lui réponds-tu quand elle te demande si elle veut le voir. « Je suis désolé, vraiment, de ne pas être venu plus tôt, je ne sais pas, mon téléphone a... » Tu hausses les épaules, ne comprenant définitivement pas ce qui s’est passé. Tu t’en veux réellement. Tu lui avais promis, bon sang, que tu serais là pour elle et voilà que tu manques déjà à l’appel dès les premiers instants d’existence de son fils. Tu souffles avant de passer une main sur ton visage. « J’étais complètement paniqué, je pensais qu'il t'était arrivé quelque chose... je suis tellement heureux de voir que tu vas bien. » Ces derniers mois ont été difficiles, pour elle, pour toi-même, pour vous-deux. La naissance du fils de Lénaïc était comme une promesse d’espoir dans ce chaos environnant.

Découvrir l’enfant endormi, c’est un peu comme découvrir la huitième merveille du monde. Il est endormi, paisible et innocent. Tu as déjà eu l’occasion de devenir oncle quelques fois, compte tenu la ribambelle de frères et sœurs étant tienne. Mais là, c’est différent. Quelque part, tu te sens responsable de cet enfant. Parce que c’est en partie grâce à toi qu’il est là aujourd’hui, parce que tu as promis à Lénaïc que tu serais là pour eux deux. Tu restes un moment à le contempler, encrant l’instant au fond de ton crâne. C’est le genre de souvenirs que l’on chérit à jamais, qui fait relever les têtes et font battre les cœurs dans les instants les plus sombres.

« Gabriel. » Murmures-tu soudainement. Tu parles doucement, le plus bas possible afin de ne pas déranger l’enfant endormi. « J’avais pensé à Gabriel. » Tu parles du nom, de ce choix que Lénaïc t’a confié. Tu y as longuement réfléchi et celui-ci s’est imposé à toi. Il pouvait convenir à un garçon autant qu’à une fille. Et l’ange Gabriel était porteur de la bonne parole. Un nom que tu estimes  porteur d’espoir. « Qu’est-ce que tu en penses ? »  


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MessageSujet: Re: Take my hand, take my whole life too. ∞ Asaël   Sam 24 Juin - 13:17
Elle ne pouvait pas en vouloir à Asaël. Premièrement parce qu’elle était bien trop attachée à lui pour faire une telle chose, deuxième car elle avait appris son excommunication. Un choc et pourtant cela était prévisible. Le Papa et l’Eglise ont condamné le jeu : transgresser à la loi divine avait un prix. Lénaïc s’était maudite, s’insultait encore de tous les noms parce qu’elle se sent responsable de cela. Si le jeu n’était pas rentré dans sa vie : rien de tout cela ne serait arrivé. Le prêtre aurait encore son travail et prêcherait la bonne parole de Dieu tout en apportant aux autres du bonheur. Parce que c’est ce qu’il faisait au quotidien. Lénaïc s’était toujours sentie réellement chanceuse et privilégiée de pouvoir l’avoir en privé de temps en temps. De profiter égoïstement d’Asaël. Maintenant qu’il n’était plus dans les ordres, il lui était encore plus difficile de se tenir éloigner physiquement de lui. De ne pas se laisser trahir par son regard, par ses gestes : cela était un travail surhumain ne pas transgresser les limites qu’ils ont mises entre eux. Lénaïc ne pouvait pas le perdre. Pas alors qu’une nouvelle vie avait vu le jour pour chambouler sa vie. Elle n’avait pas le luxe de se couper des personnes qui lui ont tendu la main. Toute aide serait la bienvenue et ne serait pas de trop en vue du contexte actuel de Chicago.
La jeune maman l’entend murmurer que tout allait bien, répétant ses paroles. Oui. Le petit garçon était en pleine forme et ne semblait pas trop avoir souffert des séquelles du jeu. Heureusement. Lénaïc n’avait pas besoin de rajouter cela sur la liste de ses erreurs. Au moins durant sa grossesse : elle avait arrêté de boire. Un miracle pour cette alcoolique notoire. Maintenant elle n’avait plus qu’à tenir le cap. Un bébé demandait constamment de l’attention et elle ne pourrait pas se permettre de ne pas être à cent pour cent dans ce qu’elle fait en sa présence. Si Cassidy n’en voulait pas : Asaël semblait être désireux de faire partie de la vie de ce petit ange. Par la volonté de Dieu elle allait bien, alors elle devait protéger cette âme coûte que coûte. Un détail qui ne lui a jamais fait peur : elle était consciente de ses capacités physiques et ne laisserait rien, ni personne lui faire du mal. Hors de questions.

