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S'inscrire au DARWIN'S GAME, c'est montrer de quoi nous sommes capables et prouver que nous sommes l'avenir. Une seule regle : survivre. A partir de maintenant, c'est chacun pour soi. Nous devons oublier qui sont nos freres, nos femmes, nos amis, parce qu'aujourd'hui ils sont nos ennemis. Tuer ou etre tue est notre seule motivation. Le jeu debute.



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 let your demons run (nicol)
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MessageSujet: let your demons run (nicol)   Mer 9 Sep - 17:09
let your demons run


Les yeux s’ouvrent et dansent les formes floues, de vagues silhouettes qu’il devine comme étant des ombres uniquement. Le soleil crache ses rayons contre les vitres, sillonne sous les rideaux, c’est assez pour l’éveiller, pour créer la panique dans la caboche encore emmêlée des cauchemars de la nuit. Personne. Lit abandonné. C’est lui qui a choisi la chambre, celle d’amis, celle qui ne reçoit jamais personne. Un comportement d’enfant, pour lui qui ne voulait pas affronter le plus fort – hier soir. Esme se souvient de la colère grondant entre les murs. Il n’a pas besoin de voir pour saisir. Et il préfère ne pas voir, là, les traits haineux. Il ne serait pas capable de supporter la hargne de l’autre. Hier soir. Une colère éclatée à cause du jeu, encore et toujours, du virtuel qui prend plus de place dans sa vie. Lui qui s’y réfugie. Là-bas, il est qui il veut, fait ce qu’il veut. Les yeux vivants. Ouverts ! Une dispute où la violence a manqué de peu. Sous-entendue. On n’attaque pas les aveugles ! Défense ridicule. Et le voilà seul au matin. Le lit qu’il tâte d’une main timide, à croire que l’autre est peut-être là. Personne. L’heure est inscrite sur le réveil, objet qu’il prend entre ses doigts et rapproche du visage. Parfois il voit encore, et souvent c’est un crachat de noir. Onze heures. Matin avancé. Nicol ne rentrera pas de la journée. Occupé avec les autres, les cervelles plates, les étudiants qu’il répugne à voir. Et d’elles parfois qu’il mentionne, les idiotes tournant autour. Les vautours. Il ne s’avoue pas sa jalousie. Plutôt crever que d’énoncer l’idée qu’il y tient à son loup. Diable qui a laissé son empreinte dans la maison – le parfum qui ricoche. La vue perdue. Il a gagné en développement des autres sens.

Douche et vêtements passés maladroitement. Du noir et du bleu uniquement dans l’armoire. C’est ce qu’il lui a dit. Pour l’aider. Pour ne pas faire de faux pas. Esme n’y voit pas de mal à tout mélanger, ne s’est jamais soucié de son apparence et maintenant qu’il ne voit plus rien… ironie que son apparence soit plus soignée.

Sur le perron de la maison. Il y a la cane dans la poche, repliée, petit objet qu’il refuse d’utiliser. Pas aveugle. Pas infirme ! Lui qui se défend de voir encore quelques formes, assez pour ne pas percuter une foule. C’est l’envie d’aller se perdre, de fuir la maison. Ailleurs. Au delà des limites imposées. Un taxi qui passe dans la rue. Une opportunité qu’il saisit. Mauvaise idée. Le cabot qui tombe sur un profiteur. Eux les chacals. Une destination qu’il indique et c’est tout le contraire. La sécurité bafouée. Les lignes enjambées. Il est jeté dans une rue inconnue. Pose quelques questions au chauffeur. Des réponses vagues. Détroussé l’idiot. Aux bruits de la ville qu’il se repère. D’un saxophoniste qui joue toujours dans cette rue, et là… personne. Des bruits absents. Quelques rires, des pas mais rien de la foule qui d’ordinaire martèle la rue. La compréhension de la supercherie. Il hésite un instant. Appeler Nicol. Lui dire de venir. Et la seconde suivante, c’est la négation de l’action. Dépendant. Il ne peut pas, il se refuse à encore demander de l’aide. Et si il ne venait pas et si il s’amusait ? Le portable reste au fond de la poche mais tenu fermement. Objet de survie. D’un autre dans la poche gauche. Lame tranchante qu’il ne quitte plus.

