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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 serenity in a shattered world ◊ meroz
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MessageSujet: serenity in a shattered world ◊ meroz   Mar 20 Juin - 21:55

   
shattered world
Mera & Oz

   
   
BAM. Interrogatoires musclés qu'ils disaient. Ca ressemble plus à de la torture qu'à un interrogatoire, ils ne posent même plus de questions. Comment ne pas savoir ce qu'ils veulent ? Faire peur, prendre de nouveaux noms pour terroriser de nouvelles victimes. De nouveau, son crâne vrille brutalement et il réprime un grognement. Ça fait mal. Les coups ont rarement été si douloureux, même lorsqu'il a failli crever dans le cuisine de sa sœur. Ces militaires savent où frapper, ils ont bien suivi leur formation de clebard sans cervelle. C'est ce qu'il leur disait en riant, au début, en leur crachant un peu de sang a la gueule pour décorer leurs visages si fermés. Puis il a fermé sa gueule pour mieux encaisser, pour ne pas dire de conneries et pour ne rien balancer. Ils veulent savoir où est Seamus, où sont les autres, nulle part et partout qu'il répond, inlassablement.

Puis ils l'ont foutu à la porte quand ils n'ont plus eu de raisons de le retenir. Des faux noms ont été balancé, ils le savent autant que lui, mais ils savent aussi que ce gamin retombera dans leurs pattes avant qu'il n'ait pu trouver comment fuir. Il n'a jamais été assez discret pour un type qui se prend pour un roi. Oz est plus utile dehors, à les mener vers d'autres joueurs qu'enfermé dans une prison pleine de failles.

C'est trop tard pour fuir Chicago, trop tard pour faire passer Nash à travers tout ça. Ce ne serait que prendre de gros risques inutiles, et à qui l'enverrait il ? Les pas jusqu'à l'appartement qu'ils occupent sont difficiles, lents. Pleins de réflexions. Les civils sont peureux autour d'eux, toutes ces gueules défoncées par des militaires trop zélés. Certains sont même heureux de ça, ils croient à un monde meilleur. Ils doivent s'organiser, et - bordel - prendre les armes. Cette vérité l'écorche, mais quand l'ennemi est armé jusqu'aux dents, la pacificité ne règlera plus rien. Arrivé à Chinatown, il s'arrête dans le premier magasin louche qu'il croise, débat jusqu'à obtenir une carte sim en l'échange d'un flingue, ça marche mieux le troc ces temps-ci. Planqué dans une ruelle, il pianote sur le clavier pour envoyer un message et attendre le retour, se bouffant la peau autour des ongles. Elle a dit oui.

Un dédale de rues et de planques, et de longues minutes à vérifier que rien ni personne ne le suivait. S'il était paranoïaque à cause du jeu, c'est devenu invivable depuis plusieurs mois. Et depuis le putch, il se jetterai volontiers du haut d'un immeuble pour ne plus sentir cette terreur. La porte s'ouvre en silence, et il observe le gamin assit au milieu du salon, à suivre sérieusement les cours d'un professeur qui a fini par rejoindre la Cour. « Nash... Je vais devoir te laisser quelques temps. » Le gamin relève la tête, délaissant son bouquin pour observer son père, pour détailler chaque nouvelle blessure. Sa mâchoire se crispe. « T'as une sale tête. » il sait. Ils se cachent depuis plusieurs semaines chez différents membres de la Cour, dans des locaux encore secrets ou des squats ravagés, ce loft déglingué est l'un de ceux qui n'est pas encore dans la ligne de mire des militaires, grand merci au restaurateur qui ne les a pas encore balancé. « Tu vas aller chez une amie. Non, pas chez Kil. » si ce n'est ses sœurs, il n'a confiance qu'en une seule personne en temps de crise, il revient aux débuts de cette misère quand il ne levait encore les yeux qu'envers elle, et quand sa seule présence suffisait à le faire agir. Cette époque est si lointaine, comme un putain de mirage qui n'aurait jamais existé. « Mera. Elle n'est pas associé à nous comme peuvent l'être Faye ou Tania. Fais tes affaires, on bouge. » Le temps que le môme fasse son sac, il se nettoie la gueule, observe la plaie ouverte sur sa mâchoire, c'est la seule marque qu'ils ont fait. Ils sont forts, ces connards, rien de très flagrant, mais juste assez pour pouvoir clamer que c'est de sa faute, qu'il a cherché. Dernière tasse de café froid, nouveau flingue coincé contre sa jambe, il abaisse la capuche sur la tête du gamin.

