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 the end of all our exploring / heathiago
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MessageSujet: the end of all our exploring / heathiago   Lun 26 Juin - 19:19
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Les jours s'écoulent, lents et ennuyeux, et ils n'ont plus aucune importance. Ils s'enchaînent, se multiplient et plus le temps passe, plus ils en deviennent inutiles. Loin de Iago, Heathcliff n'a plus de raison de vivre. Il est juste là, à errer dans les rues de Londres et à observer la décadence de l'humanité. Ici, ce n'est pas bien différent de Chicago. Ici, le DARWIN'S GAME est là aussi, se glisse dans les veines des londoniens et s'infiltre dans leur foutue existence. Le jeu est présent partout. Il est le fil conducteur de la population - ici comme ailleurs. Heathcliff ne se plaint pas. Non, il ne se plaindra jamais de ce monde qui évolue à son image. La violence qui se propage sur la planète entière, c'est celle qu'il a toujours connu. Ça a presque le goût d'une vengeance, d'un retour d'ascenseur. Sauf qu'il n'en profite pas. Sauf qu'il se contente simplement de traîner sa carcasse entre les immeubles et les corps désœuvrés. Tout ça, ça devait arriver. Il devait commettre l'irréparable, s'éloigner de Iago pour le laisser vivre la vie qu'il mérite. Du moins, c'est ce qu'il se répète depuis plusieurs semaines. Il se le répète la nuit, lorsqu'il n'arrive pas à dormir et ne pense qu'à son mari à l'autre bout de l'océan. L'ancien leader remet la faute sur le destin pour ne pas se briser davantage mais il est conscient de sa grave erreur. Il est conscient qu'il est le seul responsable de ses actes et qu'il devrait payer pour ça. Le prix de ses actions, à défaut de le payer en prison, il le paie éloigné de Iago et sachant qu'à Chicago, là-bas, il le déteste de toutes ses tripes ; qu'il souffre par sa faute alors qu'il s'est promis de ne plus jamais lui faire de mal. Ce serment de mariage, il y croyait dur comme fer. Il était prêt à renoncer à la violence, à devenir l'homme qu'il méritait et pourtant, il n'a rien respecté. Il a laissé la rage prendre la place de sa raison jusqu'à en oublier qu'il n'était pas dans le jeu mais dans la réalité. Il a frappé, encore et encore. Il a frappé et quand il est revenu à lui, Drathir était morte. Son corps inerte était la seule chose qui restait d'elle - entre les photos qui traînaient sur les murs et les souvenirs que ses proches avaient d'elle. Aujourd'hui, Heathcliff en arrive à regretter. Il en arrive à regretter parce qu'une fois de plus, il se rend compte qu'il n'avance pas sans Iago et il voudrait juste remonter le temps aux moments où ils étaient heureux.

Cela fait déjà plusieurs semaines qu'il est loin de lui et de tout ce qu'il connaît. Son studio, ici à Londres, lui rappelle son ancien appartement. Ça le ramène à plusieurs mois en arrière, juste avant que son mari ne l'invite à venir habiter chez lui. Il croyait que s'en était terminé pour lui de vivre seul mais il s'était trompé. Comme lui répétait son père : on naît seul, on vit seul et on meurt seul. Cette phrase n'a jamais été aussi véridique. Iago, ce n'était qu'un avant-goût du Paradis qu'il n'atteindra jamais. Iago, c'était la beauté d'un monde perverti et corrompu. Iago, c'était intense mais éphémère. Rien ne dure, tout s'efface. Tout disparaît et ne laisse que de vagues souvenirs, des regrets par milliers. Toutes les belles choses connaissent une fin car aucun Homme ne sait les garder, les apprécier lorsqu'elles sont encore là. L'histoire de Iago et Heathcliff en faisait partie. Lorsque les yeux de ce dernier se pose sur la bague toujours accrochée à son doigt, il tente de se dire que ça n'aurait pas pu être différent, que tout était déjà écrit. Le problème est qu'il n'a pas essayé. Le problème est qu'il ne s'est pas battu pour ce qui le rendait heureux et celui qu'il aimait. Il a baissé les bras devant un destin qu'il aurait pu ne serait-ce qu'essayer de changer. Alors, maintenant, il se retrouve à la case départ. Il se retrouve là où il n'aurait jamais pensé retourner et il est seul. Sa bague prouve qu'il ne l'était pas mais qu'il l'est devenu autant qu'elle prouve à quel point il a merdé. C'est en la regardant qu'il se fait le plus mal car elle lui rappelle ses promesses d'une vie meilleure qu'il ne tiendra jamais. Ils s'aimaient à en crever et il est le seul responsable de la destruction de ce qu'ils avaient construit tous les deux.

