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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 But that's alright because I love the way you lie (vitali)
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MessageSujet: But that's alright because I love the way you lie (vitali)   Mar 8 Sep - 17:02
I like the way it hurts


2h. Tu n'as pas sommeil.
Tu n’as pas envie de fermer ces lourdes paupières, et de dire adieu à aujourd'hui. Pas envie de te retrouver à demain, à voir le jour se lever et devoir te lever avec lui. Ouvrir ces yeux qui ont attendu, pour rien, dans le vide. Ouvrir ces yeux et ne voir personne à côté de toi. Regarder ce néant, et voir dans les siens qu'il t'oublie comme tu le remplace, voir qu'il te fuit comme tu l'efface. Et goûter encore à cette tristesse amère, qui vient de loin, de nulle part et qui s'arrête pour toi. Pourquoi, tu n'en sais rien. On ne contrôle pas ses sentiments mais on peut essayer de les cacher. Ce que tu as fait, tu as tenu, mais maintenant tout bascule. T'es un pantin, tu essaye en vain de tirer les ficelles, de te faire marcher, de te faire sourire. Tu es parvenue à te convaincre que tu pouvais être une toute autre personne. Tu le croyais, tu le disais. Cependant la limite s'estompe, tu portes un masque, qui te colle si bien à la peau que t'en es troublée, trompée. Tu portes un masque, il tombe petit à petit. Et ça te fait peur, t’as peur de tes sentiments, de tes pensées, peur de ce que tu es, de ce que tu ne sais pas. Tu revois ces questions qui te paraissaient si lointaines, revenir en plein dans ta tronche. On ne se guérit pas de soi, jamais. On doit vivre avec les points d'interrogations, porter le sac qui se remplit de cailloux. Tu peux te retrouver dans une pièce bondée, à voir des gens te regarder, te parler...surtout te parler ... tu restes seule. Seule, carrément sans toi, sans rien ni personne, tu es seule, vide et ailleurs. Partie, partie très tôt et jamais revenue.

D'un seul coup tu te redresses, retires ces draps qui te collent à la peau, tu sors du lit et ouvres grand cette baie vitrée qui donne sur une ville endormie. Tu attrapes une clope de ton porte-cigarettes et la coince entre tes lippes, la fumée se repend à travers la pénombre et le silence étouffant qui habite l'atmosphère. Tu détestes restée seule dans cet appart-fantôme, ça te rappelle que tu n'appartiens pas à ces lieux, à cette vie. Pourtant tout ceci est de ton fait et tu l'assumes. Tes maigres remords, sans cesse, ils t’abandonnent dans cette immensité, disparaissent, s’évaporent, ils t’échappent comme cette fumée blanche, glissent entre tes doigts sans que tu ne puisses les rattraper. Ce n'est qu'un jeu, est-ce que t'en ressortiras gagnante ? Rien n'est moins sure. Encore une mascarade de plus, tu es lasse de tout cela, inutile et désappointant voilà à quoi ça revient. Ton joli manège, tu l'as déclenché et tu ne sais comment arrêter la machine, le jeu est grisant, les risques ça pique sous la peau, ça réveille la nuit, ça gratte, ça torture, c'est un mal nécessaire, un mal addictif. T'essaye même pas de t'en défaire, pas vraiment.