La sécurité les bloque, quelques secondes, jusqu'à ce qu'il fouille dans ses poches en tremblant pour montrer le message de Mera, comme une preuve et comme si ses mots ne valaient déjà plus rien. Les étages défilent et la femme de ménage ouvre la porte, il la salue un peu maladroitement avec un sourire à moitié loupé avant de s'installer sur un canapé. Et il attend, sans vouloir lâcher le gamin, l'emprisonnant dans ses bras, le visage fourré dans la masse bouclée. Nash n'existait pas il y a un peu plus de six mois, et voilà que le laisser lui crève le cœur. sans broncher, le gamin sort sa console et s'évade de cette tension douloureuse. Puis la porte s'ouvre au bout de plusieurs heures et le père relève les yeux vers elle, il pourrait en chialer quand sa peur s'apaise devant sa présence. Il aimerait murmurer un merci, mais ses lèvres restent scellées alors ses bras ankylosés se relâchent et le gamin trotte vers la jeune femme, la main tendue en fasse d'elle. « Bonjour, moi c'est Nash ! Papa a dit que tu t'appelais Mera ? »

   
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MessageSujet: Re: serenity in a shattered world ◊ meroz   Jeu 22 Juin - 14:18
serenity in a shattered world
meroz

Mera jeta un énième coup d’œil au sms de Oz pour s’assurer que ce qu’elle n’avait pas rêvé. Mon gosse. Depuis quand Ragnarök avait-il un gosse ? Pourquoi ne pas lui en avoir parlé plus tôt, alors qu’il avait lui-même rencontré sa fille ? Etait-ce un code secret ? Un mensonge ? Un piège de l’armée ? Impossible de se concentrer dans ces conditions. Mera passa ses mains sur son visage et soupira, lasse. Elle avait assez de problèmes à gérer, du haut de sa tour d’ivoire, pour tenter de trouver des réponses à ses questions. L’avenir de la Birdwhistle Incorporation était bien incertain, Roy et Felicity étaient partis – les deux derniers membres de sa famille l’ayant, comme les autres, abandonnée seule à Chicago – et Mera n’avait plus assez confiance en qui que ce soit pour faire garder sa fille. Voilà donc que le bébé dormait sur le canapé du bureau, alors qu’elle recevait sans cesse des gens ici pour parler affaires. Une situation intenable, mais qu’elle surmonterait comme elle avait toujours tout surmonté. Elle aurait aimé avoir Aria à ses côtés, pour continuer d’avancer. Il était encore tôt ; Mera ne pouvait pas se permettre de relâcher son attention tout de suite. Pouvait-on vraiment avoir envie de passer sa vie dans un bureau ? Elle attrapa son téléphone et ouvrit la page d’accueil de DARWIN’S GAME. Elle hésita, l’éteignit et se replongea dans ses dossiers […]

Dans son dos, Lucy reposait contre elle, attachée dans son écharpe de transport. Mera retrouva avec plaisir le confort de l’immeuble luxueux qu’elle avait investi quelques mois plus tôt, à la mort de sa sœur. Jamais elle n’aurait cru pouvoir se faire à cet endroit, et s’y sentir chez elle, alors qu’elle avait toujours fui l’opulence de monde dans lequel elle était née. La fillette de dix mois bavait sur son épaule, écrasée de chaleur et de fatigue. Sa mère en aurait sûrement fait autant, si elle n’avait pas été angoissée par la rencontre imminente avec Oz et ce fameux « gosse ». La sécurité avait confirmé l’arrivée de l’homme et d’un jeune garçon, ce qui appuyait l’idée selon laquelle Ragnarök lui avait menti. Elle poussa la porte de l’appartement trop grand pour elle, moderne et minimaliste – tout à fait à l’image de feu son père – et retira ses escarpins qu’elle jeta dans l’entrée en soupirant d’aise. Ses yeux clairs se posèrent sur ses invités de fortune ; son cœur s’emballa dans sa poitrine lorsque la silhouette de l’enfant apparut devant elle. Putain, mais qu’est-ce que c'était que cette histoire ? Avant qu’elle n’ait  le temps de dire quoi que ce soit, le garçon vint en courant vers elle et lui tendit la main. Elle le détailla un instant – il avait définitivement les traits de son père. « C’est bien ça. C’est un joli, Nash. Je suis ravie de te rencontrer. » souffla-t-elle enfin, sourire doux aux lèvres, en lui serrant la main. La jeune femme fit mine d’avoir mal et grimaça en secouant sa main en l’air. « Mon dieu, quelle poigne de fer !  » Son sourire s’accentua, et elle caressa les cheveux du garçon pour qu’il l’accompagne auprès de son père qui attendait plus loin. « Bonjour Oz. » Mera fut légèrement plus froide avec lui, vexée qu’il n’ait rien dit à propos de Nash la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Elle s’arrêta au niveau du canapé et détacha l’écharpe, avant d’extirper Lucy de là. Ses cheveux blonds courts étaient debout sur sa tête et son regard bleu-vert vaseux, mais elle tentait de s’intéresser aux deux nouveaux venus. « Nash, je te présente ma fille, Lucy. Elle a tout juste dix mois, alors elle ne parle pas encore. Mais elle sait saluer. » Mera fit coucou au bébé, qui reproduisit son geste à l’identique. Mera la cala mieux sur le canapé et se redressa, en fixant à nouveau Oz. Son regard était lourd de sens. Elle était en colère, surprise, intriguée. Elle retira se veste de tailleur grise qu’elle jeta sur le canapé, glissa ses doigts dans son chignon pour détacher ses cheveux et croisa les bras sur sa poitrine. Personne parmi ses « amis » ne l’avait encore vue dans sa version « femme d’affaire » qu’elle assumait mal. Passer des bas quartiers de Chicago où elle fabriquait de la drogue à PDG d’une multinationale était une transition étrange. Voir Mera Birdwhistle en tailleur, jupe crayon, chemise blanche et les lèvres peintes de rouge était étrange. Cette journée était étrange. « T’as plutôt intérêt à tout me raconter. » lâcha-t-elle finalement en gardant une certaine distance avec lui. « Mais avant ça, vous voulez boire quelque chose ? Vous auriez pu vous servir. Je dois avoir du lait, du soda et du jus de fruit pour Nash, et aussi quelque chose de plus fort pour nous. » Elle désigna du menton la table sur laquelle étaient entreposées quelques bouteilles de whiskies hors de prix et autres alcools auxquels Mera n’avait même pas touché.