Pour tenter de se vider la tête, Heathcliff se connecte tous les jours au DARWIN'S GAME. L'ancien leader des rouges n'est plus qu'un joueur lambda qui vagabonde sur cette map dont il ne connaît rien. Il n'arrive pas à se faire à tous ces changements venus bouleversés sa vie aussi bien virtuelle que réelle mais d'un côté, il apprécié l'invisibilité qu'ils lui offrent. Ils lui permettent d'éviter l'alter-ego de Iago, sa haine et sa rage qui lui feront sûrement faire quelque chose qu'il regrettera - ou pas. Heathcliff - autant qu'Eivind - ne veut pas se retrouver confronter à lui, pas après ce qu'il a fait. La raison est simple : il n'est qu'un lâche qui préfère ignorer, oublier. Depuis de longs jours, il évite les endroits où il pourrait potentiellement croiser son mari - tout en ne sachant pas ses déplacements sur cette nouvelle map - et c'est encore le cas aujourd'hui. Il se retrouve à l'autre bout, loin de la ville et des joueurs envahissants. Le Nautilus ne respire pas la tranquillité pour autant mais Eivind est conscient que dans ce jeu, aucun lieu ne peut être considéré comme sûr et sécurisé. De toute manière, il n'y restera pas longtemps et repartira dès qu'il aura trouvé quelque chose à se mettre sous la dent. Ses pas sont bruyants, mouillent son pantalon en l'éclaboussant et sa mitraillette est fermement tenue entre ses doigts. Elle est la seule qui est toujours là à ses côtés, lui apportant un certain réconfort. C'est en entendant des voix qu'il s'arrête net, resserrant sa prise sur son arme. Son regard examine les lieux avant qu'il ne reprenne doucement et le moins bruyamment possible sa route. Des coups de feu retentissent à quelques mètres de lui. Si sa raison lui dit de continuer son chemin, sa curiosité et son impulsivité prennent le dessus. Caché derrière un tronc d'arbre, il observe la scène de combat. Il se dit qu'il pourrait s'y mêler mais cela voudrait dire qu'il irait aider l'un d'eux et ce n'est pas dans ses intentions. Eivind ne fait pas dans la charité, ne l'a jamais fait. Sauf que l'un d'eux, ce n'est pas n'importe qui. Sauf que l'un d'eux, il porte les traits de l'homme de sa vie. Il se fige, paralysé derrière ce foutu arbre. Ce n'est que lorsqu'il se retrouve à terre, l'un de ses adversaires sur lui et l'autre qui s'apprête à abattre des coups également, qu'il revient à la réalité et sort de sa cachette. Il s'attaque à celui qui est encore debout avant qu'il ne puisse arriver à Iago, lui tire dans la jambe. Ce dernier tombe à terre en hurlant et Eivind ne perd pas de temps avant de lui asséner un coup à la tête à l'aide de sa mitraille. Puis un second. Puis un troisième. Jusqu'à ce que le corps disparaisse sous ses yeux. Il les détourne vers son mari qui se relève. Ils ne sont plus que tous les deux et il voudrait partir, tourner les talons et s'éloigner le plus vite possible. Au lieu de ça, il reste. Il garde ses pieds au sol et il attend que la tempête s'abatte car il est temps pour lui d'affronter ses foutus erreurs, de payer le prix fort.
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MessageSujet: Re: the end of all our exploring / heathiago   Mar 27 Juin - 18:48
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Batman suivait sa sœur depuis des semaines maintenant, depuis qu’il avait appris qu’elle jouait. Il était déçu, tourmenté aussi. Pippa avec une merveilleuse petite fille qui pouvait à tous moment devenir orpheline si jamais elle ne faisait pas attention. Comme une enfant pourrie gâtée, elle n’en faisait qu’à sa tête. Voulant toujours être à la mode Iago aurait dût se douter qu’elle allait succomber. Il avait espéré comme un con qu’elle serait assez mature pour faire la part des choses. Qu’elle pourrait se rendre compte que seuls les gens qui n’ont rien à perdre commençaient à jouer. Des gens faibles comme lui. Louise ne méritait pas de perdre sa génitrice et lui sa sœur. Il en avait déjà perdu une : il n’allait certainement pas rester les bras croisés et les voir disparaître. Il la protégeait, se prenait les pièges et perdait des vies. Ce n’est pas comme si quelqu’un l’attendait dans son appartement. Marié mais seul. Il ne savait même pas s’il avait le statut de veuf. Heathcliff faisait silence de radio. Même les Calabrese ne savait pas où il était. Dans le jeu non plus personne ne savait où il était. Ce n’est pas faute d’avoir interrogé à coup de poing les anciens CAHO. Leur chef était introuvable. Alors Batman avait arrêté de chercher et Iago d’espérer. Il ne reviendrait pas. Alors que le boxeur avait cru que son mari était un combattant, un homme qui en avait assez dans le pantalon : force était de constater qu’il s’était trompé. Comme l’ancien ATOM avait été idiot de croire qu’il pourrait faire marcher leur mariage, qu’ils trouveraient une balance, que ses mots apaiseraient les craintes et éviter la situation dans laquelle ils sont aujourd’hui. Iago avait échoué. Il était un compagnon pitoyable et un ami déplorable. Roman et lui cohabitaient bien ensemble, mais il avait bien compris que quelque chose s’était brisé chez lui. En serait-il ainsi si un jour il reçoit l’acte de décès d’Heathcliff ? Probablement. Même si plus les jours passaient et plus il commençait à faire son deuil. Il n’avait pas d’autres choix.
Après tout, il cherchait une rédemption et plonger dans les méandres de son spleen n’allait pas l’aider à atteindre son but. Iago n’avait pas le choix, il devait rendre les coups, sauver ce qui pouvait encore être sauvé dans ce monde déjà bien empoisonné par le jeu. Tant qu’il y avait de la vie, il y avait de l’espoir. La Milice n’était pas parfaite, mais aujourd’hui contre les atrocités du jeu et les abus du monde réel : ils étaient la seule chose stable à ses yeux. Ce qui pouvait arrêter les fosses communes et la décadence progressive de la société. C’était son salut. S’il réussissait sa mission, alors il pourrait aller au paradis et rejoindre son père. Si jamais ce truand était. Car plus il en apprenait sur son géniteur, plus il comprenait qu’il lui ressemblait bien plus qu’il ne le pensait. Iago s’était mis jusqu’au cou dans la merde par conviction, dans l’espoir de faire tomber celui qui avait assassiné son géniteur. Vendre son âme au diable est une chose, la racheter en ait une autre.