Lénaïc se permet de lui proposer de manger avant de voir le nouveau-né, mais Asaël semble être bien trop intéressé par ce qui avait maintenant élu domicile dans sa chambre. En l’entendant s’excuser, elle sourit et pose doucement sa main sur son bras :

« Tu n’as pas à t’excuser, je me suis doutée que tu n’as pas choisi d’être loin. Mais ce n’est pas grave, tout s’est bien passé. » Pas besoin de rentrer dans les détails de l’accouchement. « Crois-moi, tu n’aurais pas aimé voir ça de toute façon. » Plaisante-t-elle finalement.

Elle pousse la porte de la chambre et se met devant le berceau qu’elle avait fini à temps. Les bras croisés, elle le regarde dormir à poings fermés. Il était si petit… Lénaïc ne prenait pas encore réellement conscience que ce petit être était bien à elle. Qu’elle l’avait créé par la grâce de Dieu. Asaël souffle un prénom, la maman tourne sa tête pour le regarder en souriant. Il parlait à voix basse pour ne pas réveiller le petit-garçon : quelque chose que Lénaïc apprécia. Elle voulait un peu de calme avant la prochaine tétée. Elle lui avait demandé de trouver un prénom après tout et il confirme que c’est son choix. Lénaïc regarde le bébé :

« Gabriel… » Elle sourit : « C’est parfait. On a tous besoin d’espoir avec ce qui se passe hein ? Qui sait, comme l’Ange Gabriel il sera orateur et pourra guider les gens. » Elle le pense sincèrement, elle ferme les yeux et pose sa tête contre son épaule. La mère laisse quelques secondes s’écouler, sans parler : juste pour profiter de l’instant présent. Lénaïc était épuisée et les cernes ainsi que la pâleur de son visage le témoignait : « Cela te dérange si tu le surveilles le temps que j’aille prendre une douche ? » Elle savait qu’elle devrait se débrouiller par elle-même tôt ou tard mais préférait si une personne de confiance veillait sur le nouveau-né. « Je n'en ai pas pour longtemps, dix minutes maximum. Je n'ai pas eu vraiment le temps de me débarbouiller : c’est à peine s’ils ne m’ont pas jeté dehors quand ils ont compris que Gabriel allait bien. Et en plus de cela j’ai eu le droit à des remarques sur la couleur de ma peau et la sienne. » Souffle-t-elle d’une voix plus amère avant de se ressaisir : « Mais ce n’est pas important. Tu es là et nous allons tous les deux bien. On ne peut rien demander de plus. »




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MessageSujet: Re: Take my hand, take my whole life too. ∞ Asaël   Dim 9 Juil - 23:11
Quand Lénaïc te fait part de son expérience à l’hôpital, tu t’en veux un peu plus de ne pas avoir su être à ses côtés. Tu réprimes un soupir, décides de ne pas épiloguer sur le sujet :  pas la peine de ressasser ce mauvais moment, la jeune mère souhaite aller de l’avant. Tu lui souris sincèrement quand elle dit que ces deux-là ne peuvent rien demander de plus que ta présence. Cela te fait du bien aussi, de changer d’air, d’avoir de quoi t’occuper l’esprit. Ces derniers mois ont été une véritable descente aux enfers pour ton être et tu éprouves encore un certain mal à te faire à l’idée d’avoir été excommunié. Jamais de toute ta vie tu n’avais eu pensé devoir un jour l’envisager. Même le simple fait de ne plus être prêtre ne t’avait pas effleuré l’esprit – peut-être une fois ou deux, dans les moments les plus difficiles, durant tes débuts. Mais tes doutes s’étaient rapidement dissipés, puisant toute ta force au cœur de ta foi. Tu n’avais donc aucun plan de secours. Aucune alternative au chemin que tu pensais tout tracé pour ton être. Vivre avec Adam et son colocataire – semblant d’ailleurs avoir chaque jour un peu plus de ressentiment à ton encontre – était parfois pénible, ne rien avoir à faire était bien pire. Mais tu n’avais eu le cœur à rien les premières semaines et tu commences seulement depuis peu à assimiler l’idée qu’il te faut passer à autre chose. Le contexte catastrophique dans lequel le Darwin’s Game vous a plongé n’aide pas vraiment non plus. Cependant, quelque part, ces maudits militaires ayant défoncé la porte de votre appartement avait eu au moins le mérité de te réveiller un peu.