Mera confia Lucy à Oz et Nash pour se diriger vers la cuisine américaine aussi moderne et froide que le reste de la maison. Elle remplit le biberon d’eau fraîche pour sa fille, récupéra la boisson de Nash dans le frigo. Les étagères étaient pleines de nourriture à laquelle Mera ne touchait que peu. La nutrition était le cadet de ses soucis, ces derniers temps. Pourtant, elle ne savait privilégiée – surtout maintenant que l’armée avait pris possession de la ville et qu’elle était plus dure à atteindre que ceux qui résidaient en bas. Elle retourna auprès d’eux dans le salon. Elle tendit respectivement leurs boissons aux enfants, avant de servir deux verres. Elle allait faire boire Oz pour qu’il raconte tout, et tant pis s’il ne pouvait pas partir dans ses conditions. Il n’aurait qu’à rester ici cette nuit. Elle lui tendit son verre et se laissa tomber à côté de son bébé, en face de lui, le regard inquisiteur. « Alors ? Pourquoi je devrais aider quelqu'un qui ne me fait pas confiance au point de me cacher l'existence d'un fils de quoi ... Huit ans ? »




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MessageSujet: Re: serenity in a shattered world ◊ meroz   Sam 24 Juin - 21:55

   
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Mera & Oz

   
   
C’est fou ce que ce gamin sait sourire. Il sourit tout le temps, très fort, pour bouffer tout ce brouillard qui peuple la ville. Même sa tristesse il la cache dans un sourire ; il l’a remarqué à la crémation de Billie. Nash éclate de rire à la réplique de la jeune femme et trotte en direction de son père, l’entraînant avec lui. Le fuyard ne peut pas s’empêcher de la fixer en la voyant dans une telle tenue. Il ne cherche pas vraiment à le faire tant c’est inattendu. Absent, un sourire se dessine sur ses traits, elle a prit dix ans habillée comme ça. Ça change de ce qu’il a connu. Puis il aperçoit le bébé et le même étrange sentiment lui revient, comme la première rencontre. Mais il disparaît vite, sans importance, ses émotions sont plus fugaces maintenant. Au contraire, son sourire s’agrandit un peu lorsqu’elle lui fait faire un signe. « Bonjour, Mera, et bonjour Lucy. » Rien ne déforme son visage quand il remarque le changement de ton, après tout il la comprend. Le gosse lui emboîte le pas en gueulant un très peu discret bonjour Luuuucy. Bon dieu qu’il peut être bruyant, mais il se calme aussitôt, se contentant d’observer toutes les choses disposées dans la pièce. Oz soupire à sa remarque, légèrement. « J’ai pas osé prendre un truc. Et je te raconterais tout. Après. » Du menton, il indique son fils et ses oreilles traînantes. La jeune femme s’éloigne et il en profite pour déposer une caresse sur les cheveux du bébé, amusé par son air endormi. Ça doit être dur d’être petit dans un monde si grand et qui ne s’arrête jamais. « Coucou toi, t’as bien grandit depuis qu’on s’est vu. » Puis elle revient avec les boissons et Nash revient vers elle pour embarquer sa boisson après un merci plus calme que tous ses mots jusqu’ici, plissant le nez devant les verres des deux adultes, peut-être qu’il a trop vu ce liquide dans le verre de son père auparavant.