Pippa était tombée dans un piège. Quatre joueurs l’avaient suivi : Batman avait suivi leur trace et il arrivait juste à temps pour aider à sa sœur à les mettre en défaite. Il évite les balles et chaque coup qu’il porte assomme. Il faut dire qu’il a de la rage à revendre et de la colère en abondance. Deux sentiments qui combinés sont explosifs et donnent de la force même au plus chétif. Sauf que l’ancien ATOM était loin d’être gringalet. Bien au contraire. Il en imposait de par sa carrure et ses techniques de combats apprises à la dure. Sur le terrain, sur le ring : au quotidien alors que tout semblait vouloir le tuer. Il y eut un hurlement derrière lui, du renfort était arrivé et Iago assista impuissant à la décapitation de sa sœur. Son sang ne fit qu’un tour et il se jeta à corps perdus dans la bataille : faisant preuve d’une violence sans égale. Jamais encore il n’avait agi de la sorte. Pas même lorsqu’il avait voulu régler son compte à Heath en apprenant qu’il était le rat qui a trahi son père. Les coups fusent, les balles aussi : faisant disparaître le corps de ses adversaires. Il reçoit une balle dans le bras et une autre dans la jambe et pourtant ce colosse reste debout et continue d’abattre sa foudre sur ceux qui ont tué sa précieuse et tendre sœur. Batman ne savait pas combien de vie Pippa avait, l’idée que cela soit la dernière lui l’enrage un peu plus et il redouble d’efforts. Quand il n’en reste plus qu’un : le boxeur est couvert de sang. Le regard fou, le visage déformé : il ne ressemblait plus à ce qu’il était en temps normal. Il va pour l’attaquer, mais un deuxième le prend par surprise et lui saute dessus. Il tente de l’étrangler, mais Iago continue de se débattre malgré la douleur qui s’insufflait dans son corps à présent.

La providence lui sourit et quelqu’un lui vient en aide. Il arrive à se débarrasser de son adversaire déstabilisé par l’arrivée de ce allié en lui faisant craquer la nuque. Le corps disparaît et Batman peut se relever. Sa surprise est sans appel quand son regard croise celui d’Evind. Estomaqué, il ouvre la bouche pour dire quelque chose, puis se ravise. Pour la première fois depuis longtemps : il ne sait pas quoi dire. Les mots lui manquent.

