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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 don't be jealous of my boogie ▬ kore & enoch
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MessageSujet: don't be jealous of my boogie ▬ kore & enoch   Jeu 6 Juil - 0:15
don't be jealous of my boogie
kore & enoch


« Je veux pas que le toit se barre comme la dernière fois, tu comprends ? »

Tim t’observe derrière ses verres cul-de-bouteille comme si tu venais de lui adresser un discours dans une langue lui étant complètement étrangère. Ses iris quasi livides vibrent, ses pupilles se dilatent, témoins de l’effort cérébrale qu’il est en train de mener. Ses paupières papillonnant un long moment te font insister.

« Le dernier entrepôt. Il s’est effondré. Tu te souviens ? »

Pas grand-chose, au final plus de peur que de mal mais l'événement restait marquant. Mais apparemment pas pour Tim. Ses sourcils blancs se froncent, forment une petite motte de contrariété au milieu de son front. L'homme vit dans un autre monde et c’est parfois sacrément fatigant. Sa pâleur d’albinos t’a toujours fasciné autant que son esprit décalé. Tim est bizarre. Tim est un artiste à part entière. Et le Darwin’s Game n’a rien arrangé à son cas – tu sais qu’il joue comme il est au courant que cela est ton cas. Difficile de se cacher à partir du moment où vous vous préparez ensemble.

« Oui. Bien sûr. » Impossible à dire s’il t’a répondu cela pour que tu lui fiches la paix. Tu observes le moindre de ses traits, essayant de le percer à jour tandis qu’il semble en pleine réflexion. « Est-ce important ? »

Tu ne peux t’empêcher de le dévisager. Est-ce qu’il est sérieux ? Il en a tout l’air. Tim éprouve quelques difficultés avec les notions de sarcasme et d'ironie. Tes lèvres se pincent, tes épaules se haussent avant de tomber lourdement. Tu lèves les mains, cherchant quelque chose à répondre à cela. Qu’est-ce que l’on peut répondre à cela ?

« Je sais pas. Est-ce important d’éviter de crever sous un toit qui s’effondre ? Est-ce important de ne pas attirer l’attention dans une soirée clandestine ? Est-ce important de s’assurer que plusieurs jours de préparation ne soient pas détruits par un toit fragile ? Je ne sais pas Tim. Vraiment pas. » Si tu lui en veux de ne pas avoir été à cheval sur les normes de sécurité la dernière fois ? A peine.

« Sarcasme. »

Tu lèves vers lui un index lui indiquant qu’il a mis le doigt dessus accompagné d’un clin d’œil. Au moins cette fois-ci, il l’a repéré. Il a commencé à saisir les nuances à tes côtés. Surtout que vous passez un certain temps ensemble à concocter quelques rassemblements illégaux depuis les règles absurdes imposées afin de lutter contre le Darwin’s Game. Tu les trouves toutes stupides, insensées, abusives. Une raison assez bonne à tes yeux que pour les enfreindre. Le couvre-feu vous a déjà pourri votre plaisir, l’interdiction de se rassembler à plus de sept personnes par mètre carré vous a achevé. Alors quelques drag queen de Chicago ont décidé de se rassembler régulièrement dans l’un ou l’autre entrepôt abandonné afin de continuer à régner sur le monde de la nuit. Tim a suggéré un thème absolument exquis pour votre prochaine petite sauterie : militaire. Pour sûr que ça leur ferait plaisir de voir ça – personne ne peut réellement vous résister.