Pourquoi devrait-elle lui faire confiance ? « Parce qu’on se connaît depuis longtemps. Et parce que tu sais ce que je pense de toi, et que jamais je ne chercherais à te foutre dans la merde. » Elle n’a pas pu ignorer ce qu’il gardait au fond de lui; tout le monde savait. Ça semble un peu trop lointain maintenant cette époque où il n’arrivait pas à la regarder sans avoir envie de brûler tout ce qui l’entourait. Le manque lui déchire le ventre, la forêt lui manque, les GAIA lui manquent, la tranquillité lui manque, Isaÿr lui manque. L’homme s’enfonce un peu dans le canapé, les ongles enfoncés dans la paume de sa main. Que tout s’arrête, même le jeu, tant que ces illuminés au pouvoir dégagent et lui redonnent un semblant de paix. « Et parce que je suis prêt à te supplier d’héberger ce qui m’est le plus précieux. Que ça ne concerne qu’un gosse innocent qui n’a rien à voir avec c’que je suis. » Lui n’est pas un joueur, par un militant, pas un révolutionnaire, c’est juste une victime ramené par sa mère. Oh, qu’il lui en veut à Billie. Elle pourrait être encore vivante dans son coin paumé, être une mauvaise mère mais une vivante. Le gamin pourrait être là-bas, chez ses grands-parents, et il ne l’aurait jamais connu, il aurait continué de gaspiller ses vies et tant pis.

De son côté, Nash n’écoute pas ou qu’à moitié et observe le bébé, genoux ancré au sol et coudes appuyés sur le canapé. Sans oser faire un seul bruit ni un geste, il passe quelques minutes à sourire devant cette petite créature innocente. Son père l’imite, une demi-seconde avant de reporter les yeux sur Mera. Pas question de raconter l’histoire devant son fils, il en connaît la plus grande partie mais il n’a jamais vraiment osé parler franchement devant lui. « Merci d’avoir répondu. J’allais te proposer d’apporter ce dont t’avais besoin, je suis un bon fouineur mais... »D’un geste il englobe la pièce avant de reposer son bras sur ses genoux avec un léger sourire amusé. « ...mais tu n’as besoin de rien. » Pas même d’alcool. Le verre l’appelle et Oz l’attrape au bout de quelques secondes pour une gorgée. Tant pis pour ses bonnes résolutions, après tout elles viennent de son fils et lui disparaît. Puis le goût apaise la douleur de sa joue ; quel bon effet placebo. Soudainement agité et ennuyé par le silence du petit truc, le gamin se relève pour se poser devant la jeune femme. « Dis madame, je peux visiter ? Promis, j’touche à rien ! Je respirerais même pas ! » Il essaye de murmurer pour ne pas brusquer le bébé, mais l’excitation le gagne à chaque fois qu’il découvre un nouvel endroit, et cet appartement est bien plus grand et luxueux que n’importe quel autre dans lequel ils aient vécu.

   
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MessageSujet: Re: serenity in a shattered world ◊ meroz   Dim 25 Juin - 0:58
serenity in a shattered world
meroz