« S’il faut que je sois en danger ou à l’article de la mort pour que tu reviennes : ça fait longtemps que je me serais collé une balle dans la tête. » Dit-il ironiquement.

Il tente de se relever, mais la blessure à sa jambe le fait jurer et il doit se rasseoir. Il regarde cette dernière en tremblant et avale difficilement sa salive. Il pouvait voir le projectile encore dans sa chair. Il sort sa lame et prend une longue inspiration.

« C’est bon, tu peux partir. Je n’ai pas besoin de toi. » Et comme pour appuyer ses paroles il plonge la pointe de sa lame dans la plaie en gémissant de douleur et en perdant ses couleurs. Quand il réussit à l’enlever, il se laisse retomber et se mord violemment le poing pour ne pas hurler. Des larmes dévalent sur ses joues. Sa tête tourne, des points lumineux couvrent sa vue. « Je n’ai pas besoin de toi… » Souffle-t-il encore avant de s’évanouir.


Rédemption
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MessageSujet: Re: the end of all our exploring / heathiago   Mer 28 Juin - 15:09
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Face à Iago, Heathcliff a le cœur lourd. Il sent le poids de toutes ses conneries reposer sur ses épaules, le courber et l'affaiblir. Iago, il est comme une vision du passé, un fantôme qui revient pour le hanter. Il ne pensait pas le revoir de sitôt, aurait préféré l'éviter toute sa foutue existence et ne pas avoir à se retrouver confronter à lui. Il n'a aucune idée de si ce dernier est au courant de ses méfaits mais si ce n'est pas le cas, il ne tardera pas à l'apprendre et le haïra davantage. C'est pour cette raison qu'il a quitté Chicago en ne prenant qu'un sac sur les épaules. Il ne pouvait pas rester, lui mentir et attendre que quelqu'un fasse exploser la bombe avant lui. Cette décision a été la pire de son existence parce qu'en partant, il n'a pas seulement quitté les Etats-Unis mais aussi l'homme de sa vie et son fils qu'il venait de retrouver après cinq années passées loin de lui. Il est parti sans donner d'explication à son mari et n'a laissé qu'un simple mot sur un bout de papier froissé à Svenja. Ce mot était insuffisant pour lui dire à quel point il regrettait mais il n'avait pas d'autre choix. Il ne pouvait pas lui avouer les réelles raisons de son départ. Le pire est qu'il sait qu'elle l'aurait couvert, protégé envers et contre tout et de ce fait, qu'il aurait gâché sa vie et celle d'Adam et il ne se l'aurait jamais pardonné. Alors Heathcliff est parti, offrant un simple mot manuscrit sans important à Svenja. C'est déjà plus qu'il n'a donné à Iago. Il est persuadé qu'il aurait lu entre les lignes et aurait compris ce qu'il n'arrivait pas à lui avouer. Là, ça aurait été le point de non retour. Comme un lâche, Heathcliff a préféré éviter, partir sans rien lui dire. Depuis qu'il est sur le sol Anglais, il se répète en boucle qu'il lui a fait une faveur et qu'il est moins douloureux pour son mari de le détester d'être parti plutôt que de le détester pour les raisons de son départ.

Là, devant Iago, il ne sait pas quoi faire alors il reste debout, les pieds enfoncés dans le sol et le regard hésitant. Le sang de sa victime coule de sa mitraillette qu'il tient toujours fermement entre ses mains comme s'il avait peur qu'elle disparaisse et le laisse seul face à son mari. Lui, de son côté, il donnerait tout pour être invisible ou pouvoir se téléporter loin de lui, ça lui offrirait une porte de sortie. Sauf qu'il n'a aucun moyen de s'échapper de cette situation. C'est trop tard. « S’il faut que je sois en danger ou à l’article de la mort pour que tu reviennes : ça fait longtemps que je me serais collé une balle dans la tête. Eivind serre la mâchoire, encaisse le coup et ne répond rien. De toute manière, que pourrait-il bien répondre ? Il l'a abandonné et quitté sans aucune explication alors il ne mérite rien d'autre que de s'en prendre plein la gueule. Il mérite d'en souffrir parce que tout ça, c'est de sa faute. Il terminera par blâmer le destin une nouvelle fois mais il restera l'unique responsable. Ce n'est que lorsque son interlocuteur tente de se relever qu'il prend conscience qu'il est arrivé trop tard pour lui éviter d'être blessé. La douleur déforme les traits de son visage et Eivind voudrait pouvoir l'aider et essayer d'apaiser ses souffrances mais il sait qu'il ne le laissera pas faire. Il a perdu le droit de le toucher quand il a pris l'avion direction le Royaume-Uni. C’est bon, tu peux partir. Je n’ai pas besoin de toi. Pour appuyer ses propos à la con, il enfonce une foutue lame dans la plaie. Eivind regarde ailleurs, sentant son cœur se serrer dans sa poitrine. S'il y a bien une chose qu'il ne supportera jamais, c'est de voir Iago souffrir et de ne rien pouvoir faire. Parce que oui, à cet instant, le blessé ne le laissera rien faire, l'enverra chier s'il chercher à s'approcher. Il vient de le dire : il n'a pas besoin de lui. Je n’ai pas besoin de toi… » Ça sonne comme un mensonge qu'il essaye de se répéter avant de s'évanouir, le corps s'écrasant sur le sol mouillé et sale.