Des mots sifflent à ses oreilles. C’est à lui qu’on s’adresse, mais il ignore. Ne pas s’arrêter. Ne pas les voir… ils sont devant lui, bloquent le passage. Ils demandent à être regardés dans les yeux. Ça arrache un sourire mauvais à Esme. Une ironie dessinée. C’est le vide qu’il fixe. Trois silhouettes. Trois fauves en quête d’un peu d’argent. Il n’a rien sur lui. Juste l’illusion d’une belle apparence. Ce n’est pas lui le possesseur d’or. Juste une poupée malléable. Il évite le premier poing de justesse, mais pas le second, ni les autres et encore moins ces mains qui s’accrochent au col de sa veste. Jeté contre un mur. Une impasse. Une scène qui serait parfaite pour un film. Ça le fait sourire. Un nouveau coup. Le nez qui saigne. La mâchoire au déclin. Il ricane. C’est nerveux. Pour passer la peur de la mort. Cette soudaine frayeur au cœur. Les doigts pianotent sur le portable, rapidement, un numéro connu. L’appel lancé. Un s’il te plait je vais crever. Aide-moi encore une fois. Esme n’a l’opportunité que d’un geste. La lame qu’il envoie contre le visage d’un des bandits, érafle la joue sur toute la longueur. Dommage, il ne peut pas voir les dégats, juste en saisir le liquide poisseux. Les coups s’acharnent. A terre. A attendre l’ombre rassurante. Car il viendra… il est toujours là.

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MessageSujet: Re: let your demons run (nicol)   Mer 9 Sep - 17:48
les fleurs du mal


8h58, la salle bourdonne des potins matinaux, se remplit lentement d’une jeunesse fatiguée d’un lendemain de guindaille. Des visages pâles d’épuisement qui se dressent par vingtaine devant la scène, carcasses négligées sur les premières rangées, les dernières prohibées, doctrine de l’homme campé derrière son pupitre. Médecin avant professeur, ces quelques heures hebdomadaires sonnent comme une récréation loin des blocs étouffants et des ambulances hâtives, l’occasion de s’en allumer une sur le chemin des bancs scolaires, puis d’inculquer à ces docteurs en herbe toute la splendeur du corps humain. Une heure théorique, puis la pratique qui suit. Deux fois deux heures par semaine, routine sereine où le féroce repose ses humeurs et se fait bienfaiteur des jeunes.

Onze heures, grouille les petits insectes hors de l’amphithéâtre, quelques uns toutefois pour traîner  près du professeur, questions hasardeuses, parfois intéressantes. Onze heures quinze, salle vide que Nicol quitte d’un pas léger pour rejoindre les artères blanches de l’établissement. Un arrêt dans son local, une secrétaire saluée à l’arrache et voici l’homme filant à l’anglaise loin des sérénades de la fac. Nombreux jeunes le saluent en chemin, sourires aimables qu’il leur adresse en rejoignant le parking souterrain. Distraitement, un regard glisse sur le cellulaire sorti de la poche extérieur de sa veste. L’autre doit bouder dans un coin de l’appartement. Du moins l’espère t’il, toujours inquiet des quelques élans téméraires qu’Esme peut avoir trop souvent... Cabot têtu qui s’amuse à se glisser hors de la tanière pour renifler les odeurs nouvelles et se persuader de survivre au monde flou qui s’étend sous ses pupilles troublées. Grâce à la puce intégrée dans le portable de son compagnon, il devient facile de repérer le toutou indocile. West Side, quartiers désinfectés... Qu’est-ce qu’il fout là bordel !? Les lèvres s’écorchent d’une grimace au lieu infect diagnostiqué. Banlieue peuplée d’infâmes, du camé aux quelques gangsters peu recommandables. Il a fallu que cette mule pose sa patte dans le berceau de la vermine… L’idiot !