« Pas besoin de me supplier, c’est bon. » bougonna Mera en haussant vaguement les épaules. Ce n’était pas comme si elle allait refuser, de toute façon. Même si elle n’avait pas aimé Oz, elle aurait quand même accepté. Parce que Nash n’avait rien à voir avec ce monde et devait en être protégé, et que cet appartement était une véritable forteresse contre le monde extérieur. Les Militaires n’avaient pas encore débarqué ici, et ne le feraient sûrement pas. C’était trop contraignant, et surtout Mera pouvait les payer une fortune pour qu’ils oublient volontairement de le faire. Tout était bon, désormais, pour protéger Lucy et Nash dont elle s’occuperait comme s’il avait été son fils. Mera n’était pas tout à fait sûre d’être capable de s’occuper d’un gamin de son âge, mais elle ferait de son mieux. Si elle pouvait s’occuper d’un bébé, elle arriverait bien à gérer un petit garçon. « J’espère juste que tu te rends compte de ce que tu me demandes. Il faudra que j’arrive à expliquer pourquoi j’ai ce garçon sorti de nulle part avec moi. Et si les militaires débarquent, ils ne seront pas dupes. Mais je trouverai bien quelque chose. J’ai un ami qui fait de très bons faux papiers d’identité. D’ici quelques jours, ton fils sera un Birdwhistle. » Nash était sûrement plus intelligent que la moyenne des gamins de son âge et devait comprendre un peu ce qui se tramait, même si c’était avec ses mots à lui. Mera devrait lui expliquer qu’il devrait porter le nom de Birdwhistle devant les militaires et ses proches – puisqu’elle le ferait passer pour un cousin dont elle avait hérité suite à la mort d’une tante peut-être. De toute façon, tous les Birdwhistle étaient morts durant l’année passée, alors personne ne serait surpris. « ...mais tu n’as besoin de rien. » Un sourire bref étira ses lèvres. Si, il y avait des choses dont elle avait besoin. D’aide, pour commencer. Elle croulait sous les responsabilités et le poids de la solitude. Chaque jour passé était un miracle, chaque heure où elle trouvait le sommeil une bénédiction. Elle était constamment entourée de gens au travail, mais jamais Mera ne s’était sentie aussi seule au monde. Elle n’avait plus personne à qui se confier – même Riley Whitaker avait disparu, c’était dire. Elle avait besoin d’amour, de quelqu’un avec qui parler ici, une épaule sur laquelle se reposer. « En effet. » confirma-t-elle pourtant, en portant son verre à ses lèvres pour couvrir l’horrible mensonge qu’elle venait de proférer.

Son regard émeraude se posa sur Nash, et son visage s’éclaircit en un nouveau sourire. « D’accord, mais seulement si tu m’appelles Mera. T’es ici chez toi maintenant, tu peux aller où bon te semble. Tu vois le couloir là-bas ? La deuxième porte sur la gauche sera ta chambre, on l’aménagera un peu mieux ensemble demain. » Elle glissa ses doigts dans la tignasse de brune du gamin, et laissa planer le silence en le regardant s’éloigner. Lucy poussa des petits cris et Mera la récupéra sur ses genoux. Aussitôt, le bébé piqua du nez. Ses lèvres se posèrent sur son crâne blond, puis de nouveau à son verre. Elle profita de l’absence du fils pour se réintéresser aux blessures apparentes d’Oz. « Ce sont eux qui t’ont fait ça ? » demanda-t-elle, en signifiant par eux les militaires qui faisaient régner la terreur à Chicago. Leur méthode était plus radicale. Si elle avait encore vécu à South Side, Mera y serait certainement passée aussi. Et Dieu savait qu’elle aurait pris des coups, elle aussi. Leur ouvrir la porte ? Coopérer ? Très peu pour elle. L’idée de le faire s’ils se présentaient ici la faisait déjà grincer des dents. « Fais attention à toi. Je ne veux pas te perdre, toi aussi. » Mera n’étalait pas beaucoup ses sentiments. Ses joues se tintèrent de rose, et elle finit son verre cul-sec pour faire passer la pillule plus facilement. Malgré tout, elle préféra ajouter : « Et puis maintenant, il y a quelqu’un qui compte sur toi. Je suppose qu’il n’a plus de mère, ne fais pas de lui un orphelin. Je m’en occuperai toute la vie s’il faut, mais il a quand même besoin de son père. » A ces mots, son cœur se serra violemment dans sa poitrine. Lucy aussi, aurait eu besoin de son père. Mais cet idiot avait préféré fuir sans elles. Il aurait au moins pu proposer de prendre Lucy, de l’éloigner de cet infernale ville de violence et de meurtre – Mera aurait refusé, mais au moins elle aurait su que Roy aimait son enfant. Là, elle n’était plus sûre de rien. C’était une énième déception sur la liste de toutes les déceptions vécues ces deux dernières années. La petite montra Oz du doigt, et Mera se leva pour déposer le bébé à côté de lui, par terre. Elle se dressa difficilement sur ses jambes en se retenant au bord du canapé – l’enfant apprenant tout juste à marcher – et Mera fila jusqu’au comptoir pour se resservir un verre. Elle s'appuya contre et but une gorgée qui lui brûla la gorge. « Te battre pour ce que tu penses être juste est honorable, mais un jeu ne vaut pas la vie de milliers de personnes. Surtout pas la tienne. Si les choses dégénèrent, t’as qu’à … venir ici avec nous. » Mera ne supporterait plus de perdre qui que ce soit. Quoi que son cercle de connaissances s’était déjà restreint plus que de nécessaires, et qu’il ne restait presque plus personne de ceux qu’elle avait connus, et aimés. Nightingale, Archimède, Perséphone sans doute qu’elle avait vaguement aperçue de loin mais dont elle n’avait plus de nouvelles depuis longtemps, et Flare et Lagertha aussi – du moins l’espérait-elle. Et les autres ? Quels autres ?




