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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 « Je vais te buter. Et une seule fois suffira [Matthew]
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MessageSujet: « Je vais te buter. Et une seule fois suffira [Matthew]   Mar 8 Sep - 18:51
 

Matthew ∞ Drathir



Elle fixe son ordinateur sans un mot, admirant les contours de son écran d’accueil et la page à demi ouverte qui lui donne d’ordinaire accès au Darwin’s Game. Sauf que voilà, elle vient de s’en faire expulser. Elle vient de perdre une vie. Mais la blonde ignore ce qui la consume ainsi, la brûlure qui dévore son tatouage sur l’omoplate depuis cette mort toute récente ou la haine qui la saisissait brutalement tandis qu’elle revoyait en boucle le visage de son meurtrier. Matthew Ward. Un proche, un confident, un ami aurait-elle osé dire. Pourtant ça n’a pas empêché le concerné d’appuyer sur la gâchette, la trahissant ainsi de la plus cruelle des manières et la flinguant devant ses camarades. Une once de lucidité aurait peut-être permis à l’infirmière de comprendre qu’il n’avait pas vraiment eu le choix, qu’en étant ainsi sous le feu des projecteurs et sous la pression du regard de ses compagnons, il avait dû la tuer, au nom de son équipe et pour se faire un peu plus sa place auprès de cette dernière. Mais elle n’envisageait pas cette option, et même si elle le faisait, Drathir estimerait sûrement que ce n’était pas une raison suffisante : elle n’aurait jamais osé le tuer, pas d’elle-même, pas sous la pression, pas même sous un ordre direct de Roy. Elle emmerdait les gens, d’autant plus dans ce qui n’est à la base qu’un jeu. Elle ne lui aurait jamais fait un tel coup bas. Pourtant lui ne s’était pas gêné, alors même qu’elle lui avait fait confiance au-delà de ce qui touchait à leur vie quotidienne, alors même qu'elle avait mis de côté le nom de l’équipe dans laquelle le brun se trouvait. Elle était passée outre cette team de malheur, se concentrant sur cet individu qu’elle pensait connaître. Et voilà qu’elle se retrouve comme une conne, assise sur sa chaise, le goût amer de la trahison en bouche. Elle en frissonne la blonde, prenant soudainement conscience de la situation et de cette vague de rage qui emplit le moindre de ses organes, une rage qu’elle tente partiellement d’évacuer en décochant un coup de pied dans le premier meuble qui passe et même si elle ne parvient qu’à se faire mal cela suffit à multiplier les jurons qui sortaient désormais de sa bouche. Un flot de vulgarité qui lui échappe, inlassablement, comme si elle caressait l’espoir que chaque insulte prendrait la forme d’un coup de couteau que son ancien camarade se prendrait en plein cœur. L’émeraude de ses yeux scintille de cette même colère qui n’a rien de méthodique. Non c’est une colère impulsive, rancunière, vengeresse. Une colère digne d’un CAHO justement, une colère qui la pousse finalement à quitter la pièce dans laquelle elle se trouvait pour s’emparer d’une veste de cuir qu’elle rajoute à sa tenue actuelle, avant de franchir le seuil de la porte, quittant ainsi ce qui lui servait d’appartement.