« Prends tout le temps qu’il te faudra. » Lui réponds-tu. T’occuper d’un enfant ne te fait guère peur : aîné d’une fratrie de six gamins, tu as eu de quoi être rôdé. Et cinq de ces frères et sœurs avaient déjà eu le temps eux-mêmes de fonder une famille : autant dire que tu n’es pas à ton premier coup d’essai en ce qui concerne le garde d’enfant. « Je ne voudrais pas me vanter, mais j’ai déjà une plutôt bonne expérience dans le domaine. » Tu plaisantes un peu, t’efforces ici d’aller au-delà du poids qui s’est ancré au fond de ta poitrine depuis que tu as reçu ce fameux courrier émanant du diocèse. « Je devrais peut-être penser à baby-sitter, comme reconversion. » Rajoutes-tu, l’air un peu trop pensif que pour rester dans le ton léger de l’humour. Ton regard se perd un instant dans la contemplation de l’enfant toujours endormi. Tu repenses à cette fois où Lénaïc était venue chercher à tes côtés au sein de l’église un conseil tant que la force de garder l’être grandissant en elle. Il est là aujourd’hui, juste devant et le nombre de choses ayant changé depuis est incroyable. Il est né dans un autre monde. Tu aurais souhaité avoir mieux à lui offrir mais les choses sont ce qu’elles sont : peu importe l’état de votre univers, tu as promis – à Lénaïc autant qu’à toi-même – de les protéger à jamais.

Ton attention revient sur la jeune femme et tu t’approches un peu plus de son être, te retrouvant à quelques centimètres à peine de son visage. Tu ignores si, quelque part, au fond de son cœur, les sentiments qu’elle avait avoué éprouver pour toi persistent toujours, comme tu restes incertain de ceux que tu partages pour elle. Mais depuis que l’église t’a rejeté, tu l’avoues, tu prends moins garde à maintenir cette distance que vous vous étiez imposés. « Tu as besoin de te reposer, alors vraiment, prends tout le temps qu’il te faudra Lénaïc. » Tu insistes pour qu’elle comprenne que ce ne sont pas que des paroles en l’air : cela se voit sur ses traits éreintés, la jeune mère qu’elle est devenue a besoin de souffler. Tes doigts ont agrippé sa dextre, la menant doucement au creux de tes deux mains. « Je m’occupe de lui. » Tu lui offres un sourire tandis que tu jettes un œil sur le principal concerné avant d’ajouter. « Et je m’occuperai de tout ce pour quoi tu auras besoin d’aide. » Parce qu’au-delà de la promesse que tu as faîte, tu ressens également cette envie de faire partie de cette nouvelle vie dans laquelle Lénaïc se retrouve aujourd’hui. « Je peux même rester cette nuit si tu le désires. » Pour elle, tu ferais n’importe quoi.