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MessageSujet: Re: serenity in a shattered world ◊ meroz   Lun 26 Juin - 20:26

   
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Elle accepte et il l’écoute, retrouvant une trace de ce qu’il avait connu au début du jeu. Le coeur brisé mais conforté, Nash sera en sécurité. Il portera le nom d’une illustre inconue qu’il finira par connaître, et même si quelque chose arrivait à son père, il resterait ici. Dans le monde normal, c’est une chose qui passe par des papiers et des promesses, des gens connus de longue date, mais les temps changent, et Oz impose son fils sans vraiment en demander la permission. Il doit le protéger quoi qu’il lui en coûte, à lui ou aux autres. « Merci. » Il ne s’inquiète pas, la jeune femme trouvera une raison de la présence d’un gosse chez elle, et il est peut probable qu’un jour les militaires débarquent. Quand on a une des plus grandes fortunes qui restent entre les doigts on ne craint plus grand-chose de leur part. Le gamin écoute d’une oreille mais ne dit rien, se présentant seulement devant Mera pour demander le droit de visiter. Aussitôt accordé il s’enfuit, non sans jeter un coup d’œil à son père pour lui demander l’autorisation. Un hochement de tête, et déjà le gamin a passé la porte pour dévaler le couloir.

Ses mots se reposent sur lui et il hausse les épaules. « Oui. Je l’ai sûrement cherché. » Les militaires n'ont pas perdu de temps. Et ça ne fera qu'empirer, alors il porte ses doigts sur sa plaie avec un sourire vide, ce n'est rien ça. Une trace de plus ou de moins. Il a toujours la cicatrice dégueulasse du coup de couteau sur son ventre, il n’est pas à une autre près. Un sourire à sa seconde réplique et il boit une gorgée pour l’accompagner. « J’suis plus solide que j’en ai l’air. » Maintenant que Nash est là, il ne veut plus s’effondrer. Quelques mois en arrière, il aurait sauté les yeux fermés au milieu des militaires pour en faire flancher quelques uns avant de crever, mais plus maintenant. A son tour il fini son verre, et regarde autour de lui. En parlant de père, où est celui de Lucy ? Il avait été persuadé de le voir dans le tableau et de devoir le convaincre lui aussi, en ravalant sa hargne.

Mera pose le bébé à ses côtés et ça lui suffit pour oublier les questions qu’il se pose. D’autres refont surface. « C'est plus pour ça que je veux me battre. » Le cœur devient douloureux et ses doigts se crispent autour de son verre. Il ment peut-être à toute la Cour, à tous ses alliés et ennemis, il ne sait plus pour quoi il se bat. « Ça n'a jamais été pour ça, pour le jeu. C'était une base, une preuve que ça allait mal et maintenant... » Les gens sont devenus terribles. Des cauchemars mouvants qui ne laissent personne s'échapper. Autant dans le jeu qu'en dehors, ils ne font plus attention. La Cour non plus, la violence viendra- mais pas d'eux en premier. De l'autre main, il se frotte le visage, qu'est-ce qui prime dans ce désespoir qui ne le lâche plus ? L'envie de pleurer ou de vomir, ou l'envie de tout détruire ? « Et maintenant, on va être traqué. Et j'peux pas me cacher. » Il voudrait. Terriblement. Rester là, et faire comme si tout allait bien ou presque, comme si tout n'était encore que le jeu et que le monde n'avait pas soudainement vrillé. Putain qu'il aimerait faire semblant, toucher une nouvelle vie du bout des doigts, happer ce truc qui n'existera plus jamais ; il crèvera avant que le monde ne s'apaise. Mais il ne peut pas, parce que ce sera sa famille qu'ils crèveront en premier. « Pas question de voir crever la Cour sans agir. » combien de mois, qu'il a plus chialé ? Il dépose son verre sur le coin de la table en exhalant un soupir. « J'veux que tout s'arrête, pour être honnête. » Il tend ses mains à l'enfant pour l'aider à se tenir et ça lui arrache un nouveau sourire. Dans toutes ces catastrophes, la vie continue. La nouvelle génération arrivera, une qui sera sans Darwin's Game, et peut-être sans domination militaire. Dans seize ans elle aura l'âge de jouer et tout ceci ne sera plus qu'une sombre histoire de l'humanité, à eux de décider qui sera victorieux. « Vous vivez toutes seules ici ? » Il continue de guider Lucy en douceur, amusé, la rattrapant avant qu'elle ne tombe pour la poser sur ses genoux. Il sait pour sa sœur, il sait pour père, après tout ils ont chopé ce tueur, mais cet appartement est trop grand, trop vide. Quelques secondes d’hésitation où il joue avec les doigts de l’enfant avant de flancher en la reposant a côté de lui. « Je suis… désolé pour ce que tu as perdu. » Les mots sont tardifs, l'occasion ne s'était jamais présentée. Il avait voulu envoyé un message, puis avait renoncé. Et puis, quoi dire ? Il avait préféré agir, parce qu'il a toujours été meilleur à ça.