La porte claque brutalement et les grondements rageurs de l’éclaireuse ne vont qu’en s’accentuant tant elle s’énerve désormais sur son trousseau de clés, peinant à trouver celle qui lui permettrait de refermer derrière elle. Ce ne fut qu’une fois cette simple tâche, en théorie, exécutée qu’elle daigne accélérer l’allure, courant hors de l’immeuble et courant dans les rues de la ville. Qu’importe le temps que cela lui prendra, l’idée même de prendre les transports en commun la rebute et elle se savait trop à fleur de peau pour prendre un tel risque : elle serait sûrement capable de trucider un gosse à peine ce dernier aurait-il ouvert la bouche. Alors elle court, encore et toujours, sachant parfaitement où elle devait se rendre, se découvrant au passage un sens de l’orientation sans nul doute amélioré depuis qu’elle s’est vue octroyée le rang de chef des éclaireurs au sein de ce stupide jeu. Et Drathir gronde un peu plus à chaque pas qu’elle fait, insultant mentalement Matthew et revoyant encore la scène dans sa tête. T’oserais pas ? C’est ce qu’elle avait à peine eu le temps de se dire, avant que la réponse ne s’impose à elle-même. Si, il oserait. La preuve a rapidement suivi tandis que le brun appuyait sur la détente. La blonde ne s’était pas attendue à s’en tirer, la présence d’autre CAHO avait rendu sa situation intenable et jamais ces crétins ne l’auraient laissé partir vivante. Pourtant ce ne sont pas eux qui l’ont tué. C’était lui. Et ça faisait mal, plus qu’elle ne voudrait jamais l’admettre. Et malgré le temps qui s’écoule, la jeune femme a toujours cette sensation de brûlure, sur l’intégralité de son dos. Elle lui avait fait confiance et elle n’aurait pas dû. Et malgré sa mort dans le jeu, il aurait l’occasion d’entendre parler d’elle, sur le champ même étant donné qu’elle venait enfin d’atteindre l’immeuble dans lequel il vivait. Un coup d’œil en direction de ce dernier suffit à raviver le brasier pourtant déjà conséquent qui faisait étinceler ses prunelles. Car un coup d’œil suffisait pour qu’elle se remémore le temps passé ici, à ses côtés. Des confidences entrecoupées de beaucoup d’alcool, un faux pas de leur part qui aura vite été oublié bien que ce simple baiser aurait dû témoigner de l’évidence : elle était la dernière personne qu’il aurait dû trahir.

Drathir pénètre dans le bâtiment et monte les escaliers, s’efforçant au calme à ce moment précis pour ne pas alerter tout l’immeuble et donner l’impression qu’elle était un danger qu’on entendait de loin. C’est difficile que de se retenir, ça l’est encore plus quand elle s’arrête au pas de la porte et qu’elle se doit désormais de toquer, quelques coups qu’elle s’efforce de rendre légers. Ça pourrait aussi bien être le facteur. Ça pourrait tout aussi bien être elle, même si ça la tuerait d’apprendre qu’elle était en prime suffisamment prévisible pour qu’il ait eu le temps de deviner qu’elle se pointerait ici sur le champ. Elle attend, se retenant péniblement d’exploser la porte à coup d’épaules pour accélérer le processus, se mordant férocement la lèvre pour endurer l’attente et passant une main dans sa chevelure rebelle, ses doigts se crispant autour des mèches tandis qu’elle rêvait de les refermer autour du cou du brun. Fort heureusement cette attente qu'elle juge intenable prend fin lorsque la porte s'entrouvre devant ses yeux. Elle ne lui laisse le temps de rien, forçant déjà le passage et ses deux mains se refermant sur le col des vêtements de son interlocuteur, plaquant violemment ce dernier sur le côté. Contre un mur, contre un meuble, qu’importe, elle ne regarde même pas et ignore le bruit produit par le choc entre le crâne de son adversaire et ce qui se trouvait derrière lui. Elle s’en contrefout, de tout. Elle est trop occupée à tenter de maintenir au maximum cette prise, peu envieuse de le sentir lui échapper. Elle est trop occupée à ancrer l’émeraude de ses yeux dans les prunelles de même couleur de l’ambulancier dépressif, crachant ainsi en silence  sa haine et sa rancœur. Les mots suivent dans la volée, témoignant de sa hargne tout comme le font les tremblements irrépressibles qui la secouent : « Sale enfant de putain ! Donne moi une seule raison de pas te buter sur le champ ! Elle lui en veut, elle le tuerait volontiers sur le champ et ce malgré l’absence d’arme mais pour l’heure elle se contente de s’abaisser à des pulsions primaires et ce fut ainsi qu’elle le lâcha finalement d’une main, juste pour mieux lui décocher un coup de poing en pleine mâchoire. Elle lui en veut au point de vouloir le blesser avec les mots aussi si bien qu’elle jeta un coup d’œil méprisant aux cadavres de bouteille qui régnaient au sol, une habitude chez le brun. Je laisserais volontiers l’alcool se charger de toi, mais ça prendrait trop de temps et surtout ça me procurerait moins de plaisir. » Le regard assassin scrute de nouveau les prunelles du traître tandis qu’elle resserrait au passage sa poigne sur ses vêtements, à s’en faire blanchir les phalanges. Elle le savait : un mot de sa part et elle le frapperait de nouveau. Le son de sa voix lui serait sûrement aussi insupportable que la moindre de ses respirations.
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MessageSujet: Re: « Je vais te buter. Et une seule fois suffira [Matthew]   Sam 12 Sep - 15:07