Une légère brise vient caresser ta peau et tu frissonnes tout en balançant ton mégot à travers la fenêtre. D'un pas lent tu traverse le couloir et rejoins le salon, tu ne prends pas la peine d’allumer la lumière, les rayons de lune te suffisent à te retrouver dans cette pièce que tu commences à connaître par cœur. Tu fais comme partie des meubles à présent, voilà ce que t’es, une jolie poupée qu’on expose dans un coin, tu prends la poussière en patientant que l'heure vienne. Quelle heure ? Celle fatidique. La tienne ou la sienne. Ce soir encore tu n'obtiendras pas ce que tu veux. Après quelques minutes recroquevillée sur le divan tu te décides à attraper ton portable et lui envoyer un message. Il garde le silence. Tu crois que ça l'amuse. L'homme vicié et la femme enrobée de mensonges sucrés, une base solide pour un couple des plus inattendus. Parfois toi. Tu ne prends plus de plaisir à tout ceci. Tu ne prends plus plaisir à être cette fausse amante, cette fausse compagne, cette fausse amoureuse. Tu t’engouffres dans tes secrets, t'aimerais les noyer mais ils savent comment remonter à la surface. À vivre trop longtemps avec un bunker à la place du cœur, on s'habitue à l'obscurité. C'est du boulot de mentir, cela demande une sacrée organisation. Une attention constante. Et beaucoup d'énergie. Franchement tu pensais que ça serait plus simple. Ce n'est pas aussi drôle que ça d'être une grande personne. Il ne faut pas se laisser leurrer par le sexe, les fêtes, plus de parents qui vous disent quoi faire. Être adulte c'est être responsable. Du moins, c'est être consciente des erreurs commises et savoir qu'on est la seule fautive. Ce n'est pas simple justement, derrière ces belles façades se cachent des mensonges, des indélicatesses, des félonies, des secrets. Souvent c'est sourire et tenir la dague prête dans ta manche. Tu possède cette science dont beaucoup ignorent tout : celle des apparences. Soudain, tu trouves la vie trop compliquée. C'est toujours comme ça avec toi, la vie est trop belle ou trop compliquée, trop triste ou trop gaie. Si tu devais dresser une liste de tes qualités et de tes défauts, songes-tu, t'aurais en face de chaque qualité son contraire : audacieuse et peureuse, généreuse et radine, humble et orgueilleuse, peste et délicieuse. Tu ne connais pas le juste milieu. T'es la reine des montagnes russes.

En parlant de russe, t'es fatiguée d'attendre le tien. Le temps que tu perds ici, c'est du temps que tu passes en moins dans tes recherches. T'as l'excuse parfaite pour aller le bousculer. Sans lâcher ton iphone des mains tu enfiles tes bottes dans l'entrée et ton manteau fourré par-dessus ta nuisette, tu glisses le paquet dans une de tes poches avant de filer. Quand t'arrive à bon port, l'agitation est maîtresse des lieux, le casino ne dort jamais, il empoche, il arnaque. Les bruits des clients déjà trop alcoolisés t'irritent les oreilles, tu es là pour disputer une autre paire de manche. T'as misé tellement plus qu'eux dans ce coup-là, tu peux pas te permettre de te coucher, ton bluff te vaudra un aller simple pour la morgue. Aisément tu passe la sécurité, ils te connaissent assez à présent pour te laisser rejoindre les coulisses du show, car ce n'est que ça après tout, un énorme spectacle, de la poudre aux yeux pour dissimuler bien d'autres crimes. Tu salues à peine au passage les visages connus, manque de respect total, dédain flagrant que tu te permets d'avoir parce que tu couches avec le boss. Eux l'ignorent, mais lui le sait. Ce que tu t'apprêtes à faire va lui taper sur les nerfs, c'est ce que tu cherches, le provoquer car tu t'impatiente, ta couverture te bouffe la vie, te bouffe tout court, te remplaçant. L'autre toi étouffe derrière le masque. Sans prendre la peine de frapper tu déboules comme une tornade dans son bureau. Il est là, tranquillement assit dans son fauteuil de cuir le téléphone à la main.