   
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MessageSujet: Re: serenity in a shattered world ◊ meroz   Mar 18 Juil - 21:55
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meroz

« Je sais. » confirma Mera en hochant doucement la tête. Oui, Oz était solide, il l’avait démontré à bien des reprises ces derniers mois. Il fallait du courage pour faire ce qu’il faisait avec la Cour des Miracles, elle le reconnaissait volontiers, même si elle ne cautionnait nullement l’existence de groupes comme celui-là. Le jeu était une aberration, elle avait mis longtemps à le reconnaître mais avait fini par le comprendre quand tous les membres de sa famille s’étaient retrouvés six pieds sous terre, comme la plupart des gens qu’elle avait aimé. Seule sa dépendance continuait de la pousser à s’y connecter. Mais les propos de Oz arrachèrent Mera à ses pensées ; ah non, vraiment, ce n’était pas pour ça qu’il se battait ? Ses compères le savaient-ils seulement ? Elle se contenta de hocher la tête à nouveau, ne se permettant pas d’émettre le moindre jugement quand beaucoup de ses propres décisions au cours de ces deux dernières années – et même depuis toujours – étaient plus que discutables. « C’est honorable de ta part. » souffla-t-elle enfin en avalant une nouvelle gorgée de whisky. « Je t’aiderai comme je peux depuis le Perchoir si tu as besoin de moi, mais maintenant que j’ai deux enfants, ma marge de manœuvre est relativement mince. Dans d’autres circonstances, je serais sûrement descendue dans la rue pour déglinguer quelques militaires, à commencer par ceux qui t’ont fait ça. Fais simplement en sorte d’avoir un plan de secours si les choses tournent mal et que tu dois disparaître. » Son regard clair se posa sur le bébé qui semblait ravi de l’attention que lui portait le jeune homme. Lucy gazouillait joyeusement en faisant quelques pas maladroits, cette vision fit naître un nouveau sourire sur le visage anxieux de Mera. Sa question eut cependant pour effet de le faire disparaître instantanément. Un simple « Oui. Ceux qui ne meurent pas finissent par s’en aller d’eux-mêmes. » lâcha-t-elle avec un rire faux, en terminant son verre cul sec. Les effets de l’alcool commençaient déjà à se faire ressentir. Sa gorge brûlait, elle se sentait plus téméraire, plus encline à la tendresse aussi. Même quand la remarque de Oz heurta légèrement son cœur déjà meurtri. Mera attrapa sa fille sous les bras et la porta jusqu’à son parc pour bébé où elle pourrait batifoler librement, sans être dans leurs pieds. La jeune femme ignora les protestations de l’enfant, jeta un coup d’œil vers le couloir pour voir si Nash était dans les parages. A en juger par le silence qui régnait, il était sûrement en train d’explorer l’étage. Il avait de quoi faire ici, cet appartement indécemment grand était une véritable forteresse dotée de bien plus de pièces qu’il n’en fallait réellement.