Une semelle brutale écrase la pédale d’accélération et fait gronder la décapotable jusqu'au dédale des enfers. Engin délaissé sur un trottoir et le voici à courir d’un pas souple jusqu’à l’étroite ruelle où le chiot semble s’être perdu. Il se laisse guider jusqu’aux clameurs qui résonne à proximité et bifurque dans une étroite ruelle où s’ébauche l’esquisse d’un massacre. Un contre plusieurs, combat inégal pour son joli éclopé. Nicol s’arrête à mi chemin, dans l’ombre des murs, curieux du pauvre qui se débat, mords, se bat tel un sauvage. Sublime tableau qui décharge quelques secousses le long de sa colonne. Intervenir ? Pas tout de suite. Trop fasciné, la rétine admire un moment la danse macabre à quelques pas. Esme trébuche, finit par tombe.  Au même instant, un appel fait bourdonner son tactile planqué dans sa veste. Merde, ce n’est pas le moment ! Une œillade fugace sur le nom qui s’affiche à l’appel. /Esme/ Sourire en coin qu’il ne maîtrise. Agneau brisé qui en appelle à son loup. Enfin. La résignation, l’abandon des armes, de sa volonté pour celui qui volera toujours à son secours. La bête jubile, se décide enfin à rejoindre le carnage. Un à un, les chacals défaits, envoyés rejoindre le mur et le sol. Petits jeunes qu’il cogne et brise entre ses paluches, meurtrier qu’il retient pourtant en laisse à l’envie de laisser ces fripouilles à l’agonie, de boire leurs plaintes rouillées.

Tous à terre. Sauf lui, monstre tenace qui s’approche d’un pas tranquille jusqu’à l’ossature tremblante de son butin, joli mal en point. Les chaussures luisantes s’arrêtent à quelques centimètres du corps bredouille tandis qu’un regard figé lorgne les dégâts.  « Si tu voulais te dégourdir les poings, je connaissais une salle de boxe à proximité… » Le blâme retentit doucement. Une voix qu’il veut posée, mais perdurent quelques syllabes hargneuses aux querelles trop fraîches de la veille. « Cette gueule de persécuté, ça te sied bien » Diable qui nargue sa proie de mots sardoniques, ne peut que louer les bêtises de son partenaire. Pourtant, un élan de compassion aux genoux qui fléchissent, se posent sur le bitume poudreux, près des flancs de l’infirme. Une main s’égare jusqu’aux blessures d’une joue carminée, caresse fugace, d’un tendre tâtonnement pour la peau endommagée, nature écorchée, parée de son plus bel aspect. « Vas-tu continuer à faire l’idiot ou me laisseras-tu prendre soin de toi ? » Comme toujours, l’habitude de recoller les pots brisés, de réparer ce crétin disloqué.  

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MessageSujet: Re: let your demons run (nicol)   Jeu 10 Sep - 14:52
let your demons run


Ça cogne furieusement dans la caboche, les éclats de sang dans la bouche, la mâchoire au mal. C’est amusant comme constat, l’habitude de la douleur, à en apprécier le gout contre la langue. Coup de pied dans les cotes, ça déglingue l’intérieur, fout en l’air quelques réparations récentes. Fresque sinueuse au corps. De coutures dans tous les sens. Marionnette désarticulée. Offerte aux soins d’un autre. Toujours le même. Toujours à se jeter dans ses pattes. Confiance mauvaise. Le loup plutôt que les jolies brebis. C’est de sa faute, tout est de sa faute. A se réfugier près des malins, eux les dangereux, à crever pour la présence d’un fou. Un besoin depuis toujours. La protection, quitte à être dans la cage d’un autre. Des problèmes là-dedans qu’on lui dirait, le choix d’un psychiatre. Le refus. Toujours la négation quand ils voulaient l’envoyer là-bas, chez un fouilleur de cervelle. Les pensées s’emmêlent, ça se tord à l’intérieur. Cohérence abandonnée. Détritus.