« OH DARLING, YOU KNOW I HAD TOO. »



Le coup de feu était tout juste parti et le corps inanimé de la blonde jonchait sur le sol. Veil regardait d’un œil impassible la silhouette inerte qui s’étalait devant lui avant de finalement disparaitre. Drathir lui en voudrait, réellement, il en était conscient, mais face au regard des autres membres de sa team il n’avait pas eu le choix. La faction dans laquelle il se trouvait, et où on l’y avait positionné, il n’y avait pas de place pour l’hésitation et la pitié, sans quoi il risquait bien de se faire rejeter, et ça ce n’était pas ce que Matthew recherchait. Pourtant, bien que rien ne transparaisse sur ses traits extérieurs, au fond de sa gorge il résidait une boule d’amertume à l’idée d’avoir dû commettre un acte tel que celui-ci. Dans le fond, le jeune homme restait celui qu’il était d’ordinaire, quand bien même il n’éprouvait aucun remords de tuer au sein du jeu. En ce qui concernait Dra’ en revanche, c’était une autre affaire il le comprenait bien aujourd’hui. La tuer n’avait pas été un acte facile, et ce, même si le tout dura un laps de temps de quelques secondes. Juste le temps d’un regard lancé par la blonde puis il appuyait sur la gâchette, envoyant une balle entre ses deux yeux. Oui, il allait véritablement morfler.

Au sein du jeu, Matt y resta un long moment tandis que les minutes défilaient dans la vie réelle et que la jeune femme prenait conscience de ce qu’il venait tout juste de se passer. S’il ne voulait pas se retrouver en miettes, le jeune homme savait pertinemment qu’il lui fallait trouver une porte de sortie, ce qu’il fit au plus vite après s’être assuré que ses camarades, présents lors de l’assassinat, étaient comblés. Planquant ses affaires dans l’espace qui lui était réservé dans l’Eglise, et dont personne n’oserait jamais s’en emparer de peur d’enrager le « papi », il fut finalement prêt pour retourner au sein de sa pauvre vie. C’était indéniable, l’ambulancier préférait clairement être parmi sa grande « famille » au sein du jeu qu’être à l’extérieur. Non pas qu’il n’apprécie pas les moments passés avec Drathir ou même sa psy, mais cette vie réelle était beaucoup plus mélancolique, car dans le jeu, Matt en oubliait jusqu’à l’existence de sa propre femme, il se sentait libre du poids qui l’accablait en temps normal. Ce jeu était une délivrance pour lui, autant qu’une damnation. Il venait de le comprendre en ayant dû faire perdre une vie à son amie. Amie qui risquait de débarquer d’un moment à l’autre, du moins c’était ce qu’il pensait, même s’il essayait de se convaincre du contraire. Après tout, elle ferait peut-être la morte, lui faisant payer le prix par le silence, mais en son for intérieur, Matthew savait que c’était faux. La jeune femme avait son caractère, il l’avait lui-même avoué à la psy, alors se dire qu’elle ne le prendrait pas mal et comprendrait, c’était clairement se foutre le doigt dans l’œil.

A sa sortie du jeu, le jeune homme fut pris d’un léger haut le cœur et se rendit encore plus compte de sa connerie. Se levant d’un pas rapide de son siège, il fila dans la cuisine, jeta quelques bouteilles et en sortit une neuve. De la bière, en soi ce n’était rien de bien méchant. Buvant une gorgée, il soupira avant de se rendre dans la salle de bain pour se rafraichir un peu la figure. Levant les yeux vers son reflet dans le miroir, il constatait avec une légère pointe de haine qu’il avait une mine déplorable. Les traits tirés, le visage légèrement pâle et des yeux rouges, quasiment abîmés par l’usage excessif d’écrans lumineux. Pendant ce temps, Drathir, elle, courrait déjà jusqu’à son appartement, énervée au possible, et il n’en savait rien. Bien que Matt soit dépressif, son appartement restait plutôt bien rangé dans l’ensemble, ne jonchaient que quelques bouteilles de bière sur le sol, car il avait été plutôt fainéant ces derniers jours. Affublé d’un simple T-shirt noir et d’un jean, l’ambulancier éteignit son ordinateur puis chose étrange… Fit son lit. Il était pourtant déjà tard ce soir-là. A n’en pas douter, Ward était perturbé par ce qu’il venait de se produire, et il perdait un peu la notion de ce qu’il faisait. Ce ne fut qu’au bout de plusieurs minutes qu’il se mit assis dans son canapé, l’air ailleurs, fixant de ses yeux irrités la télévision qui passait des émissions inintéressantes. Quoi qu’un documentaire animalier ce n’était pas si terrible.