Eivind range sa mitraillette dans son dos et se précipite vers lui. En un rien de temps il se retrouve les genoux à terre dans la boue et tente de le faire revenir à lui, vers lui. « Réveille-toi, Iago. M'claque pas entre les mains ! Il jure dans sa barbe, insulte la Terre entière et ce qui peut se trouver dans l'univers. Ce n'est vraiment pas le moment qu'il crève. Ce n'est jamais le moment - qu'il lui reste une, cinq ou dix vies au compteur. Ses mains rencontrent le tissu de son pantalon taché de sang pour compresser la plaie de sa jambe, dans l'impossibilité de faire de même pour celle de son bras. Le liquide rouge tâche sa peau, ses vêtements. Il termine par retirer son sweat à capuche puis son t-shirt blanc qu'il déchire pour jouer le rôle de la compresse. Eivind serre au niveau des plaies autant qu'il lui est possible de faire pour stopper le sang de couler davantage. Conscient du danger qu'ils encourant là, au milieu de tout, il porte péniblement le corps évanoui vers un endroit abrité sous les arbres, caché des joueurs qui pourraient s'aventurer au Nautilus, et il attend. Il attend quelque chose qui n'arrive pas. Pourtant, le corps de Iago ne disparaît pas et cela veut bien dire qu'il reste de l'espoir. Il n'est pas mort. Le blond se promet qu'il ne mourra pas. Pas tant qu'il sera avec lui. Il s'assoit à ses côtés, passe une main ensanglanté sur son visage tandis que l'autre attrape l'une de celles de Iago - ou Batman, ici. J't'en prie, crève pas. Pas ici. Pas maintenant. » Autant il voudrait éviter la confrontation, autant la présence de son mari lui semble nécessaire à sa survie. S'il meurt maintenant, ils ne se reverront pas - ou du moins, pas avant un bon moment. Il a besoin de l'homme de sa vie. Il a besoin de le sentir près de lui. Comme avant.
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MessageSujet: Re: the end of all our exploring / heathiago   Mar 4 Juil - 17:56
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Pourquoi est-ce qu’Heath était parti comme ça : il se demandait encore et au fond il doutait avoir une réponse nette et précise un jour. Cela serait trop en demander. Surtout venant de son ancien coéquipier. Il n’avait jamais eu la décence de lui faire part de ses allées et venus. Ce n’était pas aujourd’hui qu’ils étaient mariés que cela allait changer n’est-ce pas ? Iago avait été le dernier des crétins d’avoir imaginé pouvoir accaparer définitivement l’ancien chef CAHO. Il se sentait abandonné, un peu comme lorsqu’il s’était réveillé à l’hosto et qu’on lui a annoncé la mort de son père. Cela était un nouveau déchirement, une nouvelle blessure qui s’ajoutait à la longue liste de celles qui ne se refermaient jamais. Cela serait trop simple après tout de demander un peu de répit. Iago l’avait cherché. Ces années dans l’illégalité l’avaient finalement rattrapé et toute cette souffrance dans son cœur signifie que Dieu le punit pour avoir commis des meurtres. Pour avoir créé une drogue qui tue. Même s’il blâmait la déité unique de la religion judaïque : Iago ne trouvait pas de repos. Il sombrait lentement, mais surement dans le gouffre de son spleen. Un jour, il aura le courage de prendre son arme de service et se trouer le crâne. Mais pas aujourd’hui, probablement pas demain. Car il avait encore une famille à s’occuper et il n’était pas prêt à les laisser derrière lui. Au pire, il aurait toujours le temps de le faire plus tard. Une fois qu’il a accompli sa mission sur terre. Quelle qu’elle soit. Dieu lui enverrait un signe. Iago devait garder foi. Même si cela faisait depuis des années qu’il avait fui la synagogue et ne respectait pas les traditions juives.
Une balle dans sa jambe. Une lame dans la main : il ne manquerait plus qu’une bouteille de Whisky pour parfaire le tout et recréé un moment devenu souvenir. Quand ils étaient partis régler le compte d’un ennemi, qu’ils se sont fait prendre entre deux feux et qu’en trouvant refuge ils avaient crevé l’abcès. Le temps n’était cependant pas à la mélancolie. Batman n’hésita pas une seule seconde à cracher son venin. Il en avait en réserve. Il avait eu le temps d’accumuler des paroles cinglantes. Oh oui ! Eivind tout comme son joueur n’en avait pas finis d’en entendre des belles ! Iago n’acceptait tout simplement pas qu’Heath ait pu lui tourner le dos ainsi. Abandonner ce qu’ils avaient commencé à construire. C’était moche. Lâche. Pitoyable et pourtant pas étonnant de la part de cet homme. Roman avait eu raison de se méfier de lui. Il aurait dût l’écouter. Cela était aujourd’hui une évidence qu’il n’avait pas été prêt à accepter il y a quelques mois de cela. Dommage. Cela lui aurait évité de perdre son nom de famille. Pourquoi avait-il fait une chose aussi idiote ? Il n’en avait aucune idée. Pour lui montrer sa bonne foi ? Peut-être parce qu’il savait qu’un jour où l’autre il partirait et qu’à ce moment-là : il n’aurait plus qu’un nom de famille pour se réconforter ; sur lequel pleurer ? Iago avait beau faire le fort, faire le beau : une partie de sa personnalité restait cet adolescent qui avait vu son père se faire trouer devant lui. S’il prétend avoir pris le nom de Batman parce qu’il aime juste ce super-héros, en réalité il l’a choisi parce que comme Bruce : il avait vu la mort dans les yeux. Sa mère était en vie certes, mais même elle agissait différemment après la mort de son mari. Et puis il était devenu celui qui terrassait les méchants et ramenaient toujours la paix à Gotham City. Aujourd’hui, tout comme Bruce, il se retrouvait seul avec ses regrets et ses souvenirs.