Nicol qui va le sermonner, encore et toujours. Nicol qui doit venir, n’est-ce pas ? Il ricane pauvre fou, à l’idée de finir ici. Pas si différent des années où il était flic. Trainer ses godasses dans la crasse, abattre les pouilleux. Un an seulement que la carrière s’est achevée. Au-revoir monsieur, bonne chance pour votre nouvelle vie. L’arme n’est plus. Rendue. D’un flingue qu’il appréciait, en aurait gravé ses initiales sur la crosse. Bandit. Pourquoi flic qu’on lui a souvent demandé. Pourquoi vouloir courir après la mort. Un sourire qui répondait. Toujours. Une trace narquoise. Flic pour le pouvoir. Flic pour les abattre. Flic pour le droit de tuer. Rien de plus. Aucun soupçon de sauveur là-dedans, médaille et connerie. A avoir trouvé le bon côté pour dégueuler ses pulsions sur chacun. Corps recroquevillé. Coquille percée. C’est l’attente. Impossibilité de se défendre. L’ouïe accroche un nouveau bruit. Des pas sur le bitume. Une connaissance à eux ? Là pour achever ? La vengeance n’est pas pour lui. Sauveur ! Il cache un sourire qu’il enfouit dans le col de son manteau. Jouer au mort. Ne préfère pas bouger. C’est lui. Toujours à se moquer. Salle de boxe. Non. Il possède déjà autre chose pour se défouler. « Fuite de courte durée » Incapable d’échapper aux mâchoires. Il revient toujours dans sa cage. Muselière et compagnie. « Je préfère le virtuel, je vois leur visage… je sais ce que je frappe » QUI je frappe. La menace envoyée. Toujours à mordre. Mâchouiller. Terme plus juste.

Gueule déchirée. Matraquée. Le sang dans les yeux. L’autre qui se moque, encore, qui ne peut pas s’en empêcher. « Va... te... faire... foutre… » Crachat de vermeil sur le goudron. Il mord l’animal blessé. Au refus de l’aide qu’il a pourtant appelé. Aide venue bien rapidement. Pas le temps de comprendre. D’imaginer la supercherie. Un traceur. Frissons à la main sur la joue. Ce n’est pas le mal de la blessure, c’est la tendresse. Ça. Il le déteste pour ces gestes, pour se montrer aussi doux après la hargne. Inhumain ! Trouver la force de le repousser, de grogner mais il est apaisé le fauve blessé. Se relever. Une main qu’il pose contre le sol. Bras faiblard. La carcasse chute une seconde fois. L’épaule finalement déboitée. Le corps totalement disloqué. A ne plus dénombrer les plaies. Trop de coutures par ici. D’autres gestes, d’autres essais. Trois. Le corps chancelle. Au mur qu’il se rattrape. Refuse l’aide. Une main qu’il imagine tendue. « Tu sais pourquoi ils m’ont attaqué ? A cause de toi… de tout ça. Ils pensaient… ils pensaient que j’avais de l’argent. J’aurais du leur dire que j’étais la pute d’un autre » Les mots envoyés, jeté sans la force de la colère, juste l’épuisement qui parle. La vulgarité qui saigne entre les lèvres. Esme l’emprisonné. A ne pas savoir ce qu’il est. Qui ils sont. L’un pour l’autre. Lui qui aide. Et l’échange ? La contrepartie jamais exigée. Jamais signée. Sa vie certainement. Le plus grand sacrifice. Le souffle est irrégulier. A l’impression que les organes se perforent à chaque inspiration. « Je peux rentrer seul… » Faux. Une idiotie. Lui qui ne connaît pas le lieu. Aucun plan qu’il peut dresser depuis sa mémoire. Un vide. Et les bruits n’aident pas. Grande inconnue. « Ils sont morts ? » Question envoyée sans tremblement. Idée des cadavres qui n’a jamais répugnée. Ebauche d’une satisfaction à l’idée que les chacals s’étouffent dans leur sang.



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