De longues minutes s’écoulèrent, bien que Drathir fût rapide à la course, et Matthew s’était endormi devant une lionne chassant sa proie. Quand le blonde se mit à tambouriner à la porte, le jeune homme eut du mal à remettre ses idées en place après avoir sursauté comme jamais. Pourtant, elle n’avait pas tapé aussi violemment, c’était simplement à cause du fait qu’il s’était assoupi, les sons l’ayant pris par surprise, ils n’avaient été qu’amplifiés. Déglutissant, l’ambulancier mit plusieurs secondes avant d’oser se rendre près de sa porte. Oui ça aurait pu être n’importe qui sauf elle, mais intérieurement il savait que c’était elle. Parce qu’il avait merdé. Parce qu’il avait sincèrement merdé et qu’il s’en voulait. L’entendrait-elle seulement ? Conscient du danger, Matthew ne se dégonfla pas et accepta de lui ouvrir la porte timidement. Peut-être n’aurait-il jamais dû faire ça…

En un éclair, la blonde pénétra à l’intérieur, forçant le passage et lui laissant à peine le temps de repousser la porte du pied pour la refermer et éviter que ses voisins n’entendent leur règlement de compte. Il sentit sa tête heurter violemment le mur de l’entrée et grogna sous le choc tandis que Drathir le serrait déjà au niveau du col. Elle avait détendre son T-shirt… Les prunelles rivées dans celles de la blonde, Matthew essayait d’en placer une, en vain. Elle lui en voulait, violemment, et quand il sentit la prise se desserrer, espérant pouvoir s’excuser, il se prit un poing dans la mâchoire. La violence du choc la fit craquer et scinda sa lèvre inférieure qui était venue s’écraser contre ses dents. Effleurant sa lèvre du bout des doigts pour constater que du sang coulait, l’ambulancier souffla.  « Dra’… ». Il essaya de commencer à parler mais la jeune femme resserra sa prise et lui asséna un  nouveau coup de poing. « Merde. ». Il entoura les poignets de la blonde de ses deux mains afin de lui faire lâcher sa prise. « Dra, lâche-moi. On peut en parler comme des gens civilisés… ». Il se prit un autre coup et couina de surprise. « … Non ? ». Agacé, Matt’ dégagea ses mains qui étaient en train de trop lui serrer le cou, et la repoussa vers le salon. « Calme-toi ! Je ne veux pas te faire de mal. ». Si en jeu ils étaient à forces égales quasiment, à l’extérieur c’était une autre histoire et il ne voulait pas blesser réellement l’infirmière. Et ce, même si lui avoir volé une vie en jeu était déjà l’avoir blessé… En un sens. « Aow… ».

Malgré ses mots, Matthew craignait qu’elle ne s’emballe à nouveau pour mieux le frapper.

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MessageSujet: Re: « Je vais te buter. Et une seule fois suffira [Matthew]   Lun 14 Sep - 19:53
 