Le couvre-feu est dépassé depuis longtemps, le toit est toujours en place, aucune autorité judicaire dans les parages et le public est au rendez-vous. Vêtu d’une robe kaki, chevelure noire ondulée et maquillage glamour, tu arbores la satisfaction d’une soirée rondement menée. Sortant de scène où tu viens d’étaler tous tes talents de danseur incontesté, tu ressens le besoin de t’éclipser un instant. Un peu d’air frais, un peu de calme, histoire de récupérer avant de ressauter dans le bain. Dressée à l’arrière du bâtiment sur tes talons aiguilles vernis noirs, une cigarette au bout de tes doigts manucurés aux couleurs des USA, tu observes le ballet des quelques badauds qui arrivent encore ou abandonnent la petite fête. Aucune menace à l’horizon. Tu n’imagines pas le bordel que cela représenterait si la police – ou pire les militaires – décidait de se montrer. La fortune familiale devrait te préserver de finir en taule mais si un tel scénario venait à se dérouler, tu crains que ce ne soit plutôt entre quatre planches que tu finisses. Le benjamin des fils Hammerstein arrêté en tant que drag queen et organisateur d’une fête clandestine. De quoi salir et recouvrir de honte votre nom pour un bout de temps. Pour sûr qu’aucun membre de ta famille ne te le pardonnerait – même pas Thaddeus. Mais tu te trouves actuellement bien loin de toutes ces inquiétudes, profitant de cette bulle hors du monde désastreux qu’est devenu la vie à Chicago. Connu et reconnu comme l’un des pires journaleux que cette ville est connue, il n’en reste pas moins que ce soir, sous les traits de Morticia, tu es fier d’avoir contribué à ériger le joyeux bordel se déroulant à quelques mètres de ton être.
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MessageSujet: Re: don't be jealous of my boogie ▬ kore & enoch   Jeu 6 Juil - 22:04
don't be jealous of my boogie
kore & enoch


Depuis combien de temps le suis-tu ? Quelques semaines, n’est-ce pas ? Tu en as même oublié la raison, est-ce une mission qu’on t’a attribué, ou un mensonge dont tu t’es abreuvé ? Enoch est devenue une mission routinière, tu le suis, tu connais son agenda et ses points de rendez-vous, ses habitudes alimentaires (elles sont mauvaises), s’il boit beaucoup ou non, l’appréciation qu’on ses employés de lui (mauvaise). Tu ne sais pas s’il fume ou non, tu n’es jamais encore entrée dans le bureau. Hector te répète sans cesse que cela n’a aucun intérêt et que tu es inutile. Tes pensées s’enfuient quand tu greffes tes pupilles aux pages volées à Seamus. Empruntées, plutôt, un jour tu les lui rendra. Mais un bruit familier vient te déranger dans ton cocon, un briquet. Devant tes yeux, les mondains exhalent leur fumée de cigarette. Ils sont tous beaux et bien habillés, les femmes dans leurs tailleurs et leurs talons hauts, les hommes avec leurs cravates d’un noir impeccables et aux chaussures cirées. Tu n’en retiens que l’habituel sexisme qui les étouffes, l’habituel paraître mensonger qui te fatigue. Mais c’est la fumée que tes yeux suivent, observant des figures que seule toi peut voir. C’est triste à en pleurer les gens incapables de les discerner, trop préoccupé par l’odeur, par leurs téléphones ou par le chiffre tatoué sur le corps.

Une silhouette s’échappe du bâtiment et tu replies ton livre, glissant au milieu des adultes encrassés, réajustant ta robe et ton sac. Au bout de quelques pas tu deviens félin, fondue dans le paysage, silencieuse. Tu le suis sans te dépêcher, un foulard gris perlé couvrant tes cheveux et une grande part de ton visage. Personne ne te remarque quand tu te promènes ainsi affublée, tu n'es qu'une femme discrète parmi d'autres, trop maigre pour porter une arme et trop petite pour être d'un quelconque danger. Une main aux ongles d'or levée pour alpaguer le chauffeur qui te suis depuis la matinée, et suivre ta proie. Dans la voiture, tu relâches la tension et hausse les épaules aux questions du chauffeur. pourquoi, Hector répond que tu ne sais pas et de tes lèvres s’échappent ces mots.   Pourquoi le suivre ? Il pourrait te faire disparaître facilement, et personne ne viendrait te chercher. L’univers défile contre la vitre et tu le regardes, évitant le reflet qu’elle te projette, tu ne l’as jamais vraiment aimé ce reflet. Edgar s’arrête à quelques mètres d’un lot d’entrepôt et tu le congédies avec quelques billets froissés sur le fauteuil avant, bonne soirée, et tu rejoins les groupes happés par la musique. La salle est assez vaste, et l’illégalité suinte dans tous les recoins. Discrète, tu t’assieds à une table au fond de la salle, déjà habitée. Un couple aux airs curieux, un homme esseulé cherchant à se noyer dans son whisky de basse qualité et un vieil habitué qui semble faire partie des murs.