Un sourire provocateur au coin des lèvres tu te rapproches sans un mot avant d'appuyer d'un geste vif pour raccrocher, le coupant instantanément dans sa conversation. Tu sais pertinemment qu'il exècre que tu débarques à l'improviste, encore plus devant tout ce joli monde qui ne soupçonne rien à votre liaison, il s'évertue à garder le secret toujours cette fausse alliance à la main et tu feintes à merveille la femme qui en est agacée. Cette nuit, tu revêts l'apparence de l'emmerdeuse, la Némésis en colère qui vient faire un joli scandale dans les règles de l'art. Tu te moque de savoir s'il a quelque chose de prévu. S'il est occupé. Avec des clients. Des subalternes. Le grand patron. Ou avec une autre fille. Une autre que toi. Tu seras celle jalouse, en colère, dégoûtée. Pour autant c'est con les sentiments. Ça encombre. Tu déteste ça. On tombe amoureuse et, un jour, on se relève et on n’est plus amoureuse. Toi, sans que tu t'en aperçoives, t'as glissé d’un homme à l’autre. Toutes ces années c'est que tu as fait. Déshabiller l'un de ses beaux atouts pour en habiller l'autre. Et ainsi de suite.  « Bonsoir chéri, t'aurais pas oublié quelque chose par hasard ? » Souffles-tu l'amertume dans la bouche en t'asseyant sur son bureau, insistant lourdement sur le « chéri » des fois qu'il aurait pas compris que t'étais énervée.  « Oups, désolé un appel important ? » T'es en rien désolé, tu jubiles tandis que tu lances un regard en biais vers la porte toujours grande ouverte. Reprenant d'un ton beaucoup plus sec tu le mitrailles sur place  « Moi. C'est moi que t'as oublié. Tu sais quel jour on est ? Le huit septembre ça te dit quelque chose ? Non ? Réfléchis bien à ce que tu vas répondre. »

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MessageSujet: Re: But that's alright because I love the way you lie (vitali)   Mar 15 Sep - 1:07
It's the rage that took over


Les clopes s'enchaînent. Les filtres traînent dans le cendrier, effigies écrasées d'un orange passé au milieu de ces cadavres gris et effrités qui étaient autrefois du tabac. L'air est saturé de cette fumée blanche, toxique, âcre, amère. Elle rentre dans les meubles, dans le cuir ; s'infiltre dans les fibres du coton, les pores de la peau. Elle empoisonne, lentement mais sûrement. La nicotine quitte sa bouche, lente et paresseuse mais reste lovée à l'intérieur de ses poumons. Elle le tue, petit à petit, mais il s'en fiche. Elle apporte un calme qu'il trouve difficilement ailleurs. Dieu sait qu'il a besoin besoin de calme.

Ses doigts passent sur ses tempes, imprègnent un peu plus son être de l'essence de nicotine tandis qu'il regarde les aiguilles tourner, à la mélodie en staccato du tic tac, lignes noires sur fond blanc. Presque deux heures ici. Dix heures du matin à Moscou. L'heure où les échos des pas pressés des matinaux ont déjà disparu depuis bien longtemps ; l'heure où la ville attend son second rush, brouillard sur les pavés, au son des cloches de Kazan. Deux ans. Deux ans qu'il n'a pas vu cette ville dans laquelle il est né, a grandi, a passé toute sa vie. Deux ans, c'est long.

Ses doigts écrasent un énième bâton de tabac et errent du côté d'un verre à moitié rempli. La brûlure est familière et elle chasse un instant le goût âcre laissé dans sa gorge. Quand le verre claque sur le bureau, il est vide. Ses yeux hésitent, s'attardent, se fixent cette bouteille qui les nargue, au coin, puis l'ignorent. Non, la fatigue et l'irritation feront déjà assez de dégâts. Pas la peine d'y rajouter l'alcool.