Matthew ∞ Drathir



Dra’. Le surnom lui arrache un frisson de dégoût et de colère, la rappelant à sa propre sottise : elle avait osé faire confiance à cet abruti. Elle n’aurait pas dû, elle en avait payé le prix. De ce fait, l’entendre se permettre de quelconques familiarités avec elle, comme si rien ne s’était passé, lui donnait envie de vomir. Il n’avait pas le droit de la traiter ainsi, comme une amie, comme une personne qui aurait le droit à de quelconques égards. Car il était clair qu’elle n’y avait pas le droit. Ravalant péniblement un sifflement rageur cela n’empêcha pas la blonde de lui décocher un nouveau coup de poing en guise de réponse, incapable de contenir la colère qui la dévorait de l’intérieur. Si elle avait eu une once de bon sens, l’infirmière aurait pu remarquer que cet excès de violence ne lui était pas coutumier, certes elle n’était rien d’autre qu’une grande gueule colérique qui se battait de temps à autre, mais cela n’atteignait jamais cette ampleur. Elle avait envie de le tuer, sur le champ, et les journées passées au sein de ce stupide jeu lui donnaient désormais l’impression qu’elle en était capable. Elle pourrait lui trancher la gorge dans l’immédiat qu’elle ne sourcillerait pas, sur le moment du moins. Tout lui paraissait tellement plus facile, d’autant plus que sa victime du moment ne cessait d’alimenter cette haine qui guidait ses gestes. Chaque mot qu’il prononçait ne faisait qu’attiser le brasier étincelant au fond de ses yeux, et le contact qu’il imposait désormais en refermant ses doigts sur ses poignets n’arrangeait en rien les choses. Indécise, Drathir désirait à la fois poursuivre ce massacre qu’elle entamait mais aussi fuir cet homme qui ne la méritait décidément pas et dont le simple toucher lui arrachait des frissons. Fort heureusement ce fut de nouveau Matthew qui l’aida à prendre une décision, entamant une phrase qu’il put finir uniquement parce qu’elle le lui en donnait l’autorisation silencieuse. Là encore elle n’aurait pas dû se montrer si conciliante au vu de la tirade qu’il lui offrit. Dagger explosa aussitôt. « Des gens civilisés ?! Tu te fous de ma gueule Veil ? » Le pseudo avait fusé, méprisant, la blonde ne voulant même pas faire l’effort d’employer le véritable prénom du brun. Elle n’en avait pas envie, préférant pointer du doigt ce qui la mettait bien évidemment dans une telle colère, crachant ainsi le pseudonyme de son interlocuteur, un surnom que ses partenaires CAHO avaient eu le temps d’annoncer, avant qu’elle ne se fasse lâchement assassiner. Et après c’est lui qui osait lui demander d’être civilisée. Le comble.

Au vu de la prise que maintenait le brun sur ses poignets, l’infirmière avait opté pour un coup de genoux au creux du ventre de son adversaire, toujours aussi furieuse. Non ? qu’il lâche dans un couinement. « Non, qu’elle répète froidement. Elle n’était pas du genre à négocier, préférant largement avoir le contrôle de la situation et ce du début à la fin. Contrôle qu’elle n’avait pas eu dans le jeu, crétine s’étant laissée guider par de vulgaires sentiments, mais contrôle qu’elle possédait désormais, alors qu’elle enchaînait les coups dans l’unique but de lui faire mal. Vraiment mal. Quitte à se bousiller les phalanges au passage. Oh il se souviendrait d’elle, clairement, la blonde ferait tout pour que ce soit le cas. Cependant si l’éclaireuse ne doutait guère de ses capacités en jeu et si elle se savait suffisamment débrouillarde pour mener une bagarre du début à la fin, force est d’admettre que Matthew était tout aussi doué qu’elle, et cette force typiquement masculine qu’il possédait lui permis de raffermir un peu trop sa prise à autour de ses poignets, la repoussant ainsi en direction du salon. Drathir avait hésité un bref instant, peu désireuse de le lâcher quitte à l’entraîner par terre et à chuter avec lui, au sol elle aurait pu lui exploser le crâne une fois de plus au moins. Pourtant elle abdique, momentanément, en le laissant ainsi la repousser. Cela ne calme en rien ses élans meurtriers et cela n’apaise en rien ce brasier qui la consume, l’émeraude de ses yeux jetant des éclairs en continu. Je ne veux pas te faire de mal. Sans nul doute que si elle s’était trouvée juste à côté de lui, l’infirmière aurait frappé à nouveau, mais sur le moment elle ne pouvait que serrer un peu plus les poings, portant ces derniers à hauteur de ses lèvres dans l’unique but de s’occuper. C’est qu’elle se mordrait volontiers jusqu’au sang pour conserver un tant soit peu de contrôle sur ses pulsions. Cela ne l’empêche pas de répliquer, glaciale et en peinant à contenir les tremblements de rage qui agitaient sa voix. Ferme ta gueule Ward. Rajoute pas l’hypocrisie à ta liste de défauts. » Il ne voulait plus qu’elle le frappe, pour ne pas avoir à répliquer ? Très bien. Quelques inspirations profondes pour accompagner un silence tendu qu’elle impose suffisent à la calmer quelque peu. Elle réfléchit à toute allure, nullement dans l’optique d’abdiquer mais bel et bien pour trouver un autre moyen que ses poings pour mettre à terre l’homme qui lui faisait face. Elle allait le bousiller. Elle, qui a passé tant de temps à le soutenir, à l’écouter, à se confier. Elle allait le détruire, elle n’aurait même pas à le tuer elle-même vu la fragilité évidente de son interlocuteur : il finirait par se tailler les veines de lui-même.