La musique se propage à mesure que la lumière se tamise. Le spectacle est ravissant, illuminant tes rêves pour les prochaines journées à venir. Tu les observes, ces créatures magiques, le menton coincé dans ta paume, devant un verre de vin à peine vidé. Une jeune femme - la pomme d'adam est particulièrement petite- s’assied à tes côtés et les effluves alcoolisées attirent tes yeux sur elle lorsqu’elle glisse ses doigts dans tes cheveux, faisant tomber le voile, pour les tresser, avant de déposer une couronne de fleurs par dessus et de te laisser avec un sourire et un baiser sur le front. En réponse au sien, un sourire s’érige sur tes lèvres peintes, dans quel monde erres-tu pour que les âmes soient aussi belles ? Tu regrettes de la voir partir, mais une nouvelle personne prend place. Enfin, Enoch apparaît. Tu le reconnais, parce que tu le fixes et le suis depuis des mois. Mais ici, c'est une certitude, il ne s'agit pas de la même personne, pas au fond de lui. Ses gestes se couvrent d'une aura lumineuse et tu relèves ton visage pour mieux l'observer. Une étrange fierté te serre le ventre, il semble plus heureux. Non, pas heureux. Plus vivant. Peut-être n’y-t-il que toi pour voir cette aura autour de lui. Ce n’est plus le même, loin des costumes trop renfermés et des mots tapés sur le clavier, loin des ragots et de son mauvais métier.  Hector rit mais tu le fais taire d’une moitié de verre avec un murmure furieusement bas, « Tais-toi Hector, tout est superbe ! » a la tablée, personne ne réagit, occupés comme toi à laisser leurs yeux briller.

Enoch descend de scène et tu te relèves quelques secondes plus tard, réajustant ton voile par dessus la couronne. Qu’est-ce que tu vas faire ? Tu as besoin de lui parler, tu dois lui parler. Une dernière gorgée et tu prends à nouveau l’entrée, te fondant dans le noir à la recherche de la femme. Les étoiles brillent, le couvre-feu est passé depuis combien d’heures ? Vous êtes sûrement plus proches de l’aube que du crépuscule maintenant. Au détour d’une ruelle tu l’aperçois et le silence règne lorsque tu t’approches avant de sauter devant lui, un grand sourire, une main enlaçant la sienne sans lui demander son avis. « Tu es belle ! » Il est ta mission, et il ne t'aime pas. Ce serait idiot et désespéré de croire le contraire, et tu es plus naïve que idiote. Au fond de tes entrailles, Hector se laisse aller à un rire et la tristesse se dépeint sur ton visage, quelques secondes avant que tu ne te rappelles qu'Hector n' existe pas, qu'il n'est que toi. Que ses idées ne sont liées qu'à ton défaitisme et ton irréalisme, comme le répétait ce psychologue fatiguant. Pourtant, tu l'apprécies Enoch, avec ses façons grandiloquentes et ses horreurs qu'il admet volontiers. Chaque jour est un manège où il tente de rendre les choses plus compliquées, et tu te plies à ces règles sans ciller. Mais aujourd’hui ton cœur aussi scintille, le monde n’est pas le même à cette heure de la nuit. Ta main délaisse la sienne pour frôler le tissu de sa robe alors que tes yeux continuent de détailler le son visage maquillé. « C’est fou ce que tu es belle. »
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