C'est avec un soupir qu'il tape le numéro familier, précédé du préfixe sept. Les sonneries s'égrènent, dans le combiné, résonnent de façon distante et tordue et jouent avec ses nerfs. Il est suffisamment tard pourtant, suffisamment d'heures se sont écoulées depuis le lever du soleil pour qu'il soit réveillé. Vitali n'a pas l'intention d'attendre trois heures du matin pour que son frère décroche. Involontairement pourtant, il se rappelle ces années passées dans ce miteux appart' moscovite trop étroit pour une trop grande famille, le plafond tombant en miettes, les escaliers à moitié défoncés et les coups de feu retentissant à toute heure du jour comme de la nuit. Il se rappelle comment son frère parvenait à dormir, malgré les cris du père, malgré les pleurs de la mère, malgré l'écho des kalachnikovs, malgré les bruits de moteur et les hurlements des voisins. Se levant à midi et se prenant un coup pour sa paresse qui leur coûtait tant. Car le temps, c'est de l'argent, de l'or même pour les pauvres, et entretenir un fils qui ne travaille pas et qui est fainéant, c'est presque redevenir à se nouer soi-même une corde autour du cou.

Il raccroche, rappelle. Raccroche et rappelle encore, jusqu'à ce qu'enfin, enfin, le clic résonne. La voix de son frère semble lointaine, pâteuse, endormie, son allo, lourd et traînant. Il a probablement passé toute la nuit dehors. L'inconscient.

« Qu'est-ce que tu as encore fait ? »

Il entend la brusque inspiration, devine sans peine son frère cligner lentement des yeux, puis plus rapidement, quand il se rend compte de qui est à l'autre bout du fil. Il l'imagine jurer mentalement et jeter un regard hagard à l'heure, à la date, à une quelconque indication pouvant l'aider à déchiffrer cette situation, déjà trop compliquée pour une heure à ses yeux trop matinale.

« Vitali ? »

« Dans le mille. » La réponse est acerbe, hargneuse. Marre d'attendre, marre de se faire ignorer. Fatigué de devoir réparer les pots cassés d'une famille qui explose et tombe en morceaux, à des milliers de kilomètres de là.

Les mots tombent en cascade de ses lèvres. Comment t'as pu faire ça ? Pourquoi t'as lâché tes études ? Pourquoi t'as volé du fric ? Pourquoi t'as tout claqué en bourse alors que t'y connais rien ? Pourquoi t'as fait ça ? Tu pouvais pas m'en parler ? Pourquoi...

« T'es plus là, Vitya. » La voix de son frère le coupe au milieu de sa tirade. Fatiguée, lasse, essoufflée, mais pleine de colère, de rage, d'amertume. « T'es plus là, t'as plus le droit de contrôler notre vie. Juste parce que t'es en Amérique, tu crois que t'es mieux mais c'est pas le cas. » Le souffle se fait court, erratique, saccadé. « T'as tout lâché pour Lyov. Tu nous a tous laissé tomber pour la Bratva. Me donne pas de leçons. »

Quand la sonnerie retentit, à la suite des mots de son frère, au début, il n'y croit pas. Pense que c'est une erreur, que Sasha ne lui a pas juste raccroché au nez. Que son petit-frère, qu'il a pratiquement élevé, ne lui a pas juste raccroché au nez alors qu'il passe un appel facturé à l'étranger à deux heures du matin.

Il n'hésite pas une seule seconde avant de recomposer le numéro.

« Écoute-moi bien, toi. »

Il ignore combien de temps s'écoule entre le moment où la défiance de Sasha commence enfin à fondre et le moment où il s'excuse pour ses conneries. Ça pourrait être aussi bien des heures que des minutes. Vitali est fatigué, la migraine a décidé de pointer le bout de son nez mais au moins, les choses sont plus ou moins aplanies. Il commence enfin à voir la fin de cette nuit désagréable.

Ce qui ne fait que le rendre d'encore de plus mauvaise humeur quand, d'un coup, la conversation est à nouveau brutalement coupée. Quand il relève les yeux, c'est pour tomber sur les siens. Avec un sourire provocateur, le doigt pressé sur l'interrupteur, assise sur son bureau comme si elle était une reine et que tout dans la pièce lui appartenait.