Silencieuse, Drathir ne bronche pas bien qu’encore tremblante de colère. Elle ne le lâche pas des yeux non plus, son mépris ainsi dévoilé sans gêne quelconque. Un mépris qu’elle lui crache finalement au visage, après avoir jeté un coup d’œil à la porte d’entrée, comprenant qu’il avait pris soin de refermer derrière elle alors même qu’elle était déjà occupée à lui casser la gueule. « T’avais peur que les voisins entendent ? Siffle-t-elle avant de ricaner, détestable. Regarde toi, pathétique au point de te soucier du qu’en dira-t-on. Parce qu’au final il n’est question de que ça pas vrai ? Ta trahison n’est encore une fois que le fruit de ta lâcheté. Le simple fait d’évoquer de nouveau ce poignard qu’il lui a planté dans le dos lui arrache un frisson de haine et, prise d’une nouvelle bouffée de colère, Dagger s’empara de la première bouteille vide qui passait à sa portée avant de l’expédier droit devant elle, le verre passant non loin de la tête de son interlocuteur avant de s’exploser contre le mur en une dizaine d’éclats. Pas vrai ?! » Elle avait hurlé, de nouveau saisie par ces pulsions qui lui intimaient de le flinguer sur le champ. Mais elle voulait l’entendre dire, l’entendre admettre cette pathétique couardise qui lui a fait courber l’échine devant son équipe, cette crainte d’être jugée qui venait de l’inciter à refermer la porte pour éviter que tout ça ne s’entende. Drathir espère que la honte l’étouffe, elle espère aussi pouvoir en jouer pour renforcer ce sentiment de mal-être. Elle allait lui faire la peau, d’une façon ou d’une autre.
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MessageSujet: Re: « Je vais te buter. Et une seule fois suffira [Matthew]   Dim 27 Sep - 15:26


« I MESSED UP I KNOW THAT, BUT DON’T PRETEND TO BE A BITCH. »


Les excès de colère. Ce n’était là qu’un second effet du jeu, l’ambulancier avait pu noter cette différence le jour même où il avait joué pour la première fois. A l’intérieur, il n’y avait aucune retenue, tout pouvait être fait, et l’objectif premier était de tuer, de laisser toute cette violence s’exprimer. Il n’était donc pas étonnant de voir avec quelle force Drathir pouvait réagir, blessée dans sa fierté et son amour propre, tout en étant blessée d’avoir pu être trahi par quelqu’un qui se disait être son ami. Matthew comprenait parfaitement toute la rancœur qu’elle pouvait lui adresser et sa colère. Il en comprenait le sens et c’était l’une des raisons pour laquelle il lui avait tout de même ouvert la porte, au risque de se manger sa hargne en pleine poire. A n’en pas douter, la jeune femme ne rata pas son coup, et il s’en prit… Des coups. Toutefois, il préférait en discuter, il voulait mettre des mots pour expliquer son geste au sein du jeu, mais la blonde ne souhaitait qu’un combat physique, à ce qu’il pouvait en juger. Malgré la précision des coups de Drathir, Ward restait le plus fort des deux, du moins en dehors du jeu, dans la vie réelle, et il ne voulait pas user de cette force pour lui causer davantage de tort. Qui plus est, la logique humaine voulait qu’on ne frappe pas une femme. C’était normalement un des principes fondamentaux, le genre de principe qui, dans le monde virtuel, n’avait absolument aucun écho, du moins chez les caho.