Elle revint vers lui d’un pas lent, lascif même. « C’est gentil. Pour être tout à fait honnête, j’ai perdu tellement d’êtres chers que mon cœur est comme … Imperméable. Je n’arrive même plus à avoir mal, ni ressentir quoi que ce soit. Je me sens vide. Est-ce que c’est bizarre ? » demanda-t-elle de façon tout à fait rhétorique. Oui c’était bizarre, mais pas anormal. Son cœur avait fini par créer une barrière d’indifférence face à la mort. « Et puis, il reste des gens que j’aime. Lucy, Flare, Nightingale, Perséphone, Archimède … Toi, aussi. » Mera se planta devant Oz, toujours assis sur le canapé. Elle posa un genou dessus, à côté de sa cuisse. La jeune femme lui laissa l’occasion de la repousser, de dire non, de lui demander ce qu’elle était en train de faire. Et puis, elle posa son second genou sur le canapé et s’assit à califourchon sur lui, lentement, avec passion mais respect. Il fut un temps où ils ne se gênaient pas pour se comporter ainsi l’un avec l’autre, mais ça faisait une éternité. Mera n’était pas bien certaine d’avoir droit de faire ce qu’elle était en train de faire, mais ce fut la sensation la plus agréable ressentie depuis bien longtemps. Un mélange d’excitation et de désir, de terreur et d’immense solitude, sentiment instable qui fit battre son cœur plus vite qu’il n’aurait dû. Ses doigts glissèrent sur la joue d’Oz, tandis qu’elle se penchait vers lui pour embrasser ses lèvres. Combien de temps dura le baiser, Mera n’en savait rien. Il pouvait de s’agir d’une minute comme de quelques instants à peine. Elle avait le tournis, les joues écarlates et le souffle court. Pourquoi l’avait-elle laissé tomber, déjà ? Pour le pouvoir ? Pour être seule à la tête des GAIA ? Pour un homme qui l’avait lui-même laissé tomber ? Quelle erreur monumentale – Mera savait qu’elle avait fait une erreur en laissant Ragnarok derrière elle, mais jamais elle ne s’en était rendue compte à ce point jusqu’à maintenant. Elle appuya son front contre le sien une seconde durant, avant que les pas de Nash ne résonnent dans les escaliers, signe qu’il redescendait du premier étage. Mera se laissa choir à côté d’Oz et reprit une certaine contenance pour ne pas avoir l’air coupable quand le petit garçon déboula à nouveau dans le salon. Elle sentit à son regard qu’il n’était pas idiot et en savait plus qu’il n’y paraissait, aussi décida-t-elle de le distraire. « Alors, l’appartement te plaît ? C’est le tien aussi, maintenant ; j’appelle cet endroit le Perchoir, parce qu’on peut voir toute la ville depuis les fenêtres, comme des oiseaux. Quand tu téléphoneras à ton père, tu pourras appeler cet endroit de la même manière, comme ça il sera à l’abri quand il viendra ici. » expliqua-t-elle. Mera tira son téléphone de sa poche pour regarder l’heure. Son ventre commençait à gargouiller. Les émotions avaient creusé son estomac pour la première fois depuis longtemps : quand avait-elle fait un vrai repas pour la dernière fois ? Elle n’en savait rien. Elle nourrissait Lucy mais ne prenait pas la peine de manger elle-même. « Il est déjà tard, je vais faire à manger. Est-ce que tu manges avec nous ? » Son regard émeraude se posa sur Oz. Du bout des doigts, elle joua avec la manche de son haut, de façon discrète mais évocatrice, espérant ainsi qu’il accepte de passer un peu plus de temps avec eux avant de se jeter à nouveau dans l’arène. Il avait toute la vie pour combattre, les soirées avec son fils seraient, en revanche, beaucoup plus rares. Surtout dans un endroit comme celui-ci, protégés du reste du monde, avec de la nourriture et de l’alcool à profusion. Certes ce n’était pas le monde d’en bas, celui qui souffrait et criait à l’aide, mais ça ne signifiait pas qu’il n’avait pas le droit à un peu de répit de temps en temps. « En plus je crois que Nash veut te faire visiter sa nouvelle maison. » Le petit garçon hocha vigoureusement la tête, sautillant d’un pied à l’autre. Mera esquissa un sourire sincère – ce petit était un vrai rayon de soleil – et déplia ses longues jambes fines pour se diriger vers la cuisine. La gouvernante laissait toujours des plats au frigo, que Mera n’avait qu’à faire réchauffer. Il semblait ce jour-là qu’elle ait le choix entre de la pizza et des légumes, et elle opta pour la pizza, juste au cas où. Elle aurait tout le loisir de demander à Nash ce qu’il aimait manger ou non dès le lendemain. Elle s’appuya contre le comptoir de la cuisine, bras croisés sur sa poitrine à l’intérieur de laquelle elle tentait de refréner les battements de son cœur, regard vague perdu vers le four qui chauffait devant elle.

La brune profita de cet instant de solitude pour passer quelques brefs coups de fil, à commencer par celui qui règlerait ou non la question des faux-papiers de Nash. Après quelques négociations et la promesse d'un beau paquet de fric à la clé, Mera obtint enfin l'assurance que Nash deviendrait un Birdwhistle d'ici la fin de la semaine. Elle attendit qu'Oz apparaisse à la cuisine pour boucler le dernier appel, le travail, avant d'annoncer : « Je l'emmène chez ma connaissance samedi pour lui faire de nouveaux papiers d'identité. Je devrai lui expliquer pourquoi il devra porter un autre nom devant certaines personnes, par contre. » Mais ça, c'était évident. On ne pouvait plus préserver les enfants de ce monde du danger que représentait le pouvoir contre lequel se battaient leurs parents. Nash plus que quiconque devait comprendre les enjeux de cette histoire. Elle sourit doucement et se retourna vers le four pour ne pas avoir à soutenir le regard de Oz, qu'elle avait pourtant envie de toucher à nouveau pour s'assurer que ce n'était pas un rêve.



nous nous pensons invincibles parce que nous le sommes vraiment.

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