Rien ne colle dans cette image. Elle ne devrait pas être là. Elle ne devrait pas débarquer ainsi, à l'improviste et surtout pas ici. Son sourire l'insupporte déjà, fait chauffer son sang (et pas de la bonne façon) et il n'a vraiment pas besoin de ça maintenant. Tout dans sa posture crie le défi et l'ire et il n'a pas envie de se prendre la tête avec elle, n'a pas envie d'encore une autre engueulade. Sa famille lui suffit pour ça.

« Qu'est-ce que tu fais ici ? » siffle-t-il, énervé, en colère, fatigué. Il en oublie presque de parler anglais et son accent natal ressort encore plus fort, allonge ses syllabes. Il lâche le combiné, se relève de son siège, et la toise de toute sa hauteur. Il ignore sa question, ignore ce chéri sur lequel elle insiste et qui sonne comme une insulte, une attaque. Il se rend compte alors que la pièce, normalement insonorisée, laisse filtrer le brouhaha du casino, les éclats de voix et le bruit des machines, des sons qu'il n'entend que s'il sort de son bureau. Quand il tourne la tête vers l'entrée, il remarque que la porte est grande ouverte, leur conversation à portée de tous. Il la fusille du regard et son sourire ne s'évanouit pas. Pire, il prend un air satisfait, victorieux et bon Dieu, il la hait à cet instant, il la hait. Il serre les poings.

« Ferme la porte. » ordonne-t-il d'un ton sec. Il est certain qu'elle ne le fera pas, têtue comme elle est, mais donner l'ordre fait du bien. Donner l'ordre est préférable à cette voix qui sonne trop comme Lyov, cette voix qui le pousse à une violence dont il ne veut pas.

De toute façon, songe-t-il avec amertume, elle ne sentirait rien.

Du coin de l'oeil, il voit du mouvement à la porte, devine un visage familier. D'un hochement de tête, il fait signe à Illia de fermer la porte. L'homme s'exécute sans rechigner. Brave soldat.

« On est trois jours avant le onze septembre ? » L'ironie est acerbe, coupante, tranchante. Elle l'énerve et une fois n'est pas coutume, il a envie de la frapper. Mais s'il y a bien une chose qu'il ne veut pas devenir, c'est ça. Un homme qui bat sa femme. Même si elle n'est pas sa femme. Elle n'est rien, rien qu'une distraction dont il devrait se débarrasser. Ça fait trop longtemps, elle est trop encombrante, trop chiante. Elle est belle, oui, mais des belles femmes, il y en a des milliers, des millions. Au moins, il aurait eu moins de problèmes avec un mannequin ukrainien. Si seulement une potiche l'intéressait plus que pour un coup d'un soir. « Je ne sais pas ce que tu me veux et je ne vois pas de quoi tu parles. »

Son téléphone sonne, à cet instant. Pas celui dont elle a raccroché la ligne, son portable. Fronçant les sourcils, accueillant la distraction de la crise imminente, il ne jette qu'un rapide coup d'oeil à l'écran avant de décrocher. Un message non-lu et un appel de Sasha.

Il décroche, les yeux plantés dans ceux de la furie qui est entrée dans son bureau.

« Sasha ? Désolé, on a été coupés. Une crise mineure, rien de grave. » reprend-t-il en russe.

Elle fulmine, en face. Elle serait capable de lui arracher le téléphone des mains au lieu de simplement appuyer sur un bouton, cette fois-ci, il le sait. C'est en partie pour ça qu'il l'apprécie et la déteste autant. Elle a du cran. Trop, parfois.

Il sait que la provocation ne fait qu'ajouter de l'huile sur le feu. Que plus sa colère montera, plus sa rage lui répondra et il n'a pas envie d'une dispute qui traîne toute la nuit. Et puis, son frère ne devrait pas à avoir à subir ça.

« Je te rappellerais plus tard, okay ? Passe le bonjour à tout le monde. »

Quand la sonnerie de fin d'appel retentit, cette fois, il s'attend à une tempête.
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