Au fond, Jace se sentait mal d’avoir eu à tirer sur elle pour prouver il ne savait trop quoi à ses compagnons. A sa team. Cependant, il espérait bien se faire pardonner, car il n’avait pas vraiment eu le choix, il ne pouvait passer pour un faible aux yeux de son équipe, et il ne pouvait pas montrer le fait qu’il avait des connaissances au sein des Atom, quand bien même ces deux « factions » n’aient aucun grief les unes contre les autres. Pour l’heure, cela n’empêchait pas la jeune femme de frapper un caho en pleine figure, faisant ainsi couler le sang du nez de l’ambulancier qui avait positionné ses mains autour des poignets de la blonde pour mieux s’en extraire. En voulant en parler de vive voix et en évoquant le mot « civilisé », Dra’ parut soudain hors d’elle et lorsqu’elle l’appela par son pseudo, Matt ne put que froncer les sourcils, visiblement contrarié. C’est qu’elle était vraiment en colère. Le coup au creux de son ventre le réveilla tout en lui coupant le souffle avant qu’il ne réussisse enfin à s’extirper de son emprise pour mieux la pousser vers le salon. « Ca suffit ! ». Il ne voulait pas lui faire de mal, tout comme il venait de le lui dire, mais tout ce qu’il pouvait dire passait bien au-dessus de la tête de son amie. Matthew allait ramer, il en était pleinement conscient.

Silencieux, Ward passait une main sur son abdomen, là où elle lui avait assené un coup des plus violents. Relevant les yeux sur elle, il soupira, comme soudainement blasé de son attitude. Oui, il avait merdé mais de là à dire qu’il était hypocrite il ne fallait pas pousser. « Si tu le dis. ». Il ne voulait pas la contrarier davantage néanmoins, mais il la connaissait, et il imaginait très bien ce qu’il pouvait se passer dans sa tête. Ainsi, les mots fusèrent, tout comme la bouteille de verre qui frôla son oreille d’à peine quelques millimètres sur la droite, mais il ne parut pas être plus ébranlé que ça. Façade dans le fond, car la voir dans cet état ne lui faisait nullement plaisir, mais Matthew ne pouvait aller à l’encontre de ces dires, tout simplement car elle avait raison. Gardant les sourcils froncés, l’ambulancier pencha la tête sur le côté et se rapprocha de quelques pas sans pour autant être assez près pour qu’elle ne le frappe à nouveau.

« Tu as raison. Je me suis soucié des qu’en dira-t-on au sein du jeu. J’ai préféré ne pas risquer ma place au sein du jeu et je m’en excuse platement. Je sais que je mérite ta colère et tes coups mais je n’ai pas eu d’autre choix sur ce coup-là. Les Caho ne sont pas les Atoms, et tu le sais très bien. ». Il souffla. « Je ne suis pas en train d’essayer de me dédouaner de mon acte, ce qui est fait est fait, oui j’ai été lâche et égoïste, mais j’ai également pris les devants pour éviter qu’ils ne s’amusent. Le faire moi-même était moindre mal que te laisser entre leurs mains. ». Il ne la quittait pas des yeux et se rapprocha même encore jusqu’à lui faire face tout en étant à portée. « Je suis désolé. ». Il hocha la tête puis reprit avant qu’elle ne s’énerve davantage. « Je sais qu’obtenir ton pardon sera difficile, mais je suis sincèrement désolé, crois-moi au moins quand je te dis ça. ». Finalement, il baissa les yeux avant de les reporter à nouveau sur l’infirmière. « Si me frapper te soulage, alors vas-y, je ne ferais rien pour t’en empêcher. Au fond, je l’ai mérité. ».

Il y avait un monde entre le Ward du jeu et le Ward qu’elle pouvait connaître à l’extérieur, il ne l’expliquait pas vraiment, juste qu’au sein du jeu il se sentait beaucoup plus libre qu’en dehors, et il avait peut-être tendance à trop se laisser emporter dans la spirale infernale. « Je ne retiendrais pas tes coups. Alors vas-y. ».

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