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MessageSujet: Re: Take my hand, take my whole life too. ∞ Asaël   Jeu 13 Juil - 21:47
Là, tout contre Asaël, la terre peut s’arrêter que Lenaïc s’en moquerait ouvertement. Le monde ne ressemblait plus à rien dehors et elle avait besoin de cette présence réconfortante. Ce n’était plus un secret : l’ancien prêtre apportait toujours une douceur dans sa vie comme nul autre. Pas seulement en conseil, mais aussi en faisant toujours en sorte qu’elle apparaisse comme importante. Un sentiment des plus agréables quand autant de doutes assaillent son esprit. Le fait est que chaque regard sur Gabriel apporte la culpabilité. Celle d’avoir donné la vie dans un monde qui la perdait. Comment avait-elle pu croire que tout irait bien ? Asaël lui avait dit que ça allait le faire. Qu’ils trouveraient un moyen. Pensait-il encore cela après avoir été excommunié ? Il voulait sauver ses paroissiens. Il voulait la protéger Elle et maintenant il ne pourrait pas atteindre le Père au Ciel. Une autre déchirure pour elle qui réalisait que bien souvent elle n’apportait que le chaos. Asaël serait probablement mieux sans elle. Mais Lenaïc n’était pas prête à vivre sans lui. Peut-être même ne le serait-elle jamais. C’était comme ça. Il y avait des personnes dans sa vie qui étaient des pièces maîtresses. Sans elles, la jeune maman se laisserait mettre en échec et mat.
Une nouvelle fois, l’ancien prêtre lui dit les paroles qu'elle a besoin d’entendre et elle était sincèrement heureuse : elle chassait avec plaisir sa mélancolie et sa tristesse. Dépression post-natale selon les docs qui pourrait durer quelques semaines. Lenaïc n’avait pas ce luxe malgré tout. Maman célibataire, elle devait assumer le rôle de mère et de joueuse. Elle se joint aux rires légers de son ami.

“Je t’engage immédiatement si tu cherches du travail.” Elle le bouscula pour le houspiller : “Nous serions chanceux de t’avoir comme Nanny.” Car il était la deuxième personne en qui elle avait le plus confiance après son cousin.

Lorsque son ami se retrouve si proche d’elle, elle sent son coeur s’arrêter et reste quelques instants sans réagir. Il faut dire qu’elle ne sait pas comment. Naturellement, ses sentiments n’ont pas changé et jamais ils ne changeront. Malgré tout, il restait le fait qu'Asaël ne les partageait pas. Elle s’en était convaincu même si aujourd'hui le célibat imposé aux Hommes de Foi ne s'applique plus. Ses mains dans les siennes, elle a presque dû mal à soutenir son regard azur. Elle esquisse cependant un sourire et comble les derniers centimètres pour déposer sur sa joue un baiser.

“Merci.” Elle avait une totale confiance. “Je n'hésiterai pas.” Après tout, il s’était proposé. “Il se fait tard de toute façon, avec les militaires et le couvre-feu je ne t’aurais pas laisser repartir.” Lenaïc sourit et sort déjà pour aller dans la salle de bains.

Elle ressort emmitouflée dans son peignoir. Encore plus fatiguée qu’en y rentrant. Sa mine faisait peur à voir. Elle retrouve Asaël dans la chambre.

“Il a été sage ?” Elle s’approche et le voit encore endormi. Il n’allait pas tarder se réveiller pour la tétée. Délicatement elle passe sa main sur son visage. “J’ai réfléchi…” Ses yeux contemplent le petit être. “Si tu veux rester ici, j’ai un lit d'appoint, je peux te l’installer dans le salon ou ici ?” Elle leva son regard vers Asaël : “Je sais que ton frère t’offre une chambre et plus de confort. Mais comme ça tu pourrais rester plus souvent et longtemps ?” Elle retenait ses larmes. “Parce que je ne vais pas pouvoir gérer tout ça… Toute seule.” Des sanglots sortirent de sa gorge et elle plongea son visage dans ses manches pour le cacher. “J’ai peur… Peur qu’ils viennent, peur qu'ils fassent du mal à Gabriel et que je ne sois pas en mesure de le défendre.”

Lenaïc craquait déjà. Elle décida de s’approcher d’Asaël pour le prendre dans ses bras.  Elle n’a cependant pas le temps de savourer cet instant que Gabriel se met à pleurer. Signe de Dieu ? Probablement. Ils s’étaient promis de garder leurs distances après tout. Elle le serre une dernière fois et s'éloigne à contre coeur pour prendre Gabriel dans ses bras.

“Chut chut petit ange.” Souffle-t-elle avant de s'asseoir au pied du lit. Elle cache son sein et le nourrit en le berçant. Une sensation désagréable l’envahit comme à l'hôpital quand ils l'ont mis la première fois à téter pourtant elle le regarde doucement.




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