Perdu dans les abysses de l’inconscient, il ne sent pas les premiers soins d’Eivind, il n’entend même pas sa voix. Il est déconnecté de la réalité. Le temps semble s’écouler lendemain, la douleur le tient en vie et chaque respiration est un effort qui semble surhumain pour lui. Batman veut lâcher prise. Une fois mort, il peut retourner dans la vraie vie et prendre des nouvelles de sa sœur, s’occuper de sa nièce. Au lieu de cela, il choisit une nouvelle fois Heath. Parce qu’il est la dernière chose dont il se souvient. Il était là. Devant lui. Il avait même dans un élan de générosité daigné lui sauver de la vie. Histoire de mieux la briser ? Probablement. Comme un con, parce qu’il est amoureux de cet homme à en perdre la raison, il se bat pour rester dans le jeu. Il devait le voir. Ne serait-ce que pour mettre les choses au clair entre eux. Quand finalement il arrive à reprendre le dessus, il sent la main d’Eivind sur sa joue et dans sa dextre la paume réconfortante de ce dernier.

« Pourquoi tu ne me… Laisse pas crever hein ? » Il ouvre ses paupières et croise le regard tant aimé de son mari. « Pourquoi… ? » Répète-t-il. « Tu es parti. C’est pour une raison non… ? » Iago serre les dents. « Je sais que tu ne reviendra pas. Et je vais pas tarder à disparaître. » Il ne sentait plus ses jambes ni son bras. Un autre bug ou bien il commençait à mourir ? Il ne savait pas. « T’es où maintenant ? » Il avale sa salive : « Autre que dans mon cul ? » Fidèle à lui-même, il ne pouvait pas s’empêcher de faire une blague. De mauvais goût, certes, mais il ne pouvait pas en être autrement. « T’es parti pour un autre ? Une pute ? » D’autres questions, histoire de lui donner des pistes de réflexions. Il devait comprendre qu’il ne pourrait pas échapper aux interrogations de Iago. « Dis-moi la vérité. S’il te plaît. Tu me dois bien ça. »


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